Editorial No 34

 

 

 LE WHISKY JAPONAIS, HISTOIRE & Nouvelles REGLES :

(JAPANESE WHISKY: HISTORY & NEW REGULATIONS)

 

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Sujet publié le : 20/02/2021-Mise à Jour du : 21/02/2021

First published : 20/02/2021-Updated : 21/02/2021

 

 

 

A NOTER/PLEASE NOTE:

La version anglaise de ce sujet, en résumé, ainsi qu’un aperçu de ma collection de whiskies japonais, sera visible à partir de ce jour en vidéo sur ma chaîne Youtube, voir lien ci-dessous :  

(The ENGLISH version of this topic, summerized, and an overview of my own Japanese whisky collection, will be available later on today in video on my Youtube channel, link below/PS : To find my tasting notes about some of these whiskies, please use the « Recherche » search mode-for instance "Whisky Live Paris" 2013 & 2014 reports for instance, or browse on the left Menu)

 

 

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 Lien VIDEO /Video Link

 

 

 1/ NOUVELLES REGLES CONCERNANT LA DEFINITION DU WHISKY JAPONAIS (Février 2021):

 

 

Ce mois-ci, la « Japan Spirits & Liqueurs Makers Association » ou JSLMA, a fait une annonce importante concernant les règles définissant l’étiquettage & la présentation du Whisky japonais (« Labeling Standards »). C’est l’équivalent, si vous voulez, de la « Scotch Whisky Association » (souvent citée par son abréviation « SWA ») concernant le whisky écossais. Ces nouvelles règles ont été instituées par les membres de l’association eux-mêmes, qui inclut des professionnels, incluant les deux plus gros producteurs (NIKKA & SUNTORY), afin de redéfinir ce qu’est le « Whisky Japonais », certaines pratiques depuis ces 2 dernières décennies en particulier, ayant jeté la confusion dans l’esprit du public, et le public néophyte en particulier (plus vulnérable aux astuces du marketing). En effet, les producteurs & négociants japonais, pouvaient jusqu’ici présenter, y compris en supermarché, des références avec étiquette arborant des calligraphies japonais et mentionnant « whisky japonais » ou « japanese whisky », alors qu’en réalité (voir plus loin une liste non exhaustive à ce sujet), il n’en était rien, pour la totalité ou une partie du contenu, les dites distilleries & assembleurs ou sociétés d’assemblage indépendantes, important des whiskies non japonais (souvent écossais & canadiens) en vrac, pour ensuite (avec ou sans affinage en fûts de type différents, et mis en bouteille au Japon) les présenter comme whiskies japonais.

C’est donc pour cette raison, après plus de 60 ans de « flou » dans la définition du whisky japonais (les premières règles datant des années 1950 s’attachant davantage à un contrôle qualité minimal et surtout sur la plan de la comptabilité & déclarations au fisc japonais, tout était possible, malgré les plaintes des consommateurs avertis & les mises en garde aux lecteurs de blogs ou abonnés de chaînes de whisky), que le conditionnement publicitaire des whiskies japonais sera dorénavant davantage contrôlé, la loi entrant en application le 1 er avril 2021, mais devenant obligatoire qu’à partir du 1 er Avril 2024.

 

 

 

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La carte du Japon montrant, en blanc, les principales distilleries actives, et en noir celles qui sont fermées (merci à T.W.E. pour la photo).

 

 

 

QUE SONT CES NOUVELLES REGLES ? 

 

Voici, en résumé et traduit, l’essentiel du document divulgué par la « Japan Spirits & Liqueurs Makers Association » ou JSLMA.

Il est notamment stipulé que (Article 1, traduction personnelle depuis l’anglais) : « Le but de ces règles concernant les inscriptions sur les étiquetages de whisky japonais (ainsi qu’ils sont définis comme « Règles d’étiquetage ») est de répondre à des questions au sujet de l’étiquetage spécifique au whisky afin de contribuer au choix approprié de références de whisky japonais par le consommateur japonais & étranger, et, ce faisant, de protéger l’intérêt de ces consommateurs, en s’assurant que la compétition entre producteurs est loyale & dans un souci d’amélioration de la qualité ». NDLR: L’article veut donc éviter les confusions possibles entre ce qui est indiqué sur les étiquettes et le contenu des bouteilles.

 

Article 5, alinéa 1 : REGLES D’USAGE POUR LE TERME SPECIFIQUE DE WHISKY :

 

(…) Si la mention « Japanese whisky » ou « Japanese Whiskey » est utilisée sur une étiquette (et elle devra ne pas être séparée par d’autres mots ou accompagnée d’autres mots sur la même ligne), elle devra dorénavant répondre aux critères suivants:

1/ Ingrédients bruts: L’orge maltée doit être toujours utilisée, mais d’autres céréales peuvent être incluses dans la composition du whisky. (NDLR : Cette disposition semble exclure l’orge non maltée).

2/ Eau: L’eau utilisée pour la production doit être extraite du sol japonais. (NDLR : Sol, mer, ou fleuve, peu importe, mais il faut comprendre qu’elle ne devra pas être importée de l’étranger).

3/ Le lieu de production : location: La saccharification, la fermentation & la distillation doivent être réalisées dans une distillerie située au Japon. NDLR : Par saccharification, l’on entend l’opération de maltage (humidification de l’orge, pour aider à développer l’embryon qui détruira les parois solides du grain afin de libérer dans l’amidon l’enzyme dite « amylase » qui permet la transformation de l’amidon en sucre. Ce qui ressemble alors à une farine verra ses sucres extraits lors du brassage, par adjonction successives de différents bains d’eau chaude…).

4/ La Distillation: Elle doit être réalisée au maximum en dessous de 95 % d’alcool par volume. (NDLR : Elle est autorisée à maximum 94,8 % en Ecosse, mais concernant les singles malts, en alambic à repasse (« Pot Still ») elle dépasse rarement les 80 %, tandis que la distillation en colonne continue (« Column Still ») des single grains elle, peut les dépasser.

5/ Maturation: Le distillat doit être vieilli au Japon en fûts de bois n’excédant pas les 700 litres, et ce pour une durée minimale de 3 ans. (NDLR : Le fait important à retenir ici, au-delà des règles concernant la capacité en litres et la durée du vieillissement, identique à l’Ecosse, c’est surtout-grosse différence-qu’il n’est pas fait mention du type de bois, donc l’usage du chêne n’est pas obligatoire!).

6/ Conditionnement: La mise en bouteille doit se faire au Japon. (NDLR : Concernant le whisky écossais, dans le seul cas des blended whiskies, les producteurs sont autorisés à réaliser la mise en bouteille dans les pays concernés par les importations de ces whiskies, tandis que c’est interdit pour les single malts).

7/ Teneur alcoolique légale: Bottled spirit Le distillat mis en bouteille doit titrer au minimum 40% d’alcool par volume.

