Editorial No 19

 

 

COMMUNIQUE/IMPORTANT NOTE (Mise à jour du : 28/04 & 14/05/2016):

 

Le site GREG'S WHISKY GUIDE évolue:

Pour des raisons techniques, d'ici quelques semaines j'espère, le visuel du site va changer, obsolescence du portail précédent oblige. Le menu de gauche va disparaître pour intégrer celui du haut. Cela nécessite quelques changements. Le temps de la mise à jour aussi, certains articles n'auront peut être pas un "look" définitif, de même que le visuel retenu pour tout le site pour le moment (provisoire) entre les modèles que l'on m'a soumis. C'est à cause de ce changement, notamment, que je n'ai pas publié de nouvel article ou nouvelle note de dégustation. Les articles sur mes whiskies préférés et une sélection de whiskies abordables sont achevés. Il y a aussi une trentaine de notes de dégustation en attente de publication, plus d'autres en cours d'élaboration, car, et c'est la bonne nouvelle, mes capacités olfactives semblent revenues à la normale ou quasiment. A suivre ! 

Les articles et notes en cours de rédaction en ce moment seront donc directement versés dans la nouvelle mouture du site, dès que possible, aussi merci de votre patience.

En attendant, pour de brefs commentaires, certaines appréciations de whisky sont d'ores et déjà disponibles sur mon compte Twitter associé au site: GregsWhiskyG

 

 

 

 

EDITORIAL No 19 :

 

(Première Partie)-Part 1/2 

 

Mise à jour/Update: 28/03/2016

 

 

Dernière minute/Breaking news: Je souhaite dédier cet éditorial à John McLELLAN, décédé hier, après une longue lutte contre le cancer (I want to dedicate this Editorial to John MacLellan, who passed away yesterday. All my condolences to his family & distillery staff). Toutes mes condoléances et beaucoup de courage à sa famille ainsi qu'à toute l'équipe de la distillerie. John MacLellan était le directeur de la distillerie KILCHOMAN depuis mai 2010, avec plus de 20 d'expérience dans le monde du whisky. Rappelons qu'il fut directeur de la distillerie BUNNAHABHAIN en 1997, après avoir été notamment responsable du brassage en 1993. J'ai eu l'occasion de rencontrer cet homme discret mais chaleureux à plusieurs reprises, lorsqu'il était directeur de BUNNAHABHAIN, notamment lors de la présentation d'une belle édition limitée de 16 ans d'âge-un Manzanilla finish- au Salon Club Expert Dugas en 2009, mais aussi bien sûr plus tard au "Whisky Live Paris", lorsqu'il représentait KILCHOMAN.

 

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"On vous salue mon capitaine" ou "chapeau l'artiste", pourrait on dire, grâce à cette photo prise sur le stand BUNNAHABHAIN lorrs d'un salon en 2009 © Grégoire Sarafian

 

John MacLellan fut élu meilleur directeur de distillerie (ex-aequo avec Eddie MacAffer de la distillerie BOWMORE) aux "Icons of Whisky" en 2013 et n'est pas pour rien dans le succès de cette distillerie. Gageons que la distillerie se relèvera vite de ce drame. John MacLellan et la distillerie tout entière s'étaient investis dans la lutte contre le cancer ces dernières années, en participant par exemple à des ventes de charité comme celle qui vit l'an dernier vendre aux enchères le premier fût ("Cask 1") de KILCHOMAN, rempli le 14 décembre 2005... Choisir hier sans connaître cette triste nouvelle un KILCHOMAN "Sanaig" (un whisky exemplaire, au passage !) comme whisky du jour pour l'"International Whisky Day" fut sans doute le meilleur hommage involontaire que je pouvais pu lui faire...

 

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 John MacLellan, plus récemment, dans les chais de la distillerie KILCHOMAN...©whiskyfanblog.de

 

 

 

INTRODUCTION :

 

Pour ce nouvel éditorial, je vous propose un retour à une forme plus classique sur Greg’s Whisky Guide, avec son cortège de nouveautés (dont j’essaie de vous donner le maximum d’informations possibles), une sélection assortie de commentaires (attente, pertinence, etc…car, oui, si certaines nouveautés sont excitantes sur le papier, d’autres le sont bien moins…), de nouvelles aussi, mais aussi une deuxième partie pour marquer le coup. Oui, cher lecteur, il m’a récemment été donné la chance de déguster un whisky exceptionnel, comme l’on en rencontre rarement, ce qui m’a fait penser que je n’avais pas vraiment encore établi de liste des meilleurs whiskies dégustés à ce jour…C’est un exercice difficile qui fait appel à la mémoire autant qu’aux notes, mais je vous soumets, dans toute sa subjectivité, cette liste des 10 Meilleurs Whiskies dégustés à ce jour (en réalité il y en aura bien plus, grâce au rôle des ex-aequo!). J’y joins donc mes notes de dégustation exclusives sur ce tout dernier whisky exceptionnel*, ainsi que quelques notes également inédites sur des whiskies devenus parfois rares de nos jours…

Enfin, parce qu’il est toujours un peu frustrant de lire des choses élogieuses sur des bouteilles que la plupart d’entre nous (je m’inclus dans le nombre !) ne pourront que difficilement voire jamais acquérir, je vous propose une liste de MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES.

Bonne lecture…

 

* = Un indice : Il s'agit d'un whisky écossais, de la région des Highlands, avec un compte d'âge et embouteillé au degré naturel par une société importante possédant le plus grand nombre à elle seule des distilleries écossaises. Les plus "pointus" d'entre vous auront déjà trouvé, mais là ou cela se complique c'est qu'il en existe plusieurs éditions....Vous brûlez? Alors la solution très bientôt.

 

 

Plan de l’EDITORIAL N°19 :

 

1/ NOUVELLES BREVES ET NOUVEAUTES WHISKIES disponible ci-dessous

2/ MES MEILLEURS WHISKIES AU MONDE DEGUSTES A CE JOUR –à venir

3/ MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES –à venir

 

 

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1/ NOUVELLES BOUTEILLES & NOUVELLES BREVES (Sélection):

(Selected Short News & New Bottlings)

 

ECOSSE:

-La jeune distillerie écossaise AILSA BAY (région: Lowlands) sort malgré ses premières annonces son propre whisky sous le nom de la distillerie. En effet, elle a été construite en 2007 essentiellement pour alimenter les blended-whiskies du groupe auquel elle appartient (William Grant & sons) et c'est tout. En effet, pour la première fois, elle propose un single-malt en version tourbée (moyennement, à 21 p.p.m., le taux communiqué étant ici un taux mesuré après la production) qu’elle va progressivement mettre sur le marché (voir plus loin). De manière plutôt nouvelle (et que l’on espère pas trop gadget), un autre taux est communiqué au public, celui du taux de douceur (S.P.P.M.= Sweet Parts per Million) qui est de 11 et constituerait selon Brian Kinsman, le maître-assembleur, un nouveau critère de choix donné au public. Egalement à signaler, le choix d’assembler avant maturation deux distillats différents, à la mode japonaise, à l’étape du distillat pur.

Celui-ci va d’abord subir durant 6 à 9 mois une maturation dans de petits fûts (25 à 100 litres) de premier remplissage servant à la maturation des Bourbons de la Tuthilltown Spirits Distillery (située sur la côte Est, dans la vallée de l’Hudson, près de New York), puis le distillat est transféré dans 3 types de fûts différents (fûts neufs, fûts de chêne américain de 1 er et 2 ème remplissage) pour une durée non précisée. Il y a ensuite mariage du contenu de ces fûts, une filtration douce seulement, et le distillat ramené à 48,9 %. Dans un premier temps ce whisky sera vendu en Europe du Nord et en Grande-Bretagne (à raison d’environ 360 caisses de whisky vendues à 55 livres la bouteille), puis il est envisagé d’étendre la vente à d’autres régions courant 2016.

 

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-La distillerie écossaise ARBEG (région: Islay) qui fêtait ses 200 ans d'existence en 2015 va sortir pour deux occasions prochaines une nouvelle version (toujours sans compte d'âge-oui, vous connaissez ce refrain hélas trop courant) nommée "DARK COVE". Peu d'informations ont filtré encore, juste un "teasing" de la part de la distillerie envers leur club de fidélité et des informations relatives au dépôt de demandes d'autorisation pour le marché "US" d'une bouteille (donc de 75 cl, d'ou cette mention sur l'étiquette reproduite ci-dessous). Il s'agirait en tout cas d'un single-malt issu d'un élevage (on l'apprends sur le tard) partiellement seulement (tiens, tiens !) en fûts de chêne européens ayant contenu du Dark Sherry (peut être un Oloroso âgé, un Matusalem, ou encore un Pedro Ximenez, pour le moment l'on en sait pas plus...), l'essentiel de l'assemblage ayant été élevé dans des fûts ayant contenu du Bourbon (on est loin du Sherry monster sous-entendu par le nom du whisky, marketing, quand tu nous tiens!). Tout comme d'autres versions précédentes et récentes (je pense au "Perpetuum", par exemple), il y aura une deux versions, une version classique réduite titrant ici 46,5 %, et une autre, nommée "Committee Edition", pour le club de fidélité du même nom, version qui elle titrera un peu plus, soit 55 % (mais ne sera pas un brut de fût).Ce nouvel ARDBEG sera lancé à deux occasions, d'abord celle du célèbre festival de whisky "FEIS ISLE" sur l'île d'Islay (le Jeudi 26 Mai), puis bien sûr à l'occasion de l'international "ARDBEG Day" qui a lieu chaque année, et cette année le samedi 28 Mai. Je n'ai pas encore d'indication de prix, mais il sera certainement à 3 chiffres ou pas loin, à quelques euros près. Rendez vous fin Mai pour plus d'informations...

 

 

 

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-La distillerie écossaise ARDMORE (région: Highlands de l’Est) a sorti courant 2015 une nouvelle version dans une relative discrétion (c’est pourquoi j’en reparle maintenant). Il s'agit d'un single-malt à compte d'âge (oui, oui, vous avez bien lu), un 12 ans d’âge, issu d'un élevage en fûts de chêne américains ayant contenu du Bourbon, ensuite affiné en fûts ayant contenu du Porto. Cette version titrant 46 % est une addition à la gamme régulière. Une version apparemment difficile à trouver en France, mais en vente en ligne à un peu plus de 60 €. J’en suis-je dois dire assez curieux…

 

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-La distillerie écossaise The BALVENIE (région: Speyside) sort une nouvelle version destinée au marché hors taxes ("travel retail") asiatique et qui est lancée en ce moment même à l'aéroport Changi de Singapour. Il s'agit d'un 21 ans d'âge nommé "Madeira Cask". Pas d'autre précision pour le moment, hormis qu'il sera vendu dans un coffret en bois au prix de 295 dollars singapouriens, soit environ 200 euros ou un peu moins.

 

 

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-La distillerie écossaise BENRIACH (région: Speyside) propose une version de 18 ans d’âge intitulée « LATADA » élevée en fûts de chêne américain ayant contenu du Bourbon, puis affinée en fûts de Madère, mais il s’agit également d’une version tourbée, non filtrée à froid. Elle est réduite à 46 % et vendue au prix d’environ 100 €. Une alternative, semble t’il à la très réussie version « Solstice » (Porto/tourbée).

 

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-La distillerie écossaise BENROMACH (propriété du négociant Gordon & MacPhail depuis 1993-région : Speyside) propose pour la première fois dans son histoire (à ma connaissance en tout cas) un 35 ans d’âge non millésimé (il y a eu plus âgé, avec un 55 ans, mis en bouteille en 2005). Il s’agit d’un assemblage de fûts de Sherry de premier remplissage, titrant 43 %. La carafe est sertie d’une sorte de bijou en forme de goutte d’eau en cuivre et vendue chez certains (rares) cavistes dans un coffret bois pour plus de 500 € environ. Ce bel écrin, on l’espère, sert un beau contenu…je n’ai hélas pas encore eu l’occasion de le découvrir.

 

 

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-Après avoir travaillé successivement pour Diageo, puis The Scotch Whisky Institute, puis rejoint The Edrington Group en 2007, pour devenir 2010 à 33 ans maître-assembleur pour la marque de blended-whisky CUTTY SARK, l'écossaise Kirsteen Campbell devient le nouveau master-blender de The FAMOUS GROUSE, l'un des premiers blended whiskies préférés des écossais (et accessoirement de votre serviteur). Elle succède ainsi à Gordon Motion, avec qui elle a travaillé de longues années. Elle est la créatrice des Cutty Sark 25 ans version "Tam O'Shanter", Cutty Sark 33 ans, Cutty Sark "Storm" et enfin Cutty Sark "Prohibition", excusez du peu! Un parcours déjà bien rempli, alors raison de plus pour le suivre !

 

 

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 Kirsteen Campbell, en pleine concentration...Un master blender qui compte...

 

 

La jeune distillerie écossaise AILSA BAY (région: Lowlands) sort malgré ses premières annonces son propre whisky sous le nom de la distillerie. En effet, elle a été construite en 2007 essentiellement pour alimenter les blended-whiskies du groupe auquel elle appartient (William Grant & sons) et c'est tout. En effet, pour la première fois, elle propose un single-malt en version tourbée (moyennement, à 21 p.p.m., le taux communiqué étant ici un taux mesuré après la production) qu’elle va progressivement mettre sur le marché (voir plus loin).  

-La distillerie écossaise GLENFARCLAS (région: Speyside) sort pour le marché asiatique (via Singapour uniquement) ce qui restera sûrement comme l’une des mises en bouteille formellement les plus spectaculaires de la distillerie, voire de l’industrie écossaise du whisky, à savoir « The PAGODA RESERVE TRILOGY » (un 43 ans millésimé « 1971 », un 48 ans millésimé « 1967 », et enfin un 59 ans millésimé « 1956 »). Les trois carafes en cristal de chez Glencairn sont surmontées d’un bouchon évoquant un toit (de palais plus que de distillerie, d’ailleurs) en pagode. Chaque couleur de whisky est différente (cuivre/argent/bronze), et chaque bouchon également, orné de finitions précieuses (laiton/argent/or-24 carats). Il n’existe que 100 jeux des trois bouteilles, et le prix annoncé est entre 11500 et 54600 SGD (dollars singapouriens), soit entre 7330 € environ et 34800 € environ. L'on se serait davantage attendu à voir ces luxueuses carafes contenir des KARUIZAWA, mais pourquoi pas ?

Par ailleurs, la distillerie continue de produire régulièrement des versions millésimées dans sa série "The FAMILY CASK", mais les versions sont trop nombreuses pour être cîtées ici. J'en reparlerai s'il y a dégustation de l'une d'entre elles, par exemple.

 

 

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-La distillerie écossaise GLENFARCLAS sort également un 50 ans d'âge, dans sa série "FAMILY COLLECTOR", dédiée à l'héritage familial de la famille Grant, et qui n'est en qu'à la moitié de ce programme d'éditions limitées. Mis en bouteille à la fin de l'année 2015, ce whisky a été distillé dans les années 1960 dans des fûts de Sherry Oloroso (mais l'on ne sait pas combien de remplissages ces fûts ont subi) et mis en bouteille à la fin de l'année 2015 avec un titrage de 41,1 %. Cette version rend hommage à George Grant (1874-1949), de la 3 ème génération de la famille Grant, d'ou le nombre "III" gravé en argent sur la boîte contenant la bouteille. Ce 50 ans d'âge, visiblement issu de plusieurs fûts (je dirais entre 3 et 5) a donné 937 bouteilles, vendues dans un luxueux coffret en cuir noir au prix unitaire d'environ £ 1800, soit environ 2300 €. 

 

 

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-La distillerie écossaise GLENFIDDICH (région: Speyside)sort plusieurs références, dont une mise en bouteille (en 2015) d’un fût unique de 36 ans d’âge millésimé « 1979 » dans sa gamme « Rare Collection ». Il s’agit du fût N°11138 (chêne américain), qui a donné 186 bouteilles, et qui titre à 51,8 %. Son prix en France est d’environ 3100 €, tandis qu’au Royaume-Uni il est annoncé à environ 2500 €...Etrange...

 

 

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-La distillerie écossaise GLENMORANGIE (région: Highlands du Nord) sort dans sa gamme « PRIVATE EDITION » (une série d’éditions limitées annuelles lancée en 2009 avec le « SONNALTA »), une nouvelle version (la septième) nommée « MILSEAN » (qui signifie en gaélique « douceur »), élaborée encore une fois par Sir Bill Lumsden. Assez différente de sa précédente création (le « TUSAIL »), cette dernière édition mets à nouveau l’accent sur l’affinage, avec, après une première maturation dans des fûts de Bourbon, un affinage en fûts ayant contenu du vin rouge du Portugal (du « Douro »), mais non sans un toastage préalable conséquent de ces fûts. Une version à nouveau sans mention d’âge, non filtrée à froid, non colorée et titrant 46 %. Elle est vendue en France à environ 80/90 €, et 5000 bouteilles de cette version ont été produites pour le monde.

 

 

 

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-La distillerie écossaise The GLENTURRET (région: Speyside), désormais distribuée en France via le négociant Douglas LAING. Peu avant cela, la plus ancienne distillerie d’Ecosse (telle qu’elle est officiellement recensée) présentait ses trois nouveautés, toutes sans mention d’âge: Une version tourbée nommée « Peated Edition », une version « Sherry Edition », et une version dite « Triple Wood » (assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon, du Sherry-dans deux sortes de fûts, l’un espagnol, l’autre américain). Ces trois versions sont réduites à 40 % et sont vendues le même prix, aux alentours de 65 €.

 

 

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Ici la version "Sherry" du nouveau The GLENTURRET

 

 

-La distillerie écossaise HIGHLAND PARK (région: Orkney Islands) s’apprête à sortir une version inédite, nommée « ICE EDITION » âgée de 17 ans. L’on en sait encore peu sur cette mystérieuse nouveauté (proposée dans une bouteille de forme inédite pour la distillerie, aux facettes évoquant un diamant, une bouteille teintée en bleu), hormis qu’elle est embouteillée brut de fût à 53,9 %. Le whisky a été entièrement élevé dans des fûts de Bourbon, il n’est pas coloré, il n’est pas filtré à froid. C'est clairement un avatar de la "Valhalla Collection". Le prix est encore incertain, mais l’on parle d’environ 190 £ à priori (soit environ 240 €). Parmi les 30000 bouteilles produites, l’on sait déjà que 5000 bouteilles sont d’ores et déjà disponibles pour le marché du Royaume Uni, et davantage pour le marché nord-américain, d’après l’ambassadeur de la marque Martin Markvardsen. L’on me permettra d’avoir d’ores et déjà quelques réserves tant sur le contenant que sur le nom choisi…qui évoque pour moi davantage les premix, les vodkas que le whisky (question de cible ?). Fort heureusement, dans une interview donnée lors de la présentation de ce whisky, l’ambassadeur a tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’une version destinée à être dégustée sur glace, ouf ! Ceci dit, la distillerie HIGHLAND PARK a-t-elle aujourd’hui encore une âme ? C’est la question que je me pose, non sans une certaine tristesse…

 

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-Bonne nouvelle pour tous les amateurs de la première édition 2015 (dont je suis), le version "SANAIG" (du nom d'une petite crique au Nord-Ouest de la distillerie) de KILCHOMAN devient une version permanente de la gamme régulière à partir de cette année, aux côtés du "MACHIR BAY". La deuxième édition vient d'être lancée (ci-dessous photo de la première). Pour mémoire, il s'agit d'une version mélangeant fûts de Sherry (dont certains relativement âgés) à des fûts de Bourbon à égale proportion, et elle est tourbée à 50 p.p.m. et titre 46 %. Pour John McLellan, le directeur de la distillerie, il s'agit de "mettre en avant l'influence du fût, et ainsi de donner plus de caractère, mais aussi de couleur" (naturelle) au whisky, avec une version qui est "à la fois la continuité du style de la distillerie et des marqueurs que les amateurs apprécient chez Kilchoman, mais aussi un développement susceptible de les intéresser plus avant". Vous retrouverez également cette référence (fortement recommandée) dans la liste de mes derniers coups de coeur abordables pour l'année 2015 que je suis en train de préparer, avec une note de dégustation.

 

 

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-La distillerie écossaise LAGAVULIN (région: Islay) fête ses 200 ans d'existence cette année. Des rumeurs circulaient depuis quelque temps sur le choix d'une bouteille commémorative, avec déjà des critiques sur une version très jeune. Diageo vient de confirmer via les réseaux sociaux la version choisie: C'est une édition limitée d'un 8 ans d'âge, titrant 48 %. Elle justifie le jeune compte d'âge par un hommage au célèbre écrivain du whisky Alfred Barnard, qui, lorsqu'il avait visité la distillerie, à la fin du XIX ème siècle, avait trouvé le 8 ans d'âge de l'époque "exceptionnellement fin". Il s'agit d'une version élevée entièrement en fûts de Bourbon de plusieurs remplissages ("Refill American Oak") et disponible en plusieurs versions, allant de la demi-bouteille à 1 litre et 1,75 litre. Elle sera en vente en France (vraisemblablement en version 70 cl seulement) uniquement chez les cavistes à partir du mois d'avril, et à un prix situé entre 60 et 70 €. 

 

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-La distillerie écossaise LOCH LOMOND (région: Lowlands) sort une version sans mention d’âge de son INCHMURRIN « Madeira Wood Finish » préalablement élevée en fûts ayant contenu du Bourbon & titrant 46 %. Elle est en vente en France pour un peu plus de 70 €. Il s’agit d’une des premières versions issues de la distillerie (avec notamment le 12 ans d’âge et le LOCH LOMOND « Original », la version « Single Grain » et la marque de malt « GLENGARRY ») depuis son rachat en 2015 par Exponent Private Equity, qui a entraîné un changement radical de conditionnement, pour les marques de LOCH LOMOND comme pour les mises en bouteille du single-malt GLEN SCOTIA, également propriété du groupe.

 

 

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-La distillerie écossaise LAPHROAIG (région: Islay), qui, rappelons-le a fêté ses 200 ans en 2015, s'apprête à sortir pour la fin du mois de Mars (et peut être bien pour le festival "FEIS ISLE" 2016, qui sait?) une édition limitée, une version sans mention d’âge (oui, toujours...-mais mon petit doigt m'a dit depuis que ce serait un assemblage de fûts âgés de 7 à 22 ans) nommée « LORE » (qui signifie "tradition"), constituée d’un assemblage de fûts Sherry de premier remplissage (des "Hogsheads" = des fûts reconstitués, la soit la majorité des fûts actuellement sur le marché), de fûts de Bourbon de petite taille ("Quarter Casks"), et enfin d'une part de vieux fûts de la distillerie. Cette version titrera 48 %, n'est filtrée à froid mais est sans doute colorée au caramel. Elle titre 48 % et est déjà en vente au Royaume Uni aux prix d’environ 75 à 85 livres sterling (soit environ 100/110 €). John Campbell, le directeur de la distillerie, présente cette nouvelle version comme "la plus riche jamais sortie par la distillerie", avec un profil aromatique, selon lui, de "malt riche et profond, avec des notes caractéristiques & distinctives de tourbe, des notes marines, mais aussi des notes minérales". Son prix indicatif est situé entre 75 et 85 livres, soit entre 100 et 110 € (les premières ventes seront réservées au club de fidélité "Friends of Laphroaig", à bon entendeur...). L'on jugera sur pièce, évidemment, si c'est vraiment la version "la plus riche"...

 

 

 

 

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-La distillerie écossaise LONGMORN (région: Speyside) sort une version sans mention d’âge nommée « The Distiller’s Choice », constituée d’un assemblage de fûts de Bourbon, de Sherry, et de fûts reconstitués de type Hogsheads. Cette version titre 40 %, est filtrée à froid et sans doute colorée au caramel. Elle est déjà en vente au Royaume Uni aux prix d’environ 65 €. A titre personnel, je n’attends rien de cette version, mais j’ai peut être tort ?

 

 

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-La distillerie écossaise BRUICHLADDICH (région: Islay) présente la dernière édition en date (numéro "7.4") de son OCTOMORE, la version très tourbée (et triplement distillée-seul ce site vous le dira...comme déjà évoqué précédemment) de son single-malt affichant cette fois 167 p.p.m. (au départ du moins, ce taux est bien moindre après vieillissement...). Sa conception est un peu plus complexe (qui a dit alambiquée?) que précédemment, puisqu'il s'agit d'un assemblage de fûts de chêne neufs ("Virgin oak") à 25 % et de fûts de chêne ayant contenu précédemment une seule fois ("First fill") du Bourbon à 75 %, ce durant 3 ans. Puis l'ensemble a été remis à vieillir durant 2 ans dans des fûts de chêne neufs puis encore 2 ans dans des fûts de Bourbon de premier remplissage (ouf, sauf erreur de ma part). C'est donc une version de 7 ans d'âge qui est donc proposée, et qui titre 61,2 %. Le prix de vente moyen est aux alentours de 200 €.

 

 

 

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-La distillerie écossaise SPRINGBANK (région: Campbeltown) sort une version qui fait déjà le buzz sur la toile, une nouvelle version de la mythique série des « LOCAL BARLEY » distillée dans les années 1960 (plus précisément entre 1965 et 1967), susceptible même d’être intégrée à la gamme régulière, à en croire la distillerie. Il s’agit d’un 16 ans d’âge distillé en 1999 et titrant 54,3 %. L’orge provient d’une ferme située à environ 12 kilomètres au Sud de la distillerie, la Low Machrimore Farm. L’assemblage est de 80 % de fûts ayant contenu du Bourbon et 20 % du Sherry. 9000 bouteilles de cette nouvelle édition ont été produites. Le prix au Royaume-Uni est équivalent à environ 120/130 €. Il devrait être bientôt en vente en France. Je suis je dois dire très curieux de cette version qui a plutôt bonne presse pour le moment…

Dans la partie deux de cet Editorial, je peux déjà vous annoncer que « son grand frère » du même nom et plus âgé figure au palmarès des meilleurs whiskies au monde jamais dégustés à ce jour...

 

 

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-La distillerie écossaise TOMATIN (région: Speyside) sort une version millésimée "1984" issue d'un fût unique ayant contenu du Bourbon (Single-Cask N°6207) présenté dans un coffret luxueux en bois et dans une carafe typique des éditions limitées millésimées récentes de la distillerie. 207 bouteilles sont issues de ce fût âgé de plus de 30 ans et le titrage en réduction naturelle est de 44,5 %. Ce TOMATIN est disponible notamment au Royaume Uni auprès de l'enseigne The Whisky Exchange pour environ un peu plus de 500 €. Une nouveauté que je serais bien curieux de déguster !

 

 

 

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-La célébre chaîne de boutiques d'Outre-Manche spécialisées en whisky THE WHISKY SHOP (qui possède déjà 18 boutiques au Royaume-Uni, dont 5 en Ecosse), ouvre au printemps de cette année (d'ici Avril ou Mai) une nouvelle boutique à Paris au 7, Place de la Madeleine, dans le 8 ème arrondissement de Paris. C'est une surprise, car la concurrence, qu'elle soit spécialisée (La Maison du Whisky) ou plus généraliste (Lavinia, Nicolas), est plutôt rude dans ce quartier. THE WHISKY SHOP, qui est en plein recrutement de son équipe de vente actuellement, explique ce choix (comme je l'ai supposé) par une approche différente, positionnée en partie sur le luxe et les blended whiskies de luxe, sur le modèle de leur boutique de Piccadilly à Londres (qui travaille en partenariat étroit avec Pernod-Ricard et notamment la division CHIVAS Brothers Ltd). Cette fois c'est la marque JOHNNIE WALKER qui sera à l'honneur (scoop). Rappelons que cette enseigne, tout comme d'autres, se fait également embouteiller des whiskies (uniquement des single-malts, pour le moment) pour elle par divers producteurs, notamment dans leur gamme "GLENKEIR TREASURES" (en 10 cl et 50 cl), mais aussi en version officielle, en exclusivité (édition limitée).  A suivre...

 

 

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Une vue d'une des boutiques de THE WHISKY SHOP, vraisemblablement prise à Londres.

 

 

 

-La toute jeune distillerie écossaise WOLFBURN (région: Highlands du Nord, dans la ville de Thurso, plus haut et plus à l'Ouest qu' OLD PULTENEY), construite en 2012 et qui a débute sa production en 2013 est désormais en mesure de commercialiser sa première version en tant que Single-malt, après nous avoir fait découvrir ses distillats lors du "Whisky Live Paris 2015" (j'y reviendrai). Il s'agit d'une version de 3 ans d'âge élevée en fûts ayant contenu du Bourbon, non filtrée à froid et non colorée, et enfin elle titre 46 %. La distillerie dispose de deux alambics, elle pratique une fermentation lente et utilise des fûts ayant contenu du Bourbon comme des fûts de Sherry. La distillerie, qui tire son nom de la source qui l'approvisione, est construite à un peu plus de 300 mètres de distance de l'ancienne distillerie du même nom qui a existé entre 1821 et les années 1850 (pas de date fiable pour sa fermeture). Sa production est modeste, soit environ 115000 litres d'alcool pur par an pour le moment. Ce nouveau single-malt est en vente en France à la Maison du Whisky pour environ 60 €. 

 

 

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IRLANDE :

 

-La distillerie BUSHMILLS d’Irlande du Nord, va proposer une toute nouvelle gamme de whiskies (« The STEAMSHIP Collection ») destinés au commerce hors taxes (pour le moment uniquement dans les aéroports de Belfast, Dublin et Londres), gamme rendant hommage au S.S. Bushmills, un bateau à vapeur qui en à partir de 1890 navigua très loin (jusqu’au Japon) pour transporter du vin fortifié, du Rhum ou du Bourbon. La première proposition de cette collection est une version simplement nommée « SHERRY CASK », car exclusivement élevée dans des fûts de Sherry de type Oloroso et de premier remplissage. Elle est proposée en bouteilles d’un litre, au titrage de 40 % et au prix indicatif de 80 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort une nouvelle référence millésimée « 1991 » et « SINGLE-CASK » (fût N° 48735) de son"SINGLE-POT STILL" du même nom,sans mention d'âge ("n.a.s."), mais embouteillée en 2015 (âgé d’environ 24 ans). Le fût sélectionné a contenu préalablement du Bourbon de premier remplissage.Il s'agit d’une version exclusive destinée au londonien The Whisky Exchange, et fait rare, issue d’une sélection collective via un panel de clients de ce magasin/société en 2015, à l’occasion de la St Patrick. Elle est non filtrée à froid, titre 55,2 % et est limitée à 186 bouteilles, vendues chacune à un peu plus de 300 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort également une nouvelle référence cette fois sous la marque de Single-Pot Still RED BREAST (une marque relancée en 1991 mais qui date initialement de 1903 et était à l’époque la propriété de l’anglais W. A. Gilbey). Inédite car sortie sous la forme d’un Single-Cask (fût N° 30087) millésimé « 1999 » (d’environ 16 ans d’âge), cette version « ALL SHERRY » est le fruit d’une collaboration entre Billy Leighton, le maître-distillateur de la maison, et The Whisky Exchange, a qui cette version est exclusivement destinée. Après cette présélection, plusieurs samples ont été également soumis au panel évoqué ci-dessus. Cette intrigante version est non filtrée à froid, titre 59,9 % et limitée à 576 bouteilles, vendues chacune à un peu plus de 240 €.

 

 

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INDE :

 

Sans transition, et en restant en partie dans le négoce, la distillerie indienne PAUL JOHN, située à Goa, sur la côte Sud-Ouest, sort plusieurs éditions limitées officielles et SINGLE-CASK dont celle ci-dessous (« Bourbon Cask », fût N°1906, à 59,5 %) vendue notamment par TWE (à environ 100 €).

 

 

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Parallèlement, une fois n’est pas coutume (je crois bien que c’est une première ?), la même distillerie indienne PAUL JOHN propose, via la société de négoce allemande MALTS OF SCOTLAND deux versions brut de fût également, et relativement âgées : Une version tourbée millésimée « 2009 », mis en bouteille en 2015 (?) titrant 58,4 %, et une version non tourbée millésimée « 2011 », mis en bouteille en 2015 et titrant 60 %. Les prix de ces versions sont d’environ 140/150 € pour la 2009 et 100/120 € pour la 2011.

 

 

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Une version tourbée millésimée "2009" de négoce du single-malt indien PAUL JOHN.

