Editorial No 25

 

EDITORIAL No 25 :

 

 

Première Edition/1st Edition: 25/10/2017

Mise à jour/Update: 16/11/2017

 

 

 

 

Mon Nouvel EDITORIAL, avec au sommaire:

My new Editorial, with the summary:

 

 

-Sélection de Nouvelles importantes...

Selected Breaking News...

 

-Le Whisky du Mois / Coup de Coeur abordable recommandé

Whisky of the Month / Recommended affordable Favorite

 

-Un bref reportage sur le salon professionnel Club-Expert Dugas 2017

A brief report about a professional show called Club-Expert Dugas

 

 

-D'autres Notes de Dégustation... (il en reste 2 à publier dans ce sujet-des rhums)

 

Other Tasting Notes... (still 2 tasting notes to publish-rums)

 

 

 

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AVANT-PROPOS SUR LE SITE/FOREWORD :

 

Le site GREG'S WHISKY GUIDE va changer, je ne peux vous annoncer de suite en quoi exactement encore (surprise), j'y travaille, mais c'est pour bientôt. En attendant, le premier changement sera une nouvelle formule d'EDITORIAL, afin qu'elle colle mieux à son nom, c'est à dire certes vous fournir des notes de dégustation (avec une partie bilingue), mais aussi de brèves nouvelles sélectionnées comme étant significatives et principales, voire un point de vue le cas échéant. Voici un premier numéro encore en formule expérimentale...

ENGLISH SUMMARY: My website is going to change soon. How much & how exactly is part of part of the surprise. For now the first change for this section is that it will murge tasting notes (with a bilingual part) & brief news, plus my point of view on some, and so this is the first experimental number.

 

INTRODUCTION:

 

Une rentrée 2017 chargée et comportant "la nouvelle du siècle", si j'ose dire, côté whisky, avec l'annonce par son propriétaire DIAGEO de la réouverture de ses deux distilleries fermées les plus mythiques (et spéculatives) à savoir PORT ELLEN et BRORA, ce pour « la modique somme » de 35 millions de £ (soit environ 40 millions d’euros). L’objectif affiché de DIAGEO est de produire 800 000 litres d’alcool pur par an pour chacune des 2 distilleries, et de les mettre en valeur en utilisant des méthodes de production les plus traditionnelles possibles, chais traditionnels et mise en fût sur site inclus. Le whisky produit sera moyennement tourbé. Un centre d’accueil permettra aussi de recevoir le public désireux de connaître l’histoire de ces distilleries et celle de leur environnement touristique.

Cette annonce a été suivie d'une autre, celle de la prochaine réouverture de la distillerie ROSEBANK, cette fois par une autre société, celle du négociant Ian MacLEOD.

Une semaine seulement après le salon public "Whisky Live Paris 2017" (NDLR: « pas de pitié pour les papilles » !) s'ouvrait un autre salon, non loin de là, au Musée des Arts Forains, le salon "Club-Expert DUGAS". Vous verrez ci-dessous un bref reportage incluant quelques notes de dégustation. Là encore, d'autres sont à venir (au moins 7), et elles y seront intégrées au fur et à mesure de leur dégustation.

ENGLISH SUMMARY: Busy times now, with « the deal of the century », the reopening of PORT ELLEN & BRORA distilleries, and, as a bonus, the same for ROSEBANK distillery !

Also, only one week only after the “Whisky Live Paris”, there was in Paris the "Salon CLUB-EXPERT DUGAS", so, “no mercy for the tastebuds” ! Seriously, you will see my report including some tasting notes, and others to follow (at least 7).

 

 

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NOUVELLES A RETENIR / MAIN BRIEF NEWS :

 

-Réouverture de 3 distilleries écossaises fermées, contre toute attente, deux via le groupe Diageo (PORT ELLEN, BRORA) et une par le négociant Ian MacLEOD (ROSEBANK):

La distillerie de l'île d'Islay PORT ELLEN fut créée en 1824 et fut la première à disposer d'un coffre à alcool, mais aussi à exporter aux Etats-Unis ! Elle fut fermée de 1967 à 1969, puis de nouveau en 1983, ses installations en partie démontées, mais pas toutes, une partie des bâtiments servant de malterie pour les autres distilleries de l'île, et le stock de whisky PORT ELLEN soigneusement conservé et mis en bouteille d'abord sous la gamme des "Rare Malts Selection" (2000, 2002), puis régulièrement dans celle des "Special Releases", éditions limitées lancées en 2001 et encore produites aujourd'hui...Le whisky étant vendu à un âge bien plus important qu'à l'époque de pleine production (37 ans pour la 17 ème édition, 1979-2017, 2988 bouteilles, 51 %, 3000 € environ). L’objectif affiché de Diageo est de produire 800 000 litres d’alcool pur par an pour chacune des 2 distilleries, en débutant la distillation en 2020.

Pour plus d'informations sur l'histoire de la distillerie PORT ELLEN, mes notes de dégustation disponibles sur le site (pas toutes car j'ai dégusté à ce jour 35 versions différentes, 8 officielles, 27 de négoce), voir la page spéciale qui lui est consacrée:

PORT ELLEN Story

 

L’avis de GREG’S WHISKY GUIDE : PORT ELLEN est ma distillerie de whisky préférée, aussi je ne peux qu’être ému par cette nouvelle et m’en réjouir. Cependant, comme d’autres bloggeurs & amateurs de cette distillerie mythique, je m’interroge sur la motivation du propriétaire et sur des contingences bien pratiques pour le consommateur que je suis également: Comme toute tentative de reconstruction partielle ou totale de distillerie et re-re-création du distillat d’origine d’avant la fermeture, elle ne peut être identique, car les matières premières, une partie des installations, le chauffage des alambics, la qualité voire le type de fûts ont changé. De plus, on en parle rarement, mais le savoir-faire (si le choix est fait de ne pas tout automatiser) ancien n’est pas toujours évident à retrouver, des opérateurs sont certainement partis à la retraite, etc….Donc même si la volonté de Diageo est de refaire la distillerie « à l’identique », elle produira forcément un distillat un minimum différent, et il ne faudra pas chercher à les comparer, je pense, sous peine d’être déçu. N’ayant jamais eu la chance de déguster certaines versions de négoce de 12 ans d’âge de collection, la comparaison sera forcément faussée pour moi, mais ce n’est pas grave.

D’autres questions se posent tout aussi fortement: A quel âge va-t-on choisir de mettre en bouteille le nouveau whisky, compte tenu du prestige des versions de plus de 20 ou 30 ans ? Un 3 ans d’âge (le minimum légal) satisfera t’il le public ? N’est ce pas trop tôt ? Je vois mal un single malt produit avant 10 à 12 ans d’âge, mais je peux me tromper. L’autre question évidente, c’est celle du prix…Quand on sait que les versions officielles âgées en vente de nos jours sont à plusieurs milliers d’euros, l’on voit mal un nouveau PORT ELLEN à moins de 150 ou 200 €. Mais je peux me tromper.

Ensuite, si je voulais être cynique, je serais tenté de penser que la raison de ces deux réouvertures est peut être liée au fait (très vraisemblable par ailleurs) que nous arrivons vite à la fin du stock de fûts de PORT ELLEN (et pas loin aussi pour BRORA), et qu’il va y avoir un manque à gagner pour leur propriétaire (faites le calcul vous-même, entre les quelques 3000–pour PORT ELLEN-à 5000-pour BRORA bouteilles vendues par an et leur prix !), mais je pense qu’il y a aussi un pari certes risqué sur l'avenir, mais pas tant que cela, car soigneusement calculé comme tout investissement important par des experts en économie consultés sans nul doute au préalable par le groupe, soyez-en sûrs….Cela est tout de même loin des clichés catastrophiques sur le Brexit largement diffusés dans la presse "mainstream". En tout cas pour revenir au whisky proprement dit, espérons que le pari sera tenu et la qualité (mais aussi le style unique de PORT ELLEN et de BRORA) sera satisfaisante pour les amateurs de ces distilleries, voire au delà.

 

 

 

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GREG’S WHISKY GUIDE OPINION: PORT ELLEN is my favorite distillery, so it's re-opening is rather an emotional shock, like for many others. Founded in 1824, it was the first Scottish distillery to have a spirit safe. It was the first to export whisky to the United States? It was partly closed in 1983. The remaining warehouses & installations transformed in 1993 into a vast mechanical malting plant to supply malted barley to all Islay distilleries. PORT ELLEN was mothballed or closed several times, so one had to realize that most of the whisky previously sold was relatively young (around 10 to 12 years old), so it will be hard to compare the future new spirit with the previous production (except for those who can afford collector bottlings!).

So the PORT ELLEN bottlings that have been available since the early 2000s until now were often at least 20 years old or more and distilled after 1975. The first official bottlings from this period were the « Rare Malts Selection » (one in 2000, the other in 2002), and from year 2001 until today, 17 limited releases (in the « Special Releases » range) have been bottled (as well as a few exclusive ones), the latest being a 37 years old distilled in 1979 & bottled in 2017. 2988 bottles have been produced, with an abv of 51%, and a RPP of around 3000 €. Nowadays, its owner Diageo (the biggest Scottish distillery owner worldwide) has announced its re-opening of this mythical distillery as well as another one in 2020.

What is to happen now and what questions may we ask? I wonder why the owner is re-opening PORT ELLEN & BRORA. Also I wonder if, as for every other attempt to rebuild an ancient distillery or re-create the original make from before the close, wether it can really be successful, because barley & yeast have changed since the 1980’s, wood quality & the stills heating process as well… Also, the knowhow of the original personnel is important, even if most of the group’s distilleries have been automatically run for a long time. It would seem that Diageo is aware of this, as mentioned by Nick Morgan in his interview. I have no doubt of their will to produce spirit as identical as possible as prior to 1983.

There are some other questions: What will be the age of the first bottling chosen by Diageo for the new PORT ELLEN in several years' time (as well as for BRORA)? A 3 years old? Perhaps not (rather 10 to 20 years or more). Considering the recent « prestige » bottlings of the 2000s (OB & IB ones), which were aged 20 to 32 years old (around a thousand euros for indies, and 3 times more for official ones), how much money will buy a new bottling? I could be wrong, but it seems unlikely to be less than several hundred euros…Time will tell…

Of course if I were to be cynical, I might think that they want to re-open the distillery because we are approaching the end of old PORT ELLEN & BRORA stocks, with a consequent shortfall for Diageo. Some might think it’s a risky bet on the future, but I am sure Diageo carefully worked on this, and would not otherwise invest £ 35 Millions… And this is without even mentioning catastrophic scenario about Brexit talked about in the press…

To conclude, I will add a wish, that the quality produced by the new distillery will be as close as possible of PORT ELLEN's & BRORA’s unique styles, and please to fans of these distilleries, and perhaps to more people…

 

 

La distillerie BRORA de la région des Highlands du Nord fut créée en 1819. La distillerie fermera à plusieurs reprises, et son propriétaire actuel, Diageo, la fermera à nouveau en 1983. En 1967, une seconde distillerie est construite juste à côté de BRORA, CLYNELISH (que l’on nomme parfois CLYNELISH 2), faite sur le modèle de la première. Du coup, son propriétaire rebaptise la première distillerie BRORA, également pour indiquer un profil aromatique à venir davantage tourbé. Le whisky est de nos jours vendu à un âge plus important qu'à l'époque de pleine production (34 ans pour la 17 ème édition, 1982-2017, 5000 bouteilles, 51,9 %, 1700 € environ). Pour plus d'informations sur l'histoire de la distillerie & mes notes de dégustation disponibles sur le site (pas toutes car j'ai dégusté à ce jour 35 versions différentes, 8 officielles, 27 de négoce), voir la page spéciale qui lui est consacrée:

Pour plus d'informations sur l'histoire de la distillerie BRORA, mes notes de dégustation disponibles sur le site (pas toutes car j'ai dégusté à ce jour 14 versions différentes, 7 officielles, 27 de négoce), voir la page spéciale qui lui est consacrée:

BRORA Story

 

 

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L’avis de GREG’S WHISKY GUIDE : Voir ci-dessus, c’est sensiblement la même question qui se pose que pour PORT ELLEN, même si BRORA reste pour l’heure un peu moins spéculative que PORT ELLEN.

GREG’S WHISKY GUIDE OPINION: Please see the summary of the PORT ELLEN comment in English above. Even though the distilleries & their location are different, the situation is almost identical, with Diageo's decision to re-open after more than 30 years. A great distillery too, one of the Top ten in my opinion.

 

 

Par ailleurs, la distillerie ROSEBANK, fondée en 1840 dans la région des Lowlands, appartenant auparavant également au groupe DIAGEO, mais récemment rachetée par le négociant Ian MacLEOD, va également être réouverte par celui-ci. Cette distillerie réputée de la région des Lowlands pratiquait la triple-distillation, comme AUCHENTOSHAN encore aujourd’hui et la plupart des distilleries irlandaises. C'est une plus grande surprise encore que pour les deux précédentes, car les alambics de la distillerie avaient été volés il y a quelques années ! ROSEBANK fut fermée en 1993. La société de négoce va engager près de 12 millions de livres sterling dans l’affaire, soit environ 14 millions d’euros. Par ailleurs, là encore son propriétaire affiche une volonté de produire une quantité proche de 800 000 litres d’alcool pur par an, voire un million si possible, mais de ne sortir de whisky qu’après une décennie au moins de maturation des stocks.

Pour plus d’informations sur la distillerie ROSEBANK, voir mon sujet sur le site, avec le lien ci-dessous :

ROSEBANK Story

 

 

 

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L’avis de GREG’S WHISKY GUIDE : La réouverture de la distillerie ROSEBANK, est à la fois plus surprenante et moins sensible que celle des distilleries PORT ELLEN ou BRORA. En effet, d’une part les alambics de la distillerie avaient été volés en 2009, et rouvrir la distillerie allait engager des coûts supplémentaires, et de l’autre, même si le prix de certaines versions officielles (du temps de l’ancien propriétaire Diageo) avait grimpé, la distillerie n’a jamais été aussi spéculative que les deux distilleries citées ci-dessus. L’autre surprise également c’est le rachat par un négociant, Ian MacLEOD, qui possède déjà deux distilleries écossaises de whiskies, GLENGOYNE et TAMDHU. La société de négoce va engager près de 12 millions de livres sterling dans l’affaire, soit environ 14 millions d’euros. La volonté affichée de ne pas sortir de whisky avant qu’il soit âgé de 10 à 12 ans minimum en dit long sur l’envie de produire un whisky proche de l’esprit du précédent, cela me rassure un peu.

GREG’S WHISKY GUIDE OPINION: Another surprising re-opening announced this month was the one about ROSEBANK distillery (1840-1993), another Scottish distillery, but this time located in the Lowlands and using triple-distillation instead of double which is more common in this country, other exceptions include AUCHENTOSHAN, also a Lowlander as well, as well as many Irish distilleries. This time this previously owned Diageo distillery will be put brought into life by its new owner, Ian MacLEOD, who already owns GLENGOYNE & TAMDHU. He will invest £ 12 Million, relatively moderate considering that no one was expecting ROSEBANK to be re-opened after the theft of its stills in 2009! Ian MacLEOD has stated that they do not intend to bottle the new whisky before it reaches at least 10 to 12 years old, and that they wish to recreate the previous house style, comforting news for me.

 

 

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QUELQUES NOTES DE DEGUSTATION/A FEW TASTING NOTES :

 

Cette rubrique remaniée comportera moins de notes, mais plus ciblées, c'est à dire davantage choisies pour démontrer un point de vue, un coup de coeur abordable typiquement intéressant ou un collector à prendre en compte, etc...Une seule note pour commencer, étant donné le sujet important qui le suit.

ENGLISH SUMMARY: This reworked section will provide fewer notes, but more focused on certain themes or to explain a point of view, like this month to present the favorite of the month, an affordable one. I also comment be about a collector’s bottling. Considering the (quite) long next topic (about a whisky & spirits show), it has been shortened to only one whisky this time.

 

 

COUP DE COEUR DU MOIS/THIS MONTH’S FAVORITE :

 

-BUNNAHABHAIN 8 ans, bottled 2017, Heavily Peated, G&MP/Macphail's collection, 43 % (SINGLE MALT, région Islay, ECOSSE) :

Couleur: Or clair. Nez: Très charmeur, avec de belles notes de badiane, de tourbe grasse, d’agrumes. A ce stade, ce whisky ne me semble pas si “lourdement tourbé” (cf le sous-titre) que cela, mais très bien équilibré. Bouche: La tourbe est là, oui, mais de manière sereine, sans tout écraser: Tourbe grasse, un rien goudronnée (coaltar), accompagnée de légères notes marines (des embruns surtout), ainsi que quelques agrumes (le citron confit en tête), de beaux esters (bonbon anglais, ananas, poire en sorbet) et de délicates notes florales. Très belle harmonie des saveurs, sur un profil proche de certains BOWMORE ou CAOL ILA de négoce, et avec du panache, s'il vous plaît. Tenue à la dilution: Excellente, elle met en valeur la badiane. Ne pas trop diluer cependant, en raison du titrage. Conclusion: Un très joli whisky apéritif, jeune, oui, c'est vrai, mais déjà bien expressif, bien plus équilibré que la version officielle sans compte d’âge dite “Toiteach”, et assez complexe pour être intéressante sur la durée. Chapeau ! Indication de Prix/RPP: 56 € Note confirmée: 92,5/100

ENGLISH SUMMARY: A quite charming nose is a good start for this very nice BUNNAHABHAIN indie bottling. As on the palate, it’s not so “heavily peated” as statted on the label. Yes there is generous but not overwhelming peat all the way, but inside it some beautiful star anise notes come through, with beautiful esters (liquorice all sorts, pineapple, pear sherbet), some nice citrus fruit (candied citrus), delicate flowers, light maritime notes (ocean spray mostly), some tar as well, and everything is nicely balanced. The beautiful flavors harmony reminds me a bit of some indie BOWMORE or CAOL ILA. A few drops of water help the star anise notes shine, but do not add too much water on this one, as it is already reduced to 43 % abv. A beautiful whisky that can be a great aperitif whisky. Ok it’s a bit young, but it is already expressive, and much more balanced for instance than the official edition called “Toiteach” I have to say. Hats off ! Confirmed rating: 92,5/100

 

 

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 RETOUR sur le SALON Professionnel CLUB-EXPERT DUGAS:

(REPORT ON A PROFESSIONAL SHOW)

 

J'ai pu visiter cette année encore le salon Club-Expert DUGAS (j'en profite pour remercier la Maison Dugas pour l'accréditation), qui se tenait au Musée des Arts Forains, dans le quartier de Bercy, dans le 12 ème arrondissement de Paris. Il s'agit d'un salon qui, pour être réservé aux professionnels, n'en est pas moins important pour compléter le salon Whisky Live Paris (organisé par le concurrent La Maison du Whisky via son magazine), avec notamment des distilleries artisanales et familiales aussi importantes que SPRINGBANK, des négociants aussi prestigieux et précurseurs que CADENHEAD, des distilleries aussi uniques et aux gammes récemment renouvelées comme GLENGOYNE ou TAMDHU, sans oublier les irlandais du négociant WALSH Whiskey ou les américains de WOODFORD RESERVE, entre autres. Par ailleurs, le lecteur me pardonnera sans doute je l’espère le manque de précision concernant les prix, car je n’y ai pas eu accès pour la plupart. Le cas échéant je tâcherais de rajouter le prix conseillé, au moins sur certaines références, si j’arrive à obtenir le catalogue professionnel avec le tiré à part des prix, denrée rare chaque année…

Ce salon, rappelons-le, est aussi un salon présentant des vins, vins cuits/mûtés, d'autres spiritueux, alcools blancs, liqueurs ou alcools passés en fûts, Cognacs, rhums, etc...Mon reportage s'achève d'ailleurs sur une dégustation de rhums français.

 

 

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ENGLISH SUMMARY: I visited this “Salon Club-Expert Dugas” professional show. Dugas is an importer & distributor of wine & spirits (including whisky), a rival of La Maison du Whisky but with fewer distilleries in exclusive partnership, but they have a few traditional & family distilleries such as SPRINGBANK, also carefully run such as GLENGOYNE or TAMDHU, but also some important independent bottlers like CADENHEAD, more recent ones such as the Irish WALSH Whiskey or also certain Japanese or American distillery or blenders.

This show also includes wine, fortified wine (Port, Sherry, Madeira), non aged & aged other spirits than whisky, such as Cognac, Brandy, Armagnac & Rum. Most of the time there will be no indication of price because price catalogs are only available to retailers.

 

 

J'ai débuté par le stand de LUSTAU, qui produit du Sherry (Xérès) de différentes sortes. Cela m'a permis, malgré certaines approximations, de refaire le point sur les différentes catégories de sherry, toutes n'ayant pas les mêmes caractéristiques gustatives, que ce soit du point de vue du caractère oxydatif ou du taux de sucre. J'ai modifié du coup la rubrique de mon site ou j'ai dénombré les différentes sortes de sherry pour classer en gros 7 à 8 grandes catégories, d'ou dérivent des vins davantage mélangés ou chargés d'alcool (2 autres sous-catégories). Rappelons que ces fûts une fois vidés sont très recherchés (et très chers) par certaines distilleries de whisky, afin de donner plus de fruité, de boisé noble, voire d’épices au whisky, en Ecosse & en Irlande, traditionnellement, mais aussi dans des pays ou l’on ne s’attendra pas forcément à leur usage (dont la France, la Suède, les Pays-Bas, par exemple, ou encore les Etats-Unis).

Les sherry les plus oxydatifs, voire parfois iodés, salés se sont avérés les « Fino », « Amontillado », et certains « Oloroso ». Les « P.X. » (ou « Pedro Ximenez »-ici un 12 ans d’âge) se sont avérés les plus denses, les plus sucrés, les plus riches, jusqu'à environ plus de 200 g de sucre (voire 500 !). Ces derniers sont clairement des vins de dessert, ou à boire seuls, en fin de repas. Ce sont également mes préférés (peut être aussi à cause de mes origines méditerranéennes & caucasiennes-les pâtisseries de mon enfance, sans doute ?), d'une gourmandise et d'une richesse en bouche inégalée. Je n'entre pas plus avant dans le détail ici (voir rubrique suivante: : Vocabulaire du Whisky ), mais c'était intéressant de goûter ces vins afin d'en mieux mesurer l'influence sur les whiskies qui pour certains auraient été affinés ou élevés entièrement dans ce type de fûts, et il y en avait plus loin dans le même salon.

 

 

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ENGLISH SUMMARY: I started my visit with LUSTAU, the well-known Sherry wine producer from Spain. They produce varied kinds of sherry, from the most dry ones (“Amontillado”, “Dry Oloroso”, “Fino”-the latter being even a bit maritime, salted) to most rich & “jellied” ones (“P.X.” otherwise as known as “Pedro Ximenez”-a 12 y.o.). I prefered the latter (the “P.X.”), because of its richness, its complexity but probably also because of my Greek & Caucasian origins-it plays a kind of reminder of sugar pastries & sweets from my childhood, I guess. So, I learned a couple of things that may be too long to sum up here, but you will find a new summary of the different types of sherry casks which are often used for a second maturation time of whisky in the topic linked below:

Whisky vocabulary (in French)

 

 

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Le premier stand de whisky visité fut le stand japonais KIRIN, qui distille (en partenariat avec SEAGRAM, CHIVAS Brothers Ltd, et FOUR ROSES) du whisky mais est surtout connu internationalement comme brasseur de bière. Mais KIRIN possède également une distillerie de whisky depuis 1972, nommée FUJI-GOTEMBA (située au sud de l’île d’Honshu, non loin du Mont Fuji, elle existe depuis 1972), mais sa production est limitée à l'exportation à quelques centaines de bouteilles de temps à autre pour ses références de whiskies âgés, donc elle exporte surtout des blended whiskies, car elle a aussi des alambics à colonne pour élaborer du whisky de grain de trois styles différents. Un single malt de 18 ans et un single grain de 25 ans-le 18 ans était présenté sur le stand, mais impossible à déguster, car seulement produit à 300 exemplaires cette année. Depuis quelques années, elle commence à exporter davantage ses blended whiskies, commercialisés sous le nom de FUJI-SANROKU. A noter, KIRIN était auparavant le propriétaire de la mythique distillerie de malt KARUIZAWA, en sommeil depuis l'an 2000, puis fermée depuis 2011. Les stocks avaient été rachetés à cette époque par le négociant et producteur de whisky (CHICHIBU) Ichiro Akuto, puis commercialisés peu à peu, devenant vite hélas une référence très spéculative.

Aujourd'hui, les blended whiskies FUJI-SANROKU sont disponibles en France sous deux références, toutes deux sans compte d'âge, l'une à étiquette claire (aux whiskies élevés en fûts ayant contenu du Bourbon), titrant 50 %, l'autre à étiquette noire, nommée « SIGNATURE BLEND », titrant 50 %, aux whiskies élevés semble t’il en fûts de sherry -et âgés de 8 à 20 ans). La société KIRIN n'étant pas autorisée à communiquer sur l'origine du contenu de ces whiskies, et de nombreux spécialistes laissant entendre que leur contenu ne serait pas en tout ou partie japonais (et ses concurrents NIKKA & SUNTORY ayant régulièrement recours pour le même type de whisky a des fûts de whisky écossais, il n'est pas interdit de penser que ce soit le cas également, autrement l'information ne serait pas aussi secrète. Gustativement, autant dire que nous n'avons pas affaire, au moins dans le premier blend (le "Bourbon"), à quelque chose qui défraie la chronique tant en termes de qualité que de personnalité. C'est correct, gentiment boisé, vanillé et miellé, mais cela demeure très rond, lisse et sans grand intérêt. La version « SIGNATURE BLEND », elle, est un peu meilleure, joliment fruitée, sans être fabuleuse non plus.

 

First whisky stand I visited was the KIRIN one, a famous brewer. Yes, as often in Japan, brewers are often also owners of one or several whisky distilleries. Did you know? KIRIN was even at a time the owner of KARUIZAWA! (mothballed in year 2000 & dismantled in 2011). They run the FUJI-GOTEMBA distillery (with the help of their partners SEAGRAM, CHIVAS Brothers & FOUR ROSES), and are located in the South coast of the Honshu island, not far from the Mount Fuji. The facility allows the owner to produce a single malt of the same name (very limited edition), but also several blended whiskies, because they produce 3 different styles of grain whisky. The 2 blended whiskies presented today were called FUJI-SANROKU, one with a cream-light brown label, the other called “SIGNATURE BLEND” (with a black label), both in 50 cl bottles & with a 50 % abv. Answering to a sensitive question (which origin for the content?), the distillery ambassador told me they were not allowed to tell wether if Japanese whiskies are involded in that blend or not. A rapid sip of the first blend (the cream/light brown label), already tasted a year ago, seem to suggest that only a small part of this may probably be Japanese, and it tasted more like an average whisky, sweet, rounded, with not much character. On the contrary, but without being outstanding, the black label expression, called « SIGNATURE BLEND », showed a more interesting profile & more depth, with 8 to 20 y.o. whiskies inside. Tastewise, it's full of nice candied fruit, for instance. On the table a 18 y.o. single malt from FUJI-GOTEMBA brand was standing, but impossible to try it, as I was told they were only 300 bottles produced worldwide.

 

 

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Le stand de WOODFORD RESERVE, distillerie américaine de Bourbon (et accessoirement d'autres types de whiskies) du Kentucky, et propriété du géant BROWN-FORMAN, proposait outre le nouveau conditionnement du "DOUBLE OAKED", excellent whiskey assez boisé dont j'ai déjà parlé auparavant (la bouteille est désormais un peu plus trapue), un whiskey à base de maïs blanc, nommé "1838 STYLE WHITE CORN", n.a.s. à 45,2 %, marqué par une note de maïs assez acide et déséquilibrant quelque peu le whiskey. Je suis au regret de dire qu'elle n'a ni la gourmandise du "DOUBLE OAKED", ni le charme subtil du "DISTILLER'S SELECT" (distribué, lui, ainsi que le "RYE", par La Maison du Whisky, donc deux versions absentes de ce salon), qu’elle est quelque peu acide, avec un boisé un peu trop fort. Certaines des expérimentations de ces dernières années dans la gamme "Master's Collection" furent intéressantes, certes, mais plusieurs autres (notamment le "SINGLE MALT") à mon avis assez désastreuses. Celle de cette année présentée ici n'est pas fabuleuse, pour ne pas dire, pas satisfaisante. Le problème aussi de cette gamme (éditions limitées), présentée sous la forme d'une élégance carafe en forme d'alambic, c’est qu’elle est chère, autour d'une centaine d'euros.

On the WOODFORD RESERVE stand (an American distillery from Kentucky practicing triple distillation), except the very good "DOUBLE OAKED" (more woody & spicy than the reference of the distillery that remains the “DISTILLER’S SELECT” in my opinion) that was repackaged into a more "dumpy” bottle, a new limited edition from the “Master’s Collection” was available to taste, a whiskey using white corn instead of the regular yellow one. This expression called "1838 STYLE WHITE CORN", a n.a.s. of 45,2 % abv, didn’t impressed me at all, and I even found it wasn’t enough balanced, with all the acid notes coming up frontly, with absolute no charm. A disappointing attempt I have to say, in that experimental range that also disappointed me the last time with their “SINGLE MALT” expression, quite terrible. The packaging is gorgeous though, with the still shape decanter, but I’m afraid the content isn’t worth the price tag (twice the one for the “DOUBLE OAKED” = around 100 €) in my opinion, at least for the two bottlings quoted.

