Editorial No 27


 

EDITORIAL No 27 :

 

Première Edition/1st Edition: 31/01/2018

Mise à jour/Update: 03/02/2018* :

 

*Voir après l'historique et la masterclass pour les autres notes de dégustation

* You will find the newly added tasting notes after the historical presentation & the masterclass notes

 

Toutes photos (sauf si précisions contraires) : Droits réservés. © Grégoire Sarafian

 Pictures: All rights reserved © Gregoire Sarafian (except for some, mentioned)

 

 

INTRODUCTION :

 

A l’occasion de la Masterclass JOHNNIE WALKER à The WHISKY SHOP Paris ayant eu lieu le 20/12/2017, voici une petite présentation de cet assembleur, au sujet duquel vous trouverez ensuite les notes de dégustation correspondant à la masterclass, puis sur d’autres versions de la gamme JOHNNIE WALKER, dégustées dans d’autres contextes, dont des éditions anciennes particulières:

In December 2017 I attended a JOHNNIE WALKER Masterclass at the French address of The WHISKY SHOP, in Paris. So after a historical presentation of the brand (in French only), you will find tasting notes (both in French & English) about the bottles tasted during this masterclass, then also others about almost the whole range, including old & limited editions.

 

 

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 Clément Glorieux, ambassadeur de JOHNNIE WALKER, donnant sa masterclass à la boutique The WHISKY SHOP, Paris.

 

 

« LA PETITE HISTOIRE DU MARCHEUR » :

 

Merci à l’ambassadeur Clément Glorieux pour son aide sur ce sujet ainsi qu'à The Whisky Exchange qui a consacré une très large présentation à la marque, qui à mon avis peut faire référence. J’y ajouté de brefs éléments historiques concernant cette maison ainsi que d’autres maisons d’assemblage, à titre de comparaison...(nombreuses sources).

Historique en couleurs de JOHNNIE WALKER (The Whisky Exchange)

 

 

C’est avec la naissance de John WALKER le 25 Juillet 1805 que débute la petite histoire du marcheur, je veux dire des blended whiskies de la marque JOHNNIE WALKER. Un an après le décès de son père en 1819, et à l’âge de 14 ans seulement, John ouvre sa première boutique à Kilmarnock, grâce à la vente de la ferme familiale. L’inventaire de la société démontre qu’à cette époque, John vend aussi bien du rhum, du gin, du brandy que des whiskies en provenance de l’ïle d’Islay. Alexander WALKER, son fils, naît en 1837, et l’arrivée du chemin de fer à Kilmarnock va faciliter le commerce, et celui des spiritueux en particulier. C’est en 1850 que le premier assemblage de la marque est vendu dans la boutique familiale.

 

 

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Alexander Walker, tel qu'il figure sur les étuis des bouteilles de certaines éditions du "BLUE LABEL".

 

 

Un terrible incendie détruit en 1852 tout le stock de spiritueux de la famille WALKER, et John, pour éviter la faillite, s’associe à l’affaire et conseille à son fils Alexander, de réorienter la boutique vers la vente seule de whisky. Ce dernier reprend l’affaire familiale à la mort de John en 1857. Le vote du « Gladstone’s Spirits Act » en 1860 permet d’utiliser des whiskies de plusieurs distilleries (sous douane) afin de pouvoir les assembler, ce qui signifie clairement le début du blended whisky écossais dans sa définition actuelle.

Afin de faciliter le stockage mais aussi le transport en bateau de ses blended whiskies (la société inaugurera en quelque sorte une nouvelle forme agressive de lobbying pour sa marque en rétribuant les capitaines acceptant de vendre leurs bouteilles de whisky aux passagers à bord de leurs navires), la fameuse bouteille de forme carrée (à la base) est inventée…Elle deviendra la norme pour toutes les références JOHNNIE WALKER en 1920. L’étiquette penchée viendra plus tard…(en 1865).

En 1865, Alexander WALKER créé le « OLD HIGHLAND WHISKY », le précurseur du “BLACK LABEL” en quelque sorte. La décision est prise en 1877 de pencher l’étiquette de 24 degrés vers la gauche, afin sans doute de se distinguer des autres marques.

En 1906, la société The WALKER company (qui deviendra John WALKER & Sons en 1923) est en mesure de proposer les trois références principales suivantes de blended whiskies : « OLD HIGHLAND WHITE LABEL” 5 ans, “SPECIAL OLD HIGHLAND RED LABEL” 9 ans, et enfin, “EXTRA SPECIAL OLD HIGHLAND BLACK LABEL” 12 ans.

En 1908, sous la direction du nouveau directeur, Jim STEVENSON, la société engage Tom BROWNE, un dessinateur célèbre, pour créer ce personnage du marcheur ("The Striding Man" -ou en français "l'homme qui va de l'avant") qui figure en gravure sur les bouteilles de JOHNNIE WALKER, comme sur l’étiquette basse. L’idée naît lors d’un diner au restaurant avec George WALKER, son fils, et une devise y sera ajoutée, « Born 1820-Still going strong ».

 

 

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Le dessin original du "marcheur" créé par Tom Browne, en 1908 (photo domaine public). Notez le sens de la marche...qui changera avec le temps.

 

 

 

A noter, et je ne l’ai appris que récemment, lors d’une masterclass (voir ci-dessous), le personnage du marcheur, à l’origine, était autrefois dirigé vers la gauche (en arrière, en quelque sorte), et ce n’est que bien plus tard, vraisemblablement vers la fin des années 1980 (l'information précise demeure difficile à obtenir-mais j'ai la certitude que le marcheur était encore tourné vers la gauche en 1987), que la décision sera prise de le tourner dans l’autre sens, vers la droite, avec une symbolique plus positive, de « marcher vers l’avant, à grandes enjambées ».

 

 

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 Le "marcheur" de JOHNNIE WALKER, sur une version "Red Label" des années 2000. L'on peut constater qu'il a changé de direction ! 

 

 

En 1909, les précédentes références de whisky sont renommées en tant que « JOHNNIE WALKER », avec les variantes suivantes : « RED LABEL » 10 ans (il contient aujourd’hui 35 whiskies et a perdu sa mention d’âge), « BLACK LABEL » 12 ans (contenant de nos jours une quarantaine de whiskies), plus une version qui disparaîtra par la suite (elle sera irrégulièrement produite à partir de 1914), le « WHITE LABEL » de 6 ans d’âge.

Pendant la première guerre mondiale, la société The WALKER company devient actionnaire des distilleries COLEBURN (distillerie fermée en 1985), puis CLYNELISH, DAILUAINE et enfin TALISKER. En 1925, la société intègre, en même temps que le groupe BUCHANAN/DEWAR Ltd, la fameuse société D.C.L. (future U.D.V., puis DIAGEO).

C’est en 1932 que naît le JOHNNIE WALKER « SWING » (à forte proportion de single malts du Speyside), dernière création d’Alexander WALKER II (qui passera la main puis décèdera dans la foulée, en 1840), une version méconnue en France, mais destinée aux voyageurs qui prennent le bateau, et qui a la particularité de pouvoir se balancer d’avant en arrière sur sa base.

 

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Le JOHNNIE WALKER "Swing", encore produit de nos jours...Photo: Merci à The Whisky Exchange

 

 

Parmi les différentes distinctions obtenues par la marque, signalons en 1934 celle de la garantie royale (fournisseur officiel du roi) par le roi George V, et celle, en 1966 du « Queen’s Award for Export Achievement », récompense de la Reine pour son succès à l’étranger. Par ailleurs, la marque produira en 2012 une édition limitée spéciale (60 exemplaires seulement, dans une carafe en crystal de Baccarat pourvue d'un petit diamant d'un demi-carat, au sein d'un luxueux coffret...) en l'honneur du jubilee de diamant de la reine d'Angleterre Elisabeth II, version ne comportant que des whiskies distillés en 1952 !

 

 

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Sur la bouteille d'une des premières éditions "THE CASK EDITION' (Cask Strength), l'on voit bien la mention de la garantie royale...

 

 

 

C’est en 1992 qu’est lancée la première version du « BLUE LABEL », sous le nom d’ « OLDEST », sans mention d’âge, version qui, selon la marque, en tout cas dans ses versions contemporaines, contient des whiskies âgés de 25 à 50 ans. Il est accompagné de la mention (citation d'Alexander WALKER de 1888) "Our blend cannot be beat" ("notre blend ne peut être battu"). Un des blended whiskies les plus âgés du marché, encore de nos jours.

 

 

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La contre-étiquette du JOHNNIE WALKER "Blue Label", en version américaine (75 cl).

 

 

Le « GOLD LABEL », sans mention d’âge, lui, sera lancé en 1995. Il contient des whiskies de 15 à 18 ans d’âge. Il sera remplacé en 2013 par une version de 18 ans d’âge nommée « PLATINUM ». Une édition luxueuse (limitée à 200 bouteilles) nommée « BLUE LABEL  1805 / The Centenary Blend » est lancée en 2005 pour fêter les 200 ans de la société. Elle propose un assemblage encore plus poussé du « BLUE LABEL » (avec des whiskies de 45 à 70 ans d’âge), mais en version brut de fût (« Cask Strength ») et ici à 46,3 % (chaque flacon est estimé à plus de 20000 € de nos jours). A ne pas confondre avec sa variante « BLUE LABEL /CASK STRENGTH » présentée dans sa carafe de 75 cl en cristal de Baccarat et mise en bouteille à 60,5 % (donc vraisemblablement avec des whiskies moins âgés que le « Centenary Blend »). Cette dernière version sera notée, à titre indicatif, à 92/100 par le célèbre bloggeur de whisky Serge Valentin. Signalons enfin qu'il existe aussi une version à réduite à 40 % du « Centenary Blend ».

 

 

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Le JOHNNIE WALKER "Blue Label/Anniversary", une version coûteuse mais intriguante. Photo: Merci à The Whisky Exchange

 

 

En 2007, le JOHNNIE WALKER « KING GEORGE V » est commercialisé en carafe à la forme carrée, au début uniquement pour le commerce hors taxe (“travel retail”), puis, en 2010 c’est au tour du « DOUBLE BLACK » (sans compte d’âge) d’apparaître, en plein avènement du phénomène « N.A.S. » (pour « no age statement » = sans compte d’âge) incluant (on l’oublie trop souvent), une sorte de « Parkerisation » usant de la « wood technology » (travail moderne du bois cherchant à faire ressortir le plus possible des notes épicées et de vanille et tendant à uniformiser le whisky en le faisant, en plus se rapprocher du rhum). Contre toute attente, et là je sors de l’explication pour entrer en pleine subjectivité, ce whisky que j’avais envie de détester sur le papier, est une réussite, se rapprochant assez de l’esprit du « BLACK LABEL », mais en plus vif et plus moderne, et un peu plus fumé aussi.

 

 

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Le JOHNNIE WALKER "Double Black", une version moderne sans compte d'âge du "Black Label" plutôt bien faite. 

 

 

En 2011, la version du 18 ans d’âge nommée « PLATINUM » devient également une version rattachée au commerce hors taxe, tandis qu’en 2012, la version sans compte d’âge « GOLD LABEL » devient « GOLD LABEL Reserve ».

Le "XR 21" est une version créée en hommage à Alexander WALKER et à sa distinction en 1920 par le roi George V. Alexandre WALKER fut en effet nommé "chevalier" pour "services rendus à la nation". Il s'agit d'un assemblage de whiskies de 21 ans d'âge minimum présenté dans une carafe numérotée. Ce whisky est réduit à 40 %. 

 

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Le JOHNNIE WALKER "XR 21", élaboré à partir de la réserve de la famille Walker. Une présentation éblouissante qui fait envie (je ne l'ai hélas pas encore dégusté). Merci aux contributeurs de Pinterest pour cette photo.

 

 

C’est en 2013 qu’est lancée la version « ODYSSEY », un assemblage de 3 single malts (leur provenance est secrète) whiskies dits de qualité exceptionnelle, présenté dans une carafe (d’un coût de plus de 700 €) qui, comme le swing, peut bouger sur sa base tout en restant stable.

Enfin, une série limitée, en partenariat avec l’enseigne The WHISKY SHOP, nommée « BLENDER’S BATCH » ou encore « MASTER BLENDER » range, déploie, dans des flacons de 50 cl aux titrages divers, des expérimentations menées par divers assembleurs de la maison JOHNNIE WALKER, tantôt sur la qualité ou le traitement de l’orge (comme avec l’ « EXPRESSO ROAST »-voir la critique plus bas), sur l’utilisation d’une autre céréale en sus (comme la première version « SELECT CASKS/RYE CASK FINISH », en 2015), ou encore, par exemple, un affinage dans des fûts ayant contenu d’autres vins ("WINE CASK BLEND") ou spiritueux (comme avec le « RUM CASK FINISH »).

 

 

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Trois des versions de la gamme "BLENDER'S BATCH", plutôt destinée à la mixologie. Photo: Merci à Diageo.

 

 

 

Une gamme luxueuse nommée « PRIVATE COLLECTION », là aussi thématique, et en carafes carrées, complète cette collection, avec le même genre d’interrogation sur la fabrication du whisky (voir la critique de la dernière version en date, nommée « MASTERY OF OAK » dans le reportage sur la masterclass JOHNNIE WALKER) en mettant l’accent sur le fruité ou le fumé, par exemple.

Une autre gamme, développée davantage pour le commerce hors taxe d'aéroport ("travel retail"), se nomme "EXPLORER'S CLUB" et propose depuis peu pas moins de 4 versions sans compte d'âge, thématiques ("The ADVENTURER", "The SPICE ROAD", "The GOLD ROUTE", "The ROYAL ROUTE").

Pour tenter d’être complet, citons également deux versions de JOHNNIE WALKER qui ne sont pas des blended whiskies, mais des blended malts (sans utilisation de maïs dans l’assemblage, mais que des single malts), à savoir le « GREEN LABEL », lancé circa 2006, arrêté fin 2012 (sauf pour le marché taïwanais), puis relancé en 2016, composé de 15 single malts dont les emblématiques CAOL ILA, CRAGGANMORE, LINKWOOD & TALISKER, et plus récemment autour des CAOL ILA, LINKWOOD, MORTLACH & TALISKER. Elle est embouteillée à 43 %. L’autre version blended malt, un peu plus fumée, nommée « ISLAND GREEN » (1 litre, 43 %), est, elle, destinée au marché hors taxe.

 

 

 

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Le JOHNNIE WALKER "Green Label", première version, remarquable.

 

 

 

Je ne peux pas ici citer toutes les éditions limitées produites, mais sachez qu’il y en a d’autres, que ce soit uniquement sur le reconditionnement spécifique du contenant, comme les variantes du « BLUE LABEL » suivant le pays célébré (ex. « YEAR OF THE DOG » pour l’année de la Chine, « PARIS EDITION », avec la Tour Eiffel gravée sur la bouteille), la destination ou le thème (ex. « YEAR OF THE ROOSTER », pour l’année du Cog, à 43 % au lieu de 40 %, « YEAR OF THE MONKEY », en bouteille opaque blanche, également à 43 % ) ou de vraies variations sur le thème : Vous trouverez ci-dessous notamment des notes de dégustation sur la version « CASK STRENGTH /WILLOW/The CASKS EDITION » en carafe en porcelaine blanche, ainsi que le dernier né, nommé « BLUE LABEL /GHOST AND RARE » mettant en valeur la distillerie fermée BRORA…(voir plus loin, dans le reportage sur la masterclass, les notes de dégustation pour les deux dernières versions citées).

 

 

UNE PARENTHESE COMPARATIVE :

 

Rappelons tout de même que Johnnie WALKER n’est pas la première marque de blended whisky écossaise (c'est la date de 1865 qui doit être prise en compte pour JOHNNIE WALKER et non 1820 en réalité, pour ce qui est de la création d'un blended whisky à peu près tel qu'il l'est encore aujourd'hui) et qu’elle est précédée notamment par le « OLD VATTED GLENLIVET » créé en 1853 par Andrew USHER (qui expérimentait cela déjà depuis 1840), souvent considéré comme le père du blended whisky écossais, pour avoir assemblé des whiskies de grain avec des whiskies de malt. Il est en tout cas généralement connu comme le premier assembleur de whisky d’Ecosse, dans la mesure ou l’on parle de blended whiskies ayant un minimum de cohérence d’un lot à l’autre quant à la recette utilisée et au résultat, même si des blended whiskies existaient auparavant. C’est aussi à partir de cette époque que les premiers whiskies assemblés sont vendus hors d’Ecosse en tant que blended whiskies.

A titre de comparaison encore, concernant d’autres grandes maisons d’assemblages, BALLANTINE’S (propriété actuelle de Pernod–Ricard) naît en 1827, commercialise des whiskies avant le XIX ème siècle, et créé son premier blended whisky encore contemporain nommé « Finest » en 1910.

La marque CHIVAS REGAL (également acquis par Pernod-Ricard) naît en 1801, les premiers blended whiskies de la société datent des années 1850, puis le premier blended whisky de marque CHIVAS REGAL âgé de 25 ans est mis en vente en 1909, mais le fer de lance de la marque, le CHIVAS REGAL 12 ans d’âge actuel, ne date que de 1938.

 

 

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Une partie significative de l'offre en blended whiskies écossais de ces dernières années (lpremière partie de l'alphabet).

 

 

Un des blended whiskies les plus vendus au monde, mais aussi et surtout en Ecosse, le FAMOUS GROUSE, propriété de The Edrington Group, mais d’abord produit sous l’égide de Matthew Gloag & Sons, existe depuis 1897. Il fut d’abord nommé « The GROUSE Brand », même si d’autres blended whiskies ont été créés par la société dès 1860.

Autre célèbre blended whisky écossais, pas toujours à sa juste place en France, le DEWAR’S(aujourd’hui propriété du groupe Bacardi-Martini) et sa première version dite « White label », date de 1899, tandis que la marque date de 1846 (sans doute avec la création d’un blended whisky ensuite abandonné au profit du DEWAR’S…). Le 12 ans d’âge actuel nommé « The Ancestor » depuis 2016 (auparavant nommé « Double Aged »), lui, viendra bien plus tard. Notons que le plus récent, le célèbre « Signature » contenant des whiskies en partie très âgés (et devenu un 25 ans d’âge cette année), à ma grande surprise, n’a été créé qu’en 2003, la même année que le 18 ans d’âge.

Le blended whisky DIMPLE, produit par John HAIG & co (société qui date de 1851, mais le Clan Haig, dit-on, produisait du whisky depuis le XVIII ème siècle), naît, lui, dans les années 1890, mais d’autres blended whiskies de la marque HAIG étaient disponibles avant, grâce notamment à l’acquisition de CAMERON BRIDGE, la première distillerie de grain à utiliser un alambic à colonne (celui que Robert Stein invente en 1826, avant l’alambic Coffey, ou « Patent Still », du nom de son inventeur Aeneas Coffey, en 1830).

Le blended whisky « J & B » (propriété de Diageo), lui, date de 1926 (la maison date de 1749). Nommé au départ « J & B CLUB », il deviendra en 1930 l’actuel « J & B RARE ».

 

 

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Une partie significative de l'offre en blended whiskies écossais de ces dernières années (deuxième partie de l'alphabet).

 

 

Enfin, WHYTE AND MACKAY (aujourd’hui propriété d’un groupe….), et son célèbre maître assembleur contemporain Richard Paterson, date de 1844, et le toujours actuel blended whisky « SPECIAL », lui, date de 1882, et il sera suivi par beaucoup d’autres, le plus souvent avec un compte d’âge.

Je ne peux pas citer ici toutes les grandes maisons d’assemblage, et c’est un sujet vaste sur lequel je reviendrais, mais cette parenthèse sert à indiquer surtout que le mouvement vers la production à grande échelle et à vocation de pérennisation d’un style d’un lot à l’autre s’accentue chez nombre d’entre eux dans les années 1840 (en 1846, précisément. En effet, grâce à une loi levant la limitation de la vente de maïs, les blenders vont pouvoir utiliser des grains comme celui-ci, à moindre coût de production comparé à l’orge ou d’autres céréales, puis en 1860, ou la science de l’assemblage se perfectionne.

Par ailleurs, cela équivaut également à la période de début de pénurie durable en spiritueux français, mais aussi étrangers : le Brandy, comme le Cognac et l’Armagnac, est aussi tributaire des récoltes vinicoles) à base de vin, à cause de la célèbre & terrible épidémie de phylloxéra…Le Scotch aura alors devant lui un boulevard pour asseoir sa croissance en Europe, et au delà...

 

 

 ***

 

 

Masterclass JOHNNIE WALKER à The WHISKY SHOP Paris,

le 20 Décembre 2017 :

(Masterclass JOHNNIE WALKER at The WHISKY SHOP, Paris,

2017, December, 12)

 

Le mercredi 20 décembre 2017 avait lieu une Masterclass JOHNNIE WALKER chez The WHISKY SHOP Paris, un lieu désormais associé à la marque de manière naturelle, et sous la houlette du sympathique ambassadeur français Clément Glorieux, une dégustation payante qui proposait également des associations culinaires sous la formes de jolies bouchées accompagnant chaque whisky, sous forme de poisson cru, viande ou également du chocolat. Voici mon compte-rendu de cette soirée, suivi par d’autres notes de dégustation concernant des blended whiskies de cette marque comme d’autres.

ENGLISH VERSION: In recently opened French The Whisky Shop in Paris, a JOHNNIE WALKER Masterclass took place on December, 20, year 2017. French brand ambassador Clément Glorieux was conducting it, with enough passion & knowledge to keep us entertain all evening long. As it was a charged masterclass, some food pairings were proposed, including delicate meat, fish & chocolate.

 

 

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Les quatre principaux whiskies de la gamme JOHNNIE WALKER dégustés lors de cette masterclass, dans l'ordre décroissant de dégustation (le premier dégusté, après la mise en bouche à l'aveugle du "Blender's Batch/Rum Cask finish" fut le "Blue Label" réduit à 40 % sur la droite de la photo), suit l'édition "Ghost and Rare", puis "The Cask Edition/Willow", et enfin le "Private Collection 2017/Mastery of Oak".

 

 

WHISKY DEGUSTE AVANT LA MASTERCLASS :

-JOHNNIE WALKER “BLENDER'S BATCH” series, "EXPRESSO ROAST"(réf. bouteille ER1-22261), Edition limitée, 2017, 50 cl, 43,2 % (5000 bouteilles):

A noter: Cette version a été réalisée en utilisant de l’orge maltée de type « chocolate malt », avec une forte torréfaction, comme pour le single malt GLENMORANGIE nommé « Signet ». La série « BLENDER’S BATCH » est une carte blanche du master blender Jim Beveridge à son équipe, pour créer des éditions limitées thématiques expérimentales, la première édition « Rye finish » ayant eu un certain retentissement étant donné son caractère inédit, semble t’il, pour un Scotch whisky.

