Editorial No 20

 

EDITORIAL No 20: (Novembre 2016):

 

 « N.A.S. OR NOT N.A.S.,THAT IS THE QUESTION? »

(ou...Quid des whiskies sans compte d'âge?)

 

 

Première Edition/1st Edition: 02/11/2016

Mise à jour/Update: 17/11/2016

 

 

INTRODUCTION :

 

Pour ce nouvel éditorial, je vous propose un retour à une forme plus traditionnelle par rapport à la presse classique, au-delà des habitudes de mon site, donc plutôt sur l’expression d’un point de vue sur un phénomène d’actualité plutôt que le traitement des nouveautés,car une grande partie de ces nouveautés est d’ores et déjà présente soit à l’intérieur du reportage sur le Whisky Live Paris, soit dans la gigantesque liste thématique de près de 200 whiskies abordables conseillés déjà en ligne, ou encore risque de l’être dans d’autres reportages à suivre. Par ailleurs j'ai mis à jour ma liste de mes distilleries préférées, qui tient compte également de ce phénomène des whiskies sans compte d'âge.

 

Reportage sur le Whisky Live Paris 2016 (my report about Whisky Live Paris 2016 edition): Ici/Here

Liste de près de 200 whiskies abordables des années 2015/2016 (About 200 recommended affordable drams): Ici/Here

Liste de mes distilleries préférées récemment mise à jour (my updated Top 100 Distilleries worldwide): Ici/Here

 

Pour ce faire, j’ai repris la conclusion de mon reportage sur le Whisky Live Paris 2016 et je l’ai modifiée et largement développée, afin de tenter de « clore le débat », si j’ose dire, pour autant que ce soit possible, sur le phénomène des « n.a.s. », c’est-à-dire des whiskies sans compte d’âge qui sont en pleine prolifération de nos jours.

 

 ***

 

« N.A.S. OR NOT N.A.S., THAT IS THE QUESTION ? »:

(ou...Quid des whiskies sans compte d'âge?)

 

 

PREAMBULE:

 

Un des problèmes de notre époque concernant le whisky c’est donc le phénomène désormais bien implanté des n.a.s. (whiskies sans compte d’âge) ET celui des whiskies axés sur la « wood technology », phénomène similaire à, il y a quelques années, celui de la « parkerisation » dans les vins de Bordeaux et l’obsession de la « micro-oxygénation », en grande partie créée, puis soutenue par l’œnologue Michel Rolland qui allait avec (à ce sujet, voir le terrible documentaire « Mondovino » de Jonathan Nossiter sorti en 2004). Disons-le clairement, ce sont souvent les mêmes produits qui souffrent à la fois du « n.a.s. non transparent » et de la « wood technology » (même s’il y a de belles exceptions encore cette année).

 

 

 

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Le The GLENLIVET "Cipher", au delà du coup marketing, l'archétype de l'opacité des whiskies sans compte d'âge...bien sûr j'aurais pu aussi choisir le HIGHLAND PARK "Dark Origins".

Deux whiskies qui ne sont pas mauvais, non, il faut être honnête, mais trop "technologiques" (trop poussés sur le boisé) et sans grand intérêt pour un prix assez conséquent.

 

 

 

-NE PAS CONFONDRE N.A.S. (HISTORIQUES) ET N.A.S. (CONTEMPORAINS) :

Cependant il convient ici de rappeler, pour les lecteurs pas encore trop au fait de ce problème, qu’il ne saurait être question de mettre tous les whiskies dans le même sac, comme il m’arrive de le lire ici ou là sur des forums ou blogs ou billets de journalistes mal informés. Certains ont même choisi par principe de refuser de chroniquer un whisky dès lors qu’il sera sans compte d’âge. J’ai du respect pour cette démarche, mais pour moi elle est tout de même « à courte vue », dans la mesure ou en supprimant toute critique détaillée du whisky, elle ne fait d’une part aucune différence entre les différents cas de n.a.s. et, de l’autre, n’encouragent pas les producteurs à en produire de meilleurs car la critique demeure globale, donc ne vise aucune distillerie ou négociant en particulier, alors qu’une critique sur une bouteille en particulier a un certain impact.

En effet, comment comparer (par exemple) les jeunes The Singleton of DUFFTOWN sans compte d’âge que sont les "SUNRAY", "TAILFIRE", "SPEY CASCADE", "UNITE" ou encore "TRINITE" (réduits à 40 %, colorés artificiellement, filtrés à froid, assez jeunes, etc…) avec un single malt en édition limitée et sans compte d'âge comme par exemple l’ABERLOUR « A’Bunadh », créé avec une large variété de cuvées ou millésimes à partir de données précises et exigeantes (la majeure de fûts de sherry de premier remplissage, la non filtration à froid, la présence de quelques fûts de plus de 10 ou 15 ans, le titrage élevé, etc…). C’est tout simplement ridicule, pas sérieux…et je pourrais multiplier les exemples, même si « du bon côté de la force », il n’y a tout de même pas énormément d’exemples de bons n.a.s. en dehors des whiskies des jeunes distilleries : Le KILCHOMAN « Sanaig » ou le jeune single malt de WOLFBURN en sont de bons exemples, d'autres seront cités plus loin.

Mais il y aussi ce que je nommerais personnellement les versions n.a.s. "historiques", c'est  à dire issues du début des années 2000, voire avant : 1998 pour l’ABERLOUR « A’Bunadh » qui ne comportait pas de numéro de lot à l'origine), comme le sont aussi l’ARDBEG « Uigeadail » (premère édition en 2003), le LAPHROAIG « Quarter Cask » (première édition en 2004), ou l'ISLE OF JURA "Superstition" (première édition en 2002) ou encore comme l’étaient les SPRINGBANK, HAZELBURN & LONGROW en version dite « C.V. » (encore une fois tous des whiskies avec une amplitude de différents âges assez conséquente-la première édition du SPRINGBANK "C.V." est moins évidente à dater, mais la plupart des sources mentionnent "le milieu des années 1990" comme première sortie-personnellement je peux attester qu'elle est en tout cas inférieure à l'an 2000). Ces whiskies sont tous des assemblages de fûts d'âges différents, et parfois avec une grande amplitude, comme pour les SPRINGBANK & marques associées (au moins sur 10 ans, parfois de 8 à 30 ans d'âge) ou le JURA "Superstition" qui contient des whiskies de 8 à 21 ans d'âge.

Un peu plus tard, la distillerie TOMINTOUL sortait un single malt anonyme tourbé sous le nom de « Old Ballantruan », ce sans mention d’âge. Un whisky relativement jeune, lui, mais de qualité. Les exemples abondent et je ne peux les citer tous, j’en oublie sûrement certains qui ont pu marquer leur temps…

 

 

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L'ABERLOUR "A'Bunadh" (ici l'excellent batch 46), archétype du n.a.s. historique réussi...Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

Du côté du négoce, et notamment concernant les whiskies tourbés, il faut citer parmi les excellents n.a.s. des années 2000 (et ils existent encore !) les « Smokin’ Islay » et autres « Peat Reek » de BLACKADDER, mais aussi les ILEACH « Cask Strength » ou FINLAGGAN « Cask Strength » (plus intéressants que leur version réduite à mon avis) de négociants plus obscurs, ou encore les discrets mais efficaces « Berry’s Speyside Reserve » et « Berry’s Islay Reserve », des blended malts cette fois, de BERRY BROS & RUDD....et je ne parle même pas des créations de John Glaser de COMPASS BOX qui remontent à l’an 2000 exactement (je reviendrais sur ce dernier cas plus loin, sur la question de la transparence). Oui les whiskies de COMPASS BOX ont quasiment toujours été des whiskies sans compte d'âge, mais la société a depuis ses débuts toujours communiqué sur l'âge, mais en amont (à la sortie du whisky, sur le site) ou en aval (directement face au consommateur sur les stands des salons, et souvent même par écrit).

Plus près de chez nous, il y aussi des whiskies sans compte d’âge d’un intérêt certain (eh, oui !), par exemple, les ARMORIK (ce depuis son lancement en 1999) et les GLANN AR MOR (souvent en dessous des 6/7 ans d’âge-et ce depuis 2008 pour son premier 3 ans d'âge) embouteillés assez jeunes sont pourtant plus « prêts à déguster » que bien des whiskies jeunes d’Ecosse. L'on peut citer également, comme déjà signalé sur G.W.G., également des single malts de chez MICHARD & et de chez JSD, deux distilleries françaises produisant nouvellement du whisky. Qui plus est les "EDDU" de la Distillerie des Menhirs n'ont jamais porté de compte d'âge à ma connaissance, ce qui n'a pas empêché une certaine qualité.

En Europe encore, Il y a aussi les exemples des distilleries MACKMYRA & BOX (les seules distilleries suédoises dont j'ai pu déguster des whiskies à ce jour), ou encore (j'ai eu confirmation de la qualité de ces whiskies plus récemment), ceux de la distillerie allemande SLYRS, qui a une exception près (le 12 ans d'âge, irrégulièrement produit) n'ont pas de compte d'âge.

De même, est-ce qu’un CAOL ILA « Moch », un des premiers n.a.s. de l’ère « contemporaine » (sa première édition est sortie en 2011), si j’ose dire, et, à fortiori, forcément, la gamme « Private Edition » de GLENMORANGIE (rarement en dessous de 10/12 ans d’âge) sont comparables avec un TALISKER "Storm" ou "Skye" ? Pas si sûr…Si le CAOL ILA "Moch" est relativement jeune (même s'il contient minoritairement un peu de 18 ans d'âge), en revanche, les single malts de la gamme "Private Editions" de GLENMORANGIE (hormis l'un d'entre eux me semble t'il, qui aurait un compte d'âge ?) sont tous âgés de plus de 10 ans...

 

 

 

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Le GLENMORANGIE "Tusail", de la gamme "Private Edition", de vrais-faux n.a.s. de plus de 10 ans, avec la qualité au rendez vous. 

 

 

Certes l’on peut légitimement s’inquiéter de certaines sorties officielles haut de gamme, dans les « Special Releases » de Diageo, par exemple, qui, depuis peu arrivent sur le marché comme les versions n.a.s. de CLYNELISH (la série « Select Reserve », des bruts de fût...) au prix de vente d’entrée de jeu annoncé à plusieurs centaines d’euros… Là on se doute qu’il ne s’agit pas d’un trois ans d’âge, mais d’un travail d’assemblage soigné et de grande amplitude d’âge, mais sans certitude totale sans l'avoir dégusté (ceci étant dit, plusieurs bloggeurs de renom, Serge Valentin en tête, semblent tout de même considérer que l'on tient là une réussite, un remarquable travail d'assemblage contenant manifestement une proportion honnête de whiskies âgés).

Cette tendance semble s’accentuer dans un segment inférieur, avec les récents TALISKER « Neist Point » ou le LAPHROAIG « Lore », vendus à un peu plus de 100 € sans justification particulière…Au public de déguster, s’il le peut encore, et de décider si le prix se justifie dans ces cas…Je n'ai pas eu l'occasion de déguster ce TALISKER, mais le LAPHROAIG oui, et je l'ai bien apprécié (il comporte une part de fûts de sherry).

Pour donner un exemple récent positif, j’ai trouvé par exemple que les deux récents SCAPA (« Skiren » et « Glansa ») sans compte d'âge, sans être des chefs d’œuvre pour autant, s’en tirent plus qu’honorablement. Cela laisse un peu d’espoir.

 

 

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Le SCAPA "Skiren", un joli n.a.s. (whisky sans compte d'âge), une réussite. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Donc pour moi, pour être clair, un bon whisky sans compte d’âge, cela peut exister, et ce serait un whisky pour lequel le maître-assembleur aurait fait, tel un peintre, un assemblage de « couleurs » différentes, soit de saveurs différentes, de présence, de puissance, de digestion des notes de new make, des esters, de stabilisation des notes tourbées (etc…), d’âge bien sûr différents, ce pour avoir un whisky complexe et expressif, ou bien complexe et très fondu, par exemple. Typiquement les premiers whiskies n.a.s. de l’ère contemporaine (fin années 1999/ début années 2000) cités ci-dessus en sont de parfaits exemples.

 

 

-PENURIE, QUELLE PENURIE ?

La question de la pénurie de stock de whisky, souvent avancée par les producteurs, pour justifier le passage des whiskies à compte d’âge aux n.a.s. (sans compte d’âge donc) et à travers cela, soyons clairs, justifier une augmentation de prix sans contrepartie de qualité automatique, si elle peut être prise en compte concernant les fûts âgés (moins nombreux dans certaines distilleries, mais pas chez toutes, qui attendent le bon moment pour sortir des versions « ultra-méga-premium » -j’ai beau faire je n’ai jamais pu accrocher à ce terme) ne se justifie pas autant pour la majorité de la production.

En effet, si l’on se base sur les statistiques de production de Scotch whisky de l’année 2015 (estimations de la Scotch Whisky Industry Review), l’on constatera que si baisse il y a, elle demeure légère : Pour 600 millions de litres d’alcool pur cette année là (contre 655,7 en 2014), 280 millions proviennent de la grosse centaine de distilleries de malt, tandis que 320 millions proviennent des 7 seules distilleries de grain, tandis qu’en 2014 il y eu 305,7 millions de litres pour les distilleries de malts pour 350 millions de litres pour les distilleries de grain. Mais si l’on revient encore en arrière, rien que pour les distilleries de malt, la production a été certes de 294,9 millions de litre d’alcool pur en 2013 (soit un peu plus qu’en 2015), mais davantage qu’en 2012 (272,8 millions), ou qu’en 2011 (239,3 millions) et ainsi de suite. Et ce n'est qu'une partie des statistiques auxquelles j'ai eu accès, mais comme toutes vont grosso modo dans le même sens que celle ci-dessus, je ne veux pas vous ennuyer avec trop de chiffres...

Ce que les propriétaires de distilleries oublient donc de mentionner également au sujet des n.a.s., en effet, ce sont les extensions de capacité de production de plusieurs de celles-ci ces dernières années (comme celles de DAILUAINE, GLENBURGIE, The GLENLIVET, GLENMORANGIE, LINKWOOD, LONGMORN, MANNOCHMORE ou encore MORTLACH, TEANINICH) ou reprises de production, comme chez GLEN KEITH et TAMDHU en 2012, ou encore simplement d’extension des capacités d’entreposage (à venir chez ARRAN, BRUICHLADDICH, KILCHOMAN, et j’en passe) qui ont un impact important sur leur capacité à reconstituer ces stocks dans un avenir proche, surtout s’ils ont abaissé l’âge du contenu de leurs whiskies devenus pour certains des n.a.s. …et qu’ils sont facturés plus chers que des 8 ou 12 ans d’âge déclarés…ce qui arrive de plus en plus souvent hélas.

En plus d'un certain maintien donc de la capacité de production de whisky écossais, il faut aussi tenir compte des nombreux projets de nouvelles distilleries (indépendantes ou venant renforcer la capacité de production des grands groupes qui les possèdent) à venir. La source « whisky » n’est donc pas prête de se tarir !

L'on voit donc bien que la raison principale de cette décision de promouvoir les n.a.s. est avant tout un calcul financier, une recherche de profit à court terme davantage que de sauvegarde de ce qui a fait la réputation des marques (à cet égard le meilleur exemple de cette dégringolade demeure à mes yeux celui de The MACALLAN) et de réflexion sur le long terme. Au consommateur alors d’être clairvoyant et de tenter d’influer sur cette tendance en boycottant les whiskies qui ne le satisfont pas en terme de rapport qualité/âge estimé après dégustation/prix.

 

 

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 La distillerie MORTLACH, largement rénovée en 2015 et dont l'accroissement de la production est en cours.

 

 

-POURTANT, AU COMMENCEMENT ETAIENT…DEJA DES N.A.S. !

Une information souvent oubliée ou occultée par ceux qui parlent des n.a.s. de nos jours, c’est qu’historiquement les premiers single malts parus sur le marché du Royaume-Uni, puis par exemple en France furent DEJA des whiskies sans compte d’âge. Ainsi, dans les années 1960, les premiers single malts disponibles en France furent des GLENFIDDICH, et ils portent soit la mention « Pure Malt », soit « Straight Malt », celle du titrage (encore en « proof »), du lieu de mise en bouteille, l’adresse, etc…mais pas de mention d’âge, ou une mention d’âge relativement jeune. D’ailleurs certains des whiskies les plus recherchés par les collectionneurs et les mieux notés par les bloggeurs ne sont-ils pas des whiskies de moins de 15 ans ? Je pense par exemple aux TALISKER nas, voire de 8 ans d’âge embouteillés par GORDON & MacPHAIL dans les années 1970, à des PORT ELLEN jeunes (11 à 15 ans) ou des LAPHROAIG 10 ans embouteillés par diverses sociétés italiennes comme par exemple BONFANTI pour ce dernier.

 

 

 

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Le GLENFIDDICH « Straight Malt », sorti en 1961, un n.a.s. avant la lettre...il fut suivi plus tard par un "Pure Malt" de 8 ans d'âge.

 

 

 

Par ailleurs, au-delà de la question des n.a.s., n’oublions pas que la question du vieillissement des whiskies est encore relativement récente…au début du XVIII ème siècle, même en Ecosse, vous aurez du mal à trouver des whiskies âgés…Les films de type western, en réalité sont tous faux du point de vue de la véracité historique concernant les whiskeys…Les whiskeys servis dans les bars sont tous fortement ambrés, voire aussi noirs qu’un LOCH DHU, alors qu’ils auraient du…ressembler à des distillats purs, soit de couleur transparente ! L’on distillait pour boire dans la foulée ou dans les jours ou semaines qui suivaient, pas pour les conserver longtemps. C’est par accident lors d’un transport par bateau que l’on s’est aperçu, d’abord pour le rhum, puis pour le whisky, que plusieurs semaines de trajet pouvaient changer le goût du contenu. Pour faire court, l’obligation légale de faire vieillir le whisky 3 ans au minimum n’apparait qu’au début du XX ème siècle.

 

 

-L’AGE NE FAIT PAS TOUT, MAIS TOUT DE MEME…

Alors que dans les slogans publicitaires sur le whisky des années 1990/2000, l’on insistait sur le fameux « Age matters » et encore en 2013 comme le démontre cette publicité de Pernod-Ricard-ou le master-blender de CHIVAS REGAL Colin Scott-que j’ai eu l’occasion de rencontrer et même de cotoyer lors de ma participation à un concours d’assemblage professionnel-le dit lui-même, « au moins avec cette mention d’âge on ne peut vous tromper, sinon cela veut dire que sans mention d’âge votre seule garantie c’est qu’il soit âgé au moins de 3 ans et un jour »-voir la vidéo ci-dessous. Comme gage ultime de qualité pour un whisky, aujourd’hui, comme par magie, c’est le contraire, comme l’expliquait il y a quelques mois un ambassadeur de la distillerie The MACALLAN, lors d’une dégustation, à Paris. L’âge n’aurait plus d’importance, mais seulement le travail de l’assembleur (euh, du bois, plutôt, non ?), si…Tu m’étonnes !

Bien sûr que le travail de l’assembleur est primordial (et il travaille aussi sur les single malts, ne serait-ce que sur le contrôle qualité, et bien sûr plus précisément sur les éditions limitées), mais le consommateur s’est il seulement une fois interrogé sur la mention « hand picked » ou « hand selected » portée sur les étiquettes de certaines éditions limitées ? Cela veut dire quelque chose…comme le fait que pour les grosses productions, le choix des fûts est fait par la machine, pas par l'homme, pas fût par fût, mais au hasard ou presque, suivant les spécifications demandées (type de fût, âge indiqué, tourbé ou pas tourbé, etc…).

 

 

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La gamme "1824" de The MACALLAN, pas mauvaise, mais qui fait pâle figure comparée aux MACALLAN des années 1980

à comptes d'âge, mais aussi face aux versions de négoce sous licence de GORDON & MacPHAIL de la série "Speymalt".

 

 

Après l’échec (relatif, mais significatif) de sa gamme « Fine Oak », la distillerie The MACALLAN (enfin, disons plutôt le propriétaire et le chef de produits….) espérait, avec sa « 1824 series » (qu’il aurait du renommer « Color series »), relancer la marque, déjà entachée précédemment par le passage du "tout sherry" à la gamme 'Fine Oak". La gamme "'1824" est une gamme dont les whiskies portaient le nom d’une couleur, et accessoirement, comme l’a récemment fait remarquer un bloggeur, également des prénoms féminins non exempts de connotations lestes- « Amber, « Gold », « Sienna » ou encore « Ruby », jugez vous-mêmes (désolé pour les porteuses de ces prénoms, c’est le contexte qui fait sens, pas les prénoms seuls, bien sûr), sans nous garantir par ailleurs que le E150a (la coloration artificielle) n’était pas passé par là, faussant (si c’est le cas) toute véritable charte des couleurs.

 

 

Chivas Campaign: Age Matters...(vidéo)

 

Tout comme d’autres types d’alcool (je pense à l’Armagnac, au Cognac, mais aussi au Calvados, à la Prune, entre autres eaux-de-vie), le whisky a besoin de temps pour s’exprimer, et il est difficile de généraliser, dans la mesure ou compte tenu des spécifications de production de chaque distillerie, certains distillats seront prêts avant les autres (GLANN AR MOR, The BELGIAN OWL ou encore CAOL ILA en sont de parfaits exemple, pas besoin d’attendre 10 ans, ils sont prêts dès 3 à 5 ans d’âge pour les deux premiers, dès 7-8 ans pour le troisième), à leur apogée bien avant d’autres, sans compter les whiskies tourbés qui ont tendance à perdre leur expressivité et leur fumée après 20 ans, en général bien sûr.

En revanche, d’autres whiskies, comme souvent les BUNNAHABHAIN, les GLENFIDDICH, les LAGAVULIN ou encore les STRATHISLA auront besoin de plus de temps pour s’exprimer pleinement, soit à mon avis entre 15 et 40 ans d’âge.

 

 

 

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"The BELGIAN OWL", un excellent jeune whisky encore trop méconnu, pas assez disponible en France à mon avis.

 

 

Je dirais que la question était jusqu’à l’an dernier moins cruciale pour les whiskeys d’Irlande, tant les principaux producteurs n’utilisaient pas toujours les compte d’âge, expliquant que pour eux « 7 ans d’âge » étaient la norme et l’âge optimum. De nos jours la question est un peu plus délicate, car des versions connues, réputées avec compte d’âge sortent désormais « sans compte d’âge ». Et parfois, comme dans le cas du JAMESON « Crested » (pas d’indication d’âge) qui remplace le « Crested Ten » (10 ans d’âge), la nouvelle version s’en sort très honorablement par rapport à celle d’origine.

 

 

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Le JAMESON "Crested", un n.a.s. joliment fruité. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Concernant les whiskies produits dans des pays à forte amplitude de chaleur (comme par exemple les Etats-Unis) et/ou d’humidité (à fortiori à climat tropical comme l’Inde, ou Taïwan ou la part des anges-l’évaporation naturelle de l’alcool pouvant y être entre 5 et 8 fois supérieure à celle de l’Ecosse, qui est d’environ 2 % par an), la question de la durée du vieillissement est moins cruciale, puisque les fûts sont traditionnellement neufs et plus fortement brûlés que les fûts écossais, accélérant le vieillissement. Il en est ainsi des distilleries KAVALAN & NANTOU (Taïwan) et des distilleries AMRUT & PAUL JOHN (Inde). Par ailleurs, comme corollaire de cela, la teneur en alcool peut même augmenter avec le temps dans certains chais-chauffés ou pas-du Kentucky (c’est ce qui arrive notamment aux whiskeys à fort titrage tels que les George T. STAGG) et survient un moment ou il faut absolument stopper le vieillissement. Au mieux des whiskies âgés de seulement quelques années peuvent parfois donner l’impression de whiskies âgés d’une dizaine d’années ou plus, et offrir une impression de maturité, au pire, le boisé de ces whiskies sera à la limite du supportable voire au-delà.

 

 

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Le KAVALAN "Solist" Sherry cask, un brut de fût qui a le vent en poupe en provenance de Taïwan.

 

 

 

-LES DESSOUS DE LA QUESTION DE LA TRANSPARENCE DANS LE WHISKY :

Comme j’ai déjà traité sur ce site de la question de la transparence telle qu’elle s’est posée notamment l’an dernier au sujet des whiskies « The Circus » et « Flaming Heart » de la maison COMPASS BOX (dont les plaquettes d’information et les données techniques du site internet divulguaient l’âge du plus jeune composant comme celui du plus âgé, ce qui est interdit par la S.W.A.-la loi n’autorise que la mention du plus jeune whisky de l’assemblage), je ne reviendrais pas sur le problème spécifique posé à juste titre par ce négociant-assembleur aux décideurs, mais plutôt sur le lien entre ce problème et celui des n.a.s. :

En effet, à la condition de spécifier le pourcentage des whiskies plus âgés que l’âge minimum indiqué (pour ne pas se retrouver avec une escroquerie du type 0,01 % de 40 ans d’âge pour le reste de 3 ans d’âge), qu’est-ce-qui empêche le producteur d’indiquer sur la bouteille la part des whiskies plus âgés et l’âge en question ? Hormis le fait de dévoiler une éventuelle recette secrète, ce qui peut se comprendre à la rigueur pour un blended whisky, pour qui c’est essentiel et constitue en quelque sorte la marque de fabrique de l’assembleur, différente de celle du concurrent, j’y vois surtout une autre explication, moins reluisante et jamais évoquée, et dirigée contre les négociants de whisky avant tout et ce de la part des producteurs représentés par la S.W.A. :

Constatant que les assemblages de négoce de type « blended malt » ou « blended whisky de luxe » comportent chez certains un pourcentage non négligeable de whiskies âgés, pour au final un prix dépassant rarement les 200 € (sauf hélas depuis cette année), les producteurs de whisky y verraient une concurrence déloyale envers les versions très âgées et haut de gamme qu’ils proposent, à savoir par exemple des 40 ans d’âge, de plus en plus proposés à 10 fois le prix de ces versions de négoce…Pourquoi en effet payer une fortune un single malt s’il est disponible pour bien moins cher, certes au sein d’un assemblage mais bien perceptible tout de même ? Bien sûr ce n’est qu’une hypothèse, mais je la trouve personnellement assez plausible.

 

 

 

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John Glaser de COMPASS BOX, 16 ans de recherches, 16 ans d'impertinences, fer de lance de la lutte pour davantage de transparence.

 

 

Concernant les distilleries déjà établies de longue date, les distilleries à caractère industriel (et notamment celles qui ont une capacité de production supérieure à 500 000 litres, et ont réduit les coûts par automatisation majoritaire ou totale, dirons-nous) en dehors de quelques réussites et des versions n.a.s. anciennes, en édition limitée et parfois comparables à des whiskies de catégorie supérieure, il semble clair que derrière l’argument de la pénurie des stocks de whiskies âgés pour justifier l’abandon du compte d’âge (dont nous avons parlé plus haut) se cache une volonté de standardisation de la production, pour faire des économies, oui, mais aussi pour aseptiser progressivement le whisky et le faire se rapprocher de spiritueux plus populaires chez les jeunes comme en premier lieu le rhum et d’obtenir une plus-value par l’augmentation des prix inversement proportionnelle à l’âge réel moyen du contenu du whisky, ce qui est assez scandaleux au final. La qualité s’en ressent et le consommateur exigeant ne s’y trompe pas. Cela vise donc un nouveau public, plus jeune, avide de découvertes (ce dont on ne peut le blâmer) malléable et moins connaisseur (au goût non encore vraiment formé), qui déguste tous types de spiritueux, de manière parfois interchangeable. La cible idéale pour les fabricants d’alcool.

 

 

 

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The SINGLETON.... un nom générique pour de trop nombreuses distilleries du même groupe...? On peut s'interroger. Ici des versions avec comptes d'âge, mais il y en a encore beaucoup sans....

 

 

 

A contrario, je pense qu’il faut être plus indulgent avec les jeunes distilleries (j’entends par jeunes celles nées après l’an 2000) ainsi que pour les micro-distilleries, qui soit n’ont pas la capacité encore de proposer un 10 ans d’âge autrement qu’en édition très limitée (donc en épuisant le stock-comme par exemple c’est le risque pour KILCHOMAN), soit dont les jeunes whiskies font déjà leur preuve à 4 ou 5 ans d’âge (comme GLANN AR MOR). Le risque financier est donc plus important pour des distilleries à faible capacité de production comme de stockage -qui vont mettre du temps à reconstituer du stock de whiskies ayant quelques années, a fortiori s’il s’agit de produire un 10 ans d’âge- que pour « les grosses machines » comme The GLENLIVET ou GLENFIDDICH, avec des dizaines de millions de litres d’alcool pur produit chaque année, et d’autant plus si ces distilleries sont artisanales (avec peu ou pas de mécanisation, embouteillage et étiquetage à la main, etc…cela représente souvent plusieurs dizaines de personnes à payer contre 3 ou 4 pour des grosses distilleries ou il y a beaucoup d’automatisation).

 

 

-UN PEU D’ESPOIR (AVEC LES NOUVELLES ET/OU MICRO-DISTILLERIES):

Malgré tout, pour ne pas rester sur une note négative, donc, signalons tout de même que parmi mes coups cœur de cette année, figurent deux jeunes distilleries commençant par la lettre « W » et ayant eu l’intelligence par leurs méthodes de production, de contourner le problème de leur jeune âge (leurs whiskies ont moins de 5 ans d’âge !), à savoir WOLFBURN, en Ecosse, dans les Highlands du Nord, et WESTLAND, aux Etats-Unis, sur la côte Ouest…que j’ai fini par élire distillerie de l’année 2016 -voir ma note dans le sujet sur mes meilleurs whiskies abordables de 2015/2016 :

Liste des Meilleurs Whiskies abordables pour 2015-2016

 

 

 

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 Une jeune distillerie qui promet, avec 2 versions de son single malt de 3 ans d'âge, qui pour l'heure n'a pas besoin d'afficher son âge.

 

 

 Par ailleurs, au chapitre des bonnes nouvelles, il n’y a pas que COMPASS BOX qui joue les provocateurs (encore cette année avec ce « 3 Year Old De Luxe whisky » qui comporte visiblement une grande majorité de malt bien plus âgé que cela) pour tenter de bousculer le système (et la S.W.A. par ricochet), il y a aussi des distilleries comme BENROMACH, qui a osé l’an dernier sortir un single malt avec un compte d’âge de seulement 5 ans ! (preuve qu’un jeune whisky peut être bon, et il l’est). Il y a aussi encore en 2014 le groupe Bacardi-Martini qui a choisi pour le reconditionnement et le lancement de single malts de son portefeuille (ABERFELDY, AULTMORE, CRAIGELLACHIE, DEVERON, ROYAL BRACKLA) de leur attribuer à tous un compte d’âge, avec parfois des compte d’âge impairs comme pour CRAIGELLACHIE (13, 17, 19, 23) ou faibles (10 ans d’âge pour le plus jeune) comme pour DEVERON. Il y aussi TOMATIN qui a rétabli en partie ses compte d’âge et BRUICHLADDICH qui propose désormais certaines références avec une foule de renseignements donnés sur ses étiquettes. Greg’s Whisky Guide salue toutes ces initiatives, si rafraîchissantes à l’heure de la prolifération des n.a.s., autant que celles des négociants comme par exemple THAT BOUTIQUE -Y WHISKY COMPANY qui a depuis la polémique liée à COMPASS BOX l’an dernier choisi de doter désormais (depuis Avril 2016) ses whiskies d’un compte d’âge et de nommer par ailleurs les distilleries dont proviennent les whiskies. Gageons que d’autres sociétés les suivront, comme par exemple The SPECIALITY DRINKS avec l’excellente gamme « Elements of Islay »…

 

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La courageuse décision de TOMATIN de reprendre les comptes d'âge, même pour les entrées de gamme...

 

 

 

CONCLUSION :

 Ou UNE ESQUISSE DE SOLUTIONS ...

 

-Nous voyons donc à la lumière de cet article que le problème des whiskies sans compte d’âge n’est pas simple d’une part, et qu’il est inséparable de la question de la qualité d’autre part (via notamment la question de la « wood technology »).

Nous avons vu aussi qu’il ne fallait pas mettre tous les n.a.s. dans le même sac, qu’ils soient d’hier ou d’aujourd’hui…que certains sont vraiment le fruit d’un travail soigné et réfléchi d’assemblage, au service du distillat, tandis que d’autres dégradent peu à peu l’image de la distillerie. Aussi c’est encore une fois le consommateur & l’influenceur (médias) qui devraient donner le ton en boycottant les produits médiocres et privilégiant les autres sur la durée, ce qui ne manquerait pas de donner un signal forcément audible à un moment ou à un autre des décideurs, voire pourrait renverser la tendance.

-Concernant la question de la transparence, pour laquelle j’avais moi-même contacté la S.W.A. sans grand succès (mais au terme d’un dialogue courtois), je persiste à penser qu’il faut accéder à la demande de COMPASS BOX (soutenu depuis par les distilleries BRUICHLADDICH et TOMATIN, entre autres, mais aussi par nombre de bloggeurs) de pouvoir indiquer âge et quantité de chacun des composants.

-Autrement, au cas ou cette demande serait refusée sur la durée, une solution de compromis pourrait êtred’imposer pour l’étiquetage des whiskies une mention de type « Over X Years » (de minimum 5 ans, mais qui pourrait se graduer, telle une échelle semblable aux « VS/VSOP/XO, etc.. des Cognacs. On aurait ainsi des « Over 5 Years », « Over 8 years », « Over 10 years », « Over 20 Years », par exemple), mentions qui distingueraient les whiskies « simplement légaux » (3 ans et un jour) des autres.

 

 

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Tableau des comptes d'âge pour les COGNACS,  une autre manière de compter. Une solution pour le whisky ?

 

 

 

-Autre solution envisageable, celle de consentir à donner l’étendue des âges, comme l’avait fait Mercian, l’ancien propriétaire de KARUIZAWA, avec son « Pure malt » de 12 ans d’âge portant la mention « de 31 à 12 ans d’âge ».

 

 

 

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Un des premiers KARUIZAWA (un blended malt) vendu sur le marché français, avec en plus du compte d'âge, la mention de l'amplitude des âges de cette version.

 

 

 

-L’on pourrait envisager également d’obliger le producteur à mentionner l’âge du composant le plus important en quantité dans l’assemblage, ce qui aurait le mérite de mettre en avant la prise de risque ou non du producteur.