 

 

 

ETATS-UNIS:

 

Beaucoup de choses, donc je reviendrais plus spécialement dessus un peu plus tard…

Je suis cependant déjà en mesure de vous annoncer cependant une nouvelle, pas très réjouissante et qui s’inscrit dans une tendance actuelle de fond, c’est l’annonce par la distillerie HEAVEN HILL de la disparition du compte d’âge pour sa marque ELIJAH CRAIG pour la version réduite (toujours à 47 %) en tout cas du « SMALL BATCH », car (et ça c’est la bonne nouvelle) elle souhaite garder du stock pour maintenir la version de 12 ans d’âge, version brut de fût nommée « BARREL PROOF », mais aussi pour la version 18 ans d’âge (bonne nouvelle également) qui a été relancée l’an dernier. Je serais tenté de dire que c’est un mal pour un bien, tant ces versions brut de fût sont, en général, de vrais petits chefs d’œuvre…

 

 

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-La plus ancienne distillerie américaine, MICHTER'S, située dans le Kentucky, et qui recommence à produire du whiskey depuis quelque temps, après avoir proposé l'an dernier une version nommée "TOASTED BARREL FINISHED BOURBON", à 45,7 % (disponible sur leur marché intérieur surtout, puis sur des sites de vente en ligne comme The Whisky Exchange, entre autres-notes de dégustation à venir), sort une version brut de fût du "STRAIGHT RYE" dans sa gamme "US 1", version nommée "BARREL STRENGTH STRAIGHT RYE", et qui titre 54,6 %. J'en suis très curieux, ayant bien apprécié les versions réduites et en 10 ans d'âge. A suivre...

 

 

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JAPON :

 

-J'apprends via l'excellent site Nonjatta que le mois dernier une version exceptionnelle (peut être une des dernières?) du single malt KARUIZAWA est sortie: C'est toujours pour moi un dilemme que de décider si je dois ou pas parler de telle ou telle version de ce single malt devenu très vite hautement spéculatif, mais je vais le faire ce mois-ci pour plusieurs raisons, notamment parce que plusieurs d'entre eux figurent sur le classement que je suis en train de préparer pour vous des meilleures bouteilles dégustées à ce jour, ensuite parce que c'est souvent très bon. Or une version très particulière  nommée "FIVE DECADES" (1960-2000)" sort, une version qui couvre presque la totalité des années de production (puisque la distillerie a ouvert en 1955 et été mise en sommeil en 2000 -date de la dernière distillation- avant d'être fermée en 2011 puis démantelée en 2012. L'assemblage "multi-vintage" a été ensuite remis à marier dans un ancien fût de la distillerie durant plusieurs années avant d'être mis en bouteille à la fin de l'année 2015. Le whisky final titre 61,4 %. La bouteille a été d'abord présentée (elle est vendue dans un luxueux coffret en bois laqué qui ferme à clé) et mise en vente au magasin Isetan de la ville de Shinjuku, mais d'autres bouteilles seront disponibles en boutiques hors taxes au Japon. Si mes (autres) sources sont correctes, cette version était proposée aux enchères et a rapidement atteint la somme d'environ 14709 €. Bon, on se doute que cela ne sera pas pour le commun des mortels, avis donc aux collectionneurs fortunés...Le site Nonjatta est plutôt enthousiaste sur cette version qu'il a eu la chance de déguster: http://www.nonjatta.com/

 

 

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-YAMAZAKI « Sherry Cask », édition 2016, 48 %: La nouvelle édition de ce whisky, qui ne comporte d’ailleurs toujours pas de mention d’âge et bénéficie toujours (moi je dirais plutôt souffre…) de l’aura de son attribution du prix du meilleur whisky au monde par Jim Murray en 2015 (pour l’édition 2013 de ce whisky), est sortie il y a peu et pose déjà problème. En effet, elle est tellement attendue que déjà indisponible peu après sa sortie en circuit normal, et on s’en doute, destinée très vite au second marché (traduisez à la spéculation). Son prix de départ au Royaume-Uni a augmenté par rapport à l’édition 2015, car il est annoncé à 200 £ (soit environ 254 €), avec une allocation de 5000 bouteilles seulement pour le monde. Très vite, l’on s’est aperçu que pour nombre de boutiques, ici comme ailleurs, la vente allait être très contrôlée, avec un rationnement du nombre de bouteilles disponibles, et un système de loterie (pour avoir le droit d’acheter la bouteille), comme c’est hélas souvent le cas depuis quelques années pour le très spéculatif single-malt japonais également KARUIZAWA. Autant le dire, un whisky difficilement disponible en France…

C’est Shinji Fukuyo, le maître-assembleur (« chief blender » au Japon), qui a conçu cette édition, surveillé son élaboration du début à la fin, en commençant par le choix sur place en Espagne du chêne puis des fûts qui allaient contenir le Sherry (des fûts préalablement toastés), puis trois années après a sélectionné ceux qui lui convenaient. Une édition 2016 globalement plus âgée que les précédentes, affirme t’il, et qui comportera une petite part de fûts plus âgés que précédemment, allant jusqu’à plus de 25 ans d’âge, ce afin d’apporter « plus de douceur, de profondeur, de richesse et de complexité ». L’amateur qui réussira à le déguster jugera sur pièce.

 

 

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LES NEGOCIANTS :

 

-Le négociant/assembleur en whiskies écossais COMPASS BOX sort pour le mois de Mars (et le marché nord-américain, puis d'autres, dont le marché français, vers le mois de Mai) un nouveau blended whisky nommé « The CIRCUS », en hommage au film de Charlie Chaplin. Il s’agit d’une mise en bouteille en édition limitée (3120 bouteilles) assemblant des fûts de whisky de grain et de malt dont certains sont âgés et d’origine inconnue, certains des whiskies de grain ayant été élevés en fûts de Sherry, puis en partie remis à marier dans des fûts de Sherry. L’assemblage titre 55 %. D'autres précisions quant à cette version à suivre dès que possible (par exemple l'indication d’âge, si elle est possible bien sûr étant donnés les soucis récents qu’à eu cette maison) et une fourchette de prix...

 

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Une vue de l'étiquette et de la contre-étiquette de la dernière création de John Glaser.

 

 

-Le négociant (également assembleur) écossais Douglas LAING sort une version « Cask Strength » (brut de fût) de son Blended Malt (dont on a déjà parlé ici), le « ROCK OYSTER », une mise en bouteille en série limitée (small batch) assemblant des single-malts des îles (Arran, Jura, Orkney, Islay). Comme la version réduite, cette version n’a pas de compte d’âge et son titrage est de 57,4 %. Ce whisky est non filtré à froid et non coloré artificiellement, comme les précédents assemblages de la maison. Je reviendrais prochainement sur cet assemblage….Pour information, il est en vente depuis début Février sur le site de La Maison du Whisky pour la somme de 68 €.

 

 

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-Parmi les mises en bouteilles de single-malts, signalons également que Douglas LAING sort plusieurs références intéressantes déjà sur le papier :

-BRAEVAL 25 ans (05/1990-12/2015), Douglas Laing/gamme « X.O.P. », réf. DL 11008 (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 57,3 %. J’aime beaucoup BRAEVAL, et à ma connaissance, peu de versions aussi âgées sont sorties sur le marché, j’en suis d’autant plus curieux…

 

 

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-GLEN GRANT 30 ans (07/1985-12/2015), Douglas Laing/gamme « X.O.P. », réf. DL 11009 (Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 59,1 %. 36 bouteilles seulement sont disponibles.

 

 

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-« La maison d’en face », si j’ose dire (en l’occurrence celle de Stewart, le frère de Fred Laing), à savoir Hunter LAING sort également plusieurs références qui m’ont interpellées aussi sur le papier :

-CARSEBRIDGE 50 ans (1965-2015), Hunter Laing/gamme « Sovereign », (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 41,5 %. Cette bouteille est disponible notamment chez T.W.E. pour un peu plus de 650 €. CARSEBRIDGE est une de mes distilleries de grain préférées, et elle déçoit rarement en version âgée, alors à suivre.

 

 

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-LOCHSIDE 52 ans (1963-2015), Hunter Laing/gamme « Sovereign », (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 48,1 %. Cette bouteille est disponible notamment chez T.W.E. pour un peu plus de 840 €. Encore plus rare, un LOCHSIDE de plus de 45 ans…Attention, il s’agit de la version SINGLE-GRAIN, pas SINGLE-MALT !

 

 

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-Bonne nouvelle, le négociant (également assembleur) écossais Duncan TAYLOR sera désormais distribué en France par la société Joseph Cartron, un liquoriste français qui a également déjà son propre réseau de distribution en CHR (cafés, hôtels, restaurants). L’accord entre Euan Shand (un des propriétaires de ce négoce) et Joseph Cartron prévoit de mettre en avant 5 différents produits ou gammes de la marque : Les single-malts de la gamme « OCTAVE » (affinés dans des fûts plus petits de 60 litres de capacité, des fûts de Sherry), dont des AULTMORE, CLYNELISH (le plus âgé de l’offre, millésimé « 1995 » et titrant 49,5 %), CRAIGELLACHIE, GLENTAUCHERS, ROYAL BRACKLA, tous non colorés, non filtrés à froid & brut de fûts, mais aussi un « ISLAY BLENDED MALT » (millésimé « 1997 » et réduit à 50 %). En référence de single-malt anonyme, l’on pourra aussi déguster le « WHISKY GALORE » millésimé 2010, réduit à 40 %.

Les français distribueront également le blended whisky jeune & tourbé « BIG SMOKE », en version à 40 % comme à 60 %, basé pour la partie single malt sur les trois distilleries suivantes : ARDBEG, CAOL ILA & BRUICHLADDICH. Pour ceux qui préfèrent que la tourbe soit en sourdine, un autre blended whisky sera proposé, le « SCOTTISH GLORY » blended, réduit à 40 %. D’autres précisions à venir de la part du négociant. Par contre c'est un autre distributeur, CBH, qui distribuera les références suivantes : Le nouveau blended whisky "SMOKIN' " (voir ci-dessous), le blended whisky "BLACK BULL" et ses déclinaisons à compte d'âge, ainsi que la gamme "DIMENSIONS". Merci à Allan White (directeur des ventes pour l'Europe) pour ces compléments d'information que je rajouterai au fur et à mesure.

 

 

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Les produits Duncan TAYLOR prioritairement distribués en France par Joseph Cartron à partir de 2016.

 

 

La nouvelle référence de DUNCAN TAYLOR intitulée "SMOKIN' (The Glentleman's Dram") qui arrive en France est un blended whisky écossais qui se veut à l'ancienne, non filtré à froid et non coloré, proche de l'esprit des vieux blends du XIX ème siècle. Sa composition est secrète, mais j'ai pu savoir que ses composantes tourbées ne venaient pas uniquement d'Islay (les noms d'ARDMORE ou de BENRIACH, mais aussi LONGROW ou LEDAIG me viennent à l'esprit, mais ce ne sont que des hypothèses-tout comme la couleur foncée qui suggère un travail important de brûlage des fûts). Du côté des single malts inclus dans l'assemblage, ce sont les fûts de Bourbon qui sont à l'honneur. Il n'y a pas de mention d'âge, et le blend est réduit à 40 %. Un whisky qui arrive tardivement en France, mais auréolé de récompenses internationales depuis 2013 (à l'I.W.S.C.: "Gold" /Quality Award), puis doublement récompensé à la San Francisco World Spirits Competition en 2014 et en 2015 avec un prix "Double Gold"). Je n'ai pas d'indication de prix pour le moment. A suivre...

 

 

 

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EDITORIAL No 19 :

 

(Première Partie)-Part 1/2 

 

Mise à jour/Update: 16/03/2016

 

 

INTRODUCTION :

 

Pour ce nouvel éditorial, je vous propose un retour à une forme plus classique sur Greg’s Whisky Guide, avec son cortège de nouveautés (dont j’essaie de vous donner le maximum d’informations possibles), une sélection assortie de commentaires (attente, pertinence, etc…car, oui, si certaines nouveautés sont excitantes sur le papier, d’autres le sont bien moins…), de nouvelles aussi, mais aussi une deuxième partie pour marquer le coup. Oui, cher lecteur, il m’a récemment été donné la chance de déguster un whisky exceptionnel, comme l’on en rencontre rarement, ce qui m’a fait penser que je n’avais pas vraiment encore établi de liste des meilleurs whiskies dégustés à ce jour…C’est un exercice difficile qui fait appel à la mémoire autant qu’aux notes, mais je vous soumets, dans toute sa subjectivité, cette liste des 10 Meilleurs Whiskies dégustés à ce jour (en réalité il y en aura bien plus, grâce au rôle des ex-aequo!). J’y joins donc mes notes de dégustation exclusives sur ce tout dernier whisky exceptionnel*, ainsi que quelques notes également inédites sur des whiskies devenus parfois rares de nos jours…

Enfin, parce qu’il est toujours un peu frustrant de lire des choses élogieuses sur des bouteilles que la plupart d’entre nous (je m’inclus dans le nombre !) ne pourront que difficilement voire jamais acquérir, je vous propose une liste de MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES.

Bonne lecture…

 

* = Un indice : Il s'agit d'un whisky écossais, de la région des Highlands, avec un compte d'âge et embouteillé au degré naturel par une société importante possédant le plus grand nombre à elle seule des distilleries écossaises. Les plus "pointus" d'entre vous auront déjà trouvé, mais là ou cela se complique c'est qu'il en existe plusieurs éditions....Vous brûlez? Alors la solution très bientôt.

 

 

Plan de l’EDITORIAL N°19 :

 

1/ NOUVELLES BREVES ET NOUVEAUTES WHISKIES disponible ci-dessous

2/ MES MEILLEURS WHISKIES AU MONDE DEGUSTES A CE JOUR –à venir

3/ MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES –à venir

 

 

***

 

1/ NOUVELLES BOUTEILLES & NOUVELLES BREVES (Sélection):

(Selected Short News & New Bottlings)

 

ECOSSE:

-La jeune distillerie écossaise AILSA BAY (région: Lowlands) sort malgré ses premières annonces son propre whisky sous le nom de la distillerie. En effet, elle a été construite en 2007 essentiellement pour alimenter les blended-whiskies du groupe auquel elle appartient (William Grant & sons) et c'est tout. En effet, pour la première fois, elle propose un single-malt en version tourbée (moyennement, à 21 p.p.m., le taux communiqué étant ici un taux mesuré après la production) qu’elle va progressivement mettre sur le marché (voir plus loin). De manière plutôt nouvelle (et que l’on espère pas trop gadget), un autre taux est communiqué au public, celui du taux de douceur (S.P.P.M.= Sweet Parts per Million) qui est de 11 et constituerait selon Brian Kinsman, le maître-assembleur, un nouveau critère de choix donné au public. Egalement à signaler, le choix d’assembler avant maturation deux distillats différents, à la mode japonaise, à l’étape du distillat pur.

Celui-ci va d’abord subir durant 6 à 9 mois une maturation dans de petits fûts (25 à 100 litres) de premier remplissage servant à la maturation des Bourbons de la Tuthilltown Spirits Distillery (située sur la côte Est, dans la vallée de l’Hudson, près de New York), puis le distillat est transféré dans 3 types de fûts différents (fûts neufs, fûts de chêne américain de 1 er et 2 ème remplissage) pour une durée non précisée. Il y a ensuite mariage du contenu de ces fûts, une filtration douce seulement, et le distillat ramené à 48,9 %. Dans un premier temps ce whisky sera vendu en Europe du Nord et en Grande-Bretagne (à raison d’environ 360 caisses de whisky vendues à 55 livres la bouteille), puis il est envisagé d’étendre la vente à d’autres régions courant 2016.

 

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-La distillerie écossaise ARBEG (région: Islay) qui fêtait ses 200 ans d'existence en 2015 va sortir pour deux occasions prochaines une nouvelle version (toujours sans compte d'âge-oui, vous connaissez ce refrain hélas trop courant) nommée "DARK COVE". Peu d'informations ont filtré encore, juste un "teasing" de la part de la distillerie envers leur club de fidélité et des informations relatives au dépôt de demandes d'autorisation pour le marché "US" d'une bouteille (donc de 75 cl, d'ou cette mention sur l'étiquette reproduite ci-dessous). Il s'agit en tout cas d'un single-malt issu d'un élevage en fûts de chêne européens ayant contenu du Dark Sherry (peut être un Oloroso âgé, un Matusalem, ou encore un Pedro Ximenez, pour le moment l'on en sait pas plus...). Tout comme d'autresversions précédentes et récentes (je pense au "Perpetuum", par exemple), il y aura une deux versions, une version classique réduite titrant 46,5 %, et une autre, nommée "Committee Edition", pour le club de fidélité du même nom, version qui elle titrera 55 %. Ce nouvel ARDBEG sera lancé à deux occasions, d'abord celle du célèbre festival de whisky "FEIS ISLE" sur l'île d'Islay (le Jeudi 26 Mai), puis bien sûr à l'occasion de l'international "ARDBEG Day" qui a lieu chaque année, et cette année le samedi 28 Mai. Je n'ai pas encore d'indication de prix, mais il sera certainement à 3 chiffres ou pas loin, à quelques euros près. Rendez vous fin Mai pour plus d'informations...

 

 

 

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-La distillerie écossaise ARDMORE (région: Highlands de l’Est) a sorti courant 2015 une nouvelle version dans une relative discrétion (c’est pourquoi j’en reparle maintenant). Il s'agit d'un single-malt à compte d'âge (oui, oui, vous avez bien lu), un 12 ans d’âge, issu d'un élevage en fûts de chêne américains ayant contenu du Bourbon, ensuite affiné en fûts ayant contenu du Porto. Cette version titrant 46 % est une addition à la gamme régulière. Une version apparemment difficile à trouver en France, mais en vente en ligne à un peu plus de 60 €. J’en suis-je dois dire assez curieux…

 

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-La distillerie écossaise The BALVENIE (région: Speyside) sort une nouvelle version destinée au marché hors taxes ("travel retail") asiatique et qui est lancée en ce moment même à l'aéroport Changi de Singapour. Il s'agit d'un 21 ans d'âge nommé "Madeira Cask". Pas d'autre précision pour le moment, hormis qu'il sera vendu dans un coffret en bois au prix de 295 dollars singapouriens, soit environ 200 euros ou un peu moins.

 

 

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-La distillerie écossaise BENRIACH (région: Speyside) propose une version de 18 ans d’âge intitulée « LATADA » élevée en fûts de chêne américain ayant contenu du Bourbon, puis affinée en fûts de Madère, mais il s’agit également d’une version tourbée, non filtrée à froid. Elle est réduite à 46 % et vendue au prix d’environ 100 €. Une alternative, semble t’il à la très réussie version « Solstice » (Porto/tourbée).

 

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-La distillerie écossaise BENROMACH (propriété du négociant Gordon & MacPhail depuis 1993-région : Speyside) propose pour la première fois dans son histoire (à ma connaissance en tout cas) un 35 ans d’âge non millésimé (il y a eu plus âgé, avec un 55 ans, mis en bouteille en 2005). Il s’agit d’un assemblage de fûts de Sherry de premier remplissage, titrant 43 %. La carafe est sertie d’une sorte de bijou en forme de goutte d’eau en cuivre et vendue chez certains (rares) cavistes dans un coffret bois pour plus de 500 € environ. Ce bel écrin, on l’espère, sert un beau contenu…je n’ai hélas pas encore eu l’occasion de le découvrir.

 

 

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-Après avoir travaillé successivement pour Diageo, puis The Scotch Whisky Institute, puis rejoint The Edrington Group en 2007, pour devenir 2010 à 33 ans maître-assembleur pour la marque de blended-whisky CUTTY SARK, l'écossaise Kirsteen Campbell devient le nouveau master-blender de The FAMOUS GROUSE, l'un des premiers blended whiskies préférés des écossais (et accessoirement de votre serviteur). Elle succède ainsi à Gordon Motion, avec qui elle a travaillé de longues années. Elle est la créatrice des Cutty Sark 25 ans version "Tam O'Shanter", Cutty Sark 33 ans, Cutty Sark "Storm" et enfin Cutty Sark "Prohibition", excusez du peu! Un parcours déjà bien rempli, alors raison de plus pour le suivre !

 

 

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 Kirsteen Campbell, en pleine concentration...Un master blender qui compte...

 

 

La jeune distillerie écossaise AILSA BAY (région: Lowlands) sort malgré ses premières annonces son propre whisky sous le nom de la distillerie. En effet, elle a été construite en 2007 essentiellement pour alimenter les blended-whiskies du groupe auquel elle appartient (William Grant & sons) et c'est tout. En effet, pour la première fois, elle propose un single-malt en version tourbée (moyennement, à 21 p.p.m., le taux communiqué étant ici un taux mesuré après la production) qu’elle va progressivement mettre sur le marché (voir plus loin).  

-La distillerie écossaise GLENFARCLAS (région: Speyside) sort pour le marché asiatique (via Singapour uniquement) ce qui restera sûrement comme l’une des mises en bouteille formellement les plus spectaculaires de la distillerie, voire de l’industrie écossaise du whisky, à savoir « The PAGODA RESERVE TRILOGY » (un 43 ans millésimé « 1971 », un 48 ans millésimé « 1967 », et enfin un 59 ans millésimé « 1956 »). Les trois carafes en cristal de chez Glencairn sont surmontées d’un bouchon évoquant un toit (de palais plus que de distillerie, d’ailleurs) en pagode. Chaque couleur de whisky est différente (cuivre/argent/bronze), et chaque bouchon également, orné de finitions précieuses (laiton/argent/or-24 carats). Il n’existe que 100 jeux des trois bouteilles, et le prix annoncé est entre 11500 et 54600 SGD (dollars singapouriens), soit entre 7330 € environ et 34800 € environ. L'on se serait davantage attendu à voir ces luxueuses carafes contenir des KARUIZAWA, mais pourquoi pas ?

Par ailleurs, la distillerie continue de produire régulièrement des versions millésimées dans sa série "The FAMILY CASK", mais les versions sont trop nombreuses pour être cîtées ici. J'en reparlerai s'il y a dégustation de l'une d'entre elles, par exemple.

 

 

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-La distillerie écossaise GLENFARCLAS sort également un 50 ans d'âge, dans sa série "FAMILY COLLECTOR", dédiée à l'héritage familial de la famille Grant, et qui n'est en qu'à la moitié de ce programme d'éditions limitées. Mis en bouteille à la fin de l'année 2015, ce whisky a été distillé dans les années 1960 dans des fûts de Sherry Oloroso (mais l'on ne sait pas combien de remplissages ces fûts ont subi) et mis en bouteille à la fin de l'année 2015 avec un titrage de 41,1 %. Cette version rend hommage à George Grant (1874-1949), de la 3 ème génération de la famille Grant, d'ou le nombre "III" gravé en argent sur la boîte contenant la bouteille. Ce 50 ans d'âge, visiblement issu de plusieurs fûts (je dirais entre 3 et 5) a donné 937 bouteilles, vendues dans un luxueux coffret en cuir noir au prix unitaire d'environ £ 1800, soit environ 2300 €. 

 

 

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-La distillerie écossaise GLENFIDDICH (région: Speyside)sort plusieurs références, dont une mise en bouteille (en 2015) d’un fût unique de 36 ans d’âge millésimé « 1979 » dans sa gamme « Rare Collection ». Il s’agit du fût N°11138 (chêne américain), qui a donné 186 bouteilles, et qui titre à 51,8 %. Son prix en France est d’environ 3100 €, tandis qu’au Royaume-Uni il est annoncé à environ 2500 €...Etrange...

 

 

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-La distillerie écossaise GLENMORANGIE (région: Highlands du Nord) sort dans sa gamme « PRIVATE EDITION » (une série d’éditions limitées annuelles lancée en 2009 avec le « SONNALTA »), une nouvelle version (la septième) nommée « MILSEAN » (qui signifie en gaélique « douceur »), élaborée encore une fois par Sir Bill Lumsden. Assez différente de sa précédente création (le « TUSAIL »), cette dernière édition mets à nouveau l’accent sur l’affinage, avec, après une première maturation dans des fûts de Bourbon, un affinage en fûts ayant contenu du vin rouge du Portugal (du « Douro »), mais non sans un toastage préalable conséquent de ces fûts. Une version à nouveau sans mention d’âge, non filtrée à froid, non colorée et titrant 46 %. Elle est vendue en France à environ 80/90 €, et 5000 bouteilles de cette version ont été produites pour le monde.

 

 

 

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-La distillerie écossaise The GLENTURRET (région: Speyside), désormais distribuée en France via le négociant Douglas LAING. Peu avant cela, la plus ancienne distillerie d’Ecosse (telle qu’elle est officiellement recensée) présentait ses trois nouveautés, toutes sans mention d’âge: Une version tourbée nommée « Peated Edition », une version « Sherry Edition », et une version dite « Triple Wood » (assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon, du Sherry-dans deux sortes de fûts, l’un espagnol, l’autre américain). Ces trois versions sont réduites à 40 % et sont vendues le même prix, aux alentours de 65 €.

 

 

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Ici la version "Sherry" du nouveau The GLENTURRET

 

 

-La distillerie écossaise HIGHLAND PARK (région: Orkney Islands) s’apprête à sortir une version inédite, nommée « ICE EDITION » âgée de 17 ans. L’on en sait encore peu sur cette mystérieuse nouveauté (proposée dans une bouteille de forme inédite pour la distillerie, aux facettes évoquant un diamant, une bouteille teintée en bleu), hormis qu’elle est embouteillée brut de fût à 53,9 %. Le whisky a été entièrement élevé dans des fûts de Bourbon, il n’est pas coloré, il n’est pas filtré à froid. C'est clairement un avatar de la "Valhalla Collection". Le prix est encore incertain, mais l’on parle d’environ 190 £ à priori (soit environ 240 €). Parmi les 30000 bouteilles produites, l’on sait déjà que 5000 bouteilles sont d’ores et déjà disponibles pour le marché du Royaume Uni, et davantage pour le marché nord-américain, d’après l’ambassadeur de la marque Martin Markvardsen. L’on me permettra d’avoir d’ores et déjà quelques réserves tant sur le contenant que sur le nom choisi…qui évoque pour moi davantage les premix, les vodkas que le whisky (question de cible ?). Fort heureusement, dans une interview donnée lors de la présentation de ce whisky, l’ambassadeur a tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’une version destinée à être dégustée sur glace, ouf ! Ceci dit, la distillerie HIGHLAND PARK a-t-elle aujourd’hui encore une âme ? C’est la question que je me pose, non sans une certaine tristesse…

 

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-Bonne nouvelle pour tous les amateurs de la première édition 2015 (dont je suis), le version "SANAIG" (du nom d'une petite crique au Nord-Ouest de la distillerie) de KILCHOMAN devient une version permanente de la gamme régulière à partir de cette année, aux côtés du "MACHIR BAY". La deuxième édition vient d'être lancée (ci-dessous photo de la première). Pour mémoire, il s'agit d'une version mélangeant fûts de Sherry (dont certains relativement âgés) à des fûts de Bourbon à égale proportion, et elle est tourbée à 50 p.p.m. et titre 46 %. Pour John McLellan, le directeur de la distillerie, il s'agit de "mettre en avant l'influence du fût, et ainsi de donner plus de caractère, mais aussi de couleur" (naturelle) au whisky, avec une version qui est "à la fois la continuité du style de la distillerie et des marqueurs que les amateurs apprécient chez Kilchoman, mais aussi un développement susceptible de les intéresser plus avant". Vous retrouverez également cette référence (fortement recommandée) dans la liste de mes derniers coups de coeur abordables pour l'année 2015 que je suis en train de préparer, avec une note de dégustation.

 

 

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-La distillerie écossaise LAGAVULIN (région: Islay) fête ses 200 ans d'existence cette année. Des rumeurs circulaient depuis quelque temps sur le choix d'une bouteille commémorative, avec déjà des critiques sur une version très jeune. Diageo vient de confirmer via les réseaux sociaux la version choisie: C'est une édition limitée d'un 8 ans d'âge, titrant 48 %. Elle justifie le jeune compte d'âge par un hommage au célèbre écrivain du whisky Alfred Barnard, qui, lorsqu'il avait visité la distillerie, à la fin du XIX ème siècle, avait trouvé le 8 ans d'âge de l'époque "exceptionnellement fin". Il s'agit d'une version élevée entièrement en fûts de Bourbon de plusieurs remplissages ("Refill American Oak") et disponible en plusieurs versions, allant de la demi-bouteille à 1 litre et 1,75 litre. Elle sera en vente en France (vraisemblablement en version 70 cl seulement) uniquement chez les cavistes à partir du mois d'avril, et à un prix situé entre 60 et 70 €. 

 

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-La distillerie écossaise LOCH LOMOND (région: Lowlands) sort une version sans mention d’âge de son INCHMURRIN « Madeira Wood Finish » préalablement élevée en fûts ayant contenu du Bourbon & titrant 46 %. Elle est en vente en France pour un peu plus de 70 €. Il s’agit d’une des premières versions issues de la distillerie (avec notamment le 12 ans d’âge et le LOCH LOMOND « Original », la version « Single Grain » et la marque de malt « GLENGARRY ») depuis son rachat en 2015 par Exponent Private Equity, qui a entraîné un changement radical de conditionnement, pour les marques de LOCH LOMOND comme pour les mises en bouteille du single-malt GLEN SCOTIA, également propriété du groupe.

 

 

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-La distillerie écossaise LAPHROAIG (région: Islay), qui, rappelons-le a fêté ses 200 ans en 2015, s'apprête à sortir pour la fin du mois de Mars (et peut être bien pour le festival "FEIS ISLE" 2016, qui sait?) une édition limitée, une version sans mention d’âge (oui, toujours...) nommée « LORE » (qui signifie "tradition"), constituée d’un assemblage de fûts Sherry de premier remplissage (des "Hogsheads" = des fûts reconstitués, la soit la majorité des fûts actuellement sur le marché), de fûts de Bourbon de petite taille ("Quarter Casks"), et enfin d'une part de vieux fûts de la distillerie. Cette version titrera 48 %, n'est filtrée à froid mais est sans doute colorée au caramel. Elle titre 48 % et est déjà en vente au Royaume Uni aux prix d’environ 75 à 85 livres sterling (soit environ 100/110 €). John Campbell, le directeur de la distillerie, présente cette nouvelle version comme "la plus riche jamais sortie par la distillerie", avec un profil aromatique, selon lui, de "malt riche et profond, avec des notes caractéristiques & distinctives de tourbe, des notes marines, mais aussi des notes minérales". Son prix indicatif est situé entre 75 et 85 livres, soit entre 100 et 110 € (les premières ventes seront réservées au club de fidélité "Friends of Laphroaig", à bon entendeur...). L'on jugera sur pièce, évidemment, si c'est vraiment la version "la plus riche"...

 

 

 

 

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-La distillerie écossaise LONGMORN (région: Speyside) sort une version sans mention d’âge nommée « The Distiller’s Choice », constituée d’un assemblage de fûts de Bourbon, de Sherry, et de fûts reconstitués de type Hogsheads. Cette version titre 40 %, est filtrée à froid et sans doute colorée au caramel. Elle est déjà en vente au Royaume Uni aux prix d’environ 65 €. A titre personnel, je n’attends rien de cette version, mais j’ai peut être tort ?

 

 

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-La distillerie écossaise BRUICHLADDICH (région: Islay) présente la dernière édition en date (numéro "7.4") de son OCTOMORE, la version très tourbée (et triplement distillée-seul ce site vous le dira...comme déjà évoqué précédemment) de son single-malt affichant cette fois 167 p.p.m. (au départ du moins, ce taux est bien moindre après vieillissement...). Sa conception est un peu plus complexe (qui a dit alambiquée?) que précédemment, puisqu'il s'agit d'un assemblage de fûts de chêne neufs ("Virgin oak") à 25 % et de fûts de chêne ayant contenu précédemment une seule fois ("First fill") du Bourbon à 75 %, ce durant 3 ans. Puis l'ensemble a été remis à vieillir durant 2 ans dans des fûts de chêne neufs puis encore 2 ans dans des fûts de Bourbon de premier remplissage (ouf, sauf erreur de ma part). C'est donc une version de 7 ans d'âge qui est donc proposée, et qui titre 61,2 %. Le prix de vente moyen est aux alentours de 200 €.

 

 

 

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-La distillerie écossaise SPRINGBANK (région: Campbeltown) sort une version qui fait déjà le buzz sur la toile, une nouvelle version de la mythique série des « LOCAL BARLEY » distillée dans les années 1960 (plus précisément entre 1965 et 1967), susceptible même d’être intégrée à la gamme régulière, à en croire la distillerie. Il s’agit d’un 16 ans d’âge distillé en 1999 et titrant 54,3 %. L’orge provient d’une ferme située à environ 12 kilomètres au Sud de la distillerie, la Low Machrimore Farm. L’assemblage est de 80 % de fûts ayant contenu du Bourbon et 20 % du Sherry. 9000 bouteilles de cette nouvelle édition ont été produites. Le prix au Royaume-Uni est équivalent à environ 120/130 €. Il devrait être bientôt en vente en France. Je suis je dois dire très curieux de cette version qui a plutôt bonne presse pour le moment…

Dans la partie deux de cet Editorial, je peux déjà vous annoncer que « son grand frère » du même nom et plus âgé figure au palmarès des meilleurs whiskies au monde jamais dégustés à ce jour...