 

 

 

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Je me suis ensuite rendu dans des stands écossais, à commencer par celui de la distillerie de malt GLENGOYNE (propriété du négociant Ian MacLEOD). Là bien moins de risques de déception, étant donné les standards de qualité plutôt élevés de la distillerie aujourd'hui à mon humble avis. Connaissant toute la gamme régulière, j'ai juste dégusté les batches récents des 15, 18, 21 et 25 ans, toujours aussi bons, je n'y reviens donc pas (pas le temps pour les 10 et 12 ans d’âge, désolé), mais aussi la nouveauté, le batch 003 de la version "CASK STRENGTH", titrant cette fois 58,2 % : Un beau whisky, bien malté, chocolaté, un peu boisé et modérément épicé.

Then I went to visit the GLENGOYNE stand, the Highland malt distillery owned by independent bottler Ian MacLEOD. Not much disappointment risk there, as the standards as usually high in my opinion. Having already tasted the core range, I tasted quickly recent batches of the 15, 18, 21 & 25 y.o., still very good in 2017 (no time for the 10 & 12 y.o., sorry), so I won’t be long on these. I have also taste the “CASK STRENGTH”, Batch 003, a n.a.s. with an abv of 58,2 %: A good whisky for sure, quite malty, chocolaty & moderately spiced.

 

 

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Du même propriétaire, la distillerie TAMDHU proposait sur le stand d’â côté, à nouveau le 10 ans d’âge, toujours excellent (et que j’ai déjà chroniqué sur le site, notamment dans ma liste des 200 whiskies abordables conseillés), mais aussi le « BATCH STRENGTH », un whisky un peu plus jeune, non filtré à froid, et en version brut de fût. Le Batch 002 de cette version titre 58,5 % et a donné 490 bouteilles. Très joliment malté et chocolaté, il offre d’étonnantes similitudes avec celui de GLENGOYNE.

On the TAMDHU stand nearby, the Speyside malt distillery also owned by independent bottler Ian MacLEOD, had the new 10 y.o. batch, and I have to say it’sas good as the others I’ve tried (see my review on the 200 best affordable drams list). I also tasted the “BATCH STRENGTH”, the new Batch, N° 002, a n.a.s. with an a.b.v. of 58,5 % (490 bottles): With very nice malty and chocolaty notes, a little wood & sdpices too, but less than on the GLENGOYNE, it has some amazing similarities with the latter though.

 

 

 

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Anthony McCallum, ambassadeur de la maison de négoce Ian McLEOD et de ses distilleries jusqu’à maintenant, présentait une nouvelle création, le blended malt « VIP », regroupant 16 single malts du Speyside & des Highlands, avec une proportion de 20 % de whiskies élevés en fûts de sherry de premier remplissage et 80 % de whiskies élevés en fûts de Bourbon. Il titre 42 %. Concrètement, un whisky assez doux, malté, caramélisé (naturel ou pas, là est la question), mais sans grand relief ni véritable intérêt j’ai l’impression. A déguster de nouveau dans un contexte plus « calme ».

The surprise came from a stand held by Anthony McCallum, known for his ambassador work for GLENGOYNE &cask selection for theindependent bottler Ian MacLEOD, who was launching a new blended malt brand & whisky called “VIP”, blending 16 single malts from the Speyside & Highlands areas. The proportion in the mix is 80 % ex-Bourbon casks & 20 % ex-first fill Sherry casks and it is bottled at 42 %. The result was difficult to assess in that context (I should retry it somewhere else), but soft, very rounded, with quite some caramel (natural or not? Big question) but not much depth or character it seems. Not a memorable one.

 

 

 

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Chez Ian McLEOD, dans la gamme « Chieftain's », j’ai pu déguster 3 différents single malts : Un GLEN SPEY 12 ans, (2002-2015, P.X. Sherry finish, S.C.N°91341, titrant 43 %), quelque peu vineux, un BENRIACH 17 ans (1996-2016, Casks N°93951-93953, titrant 43 %, affiné en fût de rhum de chez H.S.E., correct, sans plus, et enfin un GLENROTHES de 13 ans (1999-2015, Casks N°3400/3401, Sherry Butt, titrage 46 %), sans grand intérêt non plus. Hélas c’est chaque année un peu la loterie avec les mises en bouteille de ce négociant (comme d’autres d’ailleurs). Parfois c’était vraiment intéressant, là c’est une année « sans ». Peut mieux faire ?

At the independent bottler Ian MacLEOD stand this time, I tried 3 different single malts, a 12 y.o. GLEN SPEY finished in P.X. casks (details above), a bit winey, a BENRIACH 17 y.o. (details above) finished in rum casks, not bad, ok, but not much more to get from it, and finally a 13 y.o. GLENROTHES (details above) from a sherry butt, not essential either. Each year gives different results with this indie bottler (as for others, by the way), sometimes there are really interesting offers, this year I will say it’s a one-off. Can do better?

 

 

 

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Toujours chez le même négociant Ian McLEOD, le blended malt « SIX ISLES » était de retour, en version classique (îlien écossais tourbé), mais aussi en version affinée en fûts de Pomerol. Cette dernière, à la robe saumon, titrant 48 % s’en sort honorablement, avec une jolie influence presque de vin rosé du Pomerol, certes un peu « contre nature » mais pas si mal, avec un fruité tourbé qui fera merveille avec des fruits de mer, voire même pourquoi pas avec un burger au bacon sauce barbecue ? (Note estimée à 86/100).

Last but not least one of the Ian MacLEOD stands, the blended malt “SIX ISLES” was back, on its classic version (an undisclosed Island peated blended malt) but also with a “Pomerol” French wine finish (yes it sounds a bit weird, but…). I liked the latter for its fruity notes (that could pair well with a seafood as well as, why not, a bacon burger with some barbecue sauce? (Rating estimated to 86/100).

 

 

 

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Sur le stand de la distillerie GLEN MORAY, ou hélas cette année le master-distiller Graham Coull & sa femme Fay étaient absents, peu de nouveautés, donc la gamme presque complète (pas de 25 ans « Portwood », ni de nouvelles versions ou « work in progress »), une rediffusion (le « Private Edition » Sherry cask N° 3678 distillé le 25/06/02 & mis en bouteille en 2015, excellent-titrage à 58,9 %), et le nouveau batch du 10 ans d’âge réduit à 40 % en version « Chardonnay Finish », ou il se confirme que ce n’est pas le même type de Chardonnay qu’il y a quelques années (il est bien plus vineux et donc moins à mon goût). Au chapitre des versions récentes dégustées et approuvées, rappelons que les 15 & 18 ans d’âge sont chaudement recommandés, ainsi que les versions n.a.s. de la gamme « Elgin Classic », avec une préférence pour les affinages Sherry et Porto, mais aussi la version 100 % Bourbon. Le tourbé (« Peated ») est bon, mais fait vraiment jeune à côté.

On the Speyside distillery GLEN MORAY stand, where alas this year master-distiller Graham Coull & his wife Fay were not present (miss you, guys!), not much novelties, no 25 y.o. PortWood left, no experimental expression as well, but the core range (already assessed and review in my “focus on” section), but the very nice 15 & 18 y.o. , the n.a.s. “Elgin Classic” range, with the unpeated, the peated & the Sherry & Port finishes, all good but I have a thing for the Port & Sherry finishes as well & for the unpeated. About the “Private Edition”, the only bottle on the table available was a 2015 bottling, a good one, the “Sherry cask” N° 3678, distilled the 25/06/02, a C.S. at 58,9 %-I think I already talked about it. Other than that, I tried the new « Chardonnay Finish » 2017 batch (a n.a.s. bottled at 40 %), and was a bit surprised, as the wine used in this batch is quite different from the one bottled for the first edition a few years ago. The palate is too winey for me, and it shows even if it is reduced at 40 %.

 

 

 

       glen_moray_p.e._sherry_cask_58.9

 

 

Le sémillant Donald MacKenzie qui a créé sa société de négoce The ISLAY BOYS ltd l’an dernier, présentait, outre son, « FLAT NOSE » décliné depuis cette année en deux versions, un blended whisky à 43 % (plutôt bien fait) et un blended malt (excellent, et dont j’ai déjà parlé en bien sur le site) à 46 %, tous deux étant désormais disponibles en bouteilles soit de 50 cl soit de 70 cl. Mais Donald présentait aussi une nouveauté, en single malt anonyme cette fois, via ce « BARELEGS », semble t’il un jeune LAGAVULIN (hypothèse) d’environ 4 ans, élevé dans des fûts de Bourbon de plusieurs remplissages (« Refill Bourbon casks »), et titrant 46 %. Jeune mais plutôt agréable et déjà intéressant, ce subtil whisky est bien dans la ligne maison, la recherche de la qualité et du raffinement sans perte de parfum, ni de plaisir en bouche. Sa tourbe grasse et sa texture malgré tout assez fluide, autour de belles notes de badiane et de notes marines en font un joli whisky apéritif.

The spirited Donald MacKenzie, known here for being the whisky specialist in La Maison Dugas, created last year his company The ISLAY BOYS Ltd with a friend. This year one could try the “FLAT NOSE”, a (rather well made) blended whisky (at 43 % abv) now available in 50 or 70 cl bottles, but also the blended malt version of it (excellent, reviewed & recommended on this website), baring the same name, bottled at 46 % abv. Now Donald had another treat for us, another novelty called “BARELEGS”, a young undisclosed around 4 y.o. single malt from an Islay distillery (some said it was LAGAVULIN, but who knows?): Young for sure but rather pleasant and already interesting, this subtile whisky fit well with the rest of the company’s creation, with a search for quality and refinement without loss of pleasure & expressivity. Fat peat but with a fluid texture, beautiful star anise notes & a few maritime notes make it a nice aperitif whisky.

 

 

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Le seul stand irlandais que j’ai pu visiter fut celui consacré à la marque de whiskies de négoce WRITER’S TEARS de WALSH Whiskey (WALSH qui par ailleurs, rappelons-le est aussi désormais un nom de distillerie, j’aurais l’occasion sans doute d’y revenir, ayant eu la chance de déguster le distillat pur sorti des nouveaux alambics). Outre la version standard (un blended whiskey en fait) assez douce et consensuelle, mais sans grande personnalité, il y avait deux whiskeys bien plus intéressants, le single malt « RED HEAD », dégusté aussi lors d’un « Tweet Tasting » (Note : 89/100-à vérifier !). Elevé entièrement en fûts ayant contenu du Sherry, il est également non filtré à froid et titre 46 %. Doux, il est également expressif (davantage que le « COPPER POT », qui lui rappelons-le est un blended whiskey, non un single malt) avec de belles notes de fruits rouges et de complexes céréales. Un single malt recommandé par votre serviteur mais hélas encore difficile à trouver en France ! (Comptez environ 51 €). L’autre beau whiskey présenté fut le WRITER’S TEARS « CASK STRENGTH », un élégant blended whiskey constitué d’un assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon de premier remplissage, des fûts neufs, voire d’autres du Pot Still d’une autre distillerie. 5280 bouteilles ont été produites & il titre 53 % (Comptez environ 130 €). Voir la critique ci-dessous:

Couleur: Vieil or, assez dense. Nez: Beaucoup de vanille, de fruits confits, de fruits frais & cuits au four (pommes, poires), une pointe de cerises, de cire aussi, et des fleurs capiteuses (violette?). De beaux esters aussi (fruits exotiques). Bouche:Très belle, très fondue et presque crémeuse, elle est plutôt dense. Je pense qu'une partie de l'assemblage est relativement âgé, mais je peux me tromper. Reprend les notes du nez avec intensité, densité et fondu. Les pommes, les poires et les fruits rouges (note plus précise de cerises au marasquin) se fondent en un tout harmonieux surmonté de quelques épices douces, le tout sur un bain de vanille. Les esters se font plus précis avec non seulement des notes de bonbon anglais, d'ananas, mais aussi d'autres fruits exotiques & fleurs capiteuses qui d'ailleurs sont mêlées (litchi, rose, voire mangue et goyave). C'est superbe. Tenue à la dilution: Il n'est pas nécessaire d'ajouter d'eau mais quelques gouttes (pas plus) pourront ouvrir encore un peu ce profil si particulier. Conclusion: Suave et expressif, mais très fondu, c’est un très joli Irish whiskey « monté sur coussins d’air » que voilà, bravo ! Un léger manque de puissance malgré les 53 % m’empêche de monter la note plus haut, mais c’est vraiment un beau whiskey que je recommande chaudement. Indication de Prix (RPP): Autour de 130 €. Note confirmée: 93,5/100

A beautiful Irish whiskey, very expressive, melted & gourmet, full of fruits (cooked, fresh & candied), starting with apples, ripe pears, but also cherries matured in alcohol, heady flowers (probably violets), beautiful esters (liquorice all sorts, pineapples) getting more and more exotic & melted with exotic heady flowers (litchi, rose, mango & guava). Its superb & very appealing. A bed of vanilla & wax welcomes these fruits & flowers rich combo. Don't add too much water on this one (for me it's not even necessary, as it lacks a bit of power despite the 53 % abv-that's why my rating doesn"t go higher). A really beautiful & deep whiskey (I guess some of the content may be of a decent old age, but I may be wrong) that I warmly recommend. Confirmed rating: 93,5/100

 

 

 

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The only Irish stand I had the time to visit was devoted to the independent bottling branch of WALSH whiskey company, called WRITER’S TEARS (different from The IRISHMAN). Mr Walsh is currently running a new distillery, so I will be writing about this later on, and I’m happy to have been able to taste their new make (excellent, very fruity) when there was a Tweet Tasting last year. Meanwhile, I re-tasted the “RED HEAD” single malt expression, more expressive & with sherry casks involved in the mix than for the “COPPER POT” expression (which is a blended whiskey by the way, and at 40 %). “RED HEAD” is a nice unchill filtered & 46 % abv version of the “COPPER POT”, and I love its beautiful & complex profile, full of red fruit notes & cereals. Warmly recommended by Greg’s Whisky Guide, it is alas still not available easily & apparently not distributed here in France, so one has to order it on line to get it. The other beautiful whiskey of the stand was the WRITER’S TEARS “CASK STRENGTH”, an elegant blended whiskey with some generous Pot Still whiskey casks on it & First fill Bourbon casks as well as New Oak casks and to be complete it uses distillate from 2 different distilleries. 5280 bottles have been produced of this very nice & creamy whiskey bottled at 53 % abv. A beautiful smooth & melted yet expressive gem as “mounted on air cushion”. Lovely.

 -More precise tasting notes available very soon about this whiskey, to be followed !

 

 

Sur le stand des whiskies de la société familiale J. & A. MITCHELL, qui possède les différentes marques de la distillerie SPRINGBANK, étaient présentées notamment 3 versions (je passe sur l’excellent 10 ans d’âge déjà chroniqué sur ce site-disons juste que c’est pour moi, avec le BENROMACH 10 ans les 2 plus beaux 10 ans d’âge du marché, en single malt-les 2 sont notés 95/100…) :

On the family owned company J. & A. MITCHELL stand, owner of the different brands around the single malt SPRINGBANK, here is what I have tasted this time. As a reminder, I have tasted & reviewed the 10 years old on my website and I have to say that it stands for me, along with the BENROMACH 10 y.o., as the most beautiful 10 years old available on the market, both rated 95/100 in my notes).

 

-SPRINGBANK 15 ans (ex-Sherry casks +ex-Bourbon casks), 46 % : Un élégant whisky un peu boisé et sec, mais ou le sherry, qui s’avère ici très subtil, lui donne une dimension supplémentaire. Un whisky exigeant mais excellent ! -D’autres notes à venir bientôt…

A great & subtle whisky, a little on the dry & woody side, but the sherry part gives it another dimension. A demanding but excellent whisky! –Other notes to follow soon…

-SPRINGBANK 14 ans “BOURBON WOOD” (9000 bouteilles), 55,8 %: Superbe version élevée entièrement en fûts de Bourbon, avec un titrage permettant plus d’expressivité et des fûts généreux en vanille, noix de coco, voire amandes. Excellent !

A superb bottling, fully matured in Bourbon casks, with a perfect a.b.v. to give more room to vanilla, coconut & almonds generous notes to shine. Excellent!

-SPRINGBANK 12 ans “CASK STRENGTH” (70 % ex-Sherry casks, 30 % ex-Bourbon casks, 12000 bouteilles), 56,5 %: Encore un très bon batch de cette version décidément bien réussie, année après année. Fruits noirs, fruits secs variés, soupçon de tourbe bien perceptible malgré tout, et belle pointe de fruits rouges pour couronner le tout !

Again (as very often these last years  I have to say !) a very good batch, with sherry casks leading the path, displaying lots of forest black fruit, dried fruit & red fruit (for a beautiful finish), with just a hint of classy peat smoke to crown it all! For those who never tried a 12 y.o. Cask Strength from this distillery, go for it!

 

 

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Pour la marque HAZELBURN (la version distillée trois fois et non tourbée de SPRINGBANK-enfin en théorie, car il me semble qu’il en subsiste un peu), je suis arrivé trop tard pour certaines références, mais je vous reparlerais de l’excellent 10 ans que je viens de re-déguster et je vais bientôt publier une note plus précise. Pour l’heure, sachez que cela ressemble à un joli SPRINGBANK en légèrement plus fin et quasiment sans tourbe. La vanille, l’orge maltée et la noix de coco et quelques épices sont à l’honneur. J’ai pu aussi re-déguster le 12 ans d’âge élevé en fûts de sherry, référence qui va disparaître au profit d’un 13 ans d’âge 10, 12 Sherry (remplacé par un 13 ans également élevé en fûts de sherry).

I have been visiting too late the stand to try the new 13 y.o. Sherry HAZELBURN (the triple distilled version of SPRINGBANK), replacing the previous excellent 12 y.o-discontinued now, the bottle was gone, but I recently opened my bottle of the 10 y.o. part of the core range so I may put some notes there (or on the best affordable malts section). I’ll just say for now it tastes like the SPRINGBANK 10 y.o. from the early 2000s (with the coconut, the vanilla, the spices & the barley are coming through), but with has almost no peat notes.

 

-LONGROW n.a.s. « PEATED », 46 % : Une belle version, mais un peu moins complexe que l’ancien “C.V.”, certes (j’apprends que nombre de type de fûts différents entraient dans la composition de celui-ci, dont des fûts de Porto et de Rhum). Ceci dit, un des plus jolis single malts tourbés du marché, sans prétention, et très bien assemblé.

A good peated version of SPRINGBANK, a bit less complex than the previous “C.V.” (which used more different types of casks and ages), but still very good & efficient . Peat, smoke and barley working together for one of the best peated malt on the market.

 

 

Du côté de la marque de négoce CADENHEAD, le hasard a fait que tous les whiskies proposés dans l’excellente et abordable gamme « Small Batch » étaient des whiskies élevés en fûts de Bourbon. Par contre, si les whiskies ci-dessous sont bons, aucun coup de cœur comme certaines années précédentes, dommage :

 

-GLENROTHES 20 ans, 4 Bourbon casks, 51,3 % : (dégustation confirmée par un sample-merci au négociant)

Couleur : Or clair. Nez : Fin, sur l’orge, des esters atténués, du miel, une touche de vanille. Bouche : Agréable, marqué par l’orge maltée, des esters atténués (notes discrètes de bonbon anglais, ananas), du miel, du caramel naturel, le tout assemblé avec goût. Le Bourbon est bien mis à l’honneur. Joli boisé modéré. Tenue à la dilution : Intéressante, mettant en valeur un boisé de qualité et modéré et du caramel naturel gourmand. Conclusion : Un joli GLENROTHES, bien assemblé, un peu malté, un peu boisé, miellé, un rien fruité, assez harmonieux. C’est de plus intéressant de déguster une version intégralement vieillie en fûts de Bourbon, car traditionnellement la distillerie est attaché plutôt aux élevages en fûts de Sherry. Or l’on voit que cela peut donner de beaux résultats également avec un type de fût par ailleurs plus courant qu’on ne le pense dans cette région, le Speyside. Indication de prix : n.c. Note confirmée : 88/100

A GLENROTHES fully matured in 4 Bourbon casks, which is rather unusual compared to official bottlings, though in recent years we come across more & more partly or fully matured in Bourbon expressions. This one shows how great GLENROTHES can be with this kind of maturation. Moderate woody notes are married with nice malted barley notes, softened esters (liquorice allsorts, pineapple), honey and natural caramel, are all melted with taste, for a “Bourbon Galore” moment. One has not to forget that Bourbon maturation is more common than Sherry maturation in many Speyside distilleries, so this indie GLENROTHES is a good example of that. Recommended. Confirmed rating: 88/100

 

 -AULTMORE 20 ans, 2 Bourbon Hogshead casks, 53,2 % : Un malt à l’ancienne, issu de 2 fûts similaires, avec de belles notes végétales (feuilles de tabac), un peu mentholé, comme s’il était issu de vieux fûts de sherry. Excellent.

An old fashioned, well selected « twin cask », a bit leafy, minty, as if it was sherried. Excellent.

 -BALMENACH « 175th anniversary », Bourbon casks, 2016, 12 ans, 55,4 % : Une édition pour le 175 ème anniversaire, l’an dernier, de cette maison de négoce. La chance de déguster une version pour une fois très peu tourbée et dispensant de jolies notes d’orge maltée et d’autres céréales (comme un muesli de petit déjeuner).

An anniversary edition for 175 years of Cadenhead bottlings (from 2016). A chance to taste a lightly peated expression of this distillery, providing nice malted barley & breakfast cereal mix.

 -GLEN MORAY 24 ans, Bourbon casks, 50,9 % : Un assemblage assez moyen mais qui fonctionne. Orge maltée, miel, agrumes. Boisé léger.

An average vatting, but it works. Expect the usual distillery style combo (malted barley, honey, citrus fruit, light wood).

-TULLIBARDINE 22 ans, 2 Bourbon casks, 47,3 % : Un joli TULLIBARDINE, plutôt bien fait, agréable, floral, fruité, bien choisi et bien assemblé.

A nice single malt, well blended, pleasant to sip, with floral & fruity leading notes, a good selection.

-SPEYSIDE 25 ans, 51 %: Un bon whisky, d’une distillerie récente (elle fut fondée en 1990) dont on entend plus trop parler et qui a changé de nom de whisky officiel pour « SPEY », et changé aussi de forme de bouteille, pour en rajouter à la confusion (avec GLEN SPEY !). Un whisky correct, et assez lisse, sans plus…

Not much to say of a rather ok but a bit boring whisky. The distillery recently changed its whiskies name for “SPEY” and also changed its bottle shape, which added more to the confusion (with the GLEN SPEY distillery).

 

 

 

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Du côté des whiskies d’assemblage, blends, blended malts & single malts, je n’ai eu le temps de ne visiter qu’un stand (hélas pas pu faire notamment celui de BUNNAHABHAIN ou il y avait plusieurs nouveautés), du groupe BURN STEWART Distillers (propriété depuis quelques années du groupe Sud-africain Distell) à savoir LEDAIG. Merci à la distillerie pour les samples:

On the BURN STEWART Distillers stand (owned by a South African company called DISTELL), I couldn’t have time to try everything so I sacrified BUNNAHABHAIN (I saw too late they were several novelties) & DEANSTON to focus on LEDAIG distillery: I tried the 2 recent limited editions, the most recent one (a cask strength 2004 vintage finished in Amontillado sherry), and the previous one, from 2016 (a cask strength 19 years old finished in Marsala wine cask). Both were good, one of the two being a bit too overpowered by its finish. See more precise notes below thanks to the distillery for the samples):


-LEDAIG Millésimé « 2004 » (Amontillado Sherry finish), Limited Edition 2017 (13 ans), Cask Strength, 59 % (PVC : n.c.): Il s’agit de la nouvelle édition limitée avec affinage de LEDAIG.

Couleur : Or, à reflets vieil or. Nez : Alcooleux, avec des notes de miel toutes fleurs, un peu de vanille, et une tourbe modérée mâtinée de notes fermières (plus modérées par exemple que chez EDRADOUR en version tourbée, comparable plutôt à un PORT CHARLOTTE pas trop marqué). Bouche : Puissante, un peu vineuse, assez alcooleuse (à la longue cela devient parfois trop entêtant-je ne l’ai pas éprouvé toutes les fois, ceci dit), assez épicée (poivre, gingembre), avec de discrètes notes florales (fleurs capiteuses ?), quelques notes fruitées également (coing, pamplemousse, agrumes). Joli boisé un rien vanillé. La tourbe est vraiment très modérée en bouche, elle passe clairement au second plan dans cette version, contrairement à l’affinage Marsala de 2016. Tenue à la dilution : L’ajout d’eau (à petites doses, sinon le caractère vineux de ce whisky ressort de manière trop prononcée) est bénéfique, lisse les saveurs, mais hélas ne diminue pas complètement le problème d’alcool trop puissant. Conclusion : Une édition plutôt plaisante, riche mais assez lisse. Un peu vineuse, elle a surtout le défaut d’être un peu trop alcooleuse, ce qui en limite l’intérêt (et lui fait perdre 2 points). En dehors cette considération, que je n’avais pas ressenti à la première dégustation, elle est plutôt réussie. Indication de prix : n.c. Note confirmée : 88/100, voire moins…

This year’s new wine finishing LEDAIG (in Amontillado Sherry casks) is quite powerful, not only because a high abv, but it seems that the wine has given heady alcoholic notes to the whisky, and on several tastings (not all) it gave me a headache. This only but noticeable default made it lose 2 points in the end. Apart from that, it displays nice heady flowers notes, nice fruity ones too (quince, grapefruit), and also spices (pepper, ginger). The wood is nice. The peat stays rather moderate on the palate, while on the nose it is a bit more present, along with farmy & honeyed notes. Vanilla and citrus fruit are also coming through on the palate, though remaining moderate. An interesting expression, though a bit problematic because of the “alcoholic kick in the head” of this wine finishing. Confirmed rating: 88/100 to less…

 

 

-LEDAIG (Marsala wine finish), Limited Edition 2016 (19 ans), Cask Strength, 51 % -PVC 145 € environ. Il s’agit de la précédente édition limitée avec affinage de LEDAIG.

Couleur : Or, à reflets vieil or, relativement dense. Nez : Tourbé, fumé et fruité. Belles notes de fruits mûrs, de fruits confits, et fleurs capiteuses au second plan. Le Marsala apporte déjà au nez une plus-value intéressante. Un joli nez. Bouche : Elle reprend fidèlement les notes du nez, avec cette belle fusion de la fumée de tourbe, des fruits mûrs et confits variés (pour moi aucun fruit ne se détache en particulier), voire des fleurs capiteuses. Un rien vineuse, mais cela reste modéré, et l’affinage est pour moi réussi. Le fondu est superbe, le whisky très agréable à déguster, malgré (et c’est son seul défaut) un manque de puissance qui surprend avec un titrage à 51 % tout à fait « honorable ». Tenue à la dilution : N’ajouter si vous en ressentez le besoin que quelques gouttes d’eau seulement, sinon son caractère vineux sera accentué, et son manque de puissance confirmé. Personnellement je le dégusterais tel quel. Conclusion : Une édition plutôt bien faite, qui m’avait fait forte impression, mais que je n’avais pas eu l’occasion de déguster à nouveau. C’est chose faite et ses qualités et ses défauts semblent se confirmer, rendant l’acquisition de ce whisky peut être superflue, son rapport qualité/prix n’étant pas vraiment satisfaisant (il y a 45 € de trop !). Malgré tout, mais je recommande quand même cette version. Indication de prix : 145 € Note confirmée : 90/100

This is last year’s official wine finishing LEDAIG, in Marsala wine casks. Peated & smoky, but also delicately fruity, the nose already displays the qualities of this rather well balanced & very pleasant LEDAIG. Ripe & candied varied fruit shine through, enhanced by nice heady flowers. A bit winey but staying very well integrated, the Marsala notes are clearly a plus here. I would recommend not to dilute this one, in order to keep it balanced. The melting flavors standing as one on the palate are a success, the peat smoke is noticeable but not overpowering, and despite a light lack of oomph (a bit surprising regarding it is bottled at 51 % abv), it is a pretty decent whisky and a good LEDAIG. Its quality/price ratio is a little disappointing though, as I consider it should be priced closer to 100 € than to 150 € (as it is sold in France). But I still recommend this expression, one of the nicest and pretty much drinkable official finishes from this distillery. Confirmed rating: 90/100


 

 

 

ledaig_2004_amontillado_finish_59.2

 

 

On the BURN STEWART Distillers stand (owned by a South African company called DISTELL), I couldn’t have time to try everything so I sacrified BUNNAHABHAIN (I saw too late they were several novelties) & DEANSTON to focus on LEDAIG distillery: I tried the 2 recent limited editions, the most recent one (a cask strength 2004 vintage finished in Amontillado sherry), and the previous one, from 2016 (a cask strength 19 years old finished in Marsala wine cask). Both were good, and it seems not overpowered by its finish. More precise notes to come soon, as I managed to get a sample of each one. Thanks for your patience…

 

Du côté du RHUM, faute de temps, je n’ai choisi de visiter qu’un seul stand, pour lequel j’étais le plus curieux, à savoir les martiniquais d’ H.S.E. (pour Habitation Saint Etienne) :

 

-Rhum HSE Millésimé « 2005 » (mis en bouteille en 2015-Edition limitée), SINGLE-CASK (Single Malt finish), 50 cl, 41 % :

Gourmand, gouleyant, joliment boisé et fruité ! –D’autres notes de dégustation à venir (sur sample)

-Rhum HSE Millésimé « 2003 » (mis en bouteille en 2016-Edition limitée), SINGLE-CASK (French Oak), 50 cl, 47,8 % :

Un rhum aussi gourmand qu’un bon whisky, très bien choisi ! –D’autres notes de dégustation à venir (sur sample)

-Rhum HSE Hors d’âge Millésimé « 2005 » (environ 10 ans d’âge), Sauternes finish (Château la Tour Blanche-8 mois d’affinage), 50 cl, 41 % :

Parfumé de fleurs capiteuses, de fruits variés (abricots, oranges, coing, raisins secs, ananas rôti) et de miel d’acacia, de loukoums aussi, c’est un véritable dessert liquide que je déguste pour au moins la troisième fois, mais que je n’ai jamais réussi à prendre le temps d’évaluer…ni de sampler, ni d’acquérir hélas…(il faut dire qu’il vous faudra débourser près de 100 € pour un flacon de 50 cl), mais c’est vraiment très bon ! En fait c’est mon rhum préféré avec (dans un genre différent) le CARONI 17 ans (1996-2013) à 55 %. Mais il existe d’autres marques de rhum de grande qualité (j’y reviendrais ultérieurement) comme par exemple SAINT JAMES, BIELLE, MOUNT GAY, APPLETON, etc…

 

 

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Not having much time for all the whiskies, it was logical to skip every other spirit I came across, but I made an exception, a French traditional rum stand from one of my 2 favorite rum distilleries worldwide, H.S.E. (for Habitation Saint Etienne, French West Indies), the other being probably CARONI (sure there are other good rum brands-see those on the list above…). For those who don’t know it yet, H.S.E. is a distillery that has been recently experimenting whisky finishes (peated & unpeated), Sherry & Sauternes finishes, with success & a certain respect from whisky lovers I think. So I tried these two vintages single-casks (a “2003” & a “2005”) I found both gourmet, easy to drink & with subtle fruity & woody notes.