8/ Colorants: L’adjonction de caramel pur est autorisé. (NDLR : Concrètement, cela signifie que l’usage de l’essence de caramel-le plus souvent le E150a-est autorisé, comme pour les whiskies écossais).

NDLR : En pratique, certains producteurs devront changer soit la composition de leurs whiskies pour se conformer à ces règles, soit devront renommer leurs productions « Whisky » au lieu de « Japanese Whisky » (comme stipulé à l’Article 6), soit renoncer à être approvisionnés en alcool le cas échéant (négociants).

 

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Le TOGOUCHI "Premium" blended whisky, typiquement le genre de whisky (composé de grain canadien & de malt écossais) concerné par cette nouvelle régulation...

 

 

 

L’Article 3, alinéa 2 est également important:

 

Il précise que dans le cas ou le contenu de ces whiskies ne serait pas conforme aux méthodes de production décrites à l’article 5, il est interdit de faire usage des notions ou termes suivants dans le conditionnement du whisky :

« Noms de personnes évoquant le Japon ; nom de villes, régions, lieux célèbres, montagnes, rivières du Japon ». « Drapeau Japonais » ; « Nom d’ère de l’histoire du Japon » ; « Tout autre élément de conditionnement laissant entendre que le produit puisse satisfaire aux exigences décrites dans l’Article 5 ». (NDLR: Limite de l'exercice, je remarque que l'article 5 ne mentionne pas la calligraphie japonaise !).

Notons que le site de vente en ligne « Master Of Malt » fait état de la réponse du groupe NIKKA à ces nouvelles règles, réponse qui, en résumé, est celle-ci :

« Le groupe expérimente depuis sa création en 1934, dans sa production de whisky, différentes combinaisons de levures, temps de fermentation, méthodes de distillation, types de fûts & types de vieillissement ». (…) « La formule unique de chaque produit est créée par les assembleurs de NIKKA, en choisissant parmi la grande variété whiskies que conserve NIKKA, y compris des whiskies produits sur site & au-delà des mers, afin de parvenir à un profil de dégustation idéal. NIKKA WHISKY continuera à rechercher des goûts optimaux et ce avec constance. NIKKA WHISKY continuera à offrir une large gamme de whiskies avec un profil unique afin de satisfaire les amateurs de whiskies de par le monde. »

NDLR: NIKKA reconnaît l’usage régulier de whiskies étrangers (et l’on sait qu’il possède la distillerie écossaise BEN NEVIS et que celle-ci exporte vers le Japon 75 % de ses whiskies ou distillats purs), mais n’y renonce pas pour autant. Cela signifie donc qu’elle commercialisera certaines de ses références whiskies sans la mention « Japanese » accolée à « Whisky ». Il sera intéressant de voir ce que fera son concurrent direct, SUNTORY, qui lui possède 4 distilleries écossaises de whisky, mais aussi un certain nombre de distilleries irlandaises & américaines de whisky.

 

 

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Le NIKKA "SUPER Rare Old" blended whisky, également concerné, par ces nouvelles règles, contient en partie du malt japonais, mais aussi du BEN NEVIS,

single malt écossais, mais là le résultat est bluffant. Si l'influence du BEN NEVIS est perceptible, celles des malts des 2 distilleries japonaises du groupe

également. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

GREG’S WHISKY GUIDE vous donne quelques CONSEILS & MENTIONS, en conclusion :

 

Même si certains producteurs connus utilisent des whiskies non japonais pour réaliser notamment leurs blended whiskies (la catégorie la plus concernée par le problème à mon avis), si vous pensez que la qualité est généralement au rendez-vous, ne soyez peut être pas aussi radicaux en éliminant tout whisky japonais faisant appel en partie à des distillats étrangers, en revanche, personnellement aussi, ceux qui utilisent 100 % de distillat étrangers sont totalement coupables lorsqu’ils embouteillent un whisky sous l’appellation « Whisky Japonais », et lorsque, de plus, il s’agit de producteurs totalement inconnus, il me semble que le risque est plus grand de tomber sur quelque chose de très moyen, qui serait probablement moins cher en version écossaise assumée, par exemple. Donc, goûtez les si vous pouvez avant d’acheter (chez votre caviste, chez un ami, en allant à des dégustations, etc.), et renseignez vous sur la toile (forums, sites de critique de whiskies sérieux, etc....

Voici pour vous aider, une liste de marques de whiskies japonais susceptibles de contenir en tout ou partie des whiskies d’autres pays, liste que je choisis de diviser en deux, la première concerne les whiskies dont je suis convaincu, par recoupements, qu’ils ne proviennent pas d’une distillerie authentique du Japon (donc du négoce avec source inconnue), puis une liste de marques dont je sais qu’elles ont dans leur portefeuille au moins une distillerie authentique au Japon, et dont ils se servent pour alimenter ces blended whiskies ou blended malts. Bien entendu, ces listes sont non exhaustives :

 

1/ WHISKIES NON DISTILLES AU JAPON :

En fait, soit des « WORLD BLENDS » qui ne disent pas leur nom (whiskies de différents pays du monde, même si ce n’est que de 2 pays différents, comme le plus souvent l’Ecosse & le Canada), soit des whiskies (par exemple) d’Ecosse, qui sont en faits des « anonymes » ou « undisclosed » en anglais.

FUJIKAI, KURAYOSHI (Mondo Shuzo), KOMA GUJI, IWAI, TENJAKU, TOGOUCHI, TOKINIKA, YAMAZAKURA...

2/ WHISKIES EN PARTIE AU MOINS NON DISTILLES AU JAPON :

Il s’agit surtout les blended whiskies & blended malts, mais notez que toutes les références de ces marques ne sont pas concernées, certaines étant 100 % japonaises, alors que d’autres références du même groupe peuvent l’être, en revanche, et devenir alors des « WORLD BLENDS »). J’ai ajouté par ailleurs entre parenthèses les distilleries réelles qui les alimentent en single malt):

Certaines références assemblées de chez NIKKA (Yoichi & Miyagikyo distilleries), SUNTORY (Yamazaki & Hakushu distilleries), AKASHI (White oak distillery), HATOZAKI (Kaikyo Distillery), AMAHAGAN (Nagahama distillery), dont il est indiqué, avec transparence, pour une fois, qu’il s’agit d’un « World Blend ».