Cette version, plutôt bien faite, met évidemment l’accent sur le café avec des notes très précises et affirmées de torréfaction, mais elle demeure équilibrée, reconnaissable en tant que blended whisky. Elle présente aussi de belles notes boisées, chocolatées et, au second plan, des notes vanillées. Conclusion : Une version très fine, mais aussi gourmande. Recommandé ! Indication de Prix : 40 € les 50 cl, en exclusivité chez The Whisky Shop Paris. Note chiffrée sous réserve estimée à 85/100

As I came a bit in advance at the masterclass, I asked to try one of the “BLENDER’S BATCH Series”, experimental limited editions (exclusive to this shop) and it was the “EXPRESSO ROAST”, a blend using “chocolate malt” type, which is basically roasted malt with a dark color. As in famous GLENMORANGIE single malt “Signet”, using the same malt type, expect freshly roasted coffee notes, as well as hints of chocolate notes, deep wood, and, in the background, some vanilla as well. A gourmet expression, but also a refined one. Recommended! Rating (under reservations): 85/100

 

 

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 L'étonnant JOHNNIE WALKER "Blender's Batch/"Expresso Roast", une réussite!

 

 

WHISKIES DEGUSTES PENDANT LA MASTERCLASS :

-JOHNNIE WALKER « BLENDER'S BATCH » Series, "RUM CASK FINISH" (8 à 15 ans d'âge, 6 mois d'affinage en fûts de rhum), Edition limitée, 2017, 50 cl, 40,8 % :

A noter: Cette version a été affinée dans des fûts ayant auparavant contenu du rhum, mais sans précision sur le type de rhum et sur sa provenance.

Une version très fine, mais l'influence du rhum est vraiment symbolique. Le fondu est trop important pour pouvoir vraiment distinguer les saveurs. L’assemblage est correct, mais desservi par un titrage est vraiment trop faible. Indication de Prix : 40 € les 50 cl, en exclusivité chez The Whisky Shop Paris. Note chiffrée sous réserve estimée à 80/100

First official dram for the masterclass, another expression of the “BLENDER’S BATCH Series”, the “RUM CASK FINISH” wasn’t bad, but rather a symbolic “finish” than something enhancing the blend’s profile. Too discrete, too much reduced, it doesn’t really take off “during its flight”, and left me dubious and disappointed. Rating (under reservations): 80/100

 

 

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La version dite "Rum Cask finish" du JOHNNIE WALKER "Blender's Batch". Merci à The Whisky Shop pour la photo.

 

 

 -JOHNNIE WALKER "BLUE LABEL", édition classique, whiskies de 25 à 50 ans, 2017, réduit à 40 %:

A Noter: Parmi ses composants, les single malts suivants : BENRINNES, CARDHU, CLYNELISH, ROYAL LOCHNAGAR, mais aussi les plus rares BRORA et PORT ELLEN. Les distilleries de grain sont PORT DUNDAS & CAMERON BRIDGE.

Au positif, un sommet d’assemblage, d’une grande subtilité, avec un très beau fondu des saveurs. Fines notes boisées, végétales, florales, fruitées, délicatement fumées, puis des notes de fruits secs, ainsi que quelques notes de chocolat noir. Au négatif, cette subtilité est contrecarrée tout de même par un titrage trop faible, l’ajout de caramel (E150a), et la filtration à froid. Certes il y a sans doute aussi une note de caramel naturel, mais l’ensemble est quelque peu « en danger », très fragile. Cela fait aussi partie du charme de cette version, mais j’aurais préféré un titrage à 43 ou 46 % (il existe une édition américaine à 43 %, j’aurais l’occasion d’y revenir). Conclusion : En résumé, les amateurs de whisky très fondu (de chez COUVREUR, par exemple), de Cognac classique commercial (désolé pour ce vocable) apprécieront, les puristes amateurs de whisky avec un certain tempérament moins, déplorant, comme moi, un manque d’expressivité. Ces derniers se reporteront plutôt sur la version à 55,8 %. Indication de Prix : Autour de 190 €. Note chiffrée sous réserve estimée à 86/100

Prestigious « BLUE LABEL » reduced to 40 % edition was coming next, and it was sure in another league, but not fully satisfying either. On the positive side, it is showing pretty well mastery in blending, with a subtle & complex combination of woody, green, floral, fruity (including nice sultanas), chocolaty (dark chocolaty) notes, with a nice melted sensation, partly due to the presence of whiskies from 25 to 50 years old. On the negative side, this complexity & subtlety is a bit destroyed by some infamous E150a (caramel flavouring) by the chill filtration and also, of course, by the too low ABV. This is a fragile expression for sure, as well a beautiful one, even with these drawbacks. One could say it is part of the charm of this expression (created in 1992), but I would prefer a higher ABV, close to 43 or 46 % (there is an American release of it at 43 %, but we will talk more about it later). To conclude, I will say that if you like very melted & sweet whiskies such as French bottler COUVREUR’s bottlings, or classic commercial Cognacs, you may like this very much, but if you are on more characterful whiskies, you could dislike a lack of oomph of this one. The latter should much more appreciate the 55,8 % ABV variant of it. Rating (under reservations): 86/100

 

 

 

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Le JOHNNIE WALKER "Blue Label", en version réduite à 40 %, dans sa livrée bleue "carrée" actuelle. Ce ne fut pas toujours le cas.

 

 

 

-JOHNNIE WALKER "BLUE LABEL", édition brut de fût ("The Casks Edition"), version « Willow » (bouteille en porcelaine, décor "Tour du Monde"), 2017, whiskies de 25 à 50 ans, Cask Strength, 100 cl, 55,8 %:

A Noter : Il s’agit de la même composition que l’édition classique du « BLUE LABEL », mais en version non réduite.

Une version d'emblée bien plus expressive, fidèle au fondu exceptionnel de la version réduite à 40 % : Tout est là, le nez chocolaté et fumé, la bouche trahissant la présence de beaux fûts de la distillerie TALISKER, par exemple...Un profil complexe incluant des éléments marins, végétaux (sous-bois), des notes de bois précieux, mais aussi du cuir, du chocolat noir, des fleurs, des fruits mûrs, des fruits secs, et j’en passe. Le palais est ample, bien expressif, bien épicé (sans excès) et encore bien équilibré. C’est superbe et long en bouche. Une légère dilution peut réveiller les saveurs, et apaiser un peu les épices et l’alcool, je la recommande, mais sans forcément aller plus loin dans la dilution. Conclusion : Un grand JOHNNIE WALKER. Indication de prix : Cette version (je veux dire la bouteille en porcelaine-opaque, blanche et bleue) est très chère, près de 460 €, alors que le même contenu, dans une splendide bouteille bleutée, a été longtemps disponible, en boutiques hors taxes, autour de 200 €. Note chiffrée (sous réserve) estimée à 93/100

Prestigious « BLUE LABEL » supposed Cask Strength edition (I say supposed because the Cask Strength mention isn’t stated on the label) is right from the start more entertaining. Yes it still shows a great melting of flavors, on the nose and on the palate, with lots of complexity and matter. On the nose the smoky & chocolaty side instantly recalls me of some nice TALISKER single malt casks. This complex profile is long & superb on the palate: It includes delicate maritime notes, smoky, peaty notes, sandal wood notes, leather, dried fruit, riper fruit, some flowers as well as dark chocolate again. Sure it gets more “comfortable” to taste once a bit diluted, but, for me, it isn’t mandatory to add more than a few drops or a slight dash of water, but it can help to open up the flavors. A great JOHNNIE WALKER expression. Rating (under reservations): 93/100

 

 

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 La version dite "Willow" du JOHNNIE WALKER "The Cask Edition" (brut de fût). Merci à The Whisky Shop pour la photo.

 

 

-JOHNNIE WALKER "BLUE LABEL","GHOST AND RARE" ("Brora and Rare & Legendary whiskies"), Edition limitée 2017, 30000 bouteilles, 46 %:

A Noter: Parmi ses composants, les single malts suivants : BRORA, CLYNELISH, GLENKINCHIE, GLENLOSSIE, PITTYVAICH, ROYAL LOCHNAGAR. Les distilleries de grain sont CAMBUS & CAMERON BRIDGE.

Le nez est impressionnant, aérien et très présent, ciré, un peu fumé, fruité, malté, chocolaté, un peu épicé, il a quelque chose de magique. En bouche, c'est très beau aussi, avec de la personnalité, à mi-chemin entre la version à 40 % et celle à 55,8 % (merci à Jim d’avoir choisi de le mettre en bouteille à 46 %), mais le côté boisé et épicé revient vite en force, surtout à la deuxième dégustation (ceux qui le souhaitaient ont eu droit, en effet, à une seconde dégustation en fin de masterclass), et fait baisser un peu la note. Conclusion : En fait, c’est un très beau whisky, subtil et de caractère, mais la magie du nez est bien supérieure à mon avis à celle du palais. Ceci dit, cela demeure une belle addition aux différentes variations sur le même thème du « BLUE LABEL ». Indication de prix : 299 €. Note chiffrée (sous réserve) estimée à 91-92/100, mais ce whisky a été difficile à noter dans ce cadre. Si je devais noter le nez seulement j’irais certainement jusqu’à 94 ou 95/100.

This is a rare expression designed to enhance some rare casks coming from BRORA distillery especially, but also from other closed or opened distilleries (please see the list above). Unlike many of the core range bottlings, note than this one is bottled at 46 % ABV, which will be much appreciated by whisky purists. The nose is impressive, aerial and very present, complex, with notes of wax, light peat smoke, fruity, malty, chocolaty, a bit spicy, with something magical.

On the palate it is very beautiful as well, with some personality for sure (the choice of bottling it at 46 % is appropriate), but its woody & spicy side come through quickly & strongly, and leaded me to lower a bit the rating. I had the chance to retry it at the very end of the session, which confirmed my first impressions of a subtle and characterful whisky, but with a far superior magic on the nose than on the palate in my opinion. Having said that, it is still a beautiful whisky and an interesting addition to the limited edition variants of “BLUE LABEL”. Rating (under reservations): This one has been a bit hard to rate though, because the nose deserved a 94 to 95/100 rate in my opinion, where the palate can’t reach more than 91-92/100.

 

 

 

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Le JOHNNIE WALKER "Blue Label", en édition limitée 2017, réduite à 46 %, mettant en valeur une distillerie fermée (mais plus pour longtemps!) nommée BRORA...Une version au nez absolument fascinant...

 

 

-JOHNNIE WALKER "PRIVATE COLLECTION 2017", 4 ème édition/version (expérimentale) thème "MASTERY OF OAK", (5588 bouteilles), 46,8 %:

A Noter: Il s’agit d’un vatting (ou « mariage ») de 3 recettes différentes, avec un travail sur le brûlage des fûts plus ou moins intenses. Un assemblage avec une fois de plus le master blender Jim Beveridge aux commandes. Chaque édition limitée de la « Private collection » a un objectif de profil aromatique & un slogan différent, la première édition, par exemple, datant de 2014, avait pour thème « A unique Smoky blend ».

Un nez déjà très boisé, un boisé sophistiqué, très « wood technology », mais plus sophistiqué encore, qui fonctionne par strates, et qui cherche à créer un profil plus complexe sur ce plan que les différentes versions abordables des JOHNNIE WALKER. En bouche, l’on sent que c’est plutôt bien fait, d’accord, mais c’est assez déconcertant, car l’on se trouve sur un terrain bien plus proche des bourbons (et parmi les plus secs) que des scotchs, et ce sans le fruité de nombre de bourbons, et avec du bois neuf, du bois bien brûlé, donnant des notes de vanille, d’épices douces, mais aussi une certaine fermeté dans les tannins (ceux du bois), beaucoup d'épices du bois (« woodspice ») et un côté un peu sec. Pour la qualité de l'assemblage et la recherche, je loue l’effort entrepris et ne peut donner une mauvaise note chiffrée, mais il ne m'intéresse pas vraiment en tant qu'amateur du whisky, sans parler de son prix, largement prohibitif ! Conclusion : Personnellement, ce n'est pas ce que j'attends d'un JOHNNIE WALKER, car ici le bois est pour moi très présent, trop au centre de l’attention, ce whisky nous emmenant par moments un peu trop dans le Kentucky à mon goût. Indication de prix : 785 € Note chiffrée (sous réserve) estimée à 87/100.

This one is part of the experimental « Private Collection » series, with this time master blender Jim Beveridge working on 3 different levels of casks toasting, plus several other “tricks”, with a theme called “Mastery of Oak” (each yearly creation has a different theme and recipy, the first one in 2014 was called “A Unique Smoky Blend”, for instance). So, yes, wood is the center here, and it shows. You can already feel on the nose this “wood technology”, fresh and sophisticated wood, a search for getting a different profile than the JOHNNIE WALKER’s from the core range. The problem is, in my opinion, that the wood takes too much place in the result, and it is a bit disturbing. Are we still in Scotch territory, or rather closer to some dry Bourbons? I’m afraid we’re closer to the latter category. It has also other notes (mainly spices and vanilla), but it has so much variations of wood (dry wood, new wood, burnt wood, strong tannins, woodspice), that they are dominating any other possible notes, and it is a bit too much. The experience has gone too far in my opinion. I can appreciate the research and the quality of the blending, though (I tried to rate it as honestly as possible), but, sorry, this is not what I expect from a JOHNNIE WALKER blended whisky. And it has even not the fruity side of many Bourbons, so I can’t really be interested by this bottling, and even if so, the price tag (around £ 697, or USD 936) is really insane in my opinion. The nickname for this one should have been “Dry Kentucky Finish”. Rating (under reservations): 87/100

 

 

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 Le JOHNNIE WALKER "Private Collection", version 2017 nommée "Mastery of Oak", une subtile mais extrême expérimentation.

 

 

Enfin, il nous a été présenté une bouteille (hélas vide) de JOHNNIE WALKER "RED LABEL" datant de 1950, un moment d’émotion....voir les photos. Tout ce que je peux dire sur les anciennes mises en bouteille de JOHNNIE WALKER, pour en avoir dégusté deux, l’un de 1962, l’autre de 1970, c’est qu’elles étaient parfois exceptionnelles (comme notamment celui de 1962), avec un profil aromatique bien plus expressif que ceux d’aujourd’hui, et davantage de fumée de tourbe également, et une signature TALISKER très nette.

During the evening we had the opportunity to have a look on a very old bottling of JOHNNIE WALKER "RED LABEL", one from the fifties, but alas it had been emptied during a previous tasting. All I can tell about ancient JOHNNIE WALKER bottlings is that they were often superior to the most recent ones, more aromatic, with more emphasis on the peat smoke, and more oomph.I had the opportunity to taste a 1962 bottling and a 1970 bottling and they were both amazing, the 1962 was the best of the two, with an obvious TALISKER signature.

 

 

 

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Une version des années 1950 du JOHNNIE WALKER "Red label", hélas non dégustée, mais impressionnante.

 

 

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En conclusion, une belle soirée dans une ambiance d'abord un peu trop timide, puis se détendant au fur et à mesure, avec un ambassadeur passionné et des whiskies quand même d’une qualité supérieure. Que demander de plus ?

To conclude this JOHNNIE WALKER masterclass report, I would like to say that the ambiance was good, warmer after a few drams, with a passionate brand ambassador and a devoted audience, and superior quality whiskies. What to ask more?

 

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AUTRES NOTES DE DEGUSTATION DE WHISKIES JOHNNIE WALKER :

(OTHER JOHNNIE WALKER WHISKIES TASTING NOTES)

 

 

J'ai voulu pour cette dernière partie couvrir l'ensemble des versions de JOHNNIE WALKER dégustées à ce jour (soit 15 mises en bouteilles différentes-oui j’avais dit 20, mais j’ai préféré grouper des notes trop similaires…), notes qui étaient privées pour la plupart. Oui, malgré, les standards de qualité (dont la constance) mis en avant par les principaux acteurs de l'assemblage de whiskies, j’ai voulu démontrer (même si cela demeure un exercice subjectif-ma perception des whiskies ayant elle aussi changé en 20 ans) l'irrégularité dans le temps du profil aromatique de ces whiskies, irrégularité parfois infime, mais d'autres fois plus spectaculaires, tout comme, ne nous le cachons pas, chez la concurrence. Un exercice malgré tout bien intéressant pour voir aussi les tendances suivant les époques, la forte demande, etc...

Encore une fois, et peut être plus encore pour les blended whiskies, bien plus importants en volume que les single malts-rien que pour la production de whisky de grain (principalement le maïs) en Ecosse, il faut savoir que la totalité de la production des distilleries de grain est aussi importante en volume que toutes les distilleries de single malt réunies...(plus de 800 millions de litres d'alcool par volume en 2016), soit d'un côté 6 distilleries de grain encore en activité, résolument industrielles, et de l'autre plus de 113 distilleries de malt en activité, soit 120 au total d'après la S.W.A.

Diageo  a vendu en 2016 près de 17,4 millions de caisses de whiskies (toutes versions confondues, à raison de 9 bouteilles par caisse), soit une légère baisse par rapport aux deux années précédentes, un pic ayant été atteint en 2013 avec 20,1 de millions de caisse vendues cette année là. La version "BLACK LABEL" 12 ans demeure la meilleure vente de la société Diageo pour ce qui est de JOHNNIE WALKER (435 bouteilles sont vendues chaque minute dans le monde). 

Que cette partie vous serve davantage d’indicateurs subjectifs des variations des whiskies de cette marque au fil du temps que parole d’évangile, afin de ne pas être surpris si vous tombez, ici ou là (et comme pour les autres marques), un lot moins satisfaisant que d’autres ou que les meilleurs chroniqués ici, avec tout de même la précision que je tiens à faire malgré ces réserves, que la qualité me semble tout de même globalement assez élevée chez JOHNNIE WALKER, donc l’ancienne devise « Toujours aussi fort » peut encore être utilisée de nos jours...

ENGLISH SUMMARY: For this second & last part, I wanted to cover all the JOHNNIE WALKER expressions I have tasted & reviewed so far (= 15 different bottling-I’ve finally decided to group some on one only to be more precise & less long so it won”t be 20), notes that, for the most, haven’t been published yet, but just reviewed. What I also wanted, despite the search for quality & consistency is strong at JOHNNIE WALKER as in other brands, is to demonstrate the fact that same expressions but different batches may bring different tasting notes, different balance, different expressivity, etc…

Sometimes, as you will read, it will be really a light difference, others it will be spectacular. Having tasted whiskies since around 20 years now, of course my palate & perception of them has changed over time and this exercise remains subjective. But I think it is still an interesting thing to do as it tells something about the supply and demand (and maybe some diminution of quality standards when the demand is too high?), about the consuming & the production trends. We’re talking here about a brand that sold 17,4 millions of cases of whisky (9 bottles in a case) and sells 435 bottles of JOHNNIE WALKER per minute around the globe! Besides, the best selling expression is the “BLACK LABEL”. So, yes, there are less interesting bottlings reviewed here below, but many remain strong, and the brand’s older motto “Still going strong” can be still used today…

 

 

 

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Vue d'une partie des bouteilles de JOHNNIE WALKER chroniquées ci-dessous, issus de ma collection personnelle et de cadeaux

 

 

 

-JOHNNIE WALKER “RED LABEL”, mis en bouteille en 2017, (Lot: L77283T5005-0003193), 100 cl, 40 %:

A noter : Cette version fut créée en 1909, est composée de 35 whiskies dont 5 single grains & pour les single malts, le cœur en est la distillerie CARDHU mais aussi ABERFELDY. C’était une version de 10 ans d’âge, mais de nos jours elle est sans compte d’âge. C’est aussi le whisky écossais le plus vendu au monde.

Couleur : Vieil or, à reflets dorés. Nez : Un peu alcooleux de prime abord, avec une note de solvant (esters & alcool), puis des notes d’esters plus classiques (bonbons anglais, fruits exotiques dont ananas, banane et papaye), fruits confits variés, orge maltée, miel, herbes, puis évolue vers une subtile mais bien présente fumée de tourbe.

Bouche : Un peu alcooleuse lors de la première dégustation, moins ensuite, elle est complexe, assez fondue, et se dévoile par étapes : D’abord cette forte note d’esters mêlée de solvant, qui devient plus agréable assez vite, puis un assemblage complexe dévoilant tour à tour des notes florales, fruitées (fruits jaunes variés, fruits confits de même, fruits secs), maltées (orge) et de céréales diverses (maïs, avoine, blé), voire des arachides, notes marquées par un caractère pâtissier évoquant le petit déjeuner (ovomaltine, moka, chocolat au lait, caramel un rien brûlé). La fumée de tourbe survient relativement vite, avec une expressivité contrastant avec sa légèreté, une certaine souplesse en bouche (entre onctuosité et fluidité) et même un fruité presque juteux. Finale évidemment marquée par une belle note de fumée de tourbe, comme il se doit, quelques épices et un beau fondu. Tenue à la dilution : Quelques gouttes d’eau lui sont bénéfiques, et je peux aussi vous recommander de l’essayer avec une « iceball » (à la japonaise). Une note huileuse (et d’arachides : noix de cajou, noix de pécan), apparaît, ainsi que de belles notes de chocolat au lait & noir teintées de moka, et, au second plan, une pointe de fumée cendrée. Conclusion : Un lot superbe, avec un bel équilibre des saveurs, une belle complexité et une certaine longueur en bouche. Un blended whisky tous terrains de qualité. Indication de Prix : Autour de 19 €, très répandu, majoritairement en petite, moyenne & grande surface. Note chiffrée confirmée (pour ce lot): 89/100

ENGLISH SUMMARY: Presentation: The « Red label », created in 1909 was previously a 10 y.o. but lost his age statement later on. It is a blend of 35 whiskies, 5 single grains & 30 single malts, the heart of it is CARDHU but also ABERFELDY. It is the most sold Scottish whisky in the world. Tasting note: For this bottling (which I consider a particularly good batch, while some are scored almost 20 points below…) the nose may be a tad spirit at first, but it stabilizes itself quickly to something more complex, with a lot of fruits, many coming from estery elements (liquorice all sorts, exotic fruit-pinapple, banana, papaya), but also some candied fruit, malted barley, honey, herbs, and finishes on a subtle but precise peat smoke note. On the palate, the same is happening, and then malted barley is coming through, but also the other cereals possibly involved in the blending (such as corn, but also wheat, oat-more an impression for the 2 lasts). I also detect peanuts, pastry cereal & chocolate combo (ovaltine, milk chocolate, a bit burnt caramel, some moka as well) some spices, and then nice peat smoke, all notes beautifully melted, with a rather expressive mouthfeel and lightness at the same time. It is a bit hard to explain, but its versatility is its strength. About adding water, I will recommend to rather have it with an iceball (Japanese style!), as it hold well some ice (rather than in a “highball”’), but mostly if it melts slowly. More oily notes will appear (cashew nuts, pecan nuts), and superb milk & dark chocolate (“moka finished”) and, on the second ground, a hint of ashy smoke. Conclusion: A pretty well balanced batch, with quite some complexity and some length on the palate. A quality blend for all occasions. Confirmed rating (for this batch): 89/100

 

 

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-JOHNNIE WALKER « BLACK LABEL », 12 ans, concernant plusieurs lots (2008, 2014, 2016, 2017), 40 % : Important : Note de 2008 révisée & augmentée en 2018, et synthèse des notes sur des lots de 2008 à 2017, mais concernant surtout des lots de ces dernières années (pour ceux ayant un profil similaire) :

A Noter : Créé en 1867, par Alexander WALKER et perfectionné par Sir Alexander WALKER II, en 1907 (date de la recette actuelle), ce blend de luxe regroupe des single-malts de près de 35 distilleries, principalement une sélection de HIGHLANDS et d’ISLAY. Parmi les distilleries : CARDHU, DAILUAINE, MORTLACH, CAOL ILA, TALISKER, et comme whiskies de grain notamment la distillerie PORT DUNDAS. La maturation est effectuée en intégrant une part importante de fûts de Sherry.