-Quoiqu’il en soit, il est évident que la situation actuelle ne peut pas durer éternellement. Si d’un côté les consommateurs font vendre moins de « n.a.s. contemporains » et que de l’autre les producteurs de whisky prennent conscience que d’autres pays (comme par exemple et pas au hasard, les Etats-Unis, avec le phénomène des « craft distilleries », l’Irlande, avec ses nouvelles distilleries et maisons de négoce) sont désormais plus en avance qu’eux, ils finiront par revenir à plus d’exigence de qualité comme davantage d’expérimentation, c’est en tout cas ce que je souhaite.

 

 

 

 

Editorial No 19 Part 2/2

 

 Dernière minute (26/10/2016):

 

Vous trouverez ci-dessous mon bilan du Whisky Live Paris édition 2016, sujet qui sera complété au fur et à mesure de mes dégustations, puis suivront des reportages sur d'autres dégustations et/ou événements récents couverts par votre serviteur : 

 

Whisky Live Paris 2016 (my report of...)

 

 

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Lorsqu'une distillerie suédoise (MACKMYRA) décide de tenter un affinage de son single malt avec du rhum Plantation de chez Ferrand, cela donne un succulent whisky nommé "Vinterdrom" et titrant 46,1 %, une dégustation du Whisky Live Paris 2016. Photo: © Grégoire Sarafian

 

Par ailleurs, en parcourant ma Liste : Mes Meilleurs Coups de Coeur abordables de 2015/2016, vous verrez que certaines nouveautés dégustées au salon Whisky Live Paris, mais aussi au salon Club-Expert Dugas ou ailleurs encore ont déjà été intégrées à cette liste, tandis que d'autres vont l'être très prochainement le cas échéant (c'est à dire que parmi les whiskies dégustés et avec prise de notes suffisantes, vous y trouverez là mes notes de dégustation concernant les whiskies de moins de 150 €).

 

Pour ceux que cela intéresse, sachez que je viens de réviser en profondeur ma liste des 100 meilleures distilleries de whisky (Top 100 whiskies distilleries list) au monde, en tout cas mes préférées:

Mes TOP Distilleries /My Favorite 100 distilleries

 

 

 

***

 

EDITORIAL No 19 :

 

(Deuxième Partie)-Part 2/2

 

Mise à jour/Update: 27/09/2016

 

En attendant que les problèmes techniques de ce site soient résolus, quitte à faire un double travail ultérieurement, je ne voulais pas vous faire attendre plus longtemps pour vous communiquer au moins la deuxième partie du précédent Editorial, comme promis, à savoir vous communiquer ma LISTE DES MEILLEURS WHISKIES DEGUSTES A CE JOUR, mais aussi ma LISTE dite de MES MEILLEURS COUPS DE CŒUR ABORDABLES:

 

 

Vous trouverez ci-dessous un lien vers la LISTE DE MES MEILLEURS COUPS DE COEUR ABORDABLES pour les années 2015 & 2016:

 

Here below is a link to my BEST AFFORDABLE DRAMS LIST -for 2015/2016:

 

Meilleurs Whiskies abordables/Best Affordable Drams

 

 

Lorsqu’une note de dégustation concernant ces whiskies aura déjà été mise en ligne sur ce site, vous trouverez un lien vers cette note (en tout cas pour la plupart des whiskies), autrement, si cela n'est pas le cas, vous trouverez une note de dégustation inédite les concernant, pour ce qui concerne la première liste. Attention, les indications de prix ne sont qu’indicatives, notamment lorsqu’il s’agit d’anciennes notes de dégustations (attendez vous hélas à des prix multipliés par 2, 3 5 voire 10, pour les whiskies les plus recherchés).

 

 

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 En voyage chez un ami, je n'ai pas résisté à étreindre ce joyau, mon SPRINGBANK préféré à ce jour.  © Photo: Hugh

 

 

 

LES 74 MEILLEURS WHISKIES DEGUSTES A CE JOUR :

 

BEST WHISKIES TASTED SO FAR - TOP 74

 

Sujet débuté le : 18/04/2016- Mis à jour le 30/08/2016

 

Avertissement/Introduction:

C’est une « mission » très délicate que de devoir énumérer ses whiskies préférés, c’est un peu comme se mettre à nu devant tout le monde, au risque de se décrédibiliser, mais aussi de dévoiler quelque chose que l’on aimerait garder un peu secret, qui n’appartient qu’à soi. C'est donc bien évidemment une liste hautement subjective, même si, au fil des années, elle s'est consolidée et affinée par l'expérience. Mon « premier prix » est d’ailleurs typiquement personnel, tellement il a réveillé des souvenirs d’enfance, qui se sont ajoutés à deux magnifiques souvenirs de whisky en quelque sorte superposés, qui donnent ainsi une sorte de triple plaisir totalement inattendu. C’est dans ces moments là que l’on se dit qu’il n’y a pas de doute, que ce whisky mérite non seulement l’une des 10 meilleures places mais sans hésitation la meilleure place….bien entendu à l’instant T, peut être pas dans 5 ans et peut être il y a 10 ans, allez savoir…

Cette première liste concerne les 70 (74 en fait depuis...) whiskies les mieux notés (sur le plan de la notation chiffrée) parmi les 2700 (environ) whiskies dégustés à ce jour. Elle sera donc nécessairement insatisfaisante pour certains lecteurs, car je me doute bien que d'autres bouteilles non encore dégustées et de belle réputation sont à même de figurer dans ce classement. Elle sera parfois au contraire une confirmation pour d’autres, et en tout cas elle sera également je pense révélatrice d’une époque, de certaines constantes, mais aussi de magnifiques exceptions que l’on n’attendait pas forcément.

Dernière minute: Suite à une série de dégustations privées exceptionnelles, 4 whiskies sont venus s'ajouter à la liste, et même vers le haut de la liste...classés entre 98 et 99/100 : Un BOWMORE 1964, un MIYAGIKYO 1992, un deuxième LONGMORN millésimé 1969 & un KARUIZAWA 1981. Les notes de dégustation sont d'ores et déjà disponibles un peu plus loin ci-dessous.

 

Je voudrais enfin signaler que si certains whiskies très bien notés (entre 95 et 97/100) ne figurent pas sur cette liste, cela ne signifie pas pour autant qu’ils ne méritent pas d’être mis en avant (j’ai donc ajouté à la fin du classement quelques exemples de notes plus basses, à titre indicatif), sans parler de ceux que je n’ai pas pu noter au cours de l’année dernière lors de certaines dégustations privées mémorables (je pense à celle, par exemple, consacrée l’an dernier à KARUIZAWA, comprenant beaucoup de très beaux whiskies), mais il fallait bien arrêter cette liste quelque part.

Enfin, au sujet de l'opportunité rare de déguster de tels whiskies, au delà de l'mportance inestimable de fréquenter des salons, ceuxouverts au public (comme le Salon du Whisky de la Maison du Whisky) comme ceux prioritairement ouverts aux professionnels (comme le Salon Club-Expert Dugas ou Cocktails Spirits), je voudrais remercier ici encore une fois tous les amis et relations professionelles grâce auxquels j’ai pu déguster nombre de ses whiskies, autant de moments exceptionnels qui furent aussi des moments de partage bien évidemment…Parmi ces personnes, je tenais à citer mon ami Hugh en premier lieu, mais aussi Christophe, Matthieu, C., Fred., Jean-Marc Bellier, Graham Coull, Matt Magliocco, Richard Paterson, David Stewart, Damien Anglada, John Glaser, Doug McIvor, et j’en passe !

 

Afin de mieux comprendre comment s'élabore mon point de vue sur ces bouteilles, il est important de prendre connaissance de mon barème de notation, si ce n'est pas déjà fait, aussi voici un lien direct:

Notation/Scoring

 

 

 

MEILLEUR WHISKY AU MONDE DEGUSTE A CE JOUR:

 

+ De 100/100 & Hors Catégorie

 

-BRORA Officiel/Special Release collection, 30 ans (1974-2004), 3rd Release (3000 bouteilles), 56,6 % (OYAUME-UNI, ECOSSE, Highlands du Nord):

 

 

 

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

 

Couleur: Vieil or

Nez: Complexe, très fin et semble t'il gourmand. Dégusté à l'aveugle, impossible dans un premier temps de deviner qu'il s'agit d'un BRORA. Il y a des éléments marins, sucrés, fruités, floraux et le tout est remarquablement fondu. Ce n'est que dans un deuxième temps qu'une note fermière (étable, mais note modérée) viendra pointer son nez et me donner un indice. N'ayant pas encore récupéré à 100 % mes capacités olfactives à l'époque de la première dégustation (ce qui est le cas désormais), mais pas loin tout de même, ces commentaires sont malgré tout sous réserve, surtout pour la phase du "nosing".

Bouche: La claque, d'entrée de jeu ! Mais qu'est-ce que cet OVNI, avec les marqueurs à la fois de PORT ELLEN, voire de CLYNELISH très vieux, voire d'autres malts écossais...??? Je suis submergé par une complexe & sublime vague de sensations toutes plus agréables les unes que les autres....de la tourbe grasse, mais modérée, des herbes mais modérément sèches, des épices douces, de la badiane (limite de la lavande façon marshmallow), de la pâte d'amande sucrée proche d'un coussin de Lyon (une spécialité régionale de confiserie, "une ganache de chocolat enrobée d'une fine couche de pâte d'amande candie discrètement anoblie d'une touche de Curaçao"-je cite le chocolatier Voisin qui l'a conçue dans les années 1960). J'ai aussi comme une note de sorbet multi-fruits (multi-vitamines) et quelques fleurs capiteuses, pour terminer encore sur cette sensation nuageuse (pour ne pas dire post-orgasmique !) liée à une note de pâte d'amandes alcoolisée (et avec une pointe de tourbe très légèrement fumée) qui revient...

C'est véritablement une expérience unique, sensuelle (voire....) et inoubliable. Comme je déguste ce whisky à l'aveugle, je ne pense qu'à PORT ELLEN à ce moment là comme solution la plus vraisemblable, avant de tenter une légère dilution, mais c'est avec une grande surprise que j'apprends de la bouche de l'invité qui me convie (le saint homme !) à partager ce sample avec lui qu'il s'agit d'un BRORA officiel 30 ans, et de la troisième édition....Je suis très surpris, d'autant plus que j'ai davantage de marqueurs aromatiques de PORT ELLEN que de BRORA, tout au plus en effet, en y repensant, la note fermière au nez aurait du me mettre sur la voie. Par ailleurs je trouve cette édition très différente de celles que j'ai précédemment dégustées (à savoir la 5 ème édition, notée 98/100 & Hors catégorie, ou même la 6 ème édition, notée 96/100 & Hors catégorie), ces dernières étant excellentes, mais nettement plus agressives, herbacées et épicées, et sur un profil aromatique global beaucoup plus fermé et limité, me semble t'il, que cette troisième édition...

Tenue à la dilution: Avec quelques gouttes d'eau (il n'en faut pas plus), s'accentue le caractère sensuel et de madeleine de Proust de ce whisky. Il me revient agréablement à la mémoire ces précieux moments de mon enfance ou j'avais eu la chance, à quelques reprises seulement, de déguster ces spécialités de confiserie -ou devrais-je dire plutôt "de chocolaterie"?-que sont les coussins de Lyon). C'est là ou je tombe amoureux véritablement de ce whisky (est-ce grave Docteur???), et, l'instant d'après je me dis, "oh non", je sais que c'est un "collector", un whisky rare et cher (un peu plus de 1800 euros, je crois, au minimum pour une bouteille de ce divin élixir de plaisir!). Bon, pas grave, la part du rêve, on l'aura au moins eu, nous disons-nous, avec mon complice de dégustation, et quelle part !

Conclusion: Il n'est pas facile d'écrire sur un whisky que l'on a dégusté que deux fois, sur échantillon, dont une seule fois en solo. Il est encore moins facile d'écrire sur un whisky que l'on sent (si j'ose dire) exceptionnel, alors que l'on a pas récupéré encore 100 % de ses capacités olfactives, mais à 86 % d'après les conclusions du dernier spécialiste vu. Mais à en juger par la tête du partenaire de dégustation de ce jour là, je ne pense pas être dans l'erreur en affirmant que pour moi ce whisky m'a semblé être à tous points de vue exceptionnel. En y réfléchissant, après avoir dégusté une seconde fois (un fond d'échantillon) ce whisky, je me dis que, non, décidément, clairement, je n'ai pas dégusté meilleur whisky, pour moi en tout cas, et que sa plus-value sur d'autres c'est le fait qu'il me rappelle à la fois le meilleur des PORT ELLEN et le meilleur des BRORA dégustés à ce jour, mais en plus un souvenir d'enfance culinaire inoubliable....Que dire d'autre? Tenter de lui donner une note, peut être...

Note chiffrée (tentant d'être objective): Plus de 100/100 & Hors Catégorie (Beyond Any Category)/ Note affective: 500/100

 

 

LIENS UTILES :

http://www.chocolat-voisin.com/collections/specialites/coussin-de-lyon

http://whiskyleaks.fr/brora-3rd-release-et-brora-6th-release/brora-3rd-release-and-6th-release-1-of-1/

http://whisky.over-blog.com/2015/01/face-a-face-tous-les-brora-30-ans-officiels.html

 

 

 

AUTRES MEILLEURS WHISKIES DEGUSTES A CE JOUR:

 

 

100/100 & Hors Catégorie

 

SINGLE MALTS (Tous Pays):

 

-SPRINGBANK Officiel 12 ans « 100 PROOF », années 1990’s (cream label), réduit avec/reduced with « Local Barley » old casks, 57 % (ROYAUME-UNI, Ecosse, Campbeltown) : 100/100 & Hors Catégorie

Note de dégustation/Tasting Note

 

 

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AUTRES TYPES DE WHISKIES (Tous Pays):

 

-MICHTER’S « BOURBON » 20 ans (Bottled 04/2014), Single-Barrel (Barrel N°14C180-204 bouteilles), 57,1 % (114,2 % US PROOF), Kentucky Straight Bourbon Whiskey (ETATS-UNIS, Kentucky) : 100/100 & Hors Catégorie

Note de Dégustation/Tasting Note


 

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99/100

SINGLE MALTS (Tous Pays):

 

 

-BOWMORE officiel dit « BLACK BOWMORE » (1st Edition) de 29 ans (distillé en 1964-mis en bouteille en 1993), vieilli dans les chais dits « Vaults » (traditionnels, sous le niveau de la mer), 2000 bouteilles, 55 % (ROYAUME-UNI, ECOSSE, Islay): 99/100 & Hors catégorie

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

Couleur: Acajou très foncé, visuellement semblable à un sherry (Xérès) de type Pedro Ximenez, mais beaucoup plus léger que celui-ci au mouvement dans le verre. Il s’agit plus vraisemblablement de « Dark Oloroso sherry ».

Nez: J’avais déjà senti ce nez exceptionnel à une reprise avant cette dégustation à l’aveugle (en 2007, lors d’un salon, sans possibilité de déguster-ce fût cruel !), mais là, en prenant encore plus le temps, dans de meilleurs conditions que celle d’un salon, ce fut encore plus gratifiant. Un nez parfait, sublissime, d’une beauté féminine incroyable, comparable à un parfum de « haute couture » ou à un vin de très grand cru. Difficile à décrire, je dirais qu’il propose la fusion la plus poussée & harmonieuse possible entre un distillat et son fût (plusieurs en fait, puisqu’il s’agit d’un small batch). Bois précieux, fruits rouges et autres, fruits secs et fleurs capiteuses, sur une brume marine et fumée à peine perceptible. Aérien ET terrien (contrairement au « White BOWMORE » que je jugerais « aérien ET marin »). Elégance, équilibre, subtilité, finesse….

Bouche: Triple wow…La bouche tient les promesses de rêve du nez ! Si, si, c’est tellement rare, avec un nez d’une telle beauté…qu’il faut le souligner. La maturation du distillat s’est faite dans plusieurs chais traditionnels de la distillerie situés au dessous du niveau de la mer, et surnommés « The Vaults » et cela se sent d’entrée de jeu car les 50 % du titrage sont à peine perceptibles. Le fondu est absolument unique, incomparable, et sur une palette également très particulière, même si elle couvre des notes qui existent pour d’autres whiskies (fleurs capiteuses, bois précieux, fruits mûrs, fruits secs, chocolats de qualité supérieure, noir et suisse, pudding de Noël, voire aussi du cuir, etc…). Il y a visiblement quelque chose en plus qui est très difficile à décrire, un charme absolument divin, d’un autre monde, un fondu qui rappelle (mais en les dépassant) à la fois les plus beaux BUNNAHABHAIN de plus de 30 ans dégustés, les plus beaux BOWMORE élevés en sherry casks (mais en bien plus profond et fondu), certains japonais mais pas tous (je pense toujours à ce YAMAZAKI 1995-2005). Qu’est ce qui rend ce whisky si exceptionnel ? Je dirais le fait que ce whisky soit si fondu, si équilibré, si fin et gourmand, si complexe et si insaisissable à la fois pour évoquer autant un parfum (mais bon à boire) qu’un whisky. De plus son titrage est idéal. Un moment de pure magie, que j’ai savouré goutte après goutte jusqu’à la dernière, hélas.

Tenue à la dilution: Non tentée, surtout avec aussi peu de quantité à déguster (et si précieuse). Mais un certain temps d’’aération est intéressant, évidemment, pour laisser se développer un tel nectar.

Conclusion: Le BOWMORE que je rêvais le plus de déguster un jour, avec le 40 ans et quelques autres (dont le « GOLD BOWMORE » peut être pour boucler la boucle ?!) et je n’ai pas été déçu. Pour moi un chef d’œuvre de délicatesse et d’expressivité feutrée (si vous me pardonnez cet oxymore). L’un 10 des plus beaux whiskies dégustés jusqu’ici, sur environ maintenant 2750…Un moment dont on se souvient longtemps après la dégustation. Merci Eddie !

Indication de Prix: Autour de 3000 € il y a 8 ans, il faut semble t’il, compter près de 4 fois cette somme en 2016. Merci encore mille fois à l’ami (qui se reconnaîtra) d’avoir partagé ce sample payant avec moi.

Note (sous réserve): 99/100 & Hors Catégorie

 

 

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-KARUIZAWA Millésimé « 1967 » (Bottled 17/08/2009: 42 ans), emb. NUMBER ONE DRINKS, SINGLE-CASK (SHERRY Butt, Cask N° 6426 ayant donné 229 Bouteilles), CASK STRENGTH, 58,4 % (JAPON, Honshu) : 99/100 & Hors catégorie

(KARUIZAWA est une distillerie fondée en 1955, sur l’île d’HONSHU-Elle fut fermée en Octobre 2011, après un arrêt de la production en 2000, et son stock de fûts a été racheté par la société de négoce Number One Drinks en 2012, une société dirigée par d’anciens responsables de Whisky Magazine Japon et G.B. ) :

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

Couleur: Cuivrée, à reflets acajou intenses.

Nez: Vraiment impressionnant. Très bien équilibré, témoignant d’une patiente maturité. D’une complexité difficile à décrire : Boisé, fruité, légèrement fumé, malté, floral, avec un SHERRY intimement lié au bois.

Bouche: Du grand art. Très complexe, très raffinée, parcourant au fur et à mesure presque toute la palette aromatique possible et imaginable pour un whisky…et toutes ces notes sont très bien fondues et parfaitement équilibrées : Du boisé très fin, des notes délicatement fumées, du fruité très complexe, des notes herbacées, des épices variées, des fleurs, du cacao, des notes d’orge maltée, des notes fruitées aussi bien de fruits rouges que de fruits exotiques, des fruits secs et des fruits confits d’une finesse qu’on a du mal à concevoir. Sans parler de l’interminable finale. N’en jetez plus !

Tenue à la dilution: Attention, respect ! Très peu d’eau ici, mais, avant cela, une certaine aération est à conseiller, ne serait ce que pour en prendre toute la mesure…

Conclusion: Sans aucun doute l’apogée de cette splendide distillerie ! Un chef d’œuvre…. On n’ose imaginer d’autres mises en bouteille d’un âge comparable ! Prix 239 €, MdW en 2009, plus de 15000 € sans doute de nos jours (enchères)-Dégusté au WHISKY LIVE PARIS 2009 (Merci à Mathieu K. pour ce beau geste de partage, Slainthe !) -Note Sous Réserve : 99/100 & Hors Catégorie.

 


 

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-LONGMORN 39 ans (Distilled in 1969-Bottled in 2009), emb. GORDON & MacPHAIL, gamme “Cask” for T.W.E., Single-Cask (Cask N° 5305-Refill Sherry Butt), 57,7 % (ROYAUME-UNI, ECOSSE, Speyside): 99/100 & Hors catégorie

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

Couleur: Ambre, à reflets acajou.

Nez: Complexe, dense, sublime, d’une incroyable richesse. Il est marqué par le sherry, avec une combinaison de notes fruitées variées & boisées plus « américaines » (si j’ose dire) que d’habitude: Notes d’érable, d’épices de type cannelle, muscade, girofle. Fleurs capiteuses. Bois précieux.

Bouche: Envoûtante, elle reprend fidèlement les notes du nez: Des tonnes de fruits de tout ordre, mûrs, frais & secs. Mûres, confiture d’oranges mûres, dattes, pruneaux, abricots à l’Armagnac, raisins de Corinthe, mais aussi fruits exotiques (papaye, goyave, maracuja). Bois précieux dont bois de santal, érable (plus inattendu !), mais aussi de très belles notes de fleurs capiteuses (dont du lilas, probablement de la violette aussi, et du lys). Epices variées (cannelle, muscade, girofle, mais aussi gingembre en infusion), notes végétales (sous-bois, thé noir & thé vert assez infusés). Légère touche de fumée de tourbe, très bien intégrée. Interminable et puissant…mais aussi, à ma grande surprise, tout à fait buvable sans ajout d’eau. Du concentré du meilleur sherry (pourtant il est de deuxième remplissage) et du concentré du meilleur bois possible. On frise la perfection…

Tenue à la dilution: Avec un peu d’eau, le whisky devient un rien plus aisé à boire pour les palais les plus délicats, mais il perd un peu en concentration et en équilibre (juste un peu). Comme souvent avec les élevages de ce type, éviter de le diluer plus que quelques gouttes.

Conclusion: Avec « son frère » du même négociant & du même millésime (Single-Cask N°5295, distillé en 1969 aussi, mais mis en bouteille en 2008), mais sur un profil assez différent, ce sont les deux plus beaux LONGMORN que j’ai jamais dégustés…(pour précision, celui-ci a été dégusté à l’aveugle), tout simplement….Ce LONGMORN est quelque part comme une synthèse entre un Bourbon très âgé et brut de fût et un single-malt écossais de 40 ans de premier ordre…

Indication de Prix: Plus de 600 € au moins de nos jours, voire plutôt une somme à quatre chiffres (épuisé). Note (sous réserve): 99/100 & Hors Catégorie

 

 

 

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-PORT ELLEN de 25 ans (1982-2007), emb. BERRY BROS & RUDD/Berry’s Own Selection, S.C. (N°2469), 46 % (ROYAUME-UNI, Ecosse, Islay) : 99/100 & *Hors catégorie (*un oubli)

 

Note de Dégustation/Tasting Note

 

 

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-YOICHI Officiel/pour La MDW de 19 ans millésimé « 1987 » (bottled 2006), « Peaty & Sherry », Single-Cask (N°113200-First fill Sherry Puncheon, 478 bouteilles), 63 % : 99?/100

 Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

Notes de dégustation au WHISKY LIVE PARIS 2006 : Absolument fantastique, ce Tsunami de tourbe, de fumée, d’épices et de plantes, camphré même, dont la puissance est sans faille tout au long de la dégustation, vous transportera aussi rapidement que le SHINKANSEN (l’équivalent du TGV au Japon) jusqu’au bout de la nuit pour votre plus grande satisfaction. Aussi décoiffant et impérial que le puissant des ISLAY d’Ecosse, comparable à ses meilleurs bruts de fûts....Attention, place à la toute puissance du Soleil Levant ! = 99?/100

Nouvelles notes de dégustation (hors contexte de Salon, sur échantillon):

Couleur: Robe ambrée, aux reflets cuivrés, soutenus, jambes grasses, corps huileux.

Nez: Incroyable, du sherry, de la tourbe, de la fumée, de l’iode et des algues en arrière-plan, du fruit, le tout avec une rare intensité, expressivité, en définitive, un nez de vainqueur !

Bouche (dégusté sec): Absolument fascinante, flamboyante, intense. Malgré le degré élevé, les épices assez présentes (poivre aux 5 baies), sa concentration et son âge (sa maturation est parfaite !) lui permettent de restituer toute la complexité et la suavité contenue en promesse dans le nez.Il contient tout ce que l’on aime habituellement dans les whiskies tourbés, et même davantage. Tourbe et fumée (thé fumé, et légère cendre) mêlées à la puissance 10, s’intègrent parfaitement aux autres saveurs, que ce soit du sel, de l’ iode et des algues en moindre quantité, des fleurs (dont du lilas), des notes boisées très fines et assez présentes, ainsi que de très agréables et complémentaires notes de fruits à volonté (confits, secs, agrumes - dont de l’orange – et une pointe de fruits rouges, voire de cerise noire ?). L’ensemble est magnifiquement assemblé. Un festival de saveurs plus que satisfaisant, rassasiant même. La tourbe est présente sur toute la durée, avec une constance, une finesse et une suavité inouïe, elle débouche sur une finale qui s’adoucit progressivement, sur un fruité / fumé/ tourbé de toute beauté (peut être en toute fin de bouche peut on regretter une légère baisse de régime, et encore…).

Bouche (diluée par étapes): Le nez est encore plus généreux en notes fruitées, ce que confirme la bouche là encore. De très agréables notes d’orange (en infusion sucrée, voire rappelant les gâteaux de marque Chamonix, avec leur redoutable glaçage au sucre !) marquent cette bouche, ainsi que des notes vanillées et herbacées parfumées à l’amande voire avec une pointe de guimauve. Ce fondu presque satiné donne en bouche une texture pas réellement crémeuse mais presque, et lui donne du relief. Cet aspect et ces dernières notes aromatiques font penser un peu au CONNEMARA Brut de fût, sauf qu’il y a davantage d’unité, d’équilibre et de profondeur ici. Après quelques minutes, et quelques gouttes d’eau en plus, cette générosité ne faiblit toujours pas. Ce NIKKA ainsi « allongé» n’en finit pas de séduire et appelle une autre gorgée. On frise la perfection, là !!

Conclusion : Que les ISLAY prennent garde, l’Empire du Soleil levant avance à grands pas et les toise de front, tant il est maintenant en mesure de regarder d’égal à égal les meilleurs whiskies écossais d’Islay. Evoquant un mariage improbable entre un LAPHROAIG CASK STRENGTH et un BOWMORE « MARINER » ou « DAWN », ce NIKKA est le signe d’une réussite éblouissante de cette distillerie, et au-delà, du whisky japonais dans son ensemble. Un des plus grands single-malts jamais dégustés. L’avenir a un nom, et il s’appelle NIKKA. Oui, il y a d’excellents whiskies japonais, Il faudra donc compter avec ses single-malts, ses purs malts et ses blends, sans nul doute ! Confirme la note de la première dégustation. 109 €, MdW/Whisky Live Paris 2006, bien plus maintenant (sans doute x 10), si vous arrivez à le trouver.... aux enchères.   Note confirmée : 99/100 & H.C. (Hors catégorie)

 

(Pas de photo disponible pour cette version, merci de votre compréhension)

 

98,5/100 & Hors Catégorie

 

 

-DALMORE officiel 50 ans, mise en bouteille autour de l'année 1978/1979 (indication sous réserve), version à 42,1 %:

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

A Noter: Cette version exceptionnelle, reconditionnée à plusieurs reprises, est en fait un assemblage de fûts de Dark Sherry datés de 1868, 1922, 1926 & 1939. Mise en bouteille en 1978 ou 1979 (indication sous réserve). En théorie, si la date de mise en bouteille est correcte, il ne peut s’agir légalement d’un 50 ans d’âge, mais plutôt d’un 39 ans.

Couleur: Ambrée.

Nez: Intense, très profond, magnifique. Fruits mûrs, tannins fondus, cuir, caramel dur, chocolat à l’orange, etc…difficile de détailler la complexité de ce « très grand cru ».

Bouche : Su-bli-ssi-me ! Il n’y a pas d’autres mots….Une symphonie de fruits mûrs, de fruits secs & de fruits confits (orange, dattes, raisins secs, abricots) mais aussi de moka, de chocolat truffé à l’orange et aux noix, de pudding très fin (oui, je sais c’est un peu contradictoire), presque de glace rhum-raisin, de vieux bois profondément imprégné de Sherry de la meilleure qualité, un véritable « baba-au-sherry » qui par son âge n’a rien à avoir avec nombre de sherry single-casks de nos jours. Quelle claque gustative !

Tenue à l’aération : Excellente, on ne se lasse pas d’humer ce nez qui évolue et se développe chaque minute. Il faut là, comme dit Richard, prendre son temps ! Tenue à la dilution : Non tentée, car ç’eut été un crime, pour ce vénérable ancêtre d’un centilitre !

Conclusion : Je n’ai pas eu la chance de déguster le recordman du whisky le plus cher et le plus âgé en circulation, à savoir le DALMORE 62 ans, mais ce petit-frère là, on l’adopterais sans problème. Un chef d’œuvre incontestable, de raffinement, de gourmandise, de maîtrise, de tout ce que vous voulez, chapeau, maître Paterson !

Prix (pas en vente en France, sauf parfois en échantillon/carafe de 10 cl), et à prix dissuasif A titre indicatif, la carafe de 70 cl était à 7500 £ sur le site web de « The Whisky Exchange » il y a quelques années de cela..... Dégusté au Whisky Live Paris 2009, Un grand merci au maître Richard Paterson pour cette dégustation exceptionnelle.

Note Sous Réserve : 98,5 & Hors Catégorie

 

 

 

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-GLEN MORAY Officiel (Distillery cask sample-Hors commerce/Not for sale) de 37 ans millésimé 1971 (bottled 2008), Bourbon & Sherry Hogshead, Natural Cask Strength, approximatively 54 % = 98,5/100 & Hors Catégorie

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

A Noter: Ce « DISTILLERY MANAGER’S CHOICE » sampler, présenté au Salon DUGAS 2008, n’a, à ma connaissance, jamais été commercialisé.

Couleur : Ambrée.

Nez : Très marqué par le Sherry, mais quel Sherry ! Très riche et très fin, c’est un Sherry qui apporte des notes de fruits mûrs, de fruits secs, avec de très belles notes vineuses intégrées à un boisé superbement maîtrisé une fois encore, et avec le bénéfice ici de l’âge, qui apporte une très belle profondeur à l’ensemble. L’orge maltée, le chocolat et un très léger voile de fumée complètent ce séduisant tableau, rendu plus complexe par l’apport des fûts de Bourbon, semble t’il. Très bel équilibre.

Bouche : D’une grande magnificence. L’élégance, la maîtrise, la générosité sont les maîtres mots ici. La noblesse des notes issues de l’élevage en fûts de Sherry s’ajoutent à celles issues de l’élevage en fûts de Bourbon, un mariage pour le meilleur ! Sherry et malt sont donc à l’unisson, et de manière générale toutes les notes sont fondues de manière exemplaire, avec une belle générosité fruitée et une profondeur boisée abyssale. La finale est tout aussi gourmande, très longue et quasi-extatique !

Tenue à l’aération : C’est en effet un malt qui a besoin d’un peu de temps pour dévoiler ses trésors !

Tenue à la dilution : Fantastique, vraiment…Tout y est magnifié, amplifié, mais attention n’abusez pas de l’eau, s’il vous plaît, car ce serait dommage, servez la plutôt en parallèle, et dosez votre whisky « au bouchon », il n’y a rien de mieux et de plus accessible à tous…

Conclusion : La légion d’honneur pour le maître-distillateur qui a créé ce bijou ? Sûrement, mais restons calme ! Disons au minimum qu’il doit impérativement le mettre en bouteille, sinon ce serait du gâchis ! Attention, chef d’œuvre…Non commercialisé pour le moment (octobre 2008) / Note sans aucune réserve !

Note  = 98,5 & Hors Catégorie

 

 

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 Graham & Fay Coull, de la distillerie GLEN MORAY, ici au Salon Club-Expert Dugas 2014. © Photo: G.Sarafian

 

 

-HIGHLAND PARK Officiel/Ambassador’s Cask N°5, 34 ans (1974-2008), 228 bouteilles, Natural Cask Strength, 41,5 % = 98,5/100 & Hors Catégorie

Note de Dégustation/Tasting Note

 

-MIYAGIKYO officiel 18 ans (Distilled in 1992-Bottled in 2010 for Whisky Live Japan 10th Anniversary in Tokyo), Single-Cask (Cask N°114675-Sherry), 54 % (JAPON, Honshu): 98,5/100 & Hors catégorie

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished): 

Couleur: Ambre profond, à reflets rougeâtres.

Nez: Capiteux, floral, fruité, marqué par un très beau sherry, incroyablement riche et gourmand déjà au nez.

Bouche: Splendide, absolument somptueux, extrêmement gourmand et gourmet. Le fût de sherry est sublime, avec des notes de fruits mûrs variés, de fruits rouges, de fruits secs (dattes, pruneaux, abricots), mais aussi de cire, de liqueur de noix, de fruits charnus, de cerises au marasquin, de chocolats divers (comme si c’était du sherry de type Pedro Ximenez). La bouche est marquée par de légères notes végétales & épicées, mais aussi par le plus beau bois précieux imaginable. Comme une petite note fumée en arrière-plan, discrète et bien intégrée. Un whisky très direct, sans détours, à la fois d’une puissance aromatique indéniable ET parfaitement équilibré, et qui doit absolument être dégusté dans de bonnes conditions, à la bonne température (disons entre 16 et 20° maximum), en prenant le temps. D’une longueur en bouche hallucinante…

Tenue à la dilution : Parfaite, pourvu qu’on y ajoute que quelques gouttes. Devient presque soyeux.