 

 

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-La distillerie écossaise TOMATIN (région: Speyside) sort une version millésimée "1984" issue d'un fût unique ayant contenu du Bourbon (Single-Cask N°6207) présenté dans un coffret luxueux en bois et dans une carafe typique des éditions limitées millésimées récentes de la distillerie. 207 bouteilles sont issues de ce fût âgé de plus de 30 ans et le titrage en réduction naturelle est de 44,5 %. Ce TOMATIN est disponible notamment au Royaume Uni auprès de l'enseigne The Whisky Exchange pour environ un peu plus de 500 €. Une nouveauté que je serais bien curieux de déguster !

 

 

 

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-La célébre chaîne de boutiques d'Outre-Manche spécialisées en whisky THE WHISKY SHOP (qui possède déjà 18 boutiques au Royaume-Uni, dont 5 en Ecosse), ouvre au printemps de cette année (d'ici Avril ou Mai) une nouvelle boutique à Paris au 7, Place de la Madeleine, dans le 8 ème arrondissement de Paris. C'est une surprise, car la concurrence, qu'elle soit spécialisée (La Maison du Whisky) ou plus généraliste (Lavinia, Nicolas), est plutôt rude dans ce quartier. THE WHISKY SHOP, qui est en plein recrutement de son équipe de vente actuellement, explique ce choix (comme je l'ai supposé) par une approche différente, positionnée en partie sur le luxe et les blended whiskies de luxe, sur le modèle de leur boutique de Piccadilly à Londres (qui travaille en partenariat étroit avec Pernod-Ricard et notamment la division CHIVAS Brothers Ltd). Cette fois c'est la marque JOHNNIE WALKER qui sera à l'honneur (scoop). Rappelons que cette enseigne, tout comme d'autres, se fait également embouteiller des whiskies (uniquement des single-malts, pour le moment) pour elle par divers producteurs, notamment dans leur gamme "GLENKEIR TREASURES" (en 10 cl et 50 cl), mais aussi en version officielle, en exclusivité (édition limitée).  A suivre...

 

 

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Une vue d'une des boutiques de THE WHISKY SHOP, vraisemblablement prise à Londres.

 

 

 

-La toute jeune distillerie écossaise WOLFBURN (région: Highlands du Nord, dans la ville de Thurso, plus haut et plus à l'Ouest qu' OLD PULTENEY), construite en 2012 et qui a débute sa production en 2013 est désormais en mesure de commercialiser sa première version en tant que Single-malt, après nous avoir fait découvrir ses distillats lors du "Whisky Live Paris 2015" (j'y reviendrai). Il s'agit d'une version de 3 ans d'âge élevée en fûts ayant contenu du Bourbon, non filtrée à froid et non colorée, et enfin elle titre 46 %. La distillerie dispose de deux alambics, elle pratique une fermentation lente et utilise des fûts ayant contenu du Bourbon comme des fûts de Sherry. La distillerie, qui tire son nom de la source qui l'approvisione, est construite à un peu plus de 300 mètres de distance de l'ancienne distillerie du même nom qui a existé entre 1821 et les années 1850 (pas de date fiable pour sa fermeture). Sa production est modeste, soit environ 115000 litres d'alcool pur par an pour le moment. Ce nouveau single-malt est en vente en France à la Maison du Whisky pour environ 60 €. 

 

 

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IRLANDE :

 

-La distillerie BUSHMILLS d’Irlande du Nord, va proposer une toute nouvelle gamme de whiskies (« The STEAMSHIP Collection ») destinés au commerce hors taxes (pour le moment uniquement dans les aéroports de Belfast, Dublin et Londres), gamme rendant hommage au S.S. Bushmills, un bateau à vapeur qui en à partir de 1890 navigua très loin (jusqu’au Japon) pour transporter du vin fortifié, du Rhum ou du Bourbon. La première proposition de cette collection est une version simplement nommée « SHERRY CASK », car exclusivement élevée dans des fûts de Sherry de type Oloroso et de premier remplissage. Elle est proposée en bouteilles d’un litre, au titrage de 40 % et au prix indicatif de 80 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort une nouvelle référence millésimée « 1991 » et « SINGLE-CASK » (fût N° 48735) de son"SINGLE-POT STILL" du même nom,sans mention d'âge ("n.a.s."), mais embouteillée en 2015 (âgé d’environ 24 ans). Le fût sélectionné a contenu préalablement du Bourbon de premier remplissage.Il s'agit d’une version exclusive destinée au londonien The Whisky Exchange, et fait rare, issue d’une sélection collective via un panel de clients de ce magasin/société en 2015, à l’occasion de la St Patrick. Elle est non filtrée à froid, titre 55,2 % et est limitée à 186 bouteilles, vendues chacune à un peu plus de 300 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort également une nouvelle référence cette fois sous la marque de Single-Pot Still RED BREAST (une marque relancée en 1991 mais qui date initialement de 1903 et était à l’époque la propriété de l’anglais W. A. Gilbey). Inédite car sortie sous la forme d’un Single-Cask (fût N° 30087) millésimé « 1999 » (d’environ 16 ans d’âge), cette version « ALL SHERRY » est le fruit d’une collaboration entre Billy Leighton, le maître-distillateur de la maison, et The Whisky Exchange, a qui cette version est exclusivement destinée. Après cette présélection, plusieurs samples ont été également soumis au panel évoqué ci-dessus. Cette intrigante version est non filtrée à froid, titre 59,9 % et limitée à 576 bouteilles, vendues chacune à un peu plus de 240 €.

 

 

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INDE :

 

Sans transition, et en restant en partie dans le négoce, la distillerie indienne PAUL JOHN, située à Goa, sur la côte Sud-Ouest, sort plusieurs éditions limitées officielles et SINGLE-CASK dont celle ci-dessous (« Bourbon Cask », fût N°1906, à 59,5 %) vendue notamment par TWE (à environ 100 €).

 

 

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Parallèlement, une fois n’est pas coutume (je crois bien que c’est une première ?), la même distillerie indienne PAUL JOHN propose, via la société de négoce allemande MALTS OF SCOTLAND deux versions brut de fût également, et relativement âgées : Une version tourbée millésimée « 2009 », mis en bouteille en 2015 (?) titrant 58,4 %, et une version non tourbée millésimée « 2011 », mis en bouteille en 2015 et titrant 60 %. Les prix de ces versions sont d’environ 140/150 € pour la 2009 et 100/120 € pour la 2011.

 

 

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Une version tourbée millésimée "2009" de négoce du single-malt indien PAUL JOHN.

 

 

 

ETATS-UNIS:

 

Beaucoup de choses, donc je reviendrais plus spécialement dessus un peu plus tard…

Je suis cependant déjà en mesure de vous annoncer cependant une nouvelle, pas très réjouissante et qui s’inscrit dans une tendance actuelle de fond, c’est l’annonce par la distillerie HEAVEN HILL de la disparition du compte d’âge pour sa marque ELIJAH CRAIG pour la version réduite (toujours à 47 %) en tout cas du « SMALL BATCH », car (et ça c’est la bonne nouvelle) elle souhaite garder du stock pour maintenir la version de 12 ans d’âge, version brut de fût nommée « BARREL PROOF », mais aussi pour la version 18 ans d’âge (bonne nouvelle également) qui a été relancée l’an dernier. Je serais tenté de dire que c’est un mal pour un bien, tant ces versions brut de fût sont, en général, de vrais petits chefs d’œuvre…

 

 

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-La plus ancienne distillerie américaine, MICHTER'S, située dans le Kentucky, et qui recommence à produire du whiskey depuis quelque temps, après avoir proposé l'an dernier une version nommée "TOASTED BARREL FINISHED BOURBON", à 45,7 % (disponible sur leur marché intérieur surtout, puis sur des sites de vente en ligne comme The Whisky Exchange, entre autres-notes de dégustation à venir), sort une version brut de fût du "STRAIGHT RYE" dans sa gamme "US 1", version nommée "BARREL STRENGTH STRAIGHT RYE", et qui titre 54,6 %. J'en suis très curieux, ayant bien apprécié les versions réduites et en 10 ans d'âge. A suivre...

 

 

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JAPON :

 

-J'apprends via l'excellent site Nonjatta que le mois dernier une version exceptionnelle (peut être une des dernières?) du single malt KARUIZAWA est sortie: C'est toujours pour moi un dilemme que de décider si je dois ou pas parler de telle ou telle version de ce single malt devenu très vite hautement spéculatif, mais je vais le faire ce mois-ci pour plusieurs raisons, notamment parce que plusieurs d'entre eux figurent sur le classement que je suis en train de préparer pour vous des meilleures bouteilles dégustées à ce jour, ensuite parce que c'est souvent très bon. Or une version très particulière  nommée "FIVE DECADES" (1960-2000)" sort, une version qui couvre presque la totalité des années de production (puisque la distillerie a ouvert en 1955 et été mise en sommeil en 2000 -date de la dernière distillation- avant d'être fermée en 2011 puis démantelée en 2012. L'assemblage "multi-vintage" a été ensuite remis à marier dans un ancien fût de la distillerie durant plusieurs années avant d'être mis en bouteille à la fin de l'année 2015. Le whisky final titre 61,4 %. La bouteille a été d'abord présentée (elle est vendue dans un luxueux coffret en bois laqué qui ferme à clé) et mise en vente au magasin Isetan de la ville de Shinjuku, mais d'autres bouteilles seront disponibles en boutiques hors taxes au Japon. Si mes (autres) sources sont correctes, cette version était proposée aux enchères et a rapidement atteint la somme d'environ 14709 €. Bon, on se doute que cela ne sera pas pour le commun des mortels, avis donc aux collectionneurs fortunés...Le site Nonjatta est plutôt enthousiaste sur cette version qu'il a eu la chance de déguster: http://www.nonjatta.com/

 

 

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-YAMAZAKI « Sherry Cask », édition 2016, 48 %: La nouvelle édition de ce whisky, qui ne comporte d’ailleurs toujours pas de mention d’âge et bénéficie toujours (moi je dirais plutôt souffre…) de l’aura de son attribution du prix du meilleur whisky au monde par Jim Murray en 2015 (pour l’édition 2013 de ce whisky), est sortie il y a peu et pose déjà problème. En effet, elle est tellement attendue que déjà indisponible peu après sa sortie en circuit normal, et on s’en doute, destinée très vite au second marché (traduisez à la spéculation). Son prix de départ au Royaume-Uni a augmenté par rapport à l’édition 2015, car il est annoncé à 200 £ (soit environ 254 €), avec une allocation de 5000 bouteilles seulement pour le monde. Très vite, l’on s’est aperçu que pour nombre de boutiques, ici comme ailleurs, la vente allait être très contrôlée, avec un rationnement du nombre de bouteilles disponibles, et un système de loterie (pour avoir le droit d’acheter la bouteille), comme c’est hélas souvent le cas depuis quelques années pour le très spéculatif single-malt japonais également KARUIZAWA. Autant le dire, un whisky difficilement disponible en France…

C’est Shinji Fukuyo, le maître-assembleur (« chief blender » au Japon), qui a conçu cette édition, surveillé son élaboration du début à la fin, en commençant par le choix sur place en Espagne du chêne puis des fûts qui allaient contenir le Sherry (des fûts préalablement toastés), puis trois années après a sélectionné ceux qui lui convenaient. Une édition 2016 globalement plus âgée que les précédentes, affirme t’il, et qui comportera une petite part de fûts plus âgés que précédemment, allant jusqu’à plus de 25 ans d’âge, ce afin d’apporter « plus de douceur, de profondeur, de richesse et de complexité ». L’amateur qui réussira à le déguster jugera sur pièce.

 

 

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LES NEGOCIANTS :

 

-Le négociant/assembleur en whiskies écossais COMPASS BOX sort pour le mois de Mars (et le marché nord-américain, puis d'autres, dont le marché français, vers le mois de Mai) un nouveau blended whisky nommé « The CIRCUS », en hommage au film de Charlie Chaplin. Il s’agit d’une mise en bouteille en édition limitée (3120 bouteilles) assemblant des fûts de whisky de grain et de malt dont certains sont âgés et d’origine inconnue, certains des whiskies de grain ayant été élevés en fûts de Sherry, puis en partie remis à marier dans des fûts de Sherry. L’assemblage titre 55 %. D'autres précisions quant à cette version à suivre dès que possible (par exemple l'indication d’âge, si elle est possible bien sûr étant donnés les soucis récents qu’à eu cette maison) et une fourchette de prix...

 

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Une vue de l'étiquette et de la contre-étiquette de la dernière création de John Glaser.

 

 

-Le négociant (également assembleur) écossais Douglas LAING sort une version « Cask Strength » (brut de fût) de son Blended Malt (dont on a déjà parlé ici), le « ROCK OYSTER », une mise en bouteille en série limitée (small batch) assemblant des single-malts des îles (Arran, Jura, Orkney, Islay). Comme la version réduite, cette version n’a pas de compte d’âge et son titrage est de 57,4 %. Ce whisky est non filtré à froid et non coloré artificiellement, comme les précédents assemblages de la maison. Je reviendrais prochainement sur cet assemblage….Pour information, il est en vente depuis début Février sur le site de La Maison du Whisky pour la somme de 68 €.

 

 

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-Parmi les mises en bouteilles de single-malts, signalons également que Douglas LAING sort plusieurs références intéressantes déjà sur le papier :

-BRAEVAL 25 ans (05/1990-12/2015), Douglas Laing/gamme « X.O.P. », réf. DL 11008 (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 57,3 %. J’aime beaucoup BRAEVAL, et à ma connaissance, peu de versions aussi âgées sont sorties sur le marché, j’en suis d’autant plus curieux…

 

 

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-GLEN GRANT 30 ans (07/1985-12/2015), Douglas Laing/gamme « X.O.P. », réf. DL 11009 (Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 59,1 %. 36 bouteilles seulement sont disponibles.

 

 

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-« La maison d’en face », si j’ose dire (en l’occurrence celle de Stewart, le frère de Fred Laing), à savoir Hunter LAING sort également plusieurs références qui m’ont interpellées aussi sur le papier :

-CARSEBRIDGE 50 ans (1965-2015), Hunter Laing/gamme « Sovereign », (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 41,5 %. Cette bouteille est disponible notamment chez T.W.E. pour un peu plus de 650 €. CARSEBRIDGE est une de mes distilleries de grain préférées, et elle déçoit rarement en version âgée, alors à suivre.

 

 

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-LOCHSIDE 52 ans (1963-2015), Hunter Laing/gamme « Sovereign », (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 48,1 %. Cette bouteille est disponible notamment chez T.W.E. pour un peu plus de 840 €. Encore plus rare, un LOCHSIDE de plus de 45 ans…Attention, il s’agit de la version SINGLE-GRAIN, pas SINGLE-MALT !

 

 

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-Bonne nouvelle, le négociant (également assembleur) écossais Duncan TAYLOR sera désormais distribué en France par la société Joseph Cartron, un liquoriste français qui a également déjà son propre réseau de distribution en CHR (cafés, hôtels, restaurants). L’accord entre Euan Shand (un des propriétaires de ce négoce) et Joseph Cartron prévoit de mettre en avant 5 différents produits ou gammes de la marque : Les single-malts de la gamme « OCTAVE » (affinés dans des fûts plus petits de 60 litres de capacité, des fûts de Sherry), dont des AULTMORE, CLYNELISH (le plus âgé de l’offre, millésimé « 1995 » et titrant 49,5 %), CRAIGELLACHIE, GLENTAUCHERS, ROYAL BRACKLA, tous non colorés, non filtrés à froid & brut de fûts, mais aussi un « ISLAY BLENDED MALT » (millésimé « 1997 » et réduit à 50 %). En référence de single-malt anonyme, l’on pourra aussi déguster le « WHISKY GALORE » millésimé 2010, réduit à 40 %.

Les français distribueront également le blended whisky jeune & tourbé « BIG SMOKE », en version à 40 % comme à 60 %, basé pour la partie single malt sur les trois distilleries suivantes : ARDBEG, CAOL ILA & BRUICHLADDICH. Pour ceux qui préfèrent que la tourbe soit en sourdine, un autre blended whisky sera proposé, le « SCOTTISH GLORY » blended, réduit à 40 %. D’autres précisions à venir de la part du négociant. Par contre c'est un autre distributeur, CBH, qui distribuera les références suivantes : Le nouveau blended whisky "SMOKIN' " (voir ci-dessous), le blended whisky "BLACK BULL" et ses déclinaisons à compte d'âge, ainsi que la gamme "DIMENSIONS". Merci à Allan White (directeur des ventes pour l'Europe) pour ces compléments d'information que je rajouterai au fur et à mesure.

 

 

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Les produits Duncan TAYLOR prioritairement distribués en France par Joseph Cartron à partir de 2016.

 

 

La nouvelle référence de DUNCAN TAYLOR intitulée "SMOKIN' (The Glentleman's Dram") qui arrive en France est un blended whisky écossais qui se veut à l'ancienne, non filtré à froid et non coloré, proche de l'esprit des vieux blends du XIX ème siècle. Sa composition est secrète, mais j'ai pu savoir que ses composantes tourbées ne venaient pas uniquement d'Islay (les noms d'ARDMORE ou de BENRIACH, mais aussi LONGROW ou LEDAIG me viennent à l'esprit, mais ce ne sont que des hypothèses-tout comme la couleur foncée qui suggère un travail important de brûlage des fûts). Du côté des single malts inclus dans l'assemblage, ce sont les fûts de Bourbon qui sont à l'honneur. Il n'y a pas de mention d'âge, et le blend est réduit à 40 %. Un whisky qui arrive tardivement en France, mais auréolé de récompenses internationales depuis 2013 (à l'I.W.S.C.: "Gold" /Quality Award), puis doublement récompensé à la San Francisco World Spirits Competition en 2014 et en 2015 avec un prix "Double Gold"). Je n'ai pas d'indication de prix pour le moment. A suivre...

 

 

 

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-Chez GORDON & MACPHAIL, signalons, entre autres sorties, une rareté, provenant d’une distillerie du Speyside fermée en 1985 mais dont Diageo possède encore un peu de stock bien qu’elle fût revendue au groupe William Grant & sons qui en exploite les installations (surtout les chais):

 

-CONVALMORE de 40 ans (1975-2015), GORDON & MacPHAIL/gamme « Rare Old », 46 %. C’est probablement l’une des mises en bouteilles les plus âgées jamais sorties, et en tout cas plus âgée que les versions de 36 ans d’âge officielles et de chez CADENHEAD sorties en 2013. La société The Whisky Exchange le propose pour un peu plus de 600 € à l’heure actuelle.

 

 

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A signaler, une annonce significative, celle de la branche de société de négoce The SPECIALITY DRINKS Ltd de The Whisky Exchange (l’équivalent de La Maison du Whisky au Royaume-Uni et dont le QG et les boutiques sont situées à Londres), avec la création d’une référence permanente du blended malt « PEAT », dans la gamme « Elements of Islay », par les créateurs de la fameuse gamme « Port Askaig ». Oliver Chilton, l’homme aux commandes de cette gamme, nous assure qu’il s’agira d’une sélection de whiskies en provenance d’Islay, et chose également intéressante, que l’assemblage sera embouteillé brut de fût, soit pour la première édition en tout cas, 59,3 %, pour un peu moins de 50 € environ (et toujours en flacons de 50 cl).

 

 

 

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-Chez les négociants moins connus, signalons également quelques sorties de single-malts anonymes:

 

-La Vintage Malt Whisky company propose une nouvelle version de son FINLAGGAN nommée « EILEAN MOR », version « SMALL BATCH », édition 2015, et titrant 46 % au lieu de 40 % pour l’ « OLD RESERVE ». Toujours sans compte d’âge, elle est vendue à environ 60 €, mais parfois difficile à trouver en France dans les réseaux de cavistes classiques.

 

 

finlaggan_eilean_mor_s.batch_205_46

 

 

 

-La société Fox Fitzgerald et le créateur de ce single-malt, Eamonn Jones, propose désormais son « PEAT’S BEAST » également en version « CASK STRENGTH », avec affinage de 9 mois en fûts ayant contenu du Sherry de type Pedro Ximenez. Cette version titre 54,1 %, elle est toujours non filtrée à froid et est vendue (même réserve que ci-dessus) à environ 80 €.

 

 

 

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A noter également comme curiosités récemment sorties et passées presque inaperçues, ces deux propositions :

 

-« CORRIE MOHR », un single-malt anonyme, qui a été créé par le célèbre maître-assembleur Richard Paterson, et qui est un assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon avec d’autres ayant contenu du Sherry et provenant de la même distillerie non précisée. Le whisky en question, sous-titré « Cigar Reserve », estrévélateur de sa destination, un accord avec le cigare. Un troublant parallèle avec la version similairement titrée du single-malt DALMORE. De là à dire qu’il s’agit du même whisky, je ne peux l’affirmer, mais en tout cas il y a déjà une différence majeure, c’est qu’il est embouteillé à 46 %. Il est disponible pour environ 60 € sur le marché du Royaume-Uni.

 

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-L’obscure St JAMES Whiskey Brandy Distillery (pas d’autres informations en effet à son sujet pour le moment) a récemment sorti un « world blended-whisky » nommé « ORBIS » : Il s’agit d’un assemblage de whiskes en provenance de chacun des 5 pays « historiques » (les premiers à avoir produit du whisky) , à savoir l’Irlande, Le Royaume-Uni (Ecosse), les Etats-Unis, le Canada et enfin le Japon. Pas d’autre précisions sur cet assemblage, sinon qu’il ne comporte pas de mention d’âge, qu’il est proposé en bouteilles de 70 cl, que l’alcool est réduit à 40 % et qu’il s’agissait à l’origine d’une version destinée aux zones hors taxes. Il se vend dans les pays anglo-saxons à environ 50 €.

 

 

orbis_aged_world_whiskey_2016_40

 

 

***

 

 

Rappel GENERAL :

Côté nouveautés, sorties, nouvelles du monde du whisky depuis la fin Septembre 2015, une partie de celles-ci seront intégrées dans mon compte-rendu à venir de mes visites au salon Whisky Live Paris 2015 & Salon Club-Expert Dugas 2015. Encore mes excuses pour le retard.

 

Point SANTE (de votre serviteur) :

Bonne nouvelle, il semble qu’au vu des derniers examens de santé du mois de février 2016, je sois en (bonne) voie de guérison quant à mes soucis d’altération de mes capacités olfactives. Je devrais recouvrer la totalité de mes capacités d’ici quelques semaines, voire quelques mois. C’est un soulagement qui va me permettre de reprendre bientôt de manière plus complète la prise de notes lors des dégustations.

 

***

 

A SUIVRE (PARTIES 2 et 3) :

 

2/ MES MEILLEURS WHISKIES AU MONDE DEGUSTES A CE JOUR

3/ MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES

 

 

A NOTER/CONCLUSION provisoire :

 

Vous retrouverez très vite ici la deuxième et troisième partie de cet EDITORIAL N°19 (car il est déjà assez long, or je ne voulais pas vous faire attendre plus longtemps pour au moins le point sur les nouveautés). Autre nouvelle façon de procéder, ces deux parties à venir, correspondant à une demande de la part d’une partie de mes lecteurs, seront disponibles en ligne de deux manières différentes, d’abord en lien direct avec cet éditorial en page d’accueil, mais aussi dans l’entrée « EXPRESS NOTES » ou "LISTES THEMATIQUES" du menu haut (à confirmer), ce qui permettra de facilité la recherche du sujet en mode « recherche » (menu haut également), sachant que je déplore, chers lecteurs & lectrices, les « bugs » de cette entrée (elle ne donne pas accès en effet à tout, hélas, suite à un lourd souci technique).

Prochainement, ce site va d’ailleurs devoir être entièrement refondé, un travail titanesque, je ne vous le cache pas, et qui va dépendre également de mon évolution en tant qu’écrivain indépendant du whisky et « bloggeur », suite à certains projets très récents en cours. Bien sûr je vous informerai de l’évolution de cette situation…Merci de votre fidélité en attendant…

 

Editorial No 18

 

 

 COMMUNIQUE : 

 

 GREG'S WHISKY GUIDE soutient la campagne pour davantage de transparence portée par la société Compass Box & vous encourage à la soutenir en allant sur ce lien :

http://www.compassboxwhisky.com/transparency/

 

De manière personnelle, j'ai souhaité m'impliquer davantage à propos de cette campagne, aussi j'ai contacté à la fois la société Compass Box et la S.W.A. (Scotch Whisky Association) afin de leur soumettre des propositions afin de trouver une solution susceptible d'aboutir à un accord équitable entre les parties, en faisant avancer le plus possible la question de la transparence pour le consommateur sur une base assez large (pas seulement au sujet de l'âge, mais aussi au sujet du type de fûts utilisés, du nombre de remplissages, du traitement de brûlage ou toastage, des additifs, etc...). J'en reparlerais ici prochainement.

 

 ***

 

EDITORIAL No 18 : « LA PART DU REVE » (Décembre 2015):

 

(« The Dream’s Share », December 2015) 

 

Première Edition/1st Edition: 29/12/2015

Mise à jour/Update: 23/01/2016

 

INTRODUCTION :

 

Tout d’abord je voulais souhaiter de JOYEUSES FETES à tous les lecteurs & lectrices, qu’ils soient fidèles ou de passage sur le site. UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2016 à venir, qu’elle vous apporte SANTE, BONHEUR & PROSPERITE, et….Plein de bons drams à déguster, avec modération évidemment…et discernement, étant donnée la montée des prix.

Pour ce nouvel éditorial quelque peu allégé (vous en trouverez les raisons en fin d’éditorial, dans le communiqué publié le 17/12/15 sur lequel je ne reviens pas ici, n’ayant pas d’élément nouveau à vous communiquer pour le moment), j’ai voulu prolonger un peu le sujet du précédent Editorial, à savoir celui d’un film sur le whisky, mais en l’étendant cette fois au monde entier. Je vous propose ainsi une petite sélection de clips, films ou vidéos sur le whisky, dans un rapide tour d’horizon, qui mêle à la fois des films publicitaires des producteurs de whiskies (écossais surtout), des films plus longs à caractère documentaire (à l’exception des fictions), des interviews de professionnels, mais aussi des films d’amateurs, et des « vlogs » (vidéo-blogs) comme celui de Ralfy Mitchell, qui a apparemment inventé ce terme.

 

 

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La somptueuse salle des alambics de GLENDRONACH. Photo © Hugh M.

 

Ce ne sont pas tous des chef-d’œuvre, loin de là, mais tous ces films (dont certains sont des « must » à mon avis) ont quelque chose à nous apprendre sur le whisky, et parfois bien davantage…(je pense notamment à l’hommage à Iain McArthur de Lagavulin, bouleversant). Bien entendu, il s’agit d’un choix non exhaustif et non péjoratif pour les absents (il serait fastidieux ou véritablement encyclopédique de vouloir recenser tous les films sur toutes les distilleries ou sociétés productrices de whisky, je n’en ai pas le temps), c’est aussi et surtout un prétexte (peut être appréciable par les temps –assez durs- qui courent) pour vous donner envie d’en découvrir d’autres sur la toile vous-mêmes…et qui sait, vous donner des idées de voyages pour cette année 2016 à venir.

Côté nouveautés, sorties, nouvelles du monde du whisky depuis la fin Septembre 2015, une partie de celles-ci seront intégrées dans mon compte-rendu à venir de mes visites au salon Whisky Live Paris 2015 & Salon Club-Expert Dugas 2015.

 

***

 

ENGLISH SUMMARY :

 

 First of all, I would like to wish you all (wether you are a regular visitor of this website or not) a HAPPY CHRISTMAS & A HAPPY NEW YEAR 2016 to come….Enjoy a couple of good drams, responsibly of course, and with care (because of the prices increase).

For this new Editorial, a bit lighter than usual (you will find why in the communiqué I published on December, 17, there’s nothing new about that), I wanted to continue to talk about movies about whiskies as I did last time, but this time about Scottish whiskies & World whiskies as well rather than French ones. So here is a wee selection of videos, some being advertisement material, other rather documentaries, some with interviews with professional people, etc…or short videos or « vlogs », like Ralfy Mitchell does, for instance (he’s probably the author of this word).

Well, these videos are not all masterpieces for sure (even if some are « must see » ones), but they all tell us something about whisky, and sometimes about much more (for instance the deeply moving tribute video to Iain McArthur from Lagavulin).

Of course, this selection is non exhaustive & it doesn’t mean the distilleries or indie bottlers not mentioned here are not worth of interest, but it’ll be too long. Eventually, this is also a reason to arouse your interest for browsing about this on the internet or to travel maybe during this new year 2016 to come, who knows ?

About new bottlings, whisky news since September 2015, you will find some of these in my two reports to come, about Whisky Live Paris 2015 show & Club-Expert Dugas 2015 show.

 

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SELECTION de FILMS OU VIDEOS sur LE WHISKY :

 

(A SELECTION OF FILMS OR VIDEOS ABOUT WHISKY)

 

 

GENERALITES SUR LE WHISKY ET SA FABRICATION:

 

Un excellent documentaire en anglais qui sort un peu des sentiers battus notamment dans sa défense très traditionnelle des blended whiskies et son excellente mise en perspective historique:

https://www.youtube.com/watch?v=_ZLgHN5Jtug

 

Puis un plus court, axé sur la technique :

https://www.youtube.com/watch?v=2j8AbAbb9Uw

 

Evidemment, le plus calé sur la question semble encore être l’historien du whisky Charles MacLean, parlant ici des origines du whisky en Ecosse, et au delà :

https://www.youtube.com/watch?v=H86OWmiUMfA

 

 

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 L'écrivain et historien du whisky Charles MacLean, ici sur une des vidéos de la chaîne SINGLEMALT TV sur youtube.com.

 

 

1/ L’ASSEMBLAGE, LE NEGOCE, VOIRE L’ARTISANAT :

 

Parmi les grandes maisons d’assemblage, BALLANTINE’S, propriété de la société Pernod-Ricard, présente ici à travers ce film publicitaire, l’histoire de ses blended whiskies :

https://www.youtube.com/watch?v=ooXT61ssVmc

 

 

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 La gamme régulière de BALLANTINE'S. Photo © Grégoire Sarafian

 

Egalement cette vidéo sur l’histoire de la marque JOHNNIE WALKER, appartenant à Diageo :

https://www.youtube.com/watch?v=naYciFo3NyQ

 

 

Assez frustrantes, ces vidéos ultra-rapides typiques de l’industrie du whisky doivent presque être vues au ralenti, mais heureusement de temps à autre certaines ont plus de pertinence (en plus ici nous voyons à l’œuvre une femme maître-assembleur, Stéphanie MacCloud, de chez DEWAR’S ce qui n’est pas si courant) :

https://www.youtube.com/watch?v=1qJgcJCsF-Q

 

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Stéphanie MacCLOUD, maître-assembleur chez DEWAR'S en plein travail.

 

 

L’artisanat et le whisky de négoce, lorsqu’ils s’allient avec une exigence d’innovation, ne sauraient être mieux incarnés que par la démarche de John Glaser de COMPASS BOX, à travers ses vidéos souvent très pédagogiques sur ce qu’est le whisky et aussi bien sûr sur ce qu’il pourrait être :

https://www.youtube.com/watch?v=pDCE2PCpRtk

 

 

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 John Glaser de COMPASS BOX lors du Salon Cocktails Spirits, en 2011. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

L’assemblage (exemple ici avec WHYTE and MACKAY, DALMORE) avec une mémorable session entre l’acteur britannique David Hayman et « le nez » qu’est Richard Paterson :

https://www.youtube.com/watch?v=HG4F0NmGpg4

 

 

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Votre serviteur avec Richard Paterson au salon Whisky Live Paris 2013. Photo © Grégoire Sarafian

 

 

 

2/ LA MATURATION :

 

Ici chez GLENMORANGIE :

https://www.youtube.com/watch?v=OsHDpMquLjQ

 

 

Chez GORDON & MACPHAIL (négociant en whiskies depuis 1895) :

https://www.youtube.com/watch?v=sP2ZpsRd7AY

 

 

A l’occasion de la sortie d’un whisky de la distillerie GLENLIVET âgé de 70 ans :

https://www.youtube.com/watch?v=wfKKYpcyfbA

 

 

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 Le fameux fût de GLENLIVET 70 ans ayant donné 100 bouteilles d'un whisky titrant encore 45,9 %.