-More precise notes to come soon, as I managed to get a sample of each one. Thanks for your patience…

 

Meanwhile I have to tell you more about the H.S.E. “Sauternes finish (Chateau La Tour Blanche)”, a 10 years old that spent almost one year in these wine casks…Third or fourth time I try it and it’s always a super treat, very gourmet & deep stuff, benefiting from both maturations, and full of heady flowers, expressive tea, oriental pastries, apricot, quince, sultanas & roasted pineapple, honey, etc….Sure it’s a bit expensive (around a 100 € for a 50 cl bottle), but it really stands out in my opinion.

 

 

 

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CONCLUSION:

 

Un salon toujours intéressant, mais qui mériterait de se dérouler sur plusieurs jours pour une visite en deux ou trois temps (journées) plus ciblée, l’une sur les whiskies, l’autre sur les rhums et les Cognacs, et une enfin sur les vins mûtés et autres alcools. Côté whiskies officiels, clairement ce sont les marques de SPRINGBANK qui se distinguent, ainsi que GLENGOYNE, TAMDHU, voire aussi LEDAIG. Du côté du négoce, tout aussi clairement, certaines jeunes sociétés commencent à ravir le devant de la scène avec des propositions aussi audacieuses que pointues (je pense à The ISLAY BOYS Ltd, par exemple), mais il ne faut pas non plus négliger l’apport d’irlandais comme la société WALSH par exemple, avec sa marque WRITER’S TEARS surtout. Enfin je suis tout de même inquiet sur la baisse de qualité régulière de nombre de mises de négoce, ou du moins le fait qu’il y a plus de difficulté de nos jours à trouver des choses vraiment splendides.

 

ENGLISH SUMMARY : An interesting show, but, as for Whisky Live Paris, it could be longer opened in time, so that one could visit it several times and devote each day for a kind of spirit, for instance, to make things easier… On the official side, clearly its solid traditional brands such as a brand as SPRINGBANK that stands out, and also GLENGOYNE, TAMDHU, or even LEDAIG. The independent bottlings are not spectacular this year, some are good, but not much more, and I would say that 2 companies stand out this year, one being the ISLAY BOYS Ltd, the other WALSH Whiskey (mostly with the WRITER’S TEARS brand). I’m worried though of a kind of constant decrease of quality of those last years of indie bottlings in general. It is hard to find something splendid nowadays.

 

 

Editorial No 24

 A VENIR/TO BE PUBLISHED SOON:

 

Mon Nouvel EDITORIAL, No 25, avec au sommaire:

My new Editorial, No 25, with, at the table of contents:

-Sélection de Nouvelles importantes...

Selected Breaking News...

-Le Whisky du Mois / Coup de Coeur abordable recommandé

Whisky of the Month / Recommended affordable Favorite

-Un bref reportage sur le salon professionnel Club-Expert Dugas 2017

A brief report about a professional show called Club-Expert Dugas

-D'autres Notes de Dégustation...

Other Tasting Notes...

 

***

 

EDITORIAL No 24:

 

 « QUELQUES WHISKIES DE PLUS AVANT LE SALON »

(A FEW WHISKIES MORE BEFORE THE SHOW)

 

Première Edition/1st Edition: 17/09/2017

Mise à jour/Update: 06/10/2017

 

 

Dernière minute : GREG’S WHISKY GUIDE sera présent au « WHISKY LIVE PARIS 2017 », fin Septembre (le salon sera ouvert les 23 & 24 pour le public, et le 25 pour les professionnels et la presse), par l’intermédiaire de votre serviteur en visite durant la plus grande partie de la durée du salon (les 24 & 25), et postera sur Twitter peu après voire pendant ses premières impressions. Plus tard, comme à l’accoutumée, un reportage conséquent sera posté avec photos et nombreuses notes de dégustations.

Pour toute information sur ce salon, voir ci-dessous (about this show, please read below) :

Whisky Live Paris 2017 /Informations

 

D’avance merci à la MAISON DU WHISKY de m’y accueillir, et à la société COMPASS BOX d’y contribuer également, ainsi qu'à tous les exposants, particuliers ou professionnels, souvent passionnés, de leur accueil à venir et des échanges avec ceux et celles qui le souhaiteront. Pour rappel, voici l’adresse mail du site ou vous pouvez me contacter le cas échéant (in case of need to contact me, please use the link below):

Me contacter/To contact me

 

 

 

Mon reportage (bilingue) sur le salon « WHISKY LIVE PARIS 2017 » ici :

 

 

(My bilingual REPORT about WHISKY LIVE PARIS 2017 show here):

 

 

W.L.P. 2017 Reportage/Report

 

 

 

 INTRODUCTION :

Pour ce nouveau numéro arrivant rapidement après le précédent, j’ai choisi de chroniquer 5 échantillons reçus cet été, certes parmi d’autres (leur heure viendra !), soit un blended malt et 4 single malts, tous de négoce, tous écossais. "Moins de whiskies, mais plus souvent", je vais essayer de m'y tenir autant que possible à l'avenir....en dehors des reportages nécessitant d'être plus exhaustif, évidemment.

 

 

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Sample du "The Double Single" 2017 de COMPASS BOX, toujours accompagné de son appréciable fiche technique !

 

 

***

 

IMPORTANT :

 

 

Un grand merci aux sociétés COMPASS BOX & ELIXIR DISTILLERS qui m’ont envoyé les échantillons chroniqués ci-dessous.

 

A big Thank you to you COMPASS BOX & ELIXIR DISTILLERS who provided the samples reviewed below.

 

 

 

 

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 Les 4 samples reçus cet été de la part d'ELIXIR Distillers, émanation de la société THE WHISKY EXCHANGE,

et de sa branche de négoce The SPECIALITY DRINKS Ltd. Gamme: The SINGLE MALTS of SCOTLAND.

 

 

 ***

 

SELECTION DE MES NOTES DE DEGUSTATION:

 

(SELECTION OF MY TASTING NOTES)

 

Photos: Tous droits réservés © Grégoire Sarafian, sauf si précision contraire

(all rights reserved on pictures © Grégoire Sarafian -except on one)

 

 

BLENDED MALT :

 

L’on ne présente plus la société COMPASS BOX et son fondateur John GLASER, artisan assembleur et négociant en whisky basé au Royaume-Uni. Ses whiskies sont maintenant bien représentés en France via La Maison du Whisky. Cela faisait un moment que je n’avais pas chroniqué de nouveautés récentes (notamment les échantillons reçus depuis quelque temps, et il en reste !), et hormis la délicieuse nouvelle édition du « Whisky de Table » (réservé à la France, rappelons-le) chroniquée à l’occasion du salon « Cocktail Spirits », je me devais de chroniquer au moins une des nouveautés qui seront sans doute présentes au salon « Whisky Live Paris » 2017.

 

-« The DOUBLE SINGLE », Edition 2017 (3ème édition), emb. par COMPASS BOX, n.a.s. (sans compte d’âge), 5838 bouteilles, 46 % (Blended Malt, ECOSSE):

A Noter : Il s’agit d’un assemblage composé de single malt GLEN ELGIN 19 ans (re-charred Bourbon hogsheads) à 72 % & du single grain GIRVAN sans compte d’âge (re-charred Bourbon hogsheads) à 28 %. Tous les fûts de cet assemblage sont des fûts reconstitués (originairement ayant contenu du Bourbon) et leur intérieur a été brûlé à nouveau afin d’extraire leurs composants aromatiques boisés, épicés, ainsi que de la vanilline.

Couleur: Vieil or, à reflets or clair. Nez: Très fin, sur l’orge maltée, les herbes fraîches, des agrumes (orange en tête), une pointe de fruits rouges, voire même de la confiture de fraises (évoquant la présence de sherry-bien qu’elle ne soit pas réelle). C’est superbe ! Bouche: Superbe, tout aussi délicieuse, et d’une certaine complexité : Agrumes (orange juteuse), pointe de fruits rouges (fraises, groseilles), puis évolue sur à la fois des notes de céréales maltées, des épices et des amandes écrasées au lait & à la crème (en fait ce whisky m’évoque l’idée d’un dessert écossais nommé « Cranachan »-fait plutôt avec des framboises-mais en moins acide). Bel équilibre. A la longue (aération), le côté épicé devient plus important. Tenue à la dilution: Excellente, et renforce le côté fruité. Conclusion: Une jolie création de John Glaser, avec un choix très subtil du dosage entre le whisky de malt et de grain. Abordable pour les néophytes (certes pas donné question prix), il sera apprécié à sa juste valeur par les connaisseurs. Prix indicatif: 150 livres (± 193 €) à sa sortie. Note confirmée: 92/100

ENGLISH SUMMARY : This blended malt is made of single malt GLEN ELGIN 19 y.o. & n.a.s GIRVAN, all matured in re-charred ex-Bourbon hosgheads. The nose is complex and refined. It displays nice malted barley notes, crushed almonds with cream, citrus fruit (oranges, mostly), but also hints of red fruit (strawberries & redcurrant), though no sherry casks involved. I can feel some spices as well. All these notes faithfully come through on the palate, and I’m suddenly thinking of a Scottish breakfast treat called « Cranachan » (ok, rather including raspberries than strawberries). Beautiful balance. With more air/time, the spicy side of it gets more present, but it works. Water enhances its fruity side. A lovely creation by John GLASER, which necessitated a subtile choice to keep the balance between the grain & the malt. Easily palatable for everyone (even if it’s not affordable for anyone-a bit overpriced in my opinion), it will be appreciated at it’s true value by connoisseurs. Rating (confirmed): 92/100

 

 

 

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Photo: Courtesy of www.whiskyandspirits.ch

 

 

 

SINGLE MALTS :

 

La société THE WHISKY EXCHANGE (un peu l'équivalent de LA MAISON DU WHISKY au Royaume-Uni, société dirigée par Sukhinder Singh) commercialise avec l'aide d' ELIXIR Distillers sous plusieurs marques des whiskies de négoce depuis plusieurs années au sein de The SPECIALITY DRINKS Ltd. Les gammes les plus connues en France (parce qu'elles sont importées par la M.d.W.) sont "ELEMENTS OF ISLAY" et "PORT ASKAIG", qui mettent en valeur des whiskies plutôt tourbés. Mais parmi ses gammes moins connues ici, il existe une gamme assez prestigieuse nommée "The SINGLE MALTS of SCOTLAND", que l'on a pu déguster en France a de rares occasions (j'ai un beau souvenir d'un sublime CLYNELISH "1972" dégusté au W.L.P., par exemple, il y a quelques années), aussi il me paraissait intéressant de vous faire part de mes impressions concernant ces échantillons. Pour en savoir plus, voir le site internet de cette société :

The Whisky Exchange

Dernière minute (18/09/17): J'apprends que ces échantillons correspondent en fait à des mises en bouteille exclusives pour la France, via La Maison du Whisky, information que je n'avais pas au départ. Bonne nouvelle donc, que cette chronique, puisque ces whiskies arriveront bientôt chez nous...Ce sont donc bien des notes en avant-première de bouteilles bientôt disponibles en France que je vous livre ici.

 

-BEN NEVIS 20 ans (Distilled : 1996-Bottled : 2017), emb. T.W.E./The SPECIALITY DRINKS Ltd-ELIXIR Distillers, gamme « The SINGLE MALTS of SCOTLAND », Single-Cask (Cask N°1531-Sherry Butt), Natural Cask Strength, 52,2 % (Highlands de l’Ouest, ECOSSE/G.B.) :

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Noble, riche, chocolaté, malté et boisé. Notes fruitées évoquant du sherry de second remplissage. Bouche: Puissante, épicée, riche, et plutôt équilibrée, elle reprend les notes du nez : Chocolat noir, malt (ovomaltine), pudding de Noël anglais, fruits mûrs, réglisse, bonbon anglais, joliment (et modérément) boisée, elle est bien agréable. Tenue à la dilution: Bonne, mais ne pas trop diluer. Conclusion: Un BEN NEVIS séduisant, élégant et très bien équilibré. Prix indicatif: (RSP): 165 €, mise en bouteille en exclusivité pour La Maison du Whisky.-Note confirmée: 92/100

ENGLISH SUMMARY : Noble, rich, chocolatey, malty & woody. Fruity notes suggest a second fill sherry cask. On the palate it’s powerful, spicy, rather balanced & faithful to the nose. Dark chocolate, malt (ovomaltine), Christmas pudding, ripe fruit, liquorice all sorts sweet, with a nice woody note (still moderate). Very pleasant stuff, seductive & pretty well balanced. Rating (confirmed) : 92/100

 

 

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-GLENALLACHIE 25 ans (Distilled : 1992-Bottled : 2017), emb. T.W.E./The SPECIALITY DRINKS Ltd-ELIXIR Distillers, gamme « The SINGLE MALTS of SCOTLAND », Single-Cask (Cask N°589-Bourbon Barrel), Natural Cask Strength, 47,6 % (Speyside, ECOSSE/G.B.) :

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Dense, marqué par le sherry & des notes végétales à la fois. Agréable, mais un peu austère. Evolue de plus en plus vers le végétal. Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec un profil un peu à l’ancienne, gourmand, boisé, peu fruité, et malgré tout dominé par des notes végétales (mousse & champignons des sous-bois, feuilles de thé noir et de cigare Havane) et une certaine amertume. Finale épicée & boisée, peut être très légèrement fumée aussi. Tenue à la dilution: L’ajout d’un peu d’eau le rend un peu plus équilibré, et réveille d’autres notes, de café dilué, de caramel, de sucre de canne, voire de moka. Conclusion: Un single malt à l’ancienne, suffisamment austère pour ne pas être commercial, mais aussi suffisamment complexe et fin pour être intéressant. Les GLENALLACHIE se font rares, et celui-ci succède à une version encore plus belle, de 35 ans d’âge, commercialisée en 2010 sous la marque The Single Malts of Scotland. Prix indicatif: (RSP) 147 €, mise en bouteille en exclusivité pour La Maison du Whisky.-Note confirmée: 91,5/100

ENGLISH SUMMARY : Thick, with both sherry & green notes. Old fashioned stuff on the palate, it is a bit woody, a bit fruity, woody, but more than anything dominated by complex green notes (moss, forest mushrooms, black tea leaves & Havana cigar tobacco fresh leaves). Spicy & woody finale, with possibly a hint of smoke coming through. Water brings out other notes such as diluted coffee/moka, caramel & sugar cane. A nice old fashioned GLENALLACHIE, enough austere to be « uncommercial », but also enough refined & complex to be interesting. One don’t come across often GLENALLACHIE casks nowadays, so, malt mates, go for it. It reminds me a bit another one (even greater), a first fill sherry 35 y.o. bottled in 2010 for the same The Whisky Exchange range (it's called "Anniversary Selection"). Rating (confirmed) : 91,5/100

 

 

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-GLENBURGIE 18 ans (Distilled : 1998-Bottled : 2017), emb. T.W.E./The SPECIALITY DRINKS Ltd-ELIXIR Distillers, gamme « The SINGLE MALTS of SCOTLAND », Single-Cask (Cask N°900-Hogshead), Natural Cask Strength, 53,9 % (Speyside, ECOSSE/G.B.) :

Couleur: Or clair. Nez: Un peu atypique. Notes de caramel, d’orge malté, voire d’huile de lin. Bouche: Elle reprend les notes du nez, mais avec moins d’équilibre, car il y a beaucoup d’épices (poivre noir, gingembre, voire piment d’Espelette), mais aussi quelques agrumes et des fruits mûrs divers. Note étrange de.....sauce Nuoc Mam pour nems, et de céréales croquantes (un peu à l’irlandaise). Un whisky un peu fuyant, bizarre, difficile à évaluer. Tenue à la dilution: L’eau a du mal à l’assouplir. Conclusion: Un GLENBURGIE un peu « dur », assez difficile à évaluer, et du coup, aussi à apprécier. Prix indicatif: n.c., (prix conseillé à venir, disponibilité sous réserve, mise en bouteille en exclusivité pour La Maison du Whisky).-Note confirmée: 86,5/100

ENGLISH SUMMARY : An unusual profile, this one. Caramel, malted barley & linen oil do the job on the nose, but on the palate it’s a bit more unbalanced, with a lot of spices (black pepper, ginger, French « piment d’Espelette » pepper), some citrus fruit & ripe fruit. A strange note mixing crispy cereal notes (Irish whiskey style) &....yes, Nuoc Mam sauce for….fried spring rolls comes through ansd surprises me. A bit elusive palate makes it hard to evaluate and clearly to enjoy as well. Rating (confirmed) : 86,5/100

 

 

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-LEDAIG 13 ans (Distilled : 1996-Bottled : 2017), emb. T.W.E./The SPECIALITY DRINKS Ltd-ELIXIR Distillers, gamme « The SINGLE MALTS of SCOTLAND », Single-Cask (Cask N°37-Hogshead), Natural Cask Strength, 55,2 % (Isle of Mull, ECOSSE/G.B.) :

Couleur: Or pâle. Nez: Un peu fermier, puis bien tourbé (plus que fumé), floral, un peu végétal, belles notes de badiane et de beaux esters (bonbons anglais, fruits exotiques). Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec efficacité et précision. Belles notes d’agrumes également, le citron confit en tête. La tourbe est superbe. Quelques épices couronnent le tout. Excellent ! Tenue à la dilution: Bonne, mais ne pas trop diluer sous peine de le déséquilibrer. Conclusion: Une jolie version de LEDAIG, provenant d’un fût de qualité. Prix indicatif: (RSP) 85 €, mise en bouteille en exclusivité pour La Maison du Whisky.-Note confirmée: 91/100

ENGLISH SUMMARY : A complex nose, from manure/farmy notes to more floral & fruity notes. A bit green as well, showing on the palate also nice esters (liquorice all sorts sweets, exotic fruit), star anise and some nice citrus fruit (candied fruit ahead). The peat is simply superb. A bunch of spices crowns it all. A nice LEDAIG, from a quite a good cask. Rating (confirmed) : 91/100

 

 

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Editorial No 23

 

 EDITORIAL No 23:

 

 « SINGLE MALTS ONLY (Part 2) »

 

Première Edition/1st Edition: 09/09/2017

Mise à jour/Update: 09/09/2017

 

 

Dernière minute : GREG’S WHISKY GUIDE sera présent au « WHISKY LIVE PARIS 2017 » (le salon sera ouvert les 23 & 24 Septembre pour le public, et le 25 Septembre pour les professionnels et la presse), par l’intermédiaire de votre serviteur en visite durant une bonne partie de la durée du salon (les 24 & 25), et postera ses premières impressions sur Twitter peu après, voire pendant si possible. Plus tard, comme à l’accoutumée, un reportage conséquent sera posté avec de nombreuses photos & notes de dégustations.

 

-I'll be visiting  Whisky Live Paris this year too, posting short comments on Twitter and later on publishing a bigger report on my website. Feel free to meet me there (I'll be there September 24 & 25).

 

Pour toute information sur ce salon, voir ci-dessous (about this show, please read below) :

Whisky Live Paris 2017 (informations)

 

 

D’avance merci à la MAISON DU WHISKY de m’y accueillir, à la société COMPASS BOX d’y contribuer, et à tous les exposants, particuliers ou professionnels, souvent passionnés, de leur accueil à venir et des échanges avec ceux et celles qui le souhaiteront. Pour rappel, voici l’adresse mail du site ou vous pouvez me contacter le cas échéant (in case of need to contact me, please use the link below):

 

Me contacter/To contact me

 

 

 INTRODUCTION :

 

Poursuivant notre périple au pays des SINGLE MALTS, cet éditorial sera entièrement consacré à de récentes notes de dégustation de votre serviteur, sous la forme d’une compilation de notes concernant des whiskies récents comme d’autres un peu plus anciens, principalement d’ECOSSE (G.B.), mais aussi d’autres pays (cette fois INDE, IRLANDE, FRANCE), présentés par ordre alphabétique, tous pays confondus pour faciliter les comparaisons et simplifier cette liste.

-Here you will find 18 tasting notes with specially worked English translations of all of them (which is rare I have to say for a French website, especially on so many notes together). A way also to thank all my distinguished English speaking readers all over the world supporting me since this website is out, thanks a lot, guys, you're awesome ! Besides, I also wanted to to thank all the whisky industry & craft people sending me samples or reacting to my posts here and on Twitter, you're so important, guys !

A nouveau, je vous suggère avant d’aller plus avant de consulter mon barème de notation qui diffère quelque peu de celui des autres bloggeurs.

Here’s my Scoring system, which may help people to understand how I work (which may differ from the other bloggers):

Notation/Scoring System

 

Important : Un grand merci à nouveau à tous, particuliers, amis, relations et professionnels du whisky pour l’accès à une grande partie de ces whiskies, souvent d’ailleurs pour les plus prestigieux d’entre eux (les amis se reconnaîtront) !

 

 

Again a big Thank you to you all (amateurs or professional, friends or relatives in the whisky world or not) for giving me access to many whiskies (providing me samples or just letting me taste their bottles-and I have to say I feel very privileged, as it is often collector ones I couldn't afford myself !).

 

 

 ***

 

SELECTION DE MES NOTES DE DEGUSTATION:

 

(SELECTION OF MY TASTING NOTES)

 

 

Photos: Tous droits réservés (sauf précision contraire dans la légende de la photo) © Grégoire Sarafian

(all rights reserved on pictures © Grégoire Sarafian except some (see legend below the picture)

 

 

 

SINGLE MALTS :

-BEN NEVIS 34 ans (Dist. : 1970-Bottled : circa 2014), emb. par ADELPHI, Single-Cask (Cask N°4640-186 bouteilles), 50,3 % (SINGLE BLEND whisky)-(Highlands de l’Ouest, ECOSSE/G.B.): Couleur : Or clair. Nez : Discret, pâtissier (mille-feuilles), assez simple, mais bien fait. Bouche : Gourmande et équilibrée, elle reste néanmoins un peu trop discrète et linéaire. Notes de mille-feuilles, de crème anglaise, de vanille et enfin de gâteau de maïs. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau (pas trop), elle continue sur sa lancée, sans grande surprise. Conclusion : Un bon BEN NEVIS, assez différent des versions Single-Cask précédemment dégustées, allant plus vers un côté pâtissier et plus simple que d’ordinaire. N’oublions pas que nous avons affaire à un single-blend, pas à un single-malt : La présence du grain est très significative, même si rien n’indique si les proportions grain/orge sont de 50/50 ou si l’un est en plus grande proportion que l’autre. Indication de Prix : Autour de 500 €. Note (sous réserve) : 87/100

ENGLISH SUMMARY : First it’s important to mention it’s a single blend (malt & grain coming from the same distillery), which is quite rare. So, this bottling shows qualities coming from both type of cereal. The pastry side comes from both, though, I think, with French « mille-feuilles » note, custard, vanilla  & corn cake. It’s simple, yes, linear, but good. The malt component tries to drive it to more nutty or barley notes, but it doesn’t achieve it completely. We don’t know if it’s a 50/50 grain/malt share in the blending, but one can conclude that the grain tames the malt, because of a certain lack of complexity, gourmet & length. A nice curiosity though. Rating (with reservations) : 87/100

 

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-CAPERDONICH 35 ans (Distilled in 1977-Bottled in 2014), emb. CADENHEAD, gamme “Small Batch”, Sherry Butt (384 bouteilles), 50,2 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): A Noter: La distillerie, autrefois propriété du groupe Pernod-Ricard, fut fermée en 2003.

Couleur : Ambré, à reflets verdâtres. Nez : Complexe et très fin, dominé par l’élément végétal. Elegantes notes de thé noir, thé vert & Earl Grey très infusé, menthol, bois précieux assez présent, fruits mûrs. Bouche : D’urne grande finesse, elle reprend fidèlement les notes du nez, majoritairement végétales et boisées, en plus équilibré, avec une note de laurier, de bois de rose et de prune en plus. Beaucoup de notes sont très fondues donc difficiles à identifier en une seule fois. Probablement aussi des notes florales et fruitées à l’arrière-plan. Tenue à la dilution : Quelques (très peu !) gouttes d’eau l’assoupliront, mais l’on peut s’en passer. Conclusion : Un beau CAPERDONICH, très élégant, sur la noblesse du bois et la complexité de la terre. Un whisky à l’ancienne, encore une fois, comme l’on en fait plus. Indication de Prix : n.c. (épuisé). Note (sous réserve) : 96/100

ENGLISH SUMMARY : A gorgeous CAPERDONICH, and a gorgeous single malt. The green side is dominating, with classy & complex overinfused tea notes (black, green & Earl grey tea), precious wood notes (rose wood ahead) as well. Some mentholated notes, ripe fruit, laurel, prune & probably other notes (floral fruity). Everything is melted & very difficult to identify within a single tasting. One thing is sure : it’s a very complex & elegant whisky, glorify ancient malts style, the Wood’s gentry & the Earth’s complexity. Rating (with reservations) : 96/100 

 

 

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-CONVALMORE officiel/The Special Releases, 36 ans (Distilled in 1977-Bottled in 2013), Small batch (2680 bouteilles), 58 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): A Noter: CONVALMORE est une distillerie de malt de la région du Speyside et est aujourd’hui fermée. Elle fut fondée en 1893, détruite par un incendie en 1909, puis reconstruite, d’abord en remplaçant l’alambic de distillation à repasse par un alambic à colonne, puis en choisissant de revenir à l’alambic à repasse (également nommé « Pot still »). La distillerie fut longtemps la propriété du groupe Diageo (en incluant ses périodes antérieures D.C.L. puis U.D.V.), mise en sommeil, puis fermée en 1985. Plus récemment, la distillerie ayant été rachetée par le groupe William Grant & Sons, ses chais sont utilisés pour entreposer ses propres productions.

Couleur : Vieil or. Nez : Un superbe nez, très complexe & très fin (voir bouche). Bouche : D’une grande complexité et d’une grande franchise (un caractère direct), elle déploie autant de notes fruitées (nèfles, coing, abricots, agrumes, divers fruits mûrs) que florales (fleurs capiteuses, dont du lys) ou végétales (angélique, vieux thé Earl Grey très infusé, mousse). Elle se développe sur de belles notes de sucre d’orge, de cire et de menthol. Beaucoup de finesse et d’expressivité, pas de domination du bois (pourtant perceptible et de qualité), en revanche, le palais est assez épicé (gingembre, piment). Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky devient encore plus beau et accessible (rehaut des notes florales, fruitées, végétales), tout en conservant la vivacité (non agressive) de ses épices. Par là même il rappelle un peu certains The BALVENIE, CRAIGELLACHIE officiels, mais aussi, pour sa séduisante complexité, les vieux GLEN MOHR officiels (« Rare Malts Selection ») ou les millésimes « 1965 » et « 1980 » de chez Gordon & MacPhail. Conclusion : Il n’est pas courant de rencontrer un whisky de la distillerie CONVALMORE, et c’est dommage. Un très bel exemple de vieux whisky à l’ancienne. La version de même millésime du négociant CADENHEAD est relativement proche de celle-ci, peut être en moins flamboyante, mais je ne saurais l’affirmer avec certitude. Indication de Prix : Autour de 800 €. Note (sous réserve) : 94/100

ENGLISH SUMMARY : A superb official bottling of CONVALMORE, a closed distillery (ex-Diageo owned) that now is used by it’s recent owner William GRANT & Sons to store & mature its 3 malt distilleries casks. Recent bottlings of this distillery are so scarce that I am glad & privileged to assess this bottling (again, a thousand thanks to a good anonymous friend who provides a lot of samples or tastes of rare stuff !). Very complex & very straight forward, but in a good way. A lot of fruity notes can be found there (quince, apricot, citrus fruit, etc…) as well as beautiful flowery notes (heady flowers, including lily), and green notes too (ripe Earl Grey tea, moss, angelica). It moves then to subtle wax, barley sugar & menthol notes. Very expressive & refined at the same time, the palate evolves & stays spicy for a long time (ginger, chilli), but it doesn’t matter because we can still enjoy the other notes. Similarly, the wood is here but never dominating. Adding a few drops of water does its worthy, to open up a bit its profile. This beautiful whisky reminds me a bit of some old GLEN MOHR bottlings, as well as more recent BALVENIEs, CRAIGELLACHIEs.