Conclusion : Un chef d’œuvre. J’ai rarement connu un profil aromatique de ce type en dégustant des MIYAGIKYO, je dois dire. Il est difficile à reconnaître à l’aveugle (tel que je l’ai dégusté). Il me rappelle un peu certains KARUIZAWA, mais curieusement davantage le YAMAZAKI 1995-2005 « Century Vintage » (à 56 %-noté 98/100 & H.C.), voire certains GLENFARCLAS parmi les plus gourmand et les plus équilibrés, mais avec, en sus, un charme typiquement japonais. A noter, lors de la session à l’aveugle au cours duquel il a été dégusté une deuxième fois et dans de bonnes conditions (en août 2016, loin de Paris-merci encore à cet ami, qui se reconnaîtra…), il a écrasé tous ses concurrents, tous plus âgés que lui…dont un 35 ans d’âge pourtant vraiment excellent.

Indication de Prix : n.c./ Aux enchères, comptez de nos jours une somme à 4 chiffres à mon avis. Note confirmée : 98,5/100 & Hors Catégorie

 

 

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-PORT ELLEN Officiel de 32 ans, Special Releases/12th Release (1979-2012), Natural Cask Strength, 52,5 % : 98,5/100 & Hors Catégorie

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

Couleur : Vieil or.

Nez : Fin, fondu, complexe, typé PORT ELLEN (marin, floral, fruité, herbacé, tourbé, fumé), avec une belle note de cire en filigrane. Nettement plus expressif que le 1979 McKILLOP’S CHOICE à 43 %, mais ayant en commun avec lui ce caractère plus fondu que les PORT ELLEN de 21 à 25 ans d’âge.

Bouche : Superbe, et impressionnante, en cela qu’elle réalise la synthèse entre tous les PORT ELLEN dégustés jusqu’ici (hormis ceux qui sont déséquilibrés car trop marqués par le sherry-je pense à un ou deux PORT ELLEN de négoce), avec cette séduction très féminine apportée par de belles notes de badiane (limite de guimauve/lavande), ces notes d’agrumes en sorbet, cette note de sucre d’orge, ces notes d’embruns, mais aussi cette force peut être plus virile de notes herbacées, épicées et fumées, également un rien végétales, et une charpente quasi-invisible autour de l’orge maltée, un peu comme chez certains vieux SPRINGBANK. Juste magnifique.

Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le festival de sensations continue, avec juste un peu plus de recul et « un éclairage tamisé ». Très charmeur.

Conclusion : Peut-être le PORT ELLEN ultime, archétypal ? Certes je n’ai pas testé d’autres éditions officielles âgées (comme les 10, 11, 13, 14, 15 ème éditions) pour faire un comparatif, mais par exemple je le trouve aussi équilibré que la 9 ème édition, mais plus expressif, plus équilibré et plus serein que la 5 ème ou 6 ème, moins exubérant que la 2ème, et quelque part finalement proche de la 3 ème, une de mes préférées.

Indication de Prix : Plus de 2000 € de nos jours. Note (sous réserve) : 98,5/100 & Hors catégorie

 

 

 

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-YOICHI de 26 ans (1982-2008), emb. S.M.W.S. (The SCOTCH MALT WHISKY SOCIETY) « 116.16/Almond slices & cricket bats », (Refill Hogshead, 261 bouteilles), Natural Cask Strength, 59,6 % : 98,5/100 & Hors Catégorie

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

A Noter: Il s’agit là officieusement d’un whisky japonais issu de la distillerie YOICHI. La Sélection des fûts, pour cette société (qui n’est pas vraiment en fait un négociant en whiskies), est assurée par un panel de dégustateurs mené par Charles MacLean.

Couleur : Vieil or à reflets ambrés.

Nez : Majestueux. D’une grande maturité et d’un aboutissement certain. Complexe, équilibré, avec des composantes boisées (bois de santal), fruitées (prune), mais aussi fumées et tourbées, il est d’emblée supérieur à nombre de YOICHI dégustés jusque là.

Bouche : Sublime. A peine un rien soufré (et encore), elle est complexe, et comme satinée au « toucher ». Son harmonie, sa fusion des saveurs laisse rêveur. Comme du velours, elle témoigne successivement de notes tourbées, fumées, tapissant gentiment la bouche, avec ensuite un boisé maîtrisé et des notes plus végétales (humus, thé trop infusé, tabac –de type Cigare Havane Cohiba Pyramide), voire aussi un rien de cocktail d’agrumes (citrons et pamplemousse), mais avec peu d’acidité. Longue finale sur le tapis de fumée et de tourbe, atténué et mâtiné de fog londonien, avec à peine quelques épices (moutarde de Dijon, poivre noir). Oui, on se rapproche des vieux ARDBEG, mais il y a là un charme particulier aux whiskies japonais, et même au style YOICHI qui le rend vraiment unique.

Tenue à la dilution : Excellente, si on n’ajoute pas trop d’eau. Frise l’indécence par son caractère parfaitement buvable sans eau tellement il est équilibré et élevé avec harmonie, malgré ses 59,6 %.

Conclusion : Surclasse sans peine le YOICHI 20 ans officiel, voire toute version plus jeune. Cette étonnante mise en bouteille, par son harmonie et son respect pour le distillat de départ (vieillissement parfait, pas de caractère alcooleux, ni de déséquilibre), sa finesse et sa profondeur, son élégance infinie, rejoint les plus grands malts écossais, rien de moins. Une très grande distillerie, excellemment servie par cette mise en bouteille pour le club S.MW.S., un travail de sélection particulièrement inspiré et talentueux (avec Charles MacLean pour sélectionner les fûts, ça peut aider !). On en veut encore, des fûts comme cela, mais on n’ose y croire tant celui ci est exceptionnel. Qu’on se le dise !

Prix conseillé (achats privés réservés aux membres du Club) = 151 €- à l'époque (snif...), vous pouvez ajouter un 0 désormais... -Merci à O., pour cette exceptionnelle dégustation privée….

-Note confirmée (plusieurs dégustations) = 98,5 & Hors Catégorie

 

 

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98,5/100

 

-DALMORE Officiel de 32 ans millésimé « 1974 », élevé en Mathusalem Sherry Butt, Natural Cask Strength, 52 % = 98,5/100

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

Couleur : Ambre foncé.

Nez : Somptueux, riche en fruits mûrs, fruits confits.

Bouche : Un régal divin, entre crémeux et onctueux, extrêmement expressif et riche en notes fruitées (orange, fruits confits divers, fruits confiturés, fruits cuits ou mûrs, pruneau, abricot, dattes ?), miel, bruyère, des épices également. En fait, il oscille constamment entre sécheresse et moelleux, mais on s’en aperçoit à peine, tant ce DALMORE tapisse la bouche de ses multiples trésors jusqu’à une finale interminable toujours aussi concentrée en fruits et dont on n’osait rêver ! Tenue à l’aération : Bonne, ce DALMORE il a besoin de temps.

Tenue à la dilution : Correcte, mais très peu d’eau suffit.

Conclusion : Le « clou » du Salon du Whisky 2006, pour les single-malts non tourbés et accessibles à tous(il ne serait détrôné que par la complexité et maturité que par le DALMORE 50 ans d’après les « collègues-dégustateurs » qui ont eu la chance de suivre le séminaire avec verticale DALMORE….). 198 €, MdW  en 2006, bien plus cher maintenant / dégusté au WHISKY LIVE PARIS, Sept 2006

-Note (sous réserve) : 98,5/100

 

 

98/100 & Hors Catégorie

 

SINGLE MALTS (Tous pays):

 

-BOWMORE Officiel/Distillery Limited Edition de 13 ans « MALTMEN’S SELECTION » (1995-2008). Small Batch (assemblage des fûts N° 1551, 1552, 1553, 1559 & 1560 -Sherry Butts, 3000 bouteilles), C.S., 54,6 % = 98/100 & Hors Catégorie

Notes de dégustation à venir/Tasting notes coming up asap...

Remarque: Un grand single-malt sur lequel j'aurais je l'espère, l'occasion de revenir bientôt. Un des plus grands BOWMORE jamais dégustés à ce jour, gourmand, complexe, marqué par le Sherry pour le meilleur...Son prix de lancement avoisinait les 100 £, mais quelques années après seulement, il fallait hélas multiplier ce chiffre par 10.

 

 

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-BRORA Officiel 30 ans Special Releases/5th Release (1976-2006), N.C.S., 55,7 % = 98/100 & Hors Catégorie

Note de Dégustation/Tasting Note

 

 

-BRORA Officiel/Rare Malts Selection), de 20 ans (1975-1995), N.C.S., 54,9 % = 98/100 & Hors Catégorie

 

Note de Dégustation/Tasting Note

 


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-BRORA 18 ans (1981-1999), dit « 81 », emb. SIGNATORY VINTAGE for LaMDW, Wine treaded Hogshead, 46 % (ECOSSE, Highlands du Nord): = 98/100 & Hors Catégorie

 

Note de Dégustation/Tasting Note

 

 

-DALMORE millésimé « 1973 » (bottled circa 2008, 33 ans), gamme « Rare & Prestige », élevé en Mathusalem Sherry Butt, finition en fûts deCabernet Sauvignon (Saint-Estèphe, Château Haut-Marbuzet), 45 % (ECOSSE, Highlands du Nord): = 98/100 & Hors Catégorie

 

 

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 Richard Paterson, le magicien-blender de DALMORE, ici au Whisky Live Paris 2009. Photo © Grégoire Sarafian

 

 

-KARUIZAWA « 1968 » (42 ans), emb. N°1 DRINKS, coll. « Vintage Single-Cask Malt Whisky », Exclusivité La Maison du Whisky, SINGLE-CASK (Cask N° 6955- Sherry Butt, 210 bouteilles) CASK STRENGTH, 61,1 % (JAPON, Honshu): -Note Sous Réserve : 98/100 & Hors Catégorie

 

 

-KARUIZAWA (semi-officiel) “Prendre le rythme” de 30 ans (distilled in 1981-bottled in 2013 by Number One Drinks for La Maison du Whisky), Single-Cask (Cask N° 78-Sherry Butt ayant donné 365 bouteilles), Cask Strength, 60,5 % (idem) : 98/100 & Hors Catégorie

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

 

Couleur : Ambre, à reflets acajou & éclats un rien verdâtre.

Nez : Dense, riche, bien chocolaté, pâtissier même, fruité (fruits mûrs, fruits secs, cerises au marasquin, etc…), avec une diabolique note très personnelle de pâtisserie grecque au chocolat très dense et morceaux de cacahuètes nommée « Halva noir » (spécialité de Thessalonique).

Bouche : Très bel équilibre, vraiment, entre les notes pâtissières et boisées & un sherry apaisé, sans agressivité, ni astringence, ni sécheresse. Beaucoup d’harmonie et de complexité (chocolat au lait, suisse, noir, dattes, cerises au marasquin, bois précieux, de belles notes modérément mais sûrement épicées), et une étonnante buvabilité sans eau.

Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, les épices ressortent, l’alcool aussi, paradoxalement, donc ne pas ajouter davantage d’eau.

Conclusion : Un très joli et très efficace KARUIZAWA, bien fruité et chocolaté, qui tranche un peu (un peu seulement) du style souvent musclé (herbes, épices, tanins en avant) de la distillerie.

Indication de Prix : Autour de 365 € à sa sortie, bien plus maintenant aux enchères (j’ai bien peur qu’il faille compter dix fois ce prix-j'ai même vu une enchère plus de 6000 € sur cette référence).

Note (sous réserve) : 98/100 & Hors catégorie

 

 

 

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-KARUIZAWA de 33 ans millésimé « 1979 » (Distilled : 12/79-07/13), emb. Number One Drinks (import du Japon), Single-Cask (Cask N° 7752-Sherry), Cask Strength, 59,9 % (idem) : 98/100 & Hors catégorie

 

 

-KARUIZAWA 26 ans, « Vintage Single-Cask Malt Whisky », Millésimé « 1981 » (sélectionné et embouteillé le 15/05/2007, pour La Maison du Whisky, par la société NUMBER ONE DRINKS, SINGLE-CASK (Sherry CASK, N° 103), CASK STRENGTH, 58,1 % (idem) : 98/100 & Hors Catégorie

 Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

Couleur: Belle robe ambrée, à reflets cuivrés.

Nez: Magnifique, très fin et subtil, mais aussi très généreux et franc. Les notes principales sont une certaine exubérance fruitée (abricot sec, prune, cerise confite, fruits des bois, voire reine-claude) et florale (violette, lilas ?), un boisé très subtil et un léger profil tourbé/fumé en arrière-plan très japonais, le tout dans une élégance inouïe ! (Mon ami Hugh, lui y voit également des notes de pruneau à l’Armagnac). Le nez nous donne déjà plusieurs indications: L’art japonais de la maturation d’un fût de Sherry porté à son maximum d’excellence, l’impression d’avoir affaire à un très grand whisky, qui justifie amplement la distinction de l’association des « Malts Maniacs » du meilleur whisky japonais de l’année 2007, et d’un des 10 meilleurs whiskies de l’année 2007, tous pays confondus.

Bouche: Tout aussi magnifique et généreuse, au-delà de mes espérances. Le taux d’alcool, tout de même assez élevé (58 %) n’est pas choquant en bouche, l’impression d’alcool n’est tellement pas agressive, que seule une légère dilution pourrait suffire. Les notes reprennent fidèlement celles du nez, avec une part généreuse pour les fruits mûrs et confits, les notes florales et boisées, mais dans un très bel équilibre qui permets le renfort discret mais efficace de notes fumées, végétales, épicées et légèrement tourbées (dans l’ordre d’importance quantitative). Tout ici est superbement maîtrisé, soigneusement pesé et soupesé pour concourir à une harmonie la plus parfaite possible. La finale est ainsi succulente, sur un nuage, prolongeant presque sans fin ce « plaisir d’automne » (si c’était un parfum !). Attention, chef d’œuvre !

Tenue à la dilution: A peine quelques gouttes d’eau, et le plaisir devient plus accessible encore, entre un léger picotement épicé-poivré (pour être plus précis : poivre 5 baies/gingembre) et le retour fruité/boisé/fumé, la bouche devient tapissée de toutes ces notes dévolues à votre plus grand plaisir, mhm !

Conclusion: Encore une preuve de plus que la « science » des maîtres-distillateurs japonais est à son apogée, que le Japon n’a plus rien à envier si ce n’est à apprendre, en matière de whisky, du grand frère écossais ! Chef d’œuvre après chef d’œuvre, les différentes distilleries de ce grand pays vont le faire savoir à toute la planète, année après année, et l’on ne s’en plaindra pas ! Epuisé, vendu environ 121 € à la Maison du Whisky en 2008. De nos jours, vous pouvez ajouter un 0, voire multiplier par 2 ensuite. – Merci à mon ami Hugh pour cette dégustation magique, le soir, sur la terrasse, avec juste ce qu’il faut de lumière et d’intimité pour l’apprécier ! (Août 2008).

Note confirmée : 98 à H.C. (Hors Catégorie)

 

 

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-LAGAVULIN Officiel/Distillery Bottling, 25 ans (1977-2002), N.C.S., 57,20 % : 98/100 & Hors Catégorie

Note de Dégustation/Tasting Note


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-PORT ELLEN Officiel de 24 ans, Special Releases/3rd Release (1973-2003), N.C.S., 57,3 % : 98/100 & Hors Catégorie

Note de Dégustation/Tasting Note


 

-PORT ELLEN de 21 ans (1977-1996) emb. SCOTT’S SELECTION, N.C.S., 53,50 % : 98/100 & Hors Catégorie

 

Note de Dégustation/Tasting Note

 

 

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-PORT ELLEN 21 ans (1982-2003), emb. pour RYST-DUPEYRON/Captain Burn’s, France, 40 % : 98/100 & Hors Catégorie

Note de Dégustation/Tasting Note

 

 

-SPRINGBANK Officiel de 33 ans (1966-1999) « LOCAL BARLEY », Single-Cask, Cask N°507, Natural Cask Strength, 55 % : 98/100 & Hors Catégorie

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

Couleur: Belle robe entre vieil or et ambre, à reflets légèrement cuivrés.

Nez: Magnifiquement complexe & envoûtant: Feuilles de menthe, fruits mûrs, vieux thé Earl grey très infusé, beurré-butterscotch (fudge également) et ciré (difficiles à décrire, ce sont typiquement des notes de vieux single-malts à l’ancienne), bois précieux, notes végétales de sous-bois, notes de chocolat noir, et peut être même au lait (suisse), fruits rouges en arrière-plan, timidement. Bouche: Wow. Toute la complexité du nez et plus encore en version liquide…avec de la profondeur et de la délicatesse. Très singulière et typée dans le domaine fruité, floral, végétal, boisé, etc…A peine peut être une note légèrement fumée, dans le lointain.

Tenue à la dilution: Excellente, mais ne pas en abuser. Note mentholée, de thé et mûres, de fruits des bois et peut être de sureau. C’est superbe et complexe.

Conclusion: Un remarquable SPRINGBANK de la grande époque & série « Local Barley », le même qui a servi à réduire le non moins remarquable mais différent 12 ans « 100 PROOF » des années 1990 déjà chroniqué par votre serviteur. Je suis impressionné par la myriade de saveurs (végétales, florales, fruitées, boisées) et la profondeur de celles-ci, il faudrait revenir dessus pour vraiment en prendre toute la mesure. Un whisky comme on en fait plus, clairement ! Prix: Je préfère oublier cette question, car là ou il y a encore moins de dix ans l’on pouvait encore en trouver à moins de 500 €, là il vaut mieux parier sur un prix 5 à 6 fois supérieur. Mille mercis à Christophe pour cet échantillon que je n’ai pu me résoudre à déguster seul, tellement il est rare. Dégusté en marge du Whisky Live Paris 2015 (dram en vente à 40 € au stand Collector’s du salon).

Note sous réserve (à confirmer, je l’espère un jour, grâce à une deuxième dégustation !) : 98/100 & Hors catégorie

 

 

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-TALISKER de 28 ans (1955-1993), emb. GORDON & MacPHAIL/Cask Strength, assemblage de 3 Sherry casks (Cass N° 1310,1311, 1257), 35 cl, N.C.S., 53,6 % : 98/100 & Hors Catégorie

Note de dégustation/Tasting Note:

Et ce whisky, me direz-vous ? Je vous répondrais qu’il a quasiment tout écrasé, survolé même, par son aura, sa sérénité, la maîtrise (toujours délicate !) de l’alliance entre Sherry casks et tourbe…D’un fondu remarquable, il s’est avéré presque plus fruité (dont de très belles notes d’orange sanguine) que tourbé, avec une touche de bois précieux, de laurier et de thé…et modérément épicé. Interminable, il a bien supporté deux gouttes d’eau (mais pas plus me conseille Salvatore, de la Maison du Whisky, qui a la lourde tâche de servir ces joyaux, et estime la bouteille à environ 1000 à 1500 €). Inoubliable…Non loin de là, en face de nous, sur l’étagère, un « BLACK BOWMORE », un ARDBEG 1967 « Dark Oloroso », ou encore un HIGHLAND PARK « 1973 » nous font de l’œil, mais il faut rester raisonnable… (Extrait du reportage du site consacré au Whisky Live Paris 2014 durant lequel il a été dégusté-au stand « Collector’s » -à 25 € le 1,5 cl-La demi-bouteille fut estimée à environ 1300 € par un spécialiste).

 

Note estimée à : 98/100 & Hors Catégorie…attention chef d’œuvre !

 

 

 

 

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-SUNTORY/Century Vintage YAMAZAKI de 10 ans millésimé « 1995 » (b. 2005), 56 % : 98/100 & Hors Catégorie

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

Couleur : Acajou à ambre foncé, à reflets rougeâtres.

Nez : Somptueux. Toute la puissance, la classe et le caractère capiteux des meilleurs whiskies japonais, et toute la maestria de l’affinage en fûts de type Mizunara est perceptible dès le nez. Floral, fruité, boisé, fumé, tourbé, chocolaté, etc…

Bouche : Quasi-parfaite et très gourmande, elle reprend les notes du nez de bout en bout, et nécessite à peine une légère dilution. L’équilibre lui est parfait, et tout comme la complexité et la générosité expressive de ce single-malt hors du commun. Une symphonie de fruits (fruits rouges, dont la fraise, mais aussi la papaye, la cerise à l’eau de vie), puis du bois précieux, du pudding au chocolat. D’une grande finesse.

Tenue à la dilution : Quelques gouttes d’eau suffisent, en option. Et là c’est vraiment comme une bonne confiture, on en redemande.

Conclusion :Un des plus beaux whiskies japonais jamais dégustés, et un des plus beaux sherry casks aussi. Il surclasse bon nombre de KARUIZAWA sur leur terrain (sherry, épices, fumée, bois précieux) car faisant preuve de plus d’équilibre.Dégustation sur place au “The Dutch Connection” stand du « Spirit in the Sky » Festival de Leuven, 06/11/2011(puis sur sample acheté sur le stand). / Prix n.c. (épuisé ?)-Comptez au moins 500/800 € aux enchères, si jamais vous le trouvez...

–Note confirmée = 98/100 & H.C. (Hors catégorie).

 

 

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Au centre, le plus beau YAMAZAKI jamais dégusté à ce jour...Ici sur le stand "The Dutch Connection", salon Spirit in the Sky 2011.

Photo © Grégoire Sarafian

 

 

-TALISKER Officiel/Limited edition 20 ans (1982-2002), Bourbon barrels, N.C.S., 58,8 % : 98/100 & Hors Catégorie

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

Commentaires et Note initiale, 2006, révisés en 2016:

A Noter : Il existe aussi une version SHERRY du 20 ans d’âge, titrant elle 62 %.

Couleur : Or vif, à reflets mi-dorés, mi-pâles, et cristallins, évoquant la minéralité d’un vin blanc.

Nez : Très fumé, puis de plus en plus cendré avec le temps, marin (les embruns, surtout), il est envoûtant tout en demeurant ferme.

Bouche : Un chef d’œuvre!Magnifique, riche en saveurs, et étonnamment doux pour un brut de fût. Grande générosité et suavité. La finale, fruitée, presque minérale, presque liquoreuse et aérienne à la fois, très finement tourbée, est très longue et inoubliable. A la longue la tourbée cendrée et le « vin blanc sec et minéral » l’emporte sur le moelleux/liquoreux. Agrumes, tourbe sèche. Tout de même un peu raide sans eau (il a le tempérament pimenté du 10 ans d’il y a vingt ans, en plus complexe et profond), en tout cas après un certain temps d’aération dans la bouteille.

Tenue à la dilution : Plus facile d’accès à la dilution, qui révèle mieux son équilibre et sa complexité. Quelques notes d’agrumes (citron, pamplemousse) s’expriment alors, et tout le tempérament volcanique de la distillerie, à peine domestiqué.

Conclusion : Ce fantastique TALISKER prodigue à nos papilles le même genre de sensations exquises qu’un vin blanc d’Alsace moelleux, voire liquoreux (Gewurztraminer), c’est dire ! Je m’incline…Du Mozart ! (à associer au Requiem ?). En tout cas ce furent mes premières impressions (fin 2005). D’autres dégustations, à plusieurs reprises depuis, confirmeront en partie ces impressions, mais nuanceront fortement ce caractère sucré (on est plus proche d’un Tokay Pinot Gris, là), pour revenir vers une « bête tourbée » plus typique de la distillerie. 148 €, MdW à l’époque, un peu plus cher chez les cavistes, plus du double maintenant. Il me faut remercier le Caviste Rouge Blanc & Bulles (ex.- Le Champagne ) 12 bis, Rue Parrot, PARIS 12ème) pour cette sublime verticale TALISKER, fin 2005. Mémorable ! ! !

-Note confirmée : 98/100 & Hors catégorie

 

 

 

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-YOICHI Officiel 12 ans, édition de 2006 (Batch 22E18A), 45 % : 98/100, voire Hors Catégorie

Note de dégustation (inédite sur le site, 2016)/Tasting Note (previously unpublished):

 

Avertissement: Il s'agit bien d'une note consacrée à un lot particulier mis en bouteille en 2006. D'autres lots ultérieurs se sont avérés très bon également (car la distillerie est connue -et à été récompansée à ce titre par votre serviteur "Distillerie de la Décennie" (2003-2013), mais pas à ce point, voir à cet effet ma note sur un lot ayant obtenu 95/100, ce qui est déjà très bien! Note sur un lot de 2011

Couleur : Belle robe cuivrée aux reflets ambrés, semblant par instants rosés. Oscille entre pâle et soutenu.

Nez : Complexe, suave et superbe, évoquant un vieux SPEYSIDE à dominante boisée/végétale (STRATHISLA pour ne pas le nommer), mais ce YOICHI est aussi caractérisé par des notes fumées, cendrées, et une très légère âcreté tourbée (il est plus fumé que tourbé, mais il est modérément tourbé tout de même, disons environ 25 p.p.m., (soit un peu moins qu’un LAPHROAIG 10 ans officiel-mais il est tellement plus équilibré et mûr !). Des épices sont aussi perceptibles. C’est un nez très bien équilibré, même si par instants il semble un peu soufré, notamment avec le temps, lorsque l’oxydation s’accélère comme dans le cas de nombre de bouteilles en fûts de sherry dont le contenu descend en dessous des 50 %.

Bouche : Très belle, souple, d’abord ronde, puis s’asséchant un peu, passant des fruits cuits aux fruits secs, avec des notes chocolatées (chocolat noir à l’orange), de thé légèrement fumé, notes végétales mais discrètes (sous-bois) des notes florales très douces en arrière-plan (de violette semble t’il), des notes fruitées plutôt légères (mirabelle, prune) ou un peu plus parfumées (fruits exotiques, dont papaye, et aussi de l’orange confite, du miel doux) qui reviennent en finale. Le milieu de bouche est un peu plus sec, plus ferme, mais sans excès (notes très agréables de cake aux fruits confits). Le Sherry assure une présence notable, mais très savamment contrôlée. Ce YOICHI est avant tout finement boisé (notes de bois précieux, notamment, dont du chêne japonais- dit Mizunara) et épicé (poivre noir, une pointe de gingembre et de discrètes notes de clou de girofle & de cannelle à l’arrière–plan). La finale, de longueur moyenne à longue, sur les fruits mûrs ou non (pomme, poire, abricot, coing… plutôt confiturés) est surmontée de notes délicatement miellées, encore assez épicées. Elle s’évanouit savoureusement et très progressivement, dans une grande sérénité et suavité…pour ne pas dire dans la béatitude.

Tenue à la Dilution : Avec quelques gouttes d’eau et un peu de patience, il développe encore son expressivité, et d’abord paradoxalement davantage de notes épicées, poivrées, mais aussi dans le même temps plus de douceur miellée et de rondeur fruitée (c’est contradictoire, oui, mais cela en dit long sur sa complexité !). La bouche s’arrondit alors délicatement pour donner une finale un peu plus longue, la fumée résonnant faiblement dans le lointain. Au bout d’un quart d’heure, elle devient de plus en plus fine et ronde. Proprement impressionnant...et succulent ! Appelle une autre gorgée, ou à en savourer précieusement chaque goutte…

Conclusion : Un très grand single-malt, tous pays confondus, qui n’a donc rien à envier aux single-malts écossais de plusieurs régions, dont celle des Iles Orcades, évoquant à plusieurs égards le HIGHLAND PARK 18 ans (plus précisément les mises en bouteilles officielles des années 2000-2006, avant le changement de packaging), par sa complexité boisée, fumée, sa délicatesse et sa finesse et son équilibre. Un magnifique YOICHI, très subtil, et à suivre de près (je verrais bien une version 100 % BOURBON BARREL pour voir ? – car il est ici élevé en fûts de SHERRY visiblement, et en HOGSHEADS, donc en fûts reconstruits en partie avec des douelles neuves). Chaque gorgée est sereine comme une petite ballade dans un jardin japonais le jour déclinant, au bord de l’eau, avec encore les belles couleurs des érables, des fleurs de cerisier ou «  les blanches fleurs du prunier » qu’affectionnait le grand poète et moine zen Bashô, et…quelques feuilles par terre, en un savant désordre… Un malt d’un raffinement spécifiquement japonais. 84 €, La Maison du Whisky / Whisky Live Paris 2006 (note révisée et augmentée depuis le Salon du Whisky)-98 € en 2012, référence arrêtée fin 2015. On peut encore le trouver, mais plus cher évidemment...

-Note confirmée =  98/100, voire H.C. (Hors Catégorie)

 

 

 

98/100

 

SINGLE GRAINS (Ecosse) :

 

-CARSEBRIDGE 41 ans (1965–2006), SINGLE-GRAIN, emb. BERRY BROS & RUDD/ Berry’s Own Selection , Small Batch (5 fûts-Sherry Butts), 46 % : 98/100

 

Note de Dégustation/Tasting Note

 


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SINGLE MALTS (Tous pays):

 

-ISLE OF JURA officiel « 1974 » (Bottled 2008 ? –Env. 35 ans d’âge), gamme « RARE & PRESTIGE », Limited Edition Sherry Cask, Natural Cask Strength, 44,5 % - Note révisée et augmentée (juin 2009) : 98/100 (Note précédente = 95/100).

 

 

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-SULLIVANS COVE, TASMANIA Distillery, n.a.s. (7 ans), (Dist.14/04/00-B.17/01/08*), S.C.N° HHO254 ?* (433 bouteilles ?*), Rare Australian Single-Cask Whisky, “BOURBON Cask Maturation”(*= étiquette erronnée “PORT Cask Maturation”) , « CASK STRENGTH », hand bottled, hand labelled, n.c.f/n.c., 60 % : 98/100

 

Note de Dégustation/Tasting Note

 


 images/stories/s. cove_bourbon_mat_2008_60_err

 

 

 

97,5/100 & Hors Catégorie

 

SINGLE MALTS (Tous pays):

 

-CLYNELISH Millésimé « 1973 » (1973-2011 = 38 ans) emb. The Single Malts of Scotland, 42,1 % :

Note de dégustation/Tasting Note (inédite sur le site):

Notes succintes/Autres Notes de Dégustation peut être à venir (je l’espère en tout cas).

Couleur : Or clair, à reflets à peine dorés. De la densité. Nez : Extrêmement charmeur, comme chez certains Brora peu tourbés. Herbes, sorbet citron & moutarde blanche allégée. Bouche : Séductrice en diable, d’une grande pureté et dans la douceur. Diantre ! Voilà un grand Clynelish, c’est certain. Attention, le titrage faible et le profil aromatique est ici plus proche d’un certain Brora « 81 / Wine treated Hogshead » de chez Signatory Vintage (et une exception pour la douceur…chez ce négociant) que du Clynelish « 1972 /Book of Kells » de Gordon & Macphail de l’an dernier, toutes deux étant excellentes. Ici l’on a affaire à un Clynelish assagi, pas trop sur les épices, et quasiment pas tourbé. Les notes citronnées légèrement meringuées sont très fines, mêlées à une fine note de camomille et de moutarde douce au lointain. Du sucre glace par-dessus tout cela et vous aurez une idée de cette caresse pour la bouche qu’est ce grand malt. Tenue à la dilution : Légère, obligatoirement (le titrage étant faible). Très positif à petite dose (renforce son caractère crémeux-vous avez dit Brora ?). Conclusion : Une petite merveille de finesse et de fondu, un des meilleurs Clynelish dégustés à ce jour, à réserver cependant à ceux qui recherchent la subtilité plutôt que la puissance à tout prix (ces derniers seront déçus). Sa disponibilité, par contre, me semble assez aléatoire. Note subjective chiffrée = 97,5/100 & Hors Catégorie

 

-GLEN KEITH de 38 ans millésimé 1967 (b. 2006), emb. GORDON & MacPHAIL for LaMDW, 53 % = 97,5/100 & Hors Catégorie

 

 

-GLENFARCLAS Officiel/The Family Casks de 47 ans « 1960 » (bottled 2007), S.C. (N°1767-Sherry Oloroso Hogshead), 228 bouteilles, N.C.S., 52,4 % = 97,5/100 & Hors Catégorie

Note de dégustation/Tasting Note (inédite sur le site) :

Couleur: Entre bois de merisier et brun foncé, à reflets verdâtres. Nez : Sublime, d’une très grande profondeur. Evoque un très vieux vin cuit (Sherry, Porto, autre), développant une profusion d’arômes de fruits mûrs (fruits rouges, dont fruits des bois, mûres, mais aussi pruneau, abricot confituré, orange confite, cerises griottes macérées dans l’alcool, etc…). Beau boisé, enrichi de notes de tabac, de thé noir & Earl Grey trop infusé. D’un très bel équilibre. Le nez est exceptionnel. Bouche : Douce, comme du velours, magique, puis plus « dure », plus charpentée et beaucoup plus boisée en son milieu avec une pointe d’amertume. Notes de cèdre, d’eucalyptus assez marquées, il faut aimer le boisé intense, même si le fondu des tannins est superbe. Notes de noix, de noisettes, d’herbes sèches. Le fruité est très présent, reprenant les complexes notes du nez, avant d’être encadré tant par les épices (gingembre, girofle, muscade, voire piment d’Espelette) que par les notes boisées. La finale est très longue, persistante durant de longues minutes. Tenue à l’aération : La bouche évolue sans cesse à l’aération. Trop d’aération le rend encore plus boisé, trop peu ne lui rend pas justice. Un quart d’heure suffit amplement. Tenue à la dilution : Quelques gouttes ne sont pas interdites, ni inutiles, mais prudence, comme avec tout vénérable whisky longuement vieilli en fûts de sherry, celui-ci ne supporte pas trop d’eau, sinon il devient raide, très tannique et horriblement déséquilibré question boisé…Personnellement, je ne recommande pas d’ajout d’eau dans ce whisky. Conclusion : Un remarquable GLENFARCLAS et un remarquable whisky tout court, dans la cour des grands, d’une belle complexité, d’un équilibre encore préservé (mais c’est parfois limite), pour les amateurs de grands malts boisés élevés en fûts de sherry. Et le meilleur GLENFARCLAS dégusté à ce jour. Prix : 695 € à sa sortie, puis actuellement entre 750 et 800 €,MdW –Merci infiniment à mon ami Hugh pour cette exceptionnelle dégustation.Note confirmée (sur deux dégustations-cf sample) = 97,5/100 & H.C. (Hors Catégorie)

 

 

-GLENFARCLAS Officiel/The Family Casks, limited edition (for The Whisky Shop Dufftown) de 40 ans « 1971 » (bottled 2011), S.C. (N°1767-First fill Sherry), 496 bouteilles, N.C.S., 51,4 % = 97,5/100 & Hors Catégorie

Note de dégustation/Tasting Note (inédite sur le site, 2016):

Couleur : Acajou, à reflets rougeâtres. Nez : Très beau. Un « sherry monster tranquille ». Des fruits secs à foison (dattes, figues, pruneaux, abricots, raisins noirs), c’est superbe, vraiment. Bouche : Très harmonieuse, développant un beau boisé, un fruité pas loin d’être exceptionnel (notamment quant à son équilibre, sa fraîcheur). La bouche recèle aussi des qualités pâtissières (3 chocolats : blanc, au lait, noir, plus du caramel naturel) et maltées. Souple et gracieuse, elle est toute en gourmandise et séduction, onctuosité aussi. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky se rapproche d’un vieux Cognac, mais aussi, côté whisky, d’un KARUIZAWA. Le tour de force, ici, c’est l’absence de tannins, un boisé non envahissant, donc, et un fruité charnu très sexy. Conclusion : Un des GLENFARCLAS à la fois les plus fruités et les plus équilibrés qu’il m’est été donné de rencontrer. Cette sérénité est véritablement bluffante et le mets à part dans les « Family Casks » dégustés à ce jour, et je le trouve même plus intéressant que le 40 ans officiel assemblé, et un peu plus équilibré que le « 1960 », certes un rien plus expressif. Indication de Prix : Autour de 600 € à sa sortie, probablement bien sûr davantage désormais, si jamais vous le trouvez. Note (sous réserve) : 97,5/100 & Hors catégorie

 

 

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-HIGHLAND PARK Officiel/Dumpy-années 1990’s, 18 ans, 43 % = 97,5/100 & Hors Catégorie

 

-ISLE OF JURA officiel 40 ans (Distilled 1966-Bottled 2007 ?), SINGLE-CASK (98 Bouteilles, finition 10 mois dans un fût de Sherry Matusalem), 45,1 % = 97,5/100 à Hors Catégorie

 

-LAPHROAIG officiel Millésimé « 1974 » (31 ans), Assemblage de 2 fûts de Sherry Oloroso, Edition limitée à 910 bouteilles, Exclusivité pour La Maison du Whisky, Natural Cask Strength, 49,7 % = 97,5 & H.C. (Hors Catégorie)

 

-The MACALLAN officiel « 1951 » Vintage (50 ans), version issue de 2 fûts N° 1541-1542 / fûts de Sherry, 632 bouteilles, Natural Cask Strength, 48,8 %  = 97,5/100 à Hors Catégorie

 

-PORT ELLEN Officiel de 24 ans Special Releases/2nd Release (1978-2002), N.C.S., 59,35 % = 97,5/100 & Hors Catégorie

Note de Dégustation/Tasting Note

 

-STRATHISLA de 50 ans millésimé « 1957 » (b. 2007), emb. GORDON & MacPHAIL/Reserve, 43 % = 97,5/100 & Hors Catégorie

Note de Dégustation/Tasting Note

 

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-YOICHI Officiel/pour La MDW de 19 ans (1991-2009), S.C. N°129374, 58 % = 97,5/100 & Hors Catégorie

 

-YOICHI Officiel/pour la MDW de 25 ans (1988-2013), S.C. N°100215, 62 % = 97,5/100 & Hors Catégorie

Note de Dégustation/Tasting Note


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-YOICHI de 22 ans (1986-2006), S.C. N°112112, 59 % = 97,5/100 & Hors Catégorie

 

 

97,5/100

 

BLENDED MALTS :

-« ELEUTHERA » (« Extra-matured ») Hors commerce (sample bottled 2010 = ± 11 ans), emb. COMPASS BOX, environ 46 % (Blended-Malt) = 97,5/100

 

AUTRES TYPES DE WHISKIES (Tous Pays):

 

-ELIJAH CRAIG 12 ans « BARREL PROOF », distillerie HEAVEN HILL, Edition limitée pour la MdW (2013), Natural Cask Strength, 68,5 %,(KENTUCKY STRAIGHT BOURBON WHISKEY) = 97,5/100:

 

 

97/100 & Hors Catégorie

 

BLENDED MALTS (Tous Pays) :

 

-BLUE HANGER 30 ans, « 3rd RELEASE » (Edition limitée 2007), conçu par le négociant BERRY BROS & RUDD, à partir des single-malts GLEN GRANT et GLENLIVET qui le composent exclusivement, 45,8 % (Blended Malt De Luxe)  = 97/100 & Hors Catégorie

 

 

-BLUE HANGER 30 ans, « 4th RELEASE » (Edition limitée 2008), conçu par le négociant BERRY BROS & RUDD, à partir des single-malts GLEN ELGIN, GLENLIVET & MORTLACH qui le composent cette fois (âgés de 16 à 34 ans), 45, 6 % (Blended Malt de Luxe) = 97/100 & H.C.