 

 

3/ LA DEGUSTATION DU WHISKY :

 

En version « destroy », mais argumentée, par l’expert-assembleur Richard Paterson, assembleur chez DALMORE, JURA, et les blends WHYTE AND MACKAY :

https://www.youtube.com/watch?v=YVG1U-faqHY

 

 En version plus décontractée mais tout autant sans concessions par Gerry Tosh, de HIGHLAND PARK :

https://www.youtube.com/watch?v=Boj33DVSILQ

 

 

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4/ ECRIRE SUR LE WHISKY :

 

Dave Broom, écrivain du whisky, explique son travail et la genèse de son « Atlas Mondial du Whisky » (recommandé par votre serviteur) dont la première édition est sortie en 2010 :

https://www.youtube.com/watch?v=en5TQEtGUzM

 

 

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Le fort sympathique Dave Broom, ici avec votre serviteur, lors du salon Whisky Live Paris 2014. Photo: © Constantin Sarafian

 

 

Martine Nouet, écrivain français du whisky, nous parle des associations culinaires avec le whisky, à l’occasion de sa rencontre avec le chef Jean-Michel Noël du restaurant parisien La Zygothèque :

https://www.youtube.com/watch?v=6PQOO-0tfdg

 

 

5/ VENDRE LE WHISKY :

 

Jean-Marc Bellier, directeur de la boutique rue d’Anjou de La Maison du Whisky, expert rédacteur des notes de dégustations des catalogues de la maison et du salon « Whisky Live Paris »présente brièvement sa cave :

https://www.youtube.com/watch?v=r-MvBPyC2mA

 

 

6/ COLLECTIONNER LE WHISKY :

 

Sukhinder Singh, directeur de la boutique The Whisky Exchange à Londres, mais aussi du salon, « The Whisky Show » nous donne quelques conseils pour débuter une collection :

https://www.youtube.com/watch?v=o9j0gf9dbbc

 

 

 

LES DISTILLERIES ECOSSAISES (Sélection):

 

-ABERLOUR :  Alex Robertson, ambassadeur de la distilerie, nous parle dans une vidéo publicitaire, depuis les chais, d'une version ancienne d' "ABunadh", un des tous meilleurs whiskies de la distillerie:

https://www.youtube.com/watch?v=-mXU37tdNk0

Voici ce que pense, sur le même sujet, le célèbre Ralfy Mitchell, qui propose sur youtube.com un blog des vidéos (le sujet principal de son site, d’où le terme de « vlog ») des chroniques de whiskies incluant à la fois des notes de dégustations et des réflexions libres sur des questions relatives au whisky et notamment son marché. Il nous propose ici une critique d’un lot de la version « A ’ Bunadh » (batch 48), et le compare avec d'autres lots.

https://www.youtube.com/watch?v=1-yj61VPPnY

 

 

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Incontournable "A'Bunadh..."

 

 

-ARDBEG : Exemple d'une vidéo publicitaire jouant parfaitement sur l'aspect "terroir" et les éléments, mais aussi les personnes qui font le whisky :

https://www.youtube.com/watch?v=9lJ6D1l8MJ4

 

-ARRAN : Une présentation publicitaire jouant sur une voix off très typée :

https://www.youtube.com/watch?v=8UWHQde49GI

 

-BALVENIE : David Mair & l'assembleur David Stewart, autour du « Double Wood » de 12 ans d’âge dans le fameux chai N°24 :

https://www.youtube.com/watch?v=QzaarBCRxOE

Au sujet du 50 ans d’âge :

https://www.youtube.com/watch?v=3_bj80paaI0

 

 

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David Stewart de BALVENIE au salon Whisky Live Paris 2012. Photo © Grégoire Sarafian

 

 

-BENROMACH : Documentaire publicitaire incluant une présentation des propriétaires, la société de négoce Gordon & MacPhail :

https://www.youtube.com/watch?v=BlIFQNT_lBg

 

-BOWMORE : Un superbe petit film relativement bref, mais bien ancré sur l’apport de la distillerie à l’île d’Islay :

https://www.youtube.com/watch?v=DjlTOnl7GHg

 

-BRORA (& CLYNELISH) avec Donald Renwick, distillery manager de Diageo :

https://www.youtube.com/watch?v=gje3y3cDFqo

 

-BRUICHLADDICH : Evidemment impossible d’évoquer les whiskies d’Islay et bien sûr la distillerie BRUICHLADDICH (qui produit aussi les marques PORT CHARLOTTE et OCTOMORE) sans vous proposer une vidéo avec une interview de Jim McEwan et son style enthousiaste, totalement de parti pris mais irrésistible, ici en plus depuis la distillerie :

https://www.youtube.com/watch?v=uwVMDR5Gbi4

Pour le côté historique, c’est au tour de Mark Reynier de nous parler de la distillerie, en images :

https://www.youtube.com/watch?v=rAa8ADnQJh8

 

 

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-DAFTMILL : Le célèbre écrivain du whisky Charles MacLean s’entretient avec Francis Cuthbert, le propriétaire de cette nouvelle distillerie (2005) dans les Lowlands :

https://www.youtube.com/watch?v=DjlTOnl7GHg

https://www.youtube.com/watch?v=02DzqhuyVx8

 

-GLENDRONACH : Avec une vidéo publicitaire de 10 minutes plutôt bien faite :

https://www.youtube.com/watch?v=q-4LGp-cncA

 

 

 

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 Joli spectacle dans la cour de la distillerie GLENDRONACH....Photo: © Hugh M.

 

 

-GLENFARCLAS : Une vidéo sur cette distillerie familiale :

https://www.youtube.com/watch?v=fgxh1L3jpLE

 

-GLENFIDDICH : Exemple d’un clip publicitaire très concis (au passage avec du post-rock !) :

https://www.youtube.com/watch?v=TBql1BQpJ9c

 

-GLENGOYNE : Vidéo publicitaire :

https://www.youtube.com/watch?v=mlPScd88c88

 

-The GLENLIVET : Entretien entre Charles MacLean et Ian Logan, ambassadeur de la distillerie et visite rapide de la distillerie :

https://www.youtube.com/watch?v=Wa_ms0yXwAs

 

-GLENMORANGIE : L’assembleur Bill Lumsden nous parle de plusieurs versions du single-malt :

https://www.youtube.com/watch?v=04XD3ZVURJI

 

 

 

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Bill Lumsden lors du Whisky Live Paris 2009. Photo © Grégoire Sarafian

 

Sur le même sujet, Horst Luening, le directeur de la société allemande The Whisky Store (caviste et société de vente par correspondance), nous parle d’une version récente, le « Tusail », dans son style inimitable et souvent discrètement mais sûrement caustique :

https://www.youtube.com/watch?v=3lhS3MxDxAc

 

 

-The GLENROTHES (& Berry Bros & Rudd) :

Une vidéo intéressante, avec Ronnie COX expliquant les origines de la gamme millésimée de la distillerie :

https://www.youtube.com/watch?v=SIbbD4LcHhM

 

 

-HIGHLAND PARK :

Très esthétique, ce film publicitaire sur la distillerie HIGHLAND PARK, jusqu’à la voix du narrateur, accent à l’appui :

https://www.youtube.com/watch?v=7rDDHIWJbqc

Gerry Tosh, le responsable général du département marketing, mais aussi fin sélectionneur de fûts de la distillerie (auteur des fameux « Ambassador’s Cask », entre autres), a enregistré des vidéos sur plusieurs versions du single-malt, que ce soit la gamme régulière ou les éditions limitées, dont celles-ci, ou l’on apprend pas mal de choses sur l’histoire de la distillerie :

A propos du 21 ans d’âge :

https://www.youtube.com/watch?v=sNbSkjn4454

A propos du millésime « 1971 » de la collection « Orcadian Vintage Series » :

https://www.youtube.com/watch?v=sS_LUS9-MeE

 

 

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 L'un des chais de la distillerie HIGHLAND PARK...

 

-KILCHOMAN :

Une interview intéressante d'Anthony Wills par Charles MacLean sur cette ferme-distillerie écossaise de l'île d'Islay :

 https://www.youtube.com/watch?v=sJpBR7p51hc

 

-LAGAVULIN : Une bouleversante interview d’Iain McArthur pour Diageo avec Dave Broom:

https://www.youtube.com/watch?v=ro3HKp_pOwM

 

 

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Iain MacArthur, personnage emblématique de la distillerie LAGAVULIN, qui veille sur les chais depuis plus de 40 ans.

 

Et pour se remettre de nos émotions, une jolie vidéo aussi publicitaire que parodique (Nick Offerman est passé par là !), dans laquelle vous retrouverez également en « guest star », Iain…

Lagavulin,vu par Nick Offerman

 

 

-LAPHROAIG : D’abord plusieurs petites vidéos plutôt amusantes à propos des 200 ans de la distillerie en 2015, puis on passera aux choses sérieuses :

https://www.youtube.com/watch?v=m8Isiyu5FTc

Et comme c’était Noël il y a peu :

https://www.youtube.com/watch?v=UzR9cvsz85g

https://www.youtube.com/watch?v=JZ8-GFGVoko

https://www.youtube.com/watch?v=t_TdFOwEKuo

Un film publicitaire assez long (plus de 26 mn) assez intéressant pour expliquer le fonctionnement comme l’esprit de la distillerie (et d’une distillerie qui tourbe au passage) :

https://www.youtube.com/watch?v=k9Xo900woaU

 

Et enfin un film tourné à l'occasion d'une célébration (diffusée en ligne le 21/09/15) du 200 ème anniversaire de la distillerie:

https://www.youtube.com/watch?v=wGmr5YeOrfE

 

 

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 Une vue que j'aime particulièrement de la distillerie LAPHROAIG. Photo © Hugh M.

 

-OBAN : Diageo a demandé à l’acteur Nick Offerman de présenter de la distillerie OBAN, en lui donnant (j’imagine) carte blanche pour une vision décalée, comme à son accoutumée, assez savoureuse, je dois dire :

Oban, version Nick Offerman

 


-SCAPA : Les films sur cette distillerie nordique (l’autre distillerie de whisky des îles Orcades, ou « Orkney Islands » en anglais) ne sont pas si courants, alors voici celui-ci proposé par son propriétaire Pernod-Ricard, sans paroles, et telle une bande annonce de fiction à suspense :

https://www.youtube.com/watch?v=km1gx4_0DK8

 

 

 

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Eh oui on fait comme on peut quand on doit transporter des fûts sur une petite île...

 

 

-SPRINGBANK : L’ancien légendaire directeur Frank McHardy présente le 10 ans d’âge, véritable porte-étendard de la distillerie :

https://www.youtube.com/watch?v=xpMcwScgIS4

 

Ralfy Mitchell présente une version particulièrement populaire de SPRINGBANK, le 12 ans brut de fût ou "Cask Strenth", avec la ferveur qu'on lui connaît parfois, et que je partage sans réserve pour cette version:

https://www.youtube.com/watch?v=XSpw1WEnnqU

 

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Ralfy Mitchell en visite à la distillerie SPRINGBANK, ici avec Peter Currie, devant le coffre à alcool.

 

Ralfy Mitchell visite cette distillerie artisanale pour laquelle j’ai moi aussi, comme lui, une passion de longue date :

https://www.youtube.com/watch?v=ffIDf_WtKpk

(voir ensuite dans le menu de droite de youtube pour les 6 autres épisodes)

 

-TALISKER : A défaut de photos ou de vidéos de l’intérieur de la distillerie (interdites par Diageo, hélas), une revue (officielle) de la version nommée « 57°North » :

https://www.youtube.com/watch?v=Xn7v1cWczkM

 

 

 

UN BREF PANORAMA DE QUELQUES DISTILLERIES D’AUTRES PAYS :

(Pour la France, voir l’Editorial précédent)

 

 

L’IRLANDE :

 

https://www.youtube.com/watch?v=5-IFMJz1keE

 

 

 

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 La distillerie BUSHMILLS, sans doute la plus ancienne distillerie de whiskey d'Irlande...

 

 

LES ETATS UNIS :

 

Un historique et panorama des différentes distilleries :

https://www.youtube.com/watch?v=wx7unZ7enYg

Impossible de parler des whiskeys de ce pays sans évoquer celle qui est peut être une des 30 meilleures distilleries au monde à mon avis, à savoir BUFFALO TRACE et les distilleries/marques associées :

https://www.youtube.com/watch?v=mzh_RH7rW4k

 

 

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 L'énome complexe de BUFFALO TRACE...qui s'étend sur pas moins de 20 hectares...

 

Ralfy Mitchell nous donne un bref aperçu (développé dans d’autres vidéos associées) de l’étendue de l’offre des whiskeys du pays :

https://www.youtube.com/watch?v=JvhKbk8-44I

 

 

LE CANADA :

 

https://www.youtube.com/watch?v=IT0JhNPqkKk

 

 

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Impossible de parler de whiskies canadiens sans évoquer la distillerie WISER'S, qui date de 1857, et la plus populaire du pays.

 

 

 

LE JAPON :

 

Généralités :

https://www.youtube.com/watch?v=ZOl6GWZz5x8

https://www.youtube.com/watch?v=LLleQ_XCw34

 

 

Une vidéo publicitaire japonaise à propos de la distillerie YOICHI, du groupe NIKKA :

https://www.youtube.com/watch?v=P-mI3G-x6XY

 

 

 

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 Le splendide millésime 1988 du Whisky Live Paris 2013 dégusté par votre serviteur. Photo: © Constantin Sarafian

 

 

 

Un reportage de CNN sur la distillerie YAMAZAKI du groupe SUNTORY :

 

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 La distillerie japonaise YAMAZAKI qui date de 1923, entourée de jolis cerisiers...

 

 

LA BELGIQUE :

 

Distillerie OWL (Single Malt The BELGIAN OWL)

https://www.youtube.com/watch?v=75Ke853mtI0

 

 

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Trois des productions de la distillerie belge OWL, encore trop méconnue en France...

 

 

LA SUEDE :

 

Distillerie MACKMYRA :

https://www.youtube.com/watch?v=cPQDTWlmlQM

 

 

 

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 Un des chais de la distillerie MACKMYRA, au fond d'une ancienne mine...Photo: © avec la permission de la distillerie

 

 

LE PAYS DE GALLES :

 

Distillerie PENDERYN :

https://www.youtube.com/watch?v=OIEMg3FR7YI

https://www.youtube.com/watch?v=FLHCQQoMaNc

 

 

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Trois des versions de PENDERYN disponibles en France ("SherryWood", "Portwood", "MadeiraWood"). Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

L’INDE :

 

Distillerie AMRUT :

https://www.youtube.com/watch?v=l-vyn04uR4E

 

 

 

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 AMRUT "Fusion", la version emblématique de la marque. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Distillerie PAUL JOHN (dégustation d’un de leurs whiskies par Ralfy Mitchell):

https://www.youtube.com/watch?v=oDtNsXUQw5g

 

 

 

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Le stand PAUL JOHN au salon "Whisky Live Paris" 2013. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

L’AUSTRALIE :

 

https://www.youtube.com/watch?v=ly0l-vT-U1s

 

 

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Il a fallu attendre l'année 2009 pour que le public français ait un accès plus large aux whiskies australiens, ici en 2009 au salon "Whisky Live Paris". Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

CONCLUSION :

Pour des raisons de place, j’ai choisi de ne pas évoquer ici d’autres sujets liés au whisky, comme les bars à whiskies, l’art du cocktail, les salons & festivals du whisky, etc…mais cela ne veut pas dire que je n’y reviendrais pas un jour. J’espère néanmoins que cette sélection vous aura donné envie d’en apprendre plus et surtout vous aura donné quelques moments de joie et appris des choses…voir qui sait de vous rendre dans l'une des distilleries en question...Encore une excellente année 2016 !

 

Editorial No 17

 

 COMMUNIQUE (17/12/2015):

 

Que vous soyez êtes lecteurs occasionnels ou assidus de Greg’s Whisky Guide, soyez en remerciés. Vous avez sans doute remarqué que depuis quelque temps, plus aucune note de dégustation détaillée n’était postée, ou tout au plus quelques notes succintes dans le dernier éditorial en date. Je veux vous dire aujourd’hui combien j’ai de la peine à vous en donner la raison principale, au-delà des problèmes techniques persistants et qui vont nécessiter une refonte complète du site sous peu. En effet, depuis l’été dernier, je suis atteint d’une forme évolutive et partielle d’anosmie que l’on nomme dysosmie (c’est plus compliqué que cela, alors je résume), en bref, une perception altérée des odeurs et aussi du goût.

De cause encore indéterminée, même si attribuée par un des médecins vus cette été « probablement à un virus », je pensais que le problème allait se résoudre avec le temps depuis l’été dernier ou elle est apparue, mais il n’en est rien. Il y a eu un léger mieux en septembre/octobre dernier, c’est pourquoi j’ai pu « couvrir » (même si le reportage n’est pas encore en ligne, désolé !) deux salons dont le « Whisky Live Paris 2015 » (reportage que je mettrais en ligne dès que possible, même incomplet), mais depuis il y a eu certaine régression, et même une amplification du phénomène sous forme d’une parosmie spécialement associée aux whiskies (modification par le patient d’une odeur habituellement agréable en une odeur désagréable : odeur d’eaux usées, voire même d’excréments). C'est quasiment systématique, mais curieusement certains whiskies hauts de gamme et de caractère y échappent, alors que d’autres non. Je vais devoir faire une olfactométrie et suivant le diagnostic, voir avec un spécialiste quelle solution y a-t-il, et si la perte de capacités et temporaire ou définitive.

Cela remet donc en cause bien évidemment mon aptitude à juger d’un whisky et à écrire sur celui-ci, hélas, mais aussi, par exemple à juger de la dangerosité ou non d’une odeur au quotidien. Cette pathologie affecte aussi mon moral, clairement, mais parmi les conseils médicaux donnés, il y a le non abandon de la dégustation, notamment pour entretenir ma bibliothèque d’arômes et de saveurs, qui autrement risquerait de se perdre, et aussi, je vous rassure, parce qu’heureusement il subsiste quelque chose de mes capacités, au goût notamment. J’espère vraiment que ces capacités vont revenir à leur plein niveau bientôt, sans quoi il est possible que ce site n’ait plus de justification à mes yeux, du moins sous cette forme. Je vous tiendrais au courant de l’évolution de ce problème.

J’ai conscience qu’au regard de l’actualité assez dure de ces dernières semaines, ce souci personnel apparaisse comme fort dérisoire, c'est certain, mais c’est aussi ma réalité… Je pensais jusqu'ici que l’étape du goût était l’essentiel de la dégustation, même si je prônais la vertu d’un « nosing » bien fait dans les règles, et que je pouvais passer de longs moments avec le nez de certains whiskies, mais je réalise aujourd’hui combien est frustrante la suppression quasi-systématique de cette étape pour moi actuellement. J’en ai fait part de manière privée à quelques interlocuteurs professionnels (qui sont pour certains devenus des amis) et je les remercie ici à cette occasion de leurs encouragements…Vos samples ne sont pas perdus, je les dégusterais et chroniquerais dès que j'irais mieux, merci de votre compréhension.

L’EDITORIAL N°18 sortira malgré tout d’ici la fin du mois. Il sera forcément un peu différent…J’espère malgré tout qu’il vous plaira. Merci de votre fidélité et à bientôt…

 

 

 PRESS RELEASE (ENGLISH summary/translation) - 17/12/15:

 

As a current or occasional Greg’s Whisky Guide website reader, you may have noticed I didn’t post tasting notes or long reports for a long time, with a few exceptions, and there are two reasons for that, the least being (at the moment) that the current style/version of the website’s template is out of date and will need a complete refurbishment soon. Yes, alas the main reason is the fact I was diagnosed a form of anosmia last summer (a disease that causes more or less alterations of my perceptions of aromas & flavors, not only in whisky, but a lot about it), that I thought was declining during the autumn (that’s why I could attend Whisky Live Paris 2015 show & some other tastings events, and write about it*), but I was wrong. It isn’t gone yet, it's even massive about whiskies especially (and of course wine) and is subject to variations (sometimes it seems I’m recovering my ability to nose & taste, especially with some high end and stereotypical whiskies, but the day after all seems lost) and very disturbing over time and affects my moral. I will soon have to pass different tests in a specialized hospital and see how to cure this disease, but I have no idea of how & when (and even if there are not some definitive losses) I can overcome this at the moment.

That is why I don’t feel comfortable with writing about whisky and especially tasting notes. *The ones I did for Whisky Live Paris 2015 are still valid in a way, and I will publish some of those a.s.a.p., but after that I don’t know what will happen for me and the website existence. I promise to keep you posted.

I know recent events in France and abroad where much more severe than this personal problem I’m sharing with you here, but this is my reality at the moment. I also want to thank here all the people that reacted positively to my private messages for their support, especially people from the whisky industry or ”artisanry” I’ve been in contact with…For those you provided me samples, thanks again, and don't worry, they will be tasted & reviewed asap, as they deserve the best conditions, so thanks in advance for your comprehension.

Despite all that has been said, I will release before the end of December my N°18 EDITORIAL. It should be different this time, obviously, but I hope you will like it. Thanks for your fidelity & see you soon…

 

 

***

 

 

 

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EDITORIAL No 17 : « ET SI ON DEGUSTAIT FRANÇAIS ? » :

 

(How about tasting French whiskies?)

 

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 "Fluctuat nec mergitur"

 

 

Première Edition/1st Edition: 25/10/2015

Mise à jour/Update: 06/11/2015

 

INTRODUCTION :

(Foreword) 

 

Pour cet éditorial (au passage, c’est le deuxième anniversaire de ce site internet, à quelques semaines près…eh oui, déjà !-cela pourrait être un Bourbon, mais pas encore un whisky…), j’ai voulu faire les choses un peu différemment :

Pas de nouveautés ou de nouvelles du monde du whisky (sauf exceptions), non, une fois n'est pas coutume, celles-ci vont être intégrées dans mon compte-rendu à venir de mes visites au salon Whisky Live Paris 2015 & Salon Club-Expert Dugas 2015*, mais je vous propose plutôt une interview de Robin Entreinger, réalisateur d’un film documentaire intitulé « Le Tour de France des whiskies », ce qui me permet, au passage, de faire le point sur le sujet avec lui, puis d’apporter une brève conclusion sur un sujet sur lequel, bien évidemment, je serais amené à revenir.

 

* En attendant, vous trouverez  ci-dessous le lien vers plusieurs reportages sur des dégustations récentes...

 

 

 A présent disponible sur le site  (available on the website right now) :

 

 -Reportage sur la Masterclass BENROMACH chez Nicolas Julhès

 -Reportage sur la Masterclass KAVALAN chez Nicolas Julhès

-Reportage sur la dégustation ANCNOC, BALBLAIR, OLD PULTENEY chez Vin & Whisky

 

Voir ici pour les 3 reportages (for tasting notes click here) :

Reportage/Notes

 

 

ENGLISH SUMMARY :

For this new Editorial, I have decided to do things differently (well, but before saying anything else, let’s recall it’s now the second anniversary of this website…yes, already ! It means this could be a Bourbon, but not a Scotch Whisky yet…). No news (with a few exceptions) or new bottlings announced here this time, because they will be included in my reports about Whisky Live Paris 2015 & Salon Club-Expert Dugas 2015* (the two biggest annual spirits show in Paris so far) coming soon, but you will rather find an interview of Robin Entreinger, director of a documentary about French whiskies called « Le Tour de France des whiskies » (or that one could call « A Journey into French Terroirs of Whisky »). This interview will lend me to have my say about the French scene & dialog with him, and, of course to bring a short conclusion about a topic about I will for sure be writing again in the future.

 

* Before these upcoming reports, here are some others about various masterclasses and tastings : 

click here

 

As always, you can get an approximative translation of my full EDITORIAL by using « Google Translate », or for another one, please click here below… : Translator

 

***

 

Dernière minute : Déclaration publique (relayée sur Twitter):

 

Greg's Whisky Guide, le site internet sans langue de bois, soutient la société Compass Box Whisky Company (& toute autre société, distillerie ou négociant qui ferait le même choix) dans leur politique de transparence envers le consommateur. En tant que consommateur de whisky, écrivain du whisky, "bloggueur" de whisky, je ne peux accepter la récente décision de la S.W.A. (Scotch Whisky Association) d'interdire la mention de l'âge le plus important entrant dans la composition des deux dernières créations de la société ("This is not a luxury whisky" & "Flaming Heart 5th Release"), voire d'autres informations importantes (présentes sur des flyers et sur le site web) sous prétexte des règles de la S.W.A. Devant cette menace de poursuites, Compass Box a du retirer ces mentions. Je pense qu'à la condition ou les distilleries qui ont vendu à Compass Box les fûts pour créer ces whiskies l'ont autorisé à mentionner leur âge, l'on ne devrait pas cacher au consommateur ces informations susceptibles de les aider à savoir ce qu'ils achètent ou pourraient vouloir acheter. 

A une époque ou les prix des whiskies ne cessent de monter, il est plus qu'utile de savoir pour quoi on paie, et c'est tout à l'honneur de Compass Box de donner au public l'accès à ces informations. Depuis le premier jour ou j'ai fait connaissance avec le travail de John Glaser, j'ai été impressionné par les choix culottés que celui-ci a fait et par sa capacité à expliquer au public avec pédagogie chacune de ses créations, créations, qui, excusez du peu, sont aujourd'hui pour beaucoup parmi les whiskies les plus acclamés et recherchés au monde. Ce choix de transparence n'est pas celui de toutes les sociétés productrices de whisky, loin s'en faut, et je ne vois pas quel but la S.W.A. poursuit, hormis, en quelque sorte, tromper le consommateur sur le contenu des whiskies en faisant un mensonge par omission. Enfin, je dirais que ce serait tout à son honneur que celle-ci accepte, en définitive, d'assouplir ses règles, afin de laisser entrer dans celles-ci davantage de modernité, de soutien à un travail exigeant et à la transparence, ce par égard pour ce qu'est le Whisky....

 Grégoire Sarafian, le 29 octobre 2015

 

 

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"This is not a Luxury Information to learn about its true content... I said !"

 

 

Public statement (ENGLISH Original Text), also published on Twitter :

 

"GregsWhiskyGuide (French no doublespeak use whisky website) supports Compass Box whisky company (& all the other companies that could wish to do the same) in their transparency policy towards the consumer. As a consumer, a whisky writer & whisky blogger, I can’t accept SWA's decision to forbid, on the web & flyer information (about John Glaser's latest new limited editions bottlings "This is not a luxury whisky" & Flaming Heart") the age statement, the type of casks, the distillery names-if they agreed to let it know of course & other information (mentioned in flyers & on the website) that could help the consumer to know what they are buying or to know what they possibly could buy.

As whisky prices continue to increase, it's more than useful to know what you've paid for, and that's what John Glaser does. One has to give them credit for that. From day one, I've been impressed by the choices that John Glaser did & his ability to always explain to people what he was doing while creating some of the most now sought after world wide -and, excuse me, most awarded- crafted whiskies. Not all whisky companies do that and I don't see what purpose this SWA's decision follows except to cheat the consumer in a way. It will be SWA's honor to eventually open up its rules and let modernity, (support for) hard work for quality & transparency blossom, for Whisky's sake...."


 Pour en savoir plus, voir le lien suivant:

(to learn more, please follow the link below):

 

Article de The Spirits Business (30/10/15)

 

 

 ***

 

 

EN BREF (Addendum du 06/11/2015):

 

Le 04 Novembre dernier se tenait, dans les salons du restaurant Les Noces de Jeannette à Paris, le salon privé "SPIRIT" 2015, organisé par l'association "Les Bibliothèques Gourmandes", en partenariat avec la librairie La Boîte à Lettres (d'Asnières-sur-Seine), un salon très convivial qui propose des dégustations de vins, fromages, pains & divers spiritueux, mais attribue aussi chaque année plusieurs prix à des écrivains s'étant illustrés dans la gastronomie. J'aurais l'occasion de revenir sur ce salon ou j'ai pu découvrir les excellents Cognacs des maisons Pierre LECAT, du Domaine ROY, ainsi que les Bas-Armagnacs de qualité (dont certains sont à titrage fort intéressant, presque des bruts de fût !) de chez TARIQUET, mais aussi les Calvados très fins de la maison MORIN (ah, ce 25 ans!), mais je tenais d'ores et déjà à vous signaler l'ouvrage qui a obtenu le Grand Prix, à savoir le "Guide Hachette des Whiskies" de Martine Nouet, récemment publié en France et en français. Un guide touffu et pointu de 384 pages qui balaie nombre de questions importantes, et propose pas moins de 500 notes de dégustation (dont 80 coups de coeur), notes par ailleurs toutes assorties d'une référence d'association culinaire (il y a aussi un chapitre sur le sujet, sur lequel Martine Nouet est experte), ainsi que nombre de conseils utiles, le tout de manière accessible. Rappelons que Martine est la seule personne (et la seule femme) de France a avoir obtenu le prestigieux titre de "Master of the Quaich" de la part des professionnels du whisky écossais, la plus haute distinction...Un guide dont je vais approfondir la lecture, mais que je peux déjà conseiller aux néophytes, et même aussi à ceux qui ont davantage d'expérience.

 

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Votre serviteur avec Martine Nouet au salon "Spirit" 2015, le 04 novembre dernier. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

***

 

 

INTERVIEW de Robin ENTREINGER (réalisateur du film documentaire « Le Tour de France des Whiskies ») :

 

(Interview of Robin ENTREINGER, director of « Le Tour de France des Whiskies » documentary)

 

 

 

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L"affiche du film, avec l'aimable autorisation de Robin Entreinger.

 

 

Le public amateur du whisky connaît probablement Robin Entreinger par son premier film sur le sujet que fut « Le Monde du Whisky : 1/ Islay » (un court métrage de 22’05), réalisé en 2013 et auquel ont succédé plus récemment deux autres volets, le deuxième sur les micro-distilleries de whiskey d’Oregon et le troisième sur des distilleries du Luxembourg. Robin Entreinger, qui est également un réalisateur de films de fiction et gérant d’une petite société de production nommée « Seven Light », nous revient cette année avec « Le Tour de France des Whiskies », son premier long métrage documentaire consacré au whisky. Ayant à cœur d’aider à faire découvrir à autrui le patrimoine whisky du pays, et par ailleurs ayant moi-même modestement soutenu cette initiative (le film fut en effet totalement financé par KissKissBankBank, une plateforme de financement participatif), il m’a paru opportun d’interviewer l’auteur de ce film, ce également pour approfondir certaines questions et répondre à d’autres que je me suis posé au visionnage du film, un film qui est d’ailleurs diffusé gratuitement sur youtube.com depuis le 17 Octobre : Lien ici vers le fim (click here to watch the movie)

 

 

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Portrait de Robin Entreinger, avec son aimable autorisation.

 

 

1/ Bonjour Robin et tout d’abord mes félicitations pour l’aboutissement de ce projet qui n’apparaissait pas évident au départ et plutôt titanesque. Au final, c’est un joli survol en 1h40 de la production française de whisky, survol qui si j’ai bien compris sera suivi d’épisodes plus détaillés ou l’on reviendra sur chaque distillerie ?

Bonjour Grégoire. Oui, en effet, dans quelques semaines je commencerai à publier des épisodes d'environ 15 minutes sur chacune des distilleries que nous avons visitées durant notre périple. Pour mon long-métrage, je n'ai pu consacrer qu'environ 4 minutes de vidéo pour chaque distillerie. Le film montre ainsi toute la richesse du monde du whisky en France. Mais il y a tant à montrer... C'est pourquoi je proposerai ces épisodes, pour ceux qui désirent en savoir plus sur une distillerie en particulier, ou sur toutes pour les plus avides de découverte !

 

2/ Tu es l’auteur de plusieurs documentaires sur le whisky, et notamment de celui sur Islay (qui en est à plus de 8300 vues sur youtube.com-ce qui pour un sujet aussi pointu dans un pays davantage de tradition vinicole est déjà pas mal), film qui t’a fait connaître du public amateur de whisky, alors comment est née cette idée de revenir vers la France et vers notre production de whisky ?

En effet, le petit film sur Islay, que nous avons tourné en 2013 de façon totalement indépendante lors de notre voyage au Feis Ile 2013, cumule en fait près de 18000 vues, si l'on tient compte de la version en langue anglaise. C'était totalement inattendu. Après avoir tourné l'épisode en Oregon en 2014, cette fois tout seul – sans Valentin-, Valentin et moi avons décidé de nous lancer dans une série de reportages sur le whisky à travers le monde, en ciblant à chaque fois un secteur géographique précis. Nous nous sommes dit que la France méritait un épisode... Que l'on imaginait d'environ 40 minutes, au tout départ du projet... Nous ne savions pas, à l'époque, qu'il y avait tant de distilleries de whisky en France.

 

3/ Philippe Jugé, journaliste et notamment écrivain du whisky, longtemps un acteur important de la revue Whisky Magazine & Fine Spirits France (mais toujours collaborateur) et récemment organisateur d’un salon, « France Quintessence », entièrement consacré aux spiritueux français, a collaboré à ce film, et, à l’occasion d’une interview ponctuant certains moments clés du film, replace le whisky français dans son contexte autant historique qu’économique. Comment s’est passée cette collaboration ?

Philippe m'a contacté après que l'on ait mis le projet en ligne sur la plateforme de financement participatif kisskissbankbank. Nous nous sommes trouvé sur Internet, puis il m'a appelé au téléphone et notre première conversation à durée 2 heures ! Il m'a dit que mon projet était très intéressant, mais qu'il manquait des distilleries dans mon projet de voyage. Il m'a éclairé très précisément sur l'état du whisky en France, et à collaboré à mettre en place notre itinéraire. Il a également contacté les distilleries pour les informer de notre projet de film, les incitant ainsi à nous recevoir et à participer au film. Il a également fait en sorte que notre financement arrive au bout... En gros, sans l'aide de Philippe Jugé, nous n'aurions pas pu faire ce film, en tout cas pas dans ces conditions.