 

 

 

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 Une partie de ma collection, ici les whiskies de grain et les blended whiskies, blended malts, les plus concernés à priori par le sujet,

même si tous les whiskies sur cette photo ne sont pas sourcés ailleurs qu'au Japon. Photo : © Grégoire Sarafian

 

 

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 2/ HISTOIRE DU WHISKY JAPONAIS (1923-2021+) révisée en 2021 :

 

A NOTER : Pour trouver mes notes de dégustation sur un certain nombre de ces whiskies (notamment les single malts, mais pas seulement), merci de consulter les éditoriaux précédents (le cas échéant) et les entrées du Menu de gauche du site (même si je ne peux plus les modifier sans problème, d’ou cette mise à jour), ces elles contiennent nombre de notes de dégustation (n’hésitez pas à utiliser le mode « Recherche », même s’il n’est pas parfait, à cet effet…

 

INTRODUCTION :

 

Bien que certaines sources fassent remonter la création des premiers whiskies japonais au XIX ème siècle, c'est assez peu probable, car il s'agit davantage d'après mes sources d'assemblages de whiskies écossais importés puis mis en bouteille au Japon avec des noms japonais (déjà bien présents au XIX ème, suite aux échanges avec les premiers européens, des hollandais notamment), ceux-ci n’ayant que peu à voir avec les whiskies japonais d’aujourd’hui. Les essais ayant eu lieu à partir de l'année 1870 pour produire du whisky à partir de recettes locales et d'ingrédients uniquement locaux (à partir d'alcool de riz, de pomme de terre -alcool nommé "shochu"- ou encore de maïs) ayant apparemment échoué, les japonais se mirent alors en quête du savoir-faire étranger en la matière et écossais en particulier. Par ailleurs malgré l’hypothèse d’antériorité probable de la distillerie EIGASHIMA SHUZOU ou WHITE OAK, qui produit notamment le blended whisky AKASHI (celle-ci existait depuis 1888 & produisait d’autres spiritueux, mais n’aurait débuté la production de whisky vers 1919-une hypothèse contestée, mais qu'il me faut tout de même signaler-l'article sera modifié si confirmation), je m’en tiendrais donc ici à la version la plus communément admise, avec les réserves énoncées ci-dessus, faute de certitudes à ce sujet.

 

 

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Il nous est difficile d'avoir accès à prix raisonnable aux single malts de la distillerie WHITE OAK, aussi, voici un blended whisky qui en contient (dans sa version marquée par le sherry dite "Meïseï" disponible sur le marché français en flacon de 50 cl. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

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 Les premiers whiskies japonais furent donc officiellement créés dans les années 1920 par deux hommes, Masataka TAKETSURU (né en 1895-mort en 1979) et Shinjiro TORII (né en 1878), associés dans un premier temps.

 

Masataka TAKETSURU, appartenant à une famille produisant du saké de longue date (depuis 1733), et un essai pour créer du whisky chez la société SETTSU SHUZO, entreprend en effet des études de chimie en Ecosse, en 1918, à l’Université de Glasgow, puis s’y marie avec une écossaise, Jessie Roberta COWAN, que l’on surnommera affectueusement plus tard « Rita ». Durant ce voyage, il sera amené à travailler dans plusieurs distilleries, dont notamment, d’après plusieurs sources, la distillerie LONGMORN, dans la région du Speyside, et dont la légende dit qu’il s’inspira de la forme de ses alambics pour concevoir ceux de sa première distillerie (YOICHI). Plusieurs sources mentionnent également son séjour sur la presqu’île de Campbeltown, ou il aurait bien étudié les alambics de la distillerie GLEN SCOTIA.

Une fois rentré au Japon, avec sa femme, en 1920, il se rend chez Shinjiro TORII, viticulteur à l’époque, et, grâce à ce qu’il a retenu du fonctionnement des distilleries écossaises, l’aide à ouvrir la première distillerie japonaise, dans la vallée de YAMAZAKI près de Kyoto, qui est aussi le nom choisi pour la distillerie (au sein de la société KOTOBUKIJA Group). Créée en 1923 (la première production est effectuée en 1924, elle dispose aujourd’hui de 12 alambics différents). Plus tard, Shinjiro TORII, désireux d’occidentaliser le nom de sa société, ajoutera le préfixe « sun » (clin d’œil à l’empire du soleil levant !) et transforme son nom en mettant un Y à la fin, ce qui donne «SUNTORY ».

 

 

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 L'emblématique couple co-fondateur du whisky japonais: Masataka Taketsuru, et sa femme Jessica Roberta Cowan, surnommée "Rita" (Photo : © Nikka).

 

 

 En 1934, Masataka TAKETSURU quitte l’entreprise pour fonder sa propre société d’abord nommée DAI NIPPON KAJU K.K., pqui sera ensuite abrégée en NIKKA, plus tard propriété du groupe de brasseurs ASAHI BEER GROUP. NIKKA et SUNTORY deviennent alors deux groupes économiquement rivaux : SUNTORY (situé près de Kyoto), dont les whiskies de la distillerie YAMAZAKI font depuis la moitié des années 2000 seulement tout juste leur entrée dans le marché japonais (YAMAZAKI est le premier single malt japonais diffusé largement, sur place, en 1984), puis, en 2000, dans le marché français des cavistes non spécialisés en whisky.

La distillerie YAMAZAKI a par la suite amplifié sa production de whiskies en construisant deux distilleries de grande ampleur, la première en 1973, HAKUSHU, dans les « Alpes Japonaises du Sud », puis une seconde, voisine, HAKUSHU HIGASHI, en 1981, avant de les réunir en une seule, HAKUSHU, qui devient alors une des deux ou trois plus gigantesques distilleries de whisky au monde, et la plus grande (pas moins de 24 alambics, de forme et à destination différentes) après celle de GLENFIDDICH, en Ecosse (28 alambics). Elle possède également une distillerie de grain nommée CHITA, dont un single-grain va être bientôt commercialisé en tant que tel. Signalons encore que le groupe SUNTORY est également propriétaire de 3 distilleries écossaises (4 depuis 2014) : AUCHENTOSHAN, BOWMORE, GLEN GARIOCH, puis, en 2014, le groupe SUNTORY se joint au groupe JIM BEAM au sein de leur filiale BEAM-SUNTORY qui comprendra désormais également les marques KNOB CREEK, BASIL HAYDEN, LEGENT élaboré en collaboration entre les deux master-blenders, le japonais Shinji FUKUYO & l’américain Fred NOE, le blend écossais TEACHER’S, les distilleries de malt LAPHROAIG, en Ecosse, COOLEY/KILBEGGAN, en Irlande, le blended whisky Canadien CANADIAN CLUB, et bien sûr les blended whiskies japonais du groupe SUNTORY que sont les HIBIKI & TOKI.

 

 

 

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L'extraordinaire centre d'accueil (autrefois avec un nombre hallucinant d'échantillons exposés & un...alambic !) de la distillerie YAMAZAKI.

Merci à JapanJourneys.jp pour la photo.