A perfect example of « old fashioned/old crafted » single malts. Also recommended, the CADENHEAD bottling (same vintage) is almost as impressive as this one. Rating (with reservations) : 94/100 

 

 

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-”COOLEY” 23 ans (Distilled in 1992-Bottled in 2015), emb. CADENHEAD, gamme “World Whiskies”/”Individual Cask”, Bourbon Barrel (192 bouteilles), 55 % (Single Malt/IRLANDE):

Couleur : Or clair. Nez : Engageant et complexe. Floral, fruité, marqué par les esters, la tourbe grasse (mais très fine), le tout en un délicat fondu. Beaucoup de charme. Bouche : Superbe, équilibrée et gourmande. Très beaux esters (pommes, poires fraîches et bonbon anglais, fruits exotiques dont ananas et banane = acétone), guimauve (comme dans les CONNEMARA). Splendide, vraiment, et très serein, aussi gourmand qu’aérien, curieusement. Tenue à la dilution : Parfaite avec juste quelques gouttes d’eau. Conclusion : Un bien joli COOLEY de négoce (comme de plus en plus, je dois dire, que ce soit chez TEELING -ou vont à mon avis les autres meilleurs fûts, en plus des versions pour CADENHEAD & The NECTAR, mais shut, je ne vous ai rien dit). Parfaitement équilibré et satisfaisant, il compense le peu de versions officielles intéressantes désormais disponibles depuis que la distillerie COOLEY a été reprise en 2012 par Beam (devenu depuis le géant Beam-Suntory). Indication de Prix : Autour de 240 £ à sa sortie. Note (sous réserve) : 93,5/100

ENGLISH SUMMARY : Foreword : Some may ask me why so many CADENHEAD bottlings reviews here ? I’ll answer that as I have the opportunity to taste some by myself, then get some samples through some good friends, and as they are often good, why avoid them ? Plus I’ll add it’s one of the oldest (if not the oldest ?) indie bottler to bottle single casks & small batches in Scotland (they did recently celebrate their 175th year, so they are much older than some overhyped younger indies…-S.V. anyone ?). The whisky, now : Not my fault, this is very good ! Floral, fruity, estery, its has a lot of charm, and the peat is also very engaging. Impressively balanced & gourmet, it delivers on the palate beautiful notes of pear, apple, liquorice all sorts sweets, banana, pineapple (ah, the esters, again !), and some marshmallow notes, the ones we usually found in CONNEMARA bottlings (I didn’t say it, did I ?). Amazingly, it manages to stay aerial, while being very expressive. The balance is also letting me dreamy. A really nice indie COOLEY distillery bottling (some say we must name this distillery rather KILBEGGAN, now….), while the official bottlings sometimes struggle to present the same quality level I have to say…Would I say that nowadays the best casks goes to « vip bottlers » such as CADENHEAD, THE NECTAR, THE WHISKY AGENCY or BERRY Bros & RUDD ? (and of course to ex-founders TEELING). « Possibly » ! Rating (with reservations) : 93,5/100 

 

 

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-DALLAS DHU 35 ans (Distilled : 1979-Bottled : 2014), emb. par CADENHEAD, gamme “Small Batch” (63 bouteilles*), 55,7 % (Speyside, ECOSSE/G.B.-Distillerie fermée en 1983 puis réouverte sous la forme d’un musée): A Noter: Pour rappel, DALLAS DHU est une distillerie fondée en 1898 dans la région du Speyside (à l’Ouest, entre Elgin et Inverness). Elle fut mise en sommeil en 1983 puis transformée en musée par la suite. Il a parfois été question de ré-ouvrir cette distillerie (propriété du groupe Diageo), et ce notamment en 2013, mais, pour l’heure, 3 ans plus tard, toujours pas de nouvelles en ce sens.

Couleur : Or éclatant (miel d’acacia). Nez : Fin, subtil, à l’ancienne, marqué par un profil assez fondu de notes végétales, florales et fruitées. Demande un certain temps d’aération (dix minutes au moins). Bouche : Beau profil aromatique bourré de charme, avec des fleurs capiteuses, jaunes et blanches, des fruits à foison (nèfles, pêches jaunes, coing, agrumes divers, bergamote confite), mais aussi un caractère pâtissier (sucre de glaçage de mille-feuilles, crème vanillée, gland-la pâtisserie) et enfin comme une note de menthol ou de vieux thé à la menthe à l’ancienne. Merveilleusement désuet ! Tenue à la dilution : Avec 3 gouttes d’eau (pas plus !), il devient un peu plus fondu et séduisant encore. Conclusion : Les occasions de déguster un DALLAS DHU se font rares de nos jours, alors si en plus il s’agit d’un bon fût (ou petit lot de fûts, ici), il faut en profiter ! Ici CADENHEAD nous gâte, avec un whisky très généreux et charmeur, bravo et merci ! Indication de Prix : n.c. (épuisé).*= NDLR : Je ne peux l’affirmer avec certitude, mais lorsque l’on annonce 63 bouteilles pour un whisky de cet âge et caractéristiques, il est probable qu’il y ai eu un « split » (division du lot) avec un autre négociant. Note (sous réserve) : 93/100

ENGLISH SUMMARY : Foreword : This old Speyside distillery founded in 1898 was mothballed in 1983 and then later on transformed into a museum. Somes said in 2013 that this Diageo owned distillery could be re-opened, but no recent news that it could really happen. The whisky, now : Another old fashioned fascinating whisky….Green, floral, fruity, but also very melted, it needs time to open up. Full of charm, the palate delivers absolutely gorgeous heady flowers notes, as well as endless fruity notes (yellow peaches, quince, various citrus fruit, candied bergamot, etc…), and also some pastry notes (custard, French « Gland » pastry, French « Mille-Feuilles » icing sugar topping). On the finale, I also get some mentholated notes, probably coming from an old Mint tea. Marvelously old fashioned ! A few drops of water and it gets even more appealing. It is rare to come across to a DALLAS DHU bottling nowadays, so…Even more if it is from a great small batch, life is too short for this ! Rating (with reservations) : 93/100 

 

 

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-GLANN AR MOR (+ 3 ans), «Taol Esa_1 an Gwech 13» (Bourbon + affinage dans 2 fûts de Coteaux du Layon), 778 bouteilles, Edition 2013, ncf/nc, 46 % (SINGLE-MALT) Bretagne, FRANCE):

Couleur: Vieil or. Nez: Puissant, gourmand & complexe : Beaux esters, avec dominante de fruits jaunes (pêches jaunes, coing, citron confit), et de fleurs capiteuses. Bouche: Puissante, presque alcooleuse, avec reprend fidèlement les notes du nez et fait preuve d’une certaine astringence boisée (de puissants tanins), d’une certaine sécheresse, avec une note butyrique qui trahit l’influence du vin d’affinage. Les notes de miel, d’épices sont liées également à cela. La finale est fine, sur des notes de miel d’acacia, d’agrumes confits (citron), de coing, de cire & d’épices sèches (gingembre). L’ensemble est puissant, mais assez agréable, bien fait. Tenue à la dilution: Le nez devient encore plus séduisant, tout en demeurant un peu sec. L’affinage en fûts de Coteaux du Layon le rend assez chatoyant. Conclusion: Le boisé et les épices sont importants dans la perception de ce whisky, mais les autres notes (florales, fruitées, miellées, cirées, voire beurrées) le portent plus haut, d’où la note chiffrée élevée. Prix indicatif: Autour de 62 € à sa sortie. Note confirmée: 92/100

ENGLISH SUMMARY : Note : One of the numerous bottlings produced by what I believe is probably the best French whisky distillery (I know some others may kill me for saying this, but…as my website’s motto says, « no double talk » here). This particular bottling was matured in ex-Bourbon casks, then finished in 2 sweet wine casks. The distillery is an expert in finishes, and even a pioneer in an other sweet wine finish, the Sauternes (but not with their whisky, rather with Scottish whiskies finished in France, for their independant branch, under the Celtic Whisky Compagnie name). They do almost each year Sauternes finishes, and others as well. The one I review here is a very nice whisky, with nice esters coming from the previous American oak casks, but also spices & yellow fruit coming from the sweet wine finish. It is vivid, yes (woody, spicy & a bit tanic) an dry all the way, but also floral & fruity (quince & candied lemon are leading). I also get some honey notes, some wax & some butter trying to come through. Give it a few drops of water and it gets more approachable & even seductive. The complexity here explains the high rate. Rating (confirmed) : 92/100 

 

 

 

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-GLEN MORAY Officiel/gamme « The Heritage Collection », 15 ans, Première Edition 2016, Maturation en fûts ayant contenu du Bourbon (« American Oak ») & du Sherry, réduit à 40 % (Speyside, ECOSSE/G.B.):

Couleur: Miel d’acacia, à reflets dorés, voire ambrée (la tonalité ambrée semble provenir de la part de fûts de sherry dans l’assemblage, mais elle pourrait aussi provenir de l’ajout de caramel, difficile à dire. Nez: Riche, fin et complexe. Fruitée, elle est aussi miellée, maltée, avec un côté gourmand à la fois chocolaté, noisetté, voire praliné. Bouche: Fine, complexe et très fondue. Très fruitée (fruits confits, compotés-pommes golden & poires mûres), elle est aussi miellée (miel toutes fleurs, voire de bruyère), elle est aussi bien maltée, avec de complexes notes de fruits secs (noisettes en tête) se mêlant à des notes de chocolat au lait, chocolat noir, mais aussi de caramel dur (notes semble t’il en grande partie naturel). Finale légère, mais superbe, avec un retour d’épices intéressant qui compense le titrage un rien faible (40 %) et une belle pointe distante de fruits rouges rappelant l’influence du sherry. Tenue à la dilution: Plutôt bonne, mais ne pas trop diluer. Un côté « goûter régressif » (nutella, carambar, tablettes de chocolat diverses, bonbons fourrés au praliné) bien agréable. Conclusion: Un délicieux single malt qui peut à la fois servir d’apéritif et de digestif, voire même d’accompagner un dessert pâtissier. Une belle addition à la gamme régulière, destiné à remplacer le 16 ans d’âge. Prix indicatif: Autour de 65/70 € à sa sortie. Note confirmée: 91/100

ENGLISH SUMMARY : This one replaces the previous 16 y.o. in the core range. The amber color shows this one has more sherry casks involved than for instance the 12 y.o., but it can also be because of the caramel added. The nose is rich, complex & refined. Fruity, it is also malty, honeyed, with a gourmet side related to chocolate, caramel (carambar sweet) hazelnut & maybe praline. On the palate it is as appealing as on the nose, displaying its charms in a deliciously melted complex combo of dark & milk chocolate, malt, hazelnut, dried fruit, honey (all sorts, possibly even with heather). There is also a distant red fruit notes recalling also the sherry casks. It is superb, even with this low abv, delicious and can be both an aperitif & an after-dinner whisky, or even match a pastry dessert. Rating (confirmed) : 91/100

 

 

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-GLENFIDDICH 41 ans (Distilled in 1973-Bottled in 2014), emb. CADENHEAD, gamme “Single-Cask” (Cask 14/102- Bourbon Hogshead), ayant donné 42 ou 96 bouteilles, selon les informations (!), 43,1 % (Speyside, ECOSSE/G.B.):

Couleur : Vieil or. Nez : Etonnante première impression, comme un nez de Cognac. Fleurs capiteuses (dont le chèvrefeuille, note souvent rencontrée dans les versions single-casks des années 70, mais aussi du muguet et du lilas), bois précieux (bois de santal) et fruits mûrs variés. Engageant. Bouche : Superbe, et typique des vieux whiskies de cette distillerie. Le palais débute de manière très fine et subtile, reprenant les belles notes complexes du nez, puis devient plus affirmée (épices variées, herbes sauvages), un peu à la façon d’un KARUIZAWA trentenaire. Finale plus apaisée et relativement courte, avec un doux charme floral qui reste un moment en tête. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau (vraiment que quelques gouttes, s.v.p. !), le whisky devient plus charmeur encore, rehaussant légèrement les notes de fleurs capiteuses et de bois précieux. Conclusion : Un vénérable GLENFIDDICH, comme l’on n’en voit pas souvent (je crois bien que c’est mon GLENFIDDICH le plus âgé dégusté à ce jour !), subtil et fin, d’une expressivité modérée (le faible titrage y joue un rôle modérateur-il lui enlève aussi hélas 2 points environ), mais plutôt réussi, de premier ordre. Indication de Prix : Plus de 400 € à sa sortie. Note (sous réserve) : 93/100

ENGLISH SUMMARY : Amazingly, it starts like a Cognac, on the nose, then switches to typical old 70’s GLENFIDDICH single-casks trademark, with this often stunning honeysuckle note. It is also fruity & woody, but still with a great balance. The palate is complex, typical, fruity (ripe fruit mostly), floral (honeysuckle, lily of gthe valley, lilac). It evolves into a more assertive taste, on wild herbs & varied spices (at like a 30 years old KARUIZAWA I have to say), beautiful precious wood notes (sandal wood) and the finish is sweeter & short, except for a delicate floral charming note. A venerable GLENFIDDICH, the ones you don’t come across often, moderately expressive (due to the low ABV-hence it loses 2 points rating), but first class spirit. Rating (with reservations) : 93/100 

 

 

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-GLENLOSSIE 36 ans (Distilled in 1975-Bottled in 2011?), emb. THE WHISKY AGENCY, gamme “Liquid Sun”, Single-Cask, Refill Sherry Hogshead (132 bouteilles), 48,3 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): Couleur : Vieil or. Nez : Fine, subtile, et au fruité très caractéristique de la distillerie (salade de fruits au sirop, pêches jaunes &, abricots inclus). Sexy. Bouche : Superbe exemple de mélange de notes fruitées gourmandes (reprenant celles du nez) et de fleurs capiteuses (lys), avec comme signature, en sus, une note précise de thé Earl Grey à la bergamote. Redoutable. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky devient de plus en plus sexy, avec une légèreté de plus en plus aérienne. Quelle classe. Conclusion : Un grand GLENLOSSIE, ici en mode quasiment sans épices, mais très fruité et floral, un rien végétal, généreux et parfaitement équilibré. Indication de Prix : n.c. Note (sous réserve) : 93/100

ENGLISH SUMMARY : Absolutely gorgeous stuff ! This one displays all the exuberant fruitiness we love in indie GLENLOSSIE bottlings (fruit salad with syrup, yellow peaches, apricots) but also the flowers (heady ones, including lilies of the valley), & of course the bergamot Earl Grey tea trademark as well. Sexy & impressive ! What is interesting also it that this one has no agressive spicy notes & becomes even a bit aerial when slightly diluted. A great GLENLOSSIE, perfectly balanced. Rating (with reservations) : 93/100 

 

 

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-“ISLAY” 12 ans, embouteillé pour MARKS & SPENCER (Edition circa 2012), 40 %, Single-Malt), Islay, ECOSSE/G.B.:(Dégusté en blind)

Couleur : Or pâle. Nez : Huile de lin, feutre, sur lit d’herbes sèches. Tourbe discrète à ce stade. Peut-être des fleurs & des agrumes en arrière-plan. Bouche : Plutôt complexe et intéressante. Avec de subtiles notes de badiane et de violette au second plan, la tourbe (mi-grasse) s’exprime avec élégance et finesse, et s’épanouit sur un lit d’agrumes à la vanille. C’est un très joli profil aromatique qui s’exprime là. Le caractère habituellement médicinal du LAPHROAIG (que l’on soupçonne être la distillerie derrière ce nom générique, mais l’on peut se tromper) est quasi-absent ici, et la fumée est plus douce. Tenue à la dilution: Avec quelques gouttes d’eau, ce whisky devient encore davantage charmeur, alors n’hésitez pas. Conclusion: Une belle surprise que cet Islay anonyme mis en bouteille pour cette grande enseigne. Un single malt plus équilibré que le LAPHROAIG 10 ans officiel et quasiment aussi excitant que le CAOL ILA 12 ans officiel. En tout cas un rapport qualité/prix très intéressant. Indication de Prix: Autour de 35 € à sa sortie. Note chiffrée (Sous réserve): 90,5/100

ENGLISH SUMMARY : A less medicinal LAPHROAIG than usual (yes, there is not much suspense about the distillery there, just nose the whisky & have a look at the tube…), and an elegant one. A pretty aromatic profile, with just what it takes of citrus fruit « lying in a vanilla bed », star anise, medium fat peat, with even a hint of violet in the background. The smoke is sweeter than on the official 10 y.o., and a few drops of water adds even more charm to it. A nice surprise, this bespoke anonymous bottling for Marks & Spencer launched a few years ago (at a time one could easily find this bottling in French M. & S. shop as well). The quality/price ratio is very good too ! Rating (with reservations) : 90,5/100 

 

 

 

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-LONGMORN 12 ans (Distilled: 2003-Bottled: 2015), emb. Ian McLEOD, gamme “Chieftain’s”, Single-Cask, Refill Sherry Hogshead (132 bouteilles), Natural cask strength, 53,7 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): Couleur : Vieil or, soutenu. Nez : Longtemps changeant, puis s’est stabilisé après quelques dégustations. Dense, fondu, fortement caramélisé, plutôt boisé, herbacé, épicé. Avec le temps, développe un caractère pâtissier bien plus plaisant, évoquant tour à tour un baba au rhum, une tarte aux abricots, voire une glace plombière. Bouche : Au début, elle reprenait les premières notes du nez, avec un ajout très net de chocolat au lait, mais aussi de noisettes, d’orge maltée et un caractère fortement épicé et un peu trop alcooleux. Puis, avec le temps, l’alcool semble s’être mieux stabilisé et la palette est devenue un peu plus douce et équilibrée. Assez boisée (et marquée par les tannins du bois) malgré tout, et épicée, elle développe tout au long de la dégustation son caractère un peu curieux, mêlant herbes et épices au malt, au chocolat, au miel et au caramel. Le fruité est ici très discret (sur les fruits mûrs, fruits des bois et mûres en tête), rien à voir avec tant les meilleures versions officielles que certaines versions de négoce déjà évoquées par ailleurs. En revanche, relativement proche du 16 ans officiel, mais plus intéressant. Finale mi-ronde, mi-sèche, curieuse, dominée par le chocolat, mais le bois et les épices sont juste derrière. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky demeure sensiblement avec le même profil, mais les épices reviennent au premier plan pour rejoindre les notes maltées, chocolatées (avec une pointe de noisette qui ressort), qui évoque les jeunes GLENFARCLAS les plus marqués par un élevage sous ex-fûts de Bourbon. Conclusion : Un LONGMORN moyennement équilibré, pas très complexe ni très exaltant, mais pas mauvais, qui va plutôt vers le boisé, le chocolat & les épices, que vers le fruit. Indication de Prix : Autour de 46 € à l’achat (tardif). Epuisé. Note confirmée : 86/100

ENGLISH SUMMARY : It took time before this one got stabilized enough to do a proper review of it. There is a lot of density in this one, but it doesn’t mean all its complex notes appear easily. It takes time and experience. What is sure is that there is a fight here between its gourmet pastry side (chocolate, honey, malted barley, hazelnuts turning to apricot tart, rum baba or cereal based breakfast) and its woody & spicy side. There is also a hint of red fruit coming through but it stays on the background most of the time. Sweetness, then more power and mostly a interplay between chocolate, spices & wood tannins and dryness. A bit unsherried GLENFARCLAS like, and not so far from the official 16 y.o. Rating (confirmed) : 86/100 

 

 

 

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-LONGMORN 35 ans (Distilled in 1976-Bottled in 2011), emb. THE WHISKY AGENCY, gamme “The Perfect Dram”, Single-Cask, Refill Sherry Hogshead (187 bouteilles), 53,6 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): Couleur : Vieil or. Nez : Un nez à la fois très fin, très gourmand et très équilibré. Comme une note beurrée, ou de paraffine. Un fruité élégant et typique des grands LONGMORN à l’ancienne. Bouche : Splendide, d’une remarquable complexité florale et fruitée : Salade de fruits frais, fruits au sirop (abricots, ananas, pêches, cerises), bergamote confite, cerises au marasquin et j’en passe….Fleurs capiteuses, dont lys, mais aussi de la lavande, du jasmin). Parfaitement équilibrée (pas une once de boisé !) et sereine comme pas deux, elle est véritablement enchanteresse. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le décollage vers les îles exotiques et les jardins suspendus est garanti. « Oasis » n’a qu’à bien se tenir (je plaisante-bien qu’on soit plutôt ici vers « Innocent », pour poursuivre la comparaison des marques de jus de fruits, le pur jus de fruits frais pasteurisés). Conclusion : Un LONGMORN de tout premier ordre, d’une beauté et d’une élégance florale et fruitée qui laisse rêveur, et rappelle, avec davantage de profondeur évidemment, l’ancien 15 ans d’âge officiel (années 1990) –fortement recommandé, au passage-et un peu aussi l’exubérant LONGMORN « 1969 » (bottled 2008) de chez Gordon & MacPhail pour la M.d.W. (cask N°5295, 50 %), certes en plus timide, mais aussi en plus équilibré. En deux mots, « une tuerie ». Indication de Prix : n.c. (épuisé). Note (sous réserve) : 96/100

ENGLISH SUMMARY : A very fruity, elegant & typical old fashioned LONGMORN. The fruit complexity is very impressive : Fruit salad, fruit in syrup (apricot, pineapple, peach, cherries) but also candied bergamot, marasquino cherries, and a flower festival as well (lily in the valley, lavender, jasmine). Perfectly balanced, it shows no sign of wood defaults, and is really enchanting. A little water added and then you get exotic fruit as well, and pure fruit juice. A first class stunning LONGMORN, that recalls (with more depth of course) the previous official 15 y.o., and some great indie bottlings such as the one for LaMDW vintage « 1969 » (single-cask N°5295 bottled at 50 %), with more balance. In other words, one « to die for » ! Rating (with reservations) : 96/100 

 

 

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-« OLD BALLANTRUAN » officiel 10 ans, « The Peated Malt », (Distillerie TOMINTOUL, en version assez tourbée), n.c.f/n.c., 50 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): -bout. Acq. ouverte (mq 6-8 cl)

Couleur: Vieil or. Nez: Très fondu, plutôt séduisant. Bouche: Marquée par une tourbe mi-grasse, mi-sèche, et assez végétale, un peu comme chez LAGAVULIN (traces de sherry ?). Fumée un peu cendrée. Puis viennent d’autres notes : Agrumes, thé vert, un côté mentholé, quelques fleurs discrètes, quelques notes marines, de l’amertume boisée (« woodsmoke »), du cuir. Corps relativement étroit pour un single malt d’assemblage encore jeune et pour son titrage de 50 %, ce qui est quelque peu décevant. C’est là que réside sa faiblesse principale (la version sans compte d’âge est plus gourmande). Finale un peu alcooleuse, marquée par un boisé plus sec. Tenue à la dilution: L’ajout d’eau entraîne une petite réaction de « réveil » des notes aromatiques non tourbées, pour un court instant. Conclusion: Un bon whisky auquel il manque « un petit quelque chose » d’expressivité pour passer à la catégorie supérieure. La version sans compte d’âge de ce whisky avait, dans mon souvenir, davantage d’expressivité. Prix indicatif: Autour de 70 €. Note confirmée: 85/100

ENGLISH SUMMARY : A seductive but sweet & melted peated whisky, a bit on the dry & green side, a bit like in a LAGAVULIN, but we’re here in TOMINTOUL, located in the Speyside, which is not exactly on the doorstep ! The smoke is a bit ashy as well. The palate evolves from a one dimensional peat character to a bit more complex proposal, with citrus fruit coming through, then green tea, some discrete flowers & maritime notes, and goes back to some woodsmoke & leather that drives it to a slightly bitter & woody finish. The body is a bit thin for a 10 y.o. & 50 % abv whisky, which is a bit disappointing. The finish is a bit spirity & with some dry wood. Water wakes it up a bit, but for a while only. A good whisky for sure, but lacking of something to lift it up more. I remember that the previous no age statement expression of it was better, more expressive, but it’s a long time ago. Rating (confirmed) : 85/100

 

 

 

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-PAUL JOHN « BRILLIANCE », n.a.s. (4 à 5 ans d’âge), American Oak casks (ex-Bourbon), 46 % (Single Malt, Goa, INDE): Couleur: Or clair, à reflets or clair. Nez: Orge maltée, avec le croquant de la céréale très en avant. Lin et orge dominent, puis, mine de rien, beaucoup de bois jeune, voire neuf. Bouche: Jeune, bien fait, rappelant un peu l’AMRUT Single Malt d’entrée de gamme, mais en un peu moins équilibré et moins complexe. On retrouve l’orge, le lin, des épices provenant du bois, mais aussi de la vanille, une fermeté un peu trop raide du chêne. Tenue à la dilution: Devient floral et fruité, au nez, et un peu plus souple en bouche. Reste pas mal de chêne. Conclusion: Un whisky honnête, de qualité, mais encore jeune et pas totalement équilibré. Je recommande plutôt les versions nommées « BOLD » (notée 87/100) et « EDITED » (notée 89,5/100) -Prix indicatif: Autour de 50 €.-Note confirmée: 80/100

ENGLISH SUMMARY : A malted barley oriented whisky from PAUL JOHN distillery in Goa (which is at the north West of India, compared to AMRUT distillery which is in Bangalore). Crispy barley, lots of linen, and, a lot of fresh wood, even new wood. The palate is young, reminding me a bit of the n.a.s. AMRUT single malt, with less balance & less complexity I have to say. It’s a bit better with a few drops of water, but the wood impact remains huge, too big. A decent malt whisky, but too young & a bit unbalanced. I rather recommend two much more interesting bottlings from them, one called « BOLD » (unpeated, rated 87/100) and one called « EDITED » (slightly peated, rated 89,5/100). Rating (confirmed) : 80/100

 

 

 

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Photo: Distillerie PAUL JOHN

 

 

-PAUL JOHN « SELECT CASK/Classic », n.a.s. (6 ans d’âge), American Oak casks (ex-Bourbon), 55,2 % (Single Malt, Goa, INDE): Couleur: Vieil or, à riches reflets dorés. Nez: Concentré sur la céréale, l’orge, le lin, puis très vite un boisé très ferme et assez présent. Quelques fruits tropicaux, mais un peu trop discrets à mon goût. Bouche: Puissante, assez monolithique, sur le chêne frais, puis l’orge et le lin. Manque de complexité. Tenue à la dilution: Il y a du mieux avec un peu d’eau, qui provoque un intéressant fondu des saveurs et une vague note fruitée de bon aloi. Conclusion: Une version un peu trop « dure » sur le boisé à mon goût, mais pas inintéressante. Je lui ai préféré de loin la version tourbée « Peated » du SELECT CASK à 55,5 % (notée 92,5/100) - Prix indicatif: 90 €, MDW -Note (sous réserve): 84,5/100

ENGLISH SUMMARY : Almost the same tasted notes as the « BRILLIANCE » here, with more oomph due to a higher ABV and only one cask involved, so I won’t be long on the description. Barley, linen, spices & wood….Then more cereals, but also more wood, spices, and…it goes on and on. It benefits a bit to be watered down, with some slightly fruity notes coming through, but the wood is too hard on that one and can’t rival the peated expressions of the same distillery. It’s not a bad whisky, it’s just a bit too much for me. I rather recommend a by far more impressive expression from PAUL JOHN called « SELECT CASK/PEATED » (rated 92,5/100). Rating (confirmed) : 84,5/100

 

 

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Photo: Distillerie PAUL JOHN

 

 

 

-SPRINGBANK officiel 16 ans ”LOCAL BARLEY” (bottled 2016), 9000 bouteilles, 54,3 % (Campbeltown, ECOSSE/G.B.):

A noter: Il s’agit d’une re-création contemporaine des célèbres versions du même nom distillées dans les années 1960. Bien sûr beaucoup de choses ont changé (même si SPRINGBANK demeure une des rares distilleries de propriété familiale), et a fortiori les contenants précédents des fûts aussi (par exemple le sherry contenu dans la précédente version est sans doute très différent de celui-ci, et devait être bien plus concentré auparavant). L’assemblage de 2016 comprend 80 % de fûts de chêne américain ayant contenu du Bourbon et 20 % de chêne européen ayant contenu du Sherry. Cette version récente est élaborée à partir d’orge de type Prisma cultivée à la ferme Low Machrimore à Southend, à quelques kilomètres au sud de la distillerie et de la ville de Campbeltown.