 

4/ Le film a été annoncé au départ comme produit par l’initiative du financement participatif autour de la plateforme « KissKissBankBank », mais à l’arrivée, à la lecture du générique, l’on comprend que trois distilleries françaises figurant dans le film (WARENGHEM, GRALLET-DUPIC ET Domaine MAVELA) ont elles-mêmes co-produit le film. Comment cela s’est il fait (à quelle étape de la production) et cela n’a-t-il pas posé des questions de conflit d’intérêt ?

Lorsque vous participez à un financement participatif, vous avez droit à des rétributions. DVD, affiche, livre... Et à partir d'un certain montant défini, votre nom apparaît au générique de début... Voilà ce qu'il s'est passé pour ces trois distilleries. C'est tout simplement une histoire de montant, et de rétribution liée au financement participatif. Il n'y a pas eu de conflit d’intérêt, chaque distillerie a reçu les mêmes faveurs, vous pouvez compter les minutes dans le film ! Il n'était pas pensable pour moi de marquer un certain favoritisme, et je précise aussi que ces distilleries ne m'ont jamais rien demandé d'autres que de faire un bon film. Contrat que j'espère avoir rempli.

 

 

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La distillerie Warenghem (plus connue du public sous le nom de son single-malt Armorik), la plus ancienne distillerie de whisky de France.

 

 

5/ De même, plusieurs distilleries françaises dont certaines de renom international comme GLANN AR MOR ne figurent pas dans ce film par ailleurs plutôt exhaustif (l’on y voit des responsables de pas moins de 25 distilleries présenter leur travail à leur interlocuteur -Robin étant hors champ la plupart du temps car derrière la caméra, c’est Valentin Bonhomme qui est devant la caméra et joue tantôt les candides, tantôt les érudits, toujours curieux et ouvert…). Peux-tu expliquer pourquoi finalement il manque au moins 3 distilleries au tableau (GLANN AR MOR, GUILLON, KAERILIS, etc…), et combien il y en a-t-il au total en France qui produisent du whisky, d’après tes observations ? (36 environ, je crois ?)

Certaines distilleries manquent à l'appel. La raison en est qu'elles n'ont pas souhaité être dans le film, tout simplement... Personnellement, j'aurais bien sûr aimé avoir tout le monde, mais je dois respecter le vœu de ceux qui n'ont pas souhaité faire partie de cette aventure. Il y a eu aussi un rendez-vous manqué. Dommage. D'après mes observations, 35 distilleries fabriquent du whisky en France, dont 25 en ont en vente ! Les autres en préparent... Il va y avoir beaucoup de chose à découvrir dans les années à venir !

 

6/ Donc si je comprends bien le récent conflit opposant plusieurs distilleries bretonnes (et au-delà en réalité) entre elles et certaines à l’organisme définissant les appellations protégées ou contrôlées (voir sujet évoqué sur le site ici: http://www.gregswhiskyguide.com/actualites/le-monde-du-whisky.html) n’aurait pas eu d’incidence sur le film ?

Absolument.

 

7/ Au-delà de ça, comment les distilleries qui ont accepté de faire partie du film ont-elles reçu ton projet ? Qu’as-tu senti qu’elles en attendaient ? Car si les articles et les billets sur la presse en ligne peuvent parfois couvrir le sujet, il faut bien avouer que c’est rare que l’on consacre autant de temps à ce sujet en France, non ?

Nous avons été très bien reçus par toutes les distilleries présentes dans le film. Tout le monde était très content de participer à ce film collectif sur le whisky français, au sens large. Chacun était fier de présenter sa distillerie, son ou ses alambics, son chai, etc. Nous avons passé des moments incroyables, privilégiés. Valentin et moi n'oublierons jamais ce tournage.

 

8/ En regardant le film, j’ai été un peu perdu au début par le parti pris audacieux mais risqué de séquencer les visites de distillerie par thème (d’abord la culture des céréales, puis le brassage, la fermentation, la distillation, etc…) plutôt que de présenter les distilleries les unes après les autres, j’entends par là du début à la fin du processus. Je dis cela surtout car le film fait souvent se succéder plusieurs distilleries sur une courte période, parfois près d’une minute par distillerie. Puis j’ai compris que tu avais envie de laisser le spectateur voir la diversité d’approches du whisky par la « juxtaposition » des procédés des différentes distilleries. Est-ce que je me trompe ? Comment cette idée  t’es venue?

Je voulais, au départ, présenter les distilleries dans le sens du voyage, donc dans l'ordre chronologique de visite. Puis, en parlant du montage avec Valentin dans la voiture (nous avons passé beaucoup de temps dans la voiture, comme tu peux l'imaginer, avec 6000 km parcourus !), nous nous sommes dit que monter le film dans l'ordre chronologique n'était pas très intéressant, pas du tout dynamique, et surtout très redondant. L'idée de monter dans l'ordre de fabrication du whisky est donc née pendant le voyage, après quelques jours de tournage. Puis elle est apparue comme une évidence, et je suis aujourd'hui certain que nous avons fait le bon choix. Nous avons ainsi pu garder le meilleur passage de chaque distillerie. Mais il reste de très bons moments à découvrir dans les épisodes à venir, bien évidemment.

 

9/ J’ai trouvé très pertinent le préambule au film (sans le dévoiler, c’est quelque chose que j’aime bien faire moi-même quand je fais découvrir des whiskies, de certains pays en particulier). Comment t’es venue cette idée de le placer en ouverture ? Et qui est Bruno Riner, est-ce le nom du dégustateur ?

Merci ! J'adore aussi l'ouverture du film, grâce à Bruno. Bruno Riner est un comédien lyonnais avec lequel je travaille depuis de nombreuses années. Il a joué dans un de mes films, Eta Carina. Pour cette scène, il a du apprendre le texte par cœur, car il n'est pas du tout un spécialiste du whisky à la base ! Mais coaché par Valentin et moi, il a réussi à se glisser dans la peau d'un expert, de manière très convaincante !

 

 

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 Robin Entreinger (à gauche), Sébastien Castan (au centre) et Valentin Bonhomme, le guide du film (à droite), pour un petit moment de détente, durant le tournage. Merci à Robin pour ce selfie, publié avec son aimable autorisation.

 

 

10/ Le choix de réalisation (la manière de filmer, je veux dire) semble assez sobre et fait la part belle à la succession de plans-séquences courts de visites explicatives des distilleries proprement dites, plutôt qu’à une approche esthétique, intuitive ou contemplative, ce à une ou deux exceptions près, je pense notamment à une séquence dans la spectaculaire salle des alambics de chez Didier Vendramin (non, chers lecteurs, je ne vous donnerai pas le nom de la distillerie, il faut voir le film), avec l’interlude préalable que j’ai trouvé véritablement splendide (images, musique…tout devient hors du temps, magique, quelque part entre le « Metropolis » de Fritz Lang et le Nautilus des « 20000 Lieux sous les mers » de Richard Fleischer, toutes proportions gardées, évidemment). Comment as-tu fait ces choix stylistiques ? Tu devais être tiraillé entre montrer de belles images et donner un maximum d’informations à l’écran, non ? Comment as-tu résolu ce dilemme ?

Cette séquence d'introduction est unique dans le film, elle est née au montage. Je voulais créer une petite respiration dans le montage, lorsque l'on enchaîne les visites sur le chapitre de la distillation ; et l'idée de faire une séquence un peu contemplative était parfaitement adaptée aux images que j'avais pu faire à Wambrechies. Cette distillerie étant très ancienne, je me suis régalé à faire ces images esthétiques. La musique de mon ami Lucas Iannuzzi, à la base composée pour mon dernier long, Dreamland, était parfaitement adaptée à cette petite séquence. Cela ressemble à ce que je fais parfois dans mes films de fictions... J'aime les séquences contemplatives, musicale. Il y en a dans pratiquement tous mes films.

 

11/ Pour rentrer maintenant dans le vif du sujet, en regardant le film, j’ai été frappé par la multitude de solutions trouvées par les distilleries pour produire du whisky « à la française », que ce soit en famille ou entre amis ou bien entre associés, et notamment par la diversité de formes des alambics (mais aussi le travail des céréales, du brassage, de la fermentation, le type de fûts et de chais, de forme de bouteilles aussi, de logo). Est-ce qu’au départ tu t’attendais à une telle variété ?

Absolument pas. Nous avons découvert de nouveaux procédés chaque jour de tournage. Il n'y a pas deux distilleries en France qui se ressemblent. Chacune a sa petite spécificité, que ce soit dans la forme de l'alambic, mais aussi son utilisation, ou des choses plus précises comme le moment des « coupes » du cœur de chauffe, le nombre de passe... Il y a même une distillerie en France qui passe 5 fois ! On trouve aussi des différences importantes dans le mélange ou choix de céréale initial, la méthode de fabrication de la bière... Bref, la piste est longue, et chaque whisky français est donc unique. Nous travaillons actuellement sur un livre sur les distilleries de whisky en France, on y trouvera des notes de dégustations, vous verrez à quel point la palette gustative est immense...

 

12/ Nombre de ces distilleries utilisent des alambics qui n’ont jamais au départ été destinés à produire du whisky, mais plutôt des eaux-de-vie de fruits (alambics à colonne), voire du Cognac (alambics charentais, à repasse), qui se rapproche déjà davantage du whisky. Il semble qu’un engouement (ou parfois des nécessités familiales, comme on le voit dans un cas dans le film) est né dans les années 1990, comme le laisse entendre Philippe, puis à nouveau au milieu des années 2000, suite au succès notamment des 3 premières distilleries bretonnes (dans l’ordre historique Warenghem, puis La Distillerie des Menhirs, puis Glann Ar Mor), qu’en penses-tu ?

On trouve davantage d'alambics à colonne que d'alambics de type charentais en France. Il existe aussi des « hybrides », qui mêlent alambic traditionnel avec colonne de rectification, le tout dans une même installation. D'une manière générale, la plupart des distilleries de whisky françaises fabriquaient avant soit des eaux-de-vie, soit de la bière. Rares sont celles qui ont commencé directement par le whisky (et parfois d'autres boissons distillées). On peut aujourd'hui dire que le whisky français a (en gros) 20 ans ; et qu'il est en réel essor depuis une dizaine d'année. On liste aujourd'hui 36 distilleries de whisky en France, mais il est plus que certain que ce chiffre va beaucoup augmenter dans les années à venir.

 

 

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 La distillerie des Menhirs, qui fabrique le whisky Eddu à base de blé noir (sarrasin), ou une autre approche du whisky.

 

 

13/ J’ai constaté que nombre de ces distilleries faisaient également d’autres types d’alcools, et utilisaient en fait un procédé de distillation à colonne* (même si le fait d’ajouter des plateaux modifie la donne) de type Holstein (allemands) plutôt qu’à repasse, ce qui influe, quoiqu’on en dise, sur le résultat final. Ceci, entre autres choses, pourrait expliquer à mon avis le style très particulier de certains distillats et parfois une certaine austérité (que certains compensent en utilisant du blé ou un mélange de céréales plus proche d’un blended-whisky ou d’un Bourbon). Vois-tu par exemple une différence importante entre le distillat d’une distillerie traditionnelle comme Warenghem (avec alambic à repasse typiquement pour single-malts de style écossais) et celui de la distillerie du Castor (avec alambic à colonne, plutôt destiné aux whiskies de grain) ?

* = L’auteur tient à préciser à ce stade que cette remarque n’est nullement destinée à dénigrer tout ce qui sort d’un alambic à colonne, l’auteur appréciant également les blended-whiskies, les blended-grains et les single-grains, sans parler des Bourbons et Wheat whiskies….mais juste qu’il préfère les alambics à repasse (ou Pot Stills) pour produire des single-malts. Qu’on se le dise…Bien sûr, il n’y a pas que les single-malts dans la vie, et c’est plus compliqué que cela ! (comme par exemple lorsque la distillerie galloise Penderyn combine à la fois un Pot Still très particulier et un système de réception du distillat à colonne spéciale, faite sur mesure).

C'est une question difficile... Comme le dit Gilbert Holl dans le film, on peut arriver à un très bon résultat avec des alambics à colonne, à partir du moment où on fait les choses lentement (par exemple avec une chauffe très lente en base de colonne). Je ne peux pas clairement affirmer que les whiskies fabriqués dans des alambics charentais sont meilleurs que ceux faits en colonne. Peut-être se rapprochent-ils plus du whisky écossais, et donc de l'idée que le public se fait d'un whisky. On peut être dérouté en goûtant un whisky fait dans une colonne, mais je ne pense pas que l'alambic soit l'unique objet influençant le résultat final de ce qu'on trouve dans la bouteille. Comme tu le dis, il y a le choix de l'orge ou du mélange de céréales initial, puis il y a aussi, de manière absolument incontestable, l'influence importante du choix du ou des fûts de vieillissement, et le nombre d'années pendant lesquelles le whisky va vieillir. Nous avons goûté des choses incroyables à Bercloux, alors que le whisky est fait dans une colonne et n'a que quelques mois, voire semaines de vieillissement...

 

14/ Certaines distilleries françaises soucieuses donner un véritable cachet local, de « terroir » à leur whisky, plutôt que de tenter de reproduire le style écossais, sont allées très loin dans la modification de la recette classique du single-malt écossais, jusqu’à ajouter des ingrédients extérieurs, à une étape ou à une autre du procédé de fabrication (y compris par des affinages ou élevages systématiques en fûts de vin). Qu’en penses-tu ? Y a-t-il, sans citer nécessairement de noms, des moments de ton périple où tu n’as pas trouvé certains produits « too much », qu’on ne reconnaissait plus le distillat ?

Je trouve important que le goût du distillat initial soit présent dans le whisky que l'on déguste. J'aime les goûts céréaliers plus que les whiskes fruités. Il faut faire très attention au choix du fût, sous peine de dénaturer totalement le « new made spirit » initial. Ceci étant dit, il ne me vient pas à l'esprit un exemple de whisky français totalement « too much », comme tu dis. Par contre, certaines distilleries ont clairement de la marge pour faire progresser la qualité de leur whisky... On ne maîtrise pas forcement toutes les étapes de la fabrication, et on peut avoir, dans cette chaîne, un point faible. Mais le whisky français est encore jeune, et on ne peut qu’aller vers le meilleur !

 

15/ Sans vouloir te pousser à prendre parti non plus, s’il te fallait citer 5 whiskies ou distillats jeunes qui ont vraiment marqué ton voyage, d’abord seraient-ce les mêmes que pour Valentin et sinon peux-tu les citer, histoire de donner envie à nos lecteurs de déguster ces whiskies ?

Oh... que c'est dur de faire une sélection ! Personnellement, je dirais Flavis du domaine des hautes Glaces ; Tourbé Collection de Rozelieures, Warenghem Armorik Porto, Terrocita de Castan et Uberach Ten years after. Cette liste a été délicate à établir, car j'aime évidemment plein d'autres références. Il s'agit ici, évidemment, de mon goût personnel, et l'on sait très bien que cela peut être totalement différent selon les individus. Tous les whiskies français sont bons à découvrir, croyez moi. Valentin vient de m'envoyer sa liste par sms : Uberach Casque Bleu, Premium de chez Lehmann, Flavis des Hautes Glaces, Lac'Holl de Gilbert Holl et Glann Ar Mor. Tu vois, chacun ses préférences, chacun son top 5.

 

16/ Au terme de ce voyage, et avec le recul que tu as peut être désormais maintenant que le film est sorti, que t’a apporté cette expérience ?

Ce voyage a été absolument magique, une expérience inoubliable. Evidemment, il nous a permis, à Valentin et moi, de développer et consolider notre connaissance en domaine de whisky. Mais cela n'est rien par rapport au côté humain de la chose. Nous avons rencontré des gens incroyables, que je vais probablement continuer de croiser au fil du temps et qui sont ancré en moi de manière très importante ; et il en est de même pour Valentin. J'ai hâte de revoir ces personnes au prochain salon Quintessence, car je sais que la majorité y sera présente. Je pense aller rendre visite à chacun régulièrement, pour suivre la progression de la gamme, et faire d'autres tournages quand l'occasion se présentera... Qui sait, nous pourrions refaire ce voyage en 2020, et voir ce qui aura changé en 5 ans ?! Cela me semble en fait une excellente idée.

 

 

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L'alambic (de type Holstein modifié) de la toute nouvelle distillerie Nicolas Julhès, à Paris.

 

 

17/ De même, quel avenir vois-tu pour le whisky français après toutes ces visites et dégustations ?

Sincèrement, un bel avenir, c'est certain. Il faut simplement que les consommateurs de whisky en France apprennent à découvrir les whiskies français. Là, c'est à nous de jouer. Par nous, j'entends la presse, les médias, les blogs, les sites Internet. Les cavistes doivent aussi être curieux, et proposer à leur client quelques whiskies français, de la région par exemple. Mais pas seulement. Il faut aussi de la diversité. Aujourd'hui, seulement quelques distilleries profitent d'une distribution nationale relativement importante. Il faut que cette offre se diversifie, et les consommateurs iront alors naturellement vers le whisky made in France.

 

18/ Enfin, qu’aurais-tu à dire aux lecteurs de GregsWhiskyGuide qui ne connaîtraient pas encore les whiskies français et hésiteraient encore à les déguster ?

N'hésitez plus, allez-y les yeux fermés ! Le whisky français a 20 ans, ce qui est très jeune ; mais le pays offre d'ores et déjà une diversité incroyable de whiskies très différents, et chacun trouvera ce qui lui correspond. Commencez peut-être par goûter le whisky de la distillerie la plus proche de chez vous – il y en a forcement une ; puis allez voir plus loin petit à petit... vous ne serez pas déçu !

 

Un grand merci à toi pour cette interview et encore bravo pour le film !

 

 

***

 

 

Conclusion : Une première à saluer que ce film documentaire à vocation exhaustive. Je regrette d’ailleurs vraiment que certaines distilleries n’aient pas joué le jeu, car elles avaient tout à y gagner à mon sens. C’est leur choix. C’est la qualité qui parle, au final, et le public jugera.

Il me faut préciser aussi qu’étant donné l’ampleur de la tâche, je comprends parfaitement que Robin n’aie pas souhaité inclure dans ce projet les négociants français qui embouteillent principalement des whiskies écossais, même lorsqu’ils leur font subir une deuxième maturation dans des fûts de chêne français, qu’ils aient contenu du vin français ou pas, d’ailleurs. Ainsi, des maisons tout à fait respectables et bien connues des cavistes français comme Jean BOYER ou encore Michel COUVREUR sont des acteurs présents sur le marché français depuis plus d’une décennie. Les citer ici, pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore est suffisant pour susciter la curiosité. Robin me rappelait l’autre jour qu’en fait le film mentionne deux négociants, la société alsacienne AWA (qui met un point d’honneur à faire des affinages ou élevages dans des fûts ayant contenu des vins alsaciens, et utilise le malt de chez la distillerie HEPP), et la société ROOF RYE, qui utilise des fûts provenant de chez WARENGHEM), mais il y en a d’autres, presque une dizaine, si l’on en croit l’excellent site sur les whiskies français que je recommande à nouveau à cette occasion : France Whisky

 

Addendum: Lorsque j’ai commencé le site web, il y a deux ans, j’ai reporté des notes déjà un peu anciennes concernant le whisky français, et qui dénombraient environ 10 distilleries de whisky. L’on voit bien depuis une période plus récente qu’on en est loin, que le whisky français est aujourd’hui en plein boom, avec quasiment chaque année depuis 2010 une nouvelle distillerie, formant jusqu’à plus de 30 distilleries réparties de plus en plus aux quatre coins (et au centre !) du territoire. Le phénomène (venu des Etats-Unis, il faut bien le dire) des micro-brasseries, puis des micro-distilleries n’y est pas pour rien, à mon sens, ni non plus, l’engouement du public pour des projets plus respectueux de l’écologie. Aussi, comme le rappelle fort justement Philippe Jugé dans le film, le public français est un des plus exigeants par rapport au whisky (sans doute un héritage lié à celui du vin et de sa dégustation ?), et une partie au moins des producteurs de whisky français l’a compris et tente de proposer une offre de plus en plus pointue. Cette recherche de la qualité et ce dynamisme nouveau, c’est tout ce que l’on peut souhaiter au whisky français…

Enfin, pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce qui est déjà sur le site concernant le whisky français, en attendant de remettre à jour ma page sur le sujet "FRANCE" (et donc passer de 10 à 36 distilleries!), vous pouvez vous faire un avis sur les whiskies de deux distilleries françaises (présentation, historique, notes de dégustation):

Distillerie WARENGHEM (Single-malt Armorik, blended-whiskies Breizh Whisky, Whisky Breton)

Distillerie GLANN AR MOR (Single-malts Glann Ar Mor & Kornog)

 

 

 

Editorial No 16

 

Dernière minute (21/10/15):

 

 

A présent disponible sur le site  (available on the website right now) :

 

 -Reportage sur la Masterclass BENROMACH chez Nicolas Julhès

 -Reportage sur la Masterclass KAVALAN chez Nicolas Julhès

-Reportage sur la dégustation ANCNOC, BALBLAIR, OLD PULTENEY chez Vin & Whisky

 

Voir ici pour les 3 reportages (for tasting notes click here) : Notes


A venir sur le site  (coming soon) :

 

-L'EDITORIAL No 17, avec une interview exclusive (surprise)...

-Reportage sur le salon WHISKY LIVE PARIS 2015 aux Docks

-Reportage sur le salon Club-Expert DUGAS 2015

 

 Merci de votre patience...(please be patient)

 

 

EDITORIAL No 16 : « SUMMER TIME » :

 

Première Edition/1st Edition: 24/08/2015

Mise à jour/Update: 15/09/2015

 

INTRODUCTION :

(Foreword) 

 

L'été n'est pas une période propice à boire du whisky...pur en tout cas. Pour ceux et celles qui ont du souffrir de la canicule, ce n'était pas vraiment un plaisir que de déguster cet alcool fort à une température frisant parfois le titrage du contenu de leur verre ! Alors certains se sont réfugiés dans d'autres boissons alcoolisées plus légères (bière, cidre...), tandis que d'autres ont trouvé une des alternatives possibles, leur permettant de profiter de leur boisson préférée en la dégustant, toujours avec modération, sous forme de cocktail...Or à ce petit jeu là, il me semble que ce sont les whiskies nord-américains qui l'emportent le plus souvent sur les autres, tant par exemple un Bourbon ou un Rye semblent exceller à être buvables (parfois dangereusement même-prudence, donc !) et à porter les autres composants (fruités ou amers) présents dans le cocktail.

 

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Préparation d'un cocktail "Manhattan" au stand MICHTER'S, Salon Cocktail Spirits, Mai 2015. Photo @ Grégoire Sarafian

 

Bien sûr une autre solution possible cet été était de ne pas boire d'alcool du tout, ce que votre serviteur a été contraint de faire une grande partie de l’été, d’abord à cause de la canicule, puis pour raisons personnelles de santé (notamment un problème d'anosmie, ou perte partielle, voire davantage, de la perception des odeurs & saveurs*). Voici donc, tout de même, l'été n'étant pas encore achevé (mais finalement le cocktail n'est il pas une boisson "tous temps"?), quelques célèbres cocktails au whisky pour débuter cet éditorial. Le MANHATTAN & l’OLD FASHIONED, que je recommande autant avec des Bourbons qu’avec des single-malts, le MINT JULEP (obligatoirement avec du Bourbon) ou encore des cocktails à base de blended-whisky écossais (des marques célèbres proposent de plus en plus leurs propres recettes, BALLANTINE’S, notamment), et bien sûr d’autres à base de whisky japonais, par exemple chez NIKKA ou SUNTORY. La place me manque sinon j’évoquerais plus longuement le sujet, ainsi que des recettes au rhum qui peuvent s’avérer redoutables également. Vous pouvez trouver certaines de ces recettes sur des sites internets spécialisés, comme celui-ci par exemple :

Recettes de cocktails au whisky

 

Mais dans cet Editorial je vous parlerais aussi des nouveautés whisky d'Ecosse & d'ailleurs (avec notamment quelques références écossaises, mais aussi du reste du monde, assez excitantes sur le papier) et de quelques nouvelles bien encourageantes dans un contexte un rien morose, comme par exemple la création d'une nouvelle distillerie au Japon, ce qui, c'est le moins qu'on puisse dire, n'est pas monnaie courante ! 

*= Dernière minute (02/09/15): Fort heureusement, mon odorat et mon goût me reviennent peu à peu (ah, quel plaisir de redécouvrir la finesse et l'élégance du YOICHI 12 ans, par exemple...). A suivre pour de futures notes de dégustation...

 

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ENGLISH SUMMARY (Foreword only) :

This summer wasn't really the best moment to drink whisky...neat, to say the least. For those who suffered from the heatwave here in France, it wasn't truly a pleasure to taste this strong alcohol at a temperature approaching sometimes the A.B.V. percentage of what was supposed to be in their glass (a whisky) ! So some people decided to rather try lighter drinks such as beer or cider, while some others prefered to have their favorite drink (still a whisky), in a cocktail form. About cocktail, clearly North American whiskeys seem to be the best for that purpose, and for instance Bourbons or Ryes, that seem to enhance well the other components of the cocktail (such as fruits or bitter ones).

Of course, another solution for this summer was to choose not to drink alcohol at all. I did personally have to choose this option, because of a heatwave in France & afterwards for health reasons, as I'm temporary suffering from a disease that affects my ability to nose & taste. It's a bit scary, so I hope this won't last long...(Last minute note -02/09/15 : Hopefully it comes back little by little, great ! -To be followed, for some tasting notes soon). Anyway, as summer hasn't completely gone yet (but is cocktail a "summer drink" really? -probably not), here are some famous cocktail recipies around whisky for you to start with :

Whisky cocktails

But in this Edtorial, you will also find some news about Scottish & World whisky, with some exciting references to come, well, hopefully & some promising news, in the morose context we are in. For instance, I'm delighted to announce you the creation of a new Japanese distillery, which is something rare, to say the least !

 

You can get an approximative translation of my full EDITORIAL by using « Google Translate ». Please click here below… :Translator link

 

 

 

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EVENEMENTS WHISKY (France) :

(Whisky Events : France)

 

-La division Pernod du groupe Pernod-Ricard organisait les 08 et 09 Septembre dernier deux soirées événementielles dans un lieu prestigieux à Paris (un ancien cercle de jeu rue de la Michodière,devenu le temps de deux soirées, "La Maison P") mais de caractère éphémère distillerie autour de ses marques de vins & spiritueux (dont le Champagne Mumm, le blended whisky Ballantine's -le 12 ans d'âge était d'ailleurs relooké pour l'occasion...-l'apéritif Byrrh, la Suze, le Pastis 51, de l'Absinthe, etc...), et avec comme clou de l'événement à mon sens l'expérience proposée par la distillerie écossaise de whisky ABERLOUR : Comme chaque année en effet depuis 2010, plusieurs dîners "ABERLOUR Hunting Club" sont organisés avec l'aide d'un grand chef sur 3 jours autour du thème de la chasse et de l'association culinaire entre le gibier et différentes déclinaisons du single-malt ABERLOUR. Les prochains dîners (au prix de 380 € chacun, 32 couverts maximum par soir) auront lieu exceptionnellement à l'Arpège, restaurant du Bois Giroult, en Normandie, dans le domaine privé du chef trois étoiles Alain PASSARD, et ils permettront de déguster pas moins de 6 versions du single-malt. Vous trouverez tous les détails sur le site de la distillerie: www.aberlour.com 

En préambule à ces dîners, la distillerie ABERLOUR a donc présenté au cours de ces soirées du 08 et 09 Septembre à Paris, son nouveau coffret "ABERLOUR Taste of Malt", un luxueux coffret en cuivre, laiton et noyer  incluant 3 bouteilles de whisky, une cocotte en cuivre, une planche à découper, des fiches de cuisine en dur rédigées par Alain PASSARD, bref, l'essentiel pour préparer une recette originale créée pour l'occasion. "Comme pour chaque coffret", m'a expliqué Lewis GOW, ambassadeur pour l'Europe des marques de whiskies du groupe, "une des bouteilles provient de la gamme régulière", en version limitée certes, pour "mettre en valeur celle-ci", et les deux autres sont des éditions plus limitées, composant ici une verticale, donc "les différentes étapes du temps sur la maturation", puisque le coffret propose un 18 ans, un 22 ans et un 35 ans d'âge, tous en "small batch", en flacon de 50 cl et tous en double maturation ("double cask matured"). Les fûts sont donc des fûts de chêne américain ayant contenu du Bourbon, et des fûts de chêne européen ayant contenu du Sherry. C'est la version de 35 ans d'âge qui contient le plus de part de futs de Sherry. Les 3 versions sont proposées en flacons de 50 cl, portent un numéro de lot et titrent 43 %. Le coffret est vendu à 15 exemplaires et est vendu à 3300 €. 

 

 

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Le coffret "ABERLOUR Taste of Malt" 2015, de près, fait la part belle au cuivre. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Le 18 ans d'âge, issu du batch 1597 est fin, boisé et assez fondu. La bouche est miellée, boisée et marquée par un beau caramel naturel. Le 22 ans d'âge, batch 1593 a révélé un nez vanillé, avec de séduisantes notes de toffee, puis une bouche fruitée et sucrée, avec de fines notes de pommes cuites provenant tant du Sherry que du Bourbon. Le fondu semble exceptionnel. Le 35 ans d'âge, batch 1580, est d'une grande finesse, fruité, mais un peu plus ferme que le 22 ans et légèrement plus épicé (ce que me confirme l'ambassadeur). Le fil rouge pour les 3 whiskies fut le caramel naturel, remarquablement mis en valeur par la bois. J'ai apprécié les trois, mais préféré le 22 ans d'âge. Ces notes sont sous réserve, évidemment, même si je recouvre progressivement mes capacités olfactives et gustatives...

 

 

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Les 3 bouteilles du coffret "ABERLOUR Taste of Malt" 2015. Etonnamment, ce n'est pas la plus âgée des versions qui est la plus foncée. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Enfin, un des grands moments de la soirée fut la dégustation de 3 terrines de canard préparées spécialement par Alain PASSARD pour l'occasion (et pour une "tournée" française de présentation de ses accords culinaires dans une sélection de cavistes. A venir du 9 Novembre au 19 Décembre). La première terrine de canard, à la moutarde et à l'estragon, a parfaitement fonctionné avec le 15 ans d'âge "Select Cask Reserve", 43 % (anciennement nommé "Cuvée Marie d'Ecosse"),  tandis que la deuxième, aux deux poivres, s'est "joliment entendue" avec le 18 ans d'age "Double Cask Matured", à 43 %. La troisième, une terrine de canard fumé aux épices, fut vraiment mémorable, surtout avec un ABERLOUR si généreux que le célèbre "A Bunadh" (ici, le batch 50, à 59,6 %). Une "tuerie", comme on dit ! Hélas, les terrines ne sont pas à vendre, m'a dit le très efficace maître d'hôtel Sébastien, qui officiait face à des invités visiblement ravis. Quel dommage....elles se vendraient à coup sûr comme des petits pains...En tout cas, même éphémères, ces instants furent réellement inoubliables !

 

 

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Les trois terrines de canard cuisinées par Alain PASSARD en association avec trois ABERLOUR différents. Un véritable délice !

Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

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NOUVELLES WHISKY (ECOSSE & reste du MONDE) :

(Recent Whisky News-Scotland & the rest of the World)

 

-La distillerie écossaise BLADNOCH, fondée en 1817 dans les Lowlands, en sommeil depuis plusieurs années, placée en liquidation en 2014, semblait perdue pour longtemps. Mais, un homme d’affaires australien, David Prior, aidé de Gavin Hewitt, un des cadres fondateurs de la S.W.A. (Scotch Whisky Association) va rouvrir la distillerie. L’espoir renaît donc pour cette distillerie presque bicentenaire.

 

-La distillerie IMPERIAL, située à Carron (un village du Speyside), démolie en 2013, est remplacée par la distillerie DALMUNACH, qui a failli être nommée « IMPERIAL II ». En fait « Dalmunach » est le nom de la retenue d’eau du fleuve Spey avoisinant. C’est le groupe Pernod-Ricard, via sa filiale Chivas Brothers Ltd, qui avait annoncé il y a quelque temps déjà cette ouverture à venir. C’est désormais chose faite depuis peu, avec cette distillerie qui a coûté 25 millions de livres et pourra produire environ 10 millions de litres d’alcool pur par an. Ultra-moderne, dotée d’un récupérateur de chaleur, elle reconstitue cependant scrupuleusement les 8 alambics de la distillerie IMPERIAL et plusieurs détails architecturaux ont été reproduits ou transposés dans les nouvelles installations, qui comportent en outre 16 cuves en acier inoxydable, dont une de 9,5 mètres de diamètre. La distillerie ne sera pas ouverte au public, car son single-malt servira principalement à alimenter les blended-whiskies du groupe, et notamment les BALLANTINE’S, CHIVAS REGAL & ROYAL SALUTE. Fait significatif, la distillerie a été construite par Douglas Cruikshank, qui a travaillé à la distillerie IMPERIAL depuis l’âge de 15 ans & était jusqu’à l’an dernier le directeur de la production de Chivas Brothers Ltd.