 

 

 Shinjiro TORII, maître-distillateur et premier maîre-assembleur de SUNTORY:

 

Shinjiro TORII fait plusieurs essais, y compris avec des whiskies d’origine écossaise, avant de lancer en 1929 le premier whisky 100 % japonais, un blended-whisky nommé SUNTORY « SHIRO FUDA » (sa version actuelle est nommée « WHITE LABEL »), qui ne rencontrera pas le succès escompté, à cause de son goût trop prononcé, trop fumé, trop typé (et surtout trop écossais). D’autres blended-whiskies suivront, et c’est en 1934 avec le SUNTORY « KAKUBIN » (à la bouteille carrée) et qui existe toujours que Suntory rencontra enfin le succès, grâce à une formule d’assemblage prenant en compte réellement pour la première fois le goût japonais, en tout cas pour le plus grand nombre quelque chose de plus fin et plus équilibré, avec une apparence de légèreté. Dans les années 1980, le SUNTORY « ROYAL » (d'abord en version sans mention d'âge, en 1960, puis en 12 et 15 ans d'âge) était sinon le du moins l’un des tous premiers whiskies en terme de vente sur le plan mondial avec, dit-on, rien que pour le marché intérieur, plus de 15 millions de caisses vendues. C’est un remarquable blended-whisky d’une complexité rare, et qu’hélas on ne peut trouver en France.

 

 

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Le SUNTORY "Royal" 15 ans (ici une version des années 1990/2000), un excellent blended whisky. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 LES PRINCIPAUX ASSEMBLAGES du groupe SUNTORY:

 

LES BLENDED-WHISKIES:

 

-Suntory « WHITE » (1929) -anciennement nommé « SHIRO FUDA »

-Suntory « KAKUBIN » (1934)

-Suntory « Torys WHISKY » (1946)

-Suntory « OLD »(1950)

-Suntory « GOLD »

-Suntory « RED »

-Suntory « SHIROKAKU »

-Suntory « ROYAL » (1960), lancé pour commémorer le 60 ème anniversaire du travail de S. Torii.

-Suntory « ROYAL » 12 ans et de 15 ans d’âge –voir la note de dégustation pour le 15 ans: cliquez ici

-Suntory « RESERVE » / -Suntory « CREST » 12 ans (1989)

-Suntory « HIBIKI » 12, 17, 21, 30 ans d’âge (référence créée en 1989 pour le 17 ans, mais le 12 ans d’âge est le dernier arrivé dans cette gamme, puisqu’il fut lancé en 2009 pour fêter le 110e anniversaire de Suntory. Il y avait aussi une version sans compte d'âge, la première exportée en France, et qui va être relancée de nouveau en 2015).

A Noter : « HIBIKI » signifie « Harmonie » et sa bouteille en forme de carafe possède 24 facettes faisant référence à la fois aux 24 heures d'une journée et aux saisons de l’ancien calendrier lunaire japonais.

 

 

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Le SUNTORY "HIBIKI" 21 ans d'âge,43 %, l'un des plus beaux whiskies japonais dégustés à ce jour par votre serviteur.

 

 

 

LES BLENDED-MALTS:

Apparemment, dans le passé, SUNTORY, beaucoup moins connu que NIKKA pour ses blended-malts en a produit cependant quelques-uns, voici les rares références que j'ai pu trouver de ces versions...

-Suntory « PURE MALT », 43 %

-Suntory « HOKUTO MALT whisky », 50,5 %

-Suntory « ZEN-PURE MALT whisky », 40 %

 

 

LES SINGLE MALTS:

 

Pour des raisons de place, je ne reviendrais pas ici en détails sur l'offre en single-malt passée du groupe SUNTORY (voir les entrées spécifiques dans le menu de gauche et dans une Masterclass que j'avais suivie il y a quelques années, lien ci-dessous). L'offre actuelle, hors quelques rares éditions limitées depuis la pénurie en whiskies âgés de 2015, se résume à une référence par distillerie, YAMAZAKI & HAKUSHU, versions nommées "Distiller's Reserve", sans compte d'âge.

 

 

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Le regretté 12 ans d'âge de la distillerie HAKUSHU, encore trouvable, mais un peu cher, finalement bien meilleur que son remplaçant, avec son côté minéral, vert, mais aussi finement tourbé. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 
 
 

Masataka TAKETSURU, le co-fondateur du Whisky Japonais & le maître-assembleur de NIKKA :

 

Quant à la société NIKKA (Nikka whisky distilling & co ltd), elle produit tant des blends et des purs malts que des single-malts. Une première distillerie, YOICHI est construite en 1934, sur l’ïle d’HOKKAIDO, par Masataka TAKETSURU, ce qui en fait la distillerie située la plus haut nord du Japon, et par exemple, située sur la même latitude que Toronto ou Vladivostok ! Le premier whisky commercialisable par la distillerie date donc de 1940. Au cœur d’une forêt proche dans l’esprit de TAKETSURU de celles du Speyside, malgré son éloignement de la capitale Tokyo, et du climat parfois rigoureux, la distillerie a comme particularité, outre de disposer depuis de sa propre tonnellerie et de pouvoir utiliser de l’eau de source et de la tourbe locale.

De plus, ses 6 alambics sont chauffés au charbon, à l’ancienne, c’est à dire à l’Ecossaise, là ou la quasi-totalité plupart des distilleries d’Ecosse ont abandonné ce mode de chauffe au profit de celui plus neutre de la vapeur d’eau ou du gaz. Nul doute que cela influe sur le goût particulièrement fumé du whisky, tout comme c’était le cas par exemple dans certains anciens LONGROW (produits par la distillerie écossaise SPRINGBANK). Du point de vue aromatique, c’est de la complexité et du caractère des malts de la distillerie écossaise HIGHLAND PARK que ces single-malts charpentés, fumés, plus ou moins tourbés et fruités se rapprochent le plus à mon sens, mais cela est une autre histoire (voir notes de dégustation). Il existe un lien complexe entre le terroir et le résultat obtenu après maturation, lien difficile à définir mais qui a avoir avec de nombreux facteurs (que ce soit l’eau, la tourbe, les fûts, etc…).

 

 

 

 

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La distillerie YOICHI, l'une des 2 distilleries les plus au Nord du Japon, une distillerie parfois sous la neige et dont les whiskies ont souvent été primés internationalement. Merci à H. pour la photo.

 

 

 Par la suite, le groupe décide de construire en 1969 une deuxième distillerie, MIYAGIKYO, également nommée SENDAÏ, sur l’ïle d’HONSHU cette fois. Cette distillerie, entourée de montagnes et bordée par deux rivières (les rivières HIROSEGAWA et SHINGAWA), est située dans une région plus hospitalière (moins humide et plus chaude) que celle de YOICHI. Ses single-malts, issus de 8 alambics (mais la distillerie produit aussi des single-grains), sont d’un caractère plus doux et chocolaté que ceux de YOICHI, et entrent également, comme ceux de YOICHI dans la composition des blends et des purs-malts de la marque NIKKA. Le groupe NIKKA rachète par ailleurs lui aussi une distillerie écossaise, mais une seule, à savoir BEN NEVIS (qui exporte vers elle 75 % de ses single malts, pour alimenter ses blended whiskies & blended malts, le cas échéant. Depuis quelques années, la troisième distillerie, NISHINOMIYA, une distillerie de grain, ne produit plus, et la production de whisky de grain, destinée aux assemblages du groupe, est élaborée dans les locaux mêmes de la distillerie MIYAGIKYO.