 

-« THE FLAMING HEART » (Bottled 2012-moyenne d’âge 13 ans), Limited Edition, 4rd Edition, emb. COMPASS BOX, combinant différentes sortes de fûts (Refill American Oak, New French oak -heavily toasted- & Sherry Casks, 9147 bottles, non-chillfiltered, non coloured, 48,9 % (Blended-Malt) = 97/100, voire Hors Catégorie

 

 

AUTRES TYPES DE WHISKIES (Tous Pays):

 

-MICHTER’S « STRAIGHT RYE », 10 ans (Bottled 04/2014), Limited Edition, Single-Barrel (Barrel N°14C/176), 46,4 % (92,8 % US PROOF), Kentucky Straight Rye Whiskey = 97/100 & Hors Catégorie

 

SINGLE MALTS (Tous pays):

 

-BOWMORE Officiel « WHITE BOWMORE » 43 ans (1964-2008), Bourbon barrels, 43 % = 97/100 & Hors Catégorie

Note de Dégustation/Tasting Note

 

 

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-BUSHMILLS officiel 12 ans « SELECT CASKS » (« Classic Double-Wood BUSHMILLS Malt, Married with Carribean Rum Casks”), Duty-Free only Limited Edition (Bottling 2008 ?), 1 litre, 40 %= 97/100, voire Hors Catégorie

  Note de dégustation/Tasting Note (inédite sur le site):

 A Noter: Il s’agit en fait d’une triple maturation (Bourbon, Sherry, puis Rhum): Couleur : Jaune paille, à reflets dorés. Nez : Très nettement floral, d’une subtilité et d’une douceur inouïe (lavande, iris, violette). Puis viennent l’orge maltée, la bouillie d’orge, une pointe de noix de coco peut être (ou de la canne à sucre ?). A la deuxième dégustation, ce sont des notes de bonbon anglais (acidulées), qui viennent assez vite au premier plan, puis la pêche blanche, le jasmin (nettement), le coing, et de l’ananas au sirop. Un nez exceptionnel. Bouche : Féminine, étonnamment florale, aérienne et consistante à la fois, elle est véritablement « bluffante »…Florale, puis très vite fruitée (fruits blancs), avant d’évoluer vers un profil plus irlandais (céréales croquantes, fruits rouges, fine amertume du malt), elle est souple, fluide, complexe, la bouche est remarquablement équilibrée, comme peut être jamais autant chez un BUSHMILLS (seul peut être le 21 ans est il à sa hauteur ?). La finale longue, très fine, savoureuse, d’une élégance incroyable et inégalée. Tenue à la dilution : Bien dosée (avec très peu d’eau) elle magnifie encore ce nectar ! Plus typé, plus aérien, plus influencé encore par les notes issues des fûts de Bourbon manifestement de premier remplissage qui font partie de cet assemblage. Conclusion : Un chef d’œuvre, rien de moins ! Le plus beau et le plus impressionnant BUSHMILLS dégusté à ce jour, avec dans un genre un rien différent, le 21 ans réduit (notez que je rêve toujours d’une version à 50 % de ce 21 ans qui, à mon avis, serait phénoménale). Tout est équilibre, charme, complexité et avec une élégance rare.Prix 49,50 €, Le Comptoir Irlandais, Paris (Tolbiac), Juin 2008- Epuisé- Note confirmée = 97/100, voire Hors Catégorie

 

 

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-CLYNELISH Millésimé « 1973 » (2006-33 ans), emb. SIGNATORY VINTAGE, dans la gamme « THE PRESTONFIELD », SINGLE-CASK (8912), Natural Cask Strength, 54,3 % (exclusivité pour la Maison du Whisky, édition limitée à 405 bouteilles)  = 97/100, voire davantage

 

-GLENFARCLAS (OB/dumpy square bottle) 15 ans (approx. 1975-1990), non- chill filtered, 75 cl, 46 % = 97/100 & Hors Catégorie

 

-LONGMORN Millésimé « 1969 », 37 ans (1969 -2008), emb. GORDON Mac PHAIL  pour La Maison du Whisky, Single-Cask (Cask N° 5295 –Refill Sherry Butt – 515 bouteilles), Un-Chill filtered, 50 % = 97/100 & Hors Catégorie

 Note de dégustation/Tasting Note (inédite sur le site):

Couleur : Ambre clair. Nez : Du Sherry, certes, à foison, mais aussi un très riche fruité, déjà bien perceptible au nez. Notes également florales, un peu masquées par la présence de notes intenses d’herbes et d’épices (poivre, gingembre, etc…). Bouche : Un fruité intense et gourmand qui remplit toutes les promesses du nez : Abricot, pêche, citron vert, fruits exotiques, contenues par un filet épicé herbacé et légèrement boisé. Une sensation de fraîcheur accompagne celle d’avoir l’impression de goûter au nectar du fruit, avec sa peau, et ce sans excès de sucre. La finale est somptueuse, de très belle longueur. Le pourcentage d’alcool retenu ici semble vraiment optimum. Tenue à l’aération : Ne cesse pas d’enchanter au fil des minutes. Les saveurs fruitées se développent constamment. Tenue à la dilution : Je n’ai pas tenté l’aventure. Mon intuition m’a conduit à y renoncer. Conclusion : Un magnifique LONGMORN, mon meilleur à ce jour. Vraiment superbe…Prix de lancement : 209 €, MdW / Dégusté au WHISKY LIVE PARIS 2008 (merci à Thierry Bénitah, de la MDW)= 97 & H.C. (Hors Catégorie)

 

 

-PORT ELLEN 23 ans (1982-2005), CASK STRENGTH , emb. par M & H (Mario et Hubert, La Maison du Whisky Belgique), gamme « Cask Selection », S.C. (Bourbon Barrel), 55,7 % = 97/100 & Hors Catégorie

 

-PORT ELLEN 25 ans, (Dist. Nov. 1982 – Bottled Jan. 2008),emb. Douglas LAING/gamme « The Old Malt Cask », réf. OMC : 1496, Single-Cask (Refill BUTT, limited edition to only 589 bottles) , réduit à 50 %  = 97/100 & Hors Catégorie

 

-PORT ELLEN de 22 ans millésimé “1976” (Bott. 1998), emb. SIGNATORY VINTAGE/Dun Eideann, (2 Casks : N°4758 & 4759-Bourbon casks), distribution Auxil, Non-chill filtered, 43 % = 97/100 & Hors Catégorie

 

-SUNTORY/Vintage Malt YAMAZAKI de 24 ans millésimé « 1980 » (bottled 2004 for LaMDW), 56 % = 97/100, voire davantage

 

 

97/100

 

 

BLENDED WHISKIES (Tous Pays) :

 

-JAMESON 18 ans « LIMITED RESERVE », Edition limitée numérotée, 40 % (Blended Whiskey) = 97/100

 

Note de Dégustation/Tasting Note

 

 

 

BLENDED MALTS (Tous Pays) :

 

-« THE FLAMING HEART » sans précision d’âge (Circa 10 ans), 2nd Batch (Second Edition, fin 2007-2008), réf.« FH16MMVII », 48,9 % (Vatted-Malt) = 97/100

Note de dégustation/tasting note

 

 

 images/stories/flaming heart_4rd_r._2012_2comp.j

 

 

SINGLE MALTS (Tous pays):

-AMRUT « PORTONOVA » officiel (env. 4,5 ans), Refill BOURBON & New American OAK, puis First Fill PORT Pipes, puis à nouveau BOURBON casks, Batch N°1/Octobre 2011 (2nd Edition), ncf, nc, CASK STRENGTH, 62,1 % (Single-Malt) = 97/100

 

-BENRIACH Officiel 21 ans « AUTHENTICUS » (PEATED), Edition 2003, (BOURBON Casks), édition limitée à 4800 bouteilles, Non-chill filtered, 46 % :

 

-BOWMORE Officiel 14 ans « DAWN » (Ruby Port Casks finish), Ed. c. 2006, 51,5 % = 97/100

 

-GLEN GRANT « 1950 » (50 ans-testé en 2008), gamme « RARE VINTAGE », Ancien embouteillage de GORDON & MacPHAIL, 40 %

 

-GLEN SCOTIA officiel 14 ans, (ancienne édition, années 1990 à 2000 ?), 40 % = 97/100

 

-GLENFIDDICH Officiel 30 ans, batch de circa 2007 (Assemblage de près de 55 % de fûts de Bourbon + 45 % de fûts de Sherry), 40 %  = 97/100

 

-GLENMORANGIE N° “125.26”, surnommé “UN DESSERT LIQUIDE”, 16 ans, Distilled May 1993, emb. The SCOTCH MALT WHISKY SOCIETY, SINGLE-CASK (Refill Hogshead & seasoned ayant donné 150 bouteilles), n.c.f/n.c., 52,2 % = 97/100

 

-The GLENROTHES Officiel Millésimé « 1979 », Emb. circa 2006/2007, Natural Cask Strength, 55,2 % = 97/100

 

-LAPHROAIG 10 ans, officiel, dit « CASK STRENGTH », Un-chillfiltered (non filtré à froid), Edition d’avant 2009, réduite à 55,7 % = 97/100

 

-LINLITHGOW 25 ans (Dist. 1982-Bott. 2007), emb. MURRAY Mc DAVID, gamme « Mission Gold Series », Bourbon Casks (1000 bouteilles), non filtré à froid , non coloré, Natural Cask Strength, 51,4 % = 97/100

 

-STRATHISLA 25 ans, emb. GORDON & Mac PHAIL (semi-officiel), Edition circa 2006, (tall bottle), 40 %= 97/100

 

-SULLIVAN’S COVE, TASMANIA Distillery, n.a.s. (7 ans), (Dist.14/04/00-B.17/01/08*), S.C.N° HHO254 ?* (433 b.?*), Rare Australian Single-Cask Whisky, “PORT Cask Maturation”), « CASK STRENGTH », hand bottled, hand labelled, n.c.f/n.c., 60 % = 97/100

 

-TALISKER (OB/édition 2007) 18 ans, 45,8 % = 97/100

 

 

 QUELQUES EXEMPLES DE WHISKIES NON RETENUS (Score inférieur à 97/100)

PARMI LES PREMIERS, MAIS DE GRANDE QUALITE (Sélection) :

 

 

96,5/100 & Hors Catégorie

 

BLENDED MALTS (Tous pays):

 

-NIKKA 25 ans "Taketsuru"(« Pure Malt »), Edition 2013, 43 % (Blended-Malt) = 96,5/100

 

 

SINGLE MALTS (Tous pays):

 

-BEN NEVIS Officiel 15 ans millésime « 1998 » (Bottled 2013), S.C.- réf. cask N° 586 (Sherry Butt), Cask Strength, n.c.f, 56,1 % = 96,5/100 & Hors catégorie

 

-BOWMORE « SECRET STILLS » 16 ans, code/réf. de région « 4.2 », emb par GORDON & MacPHAIL, gamme « SECRET STILLS », Small Batch, « Remade HOGSHEAD », Edition limitée pour la Maison du Whisky (650 bouteilles), 45 % (ISLAY) = 96,5/100 & Hors catégorie

 

-BUNNAHABHAIN Millésimé « 1968 » (Dist. 1968-Bott. 2010 mais étiquette erronée indiquant 2008), 41 ans, Refill Sherry Butts (Casks N°12401/403, 2 fûts ayant donné 719 bouteilles), emb. ADELPHI, n.c.f, Natural Cask Strength, 41,2 % = 96,5/100 & Hors catégorie

 

-LAPHROAIG Officiel 18 ans, “European Oak” casks, Cask Strength 2010 sample (not for sale), 60 % = 96,5/100 & Hors catégorie

 

-TALISKER N° “14.17” , surnommé “EARTH SHAKING AND EYE WATERING” , 20 ans, emb. The SCOTCH MALT WHISKY SOCIETY, SINGLE-CASK (Refill Hogshead ayant donné 202 bouteilles), n.c.f/n.c., 57,2 % (ISLE OF SKYE)=96,5/100 & Hors Catégorie

 

96/100 & Hors Catégorie

 

BLENDED WHISKIES  & Divers (Tous Pays) :

 

-BALLANTINE’S 30 ans, Edition 2006, 43 % (BLEND DE LUXE)= 96/100 à Hors Catégorie

 

-DEWAR’S « SIGNATURE », n.a.s. (les single-malts les plus âgés de l’assemblage ont 30 & 37 ans), Editions 2006 & 2008, 43 % (BLEND DE LUXE)= 96/100 à Hors Catégorie (les deux éditions)

 


 

SINGLE MALTS (Tous pays):

 

-ARDBEG officiel 30 ans « GUARANTED 30 VERY OLD » (version datant de la fin des années 1990), 40 % = 96 à 100/Hors Catégorie

 

-BALBLAIR officiel 38 ans, Edition circa 2005, 44 % = 96 à davantage/100 & Hors catégorie

 

-BEN NEVIS officiel 13 ans, « CASK STRENGTH » (inédit, dégusté en exclusivité au WHISKY LIVE 2005, Hors commerce/Advance sample), environ 60 %  = 96/100 & Hors Catégorie

 

-BENRIACH officiel Millésimé « 1976 » (Bottled 2009 = 33 ans), For the Whisky Fair, Single-Cask N° 3558 (Hogshead ayant donné 162 bouteilles), 47,4 % = 96/100 & Hors Catégorie

 

-HANYU 17 ans « Quercus Mongolica » (Japanese Oak), emb. N°1 Drinks, Single-Cask (Cask N°9512 -10 months in Mizunara Wood-ayant donné 374 bouteilles), 61,2 % : Notes de dégustation à venir. = 96/100 & Hors Catégorie

 

-LONGMORN Millésimé « 1964 » (Bott. 2010/ 46 ans), emb. GORDON & MacPHAIL, Single-Cask (Cask N°3483-1st Fill Sherry Hogshead, 192 bouteilles), emb. exclusif La Maison du Whisky (Dumpy Bottle), 45 %= 96/100 & Hors Catégorie

 

AUTRES TYPES DE WHISKIES (Tous Pays):

 

-PAPPY VAN WINKLE 23 ans, « FAMILY RESERVE », SMALL BATCH (Bottled circa 2012), Edition limitée, 75 cl (US Market), 47,8 % (KENTUCKY STRAIGHT BOURBON WHISKEY)= 96/100 & Hors Catégorie

 


 

***

 

A suivre....

 

La LISTE de MES MEILLEURS COUPS DE CŒUR ABORDABLES de l'année 2015/2016...

 

Bonne lecture!

Editorial No 19 Part1/2

 

 

COMMUNIQUE IMPORTANT (Mise à jour: 12/06/2016):

 

Le site GREG'S WHISKY GUIDE évolue:

Pour des raisons techniques, je tiens à le préciser indépendantes de ma volonté, le site n'est plus à jour depuis la fin avril. Dans la nouvelle version qui, je l'espère, va arriver d'ici quelques semaines, le visuel du site va changer, obsolescence du portail précédent oblige. Le menu de gauche va disparaître pour intégrer celui du haut. Cela nécessite quelques changements. Le temps de la mise à jour aussi, certains articles n'auront peut être pas un "look" définitif, de même que le visuel retenu pour tout le site pour le moment (provisoire) entre les modèles que l'on m'a soumis. C'est à cause de ce changement, notamment, que je n'ai pas publié de nouvel article ou nouvelle note de dégustation (car ils seraient automatiquement supprimés de la nouvelle version et à republier).

Les articles et notes en cours de rédaction en ce moment (il y a notamment deux listes thématiques déjà annoncées, ainsi qu'une trentaine de notes de dégustations, d'autres sont à venir, je n'oublie personne, j'ai repris les dégustations et je prends des notes !) seront donc directement versés dans la nouvelle mouture du site, dès que possible, aussi merci encore de votre patience. Patience également difficile pour moi aussi, car, et c'est la seule bonne nouvelle, mes sensations olfactives sont revenues à la normale.

En attendant, certaines brèves appréciations sur des dégustations récentes de whisky (mais aussi sur d'autres sujets) sont d'ores et déjà disponibles sur le compte Twitter associé au site: GregsWhiskyG

 

 IMPORTANT NOTE : Please be patient about this website's changes & updates:

All my apologies to our readers. Due to an obsolescent template & too old system, I had to stop publishing in the current version of the website. The new version is still delayed, playing no part in, I'm really sorry about that, but it depends technically on a third part. The entire visual is going to change, and every new article I could post would be suppressed in the upcoming version, so I prefer to wait for it at this moment, though it's getting painful to depend on technical reasons, to say the least.

The only good news for now is that my senses (nosing abilities) are back to normal since a few weeks, so I'm "back to work" for the first part, that is tasting....& taking notes. Lots of samples & some bottles of mine as well are waiting to be tasted and "their time is gonna come", be sure of it, and a review of them will follow.

Several articles are ready to be published, but I hope you won't have to wait any longer to see them published. Please stay tuned, and, meanwhile, follow me with some short comments about whisky, music, and life on the Twitter account related to my website: GregsWhiskyG

 

 

 

 

EDITORIAL No 19 :

 

(Première Partie)-Part 1/2 

 

Mise à jour/Update: 28/03/2016

 

 

Dernière minute/Breaking news: Je souhaite dédier cet éditorial à John McLELLAN, décédé hier, après une longue lutte contre le cancer (I want to dedicate this Editorial to John MacLellan, who passed away yesterday. All my condolences to his family & distillery staff). Toutes mes condoléances et beaucoup de courage à sa famille ainsi qu'à toute l'équipe de la distillerie. John MacLellan était le directeur de la distillerie KILCHOMAN depuis mai 2010, avec plus de 20 d'expérience dans le monde du whisky. Rappelons qu'il fut directeur de la distillerie BUNNAHABHAIN en 1997, après avoir été notamment responsable du brassage en 1993. J'ai eu l'occasion de rencontrer cet homme discret mais chaleureux à plusieurs reprises, lorsqu'il était directeur de BUNNAHABHAIN, notamment lors de la présentation d'une belle édition limitée de 16 ans d'âge-un Manzanilla finish- au Salon Club Expert Dugas en 2009, mais aussi bien sûr plus tard au "Whisky Live Paris", lorsqu'il représentait KILCHOMAN.

 

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"On vous salue mon capitaine" ou "chapeau l'artiste", pourrait on dire, grâce à cette photo prise sur le stand BUNNAHABHAIN lorrs d'un salon en 2009 © Grégoire Sarafian

 

John MacLellan fut élu meilleur directeur de distillerie (ex-aequo avec Eddie MacAffer de la distillerie BOWMORE) aux "Icons of Whisky" en 2013 et n'est pas pour rien dans le succès de cette distillerie. Gageons que la distillerie se relèvera vite de ce drame. John MacLellan et la distillerie tout entière s'étaient investis dans la lutte contre le cancer ces dernières années, en participant par exemple à des ventes de charité comme celle qui vit l'an dernier vendre aux enchères le premier fût ("Cask 1") de KILCHOMAN, rempli le 14 décembre 2005... Choisir hier sans connaître cette triste nouvelle un KILCHOMAN "Sanaig" (un whisky exemplaire, au passage !) comme whisky du jour pour l'"International Whisky Day" fut sans doute le meilleur hommage involontaire que je pouvais pu lui faire...

 

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 John MacLellan, plus récemment, dans les chais de la distillerie KILCHOMAN...©whiskyfanblog.de

 

 

 

INTRODUCTION :

 

Pour ce nouvel éditorial, je vous propose un retour à une forme plus classique sur Greg’s Whisky Guide, avec son cortège de nouveautés (dont j’essaie de vous donner le maximum d’informations possibles), une sélection assortie de commentaires (attente, pertinence, etc…car, oui, si certaines nouveautés sont excitantes sur le papier, d’autres le sont bien moins…), de nouvelles aussi, mais aussi une deuxième partie pour marquer le coup. Oui, cher lecteur, il m’a récemment été donné la chance de déguster un whisky exceptionnel, comme l’on en rencontre rarement, ce qui m’a fait penser que je n’avais pas vraiment encore établi de liste des meilleurs whiskies dégustés à ce jour…C’est un exercice difficile qui fait appel à la mémoire autant qu’aux notes, mais je vous soumets, dans toute sa subjectivité, cette liste des 10 Meilleurs Whiskies dégustés à ce jour (en réalité il y en aura bien plus, grâce au rôle des ex-aequo!). J’y joins donc mes notes de dégustation exclusives sur ce tout dernier whisky exceptionnel*, ainsi que quelques notes également inédites sur des whiskies devenus parfois rares de nos jours…

Enfin, parce qu’il est toujours un peu frustrant de lire des choses élogieuses sur des bouteilles que la plupart d’entre nous (je m’inclus dans le nombre !) ne pourront que difficilement voire jamais acquérir, je vous propose une liste de MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES.

Bonne lecture…

 

* = Un indice : Il s'agit d'un whisky écossais, de la région des Highlands, avec un compte d'âge et embouteillé au degré naturel par une société importante possédant le plus grand nombre à elle seule des distilleries écossaises. Les plus "pointus" d'entre vous auront déjà trouvé, mais là ou cela se complique c'est qu'il en existe plusieurs éditions....Vous brûlez? Alors la solution très bientôt.

 

 

Plan de l’EDITORIAL N°19 :

 

1/ NOUVELLES BREVES ET NOUVEAUTES WHISKIES disponible ci-dessous

2/ MES MEILLEURS WHISKIES AU MONDE DEGUSTES A CE JOUR –à venir

3/ MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES –à venir

 

 

***

 

1/ NOUVELLES BOUTEILLES & NOUVELLES BREVES (Sélection):

(Selected Short News & New Bottlings)

 

ECOSSE:

-La jeune distillerie écossaise AILSA BAY (région: Lowlands) sort malgré ses premières annonces son propre whisky sous le nom de la distillerie. En effet, elle a été construite en 2007 essentiellement pour alimenter les blended-whiskies du groupe auquel elle appartient (William Grant & sons) et c'est tout. En effet, pour la première fois, elle propose un single-malt en version tourbée (moyennement, à 21 p.p.m., le taux communiqué étant ici un taux mesuré après la production) qu’elle va progressivement mettre sur le marché (voir plus loin). De manière plutôt nouvelle (et que l’on espère pas trop gadget), un autre taux est communiqué au public, celui du taux de douceur (S.P.P.M.= Sweet Parts per Million) qui est de 11 et constituerait selon Brian Kinsman, le maître-assembleur, un nouveau critère de choix donné au public. Egalement à signaler, le choix d’assembler avant maturation deux distillats différents, à la mode japonaise, à l’étape du distillat pur.

Celui-ci va d’abord subir durant 6 à 9 mois une maturation dans de petits fûts (25 à 100 litres) de premier remplissage servant à la maturation des Bourbons de la Tuthilltown Spirits Distillery (située sur la côte Est, dans la vallée de l’Hudson, près de New York), puis le distillat est transféré dans 3 types de fûts différents (fûts neufs, fûts de chêne américain de 1 er et 2 ème remplissage) pour une durée non précisée. Il y a ensuite mariage du contenu de ces fûts, une filtration douce seulement, et le distillat ramené à 48,9 %. Dans un premier temps ce whisky sera vendu en Europe du Nord et en Grande-Bretagne (à raison d’environ 360 caisses de whisky vendues à 55 livres la bouteille), puis il est envisagé d’étendre la vente à d’autres régions courant 2016.

 

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-La distillerie écossaise ARBEG (région: Islay) qui fêtait ses 200 ans d'existence en 2015 va sortir pour deux occasions prochaines une nouvelle version (toujours sans compte d'âge-oui, vous connaissez ce refrain hélas trop courant) nommée "DARK COVE". Peu d'informations ont filtré encore, juste un "teasing" de la part de la distillerie envers leur club de fidélité et des informations relatives au dépôt de demandes d'autorisation pour le marché "US" d'une bouteille (donc de 75 cl, d'ou cette mention sur l'étiquette reproduite ci-dessous). Il s'agirait en tout cas d'un single-malt issu d'un élevage (on l'apprends sur le tard) partiellement seulement (tiens, tiens !) en fûts de chêne européens ayant contenu du Dark Sherry (peut être un Oloroso âgé, un Matusalem, ou encore un Pedro Ximenez, pour le moment l'on en sait pas plus...), l'essentiel de l'assemblage ayant été élevé dans des fûts ayant contenu du Bourbon (on est loin du Sherry monster sous-entendu par le nom du whisky, marketing, quand tu nous tiens!). Tout comme d'autres versions précédentes et récentes (je pense au "Perpetuum", par exemple), il y aura une deux versions, une version classique réduite titrant ici 46,5 %, et une autre, nommée "Committee Edition", pour le club de fidélité du même nom, version qui elle titrera un peu plus, soit 55 % (mais ne sera pas un brut de fût).Ce nouvel ARDBEG sera lancé à deux occasions, d'abord celle du célèbre festival de whisky "FEIS ISLE" sur l'île d'Islay (le Jeudi 26 Mai), puis bien sûr à l'occasion de l'international "ARDBEG Day" qui a lieu chaque année, et cette année le samedi 28 Mai. Je n'ai pas encore d'indication de prix, mais il sera certainement à 3 chiffres ou pas loin, à quelques euros près. Rendez vous fin Mai pour plus d'informations...

 

 

 

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-La distillerie écossaise ARDMORE (région: Highlands de l’Est) a sorti courant 2015 une nouvelle version dans une relative discrétion (c’est pourquoi j’en reparle maintenant). Il s'agit d'un single-malt à compte d'âge (oui, oui, vous avez bien lu), un 12 ans d’âge, issu d'un élevage en fûts de chêne américains ayant contenu du Bourbon, ensuite affiné en fûts ayant contenu du Porto. Cette version titrant 46 % est une addition à la gamme régulière. Une version apparemment difficile à trouver en France, mais en vente en ligne à un peu plus de 60 €. J’en suis-je dois dire assez curieux…

 

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-La distillerie écossaise The BALVENIE (région: Speyside) sort une nouvelle version destinée au marché hors taxes ("travel retail") asiatique et qui est lancée en ce moment même à l'aéroport Changi de Singapour. Il s'agit d'un 21 ans d'âge nommé "Madeira Cask". Pas d'autre précision pour le moment, hormis qu'il sera vendu dans un coffret en bois au prix de 295 dollars singapouriens, soit environ 200 euros ou un peu moins.

 

 

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-La distillerie écossaise BENRIACH (région: Speyside) propose une version de 18 ans d’âge intitulée « LATADA » élevée en fûts de chêne américain ayant contenu du Bourbon, puis affinée en fûts de Madère, mais il s’agit également d’une version tourbée, non filtrée à froid. Elle est réduite à 46 % et vendue au prix d’environ 100 €. Une alternative, semble t’il à la très réussie version « Solstice » (Porto/tourbée).

 

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-La distillerie écossaise BENROMACH (propriété du négociant Gordon & MacPhail depuis 1993-région : Speyside) propose pour la première fois dans son histoire (à ma connaissance en tout cas) un 35 ans d’âge non millésimé (il y a eu plus âgé, avec un 55 ans, mis en bouteille en 2005). Il s’agit d’un assemblage de fûts de Sherry de premier remplissage, titrant 43 %. La carafe est sertie d’une sorte de bijou en forme de goutte d’eau en cuivre et vendue chez certains (rares) cavistes dans un coffret bois pour plus de 500 € environ. Ce bel écrin, on l’espère, sert un beau contenu…je n’ai hélas pas encore eu l’occasion de le découvrir.

 

 

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-Après avoir travaillé successivement pour Diageo, puis The Scotch Whisky Institute, puis rejoint The Edrington Group en 2007, pour devenir 2010 à 33 ans maître-assembleur pour la marque de blended-whisky CUTTY SARK, l'écossaise Kirsteen Campbell devient le nouveau master-blender de The FAMOUS GROUSE, l'un des premiers blended whiskies préférés des écossais (et accessoirement de votre serviteur). Elle succède ainsi à Gordon Motion, avec qui elle a travaillé de longues années. Elle est la créatrice des Cutty Sark 25 ans version "Tam O'Shanter", Cutty Sark 33 ans, Cutty Sark "Storm" et enfin Cutty Sark "Prohibition", excusez du peu! Un parcours déjà bien rempli, alors raison de plus pour le suivre !

 

 

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 Kirsteen Campbell, en pleine concentration...Un master blender qui compte...

 

 

La jeune distillerie écossaise AILSA BAY (région: Lowlands) sort malgré ses premières annonces son propre whisky sous le nom de la distillerie. En effet, elle a été construite en 2007 essentiellement pour alimenter les blended-whiskies du groupe auquel elle appartient (William Grant & sons) et c'est tout. En effet, pour la première fois, elle propose un single-malt en version tourbée (moyennement, à 21 p.p.m., le taux communiqué étant ici un taux mesuré après la production) qu’elle va progressivement mettre sur le marché (voir plus loin).  

-La distillerie écossaise GLENFARCLAS (région: Speyside) sort pour le marché asiatique (via Singapour uniquement) ce qui restera sûrement comme l’une des mises en bouteille formellement les plus spectaculaires de la distillerie, voire de l’industrie écossaise du whisky, à savoir « The PAGODA RESERVE TRILOGY » (un 43 ans millésimé « 1971 », un 48 ans millésimé « 1967 », et enfin un 59 ans millésimé « 1956 »). Les trois carafes en cristal de chez Glencairn sont surmontées d’un bouchon évoquant un toit (de palais plus que de distillerie, d’ailleurs) en pagode. Chaque couleur de whisky est différente (cuivre/argent/bronze), et chaque bouchon également, orné de finitions précieuses (laiton/argent/or-24 carats). Il n’existe que 100 jeux des trois bouteilles, et le prix annoncé est entre 11500 et 54600 SGD (dollars singapouriens), soit entre 7330 € environ et 34800 € environ. L'on se serait davantage attendu à voir ces luxueuses carafes contenir des KARUIZAWA, mais pourquoi pas ?

Par ailleurs, la distillerie continue de produire régulièrement des versions millésimées dans sa série "The FAMILY CASK", mais les versions sont trop nombreuses pour être cîtées ici. J'en reparlerai s'il y a dégustation de l'une d'entre elles, par exemple.