 

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La distillerie DALMUNACH, qui va alimenter les blended-whiskies du groupe Pernod-Ricard.

 

-La distillerie & brasserie EDEN.MILL, située à Saint Andrews, dans les Lowlands, produit de la bière, du gin, mais produira aussi bientôt du whisky. A l’heure actuelle seul le distillat pur est commercialisé sous le nom de « St Andrews Day Single Malt Spirit », mais aussi « Hogmanay Single Malt Spirit », ou encore « Robert Burns Day Single Malt Spirit ». L’orge utilisée pour le whisky est locale. La production est modeste (il s’agit d’une micro-distillerie),  limitée à 8 fûts par semaine…

 

-La distillerie TALISKER n’est désormais plus la seule distillerie de l’île de Skye ! Elle va donc devoir désormais changer une de ses formules publicitaires affirmant qu’elle était la seule de l’île. En effet, la distillerie TORABHAIG, dont la construction a débuté en 2014 (cabinet d’architecture Simpson & Brown) sous l’égide de la société Mossburn Distillers (menée au début par le célèbre Sir Iain Noble*, décédé en 2010, avec un projet date qui date de 2002) et dont le premier single-malt devrait être disponible en 2017.La distillerie a coûté 5 millions de livres et devrait employer 8 personnes.

* =  Sir Iain Noble fut le fondateur de la société de négoce de whiskies Praba Na Linne Ltd, une société créée en 1976 et également basée sur l'île de Skye, et qui produit notamment les blended whiskies TE BHEAG & MAC NA MARA, ou encore le blended-malt POIT DHUBH.

 

 

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Vue d'architecte de la future distillerie TORABHAIG (Image du cabinet Simpson & Brown).

 

 

-La distillerie WOLFBURN, située à Thurso dans les Highlands du Nord, à l’extrémité du « continent » écossais, la fait devenir la distillerie la plus septentrionale à l’exception des îles, et du coup enlève également un argument publicitaire à sa voisine d’une trentaine de kilomètres au Sud-Ouest, j’ai nommé OLD PULTENEY. Fondée fin 2012 par la société Aurora Brewing Ltd, elle a choisi de prendre le nom d’une ancienne distillerie voisine portant le même nom et qui fut fondée en 1821 et qui ferma à la fin du XIX ème siècle. Parmi les installations, signalons qu’elle comporte 3 cuves de brassage en acier inoxydable provenant de la distillerie CAPERDONICH, ainsi qu’un alambic de wash de 5500 litres et un alambic de still de 3600 litres. Pour la maturation, la distillerie utilise trois types de fûts essentiellement, des fûts ayant contenu du Bourbon (de 225 litres), d’autres de format plus petits (« Quarter Casks » de moins de 120 litres), ainsi que des fûts ayant contenu du Sherry (de 500 à 550 litres environ). Une partie de la production est faiblement tourbée, à 10 p.p.m. Le premier distillat date de janvier 2013, et le premier single-malt est prévu pour normalement pour Janvier 2016. La distillerie a déjà produit jusqu’à 123 000 litres d’alcool pur par an en 2014 et devrait dépasser légèrement ce nombre pour attendre bientôt 125 000 litres.

 

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Remplissage de fûts dans un chai de la distillerie WOLFBURN.

 

En IRLANDE:

 

-La GREAT NORTHERN Distillery (composée de deux distilleries en fait), propriété conjointe de la société de négoce TEELING Whisky & co et de la distillerie COOLEY, aannoncé qu’elle avait commencé à distiller, dans l’une des deux distilleries construites sur le l’ancien site de la brasserie HARP, à Dundalk, dans le comté de Louth, proche de la frontière avec l’Irlande du Nord.

Près de 10 millions d’euros ont été investis dans l’affaire, avec un objectif ambitieux, grâce à trois alambics à colonne, de produire 30 millions de bouteilles par an, tandis que l’autre distillerie, une distillerie de malt, produira près de 12 millions de bouteilles. Le distillat pur (ou « new spirit ») a déjà commencé à couler …à suivre.

 


Au JAPON :

 

-L’événement est suffisamment rare pour provoquer chez l’amateur de whisky japonais que je suis une certaine excitation et évidemment une grande attente : Une nouvelle distillerie japonaise de whisky de malt est en train de naître : La construction de l’AKKESHI Distillery (ne pas confondre avec les whiskies AKASHI de la distillerie WHITE OAK !) vient d’être débutée ce mois-ci par la société Kenten co. Ltd à Akkeshi, au nord de l’île d’Hokkaïdo, rejoignant ainsi la distillerie YOICHI sur cette île du nord du Japon. Elle devrait s’achever exactement dans un an, et la production débuter en Septembre 2016.

La distillation, nous dit Keiichi Toita, président de la société Kenten co. ltd et directeur exécutif de la distillerie, devrait débuter en Octobre 2016, et l’objectif est, de ne produire pour le moment que 30 000 litres d’alcool pur par an, ce qui est fait une micro-distillerie (à titre indicatif, sa « voisine » YOICHI produit près d’un million et demi de litres par an, et CHICHIBU, une des plus petites distilleries du Japon, produit environ 90 000 litres par an). Mais plus tard, l’objectif sera d’atteindre 300 000 litres d’alcool pur par an. Pour ce faire, la distillerie disposera courant l’été 2016, de 2 alambics de type « Pot still » (qui seront construits par l’écossais Forsyth & Sons) de capacité de 5000 litres (pour l’alambic de wash) et de 3600 litres (pour l’alambic de still), 6 cuves de fermentation et un seul chai, de type traditionnel (« dunnage warehouse »).

 

 

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 Le terrain sur lequel va être construite la nouvelle distillerie japonaise AKKESHI, sur l'île d'Hokkaîdo.

 

La pureté des eaux de la rivière Homakaï est un des arguments de publicité de la distillerie, ainsi que le style de whisky, qui, pour le mode de production en tout cas sera basé sur le modèle écossais. Au début, la distillerie devrait s’appuyer sur de l’orge maltée en provenance d’Ecosse, mais par contre, les tourbières étant nombreuses dans cette région au climat humide, la tourbe qui sera utilisé sera locale, nous assure t’on. Il est prévu d’utiliser pour le vieillissement du distillat trois sortes de fûts différents, des fûts ayant contenu du Bourbon, d’autres du Sherry, d’autres encore du chêne rouge japonais, plus connu sous le nom de « Mizunara ».

 

 

NOUVEAUTES WHISKY (ECOSSE) :

(Recent Whisky New Bottlings : Scotland)

 

Du côté du négoce :

 

-Après avoir présenté il y a quelques années une version brute de fût de son blended-malt « BIG PEAT » consacré à la région Islay, la société de négoce Douglas LAING propose désormais une version brute de fût d’un de ses blended-malts, à savoir le « SCALLYWAG », un assemblage de single-malts de la région du Speyside. Il n’est pas interdit de penser que peut être d’autres versions suivront pour le « ROCK OYSTER » ou le « TIMOROUS BEASTIE » :

-« SCALLYWAG » n.a.s., Cask Strength 53,6 % (Blended-Malt) : Il est vendu par La Maison du Whisky et ses cavistes partenaires autour de 70 € environ (la version réduite à 46 %).

 

 

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Par ailleurs, la maison Douglas LAING continue de proposer des single-malts dans ses gammes plus luxueuses comme par exemple la gamme « X.O.P. » ou « Extra Old Particular », dont ce flacon de ma distillerie préférée, PORT ELLEN, que je ne pouvais passer sous silence, en attendant la « 15th Release » ou 15 ème édition officielle prévue pour la rentrée prochaine (si le prix ci-dessous vous semble élevé, et il le peut, je n’ose vous communiquer celui de la version officielle, que je n’ai certes pas encore, mais qui, au regard de la précédente édition, je pense pouvoir m'avancer sur le sujet, sera probablement au minimum au double du prix de cette version de négoce…) :

-PORT ELLEN 32 ans millésimé « 1979 », gamme « X.O.P. », mis en bouteille en 2014, Natural Cask Strength, 53,9 %, qui est annoncé, sur le site anglais The Whisky Exchange, à un peu plus de 1300 €.

 

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Plus récemment, si Douglas LAING commercialise de temps à autre des single-grains dans ses gammes « Director’s Cut » ou encore « X.O.P. », elle a décidé de proposer également ceux-ci dans sa gamme « Old Particular », en commençant par 4 références, un CAMERON BRIDGE 25 ans, un GIRVAN 25 ans, un NORTH BRITISH 21 ans & enfin un STRATHCLYDE de 27 ans d’âge. Le titrage de ces whiskies va de 50,9 % à 61,3 %.

 

 

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-La nouvelle société de négoce et assembleur EDINBURGH Whisky, fondée par Gordon Watt & Gregor Mathieson, propose d’ores et déjà son premier assemblage, un blended-malt nommé « The ADVOCATES Batch » (6000 bouteilles produites, vendues chacune £ 35, soit environ 50 €), un assemblage de single-malts de la région du Speyside, ainsi que deux single-malts dans leur « Library Collection ». Saluons ce nouveau venu sur la scène, mais aussi le fait qu’il souhaite mettre en valeur le patrimoine local et au-delà, anglais, avec un conditionnement & des étiquettes inspirés en partie par l’ère Victorienne, que ce soit par le design ou la photographie. Un travail qui sort des sentiers battus pour ce que j’ai pu en juger sur de petites reproductions. L’on espère vivement qu’il en sera de même pour le contenu. En revanche, pour le moment, il n’est distribué que de manière limitée au Royaume-Uni, par 5 sociétés, dont la plus connue en France est Royal Mile Whiskies :

 

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 -GLENLIVET millésimé 2007, mis en bouteille en 2015, 46 % : Décrit comme « fabuleusement juteux » par le négociant, il est vendu aux alentours de £ 79, soit environ 110 €, ce qui n’est franchement pas donné pour un whisky à la fois assez jeune et réduit.

-HIGHLAND PARK millésimé 2000, mis en bouteille en 2015, 46 % : Décrit comme « entêtant et enchanteur » par le négociant, il est vendu aux alentours de £ 50, soit environ 70 €

 

 

-La prestigieuse maison de négoce GORDON & MacPHAIL propose régulièrement des nouveautés dans les gammes « Connoisseur’s Choice » ou « Cask Reserve », relativement bien diffusées du public, mais d’autres gammes moins connues existent, comme les suivantes :

 -GLENROTHES millésimé « 1971 » (bottled 2015) dans sa gamme « The MacPhail’s Collection », 43 % : Son prix est autour de £ 420, soit environ 600 €.

 

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-HIGHLAND PARK millésimé « 1973 » (bottled 2009) dans sa gamme « The MacPhail’s Collection », 43 % : Son prix est autour de £ 390, soit environ 550 €.

 

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-MORTLACH millésimé « 1989 » (bottled 2014) dans sa gamme « Exclusive » (en vente à la boutique d’Elgin essentiellement). Il s’agit d’un fût unique de type « Refill Sherry Hogshead » (Cask N°4302), ayant donné 282 bouteilles & réduit à 50 %. Prix n.c.

 

 

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-MACALLAN millésimé « 1966 » (bottled 2014), dans la gamme « Speymalt », 43 % : Son prix est estimé à £ 1200, soit environ 1700 €. Un plaisir onéreux !

 

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-La maison de négoce SIGNATORY VINTAGE, partenaire privilégié de La Maison du Whisky, mais aussi de The Whisky Exchange (son « alter ego » londonien), propose régulièrement de nombreuses nouveautés, trop nombreuses pour être chroniquées ici, mais j’ai repéré, entre autres choses, cette mise en bouteille d’un single-malt qui se fait rare car, comme d’autres distilleries propriété de grands groupes comme Diageo ou Pernod-Ricard, elle fournit avant tout en whisky les maisons d’assemblages :

-STRATHMILL 25 ans, millésimé « 1988 » (bottled 2015), gamme « Cask Strength Collection », Single-Cask (Cask N° 100180), Natural Cask Strengh, 54,4 %. Prix environ 120 € (équivalent du prix en livres) chez The Whisky Exchange (pas sûr qu’il soit trouvable en France).

 

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-La maison Hunter LAING propose des single-malts et single-grains dans différentes gammes, comme par exemple la mythique gamme « Old Malt Cask » dans laquelle est mise en bouteille suivante, d’une distillerie du Speyside dont on ne voit pas trop souvent de versions âgées :

-TORMORE 26 ans millésimé « 1988 » (bottled 2015), Single-Cask (Cask N°10665), 50 %. Prix environ 150 € (équivalent du prix en livres) chez The Whisky Exchange (pas sûr qu’il soit trouvable en France).

 

 

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Du côté des officiels :

 

LES BLENDED-WHISKIES :

 

Diageo, le groupe propriétaire de près de 45 distilleries de whisky (de malt comme de grain) écossaises, mais aussi de l’assembleur JOHNNIE WALKER, a fait fort avec une nouveauté qui éclipse pour moi toutes les versions duty-free différentes du « BLUE LABEL » déclinées récemment, puisque c’est me semble t’il une première pour un whisky écossais (de concevoir un whisky affiné en fûts de seigle!), fusse t’il un blended whisky. Je dis cela de manière non péjorative, mais juste pour souligner que, la plupart du temps, les affinages ou élevages en types de fûts différents de ceux utilisés d’habitude ont en général moins d’impact dans les blends que dans les malts à mon sens, ce qui est généralement voulu. Cela est du à mon sens au fait que les assembleurs ne souhaitent pas « troubler » le consommateur habitué à l’identité maison du blend en matière de palette aromatique, de fondu et d’équilibre-le preuve en est chez nombre de versions dites « tourbées », par exemple, ne le sont en réalité que très légèrement. Je suis très curieux de ce que cela donne dans le cas présent, mais, bien entendu, il me faudra déguster pour savoir, donc, à suivre…Prix non communiqué.

-JOHNNIE WALKER 10 ans gamme « Select Casks », Rye cask finish, 46 % (Blended-whisky):

 

 

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LES SINGLE –MALTS :

 

-AN CNOC n.a.s. « PEATLANDS », première édition, 46 % : La distillerie AN CNOC propose une nouvelle version tourbée (certes peu tourbée, car l’on annonce que 9 p.p.m.) de son single-malt, réservée à l’Europe, qui va rejoindre les autres versions tourbées de sa gamme (« Cutter », « Flaughter », « Rutter », « Tushkar » & « Peaty »), signe des temps, elles aussi sans compte d’âge…Prix non communiqué.

 

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-AN CNOC n.a.s. « THE SMUGGLER'S EDITION Vol. 1 », première édition, Septembre 2015, 46 % : La distillerie ARRAN propose une nouvelle version à la fois fortement tourbée ("Heavily Peated") et élevée dans des fûts ayant contenu du Porto ("Port Pipe"). Cette édition un peu particulière rend hommage à la distillation clandestine qui a marqué l'histoire du whisky écossais jusque dans les îles...d'ou l'inscription "Illicit Stills" ou encore "Smuggler's Series" sur la couverture du livre-coffret qui cache une bouteille à l'étiquette très "vintage", à l'ancienne. Il s'agit d'un whisky sans compte d'âge, mais issue de plusieurs âges, dont le plus âgé est vraisemblablement inférieur à 18 ans. La distillerie met en vente 8700 bouteilles de cette version qui s'annonce comme la première d'une série pittoresque, sans nul doute. Interrogés sur la disponibilité de cette version, il m'a été répondu qu'elle serait en vente le mois prochain, et, de manière probable, mais non certaine, disponible à la dégustation au prochain Salon "Whisky Live Paris 2015". Prix non communiqué.

 

 

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-The BALVENIE « TUN 1509 », Batch 2, 50,3 % : Voici la seconde édition du nouveau « Tun 1509 » (qui, rappelons-le, est une cuvée mettant en jeu davantage de fûts assemblés que la version précédente nommée « Tun 1401 », trois fois plus de fûts en moyenne…). Pour ce second lot (ou « batch »), 8500 bouteilles ont été produites à partir d’un assemblage de 32 fûts : 23 fûts de type « American Oak casks » et 9 fûts de type « European Oak Sherry Butts » ont été assemblés et remis à marier sur une période de quelques mois. Le titrage de cette version est de 50,3 % et son prix avoisinera plusieurs centaines d’euros, probablement aux alentours de 350 €.

 

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-BEN NEVIS 23 ans « The President’s Cask » (mis en bouteille en 2014), 56,4 % : Il s’agit d’une version élevée en fûts ayant contenu du Bourbon destinée à célébrer le 25 ème anniversaire de l’achat de la distillerie par son propriétaire la société NIKKA Whisky Distilling co. Il est encore disponible auprès de, par exemple, The Whisky Exchange, pour environ 400 €.

 

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-DALMORE « AFFINITY », Distillery Exclusive, 50 ans d’âge, 43 % : Il s’agit d’une version rare et destinée à commémorer les 50 ans de l’Indépendance de Singapour. Cet assemblage rare de quelques fûts de 48 ans d’âge, qui a ensuite été remis à marier par affinage durant 2 ans & 6 mois dans des fûts ayant contenu du Sherry de type « Apostoles » (30 ans d'âge) est présenté sous un luxueux coffret bois, au prix « d’immortel » de £ 50000, soit environ 70650 €…Chacun appréciera...

 

 

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-DALWHINNIE n.a.s. « WINTER’S GOLD », 43 % : Une version distillée les mois d’hiver (enfin, entre octobre et mars) ce qui, d’après Douglas Murray, responsable technique chez Diageo, permettrait, grâce aux condenseurs de type « worm tub » (en forme de spirale, et en cuivre) d’obtenir un plus grand contact entre le cuivre et le distillat durant cette période et d’obtenir une certaine richesse, apportant des notes épicées, cirées, mais aussi miellées, fruitées (peau de pomme) et de rhum-raisin. L’on jugera après dégustation…Pour information, les fûts utilisés pour cette version sont de différents types : Fûts américains de premier remplissage, fûts avec plusieurs remplissages et fûts de chêne européens. Prix n.c.

 

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-GLENDRONACH « The HIELAN » 8 ans, 46 % : Il s’agit d’une nouvelle version destinée à la gamme régulière, âgée de seulement 8 ans et constituée de fûts de Bourbon comme de Sherry, d’où, dit le producteur, de riches « notes de noix, de caramel au beurre et d’épices ». Le prix est d’environ 50 €, mais on ne le trouve pas partout encore en France.

 

 

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-Pernod-Ricard, propriétaire de la distillerie The GLENLIVET lance 2 autres versions n.a.s. (sans compte d’âge) pour remplacer sur le marché hors taxe (« travel retail ») les 12 ans, 15 ans & 18 ans d’âge. Il s’agit de deux nouveautés qui s’ajoutent à la version apparue sur le marché hors taxe déjà en 2011 et nommée « Master Distiller’s Reserve » : La seconde est donc la « Master Distiller’s Reserve Solera Vatted ». Les 3 versions sont composées d’un assemblage de fûts neufs ou « virgin oak », de fûts ayant contenu du Bourbon pour la première fois-« First Fill American Oak casks »-ainsi que de fûts ayant contenu du Sherry, mais cette version a utilisé le mariage de l’assemblage dans des foudres de type « Solera » (dont le fond n’est jamais vidé entièrement) et contient une plus grande proportion de fûts de Bourbon de premier remplissage que les autres.

La dernière version, nommée « Master Distiller’s Reserve Small Batch », est un assemblage d’un petit nombre de fûts sélectionnés par le distillateur Alan Winchester et dont la quantité est susceptible de varier en fonction de qualité des fûts disponibles, mais cette version sera tout de même permanente. Toutes ces versions sont mises en bouteille avec réduction à 40 %, et le prix des deux dernières versions pourraient être d’environ 65 € pour le « Solera Vatted » et de 130 € pour le « Small Batch ».

 

 

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 -The MACALLAN n.a.s. « Rare Cask », 43 % : Il s’agit d’une nouveauté sans compte d’âge à destination « exclusive » des Etats-Unis. Une version qui, d’après la distillerie, serait un assemblage de fûts provenant, uniquement du Sherry de type « Dry Oloroso » et de premier remplissage (certaines sources ont parlé de l’utilisation de « 16 types de Sherry différents », ce qui me semble erroné). Il est dit également qu’il n’y a pas eu coloration artificielle. Le prix annoncé chez The Whisky Exchange est d’environ 280 €. Un record de prix sans doute pour un whisky sans compte d’âge (quoique ceux de la distillerie coréenne KAVALAN les dépassent parfois..). Les retours cependant sont pour le moment plutôt positifs. Je dois dire aussi que le packaging est splendide.

 

 

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-Le groupe Bacardi, via sa filiale John Dewar & Sons Ltd, met la touche finale au lifting de ses marques de single-malts écossais (après ABERFELDY, AULTMORE, CRAIGELLACHIE, GLEN DEVERON), et notamment à la relance de son petit dernier, le ROYAL BRACKLA, avec 3 versions différentes et avec compte d'âge s'il vous plaît. La distillerie propose donc pour cette rentrée 2015 une version de 12 ans d'âge, de 16 ans d'âge et de 21 ans d'âge. Toutes ces versions sont mises en bouteille à 46 % et mettent à l'honneur pour l'affinage des fûts de Sherry de premier remplissage, de "première qualité" d'après la distillerie (l'on jugera à la dégustation). Pour mémoire, cette très ancienne distillerie des Highlands du Nord située près d'Inverness fut fondée en 1812 par le capitaine William Fraser.

C'est la première distillerie à obtenir la "garantie royale" en 1835, ou le droit de porter le préfixe "Royal" de la part du roi William IV. Une des particularités de cette distillerie, qui dispose de 4 alambics et produit plus de 4 millions de litres d'alcool pur par an, est la fermentation lente, de plus de 80 heures....(supérieure à la moyenne, donc, mais pas le record, détenu sauf erreur de ma part par la distillerie SCAPA, avec 168 heures). Le single-malt alimente principalement le blended whisky DEWAR'S du groupe Bacardi, mais peut se trouver également de temps à autre en version de négoce, notamment chez Gordon & MacPhail (parmi les plus anciens à l'embouteiller-parmi les versions récentes j'ai dégusté un très bon millésime "1991" dans la série "Connoisseur's Choice", noté 91/100), Cadenhead, Douglas Laing (citons un millésime "1999", dans la série "Tartan", très correct, herbacé et fruité, mais malheureusement un peu trop réduit, noté 84/100), Signatory Vintage, ou encore par exemple la S.M.W.S. (je me rappelle d'un excellent 9 ans d'âge, numéro 55.18, titrant 61 %, complexe, avec de beaux esters, très fruité et floral, noté 91/100).

Contrairement à ce que j'ai pu lire sur la toile, en revanche (de même que pour AULTMORE, par exemple), ces 3 nouvelles versions ne sont pas les premières versions officielles jamais proposées par la distillerie, loin de là. Il y eu d'abord une version sans compte d'âge, des éditions limitées à l'Italie âgées de 12 et 16 ans, puis en 1993 un 10 ans d'âge dans la série "Flora & Fauna", lorsque la distillerie appartenait encore au groupe U.D.V. (futur Diageo), ainsi qu'une édition limitée dans la non moins célèbre gamme "Rare Malts Selection", un 20 ans d'âge distillé en 1978 et mis en bouteille en 1998 au degré naturel de 59,8 %. Après une rénovation conséquente de la distillerie en 1997 (ironiquement un an avant le rachat par Bacardi), la distillerie sort une nouvelle édition du 10 ans d'âge en 2004, ainsi que, dix ans plus tard, une version de 25 ans d'âge, un 35 ans d'âge pour une édition limitée destinée à Singapour, et enfin ces 3 toutes nouvelles versions.

 

 

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Le nouveau ROYAL BRACKLA 12 ans d'âge, 46 % (photo officielle).

 

 

-SCAPA n.a.s. « SKIREN », 40 % : Pernod-Ricard ne s’arrête pas en si bon chemin, si j’ose dire, avec les GLENLIVET sans compte d'âge, et propose désormais également une version sans compte d’âge de son single-malt SCAPA, l’autre distillerie des îles Orcades ("l'autre" en référence non pas à GLENLIVET mais à HIGHLAND PARK, la plus connue des distilleries de ces îles) : Cette version, nous dit Brian McAulay, le maître-distillateur, est entièrement élevée en fûts de chêne américain de premier remplissage (« First fill American Oak »), afin d’obtenir « une douceur crémeuse, avec une touche de fruits tropicaux et d’agrumes, et enfin d’une note de bruyère à connotation maritime ». Il s’agit d’une version destinée au marché français (cavistes) et à la Grande-Bretagne, qui sera lancée en Septembre et sera vendue au prix estimé à £ 60, soit environ 85 €.

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-TOMATIN 36 ans, série « Rare Cask », Batch N°1, 46% (Highlands): Le whisky est présenté dans une carafe et protégé par un coffret en bois. Il s’agit d’une version âgée de plus de 25 ans, élevée en fûts ayant contenu du Bourbon & des fûts ayant contenu du Sherry de type Oloroso. Il est vendu notamment par la maison The Whisky Exchange pour un peu plus de 700 € environ.

 

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-TOMATIN 25 ans, Batch 2, 46 % : Il s’agit d’une version âgée de plus de 25 ans, élevée en fûts ayant contenu du Bourbon, puis affinée en fûts ayant contenu du Porto. Il est vendu notamment par la maison The Whisky Exchange pour environ 250 €.

 

 

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NOUVEAUTES WHISKY (Autres pays du MONDE) :

(Recent Whisky New Bottlings-rest of the World)

 

-SUNTORY HIBIKI « JAPANESE HARMONY », 43 % (Blended-Whisky) : Le sort en est jeté, SUNTORY emboîte le pas de NIKKA pour proposer une version sans compte d’âge de son célèbre blended-whisky et se fait un rien redondant dans le titre puisque « Hibiki » signifie « Harmonie ». Comme d’habitude avec les grands assembleurs japonais, cela ne signifie pas pour autant que cette version sera sans intérêt ou moins bonne que le 12 ans d’âge. La base de ce blend est toujours un assemblage de fûts provenant des distilleries de malt YAMAZAKI & HAKUSHU d’une part, et de la distillerie de grain CHITA.

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Les types de fûts utilisés sont variés, puisqu’il y a dans la recette des fûts de chêne neuf japonais, des fûts ayant contenu du Bourbon, du Sherry et enfin du whisky de malt tourbé. S’y ajoutent d’autres whiskies, pas forcément japonais (d’autant plus que depuis la fusion d SUNTORY avec BEAM Global, le groupe possède un plus grand nombre encore de distilleries écossaises, notamment), avec une recette toujours secrète. Je suis curieux du résultat (cette version n’est pas encore en vente en France hormis en ligne, mais devrait faire son apparition à l’automne), mais les premiers prix aperçus sur la toile (entre 60 et 73 €) ne sont pas encourageants pour un whisky qui demeure sans compte d’âge et une bouteille qui sera vendue vraisemblablement plus cher que la version de 12 ans d’âge, pour autant qu’elle subsiste…(à confirmer). Pour la petite histoire, en réalité, historiquement la première version d’ « Hibiki » était également sans compte d’âge, et était moins recherchée, car avant les années 2000, les whiskies japonais étaient plutôt méconnus en Europe, et commençaient à peine à être vendus en France.

 

IRLANDE:

 

-HYDE « N°1 » 10 ans, HIBERNIA Distillers, 46 % : (Blended-Whiskey d’Irlande)

HIBERNIA Distillers est société de négoce irlandaise (une de plus diraient les mauvaises langues) basée à West Cork et ayant prévu d’y construire une distillerie sous peu. Le whisky provient pour le moment de la distillerie COOLEY. Il s’agit d’un blended whisky composé de fûts de Bourbon de premier remplissage retravaillés à la flamme (« charred ») puis affinés dans des fûts ayant contenu du Sherry Oloroso durant 10 mois. Il est non filtré à froid et réduit à 46 %. Les bouteilles sont numérotées et vendues dans des coffrets en bois. Une version « N°2 » est prévue pour la trentrée prochaine, cette fois avec un affinage en fûts ayant contenu du rhum. Pour la petite histoire, le whisky est ainsi nommé en hommage à Douglas Hyde, premier président de l’Irlande, de 1938 à 1945.

 

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-TULLAMORE DEW "CIDER CASK finish" (travel retail-mai 2015 ?), édition limitée 2015, 1 litre, 40 % : Le whisky a été élevé traditionnellement dans des fûts (une centaine environ) ayant contenu du Bourbon et du Sherry, puis affiné durant 3 mois dans des fûts ayant contenu du cidre élaboré avec des pommes soigneusement sélectionnées, affirme John Quinn, le « global brand ambassador » de la marque, qui appartient à William GRANT & Sons. Prix n.c., mais il pourrait se situer entre 50 et 60 €.

 

 

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-TULLAMORE DEW 15 ANS "TRILOGY", 40 % : La distillerie propose essentiellement pour le marché hors taxe, mais pas seulement la version la plus âgée jamais sortie à ce jour, une version associant fûts de Bourbon, de Sherry, mais aussi de Rhum, d’où le nom de « Trilogy ». La recette est la même que pour le 12 ans d’âge, hormis une deuxième maturation pour 3 ans en fûts ayant contenu du Bourbon, puis l’assemblage a été remis à marier durant 3 mois dans des fûts de rhum en provenance de Trinidad. Il s’agit d’une édition limitée à 9000 bouteilles, vendues au prix unitaire d’environ 65 €.

 

 

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AUTRES PAYS :

 

-EDDU « GREY ROCK », version « Brocéliande », Distillerie des Menhirs, 40 % (Blended Whisky, France): Mal aimé du paysage français du whisky, le blended whisky, qui a pourtant eu ses lettres de noblesse à la fin des années 80 avec le premier blended whisky français (« Whisky Breton » de la distillerie Warenghem), a su prouver aux vrais connaisseurs qu’il avait sa place aux côtés du « blended Scotch », et la Distillerie des Menhirs a su emboîter le pas de Warenghem il y a plus de 10 ans déjà, puisque son premier whisky à base de blé noir date de 2002 (il s’agit du « Silver ») et son premier blended whisky de 2003, le « Grey-Rock » (à base de 30 % de blé noir, que l’on nomme aussi « sarrasin »). La nouvelle version dite « Brocéliande » est nommée ainsi car elle a été affinée (et non entièrement vieillie comme je l’ai d’abord cru) dans des fûts neufs de chêne breton centenaire provenant de la forêt de Brocéliande, fûts que la distillerie utilise pour une partie du vieillissement de ses whiskies depuis 2006.

 

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-La distillerie galloise PENDERYN présente aussi plusieurs nouveautés, dont j’ai retenu pour l’heure ces deux versions assez intéressantes sur le papier :

-PENDERYN « RICH OAK » (Welsh wood casks), 50 % (Single-Malt, Pays de Galles): Il s’agit d’une version qui, pour la première fois, fait appel à des fûts (3 fûts) « élaborés » par la distillerie, mais non pas, comme je l’ai d’abord cru de provenance locale, mais des fûts ayant contenu du Bourbon, puis reconstitués à la distillerie (donc tout simplement un type de Hogshead). Le prix de cette version est d’environ 100 € (en équivalent de la livre) et est disponible notamment auprès de la société The Whisky Exchange et de la Maison du Whisky.

 

 

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-PENDERYN « PORT WOOD Finish » Single-Cask (réf. PT72), Cask Strength, 59 % (Single-Malt, Pays de Galles): Il s’agit là d’une version brute de fût de la version habituellement mise en bouteille à 41 %. Le prix, par contre est très dissuasif, car annoncé à plus de 350 € en Grande-Bretagne (non, vous ne rêvez pas, la bouteille fait bien 70 cl, pas 150 ni 300 cl).

 

 

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-PARKER’S HERITAGE Wheat Whiskey 13 ans, Release 8 (Batch 2), non filtré à froid, Cask Strength, 63,4 % (distillerie HEAVEN HILL, Kentucky, Etats-Unis) : Il s’agit d’un whisky à base de blé majoritaire (soit 51 % minimum), contrairement aux éditions précédentes qui utilisaient en majorité du Bourbon. La recette de base en fait est la même que celle destinée à la marque BERNHEIM « Original ». Cette référence serait, d’après la distillerie, la première et la seule provenant d’une distillerie américaine, hormis les micro-distilleries, à élaborer un whisky de blé (« wheat ») majoritaire depuis l’année 2005. Le prix annoncé est d’environ 110 € chez The Whisky Exchange, mais n’est pas pour le moment disponible en France à ma connaissance. Rappelons que le seul whisky fabriqué en France qui soit à peu près comparable en termes d’ingrédient majoritaire est l’EDDU, produit par la Distillerie des Menhirs, mais là il s’agit de blé noir (ou sarrasin) et non pas de blé blanc européen (dit aussi "blé tendre") ou de blé rouge (américain, comme par exemple celui utilisé pour le Bourbon Maker’s Mark, qui en contient plus de 45 %).