 

 

 

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Trois versions du single malt de la distillerie MIYAGIKYO aujourd'hui indisponibles, du jeune whisky sans compte d'âge (à gauche) au single cask de 19 ans d'âge (à droite), en passant par un 10 ans d'âge ayant failli être concerné (car mis en bouteille en 2011) par le problème de Fukushima. Photo © Grégoire Sarafian

 

 

 

NIKKA, tout comme SUNTORY, produit autant des blends et des purs malts (nom japonais conservé de nos jours tandis qu'en Ecosse, la dénomination "Blended-malts" doit désormais s"y substituer), que des single-malts. Timidement, mais sûrement, NIKKA a même commencé à commercialiser des single-grains il y a quelques années des whiskies qui ne sont pas passés inaperçus aux yeux des amateurs dans les Salons du Whisky internationaux ou ils ont été présentés (comme par exemple à Paris, en 2005). Ainsi les NIKKA "Coffey Grain" (voir explication plus haut), sortis tout d'abord en version brut de fût & single-casks, puis en version plus largement produite, à partir d'un grand nombre de fûts et réduite à 45 % (en 2012 pour cette dernière). Viendra s'ajouter à la gamme un peu plus tard, l'expérimental NIKKA "Coffey Malt", une version assemblant les brassins des 2 distilleries de malt du groupe pour les distiller non pas en alambic de type Pot Still mais en alambic à distillation continue, de type column still (le nom "Coffey" provient de son inventeur, Aeneas Coffey, un irlandais, dans les années 1830).

 

 

 

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Le NIKKA "Coffey Malt" (rien à voir avec le café !), l'un des whiskies les plus pâtissiers du marché. Photo : © Grégoire Sarafian

 

 

 Des blended-whiskies comme le NIKKA « From the barrel » (un semi-brut de fût titrant 51,4 %) ou des « Pure-malts » comme les NIKKA « RED », WHITE » et « BLACK » (tous en flacon de 50 centilitres et titrant 43 %) jouissent d’une popularité grandissante depuis quelques années en France, popularité loin d’être usurpée de l’avis de nombreux experts internationaux en whiskies, et mes notes personnelles de dégustation n’y dérogeront certainement pas. Depuis, d'autres versions sont sorties, comme en 2012 un nouveau blended-whisky à plus forte proportion de malt, le "NIKKA BLENDED WHISKY" (en flacon de 70 cl et à 40 %), hélas depuis remplacé par le « NIKKA DAYS », bien plus léger. Il existe également un grand nombre d'autres blended-whiskies ou blended-malts produits chez NIKKA, mais une partie est réservée pour le marché intérieur, et pour l'autre les versions sont trop nombreuses ou irrégulièrement disponibles en France pour les évoquer ici (voir plutôt les éventuelles notes de dégustation).

 

 

 

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Le NIKKA "From the Barrel", un blended whisky mis en bouteille à 51,4 % (ce qui est rare), la référence de whisky japonais sans doute la plus populaire en France,

depuis plus de 10 ans. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

Les PRINCIPAUX BLENDED-WHISKIES du groupe NIKKA :

 

- « SUPER NIKKA », 43 % (créé en 1962) -version fruitée, végétale et un peu salée.

- « SUPER NIKKA » 15 ans, 43 % -version fruitée, végétale, un peu salée, plus structurée.

- « BLACK NIKKA », 40 % (crée en 1965) -un des blends d’entrée de gamme de la maison Nikka.

- « BLACK NIKKA » 8 ans, 40 % -une version un peu fumée, épicée, maltée.

- « BLACK NIKKA SPECIAL », 42 % (années 1970 ?)-version un peu plus chocolatée, légèrement fumée, et avec du caramel ajouté.

- « THE BLEND OF NIKKA », 45 % (ou « The BLEND SELECTION »)-un des blends les plus sophistiqués de la maison Nikka.

- « THE BLEND OF NIKKA » 17 ans, 45 %, 66 cl –L’expression « Malt base whisky » qui figure aussi sur l’étiquette ainsi que des informations officielles laissent entendre que c’est un des blends de la maison Nikka à la plus forte proportion de malt par rapport à la proportion de grain. Remarquable.

- « GOLD & GOLD », sans mention d'âge, 43 % (créé en 1968) –Tourbé et épicé, malté et sucré.

- « FROM THE BARREL », sans mention d'âge, 51,4 % (50 cl) -en fait un presque 12 ans d’âge fumé, avec une forte proportion de grain, composé de fûts de Bourbon et de Sherry, puis remis à marier en fûts de Bourbon.

« BLENDED-WHISKY » sans mention d'âge, 40 % (nouveauté 2012-marché Européen seulement)

- « PREMIUM BLENDED WHISKY » 12 ans, 40 % (titrage à confirmer)-Tout récent (fin 2014), non testé. Pour le moment réservé au marché japonais. Contient une partie de fûts plus âgés que 12 ans. Il est vendu dans un coffret en carton fort et une est conditionné dans un nouveau type de flacon luxueux, le même que pour le 40 ans d'âge.

- « PREMIUM BLENDED WHISKY » 40 ans, 40 % (titrage à confirmer)-Tout récent (fin 2014), non testé. Contient les plus vieux fûts des deux distilleries qui le composent, à savoir du millésime "1969" pour MIYAGIKYO & du millésime "1945" pour YOICHI. Limité à 200 bouteilles pour l'Europe, il est vendu dans un coffret bois dans un nouveau type de flacon luxueux, avec un verre pour la "modique" somme de 3600 € (à l’époque).

S’y ajoutent certaines éditions limitées, comme par exemple le coffret de 4 whiskies rares de 12 ans d’âge, sélectionné par la Maison du Whisky, avec un single-malt YOICHI, un single-malt MIYAGIKYO, un single-grain, et donc un blended-whisky, assemblage de ces trois whiskies, toutes versions en brut de fût à environ 58 %.

 

LES PRINCIPAUX BLENDED-MALTS (ou « PURE-MALTS ») de NIKKA:

 

-« ALL MALT », 40 %, 70 cl -une version assez ancienne qui comporte à la fois des single-malts du groupe ainsi qu’une certaine quantité d’orge maltée distillée dans un alambic à colonne, ordinairement utilisé pour les whiskies de grain. Assez onctueux et fondu.

- « PURE-MALT »/« RED », 43 %, 50 cl–le plus fruité des trois, car il contient un fort pourcentage de malt de la distillerie MIYAGIKYO, mais il est également tourbé, plus ou moins suivant les lots.