Couleur : Ambrée, à reflets dorés soutenus, presque cuivrés. Nez : Très fin et subtil, d’un équilibre impressionnant, dont on arrive cependant à « extraire » des notes fruitées complexes (agrumes, poire, fruits secs et fruits confits variés), ainsi que du miel, de la réglisse. Un léger fumé, et une tout aussi légère pointe de tourbe couronnent le tout (l’édition de 2017 est très proche, et même un rien terreuse, avec en arrière-plan des notes délicatement boisées (dont la vanille), de caramel, d’épices (atténuées par l’assemblage et le degré) et d’orge maltée.

Bouche : Elle reprend les notes du nez, avec un peu de gourmandise au début, puis œuvre vite sur un registre plus discret, voire un peu effacé en finale (la faute à mon avis au caramel ajouté), par ailleurs d’une finesse rare chez ses concurrents. La retro-olfaction est cependant impressionnante, dans la mesure ou les notes reviennent progressivement « se signaler » une dernière fois, de manière très aérienne, très élégante, et notamment les plans de fumée et de réglisse, accompagnées de notes de chocolat noir, de fruits secs (figues, dattes, raisins secs) particulièrement présentes dans la version de 2017. Malgré l’âge, quelques esters assez frais s’expriment également. Les notes de fumée et de discrètes notes marines (surtout des embruns) sont superbement intégrées dans l’ensemble.

Réaction à l’aération : Une certaine aération (disons 15 minutes) conduit à un certain réveil de la personnalité du BLACK LABEL, et notamment de son tempérament un peu plus épicé qu’en apparence, mais aussi des notes fruitées et boisées. A noter, la marque, elle, met en avant comme notes de dégustation dominantes la poire, le miel, la vanille et le saumon fumé. Réaction à la dilution : Avec une légère dilution, qui doit rester légère et non-violente (traduisez pas de glaçons !!) permet un beau développement de ses composantes marines (CAOL ILA, TALISKER, par exemple), mais aussi florales & fruitées. L’eau, bien dosée, peut exalter la complexité fruitée et boisée de ce blend, tout en ramenant au premier plan ses notes fumées, tourbées et marines, mais sans que jamais elles n’écrasent les autre notes. Quel équilibre !

Conclusion : Un remarquable blend de luxe, d’une extrême finesse, que j’ai mis du temps à apprécier à sa juste valeur. Né d’un savoir-faire en matière d’assemblage assez impressionnant, c’est la version la plus vendue de la gamme et son étendard. C’est un BLEND extrêmement subtil, à l’équilibre quasi-parfait, irréprochable de ce point de vue. Il est aussi plus rond, plus fumé, et bien plus complexe que le « RED LABEL ». Cependant il reste un peu trop léger à mon sens (un titrage à 43 % serait préférable), et peut être pas assez charpenté pour servir de BLEND d’apéritif, j’oserais dire « ordinaire », très allongé, ce qui hélas se pratique trop souvent. C’est un whisky à boire comme un vieux single-malt, avec respect et patience. Si vous cherchez cela, vous serez satisfaits, mais si c’est la gourmandise que vous recherchez, les CHIVAS REGAL 12 ans ou le DEWAR’S 12 ans & quelques autres blends gourmands (HANKEY BANNISTER « Heritage », par exemple) vous paraîtront bien meilleurs...Une suggestion à Diageo, pourquoi ne pas en faire une version réduite à 43 ou 45 % (à la japonaise) ? Une version qui serait sans additifs & non filtrée à froid serait alors sans nul doute une version plus généreuse de bout en bout, et qui là il rivaliserait avec les plus grands, single malts compris. Un whisky qui en tout cas mérite que l’on prenne le temps de le découvrir. Note chiffrée confirmée (moyenne des lots très proches) : 90 à 91/100 

 

 

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 Ici une version datant de 2014 du JOHNNIE WALKER "BLACK LABEL"...

 

 

ENGLISH SUMMARY: Presentation: The « BLACK LABEL » was created in 1867 but perfected in 1907 by Sir Alexander II. This expression gathers no less than 35 single malts whiskies, mostly from Northern Highlands & Islay. The key malts in this are CARDHU, DAILUAINE, MORTLACH, CAOL ILA, TALISKER, while the most influent single grain is a PORT DUNDAS. For its maturation, the blend uses a significant portion of ex-sherry casks.

Important note: This is an attempt to gather notes on different batches but with similar profiles, from 2008 to 2017, but mostly from recent batches.

Tasting notes: For the best batches, the balance is rather impressive, but one can distinguish complex fruity notes (citrus fruit, pear, dried fruit, candied fruit), and also honey, liquorice, with light some peat smoke notes on top of that. On the most recent batches, the peat is a bit earthy, with on the background some delicate woody notes (including vanilla & sweet spices) & malted barley.

On the palate, while it is a bit gourmet (generous) in the beginning, it quickly fades away, and gets really thin, almost erased in the finish (because, in my opinion, of the caramel coloring), but its finesse is rarely seen compared to other blended whiskies. The retro-olfaction (does this word make sense in English?) is impressive though, because some other notes appear with subtlety, almost subliminally (they are aerial), such as dark chocolate, hints of smoke, liquorice & dried fruit (dates, figs, sultanas), especially in the 2017 batch tasted. Despite the advanced age (12 y.o.) some fresh esters are coming through, and even some discrete maritime notes (ocean spray mainly). The latter & the smoky notes are perfectly integrated. Let it stay a quarter in the glass and it will reveal more of its personality (more spices, smoke and wood). Water? It does not really like ice in my opinion (as it will break the flavors), so I suggest to dilute it lightly, step by step, according to your taste. Then you will see typical notes coming through, earthy & peated ones (CAOL ILA, TALISKER) or its fruity, floral & gently woody ones.

In conclusion, a remarkable de luxe blended whisky, with a lot of refinement, very subtle, that needs time to understand its value. Born of a solid blending “savoir-faire” (know-how), this expression (the most sold JOHNNIE WALKER in the world) is the flagship of the brand. Extremely subtle, with an almost perfect balance, it is also more rounded & more smoky than the “Red Label”. However I think it is still too light in my opinion (an ABV of 43 % should be chosen) and not enough robust to be used as a regular (read cheap) blended whisky with ice, pronounced taste aperitive food. I mean it is a whisky to be tasted as a single malt in my opinion, with patience & respect. If you’re looking for a more gourmet blended whisky, his concurrent CHIVAS REGAL 12 y.o. or DEWAR’S 12 y.o. or other gourmet blended whiskies (HANKEY BANNISTER « Heritage », for instance), will suit you more. I would suggest to Diageo to may be produce an alternative expression (more for connoisseurs?) which would be un-chill filtered, non coloured, and at a higher ABV…But other than that it is a whisky worthy discovering. Confirmed rating (average rating of all best batches tasted): 90 to 91/100

 

 

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 A gauche une version du "BLACK LABEL" datant de 2006 et, à droite, une de 2014.

 

 

 

-JOHNNIE WALKER “DOUBLE BLACK”, mis en bouteille en 2013, 70 cl, 40 %:

A Noter : Cette version née en 2011, est présentée comme davantage fumée, avec un nombre moindre de whiskies et davantage de malts fortement torréfiés/brûlés. La « wood technology » est présente ici de toute évidence.

Couleur : Vieil or, à reflets dorés. Nez : Relativement complexe et gourmand (fruits confits, joli boisé mêlé de fumée, agrumes (citron confit) & réglisse. Bouche : Vive (belles notes épicées en attaque), franche, avec un joli boisé (malgré la mise en œuvre évidente de « wood technology »), de belles notes d’agrumes, de fruits confits variés, de belles notes de chocolat noir, de réglisse, sur un lit de belle fumée de tourbe sèche. Jolies notes de torréfaction du malt, teintées de moka. C’est franc, direct, expressif, bien assemblé, et plutôt efficace, je dois dire. Curieusement le caramel ajouté ne se sent pas trop en bouche. Tenue à la dilution : Devient un rien plus caramélisé, mais reste de bonne tenue. Conclusion : Le parfait contre-exemple que les whiskies modernes sans compte d’âge, et oeuvrant avec la « wood technology » peuvent parfois être une réussite… Indication de Prix : Autour de 35 €, assez répandu, majoritairement en petite, moyenne & grande surface. Note chiffrée confirmée (pour ce lot) : 90/100

ENGLISH SUMMARY: Presentation: This is a relatively recent addition to the range, back to 2011. Developped around the work on enhancing wood & smoke, as a variant to the « BLACK LABEL », it is clearly a « wood technology » creation, with no age statement. Tasting notes : On the nose, it is relatively complex & gourmet, with nice candied fruit, nice wood & peat smoke, citrus fruit (mostly candied), and liquorice. On the palate, you get the same profile, with nice spicy notes to start with, nice citrus notes varied candied fruit, nice dark chocolate notes, liquorice, on a bed of dried peated smoke. I also notice nice notes of roasting (malt, moka). Surprisingly, caramel coloring doesn’t seem to have a negactive action on this one. Adding water isn’t uninteresting, with more natural caramel. Conclusion : The perfect counter-example of what modern technology & n.a.s. whiskies are, often uninteresting, but sometimes (like this one) working well… Confirmed rating : 90/100

 

 

 

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-JOHNNIE WALKER “BLUE LABEL”, mis en bouteille en 2010 (Edition américaine), Lot/Réf.: 19912578T (bouteille N°LF40915JW), 75 cl, 43 %:

Couleur : Vieil or, à reflets presque verdâtres, un rien pâles. Nez : Complexe, très fin, et à dominante végétale (mousse, champignons, thé noir & thé vert & Earl grey très infusés), plus que boisée ou autre, mais faisant preuve d’un bel équilibre. Comporte clairement des single malts « à l’ancienne », avec probablement une part significative de whiskies provenant de distilleries fermées, des single grains de même, plutôt boisés, avec notamment de superbes notes de bois précieux (eucalyptus, cèdre). Fumée de tourbe très discrète et très légère. Le profil se rééquilibre quelque peu à la dégustation suivante, redevenant plus proche de la version à 40 %, mais avec tout de même plus de puissance, et toujours cette dominante végétale & boisée caractéristique qui surmonte le fondu important des arômes malgré tout et rend son profil aromatique unique.

Bouche : Remarquable, très élégante, d’abord un peu épicée et très végétale (en tout cas à la première dégustation, ensuite ces notes diminuent un peu, mais restent présentes et caractéristiques, ne ressemblant à aucun autre blend dégusté à ce jour). Elle se poursuit sur des notes subtilement boisées (le cèdre, au second plan, revient avec plus de présence) et réglissées, mais aussi modérément florales & fruitées (fruits mûrs variés et fruits secs, incluant des agrumes), avant de s’achever sur de discrètes mais superbes notes de fumée de tourbe, le bois précieux au second plan, mais jamais trop loin.

Tenue à la dilution : Bonne avec juste quelques gouttes d’eau, réveillant les notes fruitées, mais ne pas trop diluer sous peine de casser cet équilibre fragile.

Conclusion : Avec ce titrage à 43 %, il me semble que le « BLUE LABEL » soit à son aise (même si j’aime beaucoup la version brut de fût), toujours très fondu, mais ni trop doux ni trop puissant, dans un équilibre certes fragile, mais superbe et si significatif (rapport à ses composants âgés de plus 40 à 50 ans) de ce que l’on nomme les single malts à l’ancienne, avec un profil typé que l’on ne voit plus vraiment de nos jours. En bref, une référence qui témoigne d’une grande page de l’histoire du whisky. Indication de Prix : Aucune récente pour cette version, sinon pour la version à 40 %-Entre 130 € (VPC, en ligne) & 220 € en boutique, mais le plus souvent autour de 190 €, plutôt chez les cavistes, boutiques hors taxe, mais parfois aussi en grandes surfaces. Note chiffrée confirmée (pour ce lot): 93/100

 

ENGLISH SUMMARY: Reminder: You will find general details about the “Blue Label” expression in the “JOHNNIE WALKER” masterclass section. About this bottling at 43 %: On the nose, it is complex, and more green (forest trees moss, mushrooms, green over-infused complex tea notes-black, green & Earl Grey) than woody, but still quite woody, with an amazing ability to keep a great balance. For me it has clearly old fashioned single malts & single grains inside, and probably some from closed distilleries. The profile is woody (precious wood, including cedar & eucalyptus), green, with discrete notes of peat smoke. The profile gets more rounded & melted with time, but there is this distinctive green & woody note that tops it off & makes it unique. On the palate it is a remarkable profile, elegant, a bit spicy at the start then more rounded, green (as the nose) and subtly woody (old wood, including a nice cedar note). There is also some liquorice notes, some floral & fruity notes (including citrus fruit) as well, before some discrete & superb smoky notes (with precious wood on the second ground) come through. In conclusion, I will say that this version seem to be the “BLUE LABEL” at its best, even if I like a lot the Cask Strength version, because the melting of the flavours isn’t too sweet (as in the 40 % version), and isn’t too powerful as well and shows well its very old components (those from 40 to 50 years old). A reference blended whisky that is a true page of the whisky history. Confirmed rating (for this batch): 93/100

 

 

 

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La version américaine à 43 % (et bien sûr en 75 cl)  du "BLUE LABEL", trois degrés qui font une sacrée différence!

 

 

-JOHNNIE WALKER "BLUE LABEL", édition brut de fût ("The Casks Edition"/Special Release), une des première version brut de fût (bouteille teintée en bleu),circa 2013 (Lot : L2013-1U001-008541), whiskies de 25 à 50 ans, bouteille numérotée « CE2 04439 », Cask Strength, 100 cl, 55,8 %:

A Noter : Il s’agit de la même composition que l’édition classique du « BLUE LABEL », mais en version non réduite, et a priori la même que la version dite « WILLOW », en carafe en porcelaine. Comme je n’ai pas pu retrouver ma note de dégustation (je complèterais cette note si je la retrouve) et quand dans mon souvenir c’est une version quasi-identique si ce n’est identique, aussi j’ai préféré ne pas séparer la note et ne pas la traiter séparément, hormis pour vous indiquer les références de cette superbe bouteille. Au passage, encore merci à François pour cette belle découverte. Même note chiffrée à priori : 93/100 (voire davantage).

 

 

 

 

 

 

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ENGLISH SHORT NOTE : I had the occasion to try this « BLUE LABEL » Cask Strength edition before, when a friend of mine brought me this bottle end (see pictures below) almost empty, but with enough liquid to give me an idea of the precious content. In my mind the tasting notes are really close if not identical to the edition reviewed above (in the masterclass section) and called « WILLOW », plus I didn’t find my own notes (but I’ll insert it there if I can find it), so I have decided not to review it, but just give you the details in case you come across this superb bottling. Rating (supposed to be the same as « WILLOW », so..) 93/100 to possibly more.

 

 

 

 

 

 

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Une édition brut de fût aussi puissante et expressive qu'un single malt. Une version que l'on pouvait encore trouver en zone hors taxe il y a encore quelques années. Dommage que la version en carafe de porcelaine lui ai fait plus que doubler son prix! 

 

 

 

NOTES ANCIENNES SUR D'AUTRES LOTS & SUR D’AUTRES VERSIONS:

(Toutes notes révisées en 2018)

(Older tasting notes about other batches & from other ones-All notes revised in 2018)

 

 

-JOHNNIE WALKER “RED LABEL”, mis en bouteille en 2016, 70 cl, 40 %:

Couleur : Vieil or. Nez : Complexe et très fondu. Dominante de fruits confits, de caramel (en partie ajouté). Légères traces de fumée. Bouche : Sucrosité importante (même si ce n’est qu’une impression), caramel (en partie ajouté), fruits confits, miel, et à peine une trace de fumée. Tenue à la dilution : S’ouvre un peu mais c’est assez décevant. Presque mieux sur glace. Conclusion : Une version pas mauvaise, mais plutôt faible, pas vraiment satisfaisante, de l’époque moderne. Très moyen. Note chiffrée confirmée (pour ce lot) : 76/100

ENGLISH SUMMARY: Complex & quite melted.The main notes are here candied fruit, caramel (partly added), and light traces of smoke. On the palate, lots of sugarin that one (no it’s not real sugar, but impressions of sugar), lots of caramel (too much added in my opinion), ok some candied fruit, honey and very little smoke. Adding a few drops of water doesn”t help, it is even almost better on ice. It’s not a bad version, but rather weak, unsatisfying compared to the best batches. Very average stuff. Confirmed rating (for this batch): 76/100

 

-JOHNNIE WALKER “RED LABEL”, mis en bouteille circa années 2008-2010 (certains lots, pas tous-désolé pas de numéros de lots notés), 70 cl, 40 %:

Note succinte : Une version très lisse, avec un fondu trahissant à la fois un abus de caramel ajouté et des whiskies de grains vraiment de second ordre (n’oublions pas qu’ils constituent environ 75 % de l’assemblage donc leur influence est majeure), à peine sauvés par quelques single malts. Peu floral, peu fruité, il est un peu quelque peu déséquilibré, les herbes et le miel se battant en duel tandis que tourbe semble avoir abandonné la partie depuis un moment…Pas besoin de diluer du coup. Ce n’est pas mauvais, cela manque juste sérieusement d’âme, comme beaucoup de J & B de cette époque. Dispensable (eh, oui rappelons-le encore une fois, ma moyenne n’est pas de 50/100 mais de 75/100-Rappel, mon système de notation : LIEN). Note chiffrée confirmée (pour ce lot): 71/100

ENGLISH SUMMARY: This batch from the “RED LABEL” (& a few others tasted at the time-sorry no batch numbers available) is certainly one of the worst ever tasted, but this doesn’t mean it is a “bad” whisky technically. It just shows no soul “on board”, if I may say. Lots of caramel added, probably cheaper grain whisky content (let’s not forget that as they are almost 75 % of the content, their influence is huge), this is a lower-ranking whisky, with at least a salvation from some of the single malts inside. Not much flowers or fruits in that one, it is a bit unbalanced as well, with honeyed & herbal notes fighting against each other, whereas peat smoke has gone for a while. It is so diluted already that you won’t need to do more. It is not bad, mind you, but this seriously lacks “concern” in what the blender is doing (ok it is often the risk with high volumes whiskies) but he’s supposed to check the batches, right? In fact it is similar to many J & B batches of the 200-2005 period, uninteresting in my opinion. Reminder: My average rating is 75/100, not 50/100-I explain my scoring system here:

My Rating system (click here)

 

 

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 JOHNNIE WALKER, une marque passée maître dans l'art de proposer différent coffrets avec des tumblers gravés avec l'image du marcheur...

 

 

 

-JOHNNIE WALKER « RED LABEL », édition 2006, 40 % : Couleur : Vieil or, à reflets ambrés. Nez : Discret et léger, plutôt équilibré, avec de notes d’agrumes (citron et orange confites), de pomme cuite, de caramel, de réglisse, de vanille et de miel. Presque pas de fumée. Bouche : Assez légère et fluide, mais comme paradoxalement « une drôle d’épaisseur en bouche » provenant sans doute du caramel ajouté ou de whiskies de grains un peu gras. Ce qui écrase quelque peu ses qualités, son équilibre. On retrouve les notes du nez, en un peu plus expressif (boisé, léger fumé, agrumes -notes citronnées- et miel, etc…), mais pas assez puissantes pour les imposer. Une bouteille de 2008 semble contenir plus de fumée qu’auparavant. La finale est mi-ronde, mi-épicée, de longueur moyenne. Réaction à la dilution : La dilution l’écrase ou l’exalte, selon le moment. Ce qui peut déranger, c’est le surgissement de notes issues des whiskies de grain, voire de l’orge maltée liée à des notes de caramel ajouté plus que de miel, mais ce qui le sauve c’est le fait qu’il intègre bien des notes fumées et légèrement tourbées qui peuvent s’exprimer avec un peu d’eau. Attention au dosage de l’eau. Parfois préférable avec des glaçons ou en cocktail. Conclusion : Un honorable blend, assez léger, correct, bien pour débuter, mais avouez que le « BLACK Label » est plusieurs crans au-dessus…Indication de prix (2006) : 13 €, dans presque tous les commerces. Note chiffrée confirmée (pour ce lot) : 80/100

ENGLISH SUMMARY: This is a bottling from 2006 and it is a bit different profile than the most recent ones I have to say. On the nose it is well balanced, light and displaying citrus fruit notes (candied lemons & oranges), cooked apples, liquorice, vanilla & honey. Not much smoke there. On the palate it is light & fluid, but has a kind of weird thickness that suggests rather caramel added or grain whiskies made it less “palatable”. That crushes significantly the balance of it all. All the noses from the nose are there, but not powerful enough to “speak by themselves”. Besides, this batch has much less peat smoke than another batch from 2008 I have tasted. To add water is risky (more raw grain whisky & caramel added notes are coming through then), but on a positive side they also allow more smokey notes to shine…For this one, ice cubes are more convenient….or make a cocktail with it. Confirmed rating (for this batch): 80/100

 

 

-JOHNNIE WALKER “RED LABEL”, mis en bouteille circa 1980-1990 (datation à confirmer*), 70 cl, 40 %: *A Noter: Sur cette version, l’étiquette principale comporte une lettre “D” à gauche, tandis que “le marcheur” se dirige vers la gauche et non vers la droite comme actuellement. Cette bouteille ne peut donc pas dater d’après les années 2000, voire fin 1980.

Couleur : Vieil or. Nez : Fin, fondu, végétal. Rond et un peu fermé, mais avec un peu d’aération, et au fur et à mesure des dégustations, devient plus typé (légèrement beurré, ciré, miellé). Peu fumé. Bouche : Vive, fruitée, épicée, légèrement cirée et miellée, et même fumée, sa personnalité affirmée est tout de même atténuée par un effet OBE (« old bottle effect » = oxydation naturelle, l’air réussissant quand même à entrer dans les bouteilles anciennes et leur donner un lissage des saveurs plus ou moins important) certain, dommage. Tenue à la dilution : Mauvaise réaction à la première dégustation, puis s’est mieux comportée, avec un beau développement des notes d’esters dès la deuxième fois. Conclusion : Un « marcheur » parfois un peu fatigué, mais qui a encore de beaux restes ! Indication de Prix : n.c., encore assez répandu, vente en ligne, vente aux enchères, voire parfois certains cavistes. Note chiffrée confirmée (pour ce lot) : 88/100

ENGLISH SUMMARY: This is an old version (I still need confirmation of the bottling date or era, but it is old because of the « D » letter on the front label, a practice meaning « digestive drink » abandoned for several decades by JOHNNIE WALKER French distributor-and no longer valid by law). I also can tell it is old because, long time ago (for sure in the 1970s) the “walker” on the front label was going to the left, and nowadays version shows it walk to the right! Now how about the whisky itself? A refined nose for sure, a little green, rounded, then if you give it some time, it becomes more typical, light butter, wax & honey coming through. The palate is vivid and even if a bit subdued by a certain OBE effect, it expresses a lot of things, from wax & honey to estery notes (fruit, flowers & solvent), and to some subtle peat smoke notes (light but good). A bit difficult at times (OBE), in his good days water helps to enhance the estery & fruity notes. An interesting old bottling of a good quality. Confirmed rating: 88/100

 

 

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Sur cette version ancienne du "RED LABEL", notez la direction du marcheur, différente de celle d'aujourdhui...