Couleur : Vieil or. Nez : Complexe, fin et vif : Note caractéristique d’orge (la céréale, à plusieurs étapes du procédé de maltage), bol de céréales variées de petit déjeuner, vanille, sur fond de légère fumée de tourbe. Victoire, nous sommes bien chez SPRINGBANK, pas de doute ! Bouche : Elle reprend fidèlement les notes du nez : Les céréales, l’orge maltée sont là, la vanille (modérée, liée à une note de poudre d’amandes), du miel, des épices douces (puis un peu plus présentes : Poivre gris, piment d’Espelette), le tout très lié, puis une note pâtissière (glaçage de gâteau mille-feuilles) vient apporter un peu de gourmandise. La bouche est très équilibrée, séduisante, typée, et le tout est souligné par une délicate fumée de tourbe en arrière-plan. Succulent. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky semble libérer un peu plus de tourbe, mêler orge maltée et sucre d’orge (là aussi des notes typiques des versions Bourbon 10 /12 ans d’âge des années 2000) en un bel ensemble. Conclusion : Un SPRINGBANK très bien construit, qui n’a pas à rougir par rapport à ses prédécesseurs (difficile de comparer tout de même, comme je l’explique dans le préambule), et qui en plus, à ce qu’il se dit, serait une version pérenne à partir de l’an prochain. A suivre ! (un 11 ans d’âge a en effet suivi, mais je n’ai pu encore le déguster). Indication de Prix : Autour de 120 € à sa sortie. Note (sous réserve) : 92,5/100

ENGLISH SUMMARY : Foreword : This is not an expression from the famous series distilled in the 1960’s & bottled in the 1990 ‘s, but an attempt to re-create it nowadays. A lot of things have changed since (though the distillery is one of the rare family owned ones), wether it’s about barley, yeast, wood or previous content quality, but they’ve managed to keep it as local & genuine as possible. This is a batch made of 80 % ex-American oak casks & 20 % ex-European Oak casks filled with sherry. A 11 y.o. has been bottled later on with the same « Local Barley » mention, but I did not have the chance to taste it. The whisky, now : The nose is complex, vivid & refined, and the typical barley cereal beakfast notes are still there. A hint of vanilla, coconut & vanilla on a slightly peat smoke background, and there you go, yes, we are at SPRINGBANK’s house, no doubt ! On the palate, it almost the same as on the nose, with malted barley on the forefront, a discrete vanilla note (enhanced by some almond powder), honey, sweet spices (grey pepper, French « Piment d’Espelette »), but also some icing sugar (a topping on French « Mille-feuilles » cake). This is subtle, but delicious, and underlined by a discrete peat smoke on the background. Water brings a bit more barley, in a barley sugar form, and shows a nice ensemble of flavors. All in all a beautiful SPRINGBANK, but not sherry driven & old fashioned as the previous 90’s bottlings, but it is a very good one, and (good news) ment to be part of the core range, with (as for the « Green » expression) probably a different age statement every year or so. Rating (with reservations) : 92,5/100

 

 

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-SPRINGBANK officiel 17 ans (04/1997-01/2015) « SHERRY WOOD », Fresh & Refill Sherry butts, 9120 bouteilles, 52,3 % (Campbeltown, ECOSSE/G.B.): (dégusté en blind, la 3 ème fois).

Couleur : Vieil or, à reflets dorés. Nez : Superbe, subtil, très typé SPRINGBANK. Fruité complexe (fruits mûrs divers, prune, mirabelle, mais aussi des fruits rouges, des agrumes, dont de l’orange mûre fraîche et en gelée-limite marmelade). Des fleurs aussi, certainement, mais le beau fondu des aromes empêche d’être plus précis. Légère touche de fumée de tourbe à l’arrière-plan. Bouche : Gourmande et épicée, reprenant les notes très fruitées du nez et faisant preuve d’une belle structure. Quelques fleurs capiteuses fondues avec les notes fruitées. Note herbacée modérée. Les épices se calment peu à peu. Belles notes fumées. Tenue à la dilution : Exalte le style ancien et artisanal des versions brut de fût. Splendide. La prune, la mirabelle, plus une note de quetsche reviennent souligner la complexité & la singularité du fruité. Conclusion : Un très bon SPRINGBANK, bien fait, recommandé. Indication de Prix : Autour de 120 € à sa sortie. Note confirmée: 94/100

 

ENGLISH SUMMARY : A superb, typical SPRINGBANK…on the modern sherry side. It shows beautiful fruity notes of some complexity (diverse ripe fruit, plum, mirabelle plum, red fruit, citrus fruit including ripe orange & orange jelly –almost marmelade like). Probably some flowers too, but it is too melted to really distinct them (on the palate they seem to be heady flowers). A hint of peat smoke on the background shows up. The palate is gourmet & spicy, it takes time (and a bit of water to tame it), but it is remarkably structured. Slight herbal note coming through now, plus more complex smoky notes along with malted barley & fruity notes. French fruit spirit come through as well with water, with no less than 3 different ones from the Alsace area (East of France) : Plum, mirabelle plum & plum liqueur. Those notes underline the inner complexity of the sherry casks involved in the bottling, but also the great quality of the distillate. A beautiful SPRINGBANK, recommended ! Rating (confirmed) : 94/100

 

 

 

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-TALISKER officiel “SKYE” (Bottled 2016), n.a.s. (sans compte d’âge), 45,8 % (Isle of Skye, ECOSSE/ G.B.):

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire ambrés (un peu pâles, trahissant et la « wood technology » et l’ajout de caramel E150a). Nez: A l’ouverture un peu fermé, un peu trop boisé et épicé, me laissant craindre le pire (cf ce qui précède), puis, en lui laissant un peu de temps d’aération, et encore plus au bout de plusieurs dégustations, s’avère complexe, fin, à la fois marin, fumé, floral, fruité, boisé, épicé, avec cette belle note typée TALISKER de fleurs, de coquillages et d’embruns sur un lit fumé. Haha ! Bouche: Là encore, après un peu d’aération et plusieurs dégustations, l’on retrouve tout ce que l’on aime chez TALISKER, certes avec une évidente influence du brûlage plus important des fûts (« wood technology inside »), avec un côté plus sec, épicé et boisé, mais les marqueurs TALISKER sont tout de même là, et s’expriment pas mal au fur et à mesure. Bien maltée (plus que le 10 ans), un rien sucrée au départ (carambar), elle est presque un peu salée à l’arrivée (caramel au beurre salé). Traces de sherry. Florale (avec beaucoup de charme), fruitée (agrumes, voire quelques fruits rouges discrets), davantage fumée que tourbée, avec de belles notes marines, la bouche est assez séduisante malgré son évidente modernité. Ouf ! Finale davantage poivrée que pimentée (TALISKER a pas mal changé au fil des années sur le plan des épices aussi), sèche et boisée. Tenue à la dilution: Pas très bonne au début (accentuant son caractère « artificiel » et plat, notamment à cause du caramel ajouté), elle s’est avérée meilleure par la suite (avec plus de présence florale, marine et fruitée), mais il ne faut pas trop le diluer. Conclusion: Très décrié à sa sortie, comme remplaçant le 10 ans d’âge (alors que celui-ci existe toujours, mais en production limitée et donc moins disponible qu’avant), c’est vraiment la version que j’avais envie de détester a priori, encore plus que le finalement assez honorable « STORM », et pourtant force est de constater qu’il n’en est rien. En effet, une fois celui-ci « ouvert » (air, eau), ni la « wood technology », ni l’ajout de caramel (astuce pour satisfaire le client lambda non éduqué au whisky de qualité qui veut son whisky ambré et aseptisé en goût sinon rien) n’ont réussi à réellement « domestiquer la bête » et c’est tant mieux. Une version clairement sous-estimée à mon avis donc par nombre de critiques. Prix indicatif: Autour de 30 €, en G. & M.S. Note confirmée: 90/100

ENGLISH SUMMARY : Foreword : This one is not really replacing the previous 10 y.o. in the core range (10 y.o. which is unofficially not dropped from it, but from now on produced in much more limited amounts) but, in concrete terms, tend to be the core range entry level bottling, along (or instead of ?) the « STORM » expression for a while. Note that both are N.A.S. (no age statement bottling). The whisky, now : Typically the kind of whisky I wanted to hate right from the start, because it is a n.a.s. bottling, probably full of wood technology, of caramel added, giving an artificially darker color than some sherry casks bottlings of it, etc….Yes it’s true, it has all that, it’s probably a bit younger than 10 y.o. (but not so much less I guess), has a bit too much « wood technology » influence (too much toasted oak & artificially spicy notes), yes it’s sweetened by E150a (caramel added-yes, the average customer wants his whisky of « amber » color = subliminal message : decently aged), that flattens a bit the palate, BUT…it seems they didn’t manage to tame completely the TALISKER style & strength and I’m happy with that. Give it a bit time (air), a bit of water (not too much), and you’ll find again your favorite typical TALISKER notes. The wild temper (from pepper to chilli, peat smoke, strong wood), the soft feminine side (ocean-spray, brine, lavender or star anise-or both), and this « je-ne-sais-quoi » that makes it so special. An underestimated expression in my opinion. Rating (confirmed) : 90/100

 

 

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Editorial No 22

 

Dernière minute (03/09/2017) : A venir, l' EDITORIAL No 23, qui comportera un peu plus d'une quinzaine de notes de dégustation exclusivement consacrés à des single-malts d'Ecosse et d'ailleurs. Merci de votre patience.

 

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En attendant, je vous recommande la consultation de mon important reportage sur le salon professionnel "COCKTAIL SPIRITS 2017", reportage comprenant une partie rétrospective liée aux 10 ans du salon. Vous trouverez le lien ci-dessous après la version anglaise de ce communiqué:

 

Last minute comment (03/09/17): The next EDITORIAL, No 23, will be out now very soon. A bit more than 15 tasting notes will be published, all about Scottish & some non-Scottish single malts. Thanks for your patience.

Meanwhile, please have a look (if not made already) on my long report about a whisky & spirits (& cocktails!) show that took place in Paris a few months ago.


COCKTAIL SPIRITS 2017 show in Paris (reportage/report)

 

 

 

EDITORIAL No 22: 

 

 

« SINGLE MALTS ONLY (Part 1) »

 

 Première Edition/1st Edition: 04/06/2017

Mise à jour/Update: 03/07/2017

 

 

 INTRODUCTION :

 

Comme pour le dernier numéro en date, répondant en cela également à une demande d’un certain nombre d’habitués du site, cet éditorial sera entièrement consacré à de récentes notes de dégustation de votre serviteur, sous la forme d’une compilation de notes concernant des whiskies récents comme d’autres un peu plus anciens, de différents pays mais d’un seul type, le SINGLE MALT.

Les whiskies sontprésentés par ordre alphabétique, tous pays confondus, pour faciliter les comparaisons et simplifier cette liste.

 

 

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 Quelques uns des single malts chroniqués dans ce numéro...Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Rappelons également les listes ci-dessous susceptibles de vous intéresser…Vous trouverez dans la première également de nombreuses notes de dégustation, complémentaires à celles de cet éditorial:

Liste de plus de 200 whiskies abordables des années /200 recommended affordable drams, including 92 favorite from all over the world:

suivie de (followed by):

Liste des (plus de 70) mes whiskies préférés parmi ceux dégustés (plus de 2800 à ce jour/70 & more of my favorite whiskies among the (more than 2800 tasted so far):

cliquez ici / click here

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Enfin, je vous suggère avant d’aller plus avant de consulter mon barème de notation qui diffère quelque peu de celui des autres bloggeurs. /Here’s my Scoring system, which may help people to understand how I assess & rate whiskies (which may differ from the other bloggers):

Cliquez ici / click here

 

Important : Un grand merci à nouveau à tous, particuliers, amis, relations et professionnels du whisky pour l’accès à une grande partie de ces whiskies, souvent d’ailleurs pour les plus prestigieux d’entre eux (les amis se reconnaîtront) ! / Again a big Thank you to you all (amateurs or professional, friends or relatives in the whisky world or not) for giving me access to many whiskies (providing me samples or just letting me taste their bottles, that are often collector ones !).

 

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SELECTION DE MES NOTES DE DEGUSTATION:

 

(SELECTION OF MY TASTING NOTES)

 

SINGLE MALTS :

 

-ARDBEG Officiel n.a.s."KELPIE", Edition limitée 2017, (American & Russian oak casks), version réduite à 46 % (Islay, ECOSSE) :

 

A Noter : Comme pour chaque édition récente d’édition limitée présentée dans le cadre de l’« Ardbeg Day » (cette année le 03 juin), il faut savoir qu’elle est précédée d’une édition encore plus limitée réservée au club de fidélité de la distillerie, et porte le nom de « Committee Release ». La version pour le comité est une version brut de fût ou légèrement réduite, et elle titre 51,7 %. Pour le « KELPIE » (nom qui évoque des créatures ou monstres marins de l'imaginaire écossais autour d'Islay), l’assemblage choisi est constitué d’une part de fûts de chêne ayant contenu du whiskey des Etats-Unis & d’autre part de fûts de chêne vierge provenant de Russie, d’une région au bord de la Mer Noire, plus précisément.

Couleur: Or clair.

Nez: Fin, typé ARDBEG, intensément tourbé & fumé, et même cendré, marqué par le hareng fumé, le bois neuf un peu vert, avec une pointe d’eucalyptus. A la longue révèle des amers provenant du bois neuf. Un certain déséquilibre déjà au nez, et aucune des notes d’agrumes habituelles.

Bouche: Très boisé, très épicé, un peu alcooleux à la première dégustation. Il se calme un peu par la suite et révèle une belle note de badiane liée à la tourbe. Lors des dégustations suivantes, le whisky s’est révélé de moins en moins équilibré et dominé par sa composante de fûts neufs marqués par une note de bois vert, entre eucalyptus, cèdre–atténué-et une note de menthe poivrée, mais avec peu de corps et pas assez de complexité. La fumée de tourbe cendrée devient un rien poussiéreuse, tapissant le palais, phénomène accentué dans le cas d’une légère dilution. Une bouche malgré tout assez typée ARDBEG, mais emprunte d’une certaine austérité et âcreté de la tourbe, avec pas beaucoup d’expressivité en dehors des notes boisées (et de ce fameux bois mouillé assez pénible parfois chez ARDBEG et LAPHROAIG) et épicées. Cela rejoint ce que certains appellent le « wood smoke »). Un plaisir donc assez mitigé, partiel seulement.

Tenue à la dilution: Lors de certaines dégustations, l’ajout d’eau a apaisé un peu le côté épicé et modéré le côté boisé (attention, on parle de quelques gouttes d’eau seulement), apportant même une rare note de myrrhe que l’on rencontre parfois chez LAGAVULIN ou YOICHI. En revanche, lors de la dernière dégustation (celle des 3 réalisée dans les meilleures conditions, donc celle de référence), l’eau n’a fait qu’accentuer les défauts de ce whisky (ou sa typicité, si vous préférez), à savoir cette amertume boisée/végétale et un rien poussiéreuse et de manière insistante. La composante poivrée devient alors une vraie plaie, et concoure à faire baisser la note chiffrée.

Conclusion: Un ARDBEG certes assez typé, mais aussi assez différent, avec une recherche visiblement de nouveauté ou du moins d’altérité. Loin de moi l’idée de remettre en cause le travail de « Bill » (surnom affectueux pour Sir Bill Lumsden, chargé de l’élaboration des éditions limitées et de la création de whiskies chez ARDBEG & GLENMORANGIE), personne que j’ai rencontrée à maintes reprises et pour laquelle j’ai beaucoup de respect, mais qui aime bien, châtie bien, n’est-ce-pas ? L’assembleur a du le sentir, le bois neuf, fut-il des bords de la mer noire (désolé, je n’ai pas décelé une telle influence marine comme déclarée par l’ambassadeur, juste un arrière-plan marin modéré, mais courant chez ARDBEG), a une influence importante sur le distillat quel qu’il soit, c’est pourquoi il l’a en partie associé à des fûts (chêne américain) plus traditionnels, mais peut être n’a-t-il pas été assez prudent dans l’’estimation de cette influence ou bien était ce le but recherché (recherche d’originalité) et imposé par le chef de produit/le marketing ? On ne le saura sans doute pas.

En attendant, je suis obligé de dire, dans l’esprit sans langue de bois du site, que même s’il s’agit d’un whisky correct, c’est une déception pour une édition limitée d’ARDBEG vendue à un prix aussi élevé, sans compte d’âge, et cela manque d’équilibre, de complexité et de plaisir. Dans mon souvenir des éditions limitées précédentes, il me semble que les « DARK COVE », « PERPETUUM » ou encore « AURIVERDES » étaient un peu plus intéressants et bien plus équilibrés. Un « UIGEADAIL » proposé à la dégustation le même jour, s’est avéré bien plus convaincant (note estimée à environ 92/100).

Prix indicatif: Autour de 110/115 €, et hélas bientôt bien plus (spéculation sur ce type d’éditions oblige). Dégusté dans le cadre de l’Ardbeg Day, à deux reprises, puis sur sample (merci à The Whisky Shop Paris, à La Maison du Whisky et à l’ambassadeur ARDGEG présent). Note confirmée: 79/100

 

ENGLISH SUMMARY : The annual « ARDBEG DAY » limited release (here in a reduced to 46 % version, contrarily to the « Committee Release », which is bottled at 51,7 %) this year is partly made of American oak casks, partly made with Russian virgin oak casks coming from the Black Sea area.

The influence of those virgin oak casks is huge, and even if this choice was made in order to bring maritime & precious wood notes, and though I do not doubt of Sir Bill Lumsden’s skills (a great master blender & wood maturation expert I met several times), he may have gone a bit too far this time in search for originality, as the wood is talking louder than anything else. I say that because, with no disrespect for him, the woody & spicy notes coming from those casks in particular are too important in my opinion, and bring a too harsh bitter note to the ensemble, as well as almost erasing all the typical fruity & floral notes that we love to see in ARDBEG as being part of its peaty, smoky & maritime profile.

I said previously that I had some trouble with several batches of the « Ten » because of a wet wood note & some dusty & sour unpleasant notes, and alas we get some of these notes here too. So even if this slightly mentholated (& eucalyptus driven) peppery notes are giving some extra kick compared to the previous limited editions profiles, at the same time it is contributing to erase the balance of the whole thing. It doesn’t get lower than 79/100 because at some point of the tastings I had an interesting myrhh note (common to some rare LAGAVULIN or YOICHI) but this is not enough to spend 99 £ (French price converted) or 129 US $ (same).

So yes it is a decent ARDBEG & a decent whisky in my opinion, but it is also way too expensive for what it is, a n.a.s. driven by wood technology reduced to 46 % & weaker than the « Ten » expression. « There you go, now you know » (Ralfy’s inspired conclusion...). Confirmed rating: 79/100

 

 

 

 

 

 

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-ARDBEG Officiel "DARK COVE", Edition limitée 2016, (Sherry Casks), version à 46,5 % (Islay, ECOSSE): Couleur: Or, à reflets dorés, vaguement verdâtres Nez: Joli nez assez fondu, tourbe modérée, caramel, boisé imprégné de chocolat noir et au lait, noisettes, voire café (à ce stade fûts de sherry & fûts bien brûlés semblent dominer), fin. Bouche: Plutôt équilibrée, marquée par le sherry, mais plutôt comme certains malts du Speyside & Highlands (KNOCKANDO, TOMATIN, voire GLENGOYNE) ou du Jura que ceux d'Islay (donc notes de noisettes, caramel dur, chocolat noir et au lait, orge maltée, pointe de café), vagues notes d'agrumes, d'herbes et de réglisse. Traces de bois brûlé (encore la « technologie »). Assez harmonieuse, malgré tout et plutôt fine. Tenue à la dilution: Plutôt bonne à petite dose, mais pas trop d'eau sinon on retrouve les défauts des ARDBEG jeunes (bois mouillé, agressivité & âcreté de la tourbe, amertume du bois). Conclusion: Une jolie version, bien faite, certes quelque peu technologique, relativement jeune (majeure de 8-10 ans?, avec peut-être quelques fûts plus anciens dans la recette, sans doute). Un  whisky avec un peu de personnalité, le côté sherry & technologique le rendant différent des versions précédentes, sans pour autant le rendre remarquable. Très correct, il n'est donc cependant pas indispensable (comme les précédentes éditions limitées) sauf pour les anoraks de la distillerie (et bien sûr les spéculateurs). Rapport qualité/prix défavorable au prix de vente public (entre 105 et 115 €), sans doute plus favorable s'il était inférieur ou égal à 75/80 €, positif s'il était proche de 65 €. Dégusté dans le cadre de l’ « ARDBEG Day », le 28/05/2016, merci à The Whisky Shop Paris. Note chiffrée provisoire (estimée sur une seule dégustation): 87/100

 

ENGLISH SUMMARY: Nice nose, with all notes well melt together, moderate peat, caramel, dark & milk chocolate infused wood & lately some dominating burnt wood (who said wood technology?). On the palate it’s mostly balanced if I may say though obvious wood technology is involved. The sherry plays its part, but not as a monster, rather on the nutty, chocolaty side more than red fruit. You also get citrus fruit, liquorice & dried herbs. It is pleasant, though not be too much opened with water or you will find what is (in my opinion) the distillery’s drawbacks…(wet wood, acrid peat, bitterness….). One for the ARDBEG anoraks because for the others the quality/price ratio, I’m sorry, is not so interesting. For all these limited “Ardbeg Day” editions, it sounds more like a “how to sold a less than 10 yo whisky at a bit more than 46 % with wood technology & a bit of marketing magic” than a bargain. And I say that because I do think that this more than 100 € price tag should be associated with the “cask strength” Committee Reserve expression rather than this one. Temporary rating (under reserve, based on one tasting only): 87/100

 

 

 

 

 

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-BALBLAIR Officiel Millésimé "1999", 2nd Edition (Bottled in 2016), American & European Oak Casks & Sherry Butts, n.c.f./n.c. (non filtré à froid, non coloré) , 46 % (Highlands du Nord, ECOSSE):

Couleur: Or clair, à reflets brillants. Nez: Riche, sur des notes fruitées variées (dont des agrumes), florales, de foin, de vanille, d’herbes sauvages & d’épices douces. Bouche: Complexe, avec une attaque fruitée (citron, coing, pêche jaune) variée & des fleurs un rien capiteuses, quelques esters (bonbons anglais, fruits exotiques), du miel, puis assez vite en milieu et finale des notes d’herbes sèches, d’épices douces et plus de sécheresse et de boisé (gingembre, chêne). La vanille ici est très en retrait, tandis qu’une certaine acidité & « citricité » se font sentir. Finale plus apaisée d’une étonnante fraîcheur. Vue sur le jardin, ses fleurs et son verger depuis la véranda et quelques odeurs d’herbes sauvages et de la ferme au lointain. Tenue à la dilution: L’eau (si modérée) apporte un peu plus de souplesse et de douceur. Elle peut aussi raviver le boisé, attention, vers plus de sécheresse et d’alcool. Conclusion: Une superbe version (ou joli millésime, au choix) qui résume bien le caractère de Highlander de caractère mais aussi de charme de la distillerie BALBLAIR. Prix indicatif: Autour de 100 €, MdW & cavistes partenaires. Note confirmée: 91/100

 

ENGLISH SUMMARY: A rich, floral, fruity (citrus fruit, quince, yellow peach), herbal (wild ones) & spicy combo. Some esters are also playing the second violins (with esters-exotic fruit mainly), while some ginger & dryness is now coming from the oak. A bit citrusy & strong, some hay & honey, then more “summary” notes in the end. Not so much sherry influence shows up here, nor vanilla from the bourbon casks (the spice & the oak, yes). Don’t add too much water on this one. All in all a nice typical (if I may say-all distilleries are different) Highlander & a nice BALBLAIR vintage as well, displaying the full of charm distillery style. One of my favorite contemporary vintages of them (with the 1988 & 1983). Confirmed rating: 91/100

 

 

 

 

 

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Un des meilleurs millésimes récents de la distillerie BALBLAIR. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-BRORA Officiel/The Special Releases (10th Release) 32 ans (1978-2011), (Refill American and European Oak Casks), 1500 bouteilles, Natural Cask Strength, 54,7 % (Highlands du Nord, ECOSSE, distillerie fermée en 1983):

Couleur: Or clair à reflets dorés. Nez: Subtil, profond, séduisant…En apparence peu marqué par le style BRORA des 30 ans de la même gamme (quasiment pas de tourbe, de notes fermières ou d’épices fortes), il est floral, fruité (agrumes) et délicatement boisé. Peu à peu, et notamment lors de la deuxième dégustation, sont apparues des notes de tourbe légère (au second plan), de fleurs à peine capiteuses, d’herbes sèches et de vanille (discrètes). Traces de miel et de thé très infusé. Bouche: Superbe, et d’une belle sérénité. Très fine, délicate, tout en gardant la signature typée de la distillerie, elle reprend fidèlement les notes florales, fruitées, herbacées, et un rien miellées & végétales du nez. Beaucoup de charme. Finale assez fondue, avec un boisé discret, un petit retour de vanille et de crème anglaise, voire de cuir. Les épices (la moutarde et le gingembre en tête) et les herbes sèches sont là, mais sans agressivité excessive. Tenue à la dilution: Elle est bénéfique, entraînant un très beau fondu des saveurs, donnant un côté presque aérien à ce Highlander apaisé…Conclusion: Un bien beau BRORA que voilà, accompli et plein de charme. Encore un grand merci à Ch. pour cette dégustation exceptionnelle. Prix indicatif: Au moins 1100 € en 2017. Note confirmée: 97/100 & Hors catégorie

 

ENGLISH SUMMARY: Clear gold liquid. Subtile & with a seductive deep nose. At first it doesn’t seem to fit with the 30 y.o. previous special releases style (as the peated & farmy notes are low, and the herbs & spices moderate), but slowly they appear, as well as other complex notes (heady flowers but from far, discrete vanilla, custard & citrus fruit, traces of honey & overinfused tea, mustard spice). The finish is a treat, with subtle green notes, honey, herbal, fruity, floral notes all together coming through, white mustard & ginger getting stronger and stronger when tasted without water, but it’s not overwhelming at all. Yes, a dash of water will do it good and reveal all the BRORA beauty, with all the notes deliciously melted together now in peace. It’s a beautiful BRORA I have to say ! Confirmed rating: 97/100 & Beyong Any Category

 

 

 

 

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-CLYNELISH 21 ans (Dist.1992-Bott. 2014), emb. CADENHEAD/gamme « Small Batch », Bourbon Hogshead (792 bouteilles), Natural Cask Strength, 51,6 % (Highlands du Nord, ECOSSE):

Couleur: Jaune paille, à reflets dorés. Nez: Fin, complexe, raffiné, plutôt subtil : Vanille en arrière-plan, marqué par les herbes sèches et les épices douces & probablement de la moutarde aussi, par les agrumes et un peu de cire. Le style CLYNELISH, quoi…mais relativement apaisé. Bouche: A la première dégustation, très jolie impression, avec une grande fidélité à l’équilibre des notes du nez. Beaucoup d’harmonie et de charme avec cette finale pâtissière de glaçage de mille-feuilles et d’appareil à tarte au citron. Belle typicité là encore, plutôt sur les versions de négoce que sur la version officielle de 14 ans. Par une certaine discrétion, sa superbe finale tonique m’a rappelé un peu le style charpenté & boisé des SPRINGBANK 10 ans officiels du milieu des années 2000. Lors des deux dégustations suivantes, le profil s’est quelque peu raidi (plus d’épices fortes-moutarde blanche, voire moutarde de Dijon, poivre de Sichuan-et plus d’herbes sèches), mais demeure typé et équilibré. Tenue à la dilution: L’ajout d’eau est recommandé, car, avec l’apport de quelques gouttes d’eau, le whisky s’apaise un peu et dévoile tout son charme, avec à la fois le caractère pâtissier déjà évoqué, les agrumes confits et une discrète note de cire ainsi que de rayon de miel. Conclusion: Un excellent CLYNELISH, bien représentatif du style de la distillerie, avec complexité, expressivité et subtilité. Prix indicatif: Autour de 120 € à sa sortie. Note confirmée: 93/100

 

ENGLISH SUMMARY: A complex & subtile typical CLYNELISH, not so far from the BRORA above, but ok with less magic. But as a CLYNELISH it is indeed a good one. The usual suspects are here (dried herbs & spices, white mustard, citrus fruit & a bit of wax), and even some light French pastry notes (that mille-feuilles icing! –and also a citrus tart base). In some ways (the way it’s “carpented”) it reminds me of some old 10 y.o. SPRINGBANK from the mid-2000’s. Warning, stored in a not too cool place it may rapidly become much spicier & stronger (as some other malts) and with time may not be as serene as in the beginning, but that’s also common to many CLYNELISHes, as I often say, to be “wild cats” (translate that you’ll get more dried herbs & spices : Sichouan pepper, white & even Dijon mustard). Water eases things & brings the softness you need to enjoy the candied fruit & discrete wex & honey notes that were hidden before. An excellent CLYNELISH…Confirmed rating: 93/100

 

 

 

 

 

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Un excellent CLYNELISH du non moins excellent négociant CADENHEAD....Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

 

-GLEN GARIOCH officiel 15 ans « RENAISSANCE », Chapter 1 (1999-2014), Bourbon & Sherry casks, 51,9 % (Speyside, ECOSSE): Couleur : Vieil or. Nez : Comme métallique, fumé (hareng fumé ?), puis cela s’affaiblit. Fruits confits, et comme une note austère difficile à décrire. A ce stade je pense à certains GLEN SCOTIA un peu « pétroleux », et ce n’est pas un compliment. Bouche : Complexe, tendue et dense, elle est marquée par une marmelade d’orange très concentrée et aux épices (poivre noir, gingembre), par des fruits confits divers caramélisés (l’abricot en tête), de l’orge maltée et fumée, du chocolat noir (à au moins 80 %), et une impression de sucre résiduel pénible. Un certain manque de lisibilité de la palette aromatique. Tenue à la dilution : Avec quelques gouttes d’eau, le whisky demeure assez fermé, mais avec le chocolat noir, et le malt qui prennent le dessus sur les autres notes. Avec encore un peu plus d’eau, il devient tannique et une note d’orange amère (confiturée) domine. Conclusion : Un étrange whisky, qui joue un peu à cache-cache avec nos sens et qui donnera certainement des avis tranchés. J’ai eu du mal à l’apprécier et à l’évaluer, mais je ne peux pas non plus dire que ce serait un mauvais whisky. Indication de Prix : Autour de 75 € à sa sortie. Note (sous réserve) : 75/100

 

ENGLISH SUMMARY: “I am still struggling to find a fully (or half) satisfying GLEN GARIOCH contemporary expression”….could be the motto here….But alas I’m afraid it will not be achieved with this one too. A metallic, austere & petrol like nose to start with, then a tense & dense palate, overwhelmed with deep & bitter orange marmalade with spices (black pepper, ginger), caramelized fruit (apricot mainly), malted & smoked barley, and some painful “remaining sugars”. It isn’t that it’s really bad, but too confused & lacking of balance & direction. Water will not help (bitterness will dominate everything). A really hard to evaluate whisky, not bad, but a bit too demanding for me. Confirmed rating: 75/100

 

 

 

 

 

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-The GLENLIVET officiel n.a.s. « FOUNDER’S RESERVE », Edition 2015, 40 % (Speyside, ECOSSE):

A noter: Il s’agit de la version lancée en 2014, puis plus largement en 2015, et destinée à remplacer pour le marché européen le 12 ans d’âge (pour pouvoir continuer à alimenter le marché principal de celui-ci, à savoir l’Amérique du Nord et notamment les Etats-Unis ou il est très populaire, comme j’ai pu le constater moi-même en 2002...parfois l’unique single malt disponible dans des bars de petites villes). Lancée au depart comme une version destinée au marché hors taxes, elle fut plus largement pour pouvoir répondre à la forte demande internationale, quitte à baisser l’âge du contenu en ne le mentionnant pas, offrant plus de souplesse à l’assembleur. Officiellement il s’agit d’une version destinée à rendre hommage au fondateur de la distillerie, George Smith. Il est également annoncé que cette version contient une part significative de fûts de Bourbon de premier remplissage.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Fuyant, très léger, difficile à cerner (l’on sait déjà que le caramel ajouté sera de la partie), puis progressivement s’exprimant un peu plus : Pas très complexe, il exprime des notes de pommes cuites, quelques esters (modérément) et de la vanille, et basta. On est loin de l’expressivité du 12 ans d’âge du début des années 2000. Bouche: A la première dégustation, ce fut la consternation qui l’emporta… « Ou est passé mon GLENLIVET 12 ans !!! ». C’est plat, fade, avec du sucre résiduel, du caramel ajouté en veux-tu en voilà (résultat tout est affadi, aplati), de la « wood technology » à gogo…(résultat : boisé et épices renforcées-pour moi elle sert aussi clairement de cache-misère pour masquer la jeunesse du distillat). Les esters issu des fûts de Bourbon de premier remplissage ont beaucoup de mal à s’exprimer, les notes fruitées et florales aussi, bref, c’est pauvre. Lors des deux dégustations suivantes, les choses se sont un tantinet améliorées, mais pas de beaucoup, d’où ma note sévère (je rappelle que ma moyenne est de 75/100, non de 50). Avec un peu d’aération, en effet, il y a davantage de caractère « GLENLIVET » qui revient, avec un fruité et un boisé plus modéré, de la vanille et quelques esters, mais cela reste très moyen. Tenue à la dilution: A la première dégustation, anormale (presque soufrée), puis « redevenant raisonnable », mais sans grand intérêt, car elle a déjà eu largement lieu, cette dilution…Conclusion: Franchement une déception, car j’aurais préféré une version avec compte d’âge plus jeune, sans colorant ni filtration à froid et à 43 %, mais « avec quelque chose à dire ! ». Néophytes, fuyez cette version et prenez plutôt le 15 ans d’âge (« French Limousin Oak ») nettement meilleur, et « ça se trouve », moins cher en grande surface….Prix indicatif: D’environ 28 € à 40 €, G.M.S., etc…-Note confirmée: 72/100

ENGLISH SUMMARY: It would be really cruel for this one to ask my readers to compare it with the following old 12 y.o. review…Too many signs would scream “IT WAS BETTER BEFORE!”. YES, Sir, for some whiskies I can tell (with my previous tastings) that production between 1960s & 1990s was often (not always, but often) better, mostly -one would say) because of 3 reasons: 1/ Higher demand, lower stock of good casks & lower possibilities to pick the best for all markets/expressions. 2/Standardization of production, with a trend of “wood technology” (what I would call a kind of “parkerization”) & the use of younger juices. 3/ The less P.C. reason to mention…Greed ! The idea one could make more profit selling younger whiskies more expensive than the previous one with an age statement…and with a less range of interesting (and/or older) casks in the recipy. I’m not telling you it’s absolutely the case here, but I have serious doubts. As a long time GLENLIVET fan (remember it has been my first single malt in my history).