-« PURE-MALT »/« BLACK », 43 %, 50 cl–le plus tourbé des trois, et le plus marqué par le style YOICHI, dont il contient un fort pourcentage, mais aussi sans doute par du BEN NEVIS. Rappelons que la marque a reconnu utiliser des single-malts occidentaux dans ses assemblages, dont cette distillerie écossaise dont elle est propriétaire…

-« PURE-MALT »/« WHITE », 43 %, 50 cl–le plus fumé des trois, mais sans cette note de tourbe grasse et d’encens des single-malts de la distillerie YOICHI) et sans doute….le moins japonais aussi ! Il semble qu'il soit composé d'une bonne part de LAPHROAIG ou de BOWMORE suivant les cuvées. Mais ne vous y trompez pas, cela demeure un bon whisky !

- « TAKETSURU »/ »PURE MALT » sans mention d’âge, 43 % (nouveauté 2013), 70 cl –cette série des « Taketsuru » a été conçue afin de célébrer le travail et l’héritage du fondateur Masataka Taketsuru, mais aussi de sa compagne surnommée « Rita » d’origine écossaise (son portrait et son histoire figurent sur les versions avec étui du 12 ans d’âge), voir l'histoire de la société NIKKA. Il existe une version « Sherry finish » sans mention d’âge (nouveauté 2013, Japon seulement?-non encore testée)

- « TAKETSURU »/ »PURE MALT » 12 ans, 43 %, 70 cl-sans doute le plus connu des « pure-malt » du groupe en France, aussi parce que c’est la version sans doute la plus répandue et une des moins onéreuse (et un des whiskies japonais les plus légers).

- « TAKETSURU »/ »PURE MALT » 17 ans, 43 %, 70 cl-une version plus conséquente que le 12 ans d’âge, avec davantage de fûts de Sherry impliqués dans le vieillissement. Le TSURU 17 ans « Pure Malt », 43 % (en bouteille normale ou en carafe opaque en céramique) est une variante plus boisée du précédent.

- « TAKETSURU »/ »PURE MALT », 43 %, 70 cl-une version prestigieuse qui a fait la renommée, avec le 17 ans, de la marque. Des éditions limitées commémoratives du 21 ans ("Madeira finish", "Port Finish", et "Non Chill-filtered") sont sorties en 2014 pour fêter le 80 ème anniversaire de NIKKA (voir le reportage sur le salon Whisky Live Paris 2014).

- « TAKETSURU »/ »PURE MALT » 35 ans, 43 %, 70 cl-une version comportant des fûts qui sont parmi les plus anciens des distilleries MIYAGIKYO et YOICHI.

 

 

 

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Le NIKKA "Taketsuru" 21 ans, en hommage à son fondateur, un des plus grands whiskies japonais, maintes fois primés. Merci à H. pour la photo.

 

 

 

LES SINGLE MALTS:

Pour des raisons de place, je ne reviendrais pas ici en détails sur l'offre en single-malt passée du groupe NIKKA (voir les entrées spécifiques dans le menu de gauche et celles consacrées notamment au Whisky Live Paris 2013 & 2014). L'offre actuelle, hors quelques rares éditions limitées depuis la pénurie en whiskies âgés de 2015, se résume à une référence par distillerie YOICHI & MIYAGIKYO, versions simplement nommées "Single Malt", sans compte d'âge.

 

 
 

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Le YOICHI "Single Malt", sans compte d'âge, la seule référence actuellement disponible à prix raisonnable pour cette distillerie (ma 2 ème préférée au monde, soit dit en passant!), en attendant sans doute l'année 2030 ou 2031 pour voir revenir les comptes d'âge. Une belle version, malgré tout. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

 LES RECOMPENSES ET HEURES DE GLOIRE DU WHISKY JAPONAIS :

 

Il est utile de rappeler que dans ces trois catégories principales, aujourd’hui dénommées en Ecosse « blended-whiskies», « blended-malts » (bien que sur les étiquetttes japonaises on continue à les nommer « pure-malts »), et « single-malts », que ce soit chez NIKKA, chez SUNTORY, chez KIRIN ou ailleurs, plusieurs de leurs whiskies ont obtenu les plus hautes distinctions des jurys internationaux dans les catégories de « Meilleur Whisky de type Single-Malt » de l’année, que ce soit en 2001 (pour un YOICHI 10 ans single cask en version brut de fût), en 2003 (YAMAZAKI 12 ans), en 2005 (YAMAZAKI 18 ans), en 2006 (HAKUSHU 18 ans), en 2007 (pour le YOICHI millésimé 1987), ou en 2008 avec un KARUIZAWA millésimé 1981 (Cask 103), plus d’autres distinctions pour les blended-whiskies et blended-malts, comme par exemple pour le blended whisky SUNTORY HIBIKI 30 ans (Whisky Magazine, via les « World Whiskies Awards », l’élira Meilleur Blended-Whisky au Monde » en 2007 & en 2008.

 

 

 

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 L'une des vitrines du centre d'accueil des visiteurs de la distillerie YOICHI ou figure un Single-Cask

 brut de fût primé meilleur single-malt au monde en 2001 ! (Merci à H; pour la photo).

 

 

 

 

Bien entendu, l’on ne saurait oublier ici d’évoquer l’heure de gloire (1h42 en fait) du superbe blend SUNTORY "HIBIKI" 17 ans (primé en 2005, 2007, 2009, 2012, 2013), la véritable vedette dufilm de Sofia COPPOLA « LOST IN TRANSLATION », sorti en 2003, un film dans lequel le personnage principal, joué par l’acteur Bill MURRAY, censé faire sa publicité, en demande « du vrai » pour être « plus inspiré » dans sa composition. La célèbre actrice Scarlet Johansson y figure aussi, c’est le second rôle principal.

 

 

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Bill MURRAY en train de vanter les mérites du blend…et la « vraie vedette » du film, le SUNTORY "HIBIKI" 17 ans.

 

 

 

Oui, la liste des whiskies japonais loués, encensés, primés dans le monde serait trop longue. Seuls des néophytes ou des personnes mal informées, ou encore de mauvaise foi peuvent encore rire des des whiskies japonais ou prétendre que leur qualité ne vaudra jamais celle des écossais… Aux détracteurs de ces whiskies, en effet, l’on pourrait, pour aller dans leur sens, ajouter, sans trahir un grand secret, que les whiskies japonais seraient également de grande qualité car, après avoir racheté certaines distilleries écossaises, cela leur permettrait d’utiliser une partie du stock de whisky de ces distilleries pour « booster » leurs blends et leur « purs-malts », en une proportion difficile à connaître. J’en ai eu depuis, la confirmation, par plusieurs (bonnes) sources, concernant certaines marques.

Par ailleurs, et on le constatera à la lecture des notes de dégustation des whiskies japonais, la notion de terroir est quasiment une certitude ici (la qualité de l’eau, parfois filtrée au travers de la lave, la typicité des notes fumées, très particulières, évoquant de l'encens, le Sherry qui ne donne pas la même influence que dans le Speyside, les fûts de chêne japonais, le lieu de vieillissement, l’orge, qui est en partie locale, etc.. tous ces éléments, et peut être d’autres, concourent à faire du single-malt japonais un élève qui a parfois dépassé le maître écossais dont il s’est largement inspiré à ses débuts).