 

 

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-La distillerie écossaise GLENFARCLAS sort également un 50 ans d'âge, dans sa série "FAMILY COLLECTOR", dédiée à l'héritage familial de la famille Grant, et qui n'est en qu'à la moitié de ce programme d'éditions limitées. Mis en bouteille à la fin de l'année 2015, ce whisky a été distillé dans les années 1960 dans des fûts de Sherry Oloroso (mais l'on ne sait pas combien de remplissages ces fûts ont subi) et mis en bouteille à la fin de l'année 2015 avec un titrage de 41,1 %. Cette version rend hommage à George Grant (1874-1949), de la 3 ème génération de la famille Grant, d'ou le nombre "III" gravé en argent sur la boîte contenant la bouteille. Ce 50 ans d'âge, visiblement issu de plusieurs fûts (je dirais entre 3 et 5) a donné 937 bouteilles, vendues dans un luxueux coffret en cuir noir au prix unitaire d'environ £ 1800, soit environ 2300 €. 

 

 

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-La distillerie écossaise GLENFIDDICH (région: Speyside)sort plusieurs références, dont une mise en bouteille (en 2015) d’un fût unique de 36 ans d’âge millésimé « 1979 » dans sa gamme « Rare Collection ». Il s’agit du fût N°11138 (chêne américain), qui a donné 186 bouteilles, et qui titre à 51,8 %. Son prix en France est d’environ 3100 €, tandis qu’au Royaume-Uni il est annoncé à environ 2500 €...Etrange...

 

 

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-La distillerie écossaise GLENMORANGIE (région: Highlands du Nord) sort dans sa gamme « PRIVATE EDITION » (une série d’éditions limitées annuelles lancée en 2009 avec le « SONNALTA »), une nouvelle version (la septième) nommée « MILSEAN » (qui signifie en gaélique « douceur »), élaborée encore une fois par Sir Bill Lumsden. Assez différente de sa précédente création (le « TUSAIL »), cette dernière édition mets à nouveau l’accent sur l’affinage, avec, après une première maturation dans des fûts de Bourbon, un affinage en fûts ayant contenu du vin rouge du Portugal (du « Douro »), mais non sans un toastage préalable conséquent de ces fûts. Une version à nouveau sans mention d’âge, non filtrée à froid, non colorée et titrant 46 %. Elle est vendue en France à environ 80/90 €, et 5000 bouteilles de cette version ont été produites pour le monde.

 

 

 

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-La distillerie écossaise The GLENTURRET (région: Speyside), désormais distribuée en France via le négociant Douglas LAING. Peu avant cela, la plus ancienne distillerie d’Ecosse (telle qu’elle est officiellement recensée) présentait ses trois nouveautés, toutes sans mention d’âge: Une version tourbée nommée « Peated Edition », une version « Sherry Edition », et une version dite « Triple Wood » (assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon, du Sherry-dans deux sortes de fûts, l’un espagnol, l’autre américain). Ces trois versions sont réduites à 40 % et sont vendues le même prix, aux alentours de 65 €.

 

 

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Ici la version "Sherry" du nouveau The GLENTURRET

 

 

-La distillerie écossaise HIGHLAND PARK (région: Orkney Islands) s’apprête à sortir une version inédite, nommée « ICE EDITION » âgée de 17 ans. L’on en sait encore peu sur cette mystérieuse nouveauté (proposée dans une bouteille de forme inédite pour la distillerie, aux facettes évoquant un diamant, une bouteille teintée en bleu), hormis qu’elle est embouteillée brut de fût à 53,9 %. Le whisky a été entièrement élevé dans des fûts de Bourbon, il n’est pas coloré, il n’est pas filtré à froid. C'est clairement un avatar de la "Valhalla Collection". Le prix est encore incertain, mais l’on parle d’environ 190 £ à priori (soit environ 240 €). Parmi les 30000 bouteilles produites, l’on sait déjà que 5000 bouteilles sont d’ores et déjà disponibles pour le marché du Royaume Uni, et davantage pour le marché nord-américain, d’après l’ambassadeur de la marque Martin Markvardsen. L’on me permettra d’avoir d’ores et déjà quelques réserves tant sur le contenant que sur le nom choisi…qui évoque pour moi davantage les premix, les vodkas que le whisky (question de cible ?). Fort heureusement, dans une interview donnée lors de la présentation de ce whisky, l’ambassadeur a tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’une version destinée à être dégustée sur glace, ouf ! Ceci dit, la distillerie HIGHLAND PARK a-t-elle aujourd’hui encore une âme ? C’est la question que je me pose, non sans une certaine tristesse…

 

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-Bonne nouvelle pour tous les amateurs de la première édition 2015 (dont je suis), le version "SANAIG" (du nom d'une petite crique au Nord-Ouest de la distillerie) de KILCHOMAN devient une version permanente de la gamme régulière à partir de cette année, aux côtés du "MACHIR BAY". La deuxième édition vient d'être lancée (ci-dessous photo de la première). Pour mémoire, il s'agit d'une version mélangeant fûts de Sherry (dont certains relativement âgés) à des fûts de Bourbon à égale proportion, et elle est tourbée à 50 p.p.m. et titre 46 %. Pour John McLellan, le directeur de la distillerie, il s'agit de "mettre en avant l'influence du fût, et ainsi de donner plus de caractère, mais aussi de couleur" (naturelle) au whisky, avec une version qui est "à la fois la continuité du style de la distillerie et des marqueurs que les amateurs apprécient chez Kilchoman, mais aussi un développement susceptible de les intéresser plus avant". Vous retrouverez également cette référence (fortement recommandée) dans la liste de mes derniers coups de coeur abordables pour l'année 2015 que je suis en train de préparer, avec une note de dégustation.

 

 

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-La distillerie écossaise LAGAVULIN (région: Islay) fête ses 200 ans d'existence cette année. Des rumeurs circulaient depuis quelque temps sur le choix d'une bouteille commémorative, avec déjà des critiques sur une version très jeune. Diageo vient de confirmer via les réseaux sociaux la version choisie: C'est une édition limitée d'un 8 ans d'âge, titrant 48 %. Elle justifie le jeune compte d'âge par un hommage au célèbre écrivain du whisky Alfred Barnard, qui, lorsqu'il avait visité la distillerie, à la fin du XIX ème siècle, avait trouvé le 8 ans d'âge de l'époque "exceptionnellement fin". Il s'agit d'une version élevée entièrement en fûts de Bourbon de plusieurs remplissages ("Refill American Oak") et disponible en plusieurs versions, allant de la demi-bouteille à 1 litre et 1,75 litre. Elle sera en vente en France (vraisemblablement en version 70 cl seulement) uniquement chez les cavistes à partir du mois d'avril, et à un prix situé entre 60 et 70 €. 

 

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-La distillerie écossaise LOCH LOMOND (région: Lowlands) sort une version sans mention d’âge de son INCHMURRIN « Madeira Wood Finish » préalablement élevée en fûts ayant contenu du Bourbon & titrant 46 %. Elle est en vente en France pour un peu plus de 70 €. Il s’agit d’une des premières versions issues de la distillerie (avec notamment le 12 ans d’âge et le LOCH LOMOND « Original », la version « Single Grain » et la marque de malt « GLENGARRY ») depuis son rachat en 2015 par Exponent Private Equity, qui a entraîné un changement radical de conditionnement, pour les marques de LOCH LOMOND comme pour les mises en bouteille du single-malt GLEN SCOTIA, également propriété du groupe.

 

 

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-La distillerie écossaise LAPHROAIG (région: Islay), qui, rappelons-le a fêté ses 200 ans en 2015, s'apprête à sortir pour la fin du mois de Mars (et peut être bien pour le festival "FEIS ISLE" 2016, qui sait?) une édition limitée, une version sans mention d’âge (oui, toujours...-mais mon petit doigt m'a dit depuis que ce serait un assemblage de fûts âgés de 7 à 22 ans) nommée « LORE » (qui signifie "tradition"), constituée d’un assemblage de fûts Sherry de premier remplissage (des "Hogsheads" = des fûts reconstitués, la soit la majorité des fûts actuellement sur le marché), de fûts de Bourbon de petite taille ("Quarter Casks"), et enfin d'une part de vieux fûts de la distillerie. Cette version titrera 48 %, n'est filtrée à froid mais est sans doute colorée au caramel. Elle titre 48 % et est déjà en vente au Royaume Uni aux prix d’environ 75 à 85 livres sterling (soit environ 100/110 €). John Campbell, le directeur de la distillerie, présente cette nouvelle version comme "la plus riche jamais sortie par la distillerie", avec un profil aromatique, selon lui, de "malt riche et profond, avec des notes caractéristiques & distinctives de tourbe, des notes marines, mais aussi des notes minérales". Son prix indicatif est situé entre 75 et 85 livres, soit entre 100 et 110 € (les premières ventes seront réservées au club de fidélité "Friends of Laphroaig", à bon entendeur...). L'on jugera sur pièce, évidemment, si c'est vraiment la version "la plus riche"...

 

 

 

 

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-La distillerie écossaise LONGMORN (région: Speyside) sort une version sans mention d’âge nommée « The Distiller’s Choice », constituée d’un assemblage de fûts de Bourbon, de Sherry, et de fûts reconstitués de type Hogsheads. Cette version titre 40 %, est filtrée à froid et sans doute colorée au caramel. Elle est déjà en vente au Royaume Uni aux prix d’environ 65 €. A titre personnel, je n’attends rien de cette version, mais j’ai peut être tort ?

 

 

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-La distillerie écossaise BRUICHLADDICH (région: Islay) présente la dernière édition en date (numéro "7.4") de son OCTOMORE, la version très tourbée (et triplement distillée-seul ce site vous le dira...comme déjà évoqué précédemment) de son single-malt affichant cette fois 167 p.p.m. (au départ du moins, ce taux est bien moindre après vieillissement...). Sa conception est un peu plus complexe (qui a dit alambiquée?) que précédemment, puisqu'il s'agit d'un assemblage de fûts de chêne neufs ("Virgin oak") à 25 % et de fûts de chêne ayant contenu précédemment une seule fois ("First fill") du Bourbon à 75 %, ce durant 3 ans. Puis l'ensemble a été remis à vieillir durant 2 ans dans des fûts de chêne neufs puis encore 2 ans dans des fûts de Bourbon de premier remplissage (ouf, sauf erreur de ma part). C'est donc une version de 7 ans d'âge qui est donc proposée, et qui titre 61,2 %. Le prix de vente moyen est aux alentours de 200 €.

 

 

 

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-La distillerie écossaise SPRINGBANK (région: Campbeltown) sort une version qui fait déjà le buzz sur la toile, une nouvelle version de la mythique série des « LOCAL BARLEY » distillée dans les années 1960 (plus précisément entre 1965 et 1967), susceptible même d’être intégrée à la gamme régulière, à en croire la distillerie. Il s’agit d’un 16 ans d’âge distillé en 1999 et titrant 54,3 %. L’orge provient d’une ferme située à environ 12 kilomètres au Sud de la distillerie, la Low Machrimore Farm. L’assemblage est de 80 % de fûts ayant contenu du Bourbon et 20 % du Sherry. 9000 bouteilles de cette nouvelle édition ont été produites. Le prix au Royaume-Uni est équivalent à environ 120/130 €. Il devrait être bientôt en vente en France. Je suis je dois dire très curieux de cette version qui a plutôt bonne presse pour le moment…

Dans la partie deux de cet Editorial, je peux déjà vous annoncer que « son grand frère » du même nom et plus âgé figure au palmarès des meilleurs whiskies au monde jamais dégustés à ce jour...

 

 

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-La distillerie écossaise TOMATIN (région: Speyside) sort une version millésimée "1984" issue d'un fût unique ayant contenu du Bourbon (Single-Cask N°6207) présenté dans un coffret luxueux en bois et dans une carafe typique des éditions limitées millésimées récentes de la distillerie. 207 bouteilles sont issues de ce fût âgé de plus de 30 ans et le titrage en réduction naturelle est de 44,5 %. Ce TOMATIN est disponible notamment au Royaume Uni auprès de l'enseigne The Whisky Exchange pour environ un peu plus de 500 €. Une nouveauté que je serais bien curieux de déguster !

 

 

 

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-La célébre chaîne de boutiques d'Outre-Manche spécialisées en whisky THE WHISKY SHOP (qui possède déjà 18 boutiques au Royaume-Uni, dont 5 en Ecosse), ouvre au printemps de cette année (d'ici Avril ou Mai) une nouvelle boutique à Paris au 7, Place de la Madeleine, dans le 8 ème arrondissement de Paris. C'est une surprise, car la concurrence, qu'elle soit spécialisée (La Maison du Whisky) ou plus généraliste (Lavinia, Nicolas), est plutôt rude dans ce quartier. THE WHISKY SHOP, qui est en plein recrutement de son équipe de vente actuellement, explique ce choix (comme je l'ai supposé) par une approche différente, positionnée en partie sur le luxe et les blended whiskies de luxe, sur le modèle de leur boutique de Piccadilly à Londres (qui travaille en partenariat étroit avec Pernod-Ricard et notamment la division CHIVAS Brothers Ltd). Cette fois c'est la marque JOHNNIE WALKER qui sera à l'honneur (scoop). Rappelons que cette enseigne, tout comme d'autres, se fait également embouteiller des whiskies (uniquement des single-malts, pour le moment) pour elle par divers producteurs, notamment dans leur gamme "GLENKEIR TREASURES" (en 10 cl et 50 cl), mais aussi en version officielle, en exclusivité (édition limitée).  A suivre...

 

 

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Une vue d'une des boutiques de THE WHISKY SHOP, vraisemblablement prise à Londres.

 

 

 

-La toute jeune distillerie écossaise WOLFBURN (région: Highlands du Nord, dans la ville de Thurso, plus haut et plus à l'Ouest qu' OLD PULTENEY), construite en 2012 et qui a débute sa production en 2013 est désormais en mesure de commercialiser sa première version en tant que Single-malt, après nous avoir fait découvrir ses distillats lors du "Whisky Live Paris 2015" (j'y reviendrai). Il s'agit d'une version de 3 ans d'âge élevée en fûts ayant contenu du Bourbon, non filtrée à froid et non colorée, et enfin elle titre 46 %. La distillerie dispose de deux alambics, elle pratique une fermentation lente et utilise des fûts ayant contenu du Bourbon comme des fûts de Sherry. La distillerie, qui tire son nom de la source qui l'approvisione, est construite à un peu plus de 300 mètres de distance de l'ancienne distillerie du même nom qui a existé entre 1821 et les années 1850 (pas de date fiable pour sa fermeture). Sa production est modeste, soit environ 115000 litres d'alcool pur par an pour le moment. Ce nouveau single-malt est en vente en France à la Maison du Whisky pour environ 60 €. 

 

 

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IRLANDE :

 

-La distillerie BUSHMILLS d’Irlande du Nord, va proposer une toute nouvelle gamme de whiskies (« The STEAMSHIP Collection ») destinés au commerce hors taxes (pour le moment uniquement dans les aéroports de Belfast, Dublin et Londres), gamme rendant hommage au S.S. Bushmills, un bateau à vapeur qui en à partir de 1890 navigua très loin (jusqu’au Japon) pour transporter du vin fortifié, du Rhum ou du Bourbon. La première proposition de cette collection est une version simplement nommée « SHERRY CASK », car exclusivement élevée dans des fûts de Sherry de type Oloroso et de premier remplissage. Elle est proposée en bouteilles d’un litre, au titrage de 40 % et au prix indicatif de 80 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort une nouvelle référence millésimée « 1991 » et « SINGLE-CASK » (fût N° 48735) de son"SINGLE-POT STILL" du même nom,sans mention d'âge ("n.a.s."), mais embouteillée en 2015 (âgé d’environ 24 ans). Le fût sélectionné a contenu préalablement du Bourbon de premier remplissage.Il s'agit d’une version exclusive destinée au londonien The Whisky Exchange, et fait rare, issue d’une sélection collective via un panel de clients de ce magasin/société en 2015, à l’occasion de la St Patrick. Elle est non filtrée à froid, titre 55,2 % et est limitée à 186 bouteilles, vendues chacune à un peu plus de 300 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort également une nouvelle référence cette fois sous la marque de Single-Pot Still RED BREAST (une marque relancée en 1991 mais qui date initialement de 1903 et était à l’époque la propriété de l’anglais W. A. Gilbey). Inédite car sortie sous la forme d’un Single-Cask (fût N° 30087) millésimé « 1999 » (d’environ 16 ans d’âge), cette version « ALL SHERRY » est le fruit d’une collaboration entre Billy Leighton, le maître-distillateur de la maison, et The Whisky Exchange, a qui cette version est exclusivement destinée. Après cette présélection, plusieurs samples ont été également soumis au panel évoqué ci-dessus. Cette intrigante version est non filtrée à froid, titre 59,9 % et limitée à 576 bouteilles, vendues chacune à un peu plus de 240 €.

 

 

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INDE :

 

Sans transition, et en restant en partie dans le négoce, la distillerie indienne PAUL JOHN, située à Goa, sur la côte Sud-Ouest, sort plusieurs éditions limitées officielles et SINGLE-CASK dont celle ci-dessous (« Bourbon Cask », fût N°1906, à 59,5 %) vendue notamment par TWE (à environ 100 €).

 

 

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Parallèlement, une fois n’est pas coutume (je crois bien que c’est une première ?), la même distillerie indienne PAUL JOHN propose, via la société de négoce allemande MALTS OF SCOTLAND deux versions brut de fût également, et relativement âgées : Une version tourbée millésimée « 2009 », mis en bouteille en 2015 (?) titrant 58,4 %, et une version non tourbée millésimée « 2011 », mis en bouteille en 2015 et titrant 60 %. Les prix de ces versions sont d’environ 140/150 € pour la 2009 et 100/120 € pour la 2011.

 

 

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Une version tourbée millésimée "2009" de négoce du single-malt indien PAUL JOHN.

 

 

 

ETATS-UNIS:

 

Beaucoup de choses, donc je reviendrais plus spécialement dessus un peu plus tard…

Je suis cependant déjà en mesure de vous annoncer cependant une nouvelle, pas très réjouissante et qui s’inscrit dans une tendance actuelle de fond, c’est l’annonce par la distillerie HEAVEN HILL de la disparition du compte d’âge pour sa marque ELIJAH CRAIG pour la version réduite (toujours à 47 %) en tout cas du « SMALL BATCH », car (et ça c’est la bonne nouvelle) elle souhaite garder du stock pour maintenir la version de 12 ans d’âge, version brut de fût nommée « BARREL PROOF », mais aussi pour la version 18 ans d’âge (bonne nouvelle également) qui a été relancée l’an dernier. Je serais tenté de dire que c’est un mal pour un bien, tant ces versions brut de fût sont, en général, de vrais petits chefs d’œuvre…

 

 

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-La plus ancienne distillerie américaine, MICHTER'S, située dans le Kentucky, et qui recommence à produire du whiskey depuis quelque temps, après avoir proposé l'an dernier une version nommée "TOASTED BARREL FINISHED BOURBON", à 45,7 % (disponible sur leur marché intérieur surtout, puis sur des sites de vente en ligne comme The Whisky Exchange, entre autres-notes de dégustation à venir), sort une version brut de fût du "STRAIGHT RYE" dans sa gamme "US 1", version nommée "BARREL STRENGTH STRAIGHT RYE", et qui titre 54,6 %. J'en suis très curieux, ayant bien apprécié les versions réduites et en 10 ans d'âge. A suivre...

 

 

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JAPON :

 

-J'apprends via l'excellent site Nonjatta que le mois dernier une version exceptionnelle (peut être une des dernières?) du single malt KARUIZAWA est sortie: C'est toujours pour moi un dilemme que de décider si je dois ou pas parler de telle ou telle version de ce single malt devenu très vite hautement spéculatif, mais je vais le faire ce mois-ci pour plusieurs raisons, notamment parce que plusieurs d'entre eux figurent sur le classement que je suis en train de préparer pour vous des meilleures bouteilles dégustées à ce jour, ensuite parce que c'est souvent très bon. Or une version très particulière  nommée "FIVE DECADES" (1960-2000)" sort, une version qui couvre presque la totalité des années de production (puisque la distillerie a ouvert en 1955 et été mise en sommeil en 2000 -date de la dernière distillation- avant d'être fermée en 2011 puis démantelée en 2012. L'assemblage "multi-vintage" a été ensuite remis à marier dans un ancien fût de la distillerie durant plusieurs années avant d'être mis en bouteille à la fin de l'année 2015. Le whisky final titre 61,4 %. La bouteille a été d'abord présentée (elle est vendue dans un luxueux coffret en bois laqué qui ferme à clé) et mise en vente au magasin Isetan de la ville de Shinjuku, mais d'autres bouteilles seront disponibles en boutiques hors taxes au Japon. Si mes (autres) sources sont correctes, cette version était proposée aux enchères et a rapidement atteint la somme d'environ 14709 €. Bon, on se doute que cela ne sera pas pour le commun des mortels, avis donc aux collectionneurs fortunés...Le site Nonjatta est plutôt enthousiaste sur cette version qu'il a eu la chance de déguster: http://www.nonjatta.com/

 

 

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-YAMAZAKI « Sherry Cask », édition 2016, 48 %: La nouvelle édition de ce whisky, qui ne comporte d’ailleurs toujours pas de mention d’âge et bénéficie toujours (moi je dirais plutôt souffre…) de l’aura de son attribution du prix du meilleur whisky au monde par Jim Murray en 2015 (pour l’édition 2013 de ce whisky), est sortie il y a peu et pose déjà problème. En effet, elle est tellement attendue que déjà indisponible peu après sa sortie en circuit normal, et on s’en doute, destinée très vite au second marché (traduisez à la spéculation). Son prix de départ au Royaume-Uni a augmenté par rapport à l’édition 2015, car il est annoncé à 200 £ (soit environ 254 €), avec une allocation de 5000 bouteilles seulement pour le monde. Très vite, l’on s’est aperçu que pour nombre de boutiques, ici comme ailleurs, la vente allait être très contrôlée, avec un rationnement du nombre de bouteilles disponibles, et un système de loterie (pour avoir le droit d’acheter la bouteille), comme c’est hélas souvent le cas depuis quelques années pour le très spéculatif single-malt japonais également KARUIZAWA. Autant le dire, un whisky difficilement disponible en France…

C’est Shinji Fukuyo, le maître-assembleur (« chief blender » au Japon), qui a conçu cette édition, surveillé son élaboration du début à la fin, en commençant par le choix sur place en Espagne du chêne puis des fûts qui allaient contenir le Sherry (des fûts préalablement toastés), puis trois années après a sélectionné ceux qui lui convenaient. Une édition 2016 globalement plus âgée que les précédentes, affirme t’il, et qui comportera une petite part de fûts plus âgés que précédemment, allant jusqu’à plus de 25 ans d’âge, ce afin d’apporter « plus de douceur, de profondeur, de richesse et de complexité ». L’amateur qui réussira à le déguster jugera sur pièce.

 

 

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LES NEGOCIANTS :

 

-Le négociant/assembleur en whiskies écossais COMPASS BOX sort pour le mois de Mars (et le marché nord-américain, puis d'autres, dont le marché français, vers le mois de Mai) un nouveau blended whisky nommé « The CIRCUS », en hommage au film de Charlie Chaplin. Il s’agit d’une mise en bouteille en édition limitée (3120 bouteilles) assemblant des fûts de whisky de grain et de malt dont certains sont âgés et d’origine inconnue, certains des whiskies de grain ayant été élevés en fûts de Sherry, puis en partie remis à marier dans des fûts de Sherry. L’assemblage titre 55 %. D'autres précisions quant à cette version à suivre dès que possible (par exemple l'indication d’âge, si elle est possible bien sûr étant donnés les soucis récents qu’à eu cette maison) et une fourchette de prix...

 

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Une vue de l'étiquette et de la contre-étiquette de la dernière création de John Glaser.

 

 

-Le négociant (également assembleur) écossais Douglas LAING sort une version « Cask Strength » (brut de fût) de son Blended Malt (dont on a déjà parlé ici), le « ROCK OYSTER », une mise en bouteille en série limitée (small batch) assemblant des single-malts des îles (Arran, Jura, Orkney, Islay). Comme la version réduite, cette version n’a pas de compte d’âge et son titrage est de 57,4 %. Ce whisky est non filtré à froid et non coloré artificiellement, comme les précédents assemblages de la maison. Je reviendrais prochainement sur cet assemblage….Pour information, il est en vente depuis début Février sur le site de La Maison du Whisky pour la somme de 68 €.

 

 

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-Parmi les mises en bouteilles de single-malts, signalons également que Douglas LAING sort plusieurs références intéressantes déjà sur le papier :

-BRAEVAL 25 ans (05/1990-12/2015), Douglas Laing/gamme « X.O.P. », réf. DL 11008 (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 57,3 %. J’aime beaucoup BRAEVAL, et à ma connaissance, peu de versions aussi âgées sont sorties sur le marché, j’en suis d’autant plus curieux…

 

 

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-GLEN GRANT 30 ans (07/1985-12/2015), Douglas Laing/gamme « X.O.P. », réf. DL 11009 (Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 59,1 %. 36 bouteilles seulement sont disponibles.

 

 

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-« La maison d’en face », si j’ose dire (en l’occurrence celle de Stewart, le frère de Fred Laing), à savoir Hunter LAING sort également plusieurs références qui m’ont interpellées aussi sur le papier :

-CARSEBRIDGE 50 ans (1965-2015), Hunter Laing/gamme « Sovereign », (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 41,5 %. Cette bouteille est disponible notamment chez T.W.E. pour un peu plus de 650 €. CARSEBRIDGE est une de mes distilleries de grain préférées, et elle déçoit rarement en version âgée, alors à suivre.

 

 

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-LOCHSIDE 52 ans (1963-2015), Hunter Laing/gamme « Sovereign », (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 48,1 %. Cette bouteille est disponible notamment chez T.W.E. pour un peu plus de 840 €. Encore plus rare, un LOCHSIDE de plus de 45 ans…Attention, il s’agit de la version SINGLE-GRAIN, pas SINGLE-MALT !

 

 

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-Bonne nouvelle, le négociant (également assembleur) écossais Duncan TAYLOR sera désormais distribué en France par la société Joseph Cartron, un liquoriste français qui a également déjà son propre réseau de distribution en CHR (cafés, hôtels, restaurants). L’accord entre Euan Shand (un des propriétaires de ce négoce) et Joseph Cartron prévoit de mettre en avant 5 différents produits ou gammes de la marque : Les single-malts de la gamme « OCTAVE » (affinés dans des fûts plus petits de 60 litres de capacité, des fûts de Sherry), dont des AULTMORE, CLYNELISH (le plus âgé de l’offre, millésimé « 1995 » et titrant 49,5 %), CRAIGELLACHIE, GLENTAUCHERS, ROYAL BRACKLA, tous non colorés, non filtrés à froid & brut de fûts, mais aussi un « ISLAY BLENDED MALT » (millésimé « 1997 » et réduit à 50 %). En référence de single-malt anonyme, l’on pourra aussi déguster le « WHISKY GALORE » millésimé 2010, réduit à 40 %.

Les français distribueront également le blended whisky jeune & tourbé « BIG SMOKE », en version à 40 % comme à 60 %, basé pour la partie single malt sur les trois distilleries suivantes : ARDBEG, CAOL ILA & BRUICHLADDICH. Pour ceux qui préfèrent que la tourbe soit en sourdine, un autre blended whisky sera proposé, le « SCOTTISH GLORY » blended, réduit à 40 %. D’autres précisions à venir de la part du négociant. Par contre c'est un autre distributeur, CBH, qui distribuera les références suivantes : Le nouveau blended whisky "SMOKIN' " (voir ci-dessous), le blended whisky "BLACK BULL" et ses déclinaisons à compte d'âge, ainsi que la gamme "DIMENSIONS". Merci à Allan White (directeur des ventes pour l'Europe) pour ces compléments d'information que je rajouterai au fur et à mesure.

 

 

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Les produits Duncan TAYLOR prioritairement distribués en France par Joseph Cartron à partir de 2016.

 

 

La nouvelle référence de DUNCAN TAYLOR intitulée "SMOKIN' (The Glentleman's Dram") qui arrive en France est un blended whisky écossais qui se veut à l'ancienne, non filtré à froid et non coloré, proche de l'esprit des vieux blends du XIX ème siècle. Sa composition est secrète, mais j'ai pu savoir que ses composantes tourbées ne venaient pas uniquement d'Islay (les noms d'ARDMORE ou de BENRIACH, mais aussi LONGROW ou LEDAIG me viennent à l'esprit, mais ce ne sont que des hypothèses-tout comme la couleur foncée qui suggère un travail important de brûlage des fûts). Du côté des single malts inclus dans l'assemblage, ce sont les fûts de Bourbon qui sont à l'honneur. Il n'y a pas de mention d'âge, et le blend est réduit à 40 %. Un whisky qui arrive tardivement en France, mais auréolé de récompenses internationales depuis 2013 (à l'I.W.S.C.: "Gold" /Quality Award), puis doublement récompensé à la San Francisco World Spirits Competition en 2014 et en 2015 avec un prix "Double Gold"). Je n'ai pas d'indication de prix pour le moment. A suivre...

 

 

 

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EDITORIAL No 19 :

 

(Première Partie)-Part 1/2 

 

Mise à jour/Update: 16/03/2016

 

 

INTRODUCTION :

 

Pour ce nouvel éditorial, je vous propose un retour à une forme plus classique sur Greg’s Whisky Guide, avec son cortège de nouveautés (dont j’essaie de vous donner le maximum d’informations possibles), une sélection assortie de commentaires (attente, pertinence, etc…car, oui, si certaines nouveautés sont excitantes sur le papier, d’autres le sont bien moins…), de nouvelles aussi, mais aussi une deuxième partie pour marquer le coup. Oui, cher lecteur, il m’a récemment été donné la chance de déguster un whisky exceptionnel, comme l’on en rencontre rarement, ce qui m’a fait penser que je n’avais pas vraiment encore établi de liste des meilleurs whiskies dégustés à ce jour…C’est un exercice difficile qui fait appel à la mémoire autant qu’aux notes, mais je vous soumets, dans toute sa subjectivité, cette liste des 10 Meilleurs Whiskies dégustés à ce jour (en réalité il y en aura bien plus, grâce au rôle des ex-aequo!). J’y joins donc mes notes de dégustation exclusives sur ce tout dernier whisky exceptionnel*, ainsi que quelques notes également inédites sur des whiskies devenus parfois rares de nos jours…

Enfin, parce qu’il est toujours un peu frustrant de lire des choses élogieuses sur des bouteilles que la plupart d’entre nous (je m’inclus dans le nombre !) ne pourront que difficilement voire jamais acquérir, je vous propose une liste de MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES.

Bonne lecture…

 

* = Un indice : Il s'agit d'un whisky écossais, de la région des Highlands, avec un compte d'âge et embouteillé au degré naturel par une société importante possédant le plus grand nombre à elle seule des distilleries écossaises. Les plus "pointus" d'entre vous auront déjà trouvé, mais là ou cela se complique c'est qu'il en existe plusieurs éditions....Vous brûlez? Alors la solution très bientôt.

 

 

Plan de l’EDITORIAL N°19 :

 

1/ NOUVELLES BREVES ET NOUVEAUTES WHISKIES disponible ci-dessous

2/ MES MEILLEURS WHISKIES AU MONDE DEGUSTES A CE JOUR –à venir

3/ MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES –à venir

 

 

***

 

1/ NOUVELLES BOUTEILLES & NOUVELLES BREVES (Sélection):

(Selected Short News & New Bottlings)

 

ECOSSE:

-La jeune distillerie écossaise AILSA BAY (région: Lowlands) sort malgré ses premières annonces son propre whisky sous le nom de la distillerie. En effet, elle a été construite en 2007 essentiellement pour alimenter les blended-whiskies du groupe auquel elle appartient (William Grant & sons) et c'est tout. En effet, pour la première fois, elle propose un single-malt en version tourbée (moyennement, à 21 p.p.m., le taux communiqué étant ici un taux mesuré après la production) qu’elle va progressivement mettre sur le marché (voir plus loin). De manière plutôt nouvelle (et que l’on espère pas trop gadget), un autre taux est communiqué au public, celui du taux de douceur (S.P.P.M.= Sweet Parts per Million) qui est de 11 et constituerait selon Brian Kinsman, le maître-assembleur, un nouveau critère de choix donné au public. Egalement à signaler, le choix d’assembler avant maturation deux distillats différents, à la mode japonaise, à l’étape du distillat pur.

Celui-ci va d’abord subir durant 6 à 9 mois une maturation dans de petits fûts (25 à 100 litres) de premier remplissage servant à la maturation des Bourbons de la Tuthilltown Spirits Distillery (située sur la côte Est, dans la vallée de l’Hudson, près de New York), puis le distillat est transféré dans 3 types de fûts différents (fûts neufs, fûts de chêne américain de 1 er et 2 ème remplissage) pour une durée non précisée. Il y a ensuite mariage du contenu de ces fûts, une filtration douce seulement, et le distillat ramené à 48,9 %. Dans un premier temps ce whisky sera vendu en Europe du Nord et en Grande-Bretagne (à raison d’environ 360 caisses de whisky vendues à 55 livres la bouteille), puis il est envisagé d’étendre la vente à d’autres régions courant 2016.

 

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-La distillerie écossaise ARBEG (région: Islay) qui fêtait ses 200 ans d'existence en 2015 va sortir pour deux occasions prochaines une nouvelle version (toujours sans compte d'âge-oui, vous connaissez ce refrain hélas trop courant) nommée "DARK COVE". Peu d'informations ont filtré encore, juste un "teasing" de la part de la distillerie envers leur club de fidélité et des informations relatives au dépôt de demandes d'autorisation pour le marché "US" d'une bouteille (donc de 75 cl, d'ou cette mention sur l'étiquette reproduite ci-dessous). Il s'agit en tout cas d'un single-malt issu d'un élevage en fûts de chêne européens ayant contenu du Dark Sherry (peut être un Oloroso âgé, un Matusalem, ou encore un Pedro Ximenez, pour le moment l'on en sait pas plus...). Tout comme d'autresversions précédentes et récentes (je pense au "Perpetuum", par exemple), il y aura une deux versions, une version classique réduite titrant 46,5 %, et une autre, nommée "Committee Edition", pour le club de fidélité du même nom, version qui elle titrera 55 %. Ce nouvel ARDBEG sera lancé à deux occasions, d'abord celle du célèbre festival de whisky "FEIS ISLE" sur l'île d'Islay (le Jeudi 26 Mai), puis bien sûr à l'occasion de l'international "ARDBEG Day" qui a lieu chaque année, et cette année le samedi 28 Mai. Je n'ai pas encore d'indication de prix, mais il sera certainement à 3 chiffres ou pas loin, à quelques euros près. Rendez vous fin Mai pour plus d'informations...

