Introduction

D'abord, en guise de préambule, ce que ce site vous propose :

 

Ce site internet a été conçu pour plusieurs types de publics, pour découvrir le whisky facilement, ou pour mieux le connaître. Du client néophyte de grandes surfaces jusqu’aux amateurs surfeurs assidus d’internet qui échangent  impressions et correspondances pointues sur des forums ou des sites de distillerie, tous devraient y trouver ici ou là leur compte, en tout cas un point de vue documenté sur la question, avec une vision globlale du sujet.

Avec des entrées simples et synthétiques, mais aussi des développements plus complexes, techniques pour les passionnés, il tentera enfin de répondre à certaines  interrogations récurrentes du public souvent encore mal informé  ou intimidé par la complexité et variété de l’offre, dans un pays ou il est de plus en plus en vogue…

 

Intérêt ou nouveauté de ce site ?

 

 

 

Une réelle indépendance par rapport aux grands acteurs économiques du marché mais aussi de la presse et des distributeurs du whisky étranger en France…ou, lorsqu'il y aura eu des relations privilégiées avec un des acteurs, la mention de ceux ci et du contexte de participation professionnel éventuel à cette entreprise. Une approche franche et sans complaisance, mais avec passion !

Enfin un Glossaire & Lexique avec une partie Bilingue importante et à ma connaissance  jamais réalisée à cette échelle (environ 10 pages), notamment avec l’essentiel du vocabulaire aromatique et les adjectifs de jugement critique des whiskies, les traductions d’une large sélection de noms écossais de distilleries ou whiskies, etc…

Régulièrement des Listes  thématiques à vocation de Synthèse,  jamais réalisées sous forme de livre par catégories, par prix, par pays, etc.. : Meilleurs whiskies d'assemblages, Meilleurs Single-Malts & Meilleurs  rapport Qualité /prix,  mais aussi « Le Whisky selon l’Humeur », et une liste de synthèse « tous publics » facile à lire…(plus de 10 pages de listes).

Un éclairage artistique et poétique pour «  colorer » le propos, avec une approche inter-disciplinaire inédite : Tableaux de comparaison « Couleurs des whiskies, Couleurs des peintres », des « Parallèles façon Proust » , mais aussi ici ou là des reproductions d'œuvres de l'auteur sur le sujet « Peinture et Whisky », etc…

 

A terme, plus de 1500 Notes de Dégustations sur des whiskies du monde entier, avec un commentaire d’une ligne à une page par whisky, avec des Notes sur 100, des indications de prix et de localisation ….et pour certains whiskies, des pages « Coups de Cœur » une approche plus large et un bref historique, des conseils d’association culinaires, etc…

Des interviews exclusives d'acteurs du monde du whisky, directeurs de distilleries, négociants, cavistes, mais aussi webmestres de sites internet spécialisés ou collectionneurs.

Une Bibliographie "papier" et de sites internets sur le sujet, ainsi que des liens vers des "sites amis" ou simplement conseillés.

 

 

Et maintenant, du concret pour vous initier à la dégustation du Whisky

(à approfondir dans la rubrique ad hoc) :

 

1/ Quel whisky pour quel moment, quelle occasion ?

-Chaque whisky a son moment. N'oublions pas que le whisky est un alcool fort. Un whisky titrant entre 40 %  et 46 % d'alcool sera plus indiqué au moment de l'apéritif que plus tard dans votre dégustation ou repas, si vous avez prévu des whiskies ou autres alcools plus forts (par exemple de 50 à 65 %). Commencez graduellement par le plus doux et jeune pour aller vers le plus âgé et fort, ou bien si le plus âgé est le plus doux en alcool, placez le en premier. De même des whiskies ou whiskeys "Cask Strength" (brut de fûts) iront davantage en fin de repas, en digestif ou fin de dégustation. Une grande occasion, une célébration en petit comité, en amis ou entre complices amoureux, et là ce sera le moment d'ouvrir la belle bouteille rare ou le grand single-malt (a fortiori millésimé d'une année qui a un sens particulier pour vous) qui traîne au fond d'un placard...ou d'un coffre-fort (je plaisante).