 

 

 

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Ma table, prête, juste avant de tourner la vidéo en anglais sur le même sujet. Des acquistions d'une autre époque. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

LES AUTRES PRODUCTEURS DE WHISKY AU JAPON :

 

En dehors de ces deux grands groupes, il existe bien d’autres distilleries, indépendantes ou regroupées en sociétés, soit produisant des whiskies destinés au marché local, soit d’importation vers l’Europe ou le reste du monde, comme les distilleries du groupe KIRIN (3eme producteur japonais), associé à SEAGRAM (en partie racheté par Pernod-Ricard), à savoir notamment FUJI GOTEMBA (créée en 1973, près du célèbre Mont FUJI, et qui produit essentiellement des single-malts destinés aux blended whiskies & blended-malts, ou en éditions très limitées, mais également un single-grain) et il y a quelques années la distillerie KARUIZAWA.

Ainsi, KARUIZAWA, distillerie fondée en 1955, rachetée par KIRIN en 2007, est une petite distillerie à la fois artisanale et sophistiquée, située au centre de l’île d’HONSHU, dans une région viticole, sur les hauteurs, près du Mont ASAMA (un volcan encore en activité et dont la lave, une fois séchée, influence dit-on le goût du whisky car elle sert à filtrer l’eau de la source utilisée pour le produire, une eau très alcaline et très minéralisée). La distillerie KARUIZAWA, connue aussi sous le nom de SENRAKU OCEAN, est une distillerie créée vers 1955, et dont une des particularités principales est d’utiliser exclusivement comme orge la célèbre variété « Golden promise » (autrefois étroitement associée à la distillerie The MACALLAN –aujourd’hui elle a en effet choisi de diversifier les variétés d’orge utilisées), de rester à l’échelle artisanale (cuves de fermentation ou « washbacks » en pin d’Oregon, seulement 4 alambics au total, et utilisation pour partie d’ex-fûts de Sherry d’Espagne pour l’élevage de son whisky). Les premières productions disponibles en France furent des "Pure-malts" (dont on ne peut garantir que d'autres single-malts non japonais ne soient pas inclus dans l'assemblage) de 12, 15 et 17 ans d'âge (le 12 ans contenant du 31 ans d'âge de Karuizawa), tous réduits à 40 % mais tout de même non dénués de qualités. Pendant un temps l'on pouvait même trouver une version de 8 ans d'âge dans une enseigne très populaire...

 

 

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Que dire ? Deux millésimes d'anthologie, à la fois beaux, bons & rares, donc, hélas sujets à spéculation...Merci aux personnes qui m'ont permis de déguster ces merveilles, elles se reconnaîtront...Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

Les single-malts de la distillerie KARUIZAWA, autrefois davantage tourbés, sont commercialisés et importés en Europe notamment par la société Number One Drinks, sous forme de single-casks millésimés et mis en bouteille bruts de fût, jusqu’à des millésimes plutôt rares et parmi les plus anciens encore disponibles pour des distilleries japonaises, comme par exemple un millésime 1960, présenté en 2012. La distillerie ne distille plus depuis l’an 2000 (date de la dernière période de production dont sont issus notamment les « Asama » -une des rares mises en bouteille alliant plusieurs fûts de la distillerie depuis plusieurs années, dont une version réduite à 46 % et assemblant des fûts de 1999 et 2000). Elle fermera ses portes en 2010, la société de négoce Number One Drinks (fondée en 2006 par David Croll et Marcin Miller, premier rédacteur de "Whisky Magazine") ayant racheté tout le stock de fûts en 2011/2012.

 

Il existe nombre d’autres distilleries, certaines ouvertes (CHICHIBU, dont les whiskies sont développés sur 3 sites), d’autres en sommeil (MARS SHINSHU) fermées (KAGOSHIMA, HANYU, SHIRAKAWA), d’autres encore en construction ou en projet en passe d’aboutir, comme la distillerie MONDE SHUZOU, de la société TOKUOKA limited. On parle même d’un single-malt nommé USUIKYOU. En fait certains whiskies de la distillerie sont désormais importés en France par l'importateur et distributeur français "Les Whiskies du Monde". Ainsi le public français peut trouver les single-malts ISAWA 10 & 25 ans d'âge réduits à 43 % chez certains cavistes.

La distillerie MARS SHINSHU, par exemple, fondée en 1953, est située à Kagoshima, près de Nagano, sur l’île d’ Honshu, était jusqu'à il y a peu de temps en sommeil. Elle possède 2 alambics, s’approvisionne en eau provenant de 2 sources voisines, et utilise des fûts tant de Bourbon, de Brandy que de Sherry, et faisait importer du malt tourbé d’Ecosse. On estime aujourd’hui le stock disponible à 500 fûts. Le single-malt le plus courant produit par la distillerie est le KOMAGATAKE 10 ans d’âge, mais des versions plus âgées (22, 24 ans) commencent à être disponibles, toutefois uniquement à ma connaissance vendues à l’intérieur du marché japonais. Mais, depuis peu, elle peut enfin présrnter ses propres single malts de production récente (voir photo):

 

 

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La distillerie MARS a pu présenter en 2020 un single malt dénommé "The First", distillé en 2016 & 2017, et titrant 59 %.

 

 

 

La distillerie SHIRAKAWA est une ancienne distillerie située à Fukushima, dont les origines en tant que distillerie de whisky sont un peu incertaines. L’on convient que la production semble avoir débuté en 1947, au moment ou la distillerie avait été rachetée par la société TAKARA, dont le directeur Takara SHUZOU produisait auparavant du Saké et du Shochu, ainsi que de la bière, et le groupe MERCIAN. Par la suite, on apprit que TAKARA avait racheté également la distillerie écossaise TOMATIN. SHIRAKAWA était pendant longtemps plutôt une usine comportant une chaîne d’embouteillage de spiritueux plutôt qu’une distillerie. Le fleuron de la distillerie de whisky fût le single-malt SHIRAKAWA, encore disponible aujourd’hui (mais à prix très élevé dit on) en 12 ans d’âge et en 32 ans (un brut de fût à 55 %), malgré la fermeture de la distillerie en 2002.

Il est évident que la catastrophe de FUKUSHIMA du 11 mars 2011 n'a rien arrangé. Tout ce qu'il faut espérer c'est que le stock de fûts de la distillerie ait été déplacé avant la catastrophe. Je n'ai pas d'informations sur ce sujet.