 

 

-JOHNNIE WALKER “RED LABEL”, mis en bouteille circa fin années 1970/début 1980, 70 cl, 40 %:

Note succinte (j’avais pris très peu de notes en la dégustant) : Une version gourmande, assez fruitée (dominante de fruits jaunes, esters (bonbons anglais, fruits exotiques), avec quasiment pas de fumée de tourbe, et bien miellée et florale. Excellent. Très peu d’OBE également (fondu des saveurs pas trop important). Note chiffrée confirmée (pour ce lot): 88/100

ENGLISH SUMMARY: Warning: I did not took a lot of notes of this one, tasted in exceptional circonstances, so comments are short…Tasting notes: A gourmet version, quite fruity (yellow fruit dominating), but also esters (liquorice all sorts, exotic fruit), with almost no peat smoke, quite a lot of honey in it, nicely floral as well, excellent! Very few OBE in it (oxidation with time making it too melted in advance), so it remains enough expressive. Good stuff! Confirmed rating (for this batch): 88/100

 

-JOHNNIE WALKER « RED LABEL » (Edition 1962-Mise en bouteille en 1962, cela demeure un 5 ans d’âge environ*), 40 % : Couleur : Or clair, à reflets dorés. Nez : Très complexe, et très surprenant pour son expressivité pour un blend de cette marque et surtout de ce rang (entrée de gamme). A l’aveugle, je défie quiconque (même les connaisseurs !) de me dire que c’est un JOHNNIE WALKER, voire même qu’il s’agit d’un blend. Très typé (à la fois marin, légèrement tourbé et fumé, et terrien avec des notes végétales, des notes fruitées d’agrumes, des épices, bien sûr la vanille, et ce boisé très délicat (peut-être un peu altéré par l’oxydation ?). Un nez à faire pâlir nombre de concurrents, et en premier hélas sa version récente, colorée au caramel, et si légère et quelconque en comparaison. Bouche : Une bouche de vieux malt de 25 ans (TALISKER ? Peut être…), presque, hallucinant ! De la profondeur, de la fumée, de la poussière, un peu de bois, des agrumes, des épices douces, tout est subtilité, équilibre, et sérénité, que dire d’autre ? Conclusion : Vivement l’Invention de la machine à voyager dans le temps…. !! *= Edition Collectors (75 cl), non disponible, dégustée au WHISKY LIVE PARIS 2007, dans le cadre des rares dégustations « COLLECTORS ». Note chiffrée sous réserve (pour ce lot) : 90,5, voire davantage…jusqu’à 93 ?/100

ENGLISH SUMMARY: This collector’s bottling of JOHNNIE WALKER “Red label” is surprisingly complex & expressive for an entry level whisky & an entry level blended whisky as well…If you were to taste this blind, I’m sure even a connoisseur couldn’t guess what it is, or probably even guess it is a blended whisky. Full of character, this whisky is at the same time maritime, sharply smoky, almost heavily peated, earthy as well, green (forest notes), but also spicy, with hints of vanilla, citrus fruit, very subtle wood (maybe a bit altered with time?). A nose to make other blends blush, but also a bit the nowadays batches of the same reference-so light & so caramel colored in comparison. On the palate you don’t know if you’re not trying a 25 y.o. single malt (a TALISKER? Could be…), it’s crazy! There is deepness, smoke, dust, citrus fruit, sweet spices, all in subtlety, balance & refinement. Conclusion: What else to say? Take me to a trip in time and I’ll get three cases of this….This one was tasted during Whisky Live Paris 2007 in the collector’s section (a special bottle in every stand only available against a limited tasting ticket), so few people had the chance to try it. Rating under reservations: From 90,5/100 to probably 93?/100

 

 

 

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Il ne s'agit pas de la version de 1962, mais tout de même, plus de 20 ans (voire 30) séparent ces deux versions de "RED LABEL", celle de gauche (fin 1980 à fin 1990?) et celle de droite (2016). Entre temps, le marcheur a changé de direction!

 

 

 

-JOHNNIE WALKER « BLACK LABEL », 12 ans, note sur plusieurs lots de 2010 & 2011, 40 % :Remarque importante : Plusieurs mises en bouteilles des années 2010 et 2011 se sont avérés presque catastrophiques tellement le caramel ajouté (voire des notes de sucre résiduel-non ajouté, car ce serait interdit) ont détruit tout l’intérêt et la complexité de ce whisky…Une qualité de whiskies de grain peut être également moindre, un affaiblissement de qualité de certains single malts éventuellement aussi…Bref, des lots assez décevants, fades.Note chiffrée confirmée (pour ces lots) : 75/100, voire moins (rappelons que ma moyenne est de 75/100).

ENGLISH SUMMARY: This note is a short synthesis about several bottlings I had (home) from years 2010 & 2011. Not much to say except that they were almost catastrophic batches because of (in my opinion) too much caramel added & probably lower quality grain whiskies (there is also a sugary feel in it as well-even if this is not supposed to happen-sugar isn’t allowed in Scottish whiskies) & maybe less interesting casks for the single malt as well. The result is blend, disappointing, and not really bad, but uninteresting. Confirmed rating (for those batches): 75/100, or even less (let’s not forget my average rating is 75/100 not 50/100).

 

-JOHNNIE WALKER « DOUBLE-BLACK » 12 ans, Première Edition (2011), 40 % (BLENDED WHISKY) : Couleur : Vieil or, à reflets dorés. Nez: Une version déjà sensiblement différente au nez du « Black Label », avec un joli boisé et de belles notes fumées. Il n’y a pas de mal au vu des médiocres versions récentes dégustées du « Red Label » comme du « Black Label », sur-caramélisées et dominées par les grains… Bouche : Bien liée et assemblée, avec un beau fumé, de la réglisse & des fruits noirs, du chocolat noir, une certaine présence « Taliskerienne », mais peut être une finale un peu trop douce et rapide, c’est tout de même un joli whisky. Tenue à la dilution: Non testée. Conclusion : Une version intéressante, mais qui typiquement pourrait être du tonnerre si elle n’était réduite qu’à 45 ou 50 %. Un profil aromatique plus proche du J.W. « GREEN LABEL » (un blended-malt) 15 ans que du « BLACK LABEL », en tout cas dans sa version récente. Indication de Prix : Autour de 35 € de nos jours /Note chiffrée sous réserve (pour ce lot) : 85/100

ENGLISH SUMMARY: This note is about another bottling of the "DOUBLE BLACK" from a 2011 batch (first edition). A this time I was a bit disappointed of very average batches of both "BLACK LABEL" and "RED LABEL" I had had home (mostly over-caramelized & with poor grain whisky content), so I was happy to discover another expression of JOHNNIE WALKER. On the nose, pleasant smoky & woody notes were promising good times. On the palate, it was a well worked whisky, with nice peat smoke, liquorice, dark fruit, dark chocolate, and probably a wee & pleasant TALISKERish touch...The palate was a bit short in my opinion, but it was a good whisky. I didn't kept notes from how it worked with water, so let's move to the conclusion: An interesting new comer, that could have been terrific if bottled at 43 or 46 % abv. An aromatic profile that seems sometimes to have more in common with the "GREEN LABEL" (a blended malt, though) in my opinion than with the "BLACK LABEL" (while it is obvious Diageo wanted to have a more modern variant of the latter). Rating (under reservations), for this batch : 85/100

 

-JOHNNIE WALKER, 18 ans, « GOLD LABEL, The Centenary Blend »,  édition 2008, 40 %, (BLEND de LUXE) : Note révisée en 2018:

A Noter : Créé par Alexander WALKER en 1920, pour célébrer le centenaire de cette société familiale, ce blend de luxe n’avait pas de mention d’âge à l’origine. Il est constitué de 15 whiskies âgés de 18 ans d’âge au moins, dont les « piliers » sont les single malts CLYNELISH, CAOL ILA, CARDHU, et TALISKER. Attention, de nos jours la version nommée « GOLD LABEL » n’a plus de compte d’âge, tandis que celle nommée « PLATINUM » (non encore dégustée) récupère le compte d’âge de 18 ans. Toutes deux ont donc sans doute des recettes un peu différentes de la version chroniquée ci-dessous et qui est déjà ancienne.

Couleur : Vieil or. Nez : Franc, relativement complexe,floral (fleurs capiteuses, fleurs des champs), fruité (fruits confits) miel, très fin. Légèrement fumé, assez tourbé. Beau boisé, vanille, herbes, légères notes de notes de Sherry, et une pointe de bergamote.Un nez bienéquilibré, séduisant. Bouche : D’abord légère, très douce, florale, d’une belle finesse. Puis plus charpentée, miellée et légèrement fumée. L’on reconnaît aisément la présence herbacée et épicée du single-malt CLYNELISH, l’on devine celle du CRAGGANMORE, et les notes marines et florales (et même un rien fumées) évoquent TALISKER. La finale est en decrescendo aromatique, sur fond de caramel naturel (CARDHU), voire ajouté. Petit picotement épicé persistant. Complexe et équilibrée…et autant de caractère que le CHIVAS REGAL 18 ans, sinon plus.

Tenue à la dilution : Plus de douceur miellée. Fruits confits. Fruits & fleurs du verger. Ne pas trop diluer. Réaction au froid : Variable, car normalement il ne supporte pas les glaçons, mais à une occasion, lors d’une dégustation organisée par la marque, il s’est très bien comporté en étant servi givré, dans un verre spécial longiligne (voir deuxième photo sur ce whisky), accompagnant un dessert à base de sorbet à la rose. Tout le gras du whisky est alors remonté à la surface et le whisky s’est avéré gourmand et succulent. Une révélation.

Conclusion : Un grand blend de luxe, avec une influence des single malts plus grande que dans le reste de la gamme (hormis le « BLUE LABEL » en version à 43 % ou à 55,8 %), le plus puissant et le peut être le plus sophistiqué de la gamme, à l’exception de certains hauts de gamme. Un excellent whisky, très bien équilibré et d’une grande élégance. Indication de prix : Un chef d’œuvre accessible, en 2008 pour 58 €, une version directement commandée à Moët–Hennessy/Diageo via le Club J.W.Black Label-De nos jours, comptez entre 65 & 85 €, cavistes, boutiques hors taxes, voire grandes surfaces. Note chiffrée confirmée (pour ce lot) : 92/100

 

 

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ENGLISH SUMMARY: Warning/Presentation : This is an old « GOLD LABEL » edition, with the 18 years old statement, different from today’s « GOLD LABEL », which do not carry an age statement, and probably also different from today’s « PLATINUM » edition of 18 years old. The bottle tasted & reviewed here was conceived by Alexander Walker to celebrate the centenary of the Walker family, but it didn’t carry an age statement in the very beginning. It is a blend of a 15 whiskies at least 18 y.o. aged, and its « pillars » are single malts CLYNELISH, CAOL ILA, CARDHU & TALISKER.

Tasting notes : Direct, relatively complex, floral (some heady flowers, countryside flowers), fruity (varied candied fruit), honeyed, lightly smoky, with decent peat (mostly in the finale). Beautiful oak notes, vanilla, herbs, light sherry notes, a hint of bergamot. A well balanced nose seductive. On the palate, its light at first, floral, fruity, with a nice « finesse ». Then it gets more robust, honeyed and lightly smoky. I recognize the spicy & herbal influence of CLYNELISH in the blending, also CRAGGANMORE’s oily, fruity side, CARDHU’s sweetness & natural caramel notes, and, ls but not least, maritime, floral, spicy & smoky notes coming from TALISKER. The finale is on a gently decreasing mode, with a prolonged spicy kick. With a few drops of water, more honeyed sweetness, candied fruit, orchard fruit. Do not dilute too much. But, surprisingly, during a special JOHNNIE WALKER tasting (with food pairing), it was delicious served frosted, with an rose (the flower) sherbet (in a special glass-see the picture below). It was gourmet, with all the fats coming through. A revelation!

In conclusion, this is a great De Luxe blended whisky, with a lot of character (at least as much as its concurrent CHIVAS REGAL 18 y.o., if not more), a generous amount of single malt influence in the blending. Probably the most powerful & sophisticated of the core range, along with the « BLUE LABEL » in 43 % and the Cask Strength version of it (the one at 55,8 %). An elegant, very well balanced whisky, with quite some elegance. An affordable dram around 60 to 80 € nowadays (I suppose its equivalent today is the « PLATINUM » expression, more than the « GOLD LABEL »). Confirmed rating (for this 2008 bottling) : 92/100

 

 

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-JOHNNIE WALKER, sans précision d’âge (25 à 30 ans) 40 %, « KING GEORGE V », 43 %, (BLEND de LUXE):

A Noter : Créé en hommage au Roi George V, et à l’obtention en 1934 de la garantie royale (« Royal warrant »), il est constitué de whiskies provenant uniquement de distilleries déjà en activité du temps du 25 ème anniversaire de ce roi (1910-1936), y compris la distillerie PORT ELLEN.

Note succinte (sur une seule dégustation) : Couleur : Or clair. Nez : Très beau nez, floral, fruité, légèrement fumé et boisé. D’une grande finesse. Bouche : La bouche reprend les notes du nez, avec assurance, équilibre et en dévoilant d’autres (chocolat au lait et noir, céréales et fruits secs). Un blended whisky prestigieux, très fin et qui mériterait sans doute plutôt une réduction à 48 %. Tenue à l’aération : Très bonne, se développe avec le temps. Pas d’essai de dilution. Conclusion : Difficile à appréhender dans le cadre d’un Salon, ce grand whisky est cependant d’une grande délicatesse et d’une belle complexité. Indication de prix: 409 €, MdW, à l’époque de la dégustation (je n’ai pas pu trouver l’année précise, mais c’est probablement entre 2007 et 2012), plus de 500 € de nos jours /Note chiffrée sous réserve (pour ce lot): 92,5/100

ENGLISH SUMMARY: Short note (on only one tasting) : Presentation : This whisky was created to honour the king’s (George V) 25th anniversary & the Royal warrant obtained in 1934 by JOHNNIE WALKER brand. It is made with whiskies of distilleries that were active at this time, so it includes as rare ones as PORT ELLEN. Tasting notes : A beautiful nose, for sure. Floral, fruity, lightly smoky & woody, of a great delicacy. On the palate is it the same. Melted sophisticated flavors in harmony, with a bit more other notes coming through (milk & dark chocolate, varied cereals, dried fruits). A prestigious blended whisky, of a great refinement & complexity, which deserves much more time than a in a whisky show (where I tasted it a long time ago-I can’t remember when, sorry-probably between 2007 & 2012). Rating (under reservations) : 92,5/100

 

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La splendide carafe du JOHNNIE WALKER "GEORGE V", également un moment d'histoire du whisky...

Merci à The Whisky Exhange pour la photo.

 

 

 

 

Enfin, l'un des 2 BLENDED MALTS de la marque JOHNNIE WALKER :

 

 

-JOHNNIE WALKER « GREEN LABEL », 15 ans, Edition circa 2012, 43 % (BLENDED MALT) :

A Noter : La première édition du « GREEN LABEL » fut lancée en 2006 (et non en 2009 comme je le lis parfois), et comportait 15 single malts (d’autres sources parlent de 27 malts, mais je n’en ai pas eu confirmation. Interrompue fin 2012, sauf pour le marché Taïwanais, elle fut relancée en 2016. Pour cette « réédition », l’on ne mentionne désormais plus que 12 single malts officiellement dans la recette (si Clément ou quelque d’autre de Diageo possède l’information juste, merci d’avance !). Ses composants clés étaientCAOL ILA, CRAGGANMORE, LINKWOOD & TALISKER, mais dans la version réédition en 2016, le LINKWOOD n’est plus mentionné, mais remplacé par le MORTLACH.

Couleur : Vieil or, à reflets dorés. Nez : Très fondu, très fin, complexe et avec de belles notes fruitées, (poires mûres en tête), florales, maltées, mais aussi des notes de réglisse, d’embruns, de fumée de tourbe teintée de notes végétales, de miel de caractère (de bruyère ou « de montage »), voire un peu terreuses, ainsi que de fines notes de chocolat noir un rien mentholées.

Bouche : L’on retrouve les notes du nez, avec à la fois ce fondu important, cette complexité et en même temps une forte expressivité (plus que dans les blended whiskies de la marque, en général du moins-le titrage à 43 % au lieu de 40 y est aussi pour quelque chose), avec un accent mis sur le végétal/tourbé/terreux, mais aussi des notes mentholées et chocolatées de plus en plus clairement issues de fûts ayant contenu du sherry. Notes de thé noir, de cuir, de réglisse noire, d’épices douces, et une certaine densité tout au long du palais.

Tenue à la dilution : Un peu d’eau, tel un amplificateur, apporte plus davantage de notes réglissées, terreuses et épicées (sur un fond de fumée de tourbe demeurant modérée), mais aussi des notes plus précises de thé noir très infusé, de menthol et de sous-bois, mais ne pas trop diluer.

Conclusion : Plus typé que les versions blended whiskies, ce whisky de caractère d’une belle complexité, gourmand, modérément tourbé et fumé (un peu plus tout de même que le « BLACK LABEL ») est bien équilibré. Cet assemblage dont le cœur est composé de quatre single malts de caractère (CAOL ILA, TALISKER, CRAGGANMORE, LINKWOOD) est plutôt une réussite…Indication de prix : 35 € à sa sortie,(en … interrompue en 2012, sauf pour le marché Taïwanais), autour de 50 € pour la nouvelle édition (en 2016), MdW, cavistes.- Note entièrement révisée en 2018: 88/100

Un autre lot, de 2007, avec les mêmes notes de dégustation à peu de choses près, avait atteint 90,5/100

 

ENGLISH SUMMARY (fully 2018 revised note & rating): Presentation : This whisky was first launched around 2006 (not 2009 as some said), and was originally composed of 15 single malts (other sources mention 27 whiskies, but this hasn’t been confirmed to me. This version was stopped in late 2012 for every market except Taïwan, and re-launched in 2016, but among the key malts that were in the recipy (CAOL ILA, CRAGGANMORE, LINKWOOD & TALISKER), the marketing material mentions now MORTLACH distillery instead of LINKWOOD).

Tasting notes : On the nose, it is complex and expressive, with ripe pears ahead, flowers, malted barley, liquorice, ocean spray, peat smoke with some green influences, some strong honey notes (heather honey or a mix of « mountain honey » flavors), then dark chocolate combined with some mentholated notes coming from some sherry casks. But all these notes are melted together with great balance. On the palate it is more of the same, with an expressivity we’re not always used to come across in blended whiskies (even of this brand, for some) but that is certainly partly because of the 43 % abv instead of the usual 40 %.

The major notes are green, earthy, peated, lightly smoky, chocolatey, with also notes of liquorice and spices. This density on the palate will not be sweeten with a few drops of water, on the contrary, it works like a little amplifyer: I get more liquorice, earthy, spicy notes, in a bed of (still moderate) peat smoke, but the green notes are getting more precise with some old fashioned notes (menthol, long time infused black tea, forest moss) & dark chocolate.

Conclusion : A great blended malt with some character that pays well tribute to the 4 key malts inside : CAOL ILA, CRAGGANMORE, LINKWOOD & TALISKER. Confirmed rating : 88/100

Another bottling (from 2007) did get 90,5/100, with almost the same tasting notes.

 

 

 

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Le JOHNNIE WALKER "GREEN LABEL", une valeur sûre de la marque.

 

 


Bonne lecture /Nice reading !

 

Editorial No 26

 

EDITORIAL No 26 :

 

 

Première Edition/1st Edition: 19/12/2017

Mise à jour/Update: 24/12/2017

 

 

Mon Nouvel EDITORIAL, avec, au sommaire:

My new Editorial, with the following summary:

 

1/-Des Nouvelles du site...

Some News about my website...

 

2/-Le Whisky du Mois / Coup de Coeur abordable recommandé

Whisky of the Month / Recommended affordable Favorite

 

3/-Un sujet spécial sur le négociant & distillateur irlandais WALSH Whiskey

A special topic about Irish indie bottler & new distiller WALSH Whiskey

 

4/-En prime, pour Noël, quelques Notes de Dégustations inédites de Whiskies Particuliers…

As a bonus, a few more Unreleased Tasting Notes about Special Whiskies

 

 

  ***

 

AVANT-PROPOS/INTRODUCTION :

 

Dernière minute (20/12/2017): J'allais vous annoncer un changement sur le site GREG'S WHISKY GUIDE ce mois-ci, un partenariat  avec une société en prévision d'une collaboration courant l’année 2018, mais nous sommes un peu hors délai pour cette fin d'année et des choses doivent encore se mettre en place, je vous demande donc un peu de patience et vous informerais bien entendu de ce changement le moment venu. L'article promis dans la mise en ligne d'hier ne pourra donc pas être publié, j'en suis désolé. Cependant, il y a suffisamment de données sur mon site pour pallier l'absence de l'article promis:

En attendant, pour ceux qui auraient encore besoin d'idées de CADEAUX POUR NOEL, merci de vous reporter à ma rubrique des LISTES THEMATIQUES DE WHISKIES (plus de 200 références), une sélection balayant nombre de styles de whiskies à prix raisonnable pour beaucoup....:

200 Whiskies à prix abordable/200 affordables whiskies listed

 

Vous trouverez par ailleurs ce mois-ci ci-dessous des NOTES DE DEGUSTATION (avec une partie bilingue) sur deux événements ayant eu lieu sur les réseaux sociaux et liés à la maison de négoce et distillerie irlandaise WALSH, ainsi que plutôt que des brèves nouvelles, cette fois-ci encore d’autres notes de dégustation sur des whiskies récemment dégustés.

Bien entendu, GREG’S WHISKY GUIDE reste à votre disposition, surtout en cette période de fête et d’achats de cadeaux de Noël, pour vous aider, que ce soit sur la messagerie du site (voir à « CONTACT ») ou sur mon compte Twitter « GregsWhiskyG » (pseudo « Greg 65 »). N’hésitez pas !

ENGLISH SUMMARY: As I wrote it in my previous publication, some changes are going to be made soon on my website, but (breaking news today: December, 20), apologies because the partnership for year 2018 I was writing about will take a bit more time than previously announced, and it was a bit too short for me to publish something through this before the end of the year, and before a few weeks or so. I will keep you posted of course.

Meanwhile, for those who could still need ideas for a whisky gift ofr Christmas, please have a look on my "200 affordable drams list" already on line, and here is the link:

MY AFFORDABLE DRAMS LIST (with more than 200 whiskies!)

 

 

For now, you will find in this number a special topic about Irish independant bottler & newly distiller WALSH Whiskey (I have attended to 2 different TWEET TASTINGS last year & this year), with full tasting notes, available in English as well, and as a bonus, a few other new reviews about particular whiskies, some not available yet.