 

 

 

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-La distillerie écossaise ARDMORE (région: Highlands de l’Est) a sorti courant 2015 une nouvelle version dans une relative discrétion (c’est pourquoi j’en reparle maintenant). Il s'agit d'un single-malt à compte d'âge (oui, oui, vous avez bien lu), un 12 ans d’âge, issu d'un élevage en fûts de chêne américains ayant contenu du Bourbon, ensuite affiné en fûts ayant contenu du Porto. Cette version titrant 46 % est une addition à la gamme régulière. Une version apparemment difficile à trouver en France, mais en vente en ligne à un peu plus de 60 €. J’en suis-je dois dire assez curieux…

 

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-La distillerie écossaise The BALVENIE (région: Speyside) sort une nouvelle version destinée au marché hors taxes ("travel retail") asiatique et qui est lancée en ce moment même à l'aéroport Changi de Singapour. Il s'agit d'un 21 ans d'âge nommé "Madeira Cask". Pas d'autre précision pour le moment, hormis qu'il sera vendu dans un coffret en bois au prix de 295 dollars singapouriens, soit environ 200 euros ou un peu moins.

 

 

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-La distillerie écossaise BENRIACH (région: Speyside) propose une version de 18 ans d’âge intitulée « LATADA » élevée en fûts de chêne américain ayant contenu du Bourbon, puis affinée en fûts de Madère, mais il s’agit également d’une version tourbée, non filtrée à froid. Elle est réduite à 46 % et vendue au prix d’environ 100 €. Une alternative, semble t’il à la très réussie version « Solstice » (Porto/tourbée).

 

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-La distillerie écossaise BENROMACH (propriété du négociant Gordon & MacPhail depuis 1993-région : Speyside) propose pour la première fois dans son histoire (à ma connaissance en tout cas) un 35 ans d’âge non millésimé (il y a eu plus âgé, avec un 55 ans, mis en bouteille en 2005). Il s’agit d’un assemblage de fûts de Sherry de premier remplissage, titrant 43 %. La carafe est sertie d’une sorte de bijou en forme de goutte d’eau en cuivre et vendue chez certains (rares) cavistes dans un coffret bois pour plus de 500 € environ. Ce bel écrin, on l’espère, sert un beau contenu…je n’ai hélas pas encore eu l’occasion de le découvrir.

 

 

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-Après avoir travaillé successivement pour Diageo, puis The Scotch Whisky Institute, puis rejoint The Edrington Group en 2007, pour devenir 2010 à 33 ans maître-assembleur pour la marque de blended-whisky CUTTY SARK, l'écossaise Kirsteen Campbell devient le nouveau master-blender de The FAMOUS GROUSE, l'un des premiers blended whiskies préférés des écossais (et accessoirement de votre serviteur). Elle succède ainsi à Gordon Motion, avec qui elle a travaillé de longues années. Elle est la créatrice des Cutty Sark 25 ans version "Tam O'Shanter", Cutty Sark 33 ans, Cutty Sark "Storm" et enfin Cutty Sark "Prohibition", excusez du peu! Un parcours déjà bien rempli, alors raison de plus pour le suivre !

 

 

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 Kirsteen Campbell, en pleine concentration...Un master blender qui compte...

 

 

La jeune distillerie écossaise AILSA BAY (région: Lowlands) sort malgré ses premières annonces son propre whisky sous le nom de la distillerie. En effet, elle a été construite en 2007 essentiellement pour alimenter les blended-whiskies du groupe auquel elle appartient (William Grant & sons) et c'est tout. En effet, pour la première fois, elle propose un single-malt en version tourbée (moyennement, à 21 p.p.m., le taux communiqué étant ici un taux mesuré après la production) qu’elle va progressivement mettre sur le marché (voir plus loin).  

-La distillerie écossaise GLENFARCLAS (région: Speyside) sort pour le marché asiatique (via Singapour uniquement) ce qui restera sûrement comme l’une des mises en bouteille formellement les plus spectaculaires de la distillerie, voire de l’industrie écossaise du whisky, à savoir « The PAGODA RESERVE TRILOGY » (un 43 ans millésimé « 1971 », un 48 ans millésimé « 1967 », et enfin un 59 ans millésimé « 1956 »). Les trois carafes en cristal de chez Glencairn sont surmontées d’un bouchon évoquant un toit (de palais plus que de distillerie, d’ailleurs) en pagode. Chaque couleur de whisky est différente (cuivre/argent/bronze), et chaque bouchon également, orné de finitions précieuses (laiton/argent/or-24 carats). Il n’existe que 100 jeux des trois bouteilles, et le prix annoncé est entre 11500 et 54600 SGD (dollars singapouriens), soit entre 7330 € environ et 34800 € environ. L'on se serait davantage attendu à voir ces luxueuses carafes contenir des KARUIZAWA, mais pourquoi pas ?

Par ailleurs, la distillerie continue de produire régulièrement des versions millésimées dans sa série "The FAMILY CASK", mais les versions sont trop nombreuses pour être cîtées ici. J'en reparlerai s'il y a dégustation de l'une d'entre elles, par exemple.

 

 

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-La distillerie écossaise GLENFARCLAS sort également un 50 ans d'âge, dans sa série "FAMILY COLLECTOR", dédiée à l'héritage familial de la famille Grant, et qui n'est en qu'à la moitié de ce programme d'éditions limitées. Mis en bouteille à la fin de l'année 2015, ce whisky a été distillé dans les années 1960 dans des fûts de Sherry Oloroso (mais l'on ne sait pas combien de remplissages ces fûts ont subi) et mis en bouteille à la fin de l'année 2015 avec un titrage de 41,1 %. Cette version rend hommage à George Grant (1874-1949), de la 3 ème génération de la famille Grant, d'ou le nombre "III" gravé en argent sur la boîte contenant la bouteille. Ce 50 ans d'âge, visiblement issu de plusieurs fûts (je dirais entre 3 et 5) a donné 937 bouteilles, vendues dans un luxueux coffret en cuir noir au prix unitaire d'environ £ 1800, soit environ 2300 €. 

 

 

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-La distillerie écossaise GLENFIDDICH (région: Speyside)sort plusieurs références, dont une mise en bouteille (en 2015) d’un fût unique de 36 ans d’âge millésimé « 1979 » dans sa gamme « Rare Collection ». Il s’agit du fût N°11138 (chêne américain), qui a donné 186 bouteilles, et qui titre à 51,8 %. Son prix en France est d’environ 3100 €, tandis qu’au Royaume-Uni il est annoncé à environ 2500 €...Etrange...

 

 

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-La distillerie écossaise GLENMORANGIE (région: Highlands du Nord) sort dans sa gamme « PRIVATE EDITION » (une série d’éditions limitées annuelles lancée en 2009 avec le « SONNALTA »), une nouvelle version (la septième) nommée « MILSEAN » (qui signifie en gaélique « douceur »), élaborée encore une fois par Sir Bill Lumsden. Assez différente de sa précédente création (le « TUSAIL »), cette dernière édition mets à nouveau l’accent sur l’affinage, avec, après une première maturation dans des fûts de Bourbon, un affinage en fûts ayant contenu du vin rouge du Portugal (du « Douro »), mais non sans un toastage préalable conséquent de ces fûts. Une version à nouveau sans mention d’âge, non filtrée à froid, non colorée et titrant 46 %. Elle est vendue en France à environ 80/90 €, et 5000 bouteilles de cette version ont été produites pour le monde.

 

 

 

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-La distillerie écossaise The GLENTURRET (région: Speyside), désormais distribuée en France via le négociant Douglas LAING. Peu avant cela, la plus ancienne distillerie d’Ecosse (telle qu’elle est officiellement recensée) présentait ses trois nouveautés, toutes sans mention d’âge: Une version tourbée nommée « Peated Edition », une version « Sherry Edition », et une version dite « Triple Wood » (assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon, du Sherry-dans deux sortes de fûts, l’un espagnol, l’autre américain). Ces trois versions sont réduites à 40 % et sont vendues le même prix, aux alentours de 65 €.

 

 

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Ici la version "Sherry" du nouveau The GLENTURRET

 

 

-La distillerie écossaise HIGHLAND PARK (région: Orkney Islands) s’apprête à sortir une version inédite, nommée « ICE EDITION » âgée de 17 ans. L’on en sait encore peu sur cette mystérieuse nouveauté (proposée dans une bouteille de forme inédite pour la distillerie, aux facettes évoquant un diamant, une bouteille teintée en bleu), hormis qu’elle est embouteillée brut de fût à 53,9 %. Le whisky a été entièrement élevé dans des fûts de Bourbon, il n’est pas coloré, il n’est pas filtré à froid. C'est clairement un avatar de la "Valhalla Collection". Le prix est encore incertain, mais l’on parle d’environ 190 £ à priori (soit environ 240 €). Parmi les 30000 bouteilles produites, l’on sait déjà que 5000 bouteilles sont d’ores et déjà disponibles pour le marché du Royaume Uni, et davantage pour le marché nord-américain, d’après l’ambassadeur de la marque Martin Markvardsen. L’on me permettra d’avoir d’ores et déjà quelques réserves tant sur le contenant que sur le nom choisi…qui évoque pour moi davantage les premix, les vodkas que le whisky (question de cible ?). Fort heureusement, dans une interview donnée lors de la présentation de ce whisky, l’ambassadeur a tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’une version destinée à être dégustée sur glace, ouf ! Ceci dit, la distillerie HIGHLAND PARK a-t-elle aujourd’hui encore une âme ? C’est la question que je me pose, non sans une certaine tristesse…

 

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-Bonne nouvelle pour tous les amateurs de la première édition 2015 (dont je suis), le version "SANAIG" (du nom d'une petite crique au Nord-Ouest de la distillerie) de KILCHOMAN devient une version permanente de la gamme régulière à partir de cette année, aux côtés du "MACHIR BAY". La deuxième édition vient d'être lancée (ci-dessous photo de la première). Pour mémoire, il s'agit d'une version mélangeant fûts de Sherry (dont certains relativement âgés) à des fûts de Bourbon à égale proportion, et elle est tourbée à 50 p.p.m. et titre 46 %. Pour John McLellan, le directeur de la distillerie, il s'agit de "mettre en avant l'influence du fût, et ainsi de donner plus de caractère, mais aussi de couleur" (naturelle) au whisky, avec une version qui est "à la fois la continuité du style de la distillerie et des marqueurs que les amateurs apprécient chez Kilchoman, mais aussi un développement susceptible de les intéresser plus avant". Vous retrouverez également cette référence (fortement recommandée) dans la liste de mes derniers coups de coeur abordables pour l'année 2015 que je suis en train de préparer, avec une note de dégustation.

 

 

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-La distillerie écossaise LAGAVULIN (région: Islay) fête ses 200 ans d'existence cette année. Des rumeurs circulaient depuis quelque temps sur le choix d'une bouteille commémorative, avec déjà des critiques sur une version très jeune. Diageo vient de confirmer via les réseaux sociaux la version choisie: C'est une édition limitée d'un 8 ans d'âge, titrant 48 %. Elle justifie le jeune compte d'âge par un hommage au célèbre écrivain du whisky Alfred Barnard, qui, lorsqu'il avait visité la distillerie, à la fin du XIX ème siècle, avait trouvé le 8 ans d'âge de l'époque "exceptionnellement fin". Il s'agit d'une version élevée entièrement en fûts de Bourbon de plusieurs remplissages ("Refill American Oak") et disponible en plusieurs versions, allant de la demi-bouteille à 1 litre et 1,75 litre. Elle sera en vente en France (vraisemblablement en version 70 cl seulement) uniquement chez les cavistes à partir du mois d'avril, et à un prix situé entre 60 et 70 €. 

 

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-La distillerie écossaise LOCH LOMOND (région: Lowlands) sort une version sans mention d’âge de son INCHMURRIN « Madeira Wood Finish » préalablement élevée en fûts ayant contenu du Bourbon & titrant 46 %. Elle est en vente en France pour un peu plus de 70 €. Il s’agit d’une des premières versions issues de la distillerie (avec notamment le 12 ans d’âge et le LOCH LOMOND « Original », la version « Single Grain » et la marque de malt « GLENGARRY ») depuis son rachat en 2015 par Exponent Private Equity, qui a entraîné un changement radical de conditionnement, pour les marques de LOCH LOMOND comme pour les mises en bouteille du single-malt GLEN SCOTIA, également propriété du groupe.

 

 

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-La distillerie écossaise LAPHROAIG (région: Islay), qui, rappelons-le a fêté ses 200 ans en 2015, s'apprête à sortir pour la fin du mois de Mars (et peut être bien pour le festival "FEIS ISLE" 2016, qui sait?) une édition limitée, une version sans mention d’âge (oui, toujours...) nommée « LORE » (qui signifie "tradition"), constituée d’un assemblage de fûts Sherry de premier remplissage (des "Hogsheads" = des fûts reconstitués, la soit la majorité des fûts actuellement sur le marché), de fûts de Bourbon de petite taille ("Quarter Casks"), et enfin d'une part de vieux fûts de la distillerie. Cette version titrera 48 %, n'est filtrée à froid mais est sans doute colorée au caramel. Elle titre 48 % et est déjà en vente au Royaume Uni aux prix d’environ 75 à 85 livres sterling (soit environ 100/110 €). John Campbell, le directeur de la distillerie, présente cette nouvelle version comme "la plus riche jamais sortie par la distillerie", avec un profil aromatique, selon lui, de "malt riche et profond, avec des notes caractéristiques & distinctives de tourbe, des notes marines, mais aussi des notes minérales". Son prix indicatif est situé entre 75 et 85 livres, soit entre 100 et 110 € (les premières ventes seront réservées au club de fidélité "Friends of Laphroaig", à bon entendeur...). L'on jugera sur pièce, évidemment, si c'est vraiment la version "la plus riche"...

 

 

 

 

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-La distillerie écossaise LONGMORN (région: Speyside) sort une version sans mention d’âge nommée « The Distiller’s Choice », constituée d’un assemblage de fûts de Bourbon, de Sherry, et de fûts reconstitués de type Hogsheads. Cette version titre 40 %, est filtrée à froid et sans doute colorée au caramel. Elle est déjà en vente au Royaume Uni aux prix d’environ 65 €. A titre personnel, je n’attends rien de cette version, mais j’ai peut être tort ?

 

 

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-La distillerie écossaise BRUICHLADDICH (région: Islay) présente la dernière édition en date (numéro "7.4") de son OCTOMORE, la version très tourbée (et triplement distillée-seul ce site vous le dira...comme déjà évoqué précédemment) de son single-malt affichant cette fois 167 p.p.m. (au départ du moins, ce taux est bien moindre après vieillissement...). Sa conception est un peu plus complexe (qui a dit alambiquée?) que précédemment, puisqu'il s'agit d'un assemblage de fûts de chêne neufs ("Virgin oak") à 25 % et de fûts de chêne ayant contenu précédemment une seule fois ("First fill") du Bourbon à 75 %, ce durant 3 ans. Puis l'ensemble a été remis à vieillir durant 2 ans dans des fûts de chêne neufs puis encore 2 ans dans des fûts de Bourbon de premier remplissage (ouf, sauf erreur de ma part). C'est donc une version de 7 ans d'âge qui est donc proposée, et qui titre 61,2 %. Le prix de vente moyen est aux alentours de 200 €.

 

 

 

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-La distillerie écossaise SPRINGBANK (région: Campbeltown) sort une version qui fait déjà le buzz sur la toile, une nouvelle version de la mythique série des « LOCAL BARLEY » distillée dans les années 1960 (plus précisément entre 1965 et 1967), susceptible même d’être intégrée à la gamme régulière, à en croire la distillerie. Il s’agit d’un 16 ans d’âge distillé en 1999 et titrant 54,3 %. L’orge provient d’une ferme située à environ 12 kilomètres au Sud de la distillerie, la Low Machrimore Farm. L’assemblage est de 80 % de fûts ayant contenu du Bourbon et 20 % du Sherry. 9000 bouteilles de cette nouvelle édition ont été produites. Le prix au Royaume-Uni est équivalent à environ 120/130 €. Il devrait être bientôt en vente en France. Je suis je dois dire très curieux de cette version qui a plutôt bonne presse pour le moment…

Dans la partie deux de cet Editorial, je peux déjà vous annoncer que « son grand frère » du même nom et plus âgé figure au palmarès des meilleurs whiskies au monde jamais dégustés à ce jour...

 

 

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-La distillerie écossaise TOMATIN (région: Speyside) sort une version millésimée "1984" issue d'un fût unique ayant contenu du Bourbon (Single-Cask N°6207) présenté dans un coffret luxueux en bois et dans une carafe typique des éditions limitées millésimées récentes de la distillerie. 207 bouteilles sont issues de ce fût âgé de plus de 30 ans et le titrage en réduction naturelle est de 44,5 %. Ce TOMATIN est disponible notamment au Royaume Uni auprès de l'enseigne The Whisky Exchange pour environ un peu plus de 500 €. Une nouveauté que je serais bien curieux de déguster !

 

 

 

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-La célébre chaîne de boutiques d'Outre-Manche spécialisées en whisky THE WHISKY SHOP (qui possède déjà 18 boutiques au Royaume-Uni, dont 5 en Ecosse), ouvre au printemps de cette année (d'ici Avril ou Mai) une nouvelle boutique à Paris au 7, Place de la Madeleine, dans le 8 ème arrondissement de Paris. C'est une surprise, car la concurrence, qu'elle soit spécialisée (La Maison du Whisky) ou plus généraliste (Lavinia, Nicolas), est plutôt rude dans ce quartier. THE WHISKY SHOP, qui est en plein recrutement de son équipe de vente actuellement, explique ce choix (comme je l'ai supposé) par une approche différente, positionnée en partie sur le luxe et les blended whiskies de luxe, sur le modèle de leur boutique de Piccadilly à Londres (qui travaille en partenariat étroit avec Pernod-Ricard et notamment la division CHIVAS Brothers Ltd). Cette fois c'est la marque JOHNNIE WALKER qui sera à l'honneur (scoop). Rappelons que cette enseigne, tout comme d'autres, se fait également embouteiller des whiskies (uniquement des single-malts, pour le moment) pour elle par divers producteurs, notamment dans leur gamme "GLENKEIR TREASURES" (en 10 cl et 50 cl), mais aussi en version officielle, en exclusivité (édition limitée).  A suivre...

 

 

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Une vue d'une des boutiques de THE WHISKY SHOP, vraisemblablement prise à Londres.

 

 

 

-La toute jeune distillerie écossaise WOLFBURN (région: Highlands du Nord, dans la ville de Thurso, plus haut et plus à l'Ouest qu' OLD PULTENEY), construite en 2012 et qui a débute sa production en 2013 est désormais en mesure de commercialiser sa première version en tant que Single-malt, après nous avoir fait découvrir ses distillats lors du "Whisky Live Paris 2015" (j'y reviendrai). Il s'agit d'une version de 3 ans d'âge élevée en fûts ayant contenu du Bourbon, non filtrée à froid et non colorée, et enfin elle titre 46 %. La distillerie dispose de deux alambics, elle pratique une fermentation lente et utilise des fûts ayant contenu du Bourbon comme des fûts de Sherry. La distillerie, qui tire son nom de la source qui l'approvisione, est construite à un peu plus de 300 mètres de distance de l'ancienne distillerie du même nom qui a existé entre 1821 et les années 1850 (pas de date fiable pour sa fermeture). Sa production est modeste, soit environ 115000 litres d'alcool pur par an pour le moment. Ce nouveau single-malt est en vente en France à la Maison du Whisky pour environ 60 €. 

 

 

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IRLANDE :

 

-La distillerie BUSHMILLS d’Irlande du Nord, va proposer une toute nouvelle gamme de whiskies (« The STEAMSHIP Collection ») destinés au commerce hors taxes (pour le moment uniquement dans les aéroports de Belfast, Dublin et Londres), gamme rendant hommage au S.S. Bushmills, un bateau à vapeur qui en à partir de 1890 navigua très loin (jusqu’au Japon) pour transporter du vin fortifié, du Rhum ou du Bourbon. La première proposition de cette collection est une version simplement nommée « SHERRY CASK », car exclusivement élevée dans des fûts de Sherry de type Oloroso et de premier remplissage. Elle est proposée en bouteilles d’un litre, au titrage de 40 % et au prix indicatif de 80 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort une nouvelle référence millésimée « 1991 » et « SINGLE-CASK » (fût N° 48735) de son"SINGLE-POT STILL" du même nom,sans mention d'âge ("n.a.s."), mais embouteillée en 2015 (âgé d’environ 24 ans). Le fût sélectionné a contenu préalablement du Bourbon de premier remplissage.Il s'agit d’une version exclusive destinée au londonien The Whisky Exchange, et fait rare, issue d’une sélection collective via un panel de clients de ce magasin/société en 2015, à l’occasion de la St Patrick. Elle est non filtrée à froid, titre 55,2 % et est limitée à 186 bouteilles, vendues chacune à un peu plus de 300 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort également une nouvelle référence cette fois sous la marque de Single-Pot Still RED BREAST (une marque relancée en 1991 mais qui date initialement de 1903 et était à l’époque la propriété de l’anglais W. A. Gilbey). Inédite car sortie sous la forme d’un Single-Cask (fût N° 30087) millésimé « 1999 » (d’environ 16 ans d’âge), cette version « ALL SHERRY » est le fruit d’une collaboration entre Billy Leighton, le maître-distillateur de la maison, et The Whisky Exchange, a qui cette version est exclusivement destinée. Après cette présélection, plusieurs samples ont été également soumis au panel évoqué ci-dessus. Cette intrigante version est non filtrée à froid, titre 59,9 % et limitée à 576 bouteilles, vendues chacune à un peu plus de 240 €.

 

 

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INDE :

 

Sans transition, et en restant en partie dans le négoce, la distillerie indienne PAUL JOHN, située à Goa, sur la côte Sud-Ouest, sort plusieurs éditions limitées officielles et SINGLE-CASK dont celle ci-dessous (« Bourbon Cask », fût N°1906, à 59,5 %) vendue notamment par TWE (à environ 100 €).

 

 

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Parallèlement, une fois n’est pas coutume (je crois bien que c’est une première ?), la même distillerie indienne PAUL JOHN propose, via la société de négoce allemande MALTS OF SCOTLAND deux versions brut de fût également, et relativement âgées : Une version tourbée millésimée « 2009 », mis en bouteille en 2015 (?) titrant 58,4 %, et une version non tourbée millésimée « 2011 », mis en bouteille en 2015 et titrant 60 %. Les prix de ces versions sont d’environ 140/150 € pour la 2009 et 100/120 € pour la 2011.

 

 

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Une version tourbée millésimée "2009" de négoce du single-malt indien PAUL JOHN.

 

 

 

ETATS-UNIS:

 

Beaucoup de choses, donc je reviendrais plus spécialement dessus un peu plus tard…

Je suis cependant déjà en mesure de vous annoncer cependant une nouvelle, pas très réjouissante et qui s’inscrit dans une tendance actuelle de fond, c’est l’annonce par la distillerie HEAVEN HILL de la disparition du compte d’âge pour sa marque ELIJAH CRAIG pour la version réduite (toujours à 47 %) en tout cas du « SMALL BATCH », car (et ça c’est la bonne nouvelle) elle souhaite garder du stock pour maintenir la version de 12 ans d’âge, version brut de fût nommée « BARREL PROOF », mais aussi pour la version 18 ans d’âge (bonne nouvelle également) qui a été relancée l’an dernier. Je serais tenté de dire que c’est un mal pour un bien, tant ces versions brut de fût sont, en général, de vrais petits chefs d’œuvre…

 

 

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-La plus ancienne distillerie américaine, MICHTER'S, située dans le Kentucky, et qui recommence à produire du whiskey depuis quelque temps, après avoir proposé l'an dernier une version nommée "TOASTED BARREL FINISHED BOURBON", à 45,7 % (disponible sur leur marché intérieur surtout, puis sur des sites de vente en ligne comme The Whisky Exchange, entre autres-notes de dégustation à venir), sort une version brut de fût du "STRAIGHT RYE" dans sa gamme "US 1", version nommée "BARREL STRENGTH STRAIGHT RYE", et qui titre 54,6 %. J'en suis très curieux, ayant bien apprécié les versions réduites et en 10 ans d'âge. A suivre...

 

 

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JAPON :

 

-J'apprends via l'excellent site Nonjatta que le mois dernier une version exceptionnelle (peut être une des dernières?) du single malt KARUIZAWA est sortie: C'est toujours pour moi un dilemme que de décider si je dois ou pas parler de telle ou telle version de ce single malt devenu très vite hautement spéculatif, mais je vais le faire ce mois-ci pour plusieurs raisons, notamment parce que plusieurs d'entre eux figurent sur le classement que je suis en train de préparer pour vous des meilleures bouteilles dégustées à ce jour, ensuite parce que c'est souvent très bon. Or une version très particulière  nommée "FIVE DECADES" (1960-2000)" sort, une version qui couvre presque la totalité des années de production (puisque la distillerie a ouvert en 1955 et été mise en sommeil en 2000 -date de la dernière distillation- avant d'être fermée en 2011 puis démantelée en 2012. L'assemblage "multi-vintage" a été ensuite remis à marier dans un ancien fût de la distillerie durant plusieurs années avant d'être mis en bouteille à la fin de l'année 2015. Le whisky final titre 61,4 %. La bouteille a été d'abord présentée (elle est vendue dans un luxueux coffret en bois laqué qui ferme à clé) et mise en vente au magasin Isetan de la ville de Shinjuku, mais d'autres bouteilles seront disponibles en boutiques hors taxes au Japon. Si mes (autres) sources sont correctes, cette version était proposée aux enchères et a rapidement atteint la somme d'environ 14709 €. Bon, on se doute que cela ne sera pas pour le commun des mortels, avis donc aux collectionneurs fortunés...Le site Nonjatta est plutôt enthousiaste sur cette version qu'il a eu la chance de déguster: http://www.nonjatta.com/

 

 

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-YAMAZAKI « Sherry Cask », édition 2016, 48 %: La nouvelle édition de ce whisky, qui ne comporte d’ailleurs toujours pas de mention d’âge et bénéficie toujours (moi je dirais plutôt souffre…) de l’aura de son attribution du prix du meilleur whisky au monde par Jim Murray en 2015 (pour l’édition 2013 de ce whisky), est sortie il y a peu et pose déjà problème. En effet, elle est tellement attendue que déjà indisponible peu après sa sortie en circuit normal, et on s’en doute, destinée très vite au second marché (traduisez à la spéculation). Son prix de départ au Royaume-Uni a augmenté par rapport à l’édition 2015, car il est annoncé à 200 £ (soit environ 254 €), avec une allocation de 5000 bouteilles seulement pour le monde. Très vite, l’on s’est aperçu que pour nombre de boutiques, ici comme ailleurs, la vente allait être très contrôlée, avec un rationnement du nombre de bouteilles disponibles, et un système de loterie (pour avoir le droit d’acheter la bouteille), comme c’est hélas souvent le cas depuis quelques années pour le très spéculatif single-malt japonais également KARUIZAWA. Autant le dire, un whisky difficilement disponible en France…

C’est Shinji Fukuyo, le maître-assembleur (« chief blender » au Japon), qui a conçu cette édition, surveillé son élaboration du début à la fin, en commençant par le choix sur place en Espagne du chêne puis des fûts qui allaient contenir le Sherry (des fûts préalablement toastés), puis trois années après a sélectionné ceux qui lui convenaient. Une édition 2016 globalement plus âgée que les précédentes, affirme t’il, et qui comportera une petite part de fûts plus âgés que précédemment, allant jusqu’à plus de 25 ans d’âge, ce afin d’apporter « plus de douceur, de profondeur, de richesse et de complexité ». L’amateur qui réussira à le déguster jugera sur pièce.

 

 

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LES NEGOCIANTS :

 

-Le négociant/assembleur en whiskies écossais COMPASS BOX sort pour le mois de Mars (et le marché nord-américain, puis d'autres, dont le marché français, vers le mois de Mai) un nouveau blended whisky nommé « The CIRCUS », en hommage au film de Charlie Chaplin. Il s’agit d’une mise en bouteille en édition limitée (3120 bouteilles) assemblant des fûts de whisky de grain et de malt dont certains sont âgés et d’origine inconnue, certains des whiskies de grain ayant été élevés en fûts de Sherry, puis en partie remis à marier dans des fûts de Sherry. L’assemblage titre 55 %. D'autres précisions quant à cette version à suivre dès que possible (par exemple l'indication d’âge, si elle est possible bien sûr étant donnés les soucis récents qu’à eu cette maison) et une fourchette de prix...

 

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Une vue de l'étiquette et de la contre-étiquette de la dernière création de John Glaser.

 

 

-Le négociant (également assembleur) écossais Douglas LAING sort une version « Cask Strength » (brut de fût) de son Blended Malt (dont on a déjà parlé ici), le « ROCK OYSTER », une mise en bouteille en série limitée (small batch) assemblant des single-malts des îles (Arran, Jura, Orkney, Islay). Comme la version réduite, cette version n’a pas de compte d’âge et son titrage est de 57,4 %. Ce whisky est non filtré à froid et non coloré artificiellement, comme les précédents assemblages de la maison. Je reviendrais prochainement sur cet assemblage….Pour information, il est en vente depuis début Février sur le site de La Maison du Whisky pour la somme de 68 €.

 

 

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-Parmi les mises en bouteilles de single-malts, signalons également que Douglas LAING sort plusieurs références intéressantes déjà sur le papier :

-BRAEVAL 25 ans (05/1990-12/2015), Douglas Laing/gamme « X.O.P. », réf. DL 11008 (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 57,3 %. J’aime beaucoup BRAEVAL, et à ma connaissance, peu de versions aussi âgées sont sorties sur le marché, j’en suis d’autant plus curieux…

 

 

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-GLEN GRANT 30 ans (07/1985-12/2015), Douglas Laing/gamme « X.O.P. », réf. DL 11009 (Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 59,1 %. 36 bouteilles seulement sont disponibles.

 

 

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-« La maison d’en face », si j’ose dire (en l’occurrence celle de Stewart, le frère de Fred Laing), à savoir Hunter LAING sort également plusieurs références qui m’ont interpellées aussi sur le papier :

-CARSEBRIDGE 50 ans (1965-2015), Hunter Laing/gamme « Sovereign », (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 41,5 %. Cette bouteille est disponible notamment chez T.W.E. pour un peu plus de 650 €. CARSEBRIDGE est une de mes distilleries de grain préférées, et elle déçoit rarement en version âgée, alors à suivre.

 

 

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-LOCHSIDE 52 ans (1963-2015), Hunter Laing/gamme « Sovereign », (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 48,1 %. Cette bouteille est disponible notamment chez T.W.E. pour un peu plus de 840 €. Encore plus rare, un LOCHSIDE de plus de 45 ans…Attention, il s’agit de la version SINGLE-GRAIN, pas SINGLE-MALT !

 

 

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-Bonne nouvelle, le négociant (également assembleur) écossais Duncan TAYLOR sera désormais distribué en France par la société Joseph Cartron, un liquoriste français qui a également déjà son propre réseau de distribution en CHR (cafés, hôtels, restaurants). L’accord entre Euan Shand (un des propriétaires de ce négoce) et Joseph Cartron prévoit de mettre en avant 5 différents produits ou gammes de la marque : Les single-malts de la gamme « OCTAVE » (affinés dans des fûts plus petits de 60 litres de capacité, des fûts de Sherry), dont des AULTMORE, CLYNELISH (le plus âgé de l’offre, millésimé « 1995 » et titrant 49,5 %), CRAIGELLACHIE, GLENTAUCHERS, ROYAL BRACKLA, tous non colorés, non filtrés à froid & brut de fûts, mais aussi un « ISLAY BLENDED MALT » (millésimé « 1997 » et réduit à 50 %). En référence de single-malt anonyme, l’on pourra aussi déguster le « WHISKY GALORE » millésimé 2010, réduit à 40 %.

Les français distribueront également le blended whisky jeune & tourbé « BIG SMOKE », en version à 40 % comme à 60 %, basé pour la partie single malt sur les trois distilleries suivantes : ARDBEG, CAOL ILA & BRUICHLADDICH. Pour ceux qui préfèrent que la tourbe soit en sourdine, un autre blended whisky sera proposé, le « SCOTTISH GLORY » blended, réduit à 40 %. D’autres précisions à venir de la part du négociant. Par contre c'est un autre distributeur, CBH, qui distribuera les références suivantes : Le nouveau blended whisky "SMOKIN' " (voir ci-dessous), le blended whisky "BLACK BULL" et ses déclinaisons à compte d'âge, ainsi que la gamme "DIMENSIONS". Merci à Allan White (directeur des ventes pour l'Europe) pour ces compléments d'information que je rajouterai au fur et à mesure.

 

 

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Les produits Duncan TAYLOR prioritairement distribués en France par Joseph Cartron à partir de 2016.

 

 

La nouvelle référence de DUNCAN TAYLOR intitulée "SMOKIN' (The Glentleman's Dram") qui arrive en France est un blended whisky écossais qui se veut à l'ancienne, non filtré à froid et non coloré, proche de l'esprit des vieux blends du XIX ème siècle. Sa composition est secrète, mais j'ai pu savoir que ses composantes tourbées ne venaient pas uniquement d'Islay (les noms d'ARDMORE ou de BENRIACH, mais aussi LONGROW ou LEDAIG me viennent à l'esprit, mais ce ne sont que des hypothèses-tout comme la couleur foncée qui suggère un travail important de brûlage des fûts). Du côté des single malts inclus dans l'assemblage, ce sont les fûts de Bourbon qui sont à l'honneur. Il n'y a pas de mention d'âge, et le blend est réduit à 40 %. Un whisky qui arrive tardivement en France, mais auréolé de récompenses internationales depuis 2013 (à l'I.W.S.C.: "Gold" /Quality Award), puis doublement récompensé à la San Francisco World Spirits Competition en 2014 et en 2015 avec un prix "Double Gold"). Je n'ai pas d'indication de prix pour le moment. A suivre...