 

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-WILD TURKEY 17 ans « MASTER’S KEEP », 43,4 % (en unités américaines de mesure d’alcool = 86,8 Proof), Kentucky, Etats-Unis (Bourbon whiskey): Cette version exceptionnelle (qui donne lieu également à des variantes réserves à certains marchés), nous dit Eddie Russell, le maître-distillateur, est la version la plus âgée produite par la distillerie, car souvent, dit il, les whiskeys dépassent leur âge optimal de qualité au bout de 8 à 12 ans, devenant souvent trop boisés et épicés pour être embouteillés. Là il s’agit de fûts qui ont été d’abord élevés en chais en pierre, puis transférés dans des chais en bois, ce qui leur donnerait plus de notes vanillées & caramélisées, puis enfin une touche d’épices et de boisé. Le prix de cette version limitée est de 150 $, soit environ 130 €. Par contre n’espérez pas le trouver en France pour le moment, mais vous pourrez l’acheter en ligne sur le site d’un célèbre établissement anglais déjà cité dans cet article.

 

 

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Enfin j’aimerais terminer par une vraie fausse nouveauté, qui me permet surtout d’attirer l’attention sur cette excellente distillerie d’Afrique du Sud, dont j’ai pu déguster le 5 ans d’âge il y a de nombreuses années, et il m’avait laissé un plutôt bon souvenir. J’espère un jour pouvoir déguster toute la gamme. J'aurais certainement l'occasion de vous reparler de cette distillerie.

 

-THREE SHIPS 10 ans, Limited Edition, 2012, 43 % (Single-Malt, Afrique du Sud):

 

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Editorial No 15

 

EDITORIAL No 15 : « L’offre et la demande » :

 

(« Supply and Demand »)

 

Première Edition/1st Edition: 21/06/2015

Mise à jour/Update: 02/08/2015

 

Dernière minute (30/07/2015): Pour raisons de santé (même si cela va un peu mieux depuis quelques jours), il ne m'est pas encore possible actuellement de déguster de whisky (pour ne pas dire d'alcool) ni de me concentrer sur la rédaction d'un quelconque article ou de notes de dégustation, ce depuis plusieurs semaines, aussi veuillez m'en excuser. L'Editorial N°16 (ainsi que d'autres articles) est certes en préparation avec notamment l'annonce de nombreuses nouveautés mais il devra encore être retardé.  Merci de votre patience. / ENGLISH last minute note : For health reasons, even though I'm a little better these days, alcohol consumption & writing long articles about whisky are impossible things to do for me at the moment, so all my apologies for that. However, before these recent problems I started to work on Editorial N°16 (& on other articles), which will announce, as soon as possible, numerous new bottlings & some news as well. Please be patient...thanks.

 

 

INTRODUCTION :

Pour ce nouvel Editorial, l'actualité ayant imposé certains sujets et les nouveautés étant un peu moins importantes ou pertinentes à signaler, j'ai décidé de la scinder en deux parties seulement (en réalité deux gros sujets et un plus modeste), la première consacrée à l'actualité brûlante du whisky japonais, et du groupe NIKKA en particulier, l'autre à de brefs comptes-rendus sur des soirées dégustation et divers événements (KILCHOMAN, Douglas LAING) liés au whisky (soit pas moins de 15 notes de dégustations), puis enfin un mot sur le festival "Feis Ile" 2015. Hélas, vous trouverez aussi une information dramatique sur la distillerie bretonne GLANN AR MOR, qui va cesser ses activités très bientôt.

S'y ajoutent quelques liens vers des sujets en cours qui seront activés très prochainement concernant notamment un numéro spécial d'Express Notes consacré à un rapide tour d'horizon de certaines de mes dégustations passées et récentes (centré plutôt sur les whiskies écossais de type single-malt, essentiellement, officiels & de négoce, en de brèves notes-en effet un soucis technique m’empêchant de les publier dans le menu de gauche, par distillerie, je suis obligé de contourner l’obstacle en créant des sujets de forme blog, désolé pour cela), bientôt à celui sur les blended-whiskies écossais, plus du point de vue de la dégustation que de l'histoire des maisons d'assemblage cette fois, entre autres choses.

 

ENGLISH SUMMARY (Foreword) :

For this new Editorial, the News led me to speak about some topics more than others, also because they were less relevant new bottlings to write about this time. The first part is devoted to the worrying Japanese whisky situation, especially about NIKKA whiskies. Then I’ll evoke several tasting evenings or events, such as KILCHOMAN masterclass & Douglas LAING tastings in Paris (with no less than 15 tasting notes). Finally I will add progressively to this some links to others topics of mine, including very soon a quick survey of many single-malts tasting notes of mine listed in a row, brief notes (this is also due to temporary technical problems that doesn’t allow me to publish notes on the dedicated left menu, so I have to publish them in a blog form-apologies), then one about blended whiskies, with the same idea (less history & context, more tasting notes). There's also a word about the "Feis Ile" 2015 festival. Unfortunately, I also have a sad information for you I will develop on another entry on the website (see link below), about the closing in a month of Brittany boutique distillery GLANN AR MOR, which I believe was the best whisky distillery from France ever...

 

You can get an approximative translation of my full EDITORIAL by using « Google Translate ». Please click here below… :Translator link

 

 

NOUVELLES WHISKY (TOUS PAYS)/SCOTCH WHISKY NEWS :

 

-NIKKA revoit ses gammes de SINGLE-MALTS fortement à la baisse:

 

C'est un coup de tonnerre, un véritable Tsunami si j'ose dire pour les fans de ces deux distilleries (MIYAGIKYO et YOICHI) que j'apprends par voie de presse indirecte (rumeurs sur la toile, via des cavistes) puis, renseignement pris, de manière confirmée via des professionnels français (en liaison directe avec le groupe NIKKA par le fait qu'ils sont importateurs exclusifs de la marque) que nous allons être privés de nombreuses références de la marque et ce pour un moment.

 

 

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Désormais, tous les whiskies de cette photo prise il y a plusieurs années ont disparu du marché régulier (ou vont l'être sous peu pour le YOICHI). Photo: © Grégoire Sarafian

 

 Oui, en effet, cette décision survient plutôt brutalement, pour des raisons de pénurie des stocks liés à l'augmentation globale (surtout en 2014-2015) de la consommation de whiskies d'une part, consécutifs à une hausse importante de la demande intérieure japonaise de l'autre, et notamment à cause du succès d'une série télévisée: Oui, qui l'aurait cru, autrefois confidentielle ou connue que des passionnés de whisky (la plupart des japonais dégustant leur whisky en mode "mizuwari", avec beaucoup de glace, de soda et peu de whisky), l'histoire du whisky japonais et notamment ses débuts "romantiques"  liés à la rencontre de Masataka Taketsuru le japonais et de Jessica Roberta Cowan, alias Rita, a été mise en avant par une série télévisée nommée "Massan" retraçant cette rencontre et ses suites. Sa diffusion sur le long terme créant un engouement sans précédent de la part des japonais non seulement pour les blended-whiskies d'entrée de gamme, mais aussi pour les single-malts et les single-casks haut de gamme.

 

 

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Le fameux feuilleton télévisé japonais retracant la vie de Rita & Masataka Taketsuru, diffusé de Septembre 2014 à Mars 2015 sur la chaîne NHK.

 

A cela il faut ajouter parait il (information  sous réserve cette fois) une "razzia" sans précédent au Japon opérée par un certain nombre de touristes fortunés en provenance d'un grand pays voisin que je ne nommerais pas et qui auraient vidé (en les achetant, je vous rassure) toutes les références de single-casks des boutiques des 2 distilleries du groupe, voire même celles liées au siège. Des achats dit-on à forte visée spéculative cette fois-ci.

D'ou cette pénurie de vieux whiskies. Certes, l'on s'en doutait depuis un moment, lorsque certains des plus vieux fûts ont été incorporés dans les batches du NIKKA Taketsuru 35 ans d'âge il y a quelques années de cela, puis en 2014 avec la sortie du 40 ans d'âge. NIKKA l'avait dit, elle avait préféré utiliser pour ce blend notamment ses plus anciens fûts de la distillerie de YOICHI, datant de 1945, plutôt que de les sortir en single-malt.  Je pense aussi que la multiplication des marques d’assemblages de NIKKA (notamment sur le marché intérieur) a peut être aussi aggravé la situation. Je me rappelle ce catalogue en langue japonaise aimablement concédé par la société NIKKA il y a quelques années recensant tous les produits de chez ASAHI (célèbre brasseur propriétaire du groupe NIKKA) et ou le nombre de références de whiskies avait de quoi faire tourner la tête (de mémoire je crois plus d’une vingtaine, sans même aborder les single-malts…). Le groupe a peut être également mal anticipé le succès de ses whiskies qui a débuté en 2001 avec le prix donné à une version brut de fût du 10 ans d'âge. Par la suite, vers 2010, lorsque les récompenses s'accumulaient et la demande également, NIKKA n'a procédé à aucune expansion de ses distilleries, contrairement au groupe concurrent SUNTORY qui a augmenté les capacités de production de YAMAZAKI, notamment, puis a augmenté les prix de certaines éditions limitées également.

Concrètement, concernant MIYAGIKYO, les références 10 ans d'âge, 12 ans, 15 ans et les singles-casks sont abandonnées, tandis que pour YOICHI ce sont les 10, 12, 15 et 20 ans d'âge de la gamme régulière qui sont abandonnés, ainsi que les single-casks, et ce pour toute l'Europe.

 

 

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Le YOICHI 12 ans, selon moi un des plus grands single-malts de l'histoire (mondiale) du whisky...J'assume ces propos.

Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

En matière d'assemblage plus large, les références suivantes seront également abandonnées : Nikka "Pure-Malt"/White, Nikka "Tsuru" 17 ans, "The Blend of Nikka", "G & G", "Black Nikka" 8 ans, sa variante "SP" (ainsi que d'autres références locales non exportées ici comme "Malt Club", "Hakata", "Hi Nikka"), mais aussi (mais ça on le savait déjà en 2014) le Nikka "Taketsuru" 12 ans d'âge.

Les références d'assemblage maintenues sont : Nikka "Pure-Malt"/Black, Nikka "Pure-Malt"/Red, Nikka "Taketsuru" n.a.s., 17, 21 & 25 ans, le "Coffey Grain", le "Coffey Malt", bien sûr les Blended whiskies Nikka "From the barrel", une des plus grosses ventes de la marque en France & le "Super Nikka". D'autres références plutôt locales persisteront également (Nikka 12 ans, "The Rich Blend", "Clear Blend", "Deep Blend"; "Black Nikka"). Dernière minute (30/06/2015): le "NIKKA BLENDED Whisky" (étiquette orange) à 40 % est maintenu pour l'Europe seulement (c'est d'ailleurs une exciusivité européenne).

 

 

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Une partie de la gamme NIKKA de blended whiskies, blended malts et même un single-cask, à gauche, qui va devenir une denrée rare. Photo: © Constantin Sarafian

 

 

En revanche, ne subsisteront pour les deux distilleries de malt du groupe (MIYAGIKYO & YOICHI) que des références sans compte d'âge, mais pas les "Non Age" actuels (qui ont entre 5 et 8 ans environ et sont conditionnés en bouteilles de 50 cl), voire une seule par distillerie. Pourquoi? Parce que la distillerie doit non seulement reconstituer ses stocks de whiskies âgés mais aussi veiller à alimenter ses blended-whiskies comme ses blended-malts, dont le succès ne se dément pas non plus.

Les "remplaçants" de ces "Non Age" seront peut être présentés au prochain salon "Whisky Live Paris" 2015, (sinon au printemps 2016) avec, de manière encore incertaine, mais, selon les mêmes sources (dernière minute: 25/06/15), il n'y aura pas de nouveau single-cask de chacune des deux distilleries en dégustation, mais uniquement des bouteilles des millésimes présentés l'an dernier. En revanche, elles seront proposées uniquement dans le cadre du stand « Collector’s » (dégustations payantes, au verre, en quantités limitées).

 

 

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Dans l'ordre, le nouveau YOICHI & le nouveau MIYAGIKYO, tous deux sans compte d'âge. Photo : © Nonjatta.

 

Il n’y a aucun délai pour un retour à la normale de l'approvisionnement de ces références, mais on peut raisonnablement penser que cela n'arrive pas avant une décennie au moins (information au conditionnel pour ce point précis, la société, elle tablant plutôt sur un retour à des whiskies avec compte d'âge dans "on l'espère 5 à 6 ans").

Afin d'éviter toute polémique ou malentendu au sujet des sources de cet article, je tiens à préciser que ces informations proviennent autant de sites internes sérieux (ex.: Nonjatta, fortement recommandé : lien direct), de sources commerciales japonaises via des contacts français particuliers tout aussi sérieux, que d'informations recueillies auprès de La Maison du Whisky (dont le chef de produit NIKKA que j'ai contacté personnellement avant de vous présenter cet article), qui, rappelons-le, est l’importateur exclusif de la marque en France.

J'espère que ce sujet (l'essentiel des informations commence à être connu depuis peu) ne servira à pas à créer une panique ou pousser la spéculation, mais plutôt à encourager ceux qui hésitaient à acquérir une référence avec compte d'âge à peut être franchir le pas pendant qu'il en est encore temps....personnellement, je considère que toutes ces références (je parle de la gamme régulière, car je n'ai bien évidemment pas dégusté tous les single-casks produits par NIKKA-enfin en général les standard de qualité sont très élevés) sont bonnes, de grande qualité, mais j'attire votre attention sur des références importantes pour moi comme le YOICHI 12 ans, absolument remarquable de maturité et de classe, le YOICHI 15 ans et son élégance complexe, ou encore le MIYAGIKYO 12 ans, délicieusement fruité...je ne parle même pas des single-casks millésimés (voir le sujet sur le superbe millésime 1988 de YOICHI au Whisky Live Paris 2013-voir photo ci dessous et note de dégustation : cliquez ici / click here) des 2 distilleries.

 

 

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Le YOICHI "1988", un single-cask millésimé âgé (25 ans) tel qu'on en verra plus pendant de nombreuses années sur le marché, hélas. Photo: © Grégoire Sarafian

 

Par ailleurs, au sujet du groupe concurrent SUNTORY, même s'il n'y pas encore d'annonce officielle, les stocks s'amenuisent aussi pour les références âgées, les prix ont déjà augmenté en 2015 comme annoncé sur ce site, et vont continuer à l'être, avec une probable réaction similaire du groupe...Je doute qu'on puisse encore obtenir les HAKUSHU & YAMAZAKI 18 ans encore longtemps, sans parler des assemblages plus larges comme ceux liés aux blended whiskies "HIBIKI" âgés...

Concernant l'abandon du compte d'âge, l'on peut considérer que SUNTORY a pris un peu d'avance en dévoilant les versions n.a.s. dites "'Distiller's Reserve" il y a déjà plusieurs années. Du coup, les versions de 12 ans d'âge ont pris une courbe ascendante côté prix, mais rien ne dit qu'elles seront supprimées par la suite (la capacité de production d'HAKUSHU est également bien plus grande que celle de YOICHI, par exemple...). D'ailleurs le groupe SUNTORY ne vient il pas de (re) lancer une version sans compte d'âge du "HIBIKI" nommée "Harmony" ? (ce qui signifie la même chose en réalité). Une version pour l'heure locale, mais qui devrait arriver sans doute à l'automne prochain en Europe également.

 

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 Le SUNTORY "HIBIKI" 21 ans, un chef d'oeuvre en péril, à mon avis...à moyen terme, et hélas déjà frappé par la spéculation (certes pas au point d'un KARUIZAWA).

 

 

Enfin, je ne peux pas vous dire pour l’instant l’incidence qu’aura cette décision radicale de NIKKA de supprimer (même momentanément) ces références sur les autres distilleries ou marques de whiskies japonaises, mais si le report de l’intérêt, de la spéculation et des achats de passionnés vers celles-ci se produit, alors bien évidemment, pour des distilleries à faible quantité de production comme CHICHIBU ou MARS, cela peut poser problème (d’autant plus qu’elles importent en Europe leurs whiskies), certes sans doute moins pour WHITE OAK (qui conditionne déjà ses whiskies systématiquement en bouteilles de 50 cl au moins pour l'Europe), tandis que par exemple pour KIRIN et leur FUJI-GOTEMBA de 18 ans d’âge, il est évident que la référence ne pourra être maintenue longtemps. Je ne parle même pas de la distillerie fermée KARUIZAWA qui a probablement battu depuis longtemps les records de plus value spéculative, hélas…

 

***

 

A SUIVRE :

D’autres NOUVELLES à venir concernant des ouvertures, mises en sommeil ou fermetures de distilleries en Ecosse ou ailleurs vous seront prochainement annoncées dans ce même Editorial, aussi n’hésitez pas à revenir sur le site le consulter en vérifiant la date de mise à jour. Merci de votre patience.

Dernière minute (02/07/2015): Comme je le craignais (rumeurs, contacts directs avec la distillerie...), et j'attendais pour l'annoncer moi-même la publication du communiqué de presse de la part de la distillerie, la distillerie bretonne GLANN AR MOR, située à Pleubian dans les côtes d'Armor va fermer ses portes le 15 août prochain. Cette micro-distillerie artisanale produisait des single-malts non tourbés sous le nom de GLANN AR MOR et des single-malts tourbés sous le nom de KORNOG. J'ai consacré un long sujet expliquant la raison officielle de cette fermeture, exposant les faits puis un avis et des hypothèses personnels, que faute de place vous trouverez dans une autre rubrique, voir ici : 

Les raisons de la fermeture...  

Dernière minute (02/08/15) : GLANN AR MOR a indiqué il y a quelques jours par voie de presse qu'après une reprise de contact avec l'I.N.A.O. (Institut National de l'Origine et de la Qualité), elle avait bon espoir d'avoir gain de cause et, du coup,  elle revenait sur sa décision de fermer la distillerie. Affaire à suivre....Je me réjouis personnellement de cette annonce, mais restons prudents, étant donné la nature du litige et les rebondissements passés. / GLANN AR MOR Distillery says they will reopen, because the I.N.A.O. institute accepted to reconsider some questions about the distillery's demand. These are good news for sure, but let's stay prudent as a lot of unforeseen developments have already happen in the recent past.

 

 

***

 

RETOUR SUR QUELQUES EVENEMENTS WHISKY :

(Short reports on some recent Whisky events)

 

-Masterclass KILCHOMAN:

C'est à la boutique (que l'on nomme parfois la N°3) située au 28, Rue du Faubourg Poissonnière de l'enseigne Nicolas JULHES qu'a eu lieu le 18/06/2015 une dégustation "afterwork" de 4 références de la "ferme-distillerie" artisanale KILCHOMAN (située au Nord-Ouest de l’île d’Islay en Ecosse) comme elle aime bien être présentée, avec Leonie WOOD, ambassadrice de la distillerie, aidée d’Anaïs Boutron, des caves Julhès.

 

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Leonie WOOD, ambassadrice de la distillerie, parle avec passion de cette vraie distillerie artisanale.

Photo: Grégoire Sarafian

 

Quatre flacons étaient proposés à la dégustation, plus deux en démonstration seulement, certains déjà évoqués sur le site, d’autres non, dont une nouveauté et les autres en édition la plus récente possible. Les prix oscillent entre 49 € environ pour le « MACHIR BAY » et environ 100 € pour les deux dernières éditions limitées pas en dégustation (l’ « ORIGINAL CASK STRENGTH » et le « PORT CASK MATURED ») car en passe d’être épuisées (et toutes deux recommandées par votre serviteur, avec une préférence pour la première). Je ne reviens pas sur la présentation de la distillerie, que vous pouvez déjà trouver sur le site : cliquez ici / click here

 

 

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Les quatre versions en dégustation ce jour là. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce fut déjà un régal en matière de conditionnement (ou "packaging" si vous préférez) à connotation celtique et locale. Chez KILCHOMAN, l'on a pas peur de la couleur non plus, et cela fait plaisir à voir. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Quelques mots cependant, car l’ambassadrice nous a annoncé une nouveauté concernant la distillerie, à savoir qu’elle a décidé pour l’année prochaine d’augmenter sa capacité de production en passant de 140 000 à 200 000 litres d’alcool pur par an, ce qui n’est pas négligeable pour une si petite distillerie. C’est presque le double, et l’on pouvait s’y attendre, étant donné le succès de la distillerie depuis quelques années et l’annonce l’an dernier de l’extension de sa capacité de stockage par la construction de nouveaux chais. Leonie en profite pour nous rappeler les atouts de la distillerie, et notamment son choix de la fermentation lente (jusqu’à environ 100 heures, la ou "les autres ne vont en général que jusqu’à 40 ou 60 heures", dit elle-NDLR : J'ai eu un doute à ce sujet, aussi, renseignement pris, rappelons tout de même que chez TALISKER, par exemple, celle-ci peut aller jusqu'à 90h, de même que chez GLENFIDDICH, CAOL ILA, LAPHROAIG-ou elle débute vers les 60h-ou encore BRUICHLADDICH qui peut aller jusqu'à 110 h !). Elle précise également concernant la distillation que le « cœur de chauffe » est situé entre 74 et 65,5 %, et que seuls cinq minutes des têtes de distillation sont utilisées. Par ailleurs, pour information, si le distillat fait pas loin de 70 % à l’arrivée, il est traditionnellement réduit avant l’enfûtage à 63,5 %, comme la plupart des distilleries d’Ecosse.

 

La dégustation a débuté avec le KILCHOMAN « 100 % ISLAY » (d’environ 5 ans d’âge), étui livrée couleur sable, un single-malt très délicat malgré sa jeunesse et ses 50 %.

 

Cette version, élaborée essentiellement sur place, sur l’île d’Islay (enfin, pas totalement, puisqu’à la question posée par votre serviteur, j’apprends que la levure utilisée ne provient pas d’Islay), avec l’orge cultivée dans la ferme attenante. Une orge cependant en quantité insuffisante pour pourvoir à toute la production de la distillerie, d’où cette version, qui, au passage, contrairement aux autres versions dégustées ce même soir, n’est tourbée qu’à 25 p.p.m. (au lieu de 50 pour les autres), et, pour celle-ci, ne fait appel qu’à des fûts de Bourbon de premier remplissage, nous dit Leonie (des fûts rappelons-le en provenance de la distillerie BUFFALO TRACE, située dans le Kentucky).

 

 

 

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 Au premier plan de la tourbe en provenance d'Islay....Puis le "100 % ISLAY" dans son édition la plus récente. Photo: Grégoire Sarafian

 

 

Couleur : Or assez clair. Nez : Assez séduisant (fleurs, fruits, badiane, embruns, un rien de vanille) et paradoxalement assez fumé, et de manière très délicate. J’aime. Bouche : Une presque toute autre partition, car, à ma grande surprise, la tourbe a presque complètement disparu (en tout cas la fumée est très ténue), en tout cas en apparence (car il subsiste quelques notes terreuses, mais discrète), et mets en avant des notes fines et délicates d’embruns, de coquillages, de réglisse et de badiane, mais on aurait aimé qu’elles soient plus prononcées. Bien sûr le profil mets en valeur les différentes notes liées à la céréale (orge maltée), mais pas au point d’égaler la richesse d’un ARRAN « Orkney Bere Barley », par exemple. Tenue à la dilution : Ne pas trop diluer, car sinon cela renforcerait les (pourtant jolies) notes d’amertume de l’orge maltée. Avec quelques gouttes d’eau seulement, donc, quelques timides notes d’agrumes apparaissent (pamplemousse). La vanille est discrète et les esters encore plus, ce qui fait douter du premier remplissage (curieux, en effet, on est loin du style GLANN AR MOR, par exemple…). Conclusion : Une jolie version ayant le mérite de mettre en valeur la production locale, puisque là je pense qu’on peut parler de « terroir », mais que j’aurais aimée moins timide, plus aboutie. Note estimée à 88,5/100.

 

 

 

Puis elle s’est poursuite par la dégustation du KILCHOMAN « MACHIR BAY » (d’environ 4 à 5 ans d’âge), étui livrée couleur bleu roi, édition 2015, tourbé à 50 p.p.m. et titrant 46 %.

* = A signaler, ce fleuron de la gamme régulière ne comporte plus, depuis 2015, le bandeau diagonal sur l’étui rappelant la date de l’édition et de la mise en bouteille, ce sans doute pour des raisons d’économie. Cette version est issue d’un assemblage de fûts de premier et second remplissage tant de fûts ayant contenu du Bourbon que du Sherry.

 

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L'édition 2013 du KILCHOMAN "MACHIR BAY" *. Photo : © Grégoire Sarafian

 

 

Couleur : Or clair, légèrement plus soutenu que le précédent whisky. Nez : Assez différent du précédent, en cela qu’il fait moins dans la séduction et est davantage tributaire, déjà au nez, de sa part de fûts de Sherry : Les notes florales, marines (badiane, embruns) et de vanille sont donc associées avec des notes de fruits confits, de bacon et d’épices douces. Bien qu’il soit davantage tourbé, en revanche, l’impression au nez est curieusement moindre que chez le « 100 % ISLAY ». Bouche : Une version bien faite, équilibrée (d’un assez beau fondu), raffinée, mais demeurant assez légère. Elle reprend les notes florales, fruitées, marines et celles liées au Sherry en apportant une petite touche d’amertume noisettée en finale ma foi assez agréable. Moins de notes terreuses et là encore, une certaine timidité au regard du taux de p.p.m. En bouche on est pas si loin de CAOL ILA, alors qu’on devrait ressentir autant de puissance que dans un PORT CHARLOTTE, mais là…il s’agit d’un malt de la catégorie au dessus me dois-je de préciser à mon avis. Tenue à la dilution : Ne pas trop diluer, sinon, avec quelques gouttes d’eau seulement, ce whisky se comporte bien et apporte un peu de charme supplémentaire à l’affaire. Conclusion : Une belle version régulière, c’est sûr, mais là encore que j’aurais aimée moins timide, plus complexe et plus profonde. Note estimée à 89,5/100.

 

 

Ensuite j’ai pu enfin découvrir le KILCHOMAN « SANAIG », première édition, 2015, (étui livrée couleur violette), réduite à 46 %.

Il s'agit d'une nouveauté dont je vous avais déjà parlé, créée pour le marché français (un des plus importants pour la distillerie, nous précise Leonie). Il s’agit d’un assemblage à proportions égales (50/50) de fûts ayant contenu du Bourbon avec d’autres ayant contenu du Sherry. Elle est tourbée à 50 p.p.m. Prix env. 65 €.

 

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La première édition du KILCHOMAN "SANAIG", assurément une réussite pour moi. Photo: Grégoire Sarafian

 

 

Couleur : Vieil or, assez soutenu. Nez : Wow, intéressant, au point au début qu’on se demande si c’est la même distillerie, avant de comprendre que oui…Un nez superbe, avec déjà un équilibre assez spectaculaire entre les fûts de Bourbon, de Sherry, et son caractère marin et tourbé. Rien qu’au nez, une profondeur à laquelle la distillerie ne nous avait pas trop habitué, et de belles notes fruitées et florales (difficile pour l’heure de préciser sur cette seule dégustation, mais d’autres notes sont à venir pour cette version…). Comme des notes d’abricots et de pêches très mûres, du plus bel effet. Je suis déjà conquis au nez. Bouche : Une version remarquablement équilibrée encore une fois, avec un très beau fondu et une gourmandise inattendue, qui m’a rappelé un peu certains JURA (je pense au « Legacy » ou au « Superstition », notamment) aussi par la palette. Bien sûr toute comparaison est relative (et rappelons que chez KILCHOMAN, contrairement à JURA, tous leurs whiskies sont non colorés et non filtrés à froid), alors c’est surtout une impression personnelle. En bouche donc de belles notes d’épices douces, de fruits confits et au sirop, de complexes notes de thé, voire de bruyère, de miel, un touché en bouche assez soyeux et un caractère gouleyant, très séduisant, et mine de rien une belle complexité. Les notes marines, fumées et chocolatées (blanc et au lait) prenant peu à peu leur place pour créer une belle palette, inédite pour moi chez KILCHOMAN depuis que je les déguste. Belles notes maltées (cette fois à peine marquées par la noisette ou alors adjointe de notes pralinées peut être ?), belle profondeur, et beaucoup de charme ! Tenue à la dilution : Ne pas trop diluer, certes, mais plus de marge pour le faire que dans les éditions précédentes (c’est un signe positif pour moi). Devient encore plus charmeur et évoque maintenant un single-malt plus âgé (presque un 10 ans). Conclusion : Une version assez bluffante, je dois dire, et absolument réussie (well done, Mr Anthony Wills !) montrant un autre visage (plus ample, plus ouvert, certes un peu moins typique mais encore reconnaissable) de la distillerie, et vraiment pour le meilleur. Du coup très curieux de ce que pourrait être une version brute de fût de ce whisky ! Un excellent travail d’assemblage qui fera date. Note estimée à 91,5/100.

 

 

Enfin ce fut le tour le KILCHOMAN « LOCH GORM » en édition 2015 (étui livrée rouge), une édition 100 % élevée en fûts ayant contenu du Sherry, et titre 46 %. 

A noter, cette fois, par rapport à l’édition précédente, des fûts de second remplissage sont assemblés à des fûts de premier remplissage (et non 100 % de fûts de premier remplissage). Une édition régulière mais limitée à 18000 bouteilles environ par an. Là encore tourbée à 50 p.p.m.

 

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La dernière édition en date du KILCHOMAN "LOCH GORM" ou la puissance expressive du sherry... Photo: Grégoire Sarafian

 

 

Couleur : Vieil or, soutenu, aux reflets légèrement ambrés. Nez : Encore autre chose. Le Sherry domine au début, puis cela se calme un peu. Quelques notes soufrées persistantes, des notes de fruits mûrs assez fondues, une note précise de chocolat noir, puis la fumée de tourbe, modérée mais bien présente tout de même. Un whisky avec plus de présence encore que le précédent, mais sur un registre différent, et manifestement moins équilibré. Bouche : Au début là encore un certain déséquilibre se ressent de par la domination du sherry sur le caractère de la distillerie, puis cela s’équilibre un peu plus (sans jamais atteindre la sérénité de la version « SANAIG »), avec en milieu de bouche une alliance sherry/fumée assez réussie, moins complexe que la version précédente, mais plus gourmande d’une certaine façon, ou plus directe en tout cas…Des fruits mûrs divers, du thé assez infusé, du chocolat noir, des épices (poivre, gingembre) modérées mais apportant du peps (que pour le coup la version « SANAIG » a un peu moins), et cette signature constante de fumée de tourbe qui nous ramène à la distillerie. Au final c’est assez réussi également, mais sur un registre différent du précédent. Belle longueur en bouche (on se croirait là à un peu plus de 50 % d’A.B.V.), et un équilibre plus important qu’au nez (c’est mieux dans ce sens là, non ?). Pas mal…Tenue à la dilution : Ne pas trop diluer, certes, car l’équilibre est plus fragile ici que dans la version « SANAIG », mais l’on peut tout de même le faire si l’on veut. Comme souvent, l’eau ravive le caractère vineux du Sherry, mais aussi comme une note de soupe de fruits rouges et noirs (avec de la mûre, par exemple), ma foi plutôt agréable. Conclusion : Une version assez réussie mais plus simple, plus directe que le « SANAIG », par exemple, mais un peu moins équilibrée. Après réflexion, d’ailleurs, et sans le faire exprès, je suis arrivé curieusement à la même note chiffrée pour ces deux whiskies, alors que leur profil et même leur tempérament sont assez différents, l’un ayant des qualités qui manquent à l’autre, idem pour les défauts (encore que le terme est un peu excessif). En résumé un excellent whisky, mais peut être pas le meilleur pour découvrir le style de la distillerie. En revanche, il pourrait bien bluffer les amateurs de sherry dans le cadre d’une dégustation à l’aveugle, par exemple…Note estimée à 91,5/100.

 

Au sujet de KILCHOMAN, à l’occasion du 10 ème anniversaire de la distillerie, signalons tout de même deux sorties très récentes en édition limitée et une à venir (voire même déjà disponible à la distillerie) :

D’abord l’édition anniversaire, nommée KILCHOMAN « 10 th Anniversary », un assemblage de fûts distillés entre 2005 et 2012 ayant contenu du Bourbon et d’autres du Sherry, et qui comporte notamment, fait rare, le premier fût jamais embouteillé par la distillerie, en 2005, et nommé « Cask 1/2005 ». Il s’agit d’une version brute de fût (« Cask Strength ») titrant 58,2 % et qui a donné 3000 bouteilles. Une version rare, et autant le dire, uniquement en vente à la distillerie.

 

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L’autre version rare et récente est celle qui a été produite dans le cadre du festival « FEIS ILE » 2015 (voir plus loin) qui a lieu chaque année sur l’île d’Islay. Cette édition limitée (742 bouteilles) de KILCHOMAN est un assemblage de 3 fûts ayant contenu du Bourbon de premier remplissage et le plus âgé des single-malts jamais sortis de la distillerie. Les bouteilles sont numérotées et titrent 58,2 %.