To be more precise about this “Founder’s Reserve” profile, let’s say it still express some reminiscent of the old 12 y.o ones notes, but flattened: Cooked apples, pinapple (along with other estery notes), some vanilla, and that’s all folks (except wood technology driven spices & wood). Mr E150a has passed by & used his infamous caramel added witchcraft! It’s almost bland then, poor & depressing. It’s not completely bad, otherwise the rating would have gone even lower, but really not at the level of the latest GLENLIVET 12 y.o. expressions. The latter have been replaced on a limited edition basis by the “First Fill” 12 y.o. but with not much more personality, so the closest to the ancient GLENLIVET style I can advise is the 3 “Nadurra” expressions, or the 15 & 18 years old. That’s it…Confirmed rating: 72/100

 

 

 

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Cette belle couleur céruléum cache un single malt qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-The GLENLIVET officiel 12 ans (bottled circa 1975, ou début 1980- Importé par Ets Gouin), « Unblended all malt Scotch Whisky», 75 cl, 43 % (Speyside, ECOSSE):

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire presque orangés. …Et comme je n’ai pas senti de caramel ajouté, clairement l’on a affaire là à un assemblage avec une part de whiskies probablement plus âgés ainsi que des fûts de sherry en plus des fûts de bourbon, mais ce n’est qu’une hypothèse. Nez: Capiteux, somptueux, et ….bien loin du 12 ans de ces dernières années. Un nez riche et profond : Fruité (fruits mûrs variés, pêches jaunes, prune, poire mûre et j’en passe), floral (très fondu), végétal (vieux thé Earl Grey & vert, mousse), et exprimant un délicat boisé. Quelques notes d’esters en arrière-plan, assez remarquables (ananas rôti, banane flambée), et un beau miel à l’ancienne…Bouche: Elle reprend fidèlement les notes du nez, en un fondu assez magique, ou l’on croit deviner ici quelques subtiles notes florales et végétales, et là d’autres notes fruitées et variées. Une version beaucoup moins herbacée que dans les années 2000 et beaucoup moins marquée par le caramel ajouté que les dernières. Une bouche très séduisante… ! Que dire de plus (la description du nez devrait suffire à vous convaincre…). Tenue à la dilution: Intéressante, elle fait ressortir des notes herbacées et florales qui évoquent un peu plus les versions du début du milieu des années 2000, encore assez belles. Les esters, des notes d’amande et de pêche melba remontent également à la surface, pour notre plus grand plaisir. Et comme par magie, un côté pâtissier se fait sentir également, avec outre les fruits exotiques flambés déjà évoqués, une succulente note de praliné, liée à une belle note crémeuse de noisettes, et enfin une charmeuse note de chocolat au lait qui s’évanouit aussi vite qu’elle était arrivée. Conclusion: Un très joli GLENLIVET à l’ancienne, comme l’on en fait plus (si, il faut le dire !). Dommage…Par contre, cette version peut encore se trouver à prix pas forcément prohibitif, alors…foncez ! Prix indicatif: Entre 100 & 300 € de nos jours (oui, c’est un collector…). Note confirmée: 94/100

 

ENGLISH SUMMARY: A bottle from yesteryear that clearly says “IT WAS BETTER BEFORE!”. On the nose heady flowers, a whole fruit basket, including ripe fruit & fresh fruit, prune, ripe pear, yellow peaches, beautiful estery notes on the back as well (roasted pineapples, flambed bananas), some old Earl Grey tea, green tea, moss, old honey, delicate wood. Al these notes are remarkably melt together and show a great balance. It is deep, it is refined, it is top quality distillate. It’s also the same on the palate, and there’s a clarity in there that’s way from the caramel added driven recent rather bland bottlings profile, and less grassy, herbal notes as well. A few drops of water and it gets even more seductive, with more estery notes, some pastry notes (almond cream, praline, creamy hazelnut, melba peach), etc…A beautifully crafted old GLENLIVET that you can still find nowadays in auctions or specialized websites (ok probably 3 times the price of your 2000’s GLENLIVET). Confirmed rating: 94/100

 

 

 

 

 

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Un whisky d'antan, comme on n'en fait plus.... Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-HIGHLAND PARK 27 ans (Bottled 2015) « Wine finish »(Bordeaux Clairet), emb. CADENHEAD/”Authentic Collection”, C.S., n.c.f./n.c., 53,3 % (Orkney Islands, ECOSSE): (dégusté en blind)

Couleur : Vieil or. Nez : Un rien atypique mais très séduisant ! Notes de caramel au beurre salé (comme dans certains anciennes versions officielles de SCAPA, pour le coup), de fine tourbe et de fumée de bruyère. Superbe ! Bouche : Plutôt complexe et assez fondue, elle est sublime. Le rôle joué par l’affinage en fûts de vin de Bordeaux Clairet est incroyable. Tel un liant en peinture, il permet de faire le trait d’union entre les différentes saveurs fruitées, florales, végétales, pâtissières, fumées et boisées, produisant une unique et soyeuse sensation de bonheur à multiples facettes. Populairement l’on pourrait le qualifier, oui, de « tuerie » ! Tenue à la dilution: N’ajoutez que quelques gouttes, si vous ne voulez pas le déguster pur, et sa rondeur aura encore plus de charme. Conclusion: Un HIGHLAND PARK atypique, oui, mais de premier ordre ! Il est magnifique. Clairement une bouteille à rechercher…. Indication de Prix: Autour de 187 € à sa sortie. Note chiffrée (Sous réserve): 96,5/100 & Hors Catégorie

 

ENGLISH SUMMARY: All I can say is that it’s the best recent exemple of mastery in terms of (especially red) wine casks finishing single malt bottlings…The fruitiness (yes, red fruit) is incredible, but it is also its complexity that is stiking me here. Pastry notes, green notes, floral notes, winey notes, great woody notes…there are all melted together for the best & just topped by a beautiful hint of Orkney smoke. A stunner for sure ! Confirmed rating: 96,5/100 & Beyond Any Category

 

 

 

 

 

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 Un des plus beaux HIGHLAND PARK dégustés à ce jour, mais aussi un des plus beaux affinages en fûts de vin rouge. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-LAGAVULIN Officiel 8 ans, 200ème édition anniversaire (1816-2016), Edition limitée 2016, Refill American Oak, 48 % (Islay, ECOSSE) :

Couleur: Or clair. Nez: Très tourbé, jeune, mais complexe et bien fait : Huile de lin, cuir, badiane (imprégnée de tourbe cendrée), agrumes, mais aussi des notes marines (embruns, algues, sel, iode) & végétales. Bel équilibre. Bouche: Fabuleux combo alliant la fougue d’une jeune tourbe avec une note suave de badiane, des fleurs, des fruits (agrumes) et une certaine minéralité. Une note de cuir & des notes végétales (feuilles à pour cigare Havane, mousse), de thé Lapsang Souchong (très légère amertume presque réglissée comme pour le 16 ans, un peu moins que sur le 12 ans brut de fût) complètent le tableau. Ces notes végétales sont profondément intégrées au boisé, modéré mais déjà perceptible. Belles notes (également modérées) d’épices douces & d’herbes sèches. Pour un whisky aussi jeune (certes vendu un peu trop cher chez nous), il fait preuve d’une belle maturité, structure & puissance expressive. Impressionnant !

A noter : A la première dégustation, le personnel de la boutique ou je l’ai dégusté (The Whisky Shop, Paris, 2016) d’abord, ayant constaté un profil un peu trop fermé et violemment tourbé, a pris le parti (un peu risqué) de laisser la bouteille s’aérer plus d’une heure. Le profil aromatique du whisky en a été bouleversé et a chassé les notes les plus puissantes de tourbe au profit des notes les plus délicates (badiane, agrumes, fleurs) en un ensemble à la fois aérien et très minéral. Une réussite que l’on peut retrouver un peu en diluant ce whisky. Tenue à la dilution: Avec un peu d’eau (pas trop), le whisky fait preuve d’une belle rondeur absolument charmeuse, sur de délicates notes de tourbe (la badiane en tête), une fumée aérienne et de belles notes de fleurs fraîches et de coquillages. Rappelle un peu certains PORT ELLEN de 21/22 ans d’âge par le charme ilien de la palette aromatique (et notamment les notes d’huile de lin et de badiane). C’est dire ! Conclusion: Un splendide whisky, vraiment, et de premier ordre, et un des plus beaux LAGAVULIN qu’il m’ait été donné de déguster ! Fortement recommandé !  Prix indicatif: Entre 55/60 € dans le Benelux, mais autour de 79 € en France (trop cher!), chez The Whisky Shop, La M.D.W. & certains cavistes. Note confirmée: 95/100

ENGLISH SUMMARY: Along with the 25 years old that came lately in 2016, this outstanding (in my opinion) 8 years old are the two special bottlings made to celebrate the 200 anniversary of the distillery, the latter being the most affordable, even if it is a bit overpriced in France I have to say. A fantastic young age statement whisky, that is against the tide of NAS whiskies clearly (the most provocative yet being the nice 5 years old BENROMACH a few years ago)! For those who wonder how their sacred (and I say it with no bad intention) 16 years old could taste like twice younger, here’s the answer: It is a winner, with enough maturity to show this delicate distillate qualities, enough complexity & style, and enough seductive notes to please you if still necessary (those star anise, best lemon juice notes!/those peated & smoky notes are great!) and…yes it is moreish! The balance is incredibly good, as well as the elegance for such a young whisky (though I’ve known even younger stunners-see GLANN AR MOR, KORNOG, ARMORIK, just to speak about France). Confirmed rating: 95/100

 

 

 

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 La belle surprise (abordable) du 200 ème anniversaire de la distillerie en 2016. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-OLD PULTENEY Officiel 12 ans, Edition 2017 (Lot: L17/005-R16/5457-1B: 11:17 (ex-UK Market), 40 %: Attention, note en français également révisée le 29/05/17 (Highlands du Nord, ECOSSE) :

Couleur: Vieil or. Nez: Riche et équilibré : Fin, floral (fleurs capiteuses, dont peut être du lys), fruité (fruits au sirop), avec une note de thé Earl Grey, d’angélique (plante aromatique), de légère saumure, mais bien moins qu’il y a une dizaine d’années. Un nez plutôt séduisant. Bouche: Elle reprend les notes du nez (avec une impression générale de salade de fruits au sirop), avec complexité, subtilité, finesse et un certain charme. Perds assez vite de la puissance à cause de son titrage faible (voire aussi en raison de l’ajout de caramel) mais belle finale sur les oranges confites, et une note rappelant le glaçage des biscuits Chamonix…un charme pâtissier qui lui permet de ne pas perdre plusieurs points. Tenue à la dilution: Intéressante, mais n’ajouter que quelques gouttes d’eau. Elles réveilleront ainsi les notes d’esters un rien acidulées qui étaient jusqu’ici à l’arrière-plan. Conclusion: Assez proche des versions dégustées depuis environ dix ans, cet OLD PULTENEY est un apéritif charmeur avec une palette bien à lui. Comme bien d’autres single malts de large diffusion, certains lots peuvent varier (par exemple un lot particulièrement plat –le lot L15/019/R15/5022-1B :13-21 datant de 2015-a reçu la note de 77, mais je soupçonne un souci de bouchon. La distillerie me l’a aimablement remplacée et je l’en remercie encore ici). Prix indicatif: 35/40 €, G.M.S./MdW.-Note confirmée: 87,5/100

 

ENGLISH SUMMARY: A rich & balanced nose : Refined, floral (with heady flowers, maybe lilies), fruity (canned fruit salad with syrup), a touch of Earl Grey tea, angelica, and a typical hint of brine, but less than 10 years ago. Quite a seductive nose. On the palate, it’s more of the same, with the canned fruit salad with syrup leading the way. It is complex, subtle, and has some charm for sure. Loses power quickly because of it’s low ABV (& probably the caramel added), but not points because of a beautiful ending on candied oranges & a note of French pastry topping (an industrial pastry called “Chamonix”). Don’t add too much water on this one, but just a few drops to wake the estery notes that were previously in the background. A very nice aperitif malt with its own style. Just a thing, as for many other wide production single malts, consistency may vary (for exemple batch N° L15/019/R15/5022-1B:13-21 from 2015, a probably one-off, anormaly bland –with maybe a cork problem-has been rated 77/100-thanks again to the distillery for replacing it). Confirmed rating: 87,5/100

 

 

 

 

 

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OLD PULTENEY 12 ans, un bel apéritif qui vient du Nord. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-ROSEBANK Millésimé « 1991 » de 17 ans d’âge (distillé le 03/07/91, mis en bouteille le 17/07/08), emb. par GORDON & MacPHAIL, gamme « Reserve », Single-Cask (N° 2098-Refill Bourbon Barrel, pour LaMDW) ayant donné 199 bouteilles, 46 % (Lowlands, ECOSSE):

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Riche, complexe et plutôt végétal de prime abord. Notes de thé Earl Grey très infusé, de sous-bois (humus, champignons), puis orange, bergamote, fleurs capiteuses, et les esters assez présents (fruits exotiques dont papaye, goyave, mangue). Un profil nettement fruité. Bouche: Fantastique, parfaitement équilibrée (10/10) et gourmande: Elle débute sur les notes végétales du nez (thé à la Bergamote), mais aussi, très vite sur une multitude de fruits tant classiques (orange, pêche, abricot) qu’exotiques (goyave et mangue maintenant, plus peut être une pointe d’ananas), mais aussi de coing, le tout avec un côté presque sirupeux et des épices douces, avec en arrière-plan, mais pas loin derrière, des fleurs capiteuses (lys, iris, jasmin) du plus bel effet. Son caractère herbacé est masqué par son fruité exubérant. Un tel délice, qui combine à la fois gourmandise, complexité, équilibre et finesse, l’on en redemande ! Tenue à la dilution: Avec quelques gouttes d’eau, les esters ressortent, et, outre les notes de fruits exotiques et de bonbon anglais, c’est ce fondu qui se remarque encore un peu plus…. Conclusion: Un splendide ROSEBANK, qui s’exprime parfaitement dans un registre fruité et capiteux, d’une gourmandise qui surprendra ceux qui n’en connaissent que les versions un rien austères et herbacées, et ou la camomille et les épices dominent. Ici, c’est toute la générosité fruitée qui s’exprime dans ce fût très bien sélectionné. Curieusement il a quelque chose du profil du OLD PULTENEY chroniqué dans ce même numéro, mais à la puissance 10….Prix indicatif: Autour de 70 € à sa sortie, MdW-Epuisé. Note confirmée: 94,5/100

 

ENGLISH SUMMARY: Gold color for some liquid gold. When I tasted this expression during Whisky Live Paris 2008 (it’s a bespoke bottling for La Maison du Whisky), I fell in love instantly with this. I only opened it 7 years after though (I know it sounds crazy) but got the same impression I had at first try. A beautifully crafted (& picked!) very expressive single-cask whisky. Fantastically balanced (10/10 on my detailed rating for the balance criteria), with a very rich (if maybe a bit non 100 % typical ROSEBANK ?) profile, playing on green/earthy territory as well as for fruity, floral, spicy (sweet) notes. Amazingly I could probably say it’s the previous whisky reviewed here (OLD PULTENEY 12 y.o.) but ten times better. Very complex as well, I can already name Earl Grey tea & chamomile tea notes(the latter being typical to the usual ROSEBANK profile), orange, bergamot, heady flowers (lily, iris, jasmine), forest notes (mushrooms, humus), but also quince, apricot, goyava, mango, pineapple too-for the estery notes), liquorice all sorts candies, and so on…It is enhanced by some spicy notes all the way. It has a gourmet mouthful, a balance, a complexity, a finesse & elegance I never found in another ROSEBANK yet. Just Splendid…Confirmed rating: 94,5/100

 

 

 

 

 

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Quand un grand négociant rencontre une grande distillerie, et embouteille un fût pour une grande maison...Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

 

-SPRINGBANK officiel 10 ans, Edition 2016 (Lot 14/507), Bourbon & Sherry casks, 46 % (Campbeltown, ECOSSE):

 Couleur: Or clair. Nez: Ah, le style SPRINGBANK ! Inimitable….Un rien d’austérité rustique qui trahit son caractère artisanal et profondément malté : Ces notes de céréales bouillies et torréfiées, d’orge maltée, puis de suite derrière, cette tourbe & cette note de caoutchouc fumé (pneu de voiture ayant parcouru une longue distance, et à peine refroidi), imprégnant à coeur le chêne, ce dans une ambiance de garage…avec du gasoil stagnant quelque part…normalement cela devrait me faire fuir, mais là cela fonctionne ! Bouche: Elle reprend les notes du nez, en un ensemble à la fois austère et séduisant, au service de l’orge maltée mais aussi de la signature tourbée maison actuelle, et un soupçon de caoutchouc là encore, épousant la fumée de tourbe survenant assez vite au second plan, mais aussi se frayant un chemin à travers un chêne qui charpente le whisky mais demeure malgré tout discret, quelques austères agrumes, le pamplemousse en tête. Quelques discrètes notes de vanille (influence des fûts de bourbon) et de chocolat noir (influence des fûts de sherry) se révèlent, ainsi que quelques jolies notes florales au second plan. Les épices sont bien présentes (le gingembre, principalement) mais l’ensemble demeure très équilibré. La finale, sublime, avec cette rétro-olfaction de notes à la fois céréalées, florales et fruitées (agrumes), plus la signature fumée et typée, lui font gagner des points (note initiale envisagée : 93,5/100). L’équilibre et l’élégance, malgré une certaine rusticité, sont remarquables dans ce whisky. Tenue à la dilution: Excellent et révélateur, l’ajout de quelques gouttes d’eau rend ce whisky plus aérien et charmeur, et révèle à la fois une note vineuse évoquant le sherry et une note de canne à sucre évoquant un rhum blanc agricole. Impressions qui accréditeraient la thèse que pour nombre de leurs whiskies, la distillerie ayant des facilités d’accès via sa branche de négoce CADENHEAD, appartenant également à la famille J. & A. Mitchell, elle combinerait fûts ayant contenu du bourbon, du sherry & du rhum…Hypothèse pas folle du tout d’un point de vue gustatif, déjà…. Conclusion: Pour moi un batch (lot) de premier ordre, dans le style actuel de SPRINGBANK, un rien austère certes, avec cette signature qui a évolué au fil du temps, les versions du début des années 2000 étant pour celles que j’ai dégustées quasiment pas tourbées, et davantage axées sur la noix de coco, la vanille et les épices issues du chêne. Très aboutie, cette version est d’une clarté exemplaire. Avec le BENROMACH 10 ans, dont il est à certains égards proche, sans doute les deux plus beaux & les plus complexes 10 ans d’âge du marché actuel en single malt…Prix indicatif: 55/60 €, cavistes, voire certaines G.M.S..-Note confirmée: 95/100

ENGLISH SUMMARY: Sorry I can’t be as long as in the French version of it, but I’ll try to explain why this one is a stunner & deserves its high rate. First off, I have to praise again the distillery for helping make a living 70 persons of Campbeltown city/area, for also running the GLENGYLE distillery, and for the real craftsmanship on the 3 single malt brands (LONGROW, SPRINGBANK, HAZELBURN), bottled on site, and for the almost 0 marketing, unnecessary because the quality of these whiskies generally speak for itself. That said, and even if the 10 years old profile has slightly changed since I first tried it back in 2002-2003 (if I remember well-it was the cream label at this time), I’m very pleased with almost every batch I’ve tried and/or bought, elegant & rustic at the same time. And considering all the changes (nowadays 10 y.o. is much closer in my opinion to nowadays 12 y.o. edition than it was previously, especially about the peat level, but also about the amount of cereal notes, lower nowadays), and its special style, I really think this batch is exceptional. The balance between malty, woody, spicy, peaty notes is really impressive. Even the rubbery/leathery notes are here welcomed, as they are deeply integrated in the wood & in the malt. As its recipy integrate (at least) bourbon casks as well as sherry casks (& and maybe some rum casks), you get notes from both types of casks (ginger, vanilla, dark chocolate, diverse cereals, citrus fruit, etc…) and the famous carpenter’s structure that make SPRINGBANK’s so important in blended whiskies, for instance. The sublime ending (& aftertaste) mixes these notes with a hint of peat & sugar cane that are truly magnificent, and a few drops of water makes it aerial. The whisky that has a lot of structure seem to be much lighter but still with a lot of taste. That’s why my rating is so high. Confirmed rating: 95/100

 

 

 

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SPRINGBANK 10 ans....Un grand single malt, artisanal, typé, intemporel. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-ST MAGDALENE 32 ans (Distilled in 1982-Bottled in 2015), emb. CADENHEAD, gamme “Closed Distilleries”, Single-Cask (282 bouteilles), 58,1 % (Lowlands, ECOSSE/Distillerie fermée en 1983 puis démolie.) A noter : La distillerie, propriété du groupe Diageo, a été un temps connue sous le nom de LINLITHGOW.

Couleur : Or, à reflets Vieil or assez denses. Nez : Très beau nez, débutant par des notes de cire (allant vers la paraffine), de fleurs jaunes, d’agrumes et de vanille. Intéressant. Bouche : Très belle, reprenant les notes du nez : Sur un fond d’herbes sauvages, de camomille et d’épices (rappelant par moments le style CLYNELISH à son sommet ou les ROSEBANK un peu nerveux), se déploie un bel éventail à la fois floral (jasmin, orchidées), fruité (agrumes, dont du citron en version pâtissière-tarte-et confit, abricot), et boisé (modéré, apportant de la vanille et des épices douces. C’est gourmand et très convaincant. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky devient plus facile d’accès (rapport à son titrage élevé), mais ne pas trop en ajouter, pour qu’il garde un certain peps. Conclusion : Un ST MAGDALENE de grande qualité, expressif et rappelant un autre « 1982 » sorti vers l’année 2009 par le négociant Murray McDavid sous le nom de LINLITHGOW. Indication de Prix : n.c., mais sans doute plus de 400 € (épuisé). Note (sous réserve-à confirmer après la dégustation du sample) : 93,5/100

ENGLISH SUMMARY: One of the most beautiful bottlings from this defunct distillery I’ve come across so far, along with another 1982 vintage bottled in 2009 by another independent bottler, Murray McDavid. It recalls me in some ways a bit the usual CLYNELISH (in good bottlings) & (in more nervous) ROSEBANK styles. On a yellow flowers, wild herbs & vanilla basis, this gorgeous Lowlands whisky displays a fan of floral (jasmine, orchids), fruity (citrus fruit, apricot, and citrus tart) & delicately woody notes, plus some sweet & strong spices (ginger, mainly). A gourmet & very convincing malt. A few drops of water makes it even more appealing. Highly recommended. Temporary rating (to be confirmed soon): 93,5/100

 

 

 

 

 

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Un très bel embouteillage de ST MAGDALENE, aussi rare que réussi. Bravo à Cadenhead. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-TAMDHU Officiel 10 ans, Première Edition 2013, « Matured in Sherry casks » (first & second fill sherry), 40 % (Speyside, ECOSSE):

Couleur: Vieil or, à reflets délicatement ambrés. Nez: Superbe, richement malté, dense, avec une dominante maltée-chocolatée qui rappelle curieusement le style GLENGOYNE (pour les versions 15 & 18 ans en tout cas), du même propriétaire, le négociant Ian MacLeod. Bouche: Subtile et très douce, mais avec de la personnalité, malgré la dilution à 40 % (l’on me dit que, plus récemment, certains lots du 10 ans sortiraient désormais à 43 % ?-à confirmer...). La dominante maltée avec une nette connotation chocolatée du nez se confirme, entre ovomaltine liquide & carambar fondu…avec tout un tas de nuances et des traces d’amandes, de raisins de Corinthe et de chocolat noir. Note de sherry un rien vineuse épousant étroitement les notes pâtissières (cake au chocolat, voire fudge avec glaçage chocolaté) et celles de fruits mûrs confits. Beaucoup d’harmonie et de pureté dans le distillat. On n’ose à peine se demander ce que deviendra le distillat nouveau style (depuis la reprise de la production en 2012) à l’âge de 15 ou 20 ans ou encore davantage. Cela devrait être fort intéressant ! Tenue à la dilution: Je recommande de ne pas le diluer ou alors avec juste quelque gouttes d’eau, pour ne pas accentuer ce qui existe déjà en équilibre fragile, les notes vineuses du sherry. Conclusion: Un magnifique nouveau départ pour cette distillerie avec ce nouveau 10 ans d’âge sorti en 2013. J’aurais aimé voir cette version non filtrée à froid et titrant 46 % (c’est pourquoi le score n’est pas plus élevé), mais on ne peut pas tout avoir….C’est déjà un très beau whisky, d’une élégance et délicatesse certaines. A venir, la note de dégustation de la version sans compte d’âge mais non filtrée à froid dite « Batch Strength », c’est-à-dire quasiment brut de fût. Prix indicatif: Autour de 55 €. Note confirmée: 91/100

 

ENGLISH SUMMARY: While my memories of the old non age statement entry level TAMDHU seem to fade a bit with time, I can only tell it was very different from now, much more herbal & that it was probably unsherried. This new edition, after the complete relooking of the brand in 2013, is completely different, focusing on rich sherry casks and very classy. Sweet & subtle, it is a real treat for your nose & your tastebuds. Deeply malty & chocolaty, it also shows delicious notes of liquid caramel, fresh almonds, sultanas, dark chocolate. Pastry notes-chocolate cake, fudge with chocolate topping-are coming through more and more as the palate unfolds, melted with beautiful winey notes coming from the sherry casks that seem to be of top quality in my opinion. I see a lot of harmony & purity in this distillate. I even not dare to wonder how does this distillate will taste like at 15 or 20 years old or more. It should be very interesting! For once, I do not recommend to dilute this whisky at all, as it could break its beautiful balance and enhance too much the winey notes. In conclusion I would say it’s a magnificent new beginning for this distillery and I’d like to see an unchill filtered & 46 % ABV variant some day, but it’s already a stunner, with a lot of delicacy & elegance and its own style, despite sometimes I feel this new TAMDHU is very close to the GLENGOYNE style (the other distillery with the same owner, Ian MacLeod). To be followed, notes from another delicious TAMDHU expression, the “Batch Strength”…Confirmed rating: 91/100

 

 

 

 

 

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 Quand le contenu est aussi beau que le contenant, comment ne pas être satisfait? Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-TULLIBARDINE Officiel/n.a.s. « 225 » (Bourbon matured/Sauternes finish), Edition 2014 (Lot : L14/8379-08.0514), 46 % (Highlands du Sud, ECOSSE): A Noter : Ce whisky sans mention d’âge a été d’abord élevé en fûts de Bourbon de premier remplissage (« 1st Fill »), puis a reçu un affinage d’une durée de 12 mois dans des fûts de Sauternes du Château Suduiraut.