 

 

 

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-Chez GORDON & MACPHAIL, signalons, entre autres sorties, une rareté, provenant d’une distillerie du Speyside fermée en 1985 mais dont Diageo possède encore un peu de stock bien qu’elle fût revendue au groupe William Grant & sons qui en exploite les installations (surtout les chais):

 

-CONVALMORE de 40 ans (1975-2015), GORDON & MacPHAIL/gamme « Rare Old », 46 %. C’est probablement l’une des mises en bouteilles les plus âgées jamais sorties, et en tout cas plus âgée que les versions de 36 ans d’âge officielles et de chez CADENHEAD sorties en 2013. La société The Whisky Exchange le propose pour un peu plus de 600 € à l’heure actuelle.

 

 

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A signaler, une annonce significative, celle de la branche de société de négoce The SPECIALITY DRINKS Ltd de The Whisky Exchange (l’équivalent de La Maison du Whisky au Royaume-Uni et dont le QG et les boutiques sont situées à Londres), avec la création d’une référence permanente du blended malt « PEAT », dans la gamme « Elements of Islay », par les créateurs de la fameuse gamme « Port Askaig ». Oliver Chilton, l’homme aux commandes de cette gamme, nous assure qu’il s’agira d’une sélection de whiskies en provenance d’Islay, et chose également intéressante, que l’assemblage sera embouteillé brut de fût, soit pour la première édition en tout cas, 59,3 %, pour un peu moins de 50 € environ (et toujours en flacons de 50 cl).

 

 

 

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-Chez les négociants moins connus, signalons également quelques sorties de single-malts anonymes:

 

-La Vintage Malt Whisky company propose une nouvelle version de son FINLAGGAN nommée « EILEAN MOR », version « SMALL BATCH », édition 2015, et titrant 46 % au lieu de 40 % pour l’ « OLD RESERVE ». Toujours sans compte d’âge, elle est vendue à environ 60 €, mais parfois difficile à trouver en France dans les réseaux de cavistes classiques.

 

 

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-La société Fox Fitzgerald et le créateur de ce single-malt, Eamonn Jones, propose désormais son « PEAT’S BEAST » également en version « CASK STRENGTH », avec affinage de 9 mois en fûts ayant contenu du Sherry de type Pedro Ximenez. Cette version titre 54,1 %, elle est toujours non filtrée à froid et est vendue (même réserve que ci-dessus) à environ 80 €.

 

 

 

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A noter également comme curiosités récemment sorties et passées presque inaperçues, ces deux propositions :

 

-« CORRIE MOHR », un single-malt anonyme, qui a été créé par le célèbre maître-assembleur Richard Paterson, et qui est un assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon avec d’autres ayant contenu du Sherry et provenant de la même distillerie non précisée. Le whisky en question, sous-titré « Cigar Reserve », estrévélateur de sa destination, un accord avec le cigare. Un troublant parallèle avec la version similairement titrée du single-malt DALMORE. De là à dire qu’il s’agit du même whisky, je ne peux l’affirmer, mais en tout cas il y a déjà une différence majeure, c’est qu’il est embouteillé à 46 %. Il est disponible pour environ 60 € sur le marché du Royaume-Uni.

 

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-L’obscure St JAMES Whiskey Brandy Distillery (pas d’autres informations en effet à son sujet pour le moment) a récemment sorti un « world blended-whisky » nommé « ORBIS » : Il s’agit d’un assemblage de whiskes en provenance de chacun des 5 pays « historiques » (les premiers à avoir produit du whisky) , à savoir l’Irlande, Le Royaume-Uni (Ecosse), les Etats-Unis, le Canada et enfin le Japon. Pas d’autre précisions sur cet assemblage, sinon qu’il ne comporte pas de mention d’âge, qu’il est proposé en bouteilles de 70 cl, que l’alcool est réduit à 40 % et qu’il s’agissait à l’origine d’une version destinée aux zones hors taxes. Il se vend dans les pays anglo-saxons à environ 50 €.

 

 

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Rappel GENERAL :

Côté nouveautés, sorties, nouvelles du monde du whisky depuis la fin Septembre 2015, une partie de celles-ci seront intégrées dans mon compte-rendu à venir de mes visites au salon Whisky Live Paris 2015 & Salon Club-Expert Dugas 2015. Encore mes excuses pour le retard.

 

Point SANTE (de votre serviteur) :

Bonne nouvelle, il semble qu’au vu des derniers examens de santé du mois de février 2016, je sois en (bonne) voie de guérison quant à mes soucis d’altération de mes capacités olfactives. Je devrais recouvrer la totalité de mes capacités d’ici quelques semaines, voire quelques mois. C’est un soulagement qui va me permettre de reprendre bientôt de manière plus complète la prise de notes lors des dégustations.

 

***

 

A SUIVRE (PARTIES 2 et 3) :

 

2/ MES MEILLEURS WHISKIES AU MONDE DEGUSTES A CE JOUR

3/ MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES

 

 

A NOTER/CONCLUSION provisoire :

 

Vous retrouverez très vite ici la deuxième et troisième partie de cet EDITORIAL N°19 (car il est déjà assez long, or je ne voulais pas vous faire attendre plus longtemps pour au moins le point sur les nouveautés). Autre nouvelle façon de procéder, ces deux parties à venir, correspondant à une demande de la part d’une partie de mes lecteurs, seront disponibles en ligne de deux manières différentes, d’abord en lien direct avec cet éditorial en page d’accueil, mais aussi dans l’entrée « EXPRESS NOTES » ou "LISTES THEMATIQUES" du menu haut (à confirmer), ce qui permettra de facilité la recherche du sujet en mode « recherche » (menu haut également), sachant que je déplore, chers lecteurs & lectrices, les « bugs » de cette entrée (elle ne donne pas accès en effet à tout, hélas, suite à un lourd souci technique).

Prochainement, ce site va d’ailleurs devoir être entièrement refondé, un travail titanesque, je ne vous le cache pas, et qui va dépendre également de mon évolution en tant qu’écrivain indépendant du whisky et « bloggeur », suite à certains projets très récents en cours. Bien sûr je vous informerai de l’évolution de cette situation…Merci de votre fidélité en attendant…

 

Editorial No 18

 

 

 COMMUNIQUE : 

 

 GREG'S WHISKY GUIDE soutient la campagne pour davantage de transparence portée par la société Compass Box & vous encourage à la soutenir en allant sur ce lien :

http://www.compassboxwhisky.com/transparency/

 

De manière personnelle, j'ai souhaité m'impliquer davantage à propos de cette campagne, aussi j'ai contacté à la fois la société Compass Box et la S.W.A. (Scotch Whisky Association) afin de leur soumettre des propositions afin de trouver une solution susceptible d'aboutir à un accord équitable entre les parties, en faisant avancer le plus possible la question de la transparence pour le consommateur sur une base assez large (pas seulement au sujet de l'âge, mais aussi au sujet du type de fûts utilisés, du nombre de remplissages, du traitement de brûlage ou toastage, des additifs, etc...). J'en reparlerais ici prochainement.

 

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EDITORIAL No 18 : « LA PART DU REVE » (Décembre 2015):

 

(« The Dream’s Share », December 2015) 

 

Première Edition/1st Edition: 29/12/2015

Mise à jour/Update: 23/01/2016

 

INTRODUCTION :

 

Tout d’abord je voulais souhaiter de JOYEUSES FETES à tous les lecteurs & lectrices, qu’ils soient fidèles ou de passage sur le site. UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2016 à venir, qu’elle vous apporte SANTE, BONHEUR & PROSPERITE, et….Plein de bons drams à déguster, avec modération évidemment…et discernement, étant donnée la montée des prix.

Pour ce nouvel éditorial quelque peu allégé (vous en trouverez les raisons en fin d’éditorial, dans le communiqué publié le 17/12/15 sur lequel je ne reviens pas ici, n’ayant pas d’élément nouveau à vous communiquer pour le moment), j’ai voulu prolonger un peu le sujet du précédent Editorial, à savoir celui d’un film sur le whisky, mais en l’étendant cette fois au monde entier. Je vous propose ainsi une petite sélection de clips, films ou vidéos sur le whisky, dans un rapide tour d’horizon, qui mêle à la fois des films publicitaires des producteurs de whiskies (écossais surtout), des films plus longs à caractère documentaire (à l’exception des fictions), des interviews de professionnels, mais aussi des films d’amateurs, et des « vlogs » (vidéo-blogs) comme celui de Ralfy Mitchell, qui a apparemment inventé ce terme.

 

 

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La somptueuse salle des alambics de GLENDRONACH. Photo © Hugh M.

 

Ce ne sont pas tous des chef-d’œuvre, loin de là, mais tous ces films (dont certains sont des « must » à mon avis) ont quelque chose à nous apprendre sur le whisky, et parfois bien davantage…(je pense notamment à l’hommage à Iain McArthur de Lagavulin, bouleversant). Bien entendu, il s’agit d’un choix non exhaustif et non péjoratif pour les absents (il serait fastidieux ou véritablement encyclopédique de vouloir recenser tous les films sur toutes les distilleries ou sociétés productrices de whisky, je n’en ai pas le temps), c’est aussi et surtout un prétexte (peut être appréciable par les temps –assez durs- qui courent) pour vous donner envie d’en découvrir d’autres sur la toile vous-mêmes…et qui sait, vous donner des idées de voyages pour cette année 2016 à venir.

Côté nouveautés, sorties, nouvelles du monde du whisky depuis la fin Septembre 2015, une partie de celles-ci seront intégrées dans mon compte-rendu à venir de mes visites au salon Whisky Live Paris 2015 & Salon Club-Expert Dugas 2015.

 

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ENGLISH SUMMARY :

 

 First of all, I would like to wish you all (wether you are a regular visitor of this website or not) a HAPPY CHRISTMAS & A HAPPY NEW YEAR 2016 to come….Enjoy a couple of good drams, responsibly of course, and with care (because of the prices increase).

For this new Editorial, a bit lighter than usual (you will find why in the communiqué I published on December, 17, there’s nothing new about that), I wanted to continue to talk about movies about whiskies as I did last time, but this time about Scottish whiskies & World whiskies as well rather than French ones. So here is a wee selection of videos, some being advertisement material, other rather documentaries, some with interviews with professional people, etc…or short videos or « vlogs », like Ralfy Mitchell does, for instance (he’s probably the author of this word).

Well, these videos are not all masterpieces for sure (even if some are « must see » ones), but they all tell us something about whisky, and sometimes about much more (for instance the deeply moving tribute video to Iain McArthur from Lagavulin).

Of course, this selection is non exhaustive & it doesn’t mean the distilleries or indie bottlers not mentioned here are not worth of interest, but it’ll be too long. Eventually, this is also a reason to arouse your interest for browsing about this on the internet or to travel maybe during this new year 2016 to come, who knows ?

About new bottlings, whisky news since September 2015, you will find some of these in my two reports to come, about Whisky Live Paris 2015 show & Club-Expert Dugas 2015 show.

 

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SELECTION de FILMS OU VIDEOS sur LE WHISKY :

 

(A SELECTION OF FILMS OR VIDEOS ABOUT WHISKY)

 

 

GENERALITES SUR LE WHISKY ET SA FABRICATION:

 

Un excellent documentaire en anglais qui sort un peu des sentiers battus notamment dans sa défense très traditionnelle des blended whiskies et son excellente mise en perspective historique:

https://www.youtube.com/watch?v=_ZLgHN5Jtug

 

Puis un plus court, axé sur la technique :

https://www.youtube.com/watch?v=2j8AbAbb9Uw

 

Evidemment, le plus calé sur la question semble encore être l’historien du whisky Charles MacLean, parlant ici des origines du whisky en Ecosse, et au delà :

https://www.youtube.com/watch?v=H86OWmiUMfA

 

 

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 L'écrivain et historien du whisky Charles MacLean, ici sur une des vidéos de la chaîne SINGLEMALT TV sur youtube.com.

 

 

1/ L’ASSEMBLAGE, LE NEGOCE, VOIRE L’ARTISANAT :

 

Parmi les grandes maisons d’assemblage, BALLANTINE’S, propriété de la société Pernod-Ricard, présente ici à travers ce film publicitaire, l’histoire de ses blended whiskies :

https://www.youtube.com/watch?v=ooXT61ssVmc

 

 

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 La gamme régulière de BALLANTINE'S. Photo © Grégoire Sarafian

 

Egalement cette vidéo sur l’histoire de la marque JOHNNIE WALKER, appartenant à Diageo :

https://www.youtube.com/watch?v=naYciFo3NyQ

 

 

Assez frustrantes, ces vidéos ultra-rapides typiques de l’industrie du whisky doivent presque être vues au ralenti, mais heureusement de temps à autre certaines ont plus de pertinence (en plus ici nous voyons à l’œuvre une femme maître-assembleur, Stéphanie MacCloud, de chez DEWAR’S ce qui n’est pas si courant) :

https://www.youtube.com/watch?v=1qJgcJCsF-Q

 

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Stéphanie MacCLOUD, maître-assembleur chez DEWAR'S en plein travail.

 

 

L’artisanat et le whisky de négoce, lorsqu’ils s’allient avec une exigence d’innovation, ne sauraient être mieux incarnés que par la démarche de John Glaser de COMPASS BOX, à travers ses vidéos souvent très pédagogiques sur ce qu’est le whisky et aussi bien sûr sur ce qu’il pourrait être :

https://www.youtube.com/watch?v=pDCE2PCpRtk

 

 

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 John Glaser de COMPASS BOX lors du Salon Cocktails Spirits, en 2011. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

L’assemblage (exemple ici avec WHYTE and MACKAY, DALMORE) avec une mémorable session entre l’acteur britannique David Hayman et « le nez » qu’est Richard Paterson :

https://www.youtube.com/watch?v=HG4F0NmGpg4

 

 

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Votre serviteur avec Richard Paterson au salon Whisky Live Paris 2013. Photo © Grégoire Sarafian

 

 

 

2/ LA MATURATION :

 

Ici chez GLENMORANGIE :

https://www.youtube.com/watch?v=OsHDpMquLjQ

 

 

Chez GORDON & MACPHAIL (négociant en whiskies depuis 1895) :

https://www.youtube.com/watch?v=sP2ZpsRd7AY

 

 

A l’occasion de la sortie d’un whisky de la distillerie GLENLIVET âgé de 70 ans :

https://www.youtube.com/watch?v=wfKKYpcyfbA

 

 

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 Le fameux fût de GLENLIVET 70 ans ayant donné 100 bouteilles d'un whisky titrant encore 45,9 %.

 

 

3/ LA DEGUSTATION DU WHISKY :

 

En version « destroy », mais argumentée, par l’expert-assembleur Richard Paterson, assembleur chez DALMORE, JURA, et les blends WHYTE AND MACKAY :

https://www.youtube.com/watch?v=YVG1U-faqHY

 

 En version plus décontractée mais tout autant sans concessions par Gerry Tosh, de HIGHLAND PARK :

https://www.youtube.com/watch?v=Boj33DVSILQ

 

 

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4/ ECRIRE SUR LE WHISKY :

 

Dave Broom, écrivain du whisky, explique son travail et la genèse de son « Atlas Mondial du Whisky » (recommandé par votre serviteur) dont la première édition est sortie en 2010 :

https://www.youtube.com/watch?v=en5TQEtGUzM

 

 

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Le fort sympathique Dave Broom, ici avec votre serviteur, lors du salon Whisky Live Paris 2014. Photo: © Constantin Sarafian

 

 

Martine Nouet, écrivain français du whisky, nous parle des associations culinaires avec le whisky, à l’occasion de sa rencontre avec le chef Jean-Michel Noël du restaurant parisien La Zygothèque :

https://www.youtube.com/watch?v=6PQOO-0tfdg

 

 

5/ VENDRE LE WHISKY :

 

Jean-Marc Bellier, directeur de la boutique rue d’Anjou de La Maison du Whisky, expert rédacteur des notes de dégustations des catalogues de la maison et du salon « Whisky Live Paris »présente brièvement sa cave :

https://www.youtube.com/watch?v=r-MvBPyC2mA

 

 

6/ COLLECTIONNER LE WHISKY :

 

Sukhinder Singh, directeur de la boutique The Whisky Exchange à Londres, mais aussi du salon, « The Whisky Show » nous donne quelques conseils pour débuter une collection :

https://www.youtube.com/watch?v=o9j0gf9dbbc

 

 

 

LES DISTILLERIES ECOSSAISES (Sélection):

 

-ABERLOUR :  Alex Robertson, ambassadeur de la distilerie, nous parle dans une vidéo publicitaire, depuis les chais, d'une version ancienne d' "ABunadh", un des tous meilleurs whiskies de la distillerie:

https://www.youtube.com/watch?v=-mXU37tdNk0

Voici ce que pense, sur le même sujet, le célèbre Ralfy Mitchell, qui propose sur youtube.com un blog des vidéos (le sujet principal de son site, d’où le terme de « vlog ») des chroniques de whiskies incluant à la fois des notes de dégustations et des réflexions libres sur des questions relatives au whisky et notamment son marché. Il nous propose ici une critique d’un lot de la version « A ’ Bunadh » (batch 48), et le compare avec d'autres lots.

https://www.youtube.com/watch?v=1-yj61VPPnY

 

 

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Incontournable "A'Bunadh..."

 

 

-ARDBEG : Exemple d'une vidéo publicitaire jouant parfaitement sur l'aspect "terroir" et les éléments, mais aussi les personnes qui font le whisky :

https://www.youtube.com/watch?v=9lJ6D1l8MJ4

 

-ARRAN : Une présentation publicitaire jouant sur une voix off très typée :

https://www.youtube.com/watch?v=8UWHQde49GI

 

-BALVENIE : David Mair & l'assembleur David Stewart, autour du « Double Wood » de 12 ans d’âge dans le fameux chai N°24 :

https://www.youtube.com/watch?v=QzaarBCRxOE

Au sujet du 50 ans d’âge :

https://www.youtube.com/watch?v=3_bj80paaI0

 

 

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David Stewart de BALVENIE au salon Whisky Live Paris 2012. Photo © Grégoire Sarafian

 

 

-BENROMACH : Documentaire publicitaire incluant une présentation des propriétaires, la société de négoce Gordon & MacPhail :

https://www.youtube.com/watch?v=BlIFQNT_lBg

 

-BOWMORE : Un superbe petit film relativement bref, mais bien ancré sur l’apport de la distillerie à l’île d’Islay :

https://www.youtube.com/watch?v=DjlTOnl7GHg

 

-BRORA (& CLYNELISH) avec Donald Renwick, distillery manager de Diageo :

https://www.youtube.com/watch?v=gje3y3cDFqo

 

-BRUICHLADDICH : Evidemment impossible d’évoquer les whiskies d’Islay et bien sûr la distillerie BRUICHLADDICH (qui produit aussi les marques PORT CHARLOTTE et OCTOMORE) sans vous proposer une vidéo avec une interview de Jim McEwan et son style enthousiaste, totalement de parti pris mais irrésistible, ici en plus depuis la distillerie :

https://www.youtube.com/watch?v=uwVMDR5Gbi4

Pour le côté historique, c’est au tour de Mark Reynier de nous parler de la distillerie, en images :

https://www.youtube.com/watch?v=rAa8ADnQJh8

 

 

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-DAFTMILL : Le célèbre écrivain du whisky Charles MacLean s’entretient avec Francis Cuthbert, le propriétaire de cette nouvelle distillerie (2005) dans les Lowlands :

https://www.youtube.com/watch?v=DjlTOnl7GHg

https://www.youtube.com/watch?v=02DzqhuyVx8

 

-GLENDRONACH : Avec une vidéo publicitaire de 10 minutes plutôt bien faite :

https://www.youtube.com/watch?v=q-4LGp-cncA

 

 

 

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 Joli spectacle dans la cour de la distillerie GLENDRONACH....Photo: © Hugh M.

 

 

-GLENFARCLAS : Une vidéo sur cette distillerie familiale :

https://www.youtube.com/watch?v=fgxh1L3jpLE

 

-GLENFIDDICH : Exemple d’un clip publicitaire très concis (au passage avec du post-rock !) :

https://www.youtube.com/watch?v=TBql1BQpJ9c

 

-GLENGOYNE : Vidéo publicitaire :

https://www.youtube.com/watch?v=mlPScd88c88

 

-The GLENLIVET : Entretien entre Charles MacLean et Ian Logan, ambassadeur de la distillerie et visite rapide de la distillerie :

https://www.youtube.com/watch?v=Wa_ms0yXwAs

 

-GLENMORANGIE : L’assembleur Bill Lumsden nous parle de plusieurs versions du single-malt :

https://www.youtube.com/watch?v=04XD3ZVURJI

 

 

 

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Bill Lumsden lors du Whisky Live Paris 2009. Photo © Grégoire Sarafian

 

Sur le même sujet, Horst Luening, le directeur de la société allemande The Whisky Store (caviste et société de vente par correspondance), nous parle d’une version récente, le « Tusail », dans son style inimitable et souvent discrètement mais sûrement caustique :

https://www.youtube.com/watch?v=3lhS3MxDxAc

 

 

-The GLENROTHES (& Berry Bros & Rudd) :

Une vidéo intéressante, avec Ronnie COX expliquant les origines de la gamme millésimée de la distillerie :

https://www.youtube.com/watch?v=SIbbD4LcHhM

 

 

-HIGHLAND PARK :

Très esthétique, ce film publicitaire sur la distillerie HIGHLAND PARK, jusqu’à la voix du narrateur, accent à l’appui :

https://www.youtube.com/watch?v=7rDDHIWJbqc

Gerry Tosh, le responsable général du département marketing, mais aussi fin sélectionneur de fûts de la distillerie (auteur des fameux « Ambassador’s Cask », entre autres), a enregistré des vidéos sur plusieurs versions du single-malt, que ce soit la gamme régulière ou les éditions limitées, dont celles-ci, ou l’on apprend pas mal de choses sur l’histoire de la distillerie :

A propos du 21 ans d’âge :

https://www.youtube.com/watch?v=sNbSkjn4454

A propos du millésime « 1971 » de la collection « Orcadian Vintage Series » :

https://www.youtube.com/watch?v=sS_LUS9-MeE

 

 

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 L'un des chais de la distillerie HIGHLAND PARK...

 

-KILCHOMAN :

Une interview intéressante d'Anthony Wills par Charles MacLean sur cette ferme-distillerie écossaise de l'île d'Islay :

 https://www.youtube.com/watch?v=sJpBR7p51hc

 

-LAGAVULIN : Une bouleversante interview d’Iain McArthur pour Diageo avec Dave Broom:

https://www.youtube.com/watch?v=ro3HKp_pOwM

 

 

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Iain MacArthur, personnage emblématique de la distillerie LAGAVULIN, qui veille sur les chais depuis plus de 40 ans.

 

Et pour se remettre de nos émotions, une jolie vidéo aussi publicitaire que parodique (Nick Offerman est passé par là !), dans laquelle vous retrouverez également en « guest star », Iain…

Lagavulin,vu par Nick Offerman

 

 

-LAPHROAIG : D’abord plusieurs petites vidéos plutôt amusantes à propos des 200 ans de la distillerie en 2015, puis on passera aux choses sérieuses :

https://www.youtube.com/watch?v=m8Isiyu5FTc

Et comme c’était Noël il y a peu :

https://www.youtube.com/watch?v=UzR9cvsz85g

https://www.youtube.com/watch?v=JZ8-GFGVoko

https://www.youtube.com/watch?v=t_TdFOwEKuo

Un film publicitaire assez long (plus de 26 mn) assez intéressant pour expliquer le fonctionnement comme l’esprit de la distillerie (et d’une distillerie qui tourbe au passage) :

https://www.youtube.com/watch?v=k9Xo900woaU

 

Et enfin un film tourné à l'occasion d'une célébration (diffusée en ligne le 21/09/15) du 200 ème anniversaire de la distillerie:

https://www.youtube.com/watch?v=wGmr5YeOrfE

 

 

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 Une vue que j'aime particulièrement de la distillerie LAPHROAIG. Photo © Hugh M.

 

-OBAN : Diageo a demandé à l’acteur Nick Offerman de présenter de la distillerie OBAN, en lui donnant (j’imagine) carte blanche pour une vision décalée, comme à son accoutumée, assez savoureuse, je dois dire :

Oban, version Nick Offerman

 


-SCAPA : Les films sur cette distillerie nordique (l’autre distillerie de whisky des îles Orcades, ou « Orkney Islands » en anglais) ne sont pas si courants, alors voici celui-ci proposé par son propriétaire Pernod-Ricard, sans paroles, et telle une bande annonce de fiction à suspense :

https://www.youtube.com/watch?v=km1gx4_0DK8

 

 

 

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Eh oui on fait comme on peut quand on doit transporter des fûts sur une petite île...

 

 

-SPRINGBANK : L’ancien légendaire directeur Frank McHardy présente le 10 ans d’âge, véritable porte-étendard de la distillerie :

https://www.youtube.com/watch?v=xpMcwScgIS4

 

Ralfy Mitchell présente une version particulièrement populaire de SPRINGBANK, le 12 ans brut de fût ou "Cask Strenth", avec la ferveur qu'on lui connaît parfois, et que je partage sans réserve pour cette version:

https://www.youtube.com/watch?v=XSpw1WEnnqU

 

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Ralfy Mitchell en visite à la distillerie SPRINGBANK, ici avec Peter Currie, devant le coffre à alcool.

 

Ralfy Mitchell visite cette distillerie artisanale pour laquelle j’ai moi aussi, comme lui, une passion de longue date :

https://www.youtube.com/watch?v=ffIDf_WtKpk

(voir ensuite dans le menu de droite de youtube pour les 6 autres épisodes)

 

-TALISKER : A défaut de photos ou de vidéos de l’intérieur de la distillerie (interdites par Diageo, hélas), une revue (officielle) de la version nommée « 57°North » :

https://www.youtube.com/watch?v=Xn7v1cWczkM

 

 

 

UN BREF PANORAMA DE QUELQUES DISTILLERIES D’AUTRES PAYS :

(Pour la France, voir l’Editorial précédent)

 

 

L’IRLANDE :

 

https://www.youtube.com/watch?v=5-IFMJz1keE

 

 

 

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 La distillerie BUSHMILLS, sans doute la plus ancienne distillerie de whiskey d'Irlande...

 

 

LES ETATS UNIS :

 

Un historique et panorama des différentes distilleries :

https://www.youtube.com/watch?v=wx7unZ7enYg

Impossible de parler des whiskeys de ce pays sans évoquer celle qui est peut être une des 30 meilleures distilleries au monde à mon avis, à savoir BUFFALO TRACE et les distilleries/marques associées :

https://www.youtube.com/watch?v=mzh_RH7rW4k

 

 

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 L'énome complexe de BUFFALO TRACE...qui s'étend sur pas moins de 20 hectares...

 

Ralfy Mitchell nous donne un bref aperçu (développé dans d’autres vidéos associées) de l’étendue de l’offre des whiskeys du pays :

https://www.youtube.com/watch?v=JvhKbk8-44I

 

 

LE CANADA :

 

https://www.youtube.com/watch?v=IT0JhNPqkKk

 

 

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Impossible de parler de whiskies canadiens sans évoquer la distillerie WISER'S, qui date de 1857, et la plus populaire du pays.

 

 

 

LE JAPON :

 

Généralités :

https://www.youtube.com/watch?v=ZOl6GWZz5x8

https://www.youtube.com/watch?v=LLleQ_XCw34

 

 

Une vidéo publicitaire japonaise à propos de la distillerie YOICHI, du groupe NIKKA :

https://www.youtube.com/watch?v=P-mI3G-x6XY

 

 

 

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 Le splendide millésime 1988 du Whisky Live Paris 2013 dégusté par votre serviteur. Photo: © Constantin Sarafian

 

 

 

Un reportage de CNN sur la distillerie YAMAZAKI du groupe SUNTORY :

 

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 La distillerie japonaise YAMAZAKI qui date de 1923, entourée de jolis cerisiers...

 

 

LA BELGIQUE :

 

Distillerie OWL (Single Malt The BELGIAN OWL)

https://www.youtube.com/watch?v=75Ke853mtI0

 

 

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Trois des productions de la distillerie belge OWL, encore trop méconnue en France...

 

 

LA SUEDE :

 

Distillerie MACKMYRA :

https://www.youtube.com/watch?v=cPQDTWlmlQM

 

 

 

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 Un des chais de la distillerie MACKMYRA, au fond d'une ancienne mine...Photo: © avec la permission de la distillerie

 

 

LE PAYS DE GALLES :

 

Distillerie PENDERYN :

https://www.youtube.com/watch?v=OIEMg3FR7YI

https://www.youtube.com/watch?v=FLHCQQoMaNc

 

 

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Trois des versions de PENDERYN disponibles en France ("SherryWood", "Portwood", "MadeiraWood"). Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

L’INDE :

 

Distillerie AMRUT :

https://www.youtube.com/watch?v=l-vyn04uR4E

 

 

 

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 AMRUT "Fusion", la version emblématique de la marque. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Distillerie PAUL JOHN (dégustation d’un de leurs whiskies par Ralfy Mitchell):

https://www.youtube.com/watch?v=oDtNsXUQw5g

 

 

 

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Le stand PAUL JOHN au salon "Whisky Live Paris" 2013. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

L’AUSTRALIE :

 

https://www.youtube.com/watch?v=ly0l-vT-U1s

 

 

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Il a fallu attendre l'année 2009 pour que le public français ait un accès plus large aux whiskies australiens, ici en 2009 au salon "Whisky Live Paris". Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

CONCLUSION :

Pour des raisons de place, j’ai choisi de ne pas évoquer ici d’autres sujets liés au whisky, comme les bars à whiskies, l’art du cocktail, les salons & festivals du whisky, etc…mais cela ne veut pas dire que je n’y reviendrais pas un jour. J’espère néanmoins que cette sélection vous aura donné envie d’en apprendre plus et surtout vous aura donné quelques moments de joie et appris des choses…voir qui sait de vous rendre dans l'une des distilleries en question...Encore une excellente année 2016 !

 

Editorial No 17

 

 COMMUNIQUE (17/12/2015):

 

Que vous soyez êtes lecteurs occasionnels ou assidus de Greg’s Whisky Guide, soyez en remerciés. Vous avez sans doute remarqué que depuis quelque temps, plus aucune note de dégustation détaillée n’était postée, ou tout au plus quelques notes succintes dans le dernier éditorial en date. Je veux vous dire aujourd’hui combien j’ai de la peine à vous en donner la raison principale, au-delà des problèmes techniques persistants et qui vont nécessiter une refonte complète du site sous peu. En effet, depuis l’été dernier, je suis atteint d’une forme évolutive et partielle d’anosmie que l’on nomme dysosmie (c’est plus compliqué que cela, alors je résume), en bref, une perception altérée des odeurs et aussi du goût.

De cause encore indéterminée, même si attribuée par un des médecins vus cette été « probablement à un virus », je pensais que le problème allait se résoudre avec le temps depuis l’été dernier ou elle est apparue, mais il n’en est rien. Il y a eu un léger mieux en septembre/octobre dernier, c’est pourquoi j’ai pu « couvrir » (même si le reportage n’est pas encore en ligne, désolé !) deux salons dont le « Whisky Live Paris 2015 » (reportage que je mettrais en ligne dès que possible, même incomplet), mais depuis il y a eu certaine régression, et même une amplification du phénomène sous forme d’une parosmie spécialement associée aux whiskies (modification par le patient d’une odeur habituellement agréable en une odeur désagréable : odeur d’eaux usées, voire même d’excréments). C'est quasiment systématique, mais curieusement certains whiskies hauts de gamme et de caractère y échappent, alors que d’autres non. Je vais devoir faire une olfactométrie et suivant le diagnostic, voir avec un spécialiste quelle solution y a-t-il, et si la perte de capacités et temporaire ou définitive.

Cela remet donc en cause bien évidemment mon aptitude à juger d’un whisky et à écrire sur celui-ci, hélas, mais aussi, par exemple à juger de la dangerosité ou non d’une odeur au quotidien. Cette pathologie affecte aussi mon moral, clairement, mais parmi les conseils médicaux donnés, il y a le non abandon de la dégustation, notamment pour entretenir ma bibliothèque d’arômes et de saveurs, qui autrement risquerait de se perdre, et aussi, je vous rassure, parce qu’heureusement il subsiste quelque chose de mes capacités, au goût notamment. J’espère vraiment que ces capacités vont revenir à leur plein niveau bientôt, sans quoi il est possible que ce site n’ait plus de justification à mes yeux, du moins sous cette forme. Je vous tiendrais au courant de l’évolution de ce problème.

J’ai conscience qu’au regard de l’actualité assez dure de ces dernières semaines, ce souci personnel apparaisse comme fort dérisoire, c'est certain, mais c’est aussi ma réalité… Je pensais jusqu'ici que l’étape du goût était l’essentiel de la dégustation, même si je prônais la vertu d’un « nosing » bien fait dans les règles, et que je pouvais passer de longs moments avec le nez de certains whiskies, mais je réalise aujourd’hui combien est frustrante la suppression quasi-systématique de cette étape pour moi actuellement. J’en ai fait part de manière privée à quelques interlocuteurs professionnels (qui sont pour certains devenus des amis) et je les remercie ici à cette occasion de leurs encouragements…Vos samples ne sont pas perdus, je les dégusterais et chroniquerais dès que j'irais mieux, merci de votre compréhension.

L’EDITORIAL N°18 sortira malgré tout d’ici la fin du mois. Il sera forcément un peu différent…J’espère malgré tout qu’il vous plaira. Merci de votre fidélité et à bientôt…

 

 

 PRESS RELEASE (ENGLISH summary/translation) - 17/12/15:

 

As a current or occasional Greg’s Whisky Guide website reader, you may have noticed I didn’t post tasting notes or long reports for a long time, with a few exceptions, and there are two reasons for that, the least being (at the moment) that the current style/version of the website’s template is out of date and will need a complete refurbishment soon. Yes, alas the main reason is the fact I was diagnosed a form of anosmia last summer (a disease that causes more or less alterations of my perceptions of aromas & flavors, not only in whisky, but a lot about it), that I thought was declining during the autumn (that’s why I could attend Whisky Live Paris 2015 show & some other tastings events, and write about it*), but I was wrong. It isn’t gone yet, it's even massive about whiskies especially (and of course wine) and is subject to variations (sometimes it seems I’m recovering my ability to nose & taste, especially with some high end and stereotypical whiskies, but the day after all seems lost) and very disturbing over time and affects my moral. I will soon have to pass different tests in a specialized hospital and see how to cure this disease, but I have no idea of how & when (and even if there are not some definitive losses) I can overcome this at the moment.