 


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2/LE WHISKY DU MOIS:

(Whisky of the Month)

 

-BIG PEAT/ « Christmas Edition » 2017 (surnom « Jack Frost »), n.a.s., 54,1 %, BLENDED MALT (région : Islay/ECOSSE) :

Couleur: Or pâle. Nez: Relativement fin, complexe, bien tourbé, joliment floral et végétal (badiane, fleurs capiteuses diverses), finement fumé, avec des agrumes confits, il est très agréable ! Bouche: Sublime ! Très beau fondu, avec une magnifique fusion entre tourbe, fumée, agrumes, fleurs, élements marins modérés et fruits en sorbets allégés (agrumes). La finesse, l'équilibre et une certaine complexité, mais aussi et surtout un charme îlien inouï me laissent sans voix. Tenue à la dilution: Très bonne, elle acccentue encore un peu la fusion entre les saveurs, et bien sûr le charme qui opère sans laisser de  place au doute (la note de badiane est à tomber!), c'est un grand whisky, parfaitement assemblé ! Conclusion: Le BIG PEAT en version brut de fût évolue. Suivant les versions, l’assemblage est plus ou moins terreux, végétal (comme les 2 premières versions si mes souvenirs sont bons), ou plus fumé et mince de corps (comme la version 2015, par exemple). Là je trouve que l’équilibre optimum est atteint, avec un retour de la tourbe sous une forme plus pure, gourmand, joliment accompagnée de fruits, de fleurs et d’embruns. Le côté végétal est au second plan. Probablement la plus belle version du "BIG PEAT /Christmas" à ce jour, à mon avis, et un whisky tourbé de tout premier ordre. Comme une sorte de mini-PORT ELLEN (d'ailleurs il en contient une petite proportion) accessible à presque toutes les bourses. Un bain de tourbe parfumée des plus séduisants, et un tout simplement l'un des plus beaux whiskies tourbés dégustés ces dernières années. Indication de prix: Autour de 74 €, MdW & cavistes. Note finalement confirmée (après dégustation d'un sample): 97/100

ENGLISH NOTES: This pale gold color doesn"t give you any idea of how good this whisky is. The star anise, heady flowers notes are stunning, beautifully melted with the fruity, maritime notes, and delicate smoke as well. The balance is incredible as well, and the charm makes it an affordable "mini-PORT ELLEN" (it has some indeed, and it shows !) for sure. Don’t repeat it but I believe it’s probably the most beautiful « BIG PEAT/Christmas Edition" so far…Lovely star anise & citrus fruit, peat & ocean spray, smoke & green notes, with more oomph than the previous one…A gorgeous peat bath, I have to say & one of the best peated whiskies tasted these lasy years. Highest recommendation, love it ! Rating (finally confirmed): 97/100

 

 

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3/ WALSH Whiskey : Un négociant irlandais qui devient aussi un distillateur

When an Irish independent bottler becomes (also) a distiller: WALSH Whiskey

 

 

Spécial TWEET TASTING 2016 & 2017:

 

INTRODUCTION:

 

Présentation de la société WALSH Whiskey: WALSH est une société de négoce irlandaise née en 1999, fondée par Bernard Walsh et sa femme Rosemary, qui souhaitait recréer le whiskey irlandais à l’ancienne, de la fin du XIX ème siècle. Elle s’approvisionne auprès de plusieurs distilleries du pays (que ce soit en République d’Irlande ou en Irlande du Nord) afin d’alimenter les whiskeys de ses marques « The IRISHMAN » et « The WRITER’S TEARS ». Les whiskeys de cette société sont principalement distribués en France par « Whiskies du Monde », mais semble t’il, depuis peu, plus seulement. A suivre.

 

 

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La nouvelle distillerie de la famille WALSH, à Royal Oak, dans le comté de Carlow. Merci à la distillerie pour la photo.

 

 

Depuis 2016, elle a étendu son terrain d’action à la distillation, fondant la WALSH Whiskey Distillery à Royal Oak, dans le Sud-Est de la République d’Irlande, dans le comté de Carlow, une région riche en culture de l’orge. La distillerie n’a pas encore commercialisé son distillat, mais Greg’s Whisky Guide a eu la chance de le déguster pour vous, à l’occasion du premier des TWEET TASTINGS auxquels j’ai participé en 2016, et vous donne ses impressions ci-dessous. J’ai également pu participer à celui de cette année (toujours sous la houlette de Steve Rush, du blog The Whisky Wire, que je tiens à remercier ici, ainsi que la société Walsh Whiskey), ainsi qu’à déguster une édition limitée dans le cadre du salon Club-Expert Dugas. J’ai compilé toutes ces notes de dégustation ci-dessous :

ENGLISH SUMMARY : WALSH WHISKEY Distillery is an Irish Independent bottler now a distiller as well, since Bernard & Rosemary Walsh have started distilling last year (using triple-distillation). I had the chance to try their whiskies in several occasions such as whisky blogger’s « The Whisky Wire » Steve Rush’s « Tweet Tastings » (twice) in which I’ve been participating among other bloggers, and I had the privilege to try their new make. Thanks to Steve Rush & to Mr Walsh for the opportunity & the samples. You will find all my notes about WALSH Whiskeys below :

 

 

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WALSH Whiskey Tweet Tasting I (2016): Révélation du futur whiskey de la nouvelle distillerie. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 Special "TWEET TASTING" 2016:

Cette première dégustation en ligne à laquelle j'ai participé le 23/11/16 (sur inscription et après sélection, auprès du site web "The Whisky Wire" mené per Steve Rush) comprenait deux des références de la gamme permanente, plus une nouvelle, le "RED HEAD" de la marque WRITER'S TEARS, mais aussi le distillat pur tout droit sorti de la distillerie WALSH récemment construite, autant dire une exclusivité pour les bloggeurs, mais aussi, pour les internautes qui ont pu lire nos commentaires:

 

-“WRITER’S TEARS” version “COPPER POT” du négociant & distillateur WALSH Whiskey, triple-distilled, n.a.s., Edition 11/2016 (& 2017*), 40 % -Pot Still BLENDED WHISKEY:

* = Les notes de l’édition 2017 dégustée il y a peu étant vraiment proches, j’ai préféré fusionner les deux critiques.

A noter: Il s’agit d’un assemblage entre whiskey de type Single Pot Still (issu d’un assemblage à parts égales, le plus souvent, d’orge maltée et non maltée-parfois on y ajoute d’autres céréales comme de l’avoine, du blé ou du seigle) et de single malt en provenance (officieuse, de négoce) de la distillerie MIDLETON.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Suave, doux, bien vanillé et très fondu. Les esters sont à la fête, avec de belles notes de pommes, de poires, de banane et d’épices douces. Crumble aux céréales et à la pomme. Pointe de fleurs capiteuses au second plan. Bouche: Elle reprend les notes du nez, en confirmant une suavité manifeste sous la forme d’un fondu comme satiné. Caramel naturel (fudge, carambar), pommes, poires, banane mûre flambée au rhum, petite note végétale, sucré et doucereux. Impression de douceur sucrée qui s’évanouit un peu vite à cause du titrage trop faible (40 %). Ceci dit un whiskey bien agréable et facile d’accès. Tenue à la dilution: Correcte, mais à condition de ne pas ajouter trop d’eau. Conclusion: Une version très douce et une introduction aux whiskeys irlandais alternative aux entrées de gamme officielles chez JAMESON ou BUSHMILLS. Prix indicatif: Autour de 40/45 €, dans les boutiques hors taxe & certains cavistes.-Note confirmée: 84/100

ENGLISH NOTES : It is a blended whiskey made with some good proportion of Single Pot Still. Sweet, fruity, mostly estery-with pineapple, pear, banana-but also apple, fudge, it melts on the palate like satin. Sure this sweet whiskey disappears a bit too quickly on the palate (the low abv doesn’t help), but it is far from being unpleasant and is a nice & decent introduction to Irish whiskeys for those who are willing to discover something else than JAMESON or BUSHMILLS brands. Confirmed rating : 84/100

 

 

 

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-“The IRISHMAN” 12 ans, du négociant & distillateur WALSH Whiskey, triple-distilled, n.a.s., Edition 11/2016, non filtré à froid, 40 % -SINGLE MALT:

A noter: Il s’agit d’une version élevée en fûts de Bourbon de premier remplissage fortement brûlés, en provenance (officieuse, de négoce) de la distillerie MIDLETON. La production annuelle de cette version est de 6000 bouteilles.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Boisé brûlé, pommes cuites, fruits tropicaux. Un nez très lisse et indicateur d’un whisky très fondu, modérément fruité et vanillé. Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec un rien d’acidité, qui disparaît par la suite. Dominé par les esters (bonbon anglais, fruits exotiques dont de la goyave), mais sont aussi présentes des notes de pommes & de poire cuites, sur un lit de vanille assez discret. Petite note de bois brûlé, mais non dominante. Le whisky met du temps à s’ouvrir, car au début il est tellement léger & fondu qu’il est ressenti comme trop faible, la faute au titrage standard (40 %) aussi. Puis avec un certain temps d’aération il devient un peu plus expressif, sur « son versant Irish ». La pointe d’acidité demeure malgré tout, sans être trop forte. Note végétale également, difficile à définir. Tenue à la dilution: Il y a un léger mieux (au moment de la réaction chimique apportée par l’eau), qui permet de faire ressortir son fruité, puis cela retombe vite dans un fondu très fin. A ne pas ou peu diluer. Conclusion: Une version assez douce et malgré tout assez irlandaise, même si l’on est loin de l’expressivité des Single Pot Still de chez MIDLETON ou des 12, 16 et 21 ans de BUSHMILLS. Disons qu’avec le « COPPER POT », ce sont deux introductions en douceur dans l’univers du whisky irlandais. Prix indicatif: Autour de 70 €, dans les boutiques hors taxe & certains cavistes.-Note confirmée: 83/100

ENGLISH NOTES : It is a First fill Bourbon casks Single Malt whiskey using heavily charred casks and 6000 bottles of this expression have been produced. On the nose burnt wood, cooked apples & some tropical notes appear & of course some vanilla. The palate is dominated by esters (English liquorice all sorts, exotic fruit, but also cooked apples & pears with a hint of burnt wood). A bit acidic & shy, it needs some time (translate: some air) to shine and has also a few hard to define green notes. Don’t search for Single Pot Still power & expressivity here, it’s more a nice & sweet aperitive whiskey, another decent introduction to Irish whiskeys for a wide audience. Confirmed rating : 83/100

 

 

 

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-“WRITER’S TEARS” version “RED HEAD” du négociant & distillateur WALSH Whiskey, triple-distilled, n.a.s., Edition 11/2016 (& 2017*), Oloroso Sherry casks matured, non filtré à froid, 46 %, SINGLE MALT:

* = Les notes de l’édition 2017 dégustée il y a peu étant vraiment proches, j’ai préféré fusionner les deux critiques.

 A noter: Il s’agit d’un single malt en provenance (officieuse, de négoce) de la distillerie MIDLETON.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Très fondu et séduisant. Beaucoup de pommes & de poires cuites au chaudron, quelques agrumes confits (citrons) aussi mais au second plan, une pointe de cidre, et comme une note de pastèque en arrière-plan, en sus de vague notes de fruits rouges. Des épices douces également, avec une pointe de cannelle. L’on sent l’apport des fûts de sherry au distillat. Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec plus d’acuité, un rien d’acidité et un peu plus d’épices. Le sherry se marie très bien au distillat choisi. Les pommes (dont des pommes rouges), les poires et les traces de fruits rouges sont prises dans un fondu très agréable et avec un boisé délicat, un rien vanillé mais bien moins que dans la version « COPPER POT ». Les notes de fruits rouges demeurent ténues mais jouent bien leur rôle. C’est superbe. Tenue à la dilution: Plutôt bonne, mais ne pas beaucoup diluer. Une pointe d’orange et de raisins secs apparaissent alors pour complètent le tableau. Délicieux. Conclusion: Une version plus expressive et complexe que la version « COPPER POT », mais il faut être juste, l’un est un blend (certes irlandais, donc souvent riche et avec une part importante de Single Pot Still), l’autre est un single malt. Pour moi ce « RED HEAD » est avec le WRITERS TEAR’S « Cask Strength », les plus beaux whiskies de chez WALSH Whiskeys crées depuis le début, avec en un sus, pas loin derrière le dernier né The IRISH MAN Founder’s Reserve (version Marsala cask finish). Chaudement recommandé ! Prix indicatif: Autour de 50/60 €, dans les boutiques hors taxe, voire aussi quelques cavistes.-Note confirmée: 89/100

ENGLISH NOTES : This one is a single malt, not a blended whiskey-as it could be confused with the other WRITER’S TEARS bottling called « COPPER POT »-and is matured in Oloroso Sherry casks, and also bottled at 46 % (two other main differences with the « COPPER POT »). Quite seductive nose, with lots of patiently cauldron cooked apples (including red ones) & pears, some candied citrus fruit & in the background a hint of cider, a strange watermelon note, a hint of sweet spices, cinnamon & red fruit. On the palate, it has a slight acidic beginning & some spices, but then quickly finds its balance, to beautifully let the fruity notes (those cauldron cooked apples & pears) come through, within a softly vanilla background, displayed by nice delicate woody notes. Red fruit remains discrete, but have their say. With a few drops of water, some sultanas & a hint of orange appear to complete the scene. Delicious. More expressive & more complex than the « COPPER POT ». The most exciting expression from the range, along with the « CASK STRENGTH » expression & not very far, the new The IRISH MAN « Founder’s Reserve », I mean the Marsala cask finish one. Warmly recommended! Confirmed rating : 89/100

 

 

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-WALSH Whiskey, NEW MAKE, triple-distilled, n.a.s., Edition 11/2016, non réduit, 75,5 %, future single malt whiskey (Unaged NEW SPIRIT):

Couleur: Transparent, logiquement. Nez (sec) : Puissant, fruité et floral, un rien végétal aussi, prometteur. Prudence car le titrage est vraiment très élevé. Nez (dilué) : De la pomme verte apparaît, bien sûr pas mal d’esters (bonbon anglais, fruits exotiques, ananas et poire en tête), et de l’eau de vie de prune (comme souvent dans les New Make) en arrière-plan. Bouche (sans dilution): Elle reprend les notes du nez, mais est vraiment trop puissante sans eau. Intéressant à tenter, malgré tout, pour s’apercevoir de la puissance aromatique de ce futur whiskey ! Bouche (avec dilution conséquente) : Elle est très fine, très expressive et très prometteuse : Belle présence de notes de pommes vertes (Granny Smith), d’esters variés (fruités, floraux) et demeurant assez doux, mais également d’épices diverses (principalement du poivre de Sichouan et du gingembre, dirais-je). Conclusion: Une idée de ce que pourrait donner, dans 3 ans au moins, le nouveau whiskey de la distillerie WALSH. Un privilège de pouvoir déguster cela aussi (encore merci à Bernard). Une distillerie à suivre ! Prix indicatif: Hors commerce.-Très bon/Pas de note chiffrée (je n’en donne jamais pour les distillats purs de moins de 6 mois/1 an d’âge).

ENGLISH NOTES : This one is not a whisky yet, it is new make from the new family owned WALSH distillery. Yes, there is a real revival (or call it a new start) for Irish whiskey these days, with a lot of new distilleries soon in production or already beginning to distill, and a lot of new independent bottlers on the market as well.

But how does this WALSH Distillery spirit taste like ? Well as its abv is almost « stratospheric » (75,5 %), it is hard to enjoy it neat, it is powerful, expressive, showing nice green apples note and a lot of esters. Plump eau-de-vie (spirit) is here as usual often in new spirit, but I can tell this new spirit already has a lot of personality. With water, it is very nice refined spirit, with promissing fruity notes (green apples again, but also varied estery notes-exotic fruit, liquorice all sorts), amazingly yet sweet (remember it is triple distilled) and with complex spices (I would say Sichuan pepper & ginger mainly). Again I’m glad to have had the privilege to try it and I think it would probably be great in 3 years time (legal age). One to follow ! Rating : I do not rate unaged new spirit usually (esp. less than 6 months aged), but all I can say is that is « Very good » !

 

 

Parmi les dégustations du Salon Club-Expert DUGAS 2017:

 

-“WRITER’S TEARS” version “CASK STRENGTH”(brut de fût) du négociant & distillateur WALSH Whiskey, triple-distilled, n.a.s., Edition 2017, American oak casks (5280 bouteilles), non filtré à froid, 53 %, Pot Still BLENDED WHISKEY:

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Complexe, assez fondu : Beaucoup de vanille, de fruits confits & les mêmes cuits lentement au chaudron (pommes, poires), mais aussi une pointe de cerises au marasquin, quelques fruits exotiques (surtout du litchi) et des fleurs capiteuses au second plan (la rose en tête). Note de cire, de sucre glace, voire de loukoums. Bouche: Elle est très belle, très fondue, très fruitée et également florale, légèrement épicée, le tout sur un lit vanillé et ciré, mais discrètement. Elle reprend les subtiles notes du nez et les développe en douceur (on ne lui donne pas ses 53 %), avec des épices douces qui s’invitent tranquillement à la fête, sans rien déranger. C’est superbe. Tenue à la dilution: Correcte, pourvu qu’on y ajoute que peu d’eau, mais franchement pour moi dans ce cas, la dilution n’est pas nécessaire. Conclusion: Un très joli whiskey, très agréable, pas seulement en fin de repas. Un léger manque de puissance (malgré le titrage à 53 %) m’empêche de lui donner une note plus élevée, mais sinon c’est vraiment un beau whiskey, très bien assemblé, et en plus bien présenté, une belle proposition de la société WALSH, et pour le moment celle qui atteint la note chiffrée la plus élevée. Prix indicatif: Autour de 130 €, dans les boutiques hors taxe, voire aussi quelques cavistes. -Note confirmée: 93,5/100

ENGLISH NOTES : I had the chance to try this expression (and take a wee sample at a French professional show called Salon Club-Expert DUGAS in october 2017), so I’m glad to give you my confirmed point of view about it : Complex on the nose, and with melted scents & flavours, it has the Walsh trademark (a lot of cooked apples & a dreamy softness), but also some nice marasquino cherries, esters showcasing exotic fruit ahead (with an amazing lychee note), heady flowers (rose ahead), some wax & turkish delights as well ! Vanilla and some wax are the bed upon which the flowers and mostly the fruit stand, and it is very subtly displayed, with an amazing rounded mouthfeel for a 53 % abv (frankly it doesn’t show more than 46 % on the palate). Don’t add too much water to this one (or even none will be better in my opinion), please, as it is fragile & already soft at this abv (a certain lack of power even prevent me for rating it higher, but it’s not a big deal…). A beautifully crafted gorgeous Irish whiskey, a really nice proposal from WALSH whiskey distillery, and a limited edition, so grap it while you can ! Confirmed rating : 93,5/100

 

 

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Special "TWEET TASTING" 2017:

 

Il s'agit de la deuxième participation de GREG'S WHISKY GUIDE à cette dégustation en ligne consacrée aux whiskeys irlandais de la société WALSH Whiskeys, et elle a eu lieu le 06/12/17 (dans les même conditions que pour la première session). Cette session comprenait à nouveau deux références dégustées l'an dernier, les WRITER'S TEARS  "COPPER POT" et "RED HEAD" (s.v.p. voir donc à la session 2016 pour mes notes de dégustation), ainsi que deux versions différentes de "THE IRISHMAN"', dont une nouvelle avec affinage au Marsala:

 

 

 

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WALSH Whiskey Tweet Tasting I (2016): La surprise cette fois viendra du "Founder's Reserve" affiné en fûts de Marsala, un régal.

Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-“The IRISHMAN” version “CASK STRENGTH” (brut de fût), n.a.s., Edition 2017, du négociant & distillateur WALSH Whiskey, triple-distilled, First fill Bourbon casks (3150 bouteilles), 54 % BLENDED WHISKEY (Single malt & Single Pot Still):

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Puissant, huileux, assez doux malgré tout, avec des notes de cire, puis un coté aigre-doux, des fruits rouges (groseille y compris, d’où l’acidité, un caractère un peu oxydatif), de l’huile de lin, un peu de bois vert, des épices douces, des épices de Noël & un caractère pâtissier sous-jacent évoquant un gâteau de Noël alsacien (Stölen). Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec un caractère d’abord huileux, puis devenant plus sec. Des esters se mêlent aux notes fruits rouges, des pommes rouges, des épices douces, le tout avec une douceur qui étonne pour 54 % (mais l’on est en Irlande, pas en Ecosse, et rappelons que l’on est « en mode » triple-distillation). Tenue à la dilution: Plutôt bonne, elle n’est pas pour autant indispensable. Quelques gouttes d’eau apporteront un petit réveil des épices, mais également une fusion plus grande des autres notes. Conclusion: Une édition plutôt réussie, assez expressive et complexe. Prix indicatif: n.c., à venir dans les boutiques hors taxe, voire aussi quelques cavistes.-Note confirmée: 89,5/100

ENGLISH NOTES : This one and the following were part of the most recent (December, 6) « Tweet Tasting » provided on Twitter by Steve Rush from « The Whisky Wire » blog. A powerful, oily, waxy whisky, but also with a bit sweet & sour fruity notes (red fruit including acidic redcurrant notes), hint of linen oil, green wood, sweet spices, Christmas spices (even an East France Christmas cake called « Stölen »). The palate is a bit more dry than expected, esters & red fruit have a nice interplay together, then some red apples take the lead, while sweet spices structure all these notes. It is sweet once again for a 54 % abv (water brings more sweet spices and more melting of the varied flavours, but is not mandatory). A complex and well done expression. Confirmed rating : 89,5/100

 

 

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-“The IRISHMAN” version «FOUNDER’S RESERVE », édition limitée 2017, “MARSALA CASK FINISH”(12 mois d’affinage) du négociant & distillateur WALSH Whiskey, triple-distilled, n.a.s., 46 % (BLENDED WHISKEY, à 70 % de Single Malt et 30 % de Single Pot Still):

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire légèrement ambrés. Nez: D’abord très légèrement soufré (cf l’affinage), puis assez vite à la fois fondu et sucré, très fruité, avec de délicieuses notes de raisins secs macérés dans l’alcool (le Marsala joue pleinement son rôle), il est très séduisant. Bouche: Elle reprend les notes du nez, en une redoutable combinaison fruité, florale, légèrement boisée, ni vineuse, ni sèche, avec de belles notes de fruits secs en prime (raisins secs, dattes & pruneaux fourrés à la pâte d’amande), avec un beau toucher en bouche. Tenue à la dilution: Excellente, à petite dose, la bouche devenant plus douce, mais demeurant très belle, avec des notes supplémentaires de prune et de chocolat suisse. Conclusion: Une très jolie addition à la gamme, et, que j’espère pérenne ! Prix indicatif: n.c., mais bientôt disponible en France.-Note confirmée: 90,5/100

ENGLISH NOTES : This one & the previous one were part of the most recent (December, 6) « Tweet Tasting » provided on Twitter by Steve Rush from « The Whisky Wire » blog. After some slightly sulfury notes (no big deal), the nose starts to express the richness of this version : It’s all about fruit & pastry here. Sugary, with some delicious sultanas that have spent some time in alcohol, Marsala playing well the treat, it is very seductive ! On the palate this impressive floral, fruity, pastry, softly woody, neither winey nor dry combination (very well done, I have to say !) works terrificly well, with beautiful dried fruit notes as a bonus (all kinds of raisins & sultanas, almond paste stuffed dates & prune). The sensation on the tongue is….simply awesome. With a few drops or water (don’t add too much water on this one), the palate gets sweeter, and additional plump & Swiss chocolate notes are coming through….mhm ! A really very nice addition to the core range, that I hope will stay for a long time ! Confirmed rating : 90,5/100

 

 

 

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4/ QUELQUES NOTES DE DEGUSTATION INEDITES DE PLUS:

 

(A FEW MORE UNRELEASED TASTING NOTES)

 

 

 

 -CHIVAS REGAL « EXTRA », n.a.s. (sans compte d’âge), Edition 2017, 40 %, BLENDED WHISKY/ECOSSE:

A Noter : Il s’agit d’une version sans compte d’âge dont une partie significative des fûts de single malts a été élevée dans des fûts de sherry.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Fin, un peu beurré, malté, assez boisé, vanillé, avec des notes végétales et herbacées, quelques esters, devenant de plus en plus chocolaté-avec une note de noisette en plus-avec l’aération (note de Toblerone). Plutôt atypique pour un CHIVAS REGAL. Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec moins de fondu et de complexité que le 12 ans d’âge, et un côté « wood technology » (avec brûlage intense des fûts) un peu agaçant. Il ressemble en cela a bien d’autres whiskies de notre époque, qu’ils soient des blended whiskies ou des single malts. Avec le temps et lors de la deuxième dégustation, le profil devient plus classique, et marqué par le sherry, avec des notes de noisettes, d’épices douces, d’ovomaltine et de caramel (en partie naturel, en partie artificiel). Tenue à la dilution: Un peu d’eau apporte des notes de fruits secs (raisins), mais aussi un côté herbacé et boisé qui évoque plusieurs GLENFIDDICH, quelque part entre le boisé-chocolaté du 15 ans d’âge et le caractère herbacé et épicé du « Malt Master’s Edition ». Ne pas trop diluer sous réserve de voir apparaître des notes un rien savonneuses. L’équilibre ici est fragile. Conclusion: Une version vraiment particulière de CHIVAS REGAL, que je ne suis pas sûr de préférer au 12 ans d’âge (en plus il est presque deux fois plus cher !), et encore moins au 18 ans d’âge, qui boxe déjà dans une autre catégorie. Prix indicatif: Entre 40 et 50 €, cavistes, voire certaines grandes surfaces.-Note confirmée: 79/100

ENGLISH NOTES : This new addition to the core range is a bit disturbing, with some wood technology obviously involved (with some heavily charred casks), and more sherry casks than in the usual 12 y.o. expression. The bad thing is I don’t recognize the blend’s house style & I can tell how much natural the caramel notes are…and how much E150a it has. I have to say that is less complex than the 12 y.o. The good thing is that the sherry casks let the chocolaty & nutty side of the blending shine more (plus gives some ovaltine & sweet spices notes). Strangely the apparition of green, herbal & spicy notes makes it taste a bit like some GLENFIDDICH (somewhere between the 15 y.o. & the « Malt Master’s Edition »). Frankly I’m not sure to prefer this towards the 12 y.o. & of course towards the 18 y.o. which has almost the same price but is for sure in another league. Confirmed rating : 79/100

 

 

 

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-LINDRUM 12 ans, Edition 2017, 43 %, BLENDED MALT, ECOSSE/Affinage en FRANCE :

A Noter : LINDRUM signifie en gaélique « Colline au vent glacial ». Il s’agit d’un assemblage de négoce anonyme constitué de 12 single malts écossais de provenance variée (70 % de la région du Speyside, 24 % des Highlands et 6 % d’Islay). L’assemblage a ensuite été affiné durant 12 mois dans des fûts de vin de Loupiac du Château de Ricaud. Ce whisky serait produit depuis 25 ans. Merci à Luc pour le sample !

Couleur: Vieil or. Nez: Complexe, plutôt fin, très fondu, avec une pointe de tourbe émergeant peu à peu, des notes fruitées (fruits confits, fruits mûrs variés), réglisse, épices, de petites traces de fruits rouges, une vague trace vineuse, un certain boisé et des notes de noix. Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec toujours un bon fondu des saveurs, de la réglisse, divers fruits bien mûrs, une légère tannicité qui se fait un peu plus présente, un côté alcooleux aussi à la première dégustation, mais qui disparaît lors des dégustations suivantes, tandis qu’une petite acidité revient. La fumée de tourbe est modérée, mais elle prend un peu plus de place à la longue. Tenue à la dilution: Correcte, mais ne pas ajouter trop d’eau. Conclusion: Au positif, un blended malt plutôt bien conçu, je dois dire, mais au négatif, si l’on cherche la petite bête, une personnalité plutôt fade, à la longue, et l’apport de fûts de Loupiac n’y change guère quelque chose (comme pour d’autres whiskies affinés en France, il semble que l’obsession de « faire terroir » au travers de l’usage de fûts ayant contenu du vin, est en train de devenir systématique, mais que la maîtrise de ceux-ci reste l’apanage de très peu de professionnels. A méditer. Un whisky cependant très correct si vous le trouvez en fourchette basse. Prix indicatif: Autour de 40 à 50 €, en VPC ou chez certains cavistes.-Note confirmée: 86/100

ENGLISH NOTES : This is an undisclosed Scottish blended malt finished a year long in a French sweet white wine called « Loupiac ». This is rather a complex whisky with 12 single malts from 3 areas, 70 % coming from Speyside, 24 % from the Highlands and finally 6 % from Islay. This is moderately smoky, with notes of candied fruit & ripe fruit, liquorice, a hint of winey notes, some walnut as well and moderate wood notes. A tad acidic & tannic at the beginning, a bit heady as well, it gets more balanced with some air but not necessarily with water. This is a really decent whisky, but at the second tasting I begun to find it a bit boring, I don’t know why ? Maybe a certain lack of personality, maybe the poor influence of the French finish (Loupiac can be a beautiful, but why use it if it doesn’t enhance enough your whisky ? A French recent trend it seems (to pretend the whisky has a « terroir » because it uses a terroir of another kind of spirit…). Despite these doubts, I will say that it is a good whisky if you can find it at 40 rather than 50 €. Confirmed rating : 86/100

 

 

 

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-« (D’UN) VERRE PRINTANIER », n.a.s. (assemblage de fûts de 4 à 6 ans-distillerie GRALLET-DUPIC), emb. du négociant français Benjamin KUENTZ, 2 ème édition 2017 (bientôt en vente), lot 317 (2000 bouteilles), 46 % :

Couleur: Vin Muscadet (très clair, synonyme de peu d’extraction et de jeunesse). Nez: Relativement complexe pour un jeune whisky. D’abord marqué par les esters (bonbon anglais acidulés, fruits exotiques, mais aussi des notes d’eau-de-vie de poire, peut être aussi un rien de pommes Granny Smith), mais aussi par de belles notes de pâte d’amandes, du miel d’acacia (léger) et diverses plantes aromatiques & herbes fraîches. Bouche: Complexe et assez équilibrée, elle reprend fidèlement les notes du nez, autour des esters, en demeurant assez légère, et par moments un rien cartonneuse. Cette sensation est heureusement tempérée par un fruité assez net sur les agrumes et les notes d’eau-de-vie de poire. Demeure encore un peu vert (jeune). Tenue à la dilution: Plutôt bonne, mais à petite dose, s.v.p., qui permet de réveiller les saveurs sans ramener de notes désagréables. Conclusion: Une version me semble t’il supérieure à la précédente (notée 77/100), encourageante. Prix indicatif: Probablement autour de 55/65 €, bientôt disponible, lorsque le précédent batch sera épuisé.-Note confirmée: 83,5/100

ENGLISH NOTES : This is the new batch of « (OF A) SPRINGTIME GLASS »-I hope this translation from French stays faithful to the originial !-one of the two first available expressions from new French independent bottler Benjamin KUENTZ. This batch isn’t so different compared to the previous one, but I think it has a bit more oomph and focus on expressivity than the previous one (rated 77/100), that’s why it is rated more generously. Esters dominate here, with a kind of complexity (pear eau-de-vie, acidulous liquorice all sorts, probably some green apples as well, exotic fruit) and other notes as well (acacia honey, almond paste, diverse aromatic plants (it is also a bit green-means still young), some acacia honey as well, some citrus fruit and manages to remain fresh despite a slight cardboardy note. Don’t add too much water on this one if you don’t want this note to be stronger. Conclusion : A fresh & green (this time meaning for spring !) single malt. Confirmed rating : 83,5/100

 

 

 

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-« FIN DE PARTIE », n.a.s. (assemblage de fûts de 4 à 9 ans-distillerie GRALLET-DUPIC), emb. du négociant français Benjamin KUENTZ, 2 ème édition 2017 (bientôt en vente), lot 217 (1500 bouteilles), 46 % :

A Noter : Pour cette version, des fûts un peu plus âgés ont été choisis pour apporter plus de profondeur,ainsi que des fûts de différentes sortes, incluant des fûts neufs, des fûts ayant contenu du Bourbon, ainsi que des fûts ayant contenu du Sherry Oloroso (avec plusieurs remplissages pour les 2 derniers types de fûts).

Couleur: Vin Muscadet, aux reflets légèrement dorés. Nez: Complexe, avec des esters atténués par rapport à « D’UN VERRE PRINTANIER », de la cire (mêlée d’un rien de pâte d’amandes), du miel & des fruits mûrs. Bouche : Les esters sont là, modérés et liés aux notes de fruits mûrs, du miel toutes fleurs, des agrumes (confits) également, des épices douces, des herbes sauvages, évoluant vers un côté presque CLYNELISH, un rien modernisé. Tenue à la dilution: Quelques gouttes d’eau apportent un joli effet fruité, une pointe de guimauve (retours d’esters trahissant aussi une relative jeunesse du distillat, mais aussi une belle expressivité). Conclusion: Un lot de qualité, et un assemblage me semble t’il plus abouti que le premier batch déjà pas inintéressant (noté 79/100). Un single malt de caractère, relativement puissant, bien assemblé (eh oui, cher lecteur, hormis les single-casks, tous les whiskies sont la somme d’un assemblage avec quelqu’un « aux manettes » pour impulser de la personnalité dans son whisky, et cela fait plaisir lorsque l’on en perçoit une qui sait ou elle va. Bien joué, Benjamin !). Prix indicatif: Probablement autour de 55/65 €, bientôt disponible, lorsque le précédent batch sera épuisé.-Note confirmée: 85/100

ENGLISH NOTES : This is the new batch of « PARTY END », one of the two first available expressions from new French independent bottler Benjamin KUENTZ. This batch seem to focus more than previously on a complex & rich profile (also more than the other expression called something like « (OF A) SPRINGTIME GLASS »-this is translated from French, so wee changes may occur). A bit as a modern CLYNELISH, it displays pleasant waxy notes, honey (here an « all flowers » one), candied citrus fruit, wild herbs & some spices (though they are much sweeter than in state of the art CLYNELISHes). Ripe fruit are then quickly coming through, as well as nice but moderate estery notes that will be enhanced if you add a few drops of water. Marshmallow notes appear as well with water, making it more expressive. It still seem a bit young, but it is more accomplished than the other expression, using casks from different ages and combinating well its different components to create a powerful single malt, but in a way it is made as if it was a blended whisky. This approach shows also the personality of its creator, who seems to know exactly where he is going, which is really promising. Confirmed rating : 85/100

 

 

 

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-« Lp 8 » (un LAPHROAIG), Edition 2017 (millésime 1998), du négociant ELIXIR Distillers (The Speciality Drinks Ltd), gamme « ELEMENTS OF ISLAY », assemblage de 3 ex-Madeira casks, Cask strength, 53,5 %, SINGLE MALT/ECOSSAIS :

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire un rien orangés. Nez: Capiteux, avec la fumée de tourbe au second plan, et des fruits & des pâtisseries au premier ! Très belle gelée de fruits rouges & jaunes, coing confit, oranges sanguines, abricots & raisins secs, figues, pruneaux, et beaucoup d’esters rappelant un rye whiskey. Superbe ! Bouche: Elle reprend fidèlement les notes du nez, avec un tandem redoutable fruité/fumé dans lequel les fruits jouent un rôle moteur, sous une forme liquide comme confiturée (forte influence des fûts de Madère), et un caractère clairement pâtissier (entre gâteau de Noël alsacien-le Stölen-et tarte aux fruits variés façon tatin). Quelques épices douces et parfumées (cannelle, muscade), Le corps du whisky devient un peu plus mince lors des dégustations suivantes, et la tourbe un peu plus médicinale, mais j’adore ce profil généreux et très expressif. Tenue à la dilution: Plutôt bonne, à la condition de ne vraiment rajouter que quelques gouttes. Elle apportera alors souplesse aux notes fruitées et finesse aux notes fumées, mais avec un peu plus d’eau des notes vineuses apparaissent, risquant de déséquilibrer le whisky. Personnellement, j’ai apprécié davantage de déguster ce whisky sec. Conclusion: Il est rare de voir un LAPHROAIG affiné ou élevé (comme ici) dans des fûts de Madère, c’est assez risqué. Or ce whisky est délicieux, d’un équilibre assez fabuleux, à la fois médicinal, floral, généreusement fruité et subtilement épicé, c’est un single malt dense et complet, de premier ordre ! Prix indicatif: 185 €, cavistes spécialisés, mais probablement déjà épuisé à l’heure ou je publie ces lignes. Merci encore à ELIXIR Distillers pour le sample...-Note confirmée: 93,5/100

ENGLISH NOTES : This fantastic whisky is an incredible and unusual blend of 3 ex-Madeira casks (which can be risky) that provides on the nose subtle & rich fruity notes & partly medicinal smoke. On the palate it is very generous and as rich as the nose promises. It is as you were standing in a French pastry, hesitating (or in fact having both) between a tatin pie (with caramelized apples), a fruit pie (with blood oranges, apricots, candied quince, red fruit, and a dried fruit Christmas assortment, or even a Christmas French cake from the Alsacian area. Add a few « Christmas spices » (cinnamon, nutmeg), make it taste a bit like a Rye whiskey (there are plenty of esters as well here), and gently smoke it ! With a bit time, the medicinal side grows a bit, but the balance between fruit & peat smoke is great all the way. I wouldn’t advise to add water on this one, it could unbalance it a bit. It is great as it is, and delicious... A stunner for sure ! Grab it if you manage to find one (it is getting rare). Confirmed rating : 93,5/100

 

 

 

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-PORT ASKAIG 15 ans « SHERRY CASK » (un BUNNAHABHAIN), Edition 2017, du négociant ELIXIR Distillers (The Speciality Drinks Ltd), gamme « ELEMENTS OF ISLAY », 45,8 %, SINGLE MALT/ECOSSAIS :

A Noter : Il s’agit d’un assemblage de fûts du millésimes 1997-très tourbé, à 20 %- & de fûts du millésime 2001, à 80 %-plutôt fruité, tous de Sherry de premier remplissage. 5000 bouteilles de cette version ont été produites.

Couleur: Vieil or. Nez: Discret, fin, subtil, avec un corps relativement mince, de fines et jolies notes de fruits rouges issues de l’élevage en fûts de sherry (cerises au marasquin, fraises, groseilles), et discrètement fumé. Pointe de fleurs capiteuses. Bouche: Elle reprend fidèlement les notes du nez, avec finesse & équilibre, en alliant une belle fumée de tourbe aux notes fruitées issues du sherry. Le corps de ce whisky est relativement mince, ce qui est un peu frustrant, mais vraiment très joli & sexy ! Tenue à la dilution: Bonne, à la condition de n’utiliser que très peu d’eau. L’eau assouplit les notes fruitées & lisse son caractère tourbé. En fait son titrage est parfait tel quel. Conclusion: Une belle et subtile variation du même thème tourbé, fumé, ici en version fruitée. Chaudement recommandé. Prix indicatif: 125 €, MdW & cavistes spécialisés. Merci encore à ELIXIR Distillers pour le sample...-Note confirmée: 92,5/100

ENGLISH NOTES : This one is a new expression matured in Sherry casks, and still peated & smoky, from another distillery than for the 8 y.o. or the « 100 Proof » expressions. This is about subtle peat, refinement, gentle smoke wrapped in a red fruit basket (marasquino cherries, strawberries & redcurrant). This is not a Sherry monster, but rather closer to a mix of Lapsang Souchong tea & red fruit infusion….but with alcohol ! Some nice heady flowers complete the scene, and softly ashy peat making it even sexier. A few drops of water (not much is needed here, I would personally even not dilute it) will makes the fruity notes rounder & softens its smoky side. Conclusion : A beautiful & subtle variation on a peated theme, with nice red fruit notes on top of it, and it’s a treat. Warmly recommended. Confirmed rating : 92,5/100

 

 


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Et enfin, last but not least:

-LE WHISKY MYSTERE !.....Pour mieux célébrer Noël:

 -THE MYSTERIOUS WHISKY!....A tasting note to celebrate Christmas:

 

 

 

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La solution:

J’ai eu la chance de découvrir ce whisky récemment (là il s’agit de l’édition 2016, mais il existe une édition 2017), une édition limitée (la première) destinée à être proposée chaque année à la distillerie. Il s’agit d’une version réservée aux visiteurs de la distillerie. Hélas, il est impossible de s’en procurer à distance pour un résident non américain. Je remercie d’autant plus la distillerie de son généreux échantillon si joliment présenté dans sa petite boîte en bois, telle une cabane de Noël, merci Matt !

 

 

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 Chez WESTLAND, l'on ne fait pas les choses à moitié lorsque l'on envoie un échantillon... Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-WESTLAND « WINTER », Edition exclusive pour la distillerie, Batch de l’année 2016, 3 ans d’âge, 2400 bouteilles, 50 %, SINGLE MALT/ETATS-UNIS:

A Noter : Il s’agit d’un assemblage de 9 fûts, soit 6 fûts ayant contenu du Bourbon, 1 fût ayant contenu du Sherry de type Oloroso, 1 fût neuf (New American Oak), et enfin 1 fût américain de premier remplissage & fortement tourbé (au total, 21 % du contenu est tourbé).

Couleur: Vieil or. Nez: A la fois dense et léger, ne faisant pas son titrage. Complexe, très fin, boisé, légèrement tourbé. L’accent porté sur la précision des notes de caractère céréalier et malté rappelle un peu le single malt AMRUT dans sa version non tourbée. Très élégant. Bouche: Très fine et complexe, elle a beaucoup de classe et son assemblage est remarquable. Le palais présente de beaux esters (bonbon anglais, fruits exotiques), mais pas seulement. Il comporte aussi des fruits compotés (pommes, poires), des fleurs sauvages, une pointe de sherry (fruits rouges), des épices douces (un bouquet dont l’on a du mal à détacher une des épices en particulier), puis la fumée de tourbe vient souligner les autres notes en toute fin et aussi en rétro-olfaction, ajoutant une dimension supplémentaire. C’est splendide ! Tenue à la dilution: Bonne, si l’on procède avec parcimonie (l’eau souligne les esters et les épices), mais ne pas trop diluer. Personnellement je le trouve parfait à 50 %. Conclusion: Une version limitée, rare, et de premier ordre…L’équilibre des saveurs est parfait, et je pèse mes mots (ce whisky obtient 10/10 en indice qualitatif d’équilibre). J’aimerais beaucoup qu’elle soit un jour ajoutée à la gamme régulière, ou du moins disponible en France. Prix indicatif: n.c., disponible uniquement à la distillerie.-Note confirmée: 94/100

ENGLISH NOTES : This is a limited edition that celebrates winter and is supposed to be released each year. In fact it is the very first one ! Very impressive, this complex & subtle whisky combines the best of the distillery core range expression, with a little bit of esters (liquorice all sorts, exotic fruit), a little bit of wood, nice cereal & malted barley notes, varied fruits (even stewed apples), wild flowers, a wee touch of sherry, and a very subtle (discrete but distinct) hint of peat smoke that comes as an underline the other flavours at the very end of the palate. The balance here is perfect (this whisky gets 10/10 on the balance criteria, which is rare), and the 50 % abv doesn’t even show (some wee drops of water may sweeten things, but I prefer to have it neat). Serenity, complexity & refinement in whisky, in the U.S.A., yes, it can be ! I really hope something like that will some day enter the core range, or at least be available in France, because it is really stunning. Congrats, Matt & again a big thank you for the sample! Availability : Only at the distillery. No price tag available. Confirmed rating : 94/100

 

 

 

 

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 Les détails de la composition de cette édition très spéciale et à mon avis exceptionnelle. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

 CONCLUSION: 

 

Et voilà, comme c'est probablement la derrnière ou avant dernière publication de l'année, j'en profite pour vous souhaiter de JOYEUSES FETES DE FIN D'ANNEE à tous et à toutes!

Parmi les prochains sujets à venir en 2018, je vous proposerais un Spécial CANADA, à partir d'un certain nombre d'échantillons, mais aussi de bouteilles de ma collection, et certainement dès que possible quelque chose de plus important qu'auparavant sur l'assemblage en général, et des les blended whiskies en particulier. Il y aura aussi un Spécial PAYS-BAS. Par ailleurs au fur et à mesure de la progression de mes projets personnels, je vous parlerais de l'évolution du site, et de son éventuelle transformation plus en profondeur, si d'aventure certains projets à vocation professionnelle aboutissent en 2018 ou 2019. En attendant, bonne lecture, et côté consommation d'alcool, faites vous plaisir pendant ces fêtes, mais avec modération, et en ayant si possible à l'esprit la devise "consommez moins, mais consommez mieux"!

 

 

 

 

Editorial No 25

 

EDITORIAL No 25 :

 

 

Première Edition/1st Edition: 25/10/2017

Mise à jour/Update: 16/11/2017

 

 

 

 

Mon Nouvel EDITORIAL, avec au sommaire:

My new Editorial, with the summary:

 

 

-Sélection de Nouvelles importantes...

Selected Breaking News...

 

-Le Whisky du Mois / Coup de Coeur abordable recommandé

Whisky of the Month / Recommended affordable Favorite

 

-Un bref reportage sur le salon professionnel Club-Expert Dugas 2017

A brief report about a professional show called Club-Expert Dugas

 

 

-D'autres Notes de Dégustation... (il en reste 2 à publier dans ce sujet-des rhums)

 

Other Tasting Notes... (still 2 tasting notes to publish-rums)

 

 

 

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AVANT-PROPOS SUR LE SITE/FOREWORD :

 

Le site GREG'S WHISKY GUIDE va changer, je ne peux vous annoncer de suite en quoi exactement encore (surprise), j'y travaille, mais c'est pour bientôt. En attendant, le premier changement sera une nouvelle formule d'EDITORIAL, afin qu'elle colle mieux à son nom, c'est à dire certes vous fournir des notes de dégustation (avec une partie bilingue), mais aussi de brèves nouvelles sélectionnées comme étant significatives et principales, voire un point de vue le cas échéant. Voici un premier numéro encore en formule expérimentale...