Couleur: Or, à reflets dorés. Nez: Complexe, un peu fermé, mais joliment floral (jasmin, mimosa, pâquerettes) et un peu (pas assez hélas) fruité (fruits jaunes, agrumes confits). Apparemment épicé aussi (gingembre sec). Le boisé important se ressent déjà. Bouche: Puissante, avant de se calmer un peu plus tard, elle est clairement sous l’emprise du chêne. L’extraction est forte, et l’affinage en fûts de Sauternes a du mal à se frayer un chemin pour exprimer ses délicates notes florales capiteuses et fruitées. Les quatre dégustations de cette bouteille ayant toutes été différentes, je me base sur la dernière en date, qui semble montrer une accalmie et une certaine ouverture du profil aromatique, pour juger de ce whisky assez fermé et changeant. La bouche est assez fondue, fine, sèche et épicée (gingembre-clairement l’influence du fût), laissant en son milieu s’exprimer (rapidement !) de jolies notes de fruits jaunes (cédrat & coing en tête), de miel et d’esters. La finale est assez évasive, plutôt courte, avec ce boisé toujours étroitement lié au reste. C’est un peu frustrant. Tenue à la dilution: Difficile, mais à tenter avec précaution. L’eau avive un peu le côté sec et épicé, mais d’un autre côté réveille le fruité et le floral, et des esters parfois plus bavards (à une seule occasion, après une longue aération j’ai perçu de jolies notes de bananes, d’ananas et de vanille bourbon).

Conclusion: Une version séduisante sur le papier (malgré l’absence de mention d’âge suggérant un whisky sans doute assez jeune), mais comme pour d’autres versions d’autres distilleries affinées en fût de Sauternes, une alliance qui a du mal à fonctionner, et en tout cas à donner le maximum des deux maturations, la première étant ici la plus imposante. Une version qui demande du temps, de la patience et d’y revenir, c’est pourquoi je ne veux pas non plus la démolir, et avec l’espérance que la distillerie retentera l’’expérience avec une autre « recette » (et avec un whisky plus âgé, déjà). Prix indicatif: Autour de 55/60 €, cavistes.-Note confirmée: 85/100

 

ENGLISH SUMMARY: This first matured in bourbon casks whisky is finished in French liquorous Sauternes wine casks for 12 months. It is complex, a bit closed & difficult to assess at once (in fact it took a long time to do it-4 tastings…), and right from the start (the nose) a bit overpowered by the oak. It has some nice flowery notes (jasmine, mimosa, daisies) & some (too) discrete fruity notes (yellow fruit, candied citrus fruit mainly) and a lot of spices (mainly ginger from the oak casks). As the notes are all melted & the palate is very dry, it is difficult to really enjoy it though evident qualities and original notes (citron-in French = cédrat, which is a variant to citrus of Asian origin), quince, honey & esters (in one occasion I had nice banana, pineapple & vanilla notes). The finish is short & oaky, spicy. A few drops may help entering in the floral/fruity pleasant side, but more water will make it oakier. On the paper it was a very seductive expression to try, but on the palate it is like it was half delivering its qualities, half hiding them. Sauternes finishing seem often very delicate to achieve (and they are many examples of failing bottlings) and I hope that in the future the bottlings will be more balanced. One that needs time & luck “to talk”. Confirmed rating: 85/100

 

 

 

 

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 Un whisky qui a du mal à se livrer....Quand dégustation rime avec patience, presque un pléonasme. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-YAMAZAKI Officiel n.a.s. "SHERRY CASK"("2016 Edition"), Bottled 2016, 48% (Honshu, JAPON):

Couleur: Acajou. Nez: Du sherry de manière assez affirmée, avec un beau fruité (fruits mûrs, dattes, pruneaux, raisins de Corinthe, et j'en passe) et une certaine fermeté semble t'il. Bouche: Très bien assemblé, le whisky présente au palais un bel équilibre entre les notes fruitées (à dominante confiturée et de fruits secs) et les notes boisées (pas mal de tannins, certes, et fermes, mais demeurant "domestiqués"). Note de cuir également, structurante, puis en arrière-plan, de belles notes de fruits rouges. Diverses épices également. Tenue à la dilution: Contre toute attente, il tient le choc de quelques gouttes d'eau, ce qui a pour effet de rendre plus rondes les notes fruitées. Bien joué Mr Shinji Fukuyo (le maître-assembleur du groupe SUNTORY). Conclusion: Un des meilleurs "sherry casks" de la série en édition millésimée (sans doute meilleure que les éditions 2012 et 2013), mais à mon sens toujours en dessous de l'édition millésimée 1995 dans la gamme "Century Series" (un 10 ans mis en bouteille en 2005 et titrant 56 %), la référence demeurant à battre chez YAMAZAKI. Un excellent whisky, sans aucun doute, mais certainement pas "le meilleur whisky au monde" comme a tenté de nous le faire croire en 2013 déjà Jim Murray. Indication de Prix: Autour de 300 € à a sortie, bien plus depuis (on ne remercie pas Mr Murray d’ailleurs pour sa contribution à la spéculation sur cette référence!). A ce compte là, le KAVALAN "Sherry Oak" est d'un meilleur rapport qualité/prix malgré son prix élevé (proche de 100 €). Note chiffrée (sous réserve): 93/100

 

ENGLISH SUMMARY: A nicely sherried nose (with delicate notes of ripe fruit, dates, prunes, sultanas, etc…) with a probably tight profile regarding the wood. On the palate, this is a well blended & structured whisky, with a good balance between fruity notes (some getting close to a jelly sensation, but also with dried fruit), woody notes (a lot of tannins ok, some firm ones, but still « under control »). A structural leathery note as well, and then comes, on the background, some beautiful red fruit notes. It sustains a few drops of water (unlike some other editions), and then gets really round & moresih (Congrats to SUNTORY’s Master blender Shinji Fukoyo). To conclude, I would say it is one of the best of this non age statement « Sherry cask » series, probably better than the 2012 & 2013 vintages in my opinion, but not as outstanding as the 1995 vintage in the « Century Series » (bottled in 2005, 56 % abv), which is still the one to beat. An excellent whisky for sure, but certainly not « the best whisky in the world » as whisky writer Jim Murray tried to convince us think it was (about the 2013 vintage), and we’re not happy that, saying so, he contributed in a way to the speculation about this brand and expression. Eventually, the KAVALAN "Sherry Oak" (even reduced at 46 % ABV) is a better value in my opinion (for about 100 €). Temporary rating (under reserve) : 93/100

 

 

 

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Le YAMAZAKI "Sherry Cask" 2016, un très bon single malt, sans aucun doute, mais à quel prix ?

 

 

Editorial No 21

 

EDITORIAL No 21:

 

 «LE BLENDED WHISKY DANS TOUS SES ETATS »

 

Première Edition/1st Edition: 18/04/2017

Mise à jour/Update: 18/04/2017

 

 INTRODUCTION :

 

Une fois n’est pas coutume, et répondant en cela également à une demande d’un certain nombre d’habitués du site, cet éditorial sera entièrement consacré à de récentes notes de dégustation de votre serviteur, sous la forme d’une compilation de notes concernant des whiskies récents comme d’autres un peu plus anciens, de différents pays et de différents types, présentés par catégorie ou type de whisky, puis par ordre alphabétique, tous pays confondus pour faciliter les comparaisons et simplifier cette liste.

Un grand merci aux particuliers, amis, relations et professionnels pour l’accès à une partie de ces whiskies, souvent les plus prestigieux d’entre eux (les amis se reconnaîtront) !

Cette fois-ci, j’ouvre un premier volet sur des notes de dégustation consacrées aux BLENDED WHISKIES d’ECOSSE, comme d’ailleurs… Il y en aura d'autres, et le mois suivant ce sera le tour d'une sélection de SINGLE MALTS...

For ENGLISH READERS, this number goes back to it’s original formula as much as I can, that is to say it provides you an English Summary to all the tasting notes : 16 here (blended whiskies) and more than 30 on the GLEN MORAY focus section…

 

***

 

Par ailleurs, vous trouverez ci-dessous un lien vers un sujet conséquent concernant la distillerie GLEN MORAY, à l’occasion du 120 ème anniversaire de la distillerie cette année, à savoir un GROS PLAN sur la distillerie, dans la rubrique ad hoc, incluant une INTERVIEW de son maître-distillateur Graham Coull, ainsi qu’une compilation de TOUTES mes NOTES de DEGUSTATION sur les whiskies produits par la distillerie, soit 34 notes.

 

GROS PLAN sur la DISTILLERIE GLEN MORAY :

http://www.gregswhiskyguide.com/actualites/gros-plan.html

 

 

Rappelons également les listes ci-dessous susceptibles de vous intéresser…Vous trouverez dans la première également de nombreuses notes de dégustation, complémentaires à celles de cet éditorial:

 

Liste de plus de 200 whiskies abordables des années (202 recommended affordable drams,

including 92 favorite from all over the world): Ici/Here

 

La Fabrication du Whisky-Sujet récemment mis à jour (my updated How whisky is made topic-in French)

Ici/Here

 

 

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SELECTION DE MES NOTES DE DEGUSTATION:

 

(SELECTION OF MY TASTING NOTES)

 

 

PREAMBULE:

 

Certains lecteurs seront peut être déroutés de voir un sujet entièrement majoritairement consacré aux blended whiskies, la forme de whisky la plus répandue et la plus populaire à ce jour (en termes de vente du moins) depuis sa création en Ecosse (notamment) au début du XIX ème siècle. Pour en savoir plus sur les aspects historiques, voir l’onglet qui lui est dédié sur le site :

 

La Fabrication/Whisky Making


Je considère personnellement que le blended whisky est une forme très sophistiquée de whisky et mérite qu’on s’y attarde, forme qui est à juger par elle-même et non à comparer systématiquement aux single malts comme certains le font, car sa conception et son usage sont différents. De la même façon, c’est dommage me semble t’il de regarder de haut les blended whiskies réduits car l’on serait en manque de sensations fortes alcooliques. Dans ce domaine comme ailleurs, la modération devrait être de mise, merci.

 

Rappelons leur que nombre d’entre nous amateurs de whisky avons commencé par là notre « voyage au pays du whisky », et que si nous avons pu être dégoûtés par l’usage festif et mixé de ce breuvage si particulier, sa consommation sur un mode plus posé sans être pour autant guindé est riche d’enseignements, tant sur l’assemblage en tant que principe d’élaboration d’un whisky complexe, que sur la typicité de tel ou tel single malt (voire même single grain-certes plus difficile à identifier distillerie par distillerie) qui rentre dans la composition de ce blended whisky. Evidemment, comme nous allons le constater ci-dessous, il en va (presque) de même que pour les single malts, l’on y trouve le pire comme le meilleur, que ce soit en Ecosse ou ailleurs, et pour tous les goûts et toutes les bourses.

 

Enfin, pour ne pas être trop long, rappelons enfin que sans les blended whiskies, qui représentent environ 92 % de la consommation mondiale encore en 2017, la plupart des distilleries de malt fermeraient…ou seraient obligées de réorienter leur production vers d’autres spiritueux.

 

Voici une première sélection de 16 blended whiskies, une sélection qui sera suivie par d’autres (y compris de blended whiskies), votre serviteur ayant dégusté, statistiques à l’appui si besoin, plus de 2800 whiskies au 31/01/2017, et près de 125 blended whiskies, 85 blended malts ou encore près de 35 single grain whiskies, la publication intégrale de mes notes mettrait trop de temps. Aussi voici une première sélection bien entendu non exhaustive, pour laquelle j’ai souhaité mettre en avant quelques marques moins connues du grand public, parmi d’autres plus connues. Le prochain éditorial mettra en avant, lui, uniquement les single malts.

 

A toutes fins utiles, voici un rappel de mon Barème de notation/My scoring system here :

Notation/Scoring

 


 

 

BLENDED WHISKIES & SINGLE POT STILLS:

 

 

-The ANTIQUARY 12 ans (« The Rare Old Blend »), Edition 2013, 40 % (Blended Whisky, ECOSSE):  

Un blended whisky créé en l’honneur du roman du même nom (« L’antiquaire ») du célèbre écrivain écossais Sir Walter Scott en 1816.

Couleur: Or clair, à reflets dorés. Nez: Superbe, très fin et très fondu, marqué par le caramel naturel (fudge), voire également un peu artificiel,l’orge maltée (trahissant son composant principal malté, à savoir le single malt TOMATIN). Quelques notes florales (voire de fleurs capiteuses-mais aussi géranium, lilas), quelques herbes fraîches, quelques fruits frais (agrumes) et secs (noix, raisins de Corinthe). Bouche: Belle attaque complexe, avec des notes de miel, de malt, de noisettes & de caramel. Elle se poursuit sur des notes fondues de réglisse et de chocolat noir, de fruits secs & d’agrumes, avec les notes florales du nez au second plan. C’est très élégant. La finale hélas s’efface vite en un decrescendo trop rapide à mon goût, d’où les points en moins, peut être aussi à cause du titrage trop faible. A 46 % ce whisky serait vraiment très bon. Tenue à la dilution: Pendant quelques instants, c’est superbe, ravivant les notes d’agrumes et de toffee, puis cela s’évanouit à nouveau trop rapidement. Conclusion:Potentiellement un grand blended whisky, mais hélas trop dilué et peut être trop « rectifié » au caramel artificiel.Il s’en faut vraiment de peu, probablement moins de caramel et plus de titrage. Prix indicatif: 35 à 40 €, chez certains cavistes seulement & sur internet.-Note confirmée: 81/100 (potentiellement 88/100)

ENGLISH SUMMARY: A soft & silky blended whisky with some caramel/fudge notes, but also some unnatural ones. A lot of finesse on this one, and some typical malted & chocolate notes coming from its central single malt component which is TOMATIN. It is complex (heady flowers, dried fruit, fresh fruit, hazelnuts & even a hint of dark chocolate & liquorice during the finale. Alas, the complexity is not helped by the low ABV. This blend is beautiful, but too shy, and the flavours decrescendo is too quick. I really wonder if this one wouldn’t have been terrific (terrificly good I mean) simply at 46 % ABV. That’s why I added the second rate.

 

 

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 Un blend honnête, même si l'on peut lui préférer ses grands frères (21 ou 30 ans) plus expansifs. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-”The ANTIQUARY” 30 ans (Distilled in 1977-Vintaged-Bottled in 2007?), emb. officiel, Limited Edition (Cask 165 : 1148 bouteilles), 46 % (Blended-Whisky, ECOSSE) : A noter : Il s’agit d’un assemblage à 55 % de malt (dont du TOMATIN) et 45 % de grain. Couleur : Vieil or, à reflets verdâtres. Nez : Très complexe et raffiné ! Un blend riche, avec des notes pâtissières, de vieux thé, des notes maltées, des épices douces et des fruits exotiques. Fleurs capiteuses en sus. Bouche : Complexe, avec des notes très fondues, mais demeurant bien expressives, et d’une grande finesse. Elle débute sur du thé Earl Grey longuement infusé, des notes épices (gingembre), d’autres bien maltées (typiques de la distillerie TOMATIN), puis évolue sur de la réglisse, des fruits exotiques (mangue, goyave), des fleurs capiteuses (lys, lilas, voire du chèvrefeuille), et enfin de belles notes de bois précieux (bois de santal). Très légèrement fumé. Excellent. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky devient plus « onctueux », si j’ose dire, plus charmeur. Ne pas en abuser cependant. Conclusion : Un grand blended whisky, bien assemblé et généreux en malt, et en vieux single-malts en particulier ! Plus abordables financièrement, les versions plus jeunes (12 et 21 ans, notamment), ne sont pas à négliger. Et même si cela paraît épouvantablement désuet pour certains, personnellement, j’adore le design de la bouteille avec ces facettes octogonales, je trouve cela classieux…. Indication de Prix : Plus de 200 € (rare). Note (sous réserve) : 91,5/100

ENGLISH SUMMARY: This one is obviously completely in another league. The soft & silky malty notes are here, but there is so much more…Very complex, this luxury blended whisky has 55 % malt content (instead of the usual 25 % on the great majority of blends). Beautiful Earl Grey tea notes, some sweet spices (and ginger), exotic fruit, heady flowers, sandal wood notes, and a nice hint of smoke. Also a classy old style packaging. Highly recommended!

 

 

 

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 Encore merci à H. pour cette dégustation exceptionnelle. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-“CREATIONS” 36 ans (Bottled in 2015), emb. CADENHEAD, Sherry casks from 3 distilleries, 44,5 % (Blended-Whisky/ECOSSE, régions: Lowlands/Speyside/Orkney Islands):

A Noter: Il s’agit d’un assemblage en trois tiers de whiskies des distilleries suivantes, de malt (GLENLIVET, HIGHLAND PARK) et de grain (INVERGORDON). Tous les fûts utilisés pour cet assemblage sont des fûts ayant contenu du sherry.

Couleur : Vieil or, à reflets dorés, voire rouge-orangés. Nez : Plus intéressant lors de cette deuxième dégustation (la première eu lieu chez CADENHEAD en Octobre 2016). Cet assemblage est toujours un peu trop fondu à mon goût, mais bon…il s’en dégage tout de même de belles effluves de Xérès (fruits rouges, ici) et une finesse certaine. Bouche : Plutôt riche, elle est néanmoins un peu trop fondue à mon sens pour que ses composantes s’expriment toutes pleinement (la proportion méritait sans doute d’être différente là c’est comme si les deux single malts s’annulaient mutuellement). Aromatiquement parlant, l’on a une légère vivacité herbacée et épicée vite contrebalancée par des jolies notes rondes de fruits rouges (mais aussi des notes plus lourdes de cerises au marasquin et d’oranges sanguines), et un boisé assez lisse. Le problème est que le résultat de l’assemblage de ces whiskies est quelque peu contradictoire et presque monolithique, alors que des whiskies de 36 ans d’âge devraient exprimer davantage de caractère et d’orientation. Au positif je l’ai trouvé moins agressif qu’à la première dégustation.

Tenue à la dilution: Attention, l’ajout d’eau apporte assez vite davantage de notes boisées et épicées. N’ajoutez que quelques gouttes, si vous ne pouvez le déguster pur, et là vous serez récompensés. Il gagne encore en rondeur Conclusion: Un blended whisky de luxe (36 ans, pensez-vous ?) de qualité  de chez CADENHEAD mais qui aurait pu être davantage abouti, soit en changeant les proportions d’un ou plusieurs des 3 whiskies, soit en ajoutant un ou deux whiskies d’autres distilleries et/ou d’âge (plus jeunes pour le coup). Je préfère les « Créations » élaborées à partir d’une base de fûts ex-Bourbon (comme le 17 ans « Light Creamy vanilla » 2013 ou 2014), même si elles sont moins spectaculaires, car elles sont plus équilibrées et gourmandes. Indication de Prix: Autour de 150 € à sa sortie. Note chiffrée (confirmée): 91/100

ENGLISH SUMMARY: An unusual combination here with only 2 single malts (GLENLIVET, HIGHLAND PARK) & 1 single grain (INVERGORDON), all of the same age (36 y.o.) involved in this small batch blended whisky: On the paper it is obviously fantastic, but it’s more complicated on the palate. A bit too melted in my opinion, it tend to neutralize each distillery character to let only the sherry do the talking. It took me several tastings to understand it was probably not exactly the case, that this whisky needed some air & time to lose a bit of it’s tension (it was also a bit aggressive at first try). Once this made (and please do not add much water as it doesn”t swim very well), you get beautiful red fruit notes, even heavier cherry & blood orange notes, and less herbal & spicy notes. I think this could have been probably improved with just changing the proportion of the whiskies in the recipy, but this is only my opinion…For me it remains a beautiful whisky, but I feel there’s more balance & reward in the (youngest & cheapest) bourbon-driven bottlings called “Light Creamy Vanilla” (often 17 y.o. blends, the first one I tasted goes back to 2013 or 2014).  

 

 

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 Encore merci à Mark ,Stephen et toute son équipe à la boutique CADENHEAD's de Londres. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-CUTTY SARK n.a.s. « PROHIBITION », Edition 2017, American Oak, Small Batch, non chillfiltered (non filtré à froid), 50 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A noter : Il s’agit d’une version sortie en 2016 afin de rendre hommage à une version ancienne vendue illégalement du temps de la prohibition américaine (1920-1933) par le biais du capitaine William McCoy (d’où l’expression qui lui est associée : « The real McCoy », un mot de passe pour le client pour réclamer du « vrai whisky » de chez CUTTY SARK). Je recommande également le 25 ans d’âge, un très beau blend qui plus est intelligemment réduit à 45 % (noté sous réserve 93/100, voire davantage).

Couleur: Or clair. Nez: Complexe, avec un côté lourd, floral, herbacé, avec une note de plantes aromatiques. Légèrement fumé et nettement réglissé. Epicé. Bouche: Fine et puissante à la fois. Très fondue, avec des notes d’agrumes (pamplemousse en tête), de fleurs jaunes, avec une pointe de solvant, de plantes aromatiques, comme une note de fenouil et de gentiane. Finale un rien astringente, sèche, végétale et herbacée, s’achevant sur des notes réglissées et épicées (gingembre sec, poivre gris). Un profil original (quoiqu'un peu austère) et bien servi par le titrage élevé pour un blend (50 %). Tenue à la dilution: L’ajout d’eau fait ressortir les notes florales et de plantes aromatiques. Conclusion: Un blend étonnant, puissant et atypique (d’où quelques points en plus) et plutôt bien fait, mais à réserver peut être aux connaisseurs. Tellement plus intéressant que la version d’entrée de gamme (anciennement notée 49/100). Prix indicatif: Autour de 30 €, cavistes seulement. Note confirmée: 88/100

ENGLISH SUMMARY: An interesting proposal from the owners of CUTTY SARK brand (sorry I didn’t had the courage to review again the regular expression -previously rated 49/100). The nose & palate are complex, with notes of flowers & aromatic plants (fennel, gentian), with citrus fruit (mainly grapefruit), green & grassy notes, and the finish is on spices (grey pepper & ginger) & liquorice. The complexity & the originality of the palette is much helped by the very clever 50 % ABV choice. It has a kind of astringency & austerity that may not please everyone, but is an interesting transition between blends & malts.

 

 

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 Il peut parfois être utile de ne pas se contenter de la photo de la bouteille... Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-DEWAR’S 12 ans « DOUBLE-AGED », Edition 2012/2013, 40 % (Blended Whisky):

A Noter: Il s’agit de l’ancienne version du 12 ans d’âge, qui a depuis l’an dernier été rebaptisée « The Ancestor (True Scotch) ». Un blended whisky un peu "à l'ancienne" car remis à marier après assemblage pour une durée de 6 mois. Il existe aussi une version sans compte d’âge nommée « White Label », des versions de 15 ans & 18 ans d’âge et enfin une version haut de gamme sans compte d’âge (mais dont certains malts ont près de 30 ans) nommée « Signature » (note sous réserve : 96/100 voire Hors catégorie-à confirmer bientôt). Je recommande particulièrement cette dernière sur laquelle je reviendrais, mais toutes les versions citées sont de qualité.

Couleur: Or clair, à reflets vieil or. Nez: Complexe et très fondu, davantage que la moyenne des blended whiskies. Fortement malté, il est également richement fruité (fruits mûrs et secs), assez marqué par le chocolat au lait, puis aussi par du praliné, et plus étonnant, comme du caramel au beurre salé. Le fondu & le style élégant de la maison sont déjà perceptibles au nez. Bouche: Riche, onctueuse et complexe, elle reprend fidèlement les notes du nez, avec un équilibre impressionnant. Le fondu entre les délicates notes boisées, chocolatées, maltées et de fruits secs est fascinant et particulier (peu de blenders en effet aujourd’hui leurs whiskies à marier après assemblage, hormis, entre autres DEWAR’S, GRANT’S Family Reserve, WHYTE & MACKAY ou encore le négociant COMPASS BOX). Discrètes traces de sherry (praliné/noisettes). Finale caramélisée, boisée (un rien brûlé), ou d’autres notes apparaissent, comme du cuir, des notes légèrement herbacées et végétales, mais aussi un léger voile de fumée. Tenue à la dilution: Excellente, faisant ressortir les notes fruitées & boisées, mais aussi les notes chocolatées & maltées. Conclusion: Plus conséquent que l’honnête version « White Label », il est très fondu mais pas lisse comme par exemple le CHIVAS REGAL 12 ans (intéressant par ailleurs), gardant un caractère gourmand malgré sa dilution et l’ajout comme souvent de caramel ajouté. Méconnu, j’estime cependant que c’est un excellent blended whisky qui se situe au-delà de la moyenne.

Dernière minute : J’ai récemment dégusté un batch plus récent (2017) qui s’est avéré un peu différent de celui-ci, avec un profil plus boisé & épicé (la « wood technology » serait elle passée par là ?), avec moins de sensualité, d’onctuosité, et un profil plus sec également, mais l’ensemble demeure toujours de qualité. Note (sous réserve) pour cette version récente estimée à 86/100.

Prix indicatif: Autour de 25/27 €, en G.M.S & cavistes.-Note confirmée: 88/100

ENGLISH SUMMARY: Completely different than the previous one (The CUTTY SARK). This one is mainly working around the qualities of malted barley, wood ageing and then re-ageing its components in a marriage during 6 months (a process you won’t find often in blended whiskies territory, unless you try WHYTE & MACKAY or COMPASS BOX creations, mainly). Rich & creamy, with an amazing “shading” of flavours, it is fruity as well (dried fruit & ripe fruit), has some exciting notes of hazelnut, praline and, more astonishing, of salted butter caramel (or if you prefer “Brittany salted caramel sweets”). You also have Scottish fudge notes, and a hint of smoke in the end. The wood is important but perfectly melted with the malty flavours. More interesting than the entry level “White Label”, and different from, for instance, CHIVAS REGAL 12 y.o. (smoother & less gourmet). Some recent batches (it has been rebranded & relabeled as DEWAR’S 12 y.o. “The Ancestor” recently) are a bit different, drier, woodier & spicier. I believe that DEWAR’S is still today an underrated brand of blended whiskies (the 15 & 18 y.o. are nice too) that culminates with the true masterpiece that the “Signature” is (rated 96/100 in my notes).

 

 

 

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 Depuis cette version, le packaging a encore changé et Bacardi, son propriétaire, a fait d'énormes efforts pour faire connaître certains des single malts qui figurent dans cet assemblage au sein de la collection "John DEWAR & Sons, Fine Whisky Emporium".