 

La distillerie EIGASHIMA SHUZOU (ou "WHITE OAK") existait depuis 1888 et produisait divers spiritueux, mais certaines sources parlent de début de production de whisky vers 1919. Cependant, la distillerie actuelle, située dans la ville d’Akashi, près de la mer de Setouchi, dans la région de Kobe, ne fût fondée officiellement qu’en 1985. Elle produit à la fois du Saké, de la bière et du whisky. Elle possède deux alambics et son malt est importé de Grande-Bretagne. La production de whisky est intermittente, donc son single-malt, nommé AKASHI, n’est disponible que de manière très limitée. La plupart de la production était destinée à un blended-whisky nommé « WHITE OAK », désormais disponible en France en plusieurs âges et finitions.

 

La distillerie KAGOSHIMA, (parfois nommée SATSUMA), propriété de la société HOMBO Spirits, distillant également du shochu, fût fermée circa 1984, était située dans une région volcanique, juste en face du volcan Sakurajima, très au sud du Japon, sur l’île de KYUSHU. Le single-malt produit par le distillerie a souvent porté le nom de SATSUMA, et est encore disponible par exemple en version brut de fût dite « TRIPLE-CASK », un 20 ans d’âge, mis en bouteille en 2004.

 

Parmi les distilleries les plus réputées, l'on trouve HANYU, une distillerie aujourd’hui fermée, mais dont Ichiro Akuto, le directeur d'une distillerie voisine, CHICHIBU, et de la société de négoce Ichiro's Malt, tente de reprendre le flambeau. HANYU, distillerie située près d’une ville du même nom, près de la rivière Tone, au milieu de rizières à perte de vue. Gérée par la société TOA, dont la famille Akuto, HANYU est créée en 1946 et dispose tout d’abord d’un seul alambic, puis de 2, ainsi qu’un à distillation continue. Cette ancienne brasserie et distillerie de saké, possédait sa propre chaîne d’embouteillage et utilisait des fûts neufs et usagers dont des fûts de Sherry. Elle commercialisait et importait également du whisky écossais. Suite à une production intermittente et une faillite financière, la distillerie cesse de distiller en 2000, et la société fait démanteler les installations de production en 2004. Le petit-fils d’Isoujo AKUTO, un des fondateurs, à savoir Ichiro AKUTO, décide alors de s’en tenir à faire revivre le nom de la distillerie en faisant mettre en bouteille des single-malts de l’ancienne distillerie essentiellement en single-casks et brut de fût en édition limitée, avec le label « Ichiro’s Malt » au sein de la société Venture Whisky Limited. Mais c’est aussi désormais grâce à la société de négoce Number One Drinks (fondée par Marcin MILLER et David CROLL, des anciens responsables de Whisky Magazine Japon et Grande-Bretagne), que les single-malts HANYU sont distribués notamment en Europe, ainsi que ceux d’autres distilleries (KARUIZAWA) ou des assemblages inédits jusqu’alors (le blended-malt GINGKO). Leur packaging original (reprenant les motifs des cartes à jouer sur la quasi-totalité de l’étiquette) et leur réputation leur vaut une belle fortune critique et un avenir assuré aux descendants des fondateurs.

 

 

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La fameuse série des "Cartes à jouer" de HANYU, très recherchées, ici en nombre déjà significatif ! Merci à H. pour la photo.

 

 

 

Ichiro AKUTO pourra par la suite enfin lancer la construction d’une nouvelle distillerie, CHICHIBU, qu’il a souhaité plus artisanale encore (orge locale, tourbe locale, petite production) projet qu'il achève en 2007. Le succès est tel, et les ambitions de son créateur élevées, qu'il doit ouvrir une nouvelle distillerie, non loin de la première, en 2019. Toutes sortes d'expérimentation y sont réalisées, de manière toujours artisanale, chaque sortie de bouteille étant anticipée, avec hélas, une inflation des prix avant même leur arrivée sur le marché français (comptez au moins 150 € pour une bouteille, et souvent plus. Mais la qualité est là, en général...

 

 

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Le fameux CHICHIBU "The First" (un jeune 3 ans d'âge, mais déjà gourmand & élégant, floral, minéral, délicatement tourbé), mis en bouteille à 61,8 % en 2011.

 

Il existe aussi des distilleries de SINGLE-GRAINS au Japon, mais l’on possède peu d’information à ce sujet. Tout au plus signalons celle du groupe NIKKA, située à NISHINOMIYA à HYOGO (Honshu, créée circa 1962), mais dont les chais de vieillissement sont situés ailleurs, à TOCHIGI. Signalons également la distillerie KAWASAKI qui est fermée, mais dont le négociant "La Part des Anges" (par le biais de Number One Drinks qui à elle aussi quelques fûts) a embouteillé les millésimes « 1976 » et « 1981 » en 2009. Rappelons aussi le nom de la distillerie de grain de SUNTORY, nommée CHITA.

 

 

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Tout simplement un des plus jolis et complexes single grains disponibles à l'heure actuelle à mon avis. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

LA PENURIE DE VIEUX WHISKY JAPONAIS DE 2014/2015 :

 

Il me faut aussi mentionner la crise de 2014 (pénurie de stocks de single malts âgés & spéculation sur les références single cask, etc. (et la série télé « Massan »!), NIKKA retirer en 2015 tous les comptes d’âges de ses singles malts (MIYAGIKYO, YOICHI) et « pure malts » (« TAKETSURU ») pour garder le seul B.W. de 12 ans d’âge. SUNTORY sera contraint de faire de même et abandonner les comptes d’âge de ses single malts HAKUSHU, YAMAZAKI et de son blended whisky principal « HIBIKI ». Pour en savoir plus sur le sujet, voir l’article consacré à celui-ci sur le site :

La pénurie de whisky au Japon (Editorial No 15)

 

 

LE FUTUR DU WHISKY JAPONAIS EST DEJA LA :

 

De nombreux projets de distilleries & distilleries déjà actives ont éclot depuis quelques années, citons par exemple la distillerie AKKESHI, sur Hokkaïdo, fondée en 2015, qui souhaite suivre l’exemple tourbé des distilleries d’Islay, et qui a sorti son premier single malt en 2019, la distillerie KAIKYO à Hoygo (Honshu), construire sur le site de la brasserie AKASHI) en 2017, dont le premier single malt est prévu pour 2022, la distillerie Mars TSUNUKI (proprieté du groupe HUMBO SHUZO) fondée en 2016, à Kagoshima, dont le premier single malt est sorti en 2020 sous le nom de « TSUNUKI The First », KANOSUKE (2017), KURAYOSHI (2017), NAGAHAMA (2016), NUKADA (2016), OKAYAMA (2011), SABUROMARU (1990, but whisky only since 2016), SAKURAO (2018), YASATO (2019), YUZA (2018), et enfin SHIZUOKA (fondée en 2015) dont le premier single malt, nommé « Prologue K », est sorti en janvier 2021.

 

 

 

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Le premier single malt "Prologue K" de la nouvelle distillerie SHUZUOKA, sorti en Janvier 2021, bénéficie déjà de bonnes critiques...

 

 

 

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