ENGLISH SUMMARY: My website is going to change soon. How much & how exactly is part of part of the surprise. For now the first change for this section is that it will murge tasting notes (with a bilingual part) & brief news, plus my point of view on some, and so this is the first experimental number.

 

INTRODUCTION:

 

Une rentrée 2017 chargée et comportant "la nouvelle du siècle", si j'ose dire, côté whisky, avec l'annonce par son propriétaire DIAGEO de la réouverture de ses deux distilleries fermées les plus mythiques (et spéculatives) à savoir PORT ELLEN et BRORA, ce pour « la modique somme » de 35 millions de £ (soit environ 40 millions d’euros). L’objectif affiché de DIAGEO est de produire 800 000 litres d’alcool pur par an pour chacune des 2 distilleries, et de les mettre en valeur en utilisant des méthodes de production les plus traditionnelles possibles, chais traditionnels et mise en fût sur site inclus. Le whisky produit sera moyennement tourbé. Un centre d’accueil permettra aussi de recevoir le public désireux de connaître l’histoire de ces distilleries et celle de leur environnement touristique.

Cette annonce a été suivie d'une autre, celle de la prochaine réouverture de la distillerie ROSEBANK, cette fois par une autre société, celle du négociant Ian MacLEOD.

Une semaine seulement après le salon public "Whisky Live Paris 2017" (NDLR: « pas de pitié pour les papilles » !) s'ouvrait un autre salon, non loin de là, au Musée des Arts Forains, le salon "Club-Expert DUGAS". Vous verrez ci-dessous un bref reportage incluant quelques notes de dégustation. Là encore, d'autres sont à venir (au moins 7), et elles y seront intégrées au fur et à mesure de leur dégustation.

ENGLISH SUMMARY: Busy times now, with « the deal of the century », the reopening of PORT ELLEN & BRORA distilleries, and, as a bonus, the same for ROSEBANK distillery !

Also, only one week only after the “Whisky Live Paris”, there was in Paris the "Salon CLUB-EXPERT DUGAS", so, “no mercy for the tastebuds” ! Seriously, you will see my report including some tasting notes, and others to follow (at least 7).

 

 

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NOUVELLES A RETENIR / MAIN BRIEF NEWS :

 

-Réouverture de 3 distilleries écossaises fermées, contre toute attente, deux via le groupe Diageo (PORT ELLEN, BRORA) et une par le négociant Ian MacLEOD (ROSEBANK):

La distillerie de l'île d'Islay PORT ELLEN fut créée en 1824 et fut la première à disposer d'un coffre à alcool, mais aussi à exporter aux Etats-Unis ! Elle fut fermée de 1967 à 1969, puis de nouveau en 1983, ses installations en partie démontées, mais pas toutes, une partie des bâtiments servant de malterie pour les autres distilleries de l'île, et le stock de whisky PORT ELLEN soigneusement conservé et mis en bouteille d'abord sous la gamme des "Rare Malts Selection" (2000, 2002), puis régulièrement dans celle des "Special Releases", éditions limitées lancées en 2001 et encore produites aujourd'hui...Le whisky étant vendu à un âge bien plus important qu'à l'époque de pleine production (37 ans pour la 17 ème édition, 1979-2017, 2988 bouteilles, 51 %, 3000 € environ). L’objectif affiché de Diageo est de produire 800 000 litres d’alcool pur par an pour chacune des 2 distilleries, en débutant la distillation en 2020.

Pour plus d'informations sur l'histoire de la distillerie PORT ELLEN, mes notes de dégustation disponibles sur le site (pas toutes car j'ai dégusté à ce jour 35 versions différentes, 8 officielles, 27 de négoce), voir la page spéciale qui lui est consacrée:

PORT ELLEN Story

 

L’avis de GREG’S WHISKY GUIDE : PORT ELLEN est ma distillerie de whisky préférée, aussi je ne peux qu’être ému par cette nouvelle et m’en réjouir. Cependant, comme d’autres bloggeurs & amateurs de cette distillerie mythique, je m’interroge sur la motivation du propriétaire et sur des contingences bien pratiques pour le consommateur que je suis également: Comme toute tentative de reconstruction partielle ou totale de distillerie et re-re-création du distillat d’origine d’avant la fermeture, elle ne peut être identique, car les matières premières, une partie des installations, le chauffage des alambics, la qualité voire le type de fûts ont changé. De plus, on en parle rarement, mais le savoir-faire (si le choix est fait de ne pas tout automatiser) ancien n’est pas toujours évident à retrouver, des opérateurs sont certainement partis à la retraite, etc….Donc même si la volonté de Diageo est de refaire la distillerie « à l’identique », elle produira forcément un distillat un minimum différent, et il ne faudra pas chercher à les comparer, je pense, sous peine d’être déçu. N’ayant jamais eu la chance de déguster certaines versions de négoce de 12 ans d’âge de collection, la comparaison sera forcément faussée pour moi, mais ce n’est pas grave.

D’autres questions se posent tout aussi fortement: A quel âge va-t-on choisir de mettre en bouteille le nouveau whisky, compte tenu du prestige des versions de plus de 20 ou 30 ans ? Un 3 ans d’âge (le minimum légal) satisfera t’il le public ? N’est ce pas trop tôt ? Je vois mal un single malt produit avant 10 à 12 ans d’âge, mais je peux me tromper. L’autre question évidente, c’est celle du prix…Quand on sait que les versions officielles âgées en vente de nos jours sont à plusieurs milliers d’euros, l’on voit mal un nouveau PORT ELLEN à moins de 150 ou 200 €. Mais je peux me tromper.

Ensuite, si je voulais être cynique, je serais tenté de penser que la raison de ces deux réouvertures est peut être liée au fait (très vraisemblable par ailleurs) que nous arrivons vite à la fin du stock de fûts de PORT ELLEN (et pas loin aussi pour BRORA), et qu’il va y avoir un manque à gagner pour leur propriétaire (faites le calcul vous-même, entre les quelques 3000–pour PORT ELLEN-à 5000-pour BRORA bouteilles vendues par an et leur prix !), mais je pense qu’il y a aussi un pari certes risqué sur l'avenir, mais pas tant que cela, car soigneusement calculé comme tout investissement important par des experts en économie consultés sans nul doute au préalable par le groupe, soyez-en sûrs….Cela est tout de même loin des clichés catastrophiques sur le Brexit largement diffusés dans la presse "mainstream". En tout cas pour revenir au whisky proprement dit, espérons que le pari sera tenu et la qualité (mais aussi le style unique de PORT ELLEN et de BRORA) sera satisfaisante pour les amateurs de ces distilleries, voire au delà.

 

 

 

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GREG’S WHISKY GUIDE OPINION: PORT ELLEN is my favorite distillery, so it's re-opening is rather an emotional shock, like for many others. Founded in 1824, it was the first Scottish distillery to have a spirit safe. It was the first to export whisky to the United States? It was partly closed in 1983. The remaining warehouses & installations transformed in 1993 into a vast mechanical malting plant to supply malted barley to all Islay distilleries. PORT ELLEN was mothballed or closed several times, so one had to realize that most of the whisky previously sold was relatively young (around 10 to 12 years old), so it will be hard to compare the future new spirit with the previous production (except for those who can afford collector bottlings!).

So the PORT ELLEN bottlings that have been available since the early 2000s until now were often at least 20 years old or more and distilled after 1975. The first official bottlings from this period were the « Rare Malts Selection » (one in 2000, the other in 2002), and from year 2001 until today, 17 limited releases (in the « Special Releases » range) have been bottled (as well as a few exclusive ones), the latest being a 37 years old distilled in 1979 & bottled in 2017. 2988 bottles have been produced, with an abv of 51%, and a RPP of around 3000 €. Nowadays, its owner Diageo (the biggest Scottish distillery owner worldwide) has announced its re-opening of this mythical distillery as well as another one in 2020.

What is to happen now and what questions may we ask? I wonder why the owner is re-opening PORT ELLEN & BRORA. Also I wonder if, as for every other attempt to rebuild an ancient distillery or re-create the original make from before the close, wether it can really be successful, because barley & yeast have changed since the 1980’s, wood quality & the stills heating process as well… Also, the knowhow of the original personnel is important, even if most of the group’s distilleries have been automatically run for a long time. It would seem that Diageo is aware of this, as mentioned by Nick Morgan in his interview. I have no doubt of their will to produce spirit as identical as possible as prior to 1983.

There are some other questions: What will be the age of the first bottling chosen by Diageo for the new PORT ELLEN in several years' time (as well as for BRORA)? A 3 years old? Perhaps not (rather 10 to 20 years or more). Considering the recent « prestige » bottlings of the 2000s (OB & IB ones), which were aged 20 to 32 years old (around a thousand euros for indies, and 3 times more for official ones), how much money will buy a new bottling? I could be wrong, but it seems unlikely to be less than several hundred euros…Time will tell…

Of course if I were to be cynical, I might think that they want to re-open the distillery because we are approaching the end of old PORT ELLEN & BRORA stocks, with a consequent shortfall for Diageo. Some might think it’s a risky bet on the future, but I am sure Diageo carefully worked on this, and would not otherwise invest £ 35 Millions… And this is without even mentioning catastrophic scenario about Brexit talked about in the press…

To conclude, I will add a wish, that the quality produced by the new distillery will be as close as possible of PORT ELLEN's & BRORA’s unique styles, and please to fans of these distilleries, and perhaps to more people…

 

 

La distillerie BRORA de la région des Highlands du Nord fut créée en 1819. La distillerie fermera à plusieurs reprises, et son propriétaire actuel, Diageo, la fermera à nouveau en 1983. En 1967, une seconde distillerie est construite juste à côté de BRORA, CLYNELISH (que l’on nomme parfois CLYNELISH 2), faite sur le modèle de la première. Du coup, son propriétaire rebaptise la première distillerie BRORA, également pour indiquer un profil aromatique à venir davantage tourbé. Le whisky est de nos jours vendu à un âge plus important qu'à l'époque de pleine production (34 ans pour la 17 ème édition, 1982-2017, 5000 bouteilles, 51,9 %, 1700 € environ). Pour plus d'informations sur l'histoire de la distillerie & mes notes de dégustation disponibles sur le site (pas toutes car j'ai dégusté à ce jour 35 versions différentes, 8 officielles, 27 de négoce), voir la page spéciale qui lui est consacrée:

Pour plus d'informations sur l'histoire de la distillerie BRORA, mes notes de dégustation disponibles sur le site (pas toutes car j'ai dégusté à ce jour 14 versions différentes, 7 officielles, 27 de négoce), voir la page spéciale qui lui est consacrée:

BRORA Story

 

 

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L’avis de GREG’S WHISKY GUIDE : Voir ci-dessus, c’est sensiblement la même question qui se pose que pour PORT ELLEN, même si BRORA reste pour l’heure un peu moins spéculative que PORT ELLEN.

GREG’S WHISKY GUIDE OPINION: Please see the summary of the PORT ELLEN comment in English above. Even though the distilleries & their location are different, the situation is almost identical, with Diageo's decision to re-open after more than 30 years. A great distillery too, one of the Top ten in my opinion.

 

 

Par ailleurs, la distillerie ROSEBANK, fondée en 1840 dans la région des Lowlands, appartenant auparavant également au groupe DIAGEO, mais récemment rachetée par le négociant Ian MacLEOD, va également être réouverte par celui-ci. Cette distillerie réputée de la région des Lowlands pratiquait la triple-distillation, comme AUCHENTOSHAN encore aujourd’hui et la plupart des distilleries irlandaises. C'est une plus grande surprise encore que pour les deux précédentes, car les alambics de la distillerie avaient été volés il y a quelques années ! ROSEBANK fut fermée en 1993. La société de négoce va engager près de 12 millions de livres sterling dans l’affaire, soit environ 14 millions d’euros. Par ailleurs, là encore son propriétaire affiche une volonté de produire une quantité proche de 800 000 litres d’alcool pur par an, voire un million si possible, mais de ne sortir de whisky qu’après une décennie au moins de maturation des stocks.

Pour plus d’informations sur la distillerie ROSEBANK, voir mon sujet sur le site, avec le lien ci-dessous :

ROSEBANK Story

 

 

 

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L’avis de GREG’S WHISKY GUIDE : La réouverture de la distillerie ROSEBANK, est à la fois plus surprenante et moins sensible que celle des distilleries PORT ELLEN ou BRORA. En effet, d’une part les alambics de la distillerie avaient été volés en 2009, et rouvrir la distillerie allait engager des coûts supplémentaires, et de l’autre, même si le prix de certaines versions officielles (du temps de l’ancien propriétaire Diageo) avait grimpé, la distillerie n’a jamais été aussi spéculative que les deux distilleries citées ci-dessus. L’autre surprise également c’est le rachat par un négociant, Ian MacLEOD, qui possède déjà deux distilleries écossaises de whiskies, GLENGOYNE et TAMDHU. La société de négoce va engager près de 12 millions de livres sterling dans l’affaire, soit environ 14 millions d’euros. La volonté affichée de ne pas sortir de whisky avant qu’il soit âgé de 10 à 12 ans minimum en dit long sur l’envie de produire un whisky proche de l’esprit du précédent, cela me rassure un peu.

GREG’S WHISKY GUIDE OPINION: Another surprising re-opening announced this month was the one about ROSEBANK distillery (1840-1993), another Scottish distillery, but this time located in the Lowlands and using triple-distillation instead of double which is more common in this country, other exceptions include AUCHENTOSHAN, also a Lowlander as well, as well as many Irish distilleries. This time this previously owned Diageo distillery will be put brought into life by its new owner, Ian MacLEOD, who already owns GLENGOYNE & TAMDHU. He will invest £ 12 Million, relatively moderate considering that no one was expecting ROSEBANK to be re-opened after the theft of its stills in 2009! Ian MacLEOD has stated that they do not intend to bottle the new whisky before it reaches at least 10 to 12 years old, and that they wish to recreate the previous house style, comforting news for me.

 

 

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QUELQUES NOTES DE DEGUSTATION/A FEW TASTING NOTES :

 

Cette rubrique remaniée comportera moins de notes, mais plus ciblées, c'est à dire davantage choisies pour démontrer un point de vue, un coup de coeur abordable typiquement intéressant ou un collector à prendre en compte, etc...Une seule note pour commencer, étant donné le sujet important qui le suit.

ENGLISH SUMMARY: This reworked section will provide fewer notes, but more focused on certain themes or to explain a point of view, like this month to present the favorite of the month, an affordable one. I also comment be about a collector’s bottling. Considering the (quite) long next topic (about a whisky & spirits show), it has been shortened to only one whisky this time.

 

 

COUP DE COEUR DU MOIS/THIS MONTH’S FAVORITE :

 

-BUNNAHABHAIN 8 ans, bottled 2017, Heavily Peated, G&MP/Macphail's collection, 43 % (SINGLE MALT, région Islay, ECOSSE) :

Couleur: Or clair. Nez: Très charmeur, avec de belles notes de badiane, de tourbe grasse, d’agrumes. A ce stade, ce whisky ne me semble pas si “lourdement tourbé” (cf le sous-titre) que cela, mais très bien équilibré. Bouche: La tourbe est là, oui, mais de manière sereine, sans tout écraser: Tourbe grasse, un rien goudronnée (coaltar), accompagnée de légères notes marines (des embruns surtout), ainsi que quelques agrumes (le citron confit en tête), de beaux esters (bonbon anglais, ananas, poire en sorbet) et de délicates notes florales. Très belle harmonie des saveurs, sur un profil proche de certains BOWMORE ou CAOL ILA de négoce, et avec du panache, s'il vous plaît. Tenue à la dilution: Excellente, elle met en valeur la badiane. Ne pas trop diluer cependant, en raison du titrage. Conclusion: Un très joli whisky apéritif, jeune, oui, c'est vrai, mais déjà bien expressif, bien plus équilibré que la version officielle sans compte d’âge dite “Toiteach”, et assez complexe pour être intéressante sur la durée. Chapeau ! Indication de Prix/RPP: 56 € Note confirmée: 92,5/100

ENGLISH SUMMARY: A quite charming nose is a good start for this very nice BUNNAHABHAIN indie bottling. As on the palate, it’s not so “heavily peated” as statted on the label. Yes there is generous but not overwhelming peat all the way, but inside it some beautiful star anise notes come through, with beautiful esters (liquorice all sorts, pineapple, pear sherbet), some nice citrus fruit (candied citrus), delicate flowers, light maritime notes (ocean spray mostly), some tar as well, and everything is nicely balanced. The beautiful flavors harmony reminds me a bit of some indie BOWMORE or CAOL ILA. A few drops of water help the star anise notes shine, but do not add too much water on this one, as it is already reduced to 43 % abv. A beautiful whisky that can be a great aperitif whisky. Ok it’s a bit young, but it is already expressive, and much more balanced for instance than the official edition called “Toiteach” I have to say. Hats off ! Confirmed rating: 92,5/100

 

 

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 RETOUR sur le SALON Professionnel CLUB-EXPERT DUGAS:

(REPORT ON A PROFESSIONAL SHOW)

 

J'ai pu visiter cette année encore le salon Club-Expert DUGAS (j'en profite pour remercier la Maison Dugas pour l'accréditation), qui se tenait au Musée des Arts Forains, dans le quartier de Bercy, dans le 12 ème arrondissement de Paris. Il s'agit d'un salon qui, pour être réservé aux professionnels, n'en est pas moins important pour compléter le salon Whisky Live Paris (organisé par le concurrent La Maison du Whisky via son magazine), avec notamment des distilleries artisanales et familiales aussi importantes que SPRINGBANK, des négociants aussi prestigieux et précurseurs que CADENHEAD, des distilleries aussi uniques et aux gammes récemment renouvelées comme GLENGOYNE ou TAMDHU, sans oublier les irlandais du négociant WALSH Whiskey ou les américains de WOODFORD RESERVE, entre autres. Par ailleurs, le lecteur me pardonnera sans doute je l’espère le manque de précision concernant les prix, car je n’y ai pas eu accès pour la plupart. Le cas échéant je tâcherais de rajouter le prix conseillé, au moins sur certaines références, si j’arrive à obtenir le catalogue professionnel avec le tiré à part des prix, denrée rare chaque année…

Ce salon, rappelons-le, est aussi un salon présentant des vins, vins cuits/mûtés, d'autres spiritueux, alcools blancs, liqueurs ou alcools passés en fûts, Cognacs, rhums, etc...Mon reportage s'achève d'ailleurs sur une dégustation de rhums français.

 

 

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ENGLISH SUMMARY: I visited this “Salon Club-Expert Dugas” professional show. Dugas is an importer & distributor of wine & spirits (including whisky), a rival of La Maison du Whisky but with fewer distilleries in exclusive partnership, but they have a few traditional & family distilleries such as SPRINGBANK, also carefully run such as GLENGOYNE or TAMDHU, but also some important independent bottlers like CADENHEAD, more recent ones such as the Irish WALSH Whiskey or also certain Japanese or American distillery or blenders.

This show also includes wine, fortified wine (Port, Sherry, Madeira), non aged & aged other spirits than whisky, such as Cognac, Brandy, Armagnac & Rum. Most of the time there will be no indication of price because price catalogs are only available to retailers.

 

 

J'ai débuté par le stand de LUSTAU, qui produit du Sherry (Xérès) de différentes sortes. Cela m'a permis, malgré certaines approximations, de refaire le point sur les différentes catégories de sherry, toutes n'ayant pas les mêmes caractéristiques gustatives, que ce soit du point de vue du caractère oxydatif ou du taux de sucre. J'ai modifié du coup la rubrique de mon site ou j'ai dénombré les différentes sortes de sherry pour classer en gros 7 à 8 grandes catégories, d'ou dérivent des vins davantage mélangés ou chargés d'alcool (2 autres sous-catégories). Rappelons que ces fûts une fois vidés sont très recherchés (et très chers) par certaines distilleries de whisky, afin de donner plus de fruité, de boisé noble, voire d’épices au whisky, en Ecosse & en Irlande, traditionnellement, mais aussi dans des pays ou l’on ne s’attendra pas forcément à leur usage (dont la France, la Suède, les Pays-Bas, par exemple, ou encore les Etats-Unis).

Les sherry les plus oxydatifs, voire parfois iodés, salés se sont avérés les « Fino », « Amontillado », et certains « Oloroso ». Les « P.X. » (ou « Pedro Ximenez »-ici un 12 ans d’âge) se sont avérés les plus denses, les plus sucrés, les plus riches, jusqu'à environ plus de 200 g de sucre (voire 500 !). Ces derniers sont clairement des vins de dessert, ou à boire seuls, en fin de repas. Ce sont également mes préférés (peut être aussi à cause de mes origines méditerranéennes & caucasiennes-les pâtisseries de mon enfance, sans doute ?), d'une gourmandise et d'une richesse en bouche inégalée. Je n'entre pas plus avant dans le détail ici (voir rubrique suivante: : Vocabulaire du Whisky ), mais c'était intéressant de goûter ces vins afin d'en mieux mesurer l'influence sur les whiskies qui pour certains auraient été affinés ou élevés entièrement dans ce type de fûts, et il y en avait plus loin dans le même salon.

 

 

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ENGLISH SUMMARY: I started my visit with LUSTAU, the well-known Sherry wine producer from Spain. They produce varied kinds of sherry, from the most dry ones (“Amontillado”, “Dry Oloroso”, “Fino”-the latter being even a bit maritime, salted) to most rich & “jellied” ones (“P.X.” otherwise as known as “Pedro Ximenez”-a 12 y.o.). I prefered the latter (the “P.X.”), because of its richness, its complexity but probably also because of my Greek & Caucasian origins-it plays a kind of reminder of sugar pastries & sweets from my childhood, I guess. So, I learned a couple of things that may be too long to sum up here, but you will find a new summary of the different types of sherry casks which are often used for a second maturation time of whisky in the topic linked below:

Whisky vocabulary (in French)

 

 

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Le premier stand de whisky visité fut le stand japonais KIRIN, qui distille (en partenariat avec SEAGRAM, CHIVAS Brothers Ltd, et FOUR ROSES) du whisky mais est surtout connu internationalement comme brasseur de bière. Mais KIRIN possède également une distillerie de whisky depuis 1972, nommée FUJI-GOTEMBA (située au sud de l’île d’Honshu, non loin du Mont Fuji, elle existe depuis 1972), mais sa production est limitée à l'exportation à quelques centaines de bouteilles de temps à autre pour ses références de whiskies âgés, donc elle exporte surtout des blended whiskies, car elle a aussi des alambics à colonne pour élaborer du whisky de grain de trois styles différents. Un single malt de 18 ans et un single grain de 25 ans-le 18 ans était présenté sur le stand, mais impossible à déguster, car seulement produit à 300 exemplaires cette année. Depuis quelques années, elle commence à exporter davantage ses blended whiskies, commercialisés sous le nom de FUJI-SANROKU. A noter, KIRIN était auparavant le propriétaire de la mythique distillerie de malt KARUIZAWA, en sommeil depuis l'an 2000, puis fermée depuis 2011. Les stocks avaient été rachetés à cette époque par le négociant et producteur de whisky (CHICHIBU) Ichiro Akuto, puis commercialisés peu à peu, devenant vite hélas une référence très spéculative.