That is why I don’t feel comfortable with writing about whisky and especially tasting notes. *The ones I did for Whisky Live Paris 2015 are still valid in a way, and I will publish some of those a.s.a.p., but after that I don’t know what will happen for me and the website existence. I promise to keep you posted.

I know recent events in France and abroad where much more severe than this personal problem I’m sharing with you here, but this is my reality at the moment. I also want to thank here all the people that reacted positively to my private messages for their support, especially people from the whisky industry or ”artisanry” I’ve been in contact with…For those you provided me samples, thanks again, and don't worry, they will be tasted & reviewed asap, as they deserve the best conditions, so thanks in advance for your comprehension.

Despite all that has been said, I will release before the end of December my N°18 EDITORIAL. It should be different this time, obviously, but I hope you will like it. Thanks for your fidelity & see you soon…

 

 

***

 

 

 

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EDITORIAL No 17 : « ET SI ON DEGUSTAIT FRANÇAIS ? » :

 

(How about tasting French whiskies?)

 

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 "Fluctuat nec mergitur"

 

 

Première Edition/1st Edition: 25/10/2015

Mise à jour/Update: 06/11/2015

 

INTRODUCTION :

(Foreword) 

 

Pour cet éditorial (au passage, c’est le deuxième anniversaire de ce site internet, à quelques semaines près…eh oui, déjà !-cela pourrait être un Bourbon, mais pas encore un whisky…), j’ai voulu faire les choses un peu différemment :

Pas de nouveautés ou de nouvelles du monde du whisky (sauf exceptions), non, une fois n'est pas coutume, celles-ci vont être intégrées dans mon compte-rendu à venir de mes visites au salon Whisky Live Paris 2015 & Salon Club-Expert Dugas 2015*, mais je vous propose plutôt une interview de Robin Entreinger, réalisateur d’un film documentaire intitulé « Le Tour de France des whiskies », ce qui me permet, au passage, de faire le point sur le sujet avec lui, puis d’apporter une brève conclusion sur un sujet sur lequel, bien évidemment, je serais amené à revenir.

 

* En attendant, vous trouverez  ci-dessous le lien vers plusieurs reportages sur des dégustations récentes...

 

 

 A présent disponible sur le site  (available on the website right now) :

 

 -Reportage sur la Masterclass BENROMACH chez Nicolas Julhès

 -Reportage sur la Masterclass KAVALAN chez Nicolas Julhès

-Reportage sur la dégustation ANCNOC, BALBLAIR, OLD PULTENEY chez Vin & Whisky

 

Voir ici pour les 3 reportages (for tasting notes click here) :

Reportage/Notes

 

 

ENGLISH SUMMARY :

For this new Editorial, I have decided to do things differently (well, but before saying anything else, let’s recall it’s now the second anniversary of this website…yes, already ! It means this could be a Bourbon, but not a Scotch Whisky yet…). No news (with a few exceptions) or new bottlings announced here this time, because they will be included in my reports about Whisky Live Paris 2015 & Salon Club-Expert Dugas 2015* (the two biggest annual spirits show in Paris so far) coming soon, but you will rather find an interview of Robin Entreinger, director of a documentary about French whiskies called « Le Tour de France des whiskies » (or that one could call « A Journey into French Terroirs of Whisky »). This interview will lend me to have my say about the French scene & dialog with him, and, of course to bring a short conclusion about a topic about I will for sure be writing again in the future.

 

* Before these upcoming reports, here are some others about various masterclasses and tastings : 

click here

 

As always, you can get an approximative translation of my full EDITORIAL by using « Google Translate », or for another one, please click here below… : Translator

 

***

 

Dernière minute : Déclaration publique (relayée sur Twitter):

 

Greg's Whisky Guide, le site internet sans langue de bois, soutient la société Compass Box Whisky Company (& toute autre société, distillerie ou négociant qui ferait le même choix) dans leur politique de transparence envers le consommateur. En tant que consommateur de whisky, écrivain du whisky, "bloggueur" de whisky, je ne peux accepter la récente décision de la S.W.A. (Scotch Whisky Association) d'interdire la mention de l'âge le plus important entrant dans la composition des deux dernières créations de la société ("This is not a luxury whisky" & "Flaming Heart 5th Release"), voire d'autres informations importantes (présentes sur des flyers et sur le site web) sous prétexte des règles de la S.W.A. Devant cette menace de poursuites, Compass Box a du retirer ces mentions. Je pense qu'à la condition ou les distilleries qui ont vendu à Compass Box les fûts pour créer ces whiskies l'ont autorisé à mentionner leur âge, l'on ne devrait pas cacher au consommateur ces informations susceptibles de les aider à savoir ce qu'ils achètent ou pourraient vouloir acheter. 

A une époque ou les prix des whiskies ne cessent de monter, il est plus qu'utile de savoir pour quoi on paie, et c'est tout à l'honneur de Compass Box de donner au public l'accès à ces informations. Depuis le premier jour ou j'ai fait connaissance avec le travail de John Glaser, j'ai été impressionné par les choix culottés que celui-ci a fait et par sa capacité à expliquer au public avec pédagogie chacune de ses créations, créations, qui, excusez du peu, sont aujourd'hui pour beaucoup parmi les whiskies les plus acclamés et recherchés au monde. Ce choix de transparence n'est pas celui de toutes les sociétés productrices de whisky, loin s'en faut, et je ne vois pas quel but la S.W.A. poursuit, hormis, en quelque sorte, tromper le consommateur sur le contenu des whiskies en faisant un mensonge par omission. Enfin, je dirais que ce serait tout à son honneur que celle-ci accepte, en définitive, d'assouplir ses règles, afin de laisser entrer dans celles-ci davantage de modernité, de soutien à un travail exigeant et à la transparence, ce par égard pour ce qu'est le Whisky....

 Grégoire Sarafian, le 29 octobre 2015

 

 

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"This is not a Luxury Information to learn about its true content... I said !"

 

 

Public statement (ENGLISH Original Text), also published on Twitter :

 

"GregsWhiskyGuide (French no doublespeak use whisky website) supports Compass Box whisky company (& all the other companies that could wish to do the same) in their transparency policy towards the consumer. As a consumer, a whisky writer & whisky blogger, I can’t accept SWA's decision to forbid, on the web & flyer information (about John Glaser's latest new limited editions bottlings "This is not a luxury whisky" & Flaming Heart") the age statement, the type of casks, the distillery names-if they agreed to let it know of course & other information (mentioned in flyers & on the website) that could help the consumer to know what they are buying or to know what they possibly could buy.

As whisky prices continue to increase, it's more than useful to know what you've paid for, and that's what John Glaser does. One has to give them credit for that. From day one, I've been impressed by the choices that John Glaser did & his ability to always explain to people what he was doing while creating some of the most now sought after world wide -and, excuse me, most awarded- crafted whiskies. Not all whisky companies do that and I don't see what purpose this SWA's decision follows except to cheat the consumer in a way. It will be SWA's honor to eventually open up its rules and let modernity, (support for) hard work for quality & transparency blossom, for Whisky's sake...."


 Pour en savoir plus, voir le lien suivant:

(to learn more, please follow the link below):

 

Article de The Spirits Business (30/10/15)

 

 

 ***

 

 

EN BREF (Addendum du 06/11/2015):

 

Le 04 Novembre dernier se tenait, dans les salons du restaurant Les Noces de Jeannette à Paris, le salon privé "SPIRIT" 2015, organisé par l'association "Les Bibliothèques Gourmandes", en partenariat avec la librairie La Boîte à Lettres (d'Asnières-sur-Seine), un salon très convivial qui propose des dégustations de vins, fromages, pains & divers spiritueux, mais attribue aussi chaque année plusieurs prix à des écrivains s'étant illustrés dans la gastronomie. J'aurais l'occasion de revenir sur ce salon ou j'ai pu découvrir les excellents Cognacs des maisons Pierre LECAT, du Domaine ROY, ainsi que les Bas-Armagnacs de qualité (dont certains sont à titrage fort intéressant, presque des bruts de fût !) de chez TARIQUET, mais aussi les Calvados très fins de la maison MORIN (ah, ce 25 ans!), mais je tenais d'ores et déjà à vous signaler l'ouvrage qui a obtenu le Grand Prix, à savoir le "Guide Hachette des Whiskies" de Martine Nouet, récemment publié en France et en français. Un guide touffu et pointu de 384 pages qui balaie nombre de questions importantes, et propose pas moins de 500 notes de dégustation (dont 80 coups de coeur), notes par ailleurs toutes assorties d'une référence d'association culinaire (il y a aussi un chapitre sur le sujet, sur lequel Martine Nouet est experte), ainsi que nombre de conseils utiles, le tout de manière accessible. Rappelons que Martine est la seule personne (et la seule femme) de France a avoir obtenu le prestigieux titre de "Master of the Quaich" de la part des professionnels du whisky écossais, la plus haute distinction...Un guide dont je vais approfondir la lecture, mais que je peux déjà conseiller aux néophytes, et même aussi à ceux qui ont davantage d'expérience.

 

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Votre serviteur avec Martine Nouet au salon "Spirit" 2015, le 04 novembre dernier. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

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INTERVIEW de Robin ENTREINGER (réalisateur du film documentaire « Le Tour de France des Whiskies ») :

 

(Interview of Robin ENTREINGER, director of « Le Tour de France des Whiskies » documentary)

 

 

 

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L"affiche du film, avec l'aimable autorisation de Robin Entreinger.

 

 

Le public amateur du whisky connaît probablement Robin Entreinger par son premier film sur le sujet que fut « Le Monde du Whisky : 1/ Islay » (un court métrage de 22’05), réalisé en 2013 et auquel ont succédé plus récemment deux autres volets, le deuxième sur les micro-distilleries de whiskey d’Oregon et le troisième sur des distilleries du Luxembourg. Robin Entreinger, qui est également un réalisateur de films de fiction et gérant d’une petite société de production nommée « Seven Light », nous revient cette année avec « Le Tour de France des Whiskies », son premier long métrage documentaire consacré au whisky. Ayant à cœur d’aider à faire découvrir à autrui le patrimoine whisky du pays, et par ailleurs ayant moi-même modestement soutenu cette initiative (le film fut en effet totalement financé par KissKissBankBank, une plateforme de financement participatif), il m’a paru opportun d’interviewer l’auteur de ce film, ce également pour approfondir certaines questions et répondre à d’autres que je me suis posé au visionnage du film, un film qui est d’ailleurs diffusé gratuitement sur youtube.com depuis le 17 Octobre : Lien ici vers le fim (click here to watch the movie)

 

 

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Portrait de Robin Entreinger, avec son aimable autorisation.

 

 

1/ Bonjour Robin et tout d’abord mes félicitations pour l’aboutissement de ce projet qui n’apparaissait pas évident au départ et plutôt titanesque. Au final, c’est un joli survol en 1h40 de la production française de whisky, survol qui si j’ai bien compris sera suivi d’épisodes plus détaillés ou l’on reviendra sur chaque distillerie ?

Bonjour Grégoire. Oui, en effet, dans quelques semaines je commencerai à publier des épisodes d'environ 15 minutes sur chacune des distilleries que nous avons visitées durant notre périple. Pour mon long-métrage, je n'ai pu consacrer qu'environ 4 minutes de vidéo pour chaque distillerie. Le film montre ainsi toute la richesse du monde du whisky en France. Mais il y a tant à montrer... C'est pourquoi je proposerai ces épisodes, pour ceux qui désirent en savoir plus sur une distillerie en particulier, ou sur toutes pour les plus avides de découverte !

 

2/ Tu es l’auteur de plusieurs documentaires sur le whisky, et notamment de celui sur Islay (qui en est à plus de 8300 vues sur youtube.com-ce qui pour un sujet aussi pointu dans un pays davantage de tradition vinicole est déjà pas mal), film qui t’a fait connaître du public amateur de whisky, alors comment est née cette idée de revenir vers la France et vers notre production de whisky ?

En effet, le petit film sur Islay, que nous avons tourné en 2013 de façon totalement indépendante lors de notre voyage au Feis Ile 2013, cumule en fait près de 18000 vues, si l'on tient compte de la version en langue anglaise. C'était totalement inattendu. Après avoir tourné l'épisode en Oregon en 2014, cette fois tout seul – sans Valentin-, Valentin et moi avons décidé de nous lancer dans une série de reportages sur le whisky à travers le monde, en ciblant à chaque fois un secteur géographique précis. Nous nous sommes dit que la France méritait un épisode... Que l'on imaginait d'environ 40 minutes, au tout départ du projet... Nous ne savions pas, à l'époque, qu'il y avait tant de distilleries de whisky en France.

 

3/ Philippe Jugé, journaliste et notamment écrivain du whisky, longtemps un acteur important de la revue Whisky Magazine & Fine Spirits France (mais toujours collaborateur) et récemment organisateur d’un salon, « France Quintessence », entièrement consacré aux spiritueux français, a collaboré à ce film, et, à l’occasion d’une interview ponctuant certains moments clés du film, replace le whisky français dans son contexte autant historique qu’économique. Comment s’est passée cette collaboration ?

Philippe m'a contacté après que l'on ait mis le projet en ligne sur la plateforme de financement participatif kisskissbankbank. Nous nous sommes trouvé sur Internet, puis il m'a appelé au téléphone et notre première conversation à durée 2 heures ! Il m'a dit que mon projet était très intéressant, mais qu'il manquait des distilleries dans mon projet de voyage. Il m'a éclairé très précisément sur l'état du whisky en France, et à collaboré à mettre en place notre itinéraire. Il a également contacté les distilleries pour les informer de notre projet de film, les incitant ainsi à nous recevoir et à participer au film. Il a également fait en sorte que notre financement arrive au bout... En gros, sans l'aide de Philippe Jugé, nous n'aurions pas pu faire ce film, en tout cas pas dans ces conditions.

 

4/ Le film a été annoncé au départ comme produit par l’initiative du financement participatif autour de la plateforme « KissKissBankBank », mais à l’arrivée, à la lecture du générique, l’on comprend que trois distilleries françaises figurant dans le film (WARENGHEM, GRALLET-DUPIC ET Domaine MAVELA) ont elles-mêmes co-produit le film. Comment cela s’est il fait (à quelle étape de la production) et cela n’a-t-il pas posé des questions de conflit d’intérêt ?

Lorsque vous participez à un financement participatif, vous avez droit à des rétributions. DVD, affiche, livre... Et à partir d'un certain montant défini, votre nom apparaît au générique de début... Voilà ce qu'il s'est passé pour ces trois distilleries. C'est tout simplement une histoire de montant, et de rétribution liée au financement participatif. Il n'y a pas eu de conflit d’intérêt, chaque distillerie a reçu les mêmes faveurs, vous pouvez compter les minutes dans le film ! Il n'était pas pensable pour moi de marquer un certain favoritisme, et je précise aussi que ces distilleries ne m'ont jamais rien demandé d'autres que de faire un bon film. Contrat que j'espère avoir rempli.

 

 

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La distillerie Warenghem (plus connue du public sous le nom de son single-malt Armorik), la plus ancienne distillerie de whisky de France.

 

 

5/ De même, plusieurs distilleries françaises dont certaines de renom international comme GLANN AR MOR ne figurent pas dans ce film par ailleurs plutôt exhaustif (l’on y voit des responsables de pas moins de 25 distilleries présenter leur travail à leur interlocuteur -Robin étant hors champ la plupart du temps car derrière la caméra, c’est Valentin Bonhomme qui est devant la caméra et joue tantôt les candides, tantôt les érudits, toujours curieux et ouvert…). Peux-tu expliquer pourquoi finalement il manque au moins 3 distilleries au tableau (GLANN AR MOR, GUILLON, KAERILIS, etc…), et combien il y en a-t-il au total en France qui produisent du whisky, d’après tes observations ? (36 environ, je crois ?)

Certaines distilleries manquent à l'appel. La raison en est qu'elles n'ont pas souhaité être dans le film, tout simplement... Personnellement, j'aurais bien sûr aimé avoir tout le monde, mais je dois respecter le vœu de ceux qui n'ont pas souhaité faire partie de cette aventure. Il y a eu aussi un rendez-vous manqué. Dommage. D'après mes observations, 35 distilleries fabriquent du whisky en France, dont 25 en ont en vente ! Les autres en préparent... Il va y avoir beaucoup de chose à découvrir dans les années à venir !

 

6/ Donc si je comprends bien le récent conflit opposant plusieurs distilleries bretonnes (et au-delà en réalité) entre elles et certaines à l’organisme définissant les appellations protégées ou contrôlées (voir sujet évoqué sur le site ici: http://www.gregswhiskyguide.com/actualites/le-monde-du-whisky.html) n’aurait pas eu d’incidence sur le film ?

Absolument.

 

7/ Au-delà de ça, comment les distilleries qui ont accepté de faire partie du film ont-elles reçu ton projet ? Qu’as-tu senti qu’elles en attendaient ? Car si les articles et les billets sur la presse en ligne peuvent parfois couvrir le sujet, il faut bien avouer que c’est rare que l’on consacre autant de temps à ce sujet en France, non ?

Nous avons été très bien reçus par toutes les distilleries présentes dans le film. Tout le monde était très content de participer à ce film collectif sur le whisky français, au sens large. Chacun était fier de présenter sa distillerie, son ou ses alambics, son chai, etc. Nous avons passé des moments incroyables, privilégiés. Valentin et moi n'oublierons jamais ce tournage.

 

8/ En regardant le film, j’ai été un peu perdu au début par le parti pris audacieux mais risqué de séquencer les visites de distillerie par thème (d’abord la culture des céréales, puis le brassage, la fermentation, la distillation, etc…) plutôt que de présenter les distilleries les unes après les autres, j’entends par là du début à la fin du processus. Je dis cela surtout car le film fait souvent se succéder plusieurs distilleries sur une courte période, parfois près d’une minute par distillerie. Puis j’ai compris que tu avais envie de laisser le spectateur voir la diversité d’approches du whisky par la « juxtaposition » des procédés des différentes distilleries. Est-ce que je me trompe ? Comment cette idée  t’es venue?

Je voulais, au départ, présenter les distilleries dans le sens du voyage, donc dans l'ordre chronologique de visite. Puis, en parlant du montage avec Valentin dans la voiture (nous avons passé beaucoup de temps dans la voiture, comme tu peux l'imaginer, avec 6000 km parcourus !), nous nous sommes dit que monter le film dans l'ordre chronologique n'était pas très intéressant, pas du tout dynamique, et surtout très redondant. L'idée de monter dans l'ordre de fabrication du whisky est donc née pendant le voyage, après quelques jours de tournage. Puis elle est apparue comme une évidence, et je suis aujourd'hui certain que nous avons fait le bon choix. Nous avons ainsi pu garder le meilleur passage de chaque distillerie. Mais il reste de très bons moments à découvrir dans les épisodes à venir, bien évidemment.

 

9/ J’ai trouvé très pertinent le préambule au film (sans le dévoiler, c’est quelque chose que j’aime bien faire moi-même quand je fais découvrir des whiskies, de certains pays en particulier). Comment t’es venue cette idée de le placer en ouverture ? Et qui est Bruno Riner, est-ce le nom du dégustateur ?

Merci ! J'adore aussi l'ouverture du film, grâce à Bruno. Bruno Riner est un comédien lyonnais avec lequel je travaille depuis de nombreuses années. Il a joué dans un de mes films, Eta Carina. Pour cette scène, il a du apprendre le texte par cœur, car il n'est pas du tout un spécialiste du whisky à la base ! Mais coaché par Valentin et moi, il a réussi à se glisser dans la peau d'un expert, de manière très convaincante !

 

 

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 Robin Entreinger (à gauche), Sébastien Castan (au centre) et Valentin Bonhomme, le guide du film (à droite), pour un petit moment de détente, durant le tournage. Merci à Robin pour ce selfie, publié avec son aimable autorisation.

 

 

10/ Le choix de réalisation (la manière de filmer, je veux dire) semble assez sobre et fait la part belle à la succession de plans-séquences courts de visites explicatives des distilleries proprement dites, plutôt qu’à une approche esthétique, intuitive ou contemplative, ce à une ou deux exceptions près, je pense notamment à une séquence dans la spectaculaire salle des alambics de chez Didier Vendramin (non, chers lecteurs, je ne vous donnerai pas le nom de la distillerie, il faut voir le film), avec l’interlude préalable que j’ai trouvé véritablement splendide (images, musique…tout devient hors du temps, magique, quelque part entre le « Metropolis » de Fritz Lang et le Nautilus des « 20000 Lieux sous les mers » de Richard Fleischer, toutes proportions gardées, évidemment). Comment as-tu fait ces choix stylistiques ? Tu devais être tiraillé entre montrer de belles images et donner un maximum d’informations à l’écran, non ? Comment as-tu résolu ce dilemme ?

Cette séquence d'introduction est unique dans le film, elle est née au montage. Je voulais créer une petite respiration dans le montage, lorsque l'on enchaîne les visites sur le chapitre de la distillation ; et l'idée de faire une séquence un peu contemplative était parfaitement adaptée aux images que j'avais pu faire à Wambrechies. Cette distillerie étant très ancienne, je me suis régalé à faire ces images esthétiques. La musique de mon ami Lucas Iannuzzi, à la base composée pour mon dernier long, Dreamland, était parfaitement adaptée à cette petite séquence. Cela ressemble à ce que je fais parfois dans mes films de fictions... J'aime les séquences contemplatives, musicale. Il y en a dans pratiquement tous mes films.

 

11/ Pour rentrer maintenant dans le vif du sujet, en regardant le film, j’ai été frappé par la multitude de solutions trouvées par les distilleries pour produire du whisky « à la française », que ce soit en famille ou entre amis ou bien entre associés, et notamment par la diversité de formes des alambics (mais aussi le travail des céréales, du brassage, de la fermentation, le type de fûts et de chais, de forme de bouteilles aussi, de logo). Est-ce qu’au départ tu t’attendais à une telle variété ?

Absolument pas. Nous avons découvert de nouveaux procédés chaque jour de tournage. Il n'y a pas deux distilleries en France qui se ressemblent. Chacune a sa petite spécificité, que ce soit dans la forme de l'alambic, mais aussi son utilisation, ou des choses plus précises comme le moment des « coupes » du cœur de chauffe, le nombre de passe... Il y a même une distillerie en France qui passe 5 fois ! On trouve aussi des différences importantes dans le mélange ou choix de céréale initial, la méthode de fabrication de la bière... Bref, la piste est longue, et chaque whisky français est donc unique. Nous travaillons actuellement sur un livre sur les distilleries de whisky en France, on y trouvera des notes de dégustations, vous verrez à quel point la palette gustative est immense...

 

12/ Nombre de ces distilleries utilisent des alambics qui n’ont jamais au départ été destinés à produire du whisky, mais plutôt des eaux-de-vie de fruits (alambics à colonne), voire du Cognac (alambics charentais, à repasse), qui se rapproche déjà davantage du whisky. Il semble qu’un engouement (ou parfois des nécessités familiales, comme on le voit dans un cas dans le film) est né dans les années 1990, comme le laisse entendre Philippe, puis à nouveau au milieu des années 2000, suite au succès notamment des 3 premières distilleries bretonnes (dans l’ordre historique Warenghem, puis La Distillerie des Menhirs, puis Glann Ar Mor), qu’en penses-tu ?

On trouve davantage d'alambics à colonne que d'alambics de type charentais en France. Il existe aussi des « hybrides », qui mêlent alambic traditionnel avec colonne de rectification, le tout dans une même installation. D'une manière générale, la plupart des distilleries de whisky françaises fabriquaient avant soit des eaux-de-vie, soit de la bière. Rares sont celles qui ont commencé directement par le whisky (et parfois d'autres boissons distillées). On peut aujourd'hui dire que le whisky français a (en gros) 20 ans ; et qu'il est en réel essor depuis une dizaine d'année. On liste aujourd'hui 36 distilleries de whisky en France, mais il est plus que certain que ce chiffre va beaucoup augmenter dans les années à venir.

 

 

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 La distillerie des Menhirs, qui fabrique le whisky Eddu à base de blé noir (sarrasin), ou une autre approche du whisky.

 

 

13/ J’ai constaté que nombre de ces distilleries faisaient également d’autres types d’alcools, et utilisaient en fait un procédé de distillation à colonne* (même si le fait d’ajouter des plateaux modifie la donne) de type Holstein (allemands) plutôt qu’à repasse, ce qui influe, quoiqu’on en dise, sur le résultat final. Ceci, entre autres choses, pourrait expliquer à mon avis le style très particulier de certains distillats et parfois une certaine austérité (que certains compensent en utilisant du blé ou un mélange de céréales plus proche d’un blended-whisky ou d’un Bourbon). Vois-tu par exemple une différence importante entre le distillat d’une distillerie traditionnelle comme Warenghem (avec alambic à repasse typiquement pour single-malts de style écossais) et celui de la distillerie du Castor (avec alambic à colonne, plutôt destiné aux whiskies de grain) ?

* = L’auteur tient à préciser à ce stade que cette remarque n’est nullement destinée à dénigrer tout ce qui sort d’un alambic à colonne, l’auteur appréciant également les blended-whiskies, les blended-grains et les single-grains, sans parler des Bourbons et Wheat whiskies….mais juste qu’il préfère les alambics à repasse (ou Pot Stills) pour produire des single-malts. Qu’on se le dise…Bien sûr, il n’y a pas que les single-malts dans la vie, et c’est plus compliqué que cela ! (comme par exemple lorsque la distillerie galloise Penderyn combine à la fois un Pot Still très particulier et un système de réception du distillat à colonne spéciale, faite sur mesure).

C'est une question difficile... Comme le dit Gilbert Holl dans le film, on peut arriver à un très bon résultat avec des alambics à colonne, à partir du moment où on fait les choses lentement (par exemple avec une chauffe très lente en base de colonne). Je ne peux pas clairement affirmer que les whiskies fabriqués dans des alambics charentais sont meilleurs que ceux faits en colonne. Peut-être se rapprochent-ils plus du whisky écossais, et donc de l'idée que le public se fait d'un whisky. On peut être dérouté en goûtant un whisky fait dans une colonne, mais je ne pense pas que l'alambic soit l'unique objet influençant le résultat final de ce qu'on trouve dans la bouteille. Comme tu le dis, il y a le choix de l'orge ou du mélange de céréales initial, puis il y a aussi, de manière absolument incontestable, l'influence importante du choix du ou des fûts de vieillissement, et le nombre d'années pendant lesquelles le whisky va vieillir. Nous avons goûté des choses incroyables à Bercloux, alors que le whisky est fait dans une colonne et n'a que quelques mois, voire semaines de vieillissement...

 

14/ Certaines distilleries françaises soucieuses donner un véritable cachet local, de « terroir » à leur whisky, plutôt que de tenter de reproduire le style écossais, sont allées très loin dans la modification de la recette classique du single-malt écossais, jusqu’à ajouter des ingrédients extérieurs, à une étape ou à une autre du procédé de fabrication (y compris par des affinages ou élevages systématiques en fûts de vin). Qu’en penses-tu ? Y a-t-il, sans citer nécessairement de noms, des moments de ton périple où tu n’as pas trouvé certains produits « too much », qu’on ne reconnaissait plus le distillat ?

Je trouve important que le goût du distillat initial soit présent dans le whisky que l'on déguste. J'aime les goûts céréaliers plus que les whiskes fruités. Il faut faire très attention au choix du fût, sous peine de dénaturer totalement le « new made spirit » initial. Ceci étant dit, il ne me vient pas à l'esprit un exemple de whisky français totalement « too much », comme tu dis. Par contre, certaines distilleries ont clairement de la marge pour faire progresser la qualité de leur whisky... On ne maîtrise pas forcement toutes les étapes de la fabrication, et on peut avoir, dans cette chaîne, un point faible. Mais le whisky français est encore jeune, et on ne peut qu’aller vers le meilleur !

 

15/ Sans vouloir te pousser à prendre parti non plus, s’il te fallait citer 5 whiskies ou distillats jeunes qui ont vraiment marqué ton voyage, d’abord seraient-ce les mêmes que pour Valentin et sinon peux-tu les citer, histoire de donner envie à nos lecteurs de déguster ces whiskies ?

Oh... que c'est dur de faire une sélection ! Personnellement, je dirais Flavis du domaine des hautes Glaces ; Tourbé Collection de Rozelieures, Warenghem Armorik Porto, Terrocita de Castan et Uberach Ten years after. Cette liste a été délicate à établir, car j'aime évidemment plein d'autres références. Il s'agit ici, évidemment, de mon goût personnel, et l'on sait très bien que cela peut être totalement différent selon les individus. Tous les whiskies français sont bons à découvrir, croyez moi. Valentin vient de m'envoyer sa liste par sms : Uberach Casque Bleu, Premium de chez Lehmann, Flavis des Hautes Glaces, Lac'Holl de Gilbert Holl et Glann Ar Mor. Tu vois, chacun ses préférences, chacun son top 5.

 

16/ Au terme de ce voyage, et avec le recul que tu as peut être désormais maintenant que le film est sorti, que t’a apporté cette expérience ?

Ce voyage a été absolument magique, une expérience inoubliable. Evidemment, il nous a permis, à Valentin et moi, de développer et consolider notre connaissance en domaine de whisky. Mais cela n'est rien par rapport au côté humain de la chose. Nous avons rencontré des gens incroyables, que je vais probablement continuer de croiser au fil du temps et qui sont ancré en moi de manière très importante ; et il en est de même pour Valentin. J'ai hâte de revoir ces personnes au prochain salon Quintessence, car je sais que la majorité y sera présente. Je pense aller rendre visite à chacun régulièrement, pour suivre la progression de la gamme, et faire d'autres tournages quand l'occasion se présentera... Qui sait, nous pourrions refaire ce voyage en 2020, et voir ce qui aura changé en 5 ans ?! Cela me semble en fait une excellente idée.

 

 

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L'alambic (de type Holstein modifié) de la toute nouvelle distillerie Nicolas Julhès, à Paris.

 

 

17/ De même, quel avenir vois-tu pour le whisky français après toutes ces visites et dégustations ?

Sincèrement, un bel avenir, c'est certain. Il faut simplement que les consommateurs de whisky en France apprennent à découvrir les whiskies français. Là, c'est à nous de jouer. Par nous, j'entends la presse, les médias, les blogs, les sites Internet. Les cavistes doivent aussi être curieux, et proposer à leur client quelques whiskies français, de la région par exemple. Mais pas seulement. Il faut aussi de la diversité. Aujourd'hui, seulement quelques distilleries profitent d'une distribution nationale relativement importante. Il faut que cette offre se diversifie, et les consommateurs iront alors naturellement vers le whisky made in France.

 

18/ Enfin, qu’aurais-tu à dire aux lecteurs de GregsWhiskyGuide qui ne connaîtraient pas encore les whiskies français et hésiteraient encore à les déguster ?

N'hésitez plus, allez-y les yeux fermés ! Le whisky français a 20 ans, ce qui est très jeune ; mais le pays offre d'ores et déjà une diversité incroyable de whiskies très différents, et chacun trouvera ce qui lui correspond. Commencez peut-être par goûter le whisky de la distillerie la plus proche de chez vous – il y en a forcement une ; puis allez voir plus loin petit à petit... vous ne serez pas déçu !

 

Un grand merci à toi pour cette interview et encore bravo pour le film !

 

 

***

 

 

Conclusion : Une première à saluer que ce film documentaire à vocation exhaustive. Je regrette d’ailleurs vraiment que certaines distilleries n’aient pas joué le jeu, car elles avaient tout à y gagner à mon sens. C’est leur choix. C’est la qualité qui parle, au final, et le public jugera.

Il me faut préciser aussi qu’étant donné l’ampleur de la tâche, je comprends parfaitement que Robin n’aie pas souhaité inclure dans ce projet les négociants français qui embouteillent principalement des whiskies écossais, même lorsqu’ils leur font subir une deuxième maturation dans des fûts de chêne français, qu’ils aient contenu du vin français ou pas, d’ailleurs. Ainsi, des maisons tout à fait respectables et bien connues des cavistes français comme Jean BOYER ou encore Michel COUVREUR sont des acteurs présents sur le marché français depuis plus d’une décennie. Les citer ici, pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore est suffisant pour susciter la curiosité. Robin me rappelait l’autre jour qu’en fait le film mentionne deux négociants, la société alsacienne AWA (qui met un point d’honneur à faire des affinages ou élevages dans des fûts ayant contenu des vins alsaciens, et utilise le malt de chez la distillerie HEPP), et la société ROOF RYE, qui utilise des fûts provenant de chez WARENGHEM), mais il y en a d’autres, presque une dizaine, si l’on en croit l’excellent site sur les whiskies français que je recommande à nouveau à cette occasion : France Whisky

 

Addendum: Lorsque j’ai commencé le site web, il y a deux ans, j’ai reporté des notes déjà un peu anciennes concernant le whisky français, et qui dénombraient environ 10 distilleries de whisky. L’on voit bien depuis une période plus récente qu’on en est loin, que le whisky français est aujourd’hui en plein boom, avec quasiment chaque année depuis 2010 une nouvelle distillerie, formant jusqu’à plus de 30 distilleries réparties de plus en plus aux quatre coins (et au centre !) du territoire. Le phénomène (venu des Etats-Unis, il faut bien le dire) des micro-brasseries, puis des micro-distilleries n’y est pas pour rien, à mon sens, ni non plus, l’engouement du public pour des projets plus respectueux de l’écologie. Aussi, comme le rappelle fort justement Philippe Jugé dans le film, le public français est un des plus exigeants par rapport au whisky (sans doute un héritage lié à celui du vin et de sa dégustation ?), et une partie au moins des producteurs de whisky français l’a compris et tente de proposer une offre de plus en plus pointue. Cette recherche de la qualité et ce dynamisme nouveau, c’est tout ce que l’on peut souhaiter au whisky français…

Enfin, pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce qui est déjà sur le site concernant le whisky français, en attendant de remettre à jour ma page sur le sujet "FRANCE" (et donc passer de 10 à 36 distilleries!), vous pouvez vous faire un avis sur les whiskies de deux distilleries françaises (présentation, historique, notes de dégustation):

Distillerie WARENGHEM (Single-malt Armorik, blended-whiskies Breizh Whisky, Whisky Breton)

Distillerie GLANN AR MOR (Single-malts Glann Ar Mor & Kornog)

 

 

 

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