Concernant DEWAR'S, ce 12 ans d'âge, rassurez-vous, cette référence demeure une valeur sûre. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-« GREAT KING STREET (Artist’s Blend) », emb. par COMPASS BOX, n.a.s., Edition originale 2014, version 50 cl (existe aussi en 70 cl), (50 % Malt, 50 % Grain), n.c.f./n.c. (non filtré à froid, non coloré), 40 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A Noter : Cet assemblage, en hommage aux arts plastiques, et au-delà, à l’esprit créatif de l’art écossais, aux blended whiskies de la fin du XIX ème siècle, est composé à presque 50 % de whisky de malt. Le whisky de grain est issu d’une célèbre distillerie des Lowlands (pour 46 %), et de fûts de premier remplissage, tandis que les différents whiskies de malt (pour 28 % & 17 % des malts des Highlands du Nord, et pour 9 % un malt du Speyside) utilisés proviennent tous de fûts soit de premier remplissage (que ce soit pour le Bourbon ou le Sherry), soit de fûts neufs d’origine française et fortement toastés. Suite à la polémique sur la mention d’âge des whiskies contenus dans l’assemblage (la S.W.A. interdisant toujours la mention de l’âge des whiskies les plus âgés de l’assemblage), l’auteur ne peut vous préciser l’information en question, mais vous trouverez l’information sur le site internet de ce négociant-assembleur. Disons juste que l’âge moyen de ce whisky fait qu’il pourrait rentrer dans la catégorie (officieuse) des « blended whiskies de luxe ». A bon entendeur…

Couleur : Or pâle. Nez : Fin, très fondu, et assez complexe. Marqué par les fruits (fruits confits), les fleurs et les herbes sèches, les épices (gingembre, moutarde blanche-elle trahit la présence du single malt fétiche de John Glaser, à savoir le CLYNELISH) et la vanille (au second plan). Notes de céréales et de noisettes, de malt (signe de la présence de davantage de fûts ayant contenu du sherry que d’habitude chez Compass Box. Bouche : Elle reprend les notes du nez avec un peu plus d’expressivité, sur une dominante d’abord maltée, noisettée et épicée, puis avec le temps et l’aération (de la bouteille également), reprend un profil plus herbacé et épicé que fruité, et donc elle devient davantage marquée par sa composante (quasiment la moitié de l’assemblage, soit 45 %) à savoir CLYNELISH. Vague traces de fumée de tourbe. Tenue à la dilution : L’ajout d’eau doit se faire avec parcimonie, car au positif elle apporte de la souplesse et exalte la vanille et dévoile une belle note d’amande. Au négatif (s’il y a un peu trop d’eau) elle apportera de l’amertume et plus d’épices encore. Conclusion : Un blended whisky très subtil (que j’ai mis du temps à chroniquer, pour raisons personnelles, rapport à une conversation avec John, dont il se souvient peut être ?) qui peut avoir un profil un peu changeant, et qui est différent de l’ « ASYLA » du même négociant. Indication de prix : Autour de 30 € pour la version initiale en bouteille de 50 cl, autour de 45 € pour la version 70 cl. Note confirmée : 87,5/100

ENGLISH SUMMARY: This 50 % malt content blended whisky has some personality for sure: Floral, fruity, herbal, spicy, with some obvious presence of John Glaser’s fetish distillery, CLYNELISH (for 45 % of the recipy), but also a nutty, malty side showing that some sherry casks are involved in the recipy (for time as much in one of his blends, said John). Quite complex, the palate has also thin traces of peat smoke, and water brings up some nice almond notes. Caution because too much water will bring too much spice & bitterness. This blend’s profile was first very smooth & almost of a creamy nutty maltiness, then it turned to show more of it’s Highlands malt component (mainly CLYNELISH) & got a bit wilder. A very subtile blended whisky. It took a while for me to be able to review this whisky, for very personal reasons I should not reveal myself…but you can ask John, if he remembers what he once said to me…

 

 

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 Une certaine émotion à la sortie de ce blend de chez COMPASS BOX, dédicacée aux artistes. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-« GREAT KING STREET (Glasgow Blend) », emb. par COMPASS BOX, n.a.s., Edition 2015, 70 cl, (50 % Malt, 50 % Grain), n.c.f./n.c., 40 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A Noter : Lors du Salon Whisky Live Paris 2013, sur un stand spécialement conçu pour l’occasion, le public était convié à déguster puis à voter pour l’une des deux versions expérimentales du GREAT KING STREET qui y étaient présentées, l’une marqué par une composante plus importante de fûts ayant contenu du sherry (10 %), l’autre par une part significative des fûts ayant contenu du whisky tourbé. Cette édition regroupe les 2 versions, alliant fûts de bourbon de premier et de second remplissage, et des fûts de sherry de premier remplissage. L’ensemble a été remis à marier pour une courte période dans des fûts de chêne français. L’assemblage comprend près de 33 % d’un single grain distillé dans la région de Fife (Lowlands) et de 67 % de single malts en provenance d’Islay (20 %), des Highlands (14 %) et du Speyside (33 %).

Couleur : Or très pâle. Nez : Complexe et fin. Fumé (avec une tourbe dominante), marqué par les céréales, les plantes aromatiques (dont de la camomille), des herbes sèches, et des épices douces. Relativement jeune. Bouche : D’abord assez légère, fluide, puis davantage charpentée, autour d’une dominante tourbée (tourbe cendrée évoquant tour à tour LEDAIG et CAOL ILA, puis LAPHROAIG par son côté un rien médicinal). Au second plan, des notes herbacées et florales, ainsi que des agrumes viennent compléter le tableau. S’y ajoutent des notes d’épices douces et une belle note d’amande crémeuse (voire teintée de guimauve) qui fait écho à la badiane qui entre souvent dans le profil aromatique des whiskies tourbés. Tenue à la dilution : L’ajout d’eau fait davantage ressortir la fumée de tourbe, faisant clairement penser à un LAPHROAIG cette fois-ci.John Glaser a présenté ce blend comme pouvant être consommé sur glace (en highball), voire même que ce serait sa destination première. Mais j’ai constaté l’écrasement du profil par la glace, plus qu’un vrai avantage. Conclusion : J’aieu du mal à apprécier cette version, que j’avais dégusté déjà dans des conditions compliquées (en salon, entre plusieurs whiskies plus puissants) aussi j’ai pu la re-déguster à deux reprises au calme. C’est un bon blended whisky, même si j’ai tendance à lui préférer la version dite « Artist’s blend ». Indication de prix : Autour de 30 € pour la version initiale en bouteille de 50 cl, autour de 45 € pour la version 70 cl. Note confirmée : 86/100

ENGLISH SUMMARY: This 50 % malt content blended whisky is a variant from the “ARTIST’S BLEND” version from the same independent artisan bottler & blender. The difference is that he mixed there 2 experimental versions (one peated, one sherried) together to get this one. It Is also floral, fruity, herbal, spicy (& is also CLYNELISH driven), but here its tiny nutty, malty side (influence of sherry casks) is overpowered by the ashy peated component evoking mainly LAPHROAIG (it’s even more obvious when diluted). The almondy side of it interplays well though with the star anise & marshmallow touches coming from the peat. So there’s no doubt that it is good but looses a bit of its complexity there. John advised to try this one on ice (in a highball).

 

 

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 Une version que j'ai mis du temps à apprécier, assez légère du "Great King Street" de Compass Box. Photo: © Constantin Sarafian

 

 

 

-« THE CIRCUS », emb. par COMPASS BOX, bottled 03/2016, Edition limitée à 2490 bouteilles, n.c.f./n.c., 49 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A Noter: Il s’agit pour environ 60 % d’un assemblage de 2 vieux blended whiskies ayant été mis à marier longtemps dans des fûts de Sherry de plusieurs remplissages, plus un blended grain (à 26 %), et enfin de 15 % d’un single malt (BENRINNES) élevé dans un fût de Sherry de premier remplissage.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés profonds. Nez: Somptueux, richement fruité (oranges y compris oranges sanguines, fruits mûrs, mûres, fruits rouges divers), profondément boisé, épicé (muscade, cannelle, girofle), évoque un vieux single grain élevé en fûts de Sherry. Prometteur (un nez de 93/100, facilement). Bouche: Reprenant les notes du nez, elle est plutôt bonne, mais comme avec une sourdine, de manière assez vite frustrante, en restreignant l’exubérance fruitée vers un profil assez boisé (plus que le nez) et très fondu, peut être trop. Reste un bon blend, mais un peu raide et fermé. Tenue à la dilution: C’est la désillusion…un peu d’eau (attention, allez-y doucement) et au lieu de décoller, le blend devient carrément plat et quelque peu insaisissable. Conclusion: Le même « syndrome » que pour le « HEDONISM Quindecimus », c’est-à-dire un très beau nez, et un palais certes pas mauvais, mais clairement plusieurs tons en dessous, un vieillissement sans doute trop poussé pour certains composants, et un rapport qualité/prix défavorable. Dommage. Demeure un honnête whisky à l’ancienne. Prix indicatif: 235 €, MDW-Note confirmée: 86/100

ENGLISH SUMMARY: A strange mix of old blended whiskies long time married in sherry casks & younger single grain & single malt, for some aged in 1st fill sherry casks. On the nose it works pretty well (93/100) with lots of fruit (ah, those blood oranges notes!) & wood, but also some spices & the feeling of tasting a very old single grain aged in sherry casks. On the palate it’s different, a bit frustrating a if it was a music listened with dolby system, with many notes tuned down. So it’s woodier than the nose, a bit too much melted together, as if the maturation lasted too long for significant parts of the components of this blend. A decent “old fashioned” experimental blend.

 

 

 

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 Encore merci à John Glaser pour cet échantillon du "Circus"... Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-HANKEY BANNISTER « ORIGINAL », Edition 2013, 40 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A Noter: Il s’agit de l’entrée de gamme des blended whiskies HANKEY BANNISTER (gamme qui va jusqu’au 40 ans d’âge, plusieurs fois primé) conçus par le groupe Inverhouse Distillers, qui possèdent les distilleries de malt suivantes qui entrent dans la composition de ce whisky: AN CNOC (distillerie KNOCKDHU), BALBLAIR, BALMENACH, OLD PULTENEY & SPEYBURN. Ce blend est à 40 % de malt (au lieu des environ 25 % habituels) et existe, selon la légende, depuis 1757 et fut très apprécié notamment par le roi William IV.

Couleur: Or clair, à reflets vieil or. Nez: Intéressant, quelque peu inhabituel comparé à la moyenne des blended whiskies. Les céréales du mélange de whiskies de grain (maïs, avoine, orge, peut être aussi du blé ou du seigle) sont assez présentes et de grande qualité. Notes de foin fraîchement coupé, d’herbes fraîches, de vanille, d’épices douces, puis évoluant vers des esters, du solvant, des fruits jaunes. Bouche: Très légère, très fondue, marquée par le caramel, le miel, la vanille, des céréales (reprenant fidèlement celles du nez et en partie dominées par le maïs) ainsi que des fruits confits. Belles notes de fruits jaunes (coing, pêche, etc…). Tenue à la dilution: Devient encore plus agréable, avec l’exaltation des notes fruitées & florales, mais aussi d’une belle palette de céréales. Conclusion: Un excellent blended whisky sur un registre léger, subtil et avec une belle présence des whiskies de grain. Indication de prix : 25 à 30 €, MdW & certains cavistes. Note confirmée: 86,5/100

ENGLISH SUMMARY: This is the entry level of the HANKEY BANNISTER range (a blend made by the owners of the distilleries listed above), a range that “climbs” to a famous (& awarded) 40 years old. Here we are in an interessant & a bit unusual blended whisky focusing in my opinion on the quality of its grain content (corn, but also unmalted barley, oat & wheat, maybe some rye as well) & the higher content than usual (40 %) of single malts. The result gives a rather soft whisky with beautifully melted estery, fruity, floral, malty notes. Vanilla & sweet spices join the show, and with a dash of water these notes are enhanced, for instance nice yellow peaches & quince notes, alongside these great cereals notes. A light but good blended whisky with a long story !  

 

 

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 Ce bon blended whisky est bien vendu en  France, mais il demeure méconnu, hélas. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-HANKEY BANNISTER « HERITAGE BLEND », Edition limitée (Lot 20.03.13/vendu en 2015), n.c.f./n.c. (non filtré à froid, non coloré), 46 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A Noter: Il s’agit d’une re-création par le maître assembleur Stuart Harvey en hommage à la version produite en 1922, et avec une recette ne comprenant que 60 % de whiskies de grain. Un blended whisky "à l'ancienne" qui a une excellente réputation en version haut de gamme (le 40 ans d'âge a déjà été élu meilleur blended whisky au monde) et tout à fait correct en version classique ("Original").

Couleur: Or clair, à reflets vieil or. Nez: Intéressant, différent de la moyenne des blended whiskies. Fortement malté, il est également richement fruité (fruits mûrs et secs), un rien herbacé, floral et avec des notes de cuir, de caramel dur et avec un rien de fumé en arrière-plan. Un whisky avec un fondu important déjà au nez. Bouche: Riche et complexe, il reprend fidèlement les notes du nez, laissant une impression trompeuse pendant un temps d’un vieux single malt à l’ancienne, avec un côté vaguement végétal, floral, puis assez vite l’on reprend sur le côté jeune boisé, caramélisé, légèrement fumé et avec quelques notes d’agrumes (citron, pamplemousse) confits et une pointe de gingembre. Un palais très fondu, bien équilibré et plutôt élégant. Tenue à la dilution: Excellente, faisant ressortir les notes florales, d’agrumes et de réglisse, mais aussi le boisé. L’on est parfois pas loin du BUNNAHABHAIN 12 ans officiel…qui n'est pas un blended whisky mais un single malt ! Conclusion: Une version de qualité supérieure et qui se veut à l’ancienne, plutôt bien faite et relativement différente de la version de base (« Original »), axée elle davantage sur l’onctuosité du grain. Chaudement recommandé ! Prix indicatif: Autour de 30 €, cavistes-Note confirmée: 91/100

ENGLISH SUMMARY: This 40 % malt content blended whisky is a variant from the “ORIGINAL” version from the HANKEY BANNISTER range, with a higher ABV (46 %) and non chill filtered & non colored as well. So it sounds already very good to purists ears, doesn”t it? This one has also some personality for sure. Rich, complex (different kind of fruit, of flowers, of woods, of green notes), it has also a nice veil of peat smoke on top of it. The palate may be changing at times, revealing different notes (beyong its kind of “old single malt” side) coming through, with some wood technology involved, but for the good. It gets then more structured, with caramel, liquorice, ginger & citrus fruit (fresh & candied), in a very impressive balance & smoothness, but staying strong & very special. At times it makes me think of a special single malt, the nowadays style of the official BUNNAHABHAIN 12 y.o. All in all a great quality blended whisky (different from the “ORIGINAL”). Highly recommended!

 

 

 

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 Un remarquable blend abordable, d'une marque encore trop méconnue. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-JAMESON officiel « CASKMATES » (Aged in craft beer barrels/Stout Edition), n.a.s., Edition 2016 (première édition), 40 % (Blended Whiskey, République d’IRLANDE):

A noter : Il s’agit d’une version alternative de l’entrée de gamme dite « Original », vieillie en fûts ayant con tenu de la bière irlandaise de type « Stout » : Il s’agit d’une bière brassée à partir d'un moût caractérisé par sa teneur importante en grains hautement torréfiés (malt et orge). La présence de ces grains bien grillés dans la recette confère la couleur foncée à la bière ainsi qu'un goût de café ou de cacao.

Couleur: Vieil or. Nez: Marqué par le caramel, la bière brune, le bois brûlé, quelques notes florales (fleurs capiteuses). Bouche: Note aqueuse, puis quelques notes de bois brûlé, de caramel (naturel, mais peut être aussi ajouté), de bière brune et de pommes et poires cuites. Dommage que le titrage est faible…il aurait été sans doute plus intéressant à 43 %. Lors des dégustations suivantes, des notes végétales & boisées ressortent, quelques épices, ainsi qu’une note de caramel dur, entre naturel et artificiel. Tenue à la dilution: L’ajout d’eau réveille de belles notes de café torréfié un peu sucré (rappelle un peu un Irish coffee & la liqueur de café Kalhua). Conclusion: Une version alternative plus intéressante à mon avis que la version standard (« Original »). De toute évidence l’on a affaire là à un whisky faisant appel à la « wood technology », mais ici c’est plutôt réussi, sans être un chef d’œuvre il est vrai (manque une dimension supplémentaire). Prix indicatif: Autour de 25 €, G.M.S. Note confirmée: 79/100

ENGLISH SUMMARY: This is a recent alternative expression from the standard n.a.s. expression, this time aged in Irish Stout beer barrels. It brings roasted coffee & cereal notes, and of course some brown beer touch. I also get burnt wood (more probably from “wood technology”), a lot of caramel (some burnt, some added), but also some cooked pear & apples, some spices as well. Too bad it’s a bit watery (bottled at 40 %) but with a dash of water (by quick chemical reaction) you can get other notes, such as nice Irish coffee notes with a lot of Kalhua coffee liqueur. Considering how flat has gone the regular JAMESON non aged expression, this is a rather interesting alternative one. Of course I would have preferred this one at 43 % (& n.c.f./n.c.) but it works well, a bit like the JOHNNIE WALKER “Double-Black” makes the 12 y.o. “Black Label” blush…(depending of batch quality, of course, once again).

 

 

 

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 Une jolie surprise qui avait tout faux sur le papier (n.a.s., wood technology, affinage hasardeux...) mais qui pourtant fonctionne.

Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-LABEL 5 « CLASSIC BLACK », n.a.s., Edition 2017, 40 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A noter : Le cœur de ce blended whisky est le single malt GLEN MORAY, dont le propriétaire français (La Martiniquaise) est le même que celui de la distillerie.

Couleur: Vieil or. Nez: De suite alcooleux et bourré de sucres résiduels, et probablement aussi de caramel ajouté. Au positif, notes de fruits confits, d’agrumes, de caramel et d’orge maltée. Bouche: Même punition, avec quelque chose qui brûle la gorge d’entrée de jeu (alcool+sucre+caramel ajouté), des épices, du boisé et du caramel. Les fruits ont du mal à s’exprimer. Notes de solvant, de boisé, de caramel visiblement pas naturel. C’est assez agressif et le whisky de grain, majoritaire, a l’air de qualité inférieure également. Par contre le profil est différent de celui d’il y a quelques années, notamment d’une version d’il y a environ 10 ans, très marquée par la pomme cuite mais sans aucune constance en bouche, plate et encore plus déséquilibrée (note : 37/100). La version d’aujourd’hui est certes différente, mais pas fabuleuse. L’impression de sucre demeure et est assez gênante. Tenue à la dilution (eau fraîche): L’eau refait faire surface aux notes fruitées et florales prisonnières des autres (mauvais) ingrédients, mais cela demeure assez laborieux. Tenue à la dilution (glaçons): En fait c’est le seul moyen d’apprécier ce blend médiocre. Le choc thermique ravive les notes florales, fruitées (confits, pommes cuites) et de céréales (maïs, orge) un rien chocolatées de ce whisky et atténue l’impression d’alcool et de sucre. Conclusion: Un blend clairement médiocre, à réserver à la consommation courante, de préférence sur glace ou en cocktail, mais attention cela reste un whisky assez alcooleux. Prix indicatif: Autour de 15 € en G.M.S. Note confirmée: 49/100

ENGLISH SUMMARY: On the the nose & on the palate, a very average (to say the least) blended whisky. There’s a disturbing spirity note as well as a heavy residual sugary note (an impression), topped (if I may say!) by a significant amount of added caramel (E150a). The grain whiskies content seem also to be of a mediocre quality. On a more positive side, once you pass those unpleasant notes, you get candied fruit, cooked apples, some spice & wood. Some solvant as well, but not much presence of those fruity notes. A previous version (10 years ago) was even worse (37/100). Surprisingly, it’s on ice that this blend is the most bearable (if not sometimes envoyable?), because the thermal shock wakes up some pleasant floral, cereal & fruity notes for a little while. It can also be used as a cocktail base. The following expression called “SINGLE RESERVE N°55” is much more decent.

 

 

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 Quand production de masse ne rime pas (forcément, logiquement ?) avec qualité...

 

 

 

-LABEL 5, n.a.s.,“SINGLE-CASK RESERVE N°55” (Bott. NP-2757), “Sherry Cask Finished”, Limited Edition, 2015, 43 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A noter : Le cœur de ce blended whisky est le single malt GLEN MORAY, dont le propriétaire français (La Martiniquaise) est le même que celui de la distillerie. Certains single malts de l’assemblage ont plus de 15 ans d’âge & les single malts proviennent des 5 régions principales productrices de whiskies d’Ecosse (Lowlands, Campbeltown, Speyside, Highlands, Islay). Assemblé par Graham Coull, de la distillerie GLEN MORAY.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Complexe et relativement fin. Florale, fruitée, boisée, maltée. Peut être quelques esters. Bouche: Riche. Fruitée (fruits confits, agrumes), florale (un côté « fleur des champs »), boisée, maltée, avec une pointe de sherry et de miel. Quelques timides esters (davantage perceptibles avec un peu d’eau) également. Un peu brûlante, mais moins alcooleuse que prévu. Finale assez lisse, avec une note de caramel, dont je peux dire si elle est entièrement naturelle ou non. Avec le temps, les notes herbacées se dont sentir un peu plus. Le sherry est vraiment discret ici.Tenue à la dilution: Positive, avec un profil assez malté et herbacé, équilibré par les notes florales et fruitées, et quelques jolis esters. Conclusion: Un blend de qualité, sans être exceptionnel, et bien plus réussi et mature que la version « Classic Black ». La meilleure version dégustée à ce jour fût le lot 0395, plus équilibré et gourmand que celui-ci, noté 85/100. Attention, comme pour d’autres marques de blended whisky, les variations entre un lot et un autre peuvent être assez significatives. Prix indicatif: Autour de 20 € en G.M.S. Note confirmée: 79/100

ENGLISH SUMMARY: A complex & refined nose. On the palate, it is rich, fruity, floral, malty, honeyed, a bit sherried & pleasantly woody. It is still a bit spirity & a bit sugary+caramelly (added caramel), but less than in the “Classic Black”. With a few drops of water, some pleasant estery notes are coming through, suggesting maybe more GLEN MORAY single malt casks involved in the blending process. A decent blended whisky (even if it’s not a masterpiece), much more interesting than the regular “Classic Black” expression. Caution, as with many blends on the market, due to high volumes yearly produced, quality & style may vary from a batch to another (if you come across batch 0935, it is for me the best one tasted so far, worth 85/100).

 

 

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 Une version qui mérite davantage le détour que son petit frère le "Classic Black". Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-MOON HARBOUR « PIER 1 », emb. par MOON HARBOUR*, Edition 2016 (Edition limitée), non filtré à froid, 45,8 % (Blended Whiskies, Ecosse & France):

A Noter: Il s’agit d’un assemblage de négoce d’une nouvelle société créée en 2014 par Yves Medina et Jean-Philippe Ballanger supervisé par le master-blender John MacDougall (également négociant en whiskies écossais & ancien master-distiller de prestigieuses distilleries comme SPRINGBANK ou LADYBURN, mais aussi consultant pour de nombreuses autres) de single malts & single grain d’Ecosse, whiskies qui sont ensuite remis à vieillir entre 3 et 6 mois dans des fûts ayant contenu du vin de Sauternes. Par ailleurs, les dirigeants de cette société sont en train de créer une distillerie à Bordeaux, d’où la société (et le nom du whisky, qui évoque le croissant de lune décrit par la Garonne lorsqu’elle parvient à Bordeaux) est originaire.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Fin, lisse, avec un soupçon de notes de lin, notes de bois sec/neuf (évoquant peut être la finition Sauternes). Assez fondu. Notes un peu vertes (boisé). Bouche: Fine, délicate, bien maltée, un rien sèche et trop fondue (ce que j’appelle parfois le « syndrome Couvreur »), chocolatée également (noir et au lait). Contient probablement une part significative de fûts ayant contenu du sherry. Présence de fûts fortement toastés (« wood technology » ? maybe). Manque de fraîcheur et de fruité. Tenue à la dilution: Un peu plus épicé, malté, bois brûlé, et encore une note un peu verte, un rien gênante (peut être issue des fûts de Sauternes, elle apporte un poil d’amertume). Le nez se développe sur de discrètes notes florales (plus positives). Conclusion: Le blend est lisse, très fondu et boisé (quoique un peu trop vert à mon goût), et son palais délicat, boisé, bien malté et sec, avec des notes chocolatées et épicées. L'apport du Sauternes ici pour moi n'est pas déterminant, sauf à ajouter un rien de verdeur dans les notes boisées. Un blend intéressant, correct, mais un peu trop fermé, et qui à mon avis peut encore être amélioré. Prix indicatif: Autour de 50 €, dans nombre de points de vente sur Bordeaux mais aussi quelques uns à Paris, pour commencer chez La MDW, ou chez le restaurant Osaba.-Note confirmée: 79/100

ENGLISH SUMMARY: This one is a blended whisky made with Scottish grain & malt, then transported into France to get a final (3 to 6 months) maturation in French white wine casks from Sauternes. It’s a new independent French society (2014) that produces this blend, while the 2 founders are planning to build a malt distillery near Bordeaux, on the piers. Famous Scottish indie blender (also previously master-distiller) John MacDougall supervises the production of this blend. But let’s talk about the taste: A smooth & delicate palate, maybe a bit too melted (which I call the “Couvreur syndrom”). Pleasant malt & chocolate notes, then some less pleasant green notes from the wood, getting a bit bitter, with touches of burnt wood, spices. Huge dryness in the end. The palate remains closed after several tastings, and lack of fruity, floral notes & of freshness. A dash of water brings more spice & wood (there’s obviously wood technology working there), but fortunately also nicer flowery notes. A bit too smooth blend (& also too wood tech. driven), but not uninteresting. Honestly, I don’t see the interest here of the Sauternes finish at all. I’m sure the recipy of this blend can be improved.

 

 

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-“PRIVATE STOCK" (Loyal Old Mature), n.a.s., emb. ADELPHI, Edition fin 2013/début 2014, 40 % (Blended Whisky) :  

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire ambrés (naturellement) Nez: Superbe, d’une très grande finesse et élégance, autour de notes très fondues entre elles dont on arrive à distinguer avec peine des fruits confits variés, des fleurs variées, du chocolat noir, des dattes et des raisins secs. Il y a manifestement une partie non négligeable de sherry dans cet assemblage ! Bouche: Reprenant les notes du nez, elle enfonce le clou côté finesse et fondu, à un point assez impressionnant. Je pense qu’il y a une part significative de whiskies âgés dans l’assemblage. Je perçois de belles notes liées à la majeure sherry visiblement présente, tels que des notes de noisette, d’orge maltée chocolatée, de dattes, de raisins secs, et de pudding de Noël (notes très séduisantes). Les épices sont très discrètes, mais l’ensemble donne presque un côté oriental pâtisseries). Tenue à la dilution : Malgré sa dilution déjà importante, l’eau (à faible dose, ici, s.v.p. !) va permettre de faire ressortir un temps certaines notes de l’assemblage, comme des notes de café, de moka et de chocolat noir qui elles aussi trahissent un joli profil de sherry à l’ancienne… Conclusion: Un blended whisky confidentiel à l’ancienne, que j’apprécie beaucoup, mais à réserver aux palais délicats. Pas un whisky toujours disponible, mais il vaut la peine de le rechercher. Prix indicatif: 25/30 €, chez certains cavistes seulement & sur internet.-Note confirmée: 89/100

ENGLISH SUMMARY: For me, this blended whisky is one of the most refined & interesting in the market, in the under 30/35 € category, and also in the unofficial “please do not add ice in my glass!” category of blends…! Yes this is even more melted than the “Moon harbor” previously reviewed, but it has such a great balance, elegance and fullness in its chocolatey/malty notes that it’s very impressive. Impressive are also the complex fruit notes in there (varied candid fruit, oriental dried fruit) & the “’old fashioned” sherry in there. Beautiful flowers as well, Christmas pudding as well, oriental pastries as well, finest spices, etc…I agree it’s a bit too diluted (otherwise it may have gone to a 90+/100 rating) but what a treat! Not always easy to find (it’s an independent bottler’s blend & one no more distributed in France since 201, with a few –stock?-exceptions), but internet can help for sure.

 

 

 

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 Un blend de qualité, d'une subtiilté certaine, à ne pas noyer sous une tonne de glaçons s'il vous plaît... Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-RED BREAST « MANO A LAMH » (ou « main dans la main »), n.a.s. (≥ 13 ans), Edition 2015 limitée à 2000 bouteilles, en vente qu’auprès de la distillerie), 46 % (Single Pot Still/République d’IRLANDE): Dégusté en blind…

A Noter : Il s’agit d’une édition limitée, une version n’utilisant que des fûts de sherry Oloroso de premier remplissage (« First fill sherry ») en provenance de la Paez Morilla Bodega de Jerez.

Couleur: Vieil or, à reflets ambrés. Nez: Fin, assez bien fait, marqué par le sherry. Demande un peu d’aération pour bien s’exprimer. Bouche: Marquée par le sherry de manière profonde et complexe, elle se poursuit sur une légère amertume, typiquement irlandaise (liée aux céréales non maltées), bien équilibrée par les notes fruitées de bourgeon de cassis, et un boisé fin. En arrière-plan, quelques belles notes florales et des épices douces. Quelques notes végétales aussi (sous-bois). Une bouche tout en séduction. Tenue à la dilution: Intéressante, si réalisée de manière légère (quelques gouttes d’eau seulement), elle dévoile une jolie rondeur dont émergent avec charme de belles notes de fruits rouges (fruits des bois, cassis, cerises pas mûres et groseilles). Plus traditionnellement sherry que la version 12 ans, moins boisée et moins marquée par les fruits mûrs, elle fait preuve d’une belle fraîcheur Conclusion: Une jolie version rendant hommage à l’étroite collaboration (« main dans la main ») des bodegas espagnoles productrices de sherry et les distilleries irlandaises. Heureux sont ceux qui ont pu mettre la main sur cette version au très bon rapport qualité /prix. Et quel bel écrin tout simple que ce sac de toile de jute…Addendum 2017: Une version bien plus intéressante à mon avis que la version nommée « LUSTAU », par trop vineuse et monolithique à mon goût. Indication de Prix : Autour de 65 € à sa sortie (VPC ou sur place à la distillerie). Note chiffrée (Sous réserve) : 91/100, voire davantage

ENGLISH SUMMARY: Don’t worry you will have more Irish whiskeys reviews next time, but for now here it is: While I was preparing this number, I realized I didn’t publish this limited edition bottling review yet, and it’s a pity because it will be harder to find right now, sorry! But I can tell it’s good! Forget the new “LUSTAU” edition (too light & too winey for me, it’s a too young 12 y.o.’s brother for me, unbalanced), and try to get this one that’s really a treat in my opinion. A bit less woody & with less ripe fruit notes than the regular 12 y.o., it has a beautifully sherried nose (it shows that it uses only top quality first fill sherry casks) and on the palate really fresh red fruit notes (blackcurrant bud, young cherries, forest fruit, redcurrant, etc…), displaying a very charming rounded yet very expressive profile. It is a more traditionally sherried expression than both the 12 y.o. & the “Lustau”. Despite having no age statement, it does really justice to the collaboration between the Midleton distillery from Ireland & the finest Spanish bodegas providing those precious sherry casks. Well done, Billy! -Temporary rating: 91/100, maybe more...

 

 

 

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 Une très belle réalisation de la distillerie MIDLETON et du maître-assembleur Billy Leighton...

 

 

 

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