Le choix de whiskies est tellement grand, notamment en France (sans compter la possibilité d'acheter en ligne des whiskies en provenance de l'étranger) qu'il serait vain de vouloir ériger des listes exhaustives, ou même citer trop de distilleries, car d'une version à l'autre d'un whisky de type single-malt de la même distillerie, il peut y avoir beaucoup de variations de goûts & d'exceptions ou de paradoxes. Cependant on s'entend à considérer que dans une dégustation disons de 5 whiskies au cours d'une même séance (en quantités raisonnables, s'entend-je recommande de ne pas déguster plus de 2 cl par whisky, et c'est déjà beaucoup), on dégustera les whiskies des régions d'Ecosse dans l'ordre suivant :

(Par région)

1. Lowlands -2. Speyside - 3. Highlands - 4. Islands et/ou Campbeltown - 5. Islay

(Par distillerie)

1. Auchentoshan - 2. The Glenlivet - 3. Clynelish - 4. Arran et/ou Springbank - 5. Ardbeg

Bien sûr les conditions climatiques jouent un rôle. Par exemple si vous êtes en plein été, que la chaleur est forte mais que vous avez tout de même envie d'un whisky, a fortiori d'un single-malt (souvent plus typé et plus puissant qu'un blended whisky), vous n'êtes pas obligé de vous en tenir aux conseils habituels des livres ou sites web sur la dégustation. Certes,  les glaçons ou de l'eau glacée ne sont pas conseillés pour  la dégustation (à fortiori si c'est une première pour le whisky que vous envisagez de déguster) d'un très grand single-malt de 40 ans d'âge, pour prendre un cas extrême, c'est évident. Cependant, certains single-malts, blended-malts ou autres types de whiskies jeunes ne le supportent pas trop mal pour une consommation occasionnelle. Il ne s'agit pas pour autant de faire déborder le verre de glaçons. Tout est une question de proportion.

D'un autre côté, un single-malt très typé (qu'il soit tourbé, végétal, marqué par le sherry, des notes boisées, animales, etc...) n'ira pas forcément dans une dégustation en apéritif ou avec un plat ou apéritif peu relevé. Dans le sens inverse, un whsky trop fin, trop vieux, trop subtil, ne tiendra pas la route sur un plat trop épicé ou trop particulier. Il y a des accords aromatiques minimums à respecter.

 

2/ Quel est le rôle de l'eau dégustée avec un whisky ?

-Pour moi comme pour tout dégustateur sérieux digne de ce nom ou même pour tout amateur qui veut découvrir le whisky dans de bonnes conditions, il faut impérativement une quantité suffisante d'eau sur la table, de l'eau à température ambiante (pas trop froide ni trop chaude), et dans un deuxième récipient pourvu d'un bec verseur (ou d'un bouchon à vis) pour pouvoir couper un peu son whisky.

Je recommande un grand verre d'eau un peu fraîche pour se désaltérer avant de déguster votre whisky (cela prépare le palais à l'alcool) et entre chaque gorgée de whisky si nécessaire, puis entre chaque whisky s'il y en a plusieurs à  déguster, et enfin de l'eau dans un autre récipient pour appréhender celui ci de différentes manières. L'eau agît en effet comme un révélateur des arômes qui n'auraient pas pu se développer avant, à cause de l'effet de l'alcool sur nos papilles, et aussi car cela entraîne une réaction chimique dans le whisky, qui révèle souvent sa stabilité, sa complexité, ou bien le contraire. De plus, avec un brut de fût ou "Cask Strength" (par ex. à 57 %), plutôt jeune, l'eau permets de pouvoir mieux apprécier le whisky sans la morsure de l'alcool. Il y a des exceptions là aussi, notamment dans le cas de certains whiskies âgés ou de type particulier (certains sherry casks). Pour "ouvrir" votre whisky, vous pouvez utiliser pour plus de précision une pipette, cuillère ou bouchon d'eau minérale, ou encore les petits cruchons de marques de whiskies qui sont, en général, assez petits et pratiques.

Une eau du robinet non filtrée est souvent saturée de chlore et autres additifs de traitement, cela n'est pas vraiment recommandé, tout comme une eau trop minéralisée. Votre eau minérale préférée peut faire l'affaire (chacun ayant ses préférences) si son goût demeure relativement neutre, ou pour certains whiskies de la région du Speyside, le fin du fin est alors d'utiliser l'eau minérale de la même région d'Ecosse (comme par exemple la "Speyside-Glenlivet" qu'on trouve depuis un moment en France). Choisir donc de préférence une eau « neutre », peu marquée par la nature de son sol ou par les produits chimiques de conservation  ou d’origine (chlore, fluor, nitrates, sulfates…), ni  avec trop de calcaire. Les spécialistes et les dirigeants des distilleries disent souvent que l’idéal est d’allonger le whisky avec la même eau de source qui a été utilisée pour le réduire à 40 % , 43 %,  etc…. Bien sûr si c’est un brut de fût, il faut se renseigner pour utiliser celle des versions non réduites si elles existent encore. Mais comme il est difficile et coûteux de s’en procurer, en dehors de quelques rares adresses en région parisienne, par exemple, on se reporte plutôt sur des eaux minérales classiques. Prenez alors celle que vous connaissez, que vous aimez et qui ne serait pas trop marquée, ou alors faites l’expérience avec plusieurs, c’est intéressant.  Vous seriez étonné des variations de goût et de développement dues à l’utilisation d’eaux différentes.