 

 

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Enfin, une édition limitée (« Small Batch Release ») uniquement vieillie en fûts ayant contenu du vin de madère, nommé « MADEIRA CASK MATURED », destinée au club de fidélité "The Kilchoman Club" et brute de fût titrant 58,4 %.

 

 

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-"Workshop" spécial Douglas LAING:

 

C'est à la boutique de La Maison du Whisky du 20, Rue d'Anjou qu'avait lieu le 20/06/2015 une journée de dégustation consacrée au prestigieux négociant écossais Douglas LAING sous l'égide de l'ambassadeur Jan BECKERS dans le cadre des nouveaux « ateliers » de « La MdW » comme on la surnomme parfois. Jan proposait dans un premier temps de découvrir ou redécouvrir une des références de blended-malt écossais de la maison qu’est le "TIMOROUS BEASTIE" (déjà dégusté & commenté, excellent, aussi je n'y reviens pas ici), avant de proposer des single-malts écossais de trois des différentes gammes de la maison :

 

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Le sémillant Jan BECKERS, dans la cave collector's de La Maison du Whisky. Photo © Grégoire Sarafian

 

J’ai fait le choix de ne pas déguster tous les whiskies, j’en ai dégusté 10 sur 14 en fait (je le regrette d’ailleurs pour au moins 2 références, le JURA de la gamme "Single-Minded" et le BEN NEVIS 16 ans de la gamme "Old Particular"). Voici les whiskies (presque tous des single-malts) dégustés (tous non filtrés à froid, non colorés), en grande partie dans l’ordre proposé par un des professionnels présents :

 

-BENRINNES 15 ans (Distillé en 1999-Mis en bouteille en 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular », Single-Cask Réf. DL 10102 (Sherry Butt, 268 bouteilles), n.c.f./n.c., Natural Cask Strength, 64,6 % /Région : SPEYSIDE :

 

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Le BENRINNES 15 ans, un single-malt plutôt vif (trop pour un début), mais intéressant. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Vieil or. Nez : Puissant et un presque alcooleux, à humer avec précaution. Dominé par un sherry axé sur des notes de caramel dur (naturel), principalement. Bouche : Difficile à appréhender pure, honnêtement (même si c’est davantage le titrage qu’un vrai caractère alcooleux), il dévoile cependant de puissantes notes de caramel dur, d’épices et de fruits divers. Tenue à la dilution : Vraiment nécessaire pour ce whisky, la dilution permet de percevoir un profil puissant, expressif, avec une nette domination des notes de caramel dur (carambar), de fruits secs, d’épices diverses (gingembre, piment d’Espelette), mais pas grand chose d’autre. Peut être quelques fruits mûrs exotiques (banane, papaye), mais je ne peux être catégorique en une dégustation. Ceci dit c’est assez plaisant. Conclusion : Un bon whisky et un bon BENRINNES, pas du tout sur les profils dégustés jusqu’ici, et un peu trop monolithique à mon goût, mais en y repensant, une fois domestiqué (par l’eau), un des meilleurs dégustés parmi les BENRINNES jusqu’ici (il vaut les 118 € annoncés à mon avis), et parmi les whiskies de cette dégustation. Par contre une erreur manifeste de l’avoir placé en ouverture de dégustation, car cela m'a agressé le palais et mal préparé à la suite (j'ai été mal conseillé, cela arrive malheureusement parfois).  Note (sous réserve) estimée à : 90,5/100

 

-CLYNELISH 18 ans (Distillé en 1996-Mis en bouteille en 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular », Single-Cask Réf. DL 10580 (Refill Hogshead), n.c.f., n.c., 48,4 % /Région : HIGHLANDS DU NORD :

 

 

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Un CLYNELISH très correct, mais sans surprise. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Or clair. Nez : Difficile de passer après le précédent, mais bon….Un nez assez fin, timide presque, miellé, avec des notes d’herbes fraîches, de moutarde (discrète au nez). Bouche : Certes moins timide qu’au nez, mais ou est passé le fameux « chat sauvage » ? (en effet, pour moi, ordinairement, c’est la comparaison qui sied le mieux aux purs et durs Clynelish…ce mélange de séduction féline et de virile brutalité). Finalement on y arrive, ce mélange d’agrumes (citron et pamplemousse surtout), de vanille, de miel, d’herbes sauvages, d’épices typiques de la distillerie (moutarde blanche, voire de Dijon également un peu, et de piment plus ou moins doux), mais tout cela sans grand panache. J’attendais plus. Tenue à la dilution : Honnêtement ici elle n’apporte pas grand-chose (en tout cas telle que j’ai pu la réaliser sur place), le rendant même un peu trop léger. Conclusion : Un bon whisky et un CLYNELISH plutôt correct, mais sans surprise et presque ennuyeux. Sans parler du prix (130 € !). Note (sous réserve) estimée à : 86,5/100

 

 

-HIGHLAND PARK 18 ans (Distillé en 1996-Mis en bouteille en 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular », Single-Cask Réf. DL 10589 (Refill Hogshead), n.c.f./n.c., 48,4 % /Région : Iles ORCADES :

 

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Un HIGHLAND PARK en partie atypique par rapport aux versions officielles. Photo © Grégoire Sarafian

 

 Couleur : Vieil or. Nez : Fin et complexe. Un peu timide également, mais j’arrive à y déceler des notes de cire, de miel, de noix, de fruits confits voire d’agrumes. On aurait aimé une version brute de fût pour celui-ci (à moins que cela ne soit réellement son degré naturel de réduction ? (pas de précision). Bouche : Encore un peu timide et peut être trop subtile pour ce contexte, mais en bouche aussi l’on perçoit une belle complexité dans ce whisky. Pas tous les marqueurs des bonnes versions officielles (c’est vraiment une des distilleries pour lesquelles à mon sens cela peut être vraiment déconcertant cette différence entre versions de négoce et officielles, avec par exemple ABERLOUR, GLENROTHES, JURA, LONGMORN ou encore MACALLAN), donc pas ou peu de bruyère, mais tout de même un peu de miel, de fruits secs, des agrumes (citrons confits) puis de la vanille, quelques épices douces, probablement quelques fleurs capiteuses aussi (chèvrefeuille, jasmin ?), mais en arrière-plan. Un peu frustrant, mais potentiel bien présent. Tenue à la dilution : N’ajouter que peu d’eau ici. Elle n’est pas vraiment nécessaire, n’apporte pas grand chose. Conclusion : Un bon whisky et un bon HIGHLAND PARK, plus naturel que bon nombre de versions récentes officielles, et c’est déjà là un grand mérite (ras-le-bol des whiskies « technologiques » -traduire jouant trop sur la création d’un profil standard boisé, caramélisé et épicé par le jeu sur le bois et les différents degrés de brûlage de ceux-ci, pour faire court). J’attendais cependant là aussi un peu plus de puissance et de personnalité, malgré tout il me paraît plus intéressant que le CLYNELISH et plus complexe aussi. Prix annoncé aux alentours de 154 €. Note (sous réserve) estimée à : 89/100

 

 

-ABERLOUR 20 ans (Distillé en 1995-Mis en bouteille en 2015), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular », Single-Cask Réf. DL 10102 (Refill Bourbon Hogshead), n.c.f./n.c., 51,5 %/Région : SPEYSIDE :

 

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Un ABERLOUR indépendant de qualité, mais un peu cher. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Vieil or. Nez : Un nez riche, fruité et pâtissier : Des fruits divers, assez mûrs, provenant des esters : La banane en tête, peut être un peu d’ananas et d’abricot-pêche. Quelques épices douces, du caramel naturel, un joli boisé. Engageant. Bouche : Elle reprend les notes séduisantes du nez, toujours sur un profil fruité, pâtissier et légèrement épicé, mais avec moins d’emphase qu’escompté et moins d’expressivité aussi, j’en reste un peu frustré. Un palais agréable, c’est sûr, mais, par exemple en matière de malt pâtissier du Speyside, je dois dire qu’en général les GLENLOSSIE rencontrés jusqu’ici tiennent bien plus les promesses de leur nez que cet ABERLOUR. Tenue à la dilution : Bon, allez, restons optimistes ! L’eau, à petites doses, est un bénéfice ici. Elle ravive un peu l’expressivité assez fruitée de cet ABERLOUR un peu atypique. Les notes de fruits jaunes (bananes, pêches, voire coing) tirent leur épingle du jeu. Conclusion : Un de plus agréables whiskies de cette dégustation, à qui il manque juste un petit quelque chose pour passer à la catégorie supérieure (un petit quelque chose que personnellement pour les 140 € annoncés me manque encore plus !). Je le recommande cependant, pour ceux qui recherchent un ABERLOUR un peu décalé par rapport aux versions officielles. Note (sous réserve) estimée à : 87/100

 

-TALISKER 5 ans (Pas précisions de dates sur la bouteille), emb. Douglas LAING, gamme « Premier Barrel », Single-Cask (Fût non précisé, 417 flacons), n.c.f./n.c., 46 % (servi carafé) /Région : ILE DE SKYE :

 

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Un TALISKER indépendant, ce n'est plus très courant de nos jours, une curiosité, sans plus. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Or très clair. Nez : Manifestement très jeune et ne « bénéficiant » pas de technologie du bois ni de fûts plus âgés ni de caramel ajouté derrière se cacher, et il faut déjà lui rendre hommage pour cela. Alors oui, c’est jeune, mais étonnamment expressif déjà : Tous les marqueurs TALISKER sont là, plus ou moins fortement exprimés certes, mais ils sont là et dans un bel équilibre. Il y a les éléments marins (sel, embruns en tête, mais aussi quelques coquillages), la fumée de tourbe si particulière, les agrumes, le caramel naturel, les fleurs et une pointe de poivre gris et noir. Bouche : Elle reprend fidèlement les notes du nez, avec toujours cet équilibre et cette maturité précoce que j’avoue je n’attendais pas d’elle. Et après les whiskies à fort ou moyen titrage dégustés avant, celui-ci n’en a que davantage de mérite. Tenue à la dilution : Pas vraiment nécessaire ici, elle dévoile curieusement une petite note soufrée : Ce fût serait il en réalité un fût ayant contenu du sherry ? J’avoue être surpris, je ne le pense pas, ou alors l’on a affaire à un Refill sherry cask (fût de sherry ayant contenu plusieurs remplissages) peu actif, laissant le distillat s’exprimer à plein. Le manque de maturité par contre se voit à ce stade, c’est une des limites à la dilution qui a déjà eu lieu par ailleurs. J’aurais d’ailleurs été curieux de le déguster brut de fût ! Conclusion : Un jeune whisky présenté dans un flacon opaque en grès & d’inspiration Victorienne, à l’ancienne, et issu d’un seul fût (comme le signale Salvatore de la Maison du Whisky, les fûts de TALISKER vendus aux négociants–à fortiori avec autorisation de mentionner le nom de la distillerie-se font rares de nos jours, d’où le coût de ce flacon, particulièrement onéreux, pour un whisky de cet âge, en convient il : 109 € !-S’en suit une discussion intéressante sur les mérites d’autres distilleries, plus artisanales, ou les coûts de production et la qualité finale justifient, d’après lui, et votre serviteur n’est pas loin de le penser, un tel prix). Bon, mais si l’on oublie le prix, assez excessif, je dois dire, ce TALISKER s’en sort pas si mal au cours de cette dégustation et donne envie d’en déguster d’autres…Allez, faites un effort, sortez nous un 7/8 ans d’âge en brut de fût la prochaine fois, merci d’avance ! Note (sous réserve) estimée à : 84,5/100

 

-CAOL ILA 18 ans (Distillé en 1996-Mis en bouteille en 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular », Single-Cask Réf. DL 10202 (Refill Hogshead, 268 bouteilles), 53,1 %/Région : ISLAY:

 

 

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Un CAOL ILA indépendant de qualité, que l'on peut recommander, même s'il y a mieux pour le prix. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Vieil or. Nez : Fin, clair, typé, équilibré, à peine marin, modérément tourbé, un rien fumé, floral, légèrement fruité & herbacé. Bouche : Plutôt bien fait, il est typé CAOL ILA de négoce, si j’ose dire, avec les avantages de la non filtration à froid et de la non coloration qui font davantage ressortir les notes de badiane, de tourbe cendrée, de coquillages, d’agrumes aussi, voire d’autres notes fruitées et florales. Après, l’ âge « adulte » (et plus) n’est peut être pas l’âge le plus intéressant pour CAOL ILA (je me suis déjà fait cette réflexion avec d’autres mises en bouteille), dans le sens ou l’âge n’apporte pas grand-chose de plus aux superbes qualités de ce single-malt, que ce soit en version officielle (qu’il soit « unpeated » de 8 ans d’âge ou peated de 12 ans) ou en négoce (avec comme exceptions ajouterais-je, comme certains Adelphi, Berry Bros & Rudd ou The Speciality Drinks Ltd, par exemple). Tenue à la dilution : A éviter… Conclusion : Un bon whisky et un bon CAOL ILA, mais pas indispensable (surtout au regard du prix annoncé, de 148 €, mais il faut reconnaître qu’il n’est pas excessif dans le contexte d’aujourd’hui…Simplement, à mon avis, rien que le 15 ans d’âge nommé « PORT ASKAIG » de chez The Speciality Drinks Ltd, un peu moins onéreux (et je ne parle pas du remarquable 19 ans d’âge), le bats à plate couture (Note estimée à 92/100, voire plus). Note (sous réserve) estimée à : 88/100

 

-LAPHROAIG 14 ans (Distillé en 2001-Mis en bouteille en 2015 pour le festival « FEIS ILE » 2015-voir plus bas), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular », Single-Cask Réf. DL 10202 (Refill Butt, 268 bouteilles), 48,4 % /Région : ISLAY:

 

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Un LAPHROAIG spécialement mis en bouteille pour le festival "Feis Ile 2015". Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Or clair. Nez : Assez beau, relativement équilibré, plus médicinal que marin (mais ça, on a l’habitude), modérément tourbé & fumé, floral, à peine fruité. Bouche : Plutôt bien fait, typé, assez équilibré là aussi, il reprend fidèlement les notes du nez, en en précisant certaines (la tourbe exhale de la fumée un peu cendrée, mais aussi des notes de badiane, de tourbe mêlée d’antiseptique (typique là aussi de la distillerie), quelques notes marines discrètes (embruns, iode-plus que dans le CAOL ILA qui précède-et un peu de sel), de timides notes d’agrumes, mais hélas peu de notes de fruits exotiques, comme on aime en trouver chez LAPHROAIG. Là encore c’est bien fait, mais on est loin de certaines versions du même négociant, mais dans la marque qu’il a aujourd’hui perdu au profit de son concurrent mais néanmoins frère Stewart, au sein de Hunter Laing, à savoir « Old Malt Cask ». Par exemple, un 18 ans d’âge présenté il y a deux ans environ lors d’un salon Nicolas Julhès dans cette gamme fut vraiment remarquable (et primé sur mon site en 2013). Tenue à la dilution : Possible, mais pas déterminante, n’apporte pas grand-chose. Conclusion : Un bon whisky et un bon LAPHROAIG (je sais, la formule peut agacer, mais elle permet de relativiser et la note chiffrée & les commentaires qui précédent en re-contextualisant ce whisky parmi l’offre actuelle), mais pas indispensable (surtout au regard du prix annoncé, de 130 €), d’autant plus que pour une mise en bouteille pour ce prestigieux festival qui a lieu chaque année sur l’île d’Islay, je m’attendais à bien mieux, à une des mises en bouteille spectaculaires et gourmandes dont Douglas LAING avait le secret il y a encore peu de temps. Un « one-off » lié à la crise (raréfaction des bons fûts à cause de la forte demande internationale) ? Espérons-le. Note (sous réserve) estimée à : 86/100

 

-ARDBEG/CRAIGELLACHIE n.a.s. (fûts âgés de 8 à 10 ans environ), 2014, emb. Douglas LAING, gamme « Double Barrel », Blended Malt de deux fûts (Sherry pour le second), 46 % /Région : ISLAY & SPEYSIDE:

 

 

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La gamme "DOUBLE-BARREL", ici un assemblage entre un fût d'ARDBEG et un fût de CRAIGELLACHIE, un pari à chaque mise en bouteille.

Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Vieil or. Nez : Au début assez capiteux, un peu marin et terreux, assez engageant, avec un certain équilibre (relatif, car évidemment avec cette proportion d’un fût assez tourbé et un non tourbé, le premier domine) malgré tout, et quelques notes fruitées qui arrivent à s’exprimer un peu. Engageant. Bouche : Légère, évidemment, un peu difficile à apprécier après les deux « compères » tourbés qui précèdent, mais assez bien faite, étonnamment équilibrée, elle combine assez bien le caractère terreux, humide et tourbé d’ARDBEG avec le caractère plus sec, herbacé et fruité de CRAIGELLACHIE. Cependant, question consistance et profondeur, ne rêvons pas, cela demeure jeune et un peu trop léger. Tenue à la dilution : Possible, si vous le dégustez seul, que cela apporte un peu de vivacité pendant un temps à votre whisky, mais dans le contexte ou je l’ai dégusté, l’ajout même de quelques gouttes s’est avéré quelque peu désastreux. Conclusion : Un whisky correct, un bon apéritif tourbé, mais pas le meilleur des « Double Barrel » dégustés jusqu’ici (certains des premiers assemblages de la gamme comme le « MACALLAN/LAPHROAIG » ou le « BOWMORE/HIGHLAND PARK » semblent aujourd’hui difficiles à égaler). Il ne fait pas le poids en subtilité et complexité par rapport au « ROCK OYSTER » du même négociant, ni en puissance par rapport au « BIG PEAT », mais pour ce dernier, la comparaison semble moins pertinente, puisque ce dernier ne comporte que des whiskies distillés sur l’île d’Islay. A sa décharge, il n’était probablement pas placé dans la meilleure position pour être apprécié correctement…Je serais curieux de le déguster à nouveau isolément. Note (sous une réserve certaine) estimée à : 80/100

 

 

-LITTLEMILL 26 ans (Distillé en Novembre 1988-Mis en bouteille en Décembre 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Extra Old Particular » (ou « X.O.P. »), Single-Cask Réf. DL 10599 (Refill Bourbon barrel, 315 bouteilles, avec coffret bois), n.c.f./n.c., Natural Cask Strength, 55,7 % /Région : LOWLANDS :

 

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La gamme "XOP", avec ici un joli LITTLEMILL, qui s'épanouit avec de l'eau, mais tout de même bien cher ! Photo © MdW

 

Couleur : Vieil or, à reflets ambrés. Nez : Un peu fermé « au démarrage », il lui faut un peu de temps pour s’exprimer pleinement. Complexe, il dévoile peu à peu ses qualités fruitées (fruits mûrs, coings, nèfles, pêches jaunes très mûres & fruits tropicaux), mais aussi florales végétales (thé à la bergamote très infusé), de cire (mêlée de glaçage pour mille-feuilles, de bois de santal, entre autres (à ce stade, le boisé est assez important, je dois dire). Bouche : Assez fine, un rien tannique (les tannins du bois ici), ferme et de prime abord moins séduisante que le nez. Reprend les notes du nez, mais à encore du mal à s’exprimer sans ajout d’eau. Frustrant (et perdant des points à ce stade). Tenue à la dilution : Vraiment utile pour ce whisky, car la dilution permet de mettre en valeur la complexité de ce whisky et ses qualités fruitées, florales, et un rien végétales (le thé à la bergamote), mais aussi boisées (plus plaisantes maintenant). La note de cire est désormais mêlée à du sucre du type utilisé pour le glaçage des mille-feuilles…Ce caractère pâtissier s’accentue un peu lorsque la note de thé devient plus marquée par l’orange, évoquant même un peu les gâteaux « chamonix » de notre enfance. Certes l’intensité est moindre que par exemple chez un bon GLENLOSSIE (je pense à deux versions de négoce en particulier, l’une de chez Ian McLeod, l’autre de chez Duncan Taylor), dont le profil est en partie similaire, mais c’est déjà bien mieux que sans eau. Quelques fleurs capiteuses complètent agréablement l’ensemble. Conclusion : Un bon whisky et un bon LITTLEMILL, dans un style pas si courant, à qui il ne manque pas grand-chose pour entrer dans la cour des grands, mais il y met juste un pied, si j’ose dire. Pour un whisky non filtré à froid, il manque un peu de corps tout de même (autrement il aurait pu atteindre 93/100). Ceci dit typiquement un whisky qui gagne à être aéré et légèrement dilué. Malgré tout, l’un des whiskies les plus intéressants à déguster ce soir là. Par contre, avec un prix annoncé de 272 €, mon enthousiasme faiblit tout à coup, c’est vraiment excessif. Note (sous réserve) estimée à : 90,5/100, voire davantage

 

 

-MORTLACH 22 ans (Distillé en Septembre 1992-Mis en bouteille en Décembre 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Extra Old Particular » (ou « X.O.P. »), Single-Cask Réf. DL 10507 (Sherry Butt, 225 bouteilles, avec coffret bois), n.c.f./n.c., Natural Cask Strength, 57,1 % /Région : SPEYSIDE

 

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Le dernier whisky dégusté, un MORTLACH, non sans tempérament, à apprivoiser là aussi avec un rien d'eau, mais onéreux. Photo © MdW

 

 

Couleur : Ambrée, à reflets rougeâtres. Nez : Un peu fermé là encore au début, assez tannique, marqué par le sherry, fruits mûrs et épices en tête. Notes de fruits rouges apparaissant peu à peu. Un certain temps d’aération est nécessaire, là encore, pour pouvoir l’apprécier, même s’il fait clairement trop chaud dans la pièce pour lui rendre vraiment justice. Bouche : Passée une première gorgée ou il s’avère trop ferme, restreint, tannique et un peu trop puissant pour être dégusté sec, il laisse dévoiler un peu des qualités que malgré tout quelques gouttes d’eau aideront à développer. Les fruits mûrs dominent, les épices sont présentes mais pas dominantes, et le boisé est racé et fin. Tenue à la dilution : Un peu d’eau (trop le tuerait) le rend plus souple et dévoile peu à peu les notes fruitées, légèrement acidulées (mais jamais acides) et plus riches (cerises, pruneaux, raisins secs, tous macérés dans du marasquin et de l’Armagnac), mais aussi, étroitement imbriquées dans celles-ci, de la cannelle, de la muscade, un rien de girofle, bref….du vin médiéval aux épices. Quelques belles notes de chocolat noir se mêlent à la fin aux notes fruitées. Là encore, comme pour le LITTLEMILL, un certain manque de corps se fait sentir (dommage, sinon ce whisky aurait peut être été noté au dessus de 92/100). Par contre, non seulement ce MORTLACH est à peine un peu vineux, mais personnellement je ne sens pas du tout cette note carnée, de viande rouge marinée dans un jus, avec une touche légèrement métallique qu’ont certaines versions. Un MORTLACH d’une expressivité plus immédiate que le LITTLEMILL qui lui a précédé. Rappelle certains GLENFARCLAS « Family Casks », mais sans les notes de cire (voire de parquet ciré suivant les versions) et d’herbes sèches, et surtout sans sa « corpulence ».

Conclusion : Un bon whisky, à réserver aux connaisseurs, clairement. Probablement un bon MORTLACH également, mais sûr que ce soit la version la plus intéressante (ni la plus typique) sur le marché actuellement, surtout au prix annoncé (245 €). Malgré tout, là encore, l’un des whiskies les plus intéressants à déguster ce soir là. Note (sous réserve) estimée à : 91/100

 

 

Aparté (à propos du contexte de dégustation...) :

Que ce soit pour la dégustation ayant eu lieu chez Nicolas Julhès (dans une certaine mesure puisqu’au moins il y avait des fenêtres) ou à la Maison du Whisky rue d’Anjou, je tiens à rappeler encore une fois (hélas) et à déplorer les conditions non optimales de dégustation concernant le nombre de personnes acceptées dans des locaux relativement exigus et insuffisamment aérés et le fait que visiblement l’accueil de plus 20 personnes dans ces locaux durant plusieurs heures n’a pas été suffisamment étudié : Ainsi, par exemple, les locaux du 20, rue d’Anjou de la Maison du Whisky ayant été récemment rénovés et agrandis, de nouveaux espaces en sous-sol ayant été créés (curieusement bien plus exigus que ceux du rez-de-chaussée), je ne comprends pas pourquoi l’on l’a pas disposé un extracteur d’air ad hoc ni mis en place une climatisation adéquate (l’aérateur présent semble peu fonctionnel), qui est plus est dans un lieu demeurant sombre et ne permettant pas de voir la vraie couleur de ce que l’on déguste. De manière plus générale en France, il semble aussi (au delà de ces deux dégustations) que nombre d’établissements publics et privés semblent ne pas être au courant que l’on a inventé des systèmes d’éclairages directs et indirects sans chauffe des produits (et accessoirement des personnes !) avoisinants…

Tout cela donne des conditions assez médiocres de dégustation, l’espace est vite saturé, les whiskies sont trop chauds (alors que l’on se trouve dans une cave, un comble!) et la non régulation de l’arrivée du public (un défaut majeur dans les salons et dégustations dans notre pays) que l’on oblige par contre à s’inscrire par internet à l’avance (aucun contrôle à la MdW ce jour là, aussi cela n'a pas de sens) ne permet pas d’optimiser l’espace ni de laisser le temps de bien déguster sans être bousculé ou en nage à mi-parcours… Je passe sur d’autres choses, et sur certains publics parfois irrespectueux (que ce soit dans la vraie vie ou sur la toile, d'ailleurs), c’est minoritaire, mais cela arrive aussi…un peu trop souvent à mon goût. Une dégustation de whisky doit demeurer dans la convivialité à mon sens....

 

 

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Autre chose, voici le lien vers la rubrique « Coup de coeur » pour laquelle j’ai posté également une nouvelle note de dégustation sur un single-malt de la distillerie OLD PULTENEY. Ce n’est certes pas une nouveauté, mais une bouteille que j’apprécie beaucoup et devait normalement intégrer le menu de gauche. Seule la notice explicative et historique a pu être publiée, vous pouvez la consulter aussi via ce lien : Fiche OLD PULTENEY 15 ans officiel 1991-2006, 54,9 %

 

 

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EVENEMENTS WHISKY A L'ETRANGER:

 

-FESTIVAL "FEIS ILE" SUR ISLAY, EN ECOSSE:

 

-Le très attendu festival "FEIS ILE" (sous-titré « ISLAY FESTIVAL OF MUSIC AND MALT » ) édition 2015 vient d’avoir lieu du 23 au 30 Mai 2015 sur l’île d’Islay, en Ecosse, et au vu des échos sur la toile, des témoignages recueillis, et bien que (honte à moi, je sais !) je ne m’y sois pas encore rendu moi-même, je compte bien réparer cela pour faire au moins une visite des différentes distilleries de l’île d’ici un an ou deux. Je ne pouvais pas ne pas l’évoquer au moins brièvement, et l’illustrer grâce à des photos d’amis bloggeurs qui s’y sont rendus cette année. Un grand merci donc à Thomas & Ansgar Speller (lien vers leur excellent site internet ici : Whisky Speller) pour leur généreux partage de photos & récit de ce voyage, ainsi qu’à l’établissement hôtelier Islay House (lien vers leur site : Islay House (hôtel) ) pour cette belle photo de l’embouteillage de PORT CHARLOTTE spécialement produit pour eux par la distillerie BRUICHLADDICH.

 

 

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Un moment de complicité entre visiteurs du festival, apparemment, le "Ceilidh" (ou bal celtique si j'ose dire), à la distillerie ARDBEG.

Photo: © Thomas Speller

 

 

Certes, toute l’année déjà, l’île d’Islay est largement visitée par les touristes comme par les « anoraks » (passionnés) du whisky, et cette semaine là il y a encore davantage de monde au mètre carré (on m’a parlé de souvent une à deux heures de queue pour accéder à chaque distillerie lors des « Portes Ouvertes » spéciales qu’elles organisent à cette occasion) à de multiples événements mêlant dégustations de whiskies, concerts de musiques traditionnelles et autres, avec danses traditionnelles (et « Ceilidh », fête ou l’on est invité à partager des danses également), le tout associé à des dégustations de spécialités culinaires locales, d’associations culinaires avec le whisky, des visites guidées approfondies des distilleries, masterclasses avec des personnalités ou figures légendes souvent locales du whisky, etc…

 

 

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Pas de vrai festival sans musique, et la preuve qu'on peut allier tradition et modernité. Photo: © Thomas Speller

 

Mais le « FEIS ILE », c’est aussi (et surtout pour certains) l’occasion d’acquérir (voire même parfois d’embouteiller) sur place des éditions limitées spéciales, souvent proposées brutes de fût, voire même de déguster, voire d’acquérir des mises en bouteille spécifiques à cet événement proposées par des négociants (par exemple cette année Douglas Laing-voir note de dégustation de cette bouteille plus haut), mais aussi de rencontrer des amateurs de whiskies de toute la planète, bref, un événement très attendu. Signalons entre autres (je ne peux ici les citer toutes en détail, cet éditorial étant déjà long, car il y a en a au moins une par distillerie, plus d’autres spéciales ou de négoce-et bien sûr plusieurs liés aux deux distilleries fêtant leur bicentenaire cette année, à savoir ARDBEG avec le « Perpetuum » & LAPHROAIG avec une nouvelle version du « Cairdeas »), un CAOL ILA brut de fût, un très attendu LAGAVULIN triple maturation de 24 ans d’âge millésimé « 1991 » (maturation en fûts de Bourbon, sherry P.X. & « old oak » puncheon), 3500 bouteilles, titrant 59,9 % et vendu £ 124).

 

 

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Sans doute la photo la plus spectaculaire de tout le festival, lorsque tous les visiteurs de l' "Open day" posent devant la distillerie. Au premier plan

de nombreuses femmmes et bloggeuses (dont Ansgar Speller, que je salue au passage), preuve que le whisky n'est pas qu'un monde d'hommes.

Photo: © Thomas Speller (avec mes félicitations & remerciements)

 

 

La distillerie BRUICHLADDICH, qui fêtait aussi le départ à la retraire de Jim McEwan, n’était pas en reste, avec deux versions de BRUICHLADDICH plus un OCTOMORE (nommé « Discovery », c’est un 7 ans d’âge distillé 4 fois, vieille en fûts de sherry, cette fois en bouteille transparente & titrant 69,5 %), mais aussi le PORT CHARLOTTE produit pour l’Islay House (un 10 ans d’âge millésimé « 2004 » titrant 55 % entièrement vieilli en fûts de vin espagnol provenant de la ville de Cadix).

 

 

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Une véritable invitation au voyage que cette belle photo consacrée à une mise en bouteille spéciale destinée à ce grand hôtel d'Islay. Photo: © Islay House

 

 

Signalons aussi, outre plusieurs bruts de fût pour KILCHOMAN (voir sujet plus haut), deux mises en bouteille pour BUNNAHABHAIN (un 11 ans et un 18 ans avec affinage « Moscatel »), les pas moins de trois BOWMORE (voir photo ci-dessous) proposés à cette occasion (si l’on ne compte pas celui accordé à la société S.M.W.S., un 17 ans d’âge de code 3.243 à 57.1 %) : Le « Feis Ile 2015 Virgin Oak », un n.a.s. élevé en fûts neufs, un brut de fût titrant 55,7 %, 1000 bouteilles, titrage 55,7 %, Prix : £ 55 ; le « Feis Ile 2015 Oloroso Sherry Cask 2002 », un 12 ans d’âge à embouteiller soi-même à la distillerie, provenant du fût N° 2214, titrage n.c., Prix : £ 80, et enfin le « Feis Ile 2015 Sherry Cask 1988 », de 26 ans d’âge,248 bouteilles, titrage n.c., Prix : £ 350). De quoi peut être avoir envie de casser sa tirelire (mais attention, toutes ces bouteilles se vendent très rapidement déjà sur place).

 

 

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Un choix généreux de la part de la distillerie BOWMORE pour ce "Feis Ile 2015", avec plus de trois mises en bouteille (voici les 3 officielles). 

Photo: © Bowmore distillery

 

Un voyage par contre qui se prépare longtemps à l’avance, plus d’un an. Merci de consulter à cet effet les pages consacrées aux sites internet de tourisme sur mon site ici (vers la fin du sujet) : Sites internets conseillés

Voici par ailleurs le lien vers le site officiel du festival : Islay Festival (infos)

 

 

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Une démonstration de tonnellerie à la distillerie LAGAVULIN, une initiation à l'artisanat du whisky, c'est aussi cela, le "Feis Ile".

Photo: © Thomas Speller, que je remercie encore...

 

 

 

 

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Encore une belle photo, que l'on doit à  © Nickolls and Perks, des caves du même nom, dans les Midlands, merci à eux (leur site internet: Nickolls and Perks)

 

 

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Rêvez bien !

(Sweet dreams !)

 

 

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