 

3/ Avec quel verre déguster son whisky ?

-Traditionnellement un whisky, quel que soit son type, se déguste dans un verre approprié, tout comme tout bon alcool. Imaginez vous déguster un grand cru classé dans un gros verre à eau carré? Et bien, c'est pareil pour le whisky, en tout cas pour les bons blended whiskies et pour les single-malts (j"ajouterais même systématiquement pour les whiskeys irlandais car ils sont souvent distillés trois fois, ce qui les rends très subtils mais aussi très évanescents : Il faut donc concentrer leurs arômes davantage que les autres). Mlaheureusement tant chez les particuliers que dans les bars, et même parfois dans des restaurants de qualité, le personnel ne sait souvent toujours pas quel verre servir et cela peut vous gâcher une dégustation...Résumons nous donc :

-Pour déguster un blended whisky courant (ex. Long John, Ballantine's "Finest", J.W. "Red label", J& B), un verre tumbler suffit (verre large à bords carrés, octogonaux ou ronds).- voir photo

-Pour déguster un single-malt écossais, un whiskey irlandais ou japonais, mais aussi un vieux blended-whisky ou blended-malt, il vous faut un verre de dégustation avec suffisamment de base pour que les arômes s'expriment, mais des bords suffisamment recourbés pour que les arômes, souvent subtils, s'expriment, donc un des verres suivants : Verre tulipe ou verre Copita (pour vin de type Xérès), verre dit As de Pique (par ex. les verres fabriqués par Glencairn), verre dit "goutte d'eau" (ex. marques Glenfiddich, Balvenie, Cooley), ou un verre à vin blanc.

 

(voir photos à la rubrique "La Dégustation")

 

4/ Dans quel contexte culinaire personnel ?

-Si le goût du whisky que vous allez déguster vous importe, éviter de consommer ou avoir consommé un peu avant les aliments ou condiments suivants : Aïl, piment, citron, vinaigre, moutarde, café (si fort), bonbons, chewing-gums, cigarettes, etc....

 

5/ Dans quel environnement?

-En toute logique (même si certains dégustateurs professionnels comme Michael Jackson étaient de gros fumeurs) une ambiance ou des odeurs de cigarette, cigares ou odeurs de cuisine ou de produits ménagers sont trop fortes ne sont pas propices à la dégustation d'un bon whisky, ni de grand chose d'autre de qualité d'ailleurs !

 

6/ Avec qui?

-Un conseil....(hélas d'expérience)...si vous tenez à certaines bouteilles et que votre budget n'est pas extensible à l'infini, réservez vos meilleures bouteilles pour vos meilleurs amis ou proches, ou les gens qui vous paraissent ouverts d'esprit, et garder votre whisky "ordinaire" pour des gens moins délicats ou simplement au palais moins éduqués.

 

7/ Combien de temps aérer son whisky ?

-Le whisky n'est pas du vin. Il n'a en théorie pas autant besoin d'aération avant d'être dégusté, d'autant plus s'il s'agit de whisky tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Là en effet cela n'est pas nécessaire. En revanche, dans le cas d'une bouteille venant d'être ouverte, surtout s'il s'agit d'un vieux whisky, un petit temps d'attente s'impose (une fois le whisky servi dans le verre, n'oxydez pas trop votre bouteille, en revanche). Ce temps est variable et très subjectif. Expérimentez le sur de petites quantités pour ne pas le regretter. Sur un très vieux single-malt écossais ou japonais, par exemple, un temps d'aération de 15 à 20 minutes n'est pas choquant, certains suggèrent parfois beaucoup plus. Le risque c'est de voir des notes indésirables apparaître (comme les notes souffrées par exemple). C'est parfois assez aléatoire. En tout cas sachez que plus il y aura d'air dans votre bouteille, plus il évoluera dans le temps, là aussi cela peut être positif comme négatif, car le whisky est un liquide "vivant", très évolutif, et c'est une partie de ce qui fait son charme !

 

8/......POUR APPROFONDIR LE SUJET, VOIR LA RUBRIQUE "LA DEGUSTATION"....

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