Aujourd'hui, les blended whiskies FUJI-SANROKU sont disponibles en France sous deux références, toutes deux sans compte d'âge, l'une à étiquette claire (aux whiskies élevés en fûts ayant contenu du Bourbon), titrant 50 %, l'autre à étiquette noire, nommée « SIGNATURE BLEND », titrant 50 %, aux whiskies élevés semble t’il en fûts de sherry -et âgés de 8 à 20 ans). La société KIRIN n'étant pas autorisée à communiquer sur l'origine du contenu de ces whiskies, et de nombreux spécialistes laissant entendre que leur contenu ne serait pas en tout ou partie japonais (et ses concurrents NIKKA & SUNTORY ayant régulièrement recours pour le même type de whisky a des fûts de whisky écossais, il n'est pas interdit de penser que ce soit le cas également, autrement l'information ne serait pas aussi secrète. Gustativement, autant dire que nous n'avons pas affaire, au moins dans le premier blend (le "Bourbon"), à quelque chose qui défraie la chronique tant en termes de qualité que de personnalité. C'est correct, gentiment boisé, vanillé et miellé, mais cela demeure très rond, lisse et sans grand intérêt. La version « SIGNATURE BLEND », elle, est un peu meilleure, joliment fruitée, sans être fabuleuse non plus.

 

First whisky stand I visited was the KIRIN one, a famous brewer. Yes, as often in Japan, brewers are often also owners of one or several whisky distilleries. Did you know? KIRIN was even at a time the owner of KARUIZAWA! (mothballed in year 2000 & dismantled in 2011). They run the FUJI-GOTEMBA distillery (with the help of their partners SEAGRAM, CHIVAS Brothers & FOUR ROSES), and are located in the South coast of the Honshu island, not far from the Mount Fuji. The facility allows the owner to produce a single malt of the same name (very limited edition), but also several blended whiskies, because they produce 3 different styles of grain whisky. The 2 blended whiskies presented today were called FUJI-SANROKU, one with a cream-light brown label, the other called “SIGNATURE BLEND” (with a black label), both in 50 cl bottles & with a 50 % abv. Answering to a sensitive question (which origin for the content?), the distillery ambassador told me they were not allowed to tell wether if Japanese whiskies are involded in that blend or not. A rapid sip of the first blend (the cream/light brown label), already tasted a year ago, seem to suggest that only a small part of this may probably be Japanese, and it tasted more like an average whisky, sweet, rounded, with not much character. On the contrary, but without being outstanding, the black label expression, called « SIGNATURE BLEND », showed a more interesting profile & more depth, with 8 to 20 y.o. whiskies inside. Tastewise, it's full of nice candied fruit, for instance. On the table a 18 y.o. single malt from FUJI-GOTEMBA brand was standing, but impossible to try it, as I was told they were only 300 bottles produced worldwide.

 

 

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Le stand de WOODFORD RESERVE, distillerie américaine de Bourbon (et accessoirement d'autres types de whiskies) du Kentucky, et propriété du géant BROWN-FORMAN, proposait outre le nouveau conditionnement du "DOUBLE OAKED", excellent whiskey assez boisé dont j'ai déjà parlé auparavant (la bouteille est désormais un peu plus trapue), un whiskey à base de maïs blanc, nommé "1838 STYLE WHITE CORN", n.a.s. à 45,2 %, marqué par une note de maïs assez acide et déséquilibrant quelque peu le whiskey. Je suis au regret de dire qu'elle n'a ni la gourmandise du "DOUBLE OAKED", ni le charme subtil du "DISTILLER'S SELECT" (distribué, lui, ainsi que le "RYE", par La Maison du Whisky, donc deux versions absentes de ce salon), qu’elle est quelque peu acide, avec un boisé un peu trop fort. Certaines des expérimentations de ces dernières années dans la gamme "Master's Collection" furent intéressantes, certes, mais plusieurs autres (notamment le "SINGLE MALT") à mon avis assez désastreuses. Celle de cette année présentée ici n'est pas fabuleuse, pour ne pas dire, pas satisfaisante. Le problème aussi de cette gamme (éditions limitées), présentée sous la forme d'une élégance carafe en forme d'alambic, c’est qu’elle est chère, autour d'une centaine d'euros.

On the WOODFORD RESERVE stand (an American distillery from Kentucky practicing triple distillation), except the very good "DOUBLE OAKED" (more woody & spicy than the reference of the distillery that remains the “DISTILLER’S SELECT” in my opinion) that was repackaged into a more "dumpy” bottle, a new limited edition from the “Master’s Collection” was available to taste, a whiskey using white corn instead of the regular yellow one. This expression called "1838 STYLE WHITE CORN", a n.a.s. of 45,2 % abv, didn’t impressed me at all, and I even found it wasn’t enough balanced, with all the acid notes coming up frontly, with absolute no charm. A disappointing attempt I have to say, in that experimental range that also disappointed me the last time with their “SINGLE MALT” expression, quite terrible. The packaging is gorgeous though, with the still shape decanter, but I’m afraid the content isn’t worth the price tag (twice the one for the “DOUBLE OAKED” = around 100 €) in my opinion, at least for the two bottlings quoted.

 

 

 

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Je me suis ensuite rendu dans des stands écossais, à commencer par celui de la distillerie de malt GLENGOYNE (propriété du négociant Ian MacLEOD). Là bien moins de risques de déception, étant donné les standards de qualité plutôt élevés de la distillerie aujourd'hui à mon humble avis. Connaissant toute la gamme régulière, j'ai juste dégusté les batches récents des 15, 18, 21 et 25 ans, toujours aussi bons, je n'y reviens donc pas (pas le temps pour les 10 et 12 ans d’âge, désolé), mais aussi la nouveauté, le batch 003 de la version "CASK STRENGTH", titrant cette fois 58,2 % : Un beau whisky, bien malté, chocolaté, un peu boisé et modérément épicé.

Then I went to visit the GLENGOYNE stand, the Highland malt distillery owned by independent bottler Ian MacLEOD. Not much disappointment risk there, as the standards as usually high in my opinion. Having already tasted the core range, I tasted quickly recent batches of the 15, 18, 21 & 25 y.o., still very good in 2017 (no time for the 10 & 12 y.o., sorry), so I won’t be long on these. I have also taste the “CASK STRENGTH”, Batch 003, a n.a.s. with an abv of 58,2 %: A good whisky for sure, quite malty, chocolaty & moderately spiced.

 

 

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Du même propriétaire, la distillerie TAMDHU proposait sur le stand d’â côté, à nouveau le 10 ans d’âge, toujours excellent (et que j’ai déjà chroniqué sur le site, notamment dans ma liste des 200 whiskies abordables conseillés), mais aussi le « BATCH STRENGTH », un whisky un peu plus jeune, non filtré à froid, et en version brut de fût. Le Batch 002 de cette version titre 58,5 % et a donné 490 bouteilles. Très joliment malté et chocolaté, il offre d’étonnantes similitudes avec celui de GLENGOYNE.

On the TAMDHU stand nearby, the Speyside malt distillery also owned by independent bottler Ian MacLEOD, had the new 10 y.o. batch, and I have to say it’sas good as the others I’ve tried (see my review on the 200 best affordable drams list). I also tasted the “BATCH STRENGTH”, the new Batch, N° 002, a n.a.s. with an a.b.v. of 58,5 % (490 bottles): With very nice malty and chocolaty notes, a little wood & sdpices too, but less than on the GLENGOYNE, it has some amazing similarities with the latter though.

 

 

 

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Anthony McCallum, ambassadeur de la maison de négoce Ian McLEOD et de ses distilleries jusqu’à maintenant, présentait une nouvelle création, le blended malt « VIP », regroupant 16 single malts du Speyside & des Highlands, avec une proportion de 20 % de whiskies élevés en fûts de sherry de premier remplissage et 80 % de whiskies élevés en fûts de Bourbon. Il titre 42 %. Concrètement, un whisky assez doux, malté, caramélisé (naturel ou pas, là est la question), mais sans grand relief ni véritable intérêt j’ai l’impression. A déguster de nouveau dans un contexte plus « calme ».

The surprise came from a stand held by Anthony McCallum, known for his ambassador work for GLENGOYNE &cask selection for theindependent bottler Ian MacLEOD, who was launching a new blended malt brand & whisky called “VIP”, blending 16 single malts from the Speyside & Highlands areas. The proportion in the mix is 80 % ex-Bourbon casks & 20 % ex-first fill Sherry casks and it is bottled at 42 %. The result was difficult to assess in that context (I should retry it somewhere else), but soft, very rounded, with quite some caramel (natural or not? Big question) but not much depth or character it seems. Not a memorable one.

 

 

 

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Chez Ian McLEOD, dans la gamme « Chieftain's », j’ai pu déguster 3 différents single malts : Un GLEN SPEY 12 ans, (2002-2015, P.X. Sherry finish, S.C.N°91341, titrant 43 %), quelque peu vineux, un BENRIACH 17 ans (1996-2016, Casks N°93951-93953, titrant 43 %, affiné en fût de rhum de chez H.S.E., correct, sans plus, et enfin un GLENROTHES de 13 ans (1999-2015, Casks N°3400/3401, Sherry Butt, titrage 46 %), sans grand intérêt non plus. Hélas c’est chaque année un peu la loterie avec les mises en bouteille de ce négociant (comme d’autres d’ailleurs). Parfois c’était vraiment intéressant, là c’est une année « sans ». Peut mieux faire ?

At the independent bottler Ian MacLEOD stand this time, I tried 3 different single malts, a 12 y.o. GLEN SPEY finished in P.X. casks (details above), a bit winey, a BENRIACH 17 y.o. (details above) finished in rum casks, not bad, ok, but not much more to get from it, and finally a 13 y.o. GLENROTHES (details above) from a sherry butt, not essential either. Each year gives different results with this indie bottler (as for others, by the way), sometimes there are really interesting offers, this year I will say it’s a one-off. Can do better?

 

 

 

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Toujours chez le même négociant Ian McLEOD, le blended malt « SIX ISLES » était de retour, en version classique (îlien écossais tourbé), mais aussi en version affinée en fûts de Pomerol. Cette dernière, à la robe saumon, titrant 48 % s’en sort honorablement, avec une jolie influence presque de vin rosé du Pomerol, certes un peu « contre nature » mais pas si mal, avec un fruité tourbé qui fera merveille avec des fruits de mer, voire même pourquoi pas avec un burger au bacon sauce barbecue ? (Note estimée à 86/100).

Last but not least one of the Ian MacLEOD stands, the blended malt “SIX ISLES” was back, on its classic version (an undisclosed Island peated blended malt) but also with a “Pomerol” French wine finish (yes it sounds a bit weird, but…). I liked the latter for its fruity notes (that could pair well with a seafood as well as, why not, a bacon burger with some barbecue sauce? (Rating estimated to 86/100).

 

 

 

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Sur le stand de la distillerie GLEN MORAY, ou hélas cette année le master-distiller Graham Coull & sa femme Fay étaient absents, peu de nouveautés, donc la gamme presque complète (pas de 25 ans « Portwood », ni de nouvelles versions ou « work in progress »), une rediffusion (le « Private Edition » Sherry cask N° 3678 distillé le 25/06/02 & mis en bouteille en 2015, excellent-titrage à 58,9 %), et le nouveau batch du 10 ans d’âge réduit à 40 % en version « Chardonnay Finish », ou il se confirme que ce n’est pas le même type de Chardonnay qu’il y a quelques années (il est bien plus vineux et donc moins à mon goût). Au chapitre des versions récentes dégustées et approuvées, rappelons que les 15 & 18 ans d’âge sont chaudement recommandés, ainsi que les versions n.a.s. de la gamme « Elgin Classic », avec une préférence pour les affinages Sherry et Porto, mais aussi la version 100 % Bourbon. Le tourbé (« Peated ») est bon, mais fait vraiment jeune à côté.

On the Speyside distillery GLEN MORAY stand, where alas this year master-distiller Graham Coull & his wife Fay were not present (miss you, guys!), not much novelties, no 25 y.o. PortWood left, no experimental expression as well, but the core range (already assessed and review in my “focus on” section), but the very nice 15 & 18 y.o. , the n.a.s. “Elgin Classic” range, with the unpeated, the peated & the Sherry & Port finishes, all good but I have a thing for the Port & Sherry finishes as well & for the unpeated. About the “Private Edition”, the only bottle on the table available was a 2015 bottling, a good one, the “Sherry cask” N° 3678, distilled the 25/06/02, a C.S. at 58,9 %-I think I already talked about it. Other than that, I tried the new « Chardonnay Finish » 2017 batch (a n.a.s. bottled at 40 %), and was a bit surprised, as the wine used in this batch is quite different from the one bottled for the first edition a few years ago. The palate is too winey for me, and it shows even if it is reduced at 40 %.

 

 

 

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Le sémillant Donald MacKenzie qui a créé sa société de négoce The ISLAY BOYS ltd l’an dernier, présentait, outre son, « FLAT NOSE » décliné depuis cette année en deux versions, un blended whisky à 43 % (plutôt bien fait) et un blended malt (excellent, et dont j’ai déjà parlé en bien sur le site) à 46 %, tous deux étant désormais disponibles en bouteilles soit de 50 cl soit de 70 cl. Mais Donald présentait aussi une nouveauté, en single malt anonyme cette fois, via ce « BARELEGS », semble t’il un jeune LAGAVULIN (hypothèse) d’environ 4 ans, élevé dans des fûts de Bourbon de plusieurs remplissages (« Refill Bourbon casks »), et titrant 46 %. Jeune mais plutôt agréable et déjà intéressant, ce subtil whisky est bien dans la ligne maison, la recherche de la qualité et du raffinement sans perte de parfum, ni de plaisir en bouche. Sa tourbe grasse et sa texture malgré tout assez fluide, autour de belles notes de badiane et de notes marines en font un joli whisky apéritif.

The spirited Donald MacKenzie, known here for being the whisky specialist in La Maison Dugas, created last year his company The ISLAY BOYS Ltd with a friend. This year one could try the “FLAT NOSE”, a (rather well made) blended whisky (at 43 % abv) now available in 50 or 70 cl bottles, but also the blended malt version of it (excellent, reviewed & recommended on this website), baring the same name, bottled at 46 % abv. Now Donald had another treat for us, another novelty called “BARELEGS”, a young undisclosed around 4 y.o. single malt from an Islay distillery (some said it was LAGAVULIN, but who knows?): Young for sure but rather pleasant and already interesting, this subtile whisky fit well with the rest of the company’s creation, with a search for quality and refinement without loss of pleasure & expressivity. Fat peat but with a fluid texture, beautiful star anise notes & a few maritime notes make it a nice aperitif whisky.

 

 

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Le seul stand irlandais que j’ai pu visiter fut celui consacré à la marque de whiskies de négoce WRITER’S TEARS de WALSH Whiskey (WALSH qui par ailleurs, rappelons-le est aussi désormais un nom de distillerie, j’aurais l’occasion sans doute d’y revenir, ayant eu la chance de déguster le distillat pur sorti des nouveaux alambics). Outre la version standard (un blended whiskey en fait) assez douce et consensuelle, mais sans grande personnalité, il y avait deux whiskeys bien plus intéressants, le single malt « RED HEAD », dégusté aussi lors d’un « Tweet Tasting » (Note : 89/100-à vérifier !). Elevé entièrement en fûts ayant contenu du Sherry, il est également non filtré à froid et titre 46 %. Doux, il est également expressif (davantage que le « COPPER POT », qui lui rappelons-le est un blended whiskey, non un single malt) avec de belles notes de fruits rouges et de complexes céréales. Un single malt recommandé par votre serviteur mais hélas encore difficile à trouver en France ! (Comptez environ 51 €). L’autre beau whiskey présenté fut le WRITER’S TEARS « CASK STRENGTH », un élégant blended whiskey constitué d’un assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon de premier remplissage, des fûts neufs, voire d’autres du Pot Still d’une autre distillerie. 5280 bouteilles ont été produites & il titre 53 % (Comptez environ 130 €). Voir la critique ci-dessous:

Couleur: Vieil or, assez dense. Nez: Beaucoup de vanille, de fruits confits, de fruits frais & cuits au four (pommes, poires), une pointe de cerises, de cire aussi, et des fleurs capiteuses (violette?). De beaux esters aussi (fruits exotiques). Bouche:Très belle, très fondue et presque crémeuse, elle est plutôt dense. Je pense qu'une partie de l'assemblage est relativement âgé, mais je peux me tromper. Reprend les notes du nez avec intensité, densité et fondu. Les pommes, les poires et les fruits rouges (note plus précise de cerises au marasquin) se fondent en un tout harmonieux surmonté de quelques épices douces, le tout sur un bain de vanille. Les esters se font plus précis avec non seulement des notes de bonbon anglais, d'ananas, mais aussi d'autres fruits exotiques & fleurs capiteuses qui d'ailleurs sont mêlées (litchi, rose, voire mangue et goyave). C'est superbe. Tenue à la dilution: Il n'est pas nécessaire d'ajouter d'eau mais quelques gouttes (pas plus) pourront ouvrir encore un peu ce profil si particulier. Conclusion: Suave et expressif, mais très fondu, c’est un très joli Irish whiskey « monté sur coussins d’air » que voilà, bravo ! Un léger manque de puissance malgré les 53 % m’empêche de monter la note plus haut, mais c’est vraiment un beau whiskey que je recommande chaudement. Indication de Prix (RPP): Autour de 130 €. Note confirmée: 93,5/100

A beautiful Irish whiskey, very expressive, melted & gourmet, full of fruits (cooked, fresh & candied), starting with apples, ripe pears, but also cherries matured in alcohol, heady flowers (probably violets), beautiful esters (liquorice all sorts, pineapples) getting more and more exotic & melted with exotic heady flowers (litchi, rose, mango & guava). Its superb & very appealing. A bed of vanilla & wax welcomes these fruits & flowers rich combo. Don't add too much water on this one (for me it's not even necessary, as it lacks a bit of power despite the 53 % abv-that's why my rating doesn"t go higher). A really beautiful & deep whiskey (I guess some of the content may be of a decent old age, but I may be wrong) that I warmly recommend. Confirmed rating: 93,5/100

 

 

 

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The only Irish stand I had the time to visit was devoted to the independent bottling branch of WALSH whiskey company, called WRITER’S TEARS (different from The IRISHMAN). Mr Walsh is currently running a new distillery, so I will be writing about this later on, and I’m happy to have been able to taste their new make (excellent, very fruity) when there was a Tweet Tasting last year. Meanwhile, I re-tasted the “RED HEAD” single malt expression, more expressive & with sherry casks involved in the mix than for the “COPPER POT” expression (which is a blended whiskey by the way, and at 40 %). “RED HEAD” is a nice unchill filtered & 46 % abv version of the “COPPER POT”, and I love its beautiful & complex profile, full of red fruit notes & cereals. Warmly recommended by Greg’s Whisky Guide, it is alas still not available easily & apparently not distributed here in France, so one has to order it on line to get it. The other beautiful whiskey of the stand was the WRITER’S TEARS “CASK STRENGTH”, an elegant blended whiskey with some generous Pot Still whiskey casks on it & First fill Bourbon casks as well as New Oak casks and to be complete it uses distillate from 2 different distilleries. 5280 bottles have been produced of this very nice & creamy whiskey bottled at 53 % abv. A beautiful smooth & melted yet expressive gem as “mounted on air cushion”. Lovely.

 -More precise tasting notes available very soon about this whiskey, to be followed !

 

 

Sur le stand des whiskies de la société familiale J. & A. MITCHELL, qui possède les différentes marques de la distillerie SPRINGBANK, étaient présentées notamment 3 versions (je passe sur l’excellent 10 ans d’âge déjà chroniqué sur ce site-disons juste que c’est pour moi, avec le BENROMACH 10 ans les 2 plus beaux 10 ans d’âge du marché, en single malt-les 2 sont notés 95/100…) :

On the family owned company J. & A. MITCHELL stand, owner of the different brands around the single malt SPRINGBANK, here is what I have tasted this time. As a reminder, I have tasted & reviewed the 10 years old on my website and I have to say that it stands for me, along with the BENROMACH 10 y.o., as the most beautiful 10 years old available on the market, both rated 95/100 in my notes).

 

-SPRINGBANK 15 ans (ex-Sherry casks +ex-Bourbon casks), 46 % : Un élégant whisky un peu boisé et sec, mais ou le sherry, qui s’avère ici très subtil, lui donne une dimension supplémentaire. Un whisky exigeant mais excellent ! -D’autres notes à venir bientôt…

A great & subtle whisky, a little on the dry & woody side, but the sherry part gives it another dimension. A demanding but excellent whisky! –Other notes to follow soon…

-SPRINGBANK 14 ans “BOURBON WOOD” (9000 bouteilles), 55,8 %: Superbe version élevée entièrement en fûts de Bourbon, avec un titrage permettant plus d’expressivité et des fûts généreux en vanille, noix de coco, voire amandes. Excellent !

A superb bottling, fully matured in Bourbon casks, with a perfect a.b.v. to give more room to vanilla, coconut & almonds generous notes to shine. Excellent!

-SPRINGBANK 12 ans “CASK STRENGTH” (70 % ex-Sherry casks, 30 % ex-Bourbon casks, 12000 bouteilles), 56,5 %: Encore un très bon batch de cette version décidément bien réussie, année après année. Fruits noirs, fruits secs variés, soupçon de tourbe bien perceptible malgré tout, et belle pointe de fruits rouges pour couronner le tout !

Again (as very often these last years  I have to say !) a very good batch, with sherry casks leading the path, displaying lots of forest black fruit, dried fruit & red fruit (for a beautiful finish), with just a hint of classy peat smoke to crown it all! For those who never tried a 12 y.o. Cask Strength from this distillery, go for it!

 

 

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Pour la marque HAZELBURN (la version distillée trois fois et non tourbée de SPRINGBANK-enfin en théorie, car il me semble qu’il en subsiste un peu), je suis arrivé trop tard pour certaines références, mais je vous reparlerais de l’excellent 10 ans que je viens de re-déguster et je vais bientôt publier une note plus précise. Pour l’heure, sachez que cela ressemble à un joli SPRINGBANK en légèrement plus fin et quasiment sans tourbe. La vanille, l’orge maltée et la noix de coco et quelques épices sont à l’honneur. J’ai pu aussi re-déguster le 12 ans d’âge élevé en fûts de sherry, référence qui va disparaître au profit d’un 13 ans d’âge 10, 12 Sherry (remplacé par un 13 ans également élevé en fûts de sherry).

I have been visiting too late the stand to try the new 13 y.o. Sherry HAZELBURN (the triple distilled version of SPRINGBANK), replacing the previous excellent 12 y.o-discontinued now, the bottle was gone, but I recently opened my bottle of the 10 y.o. part of the core range so I may put some notes there (or on the best affordable malts section). I’ll just say for now it tastes like the SPRINGBANK 10 y.o. from the early 2000s (with the coconut, the vanilla, the spices & the barley are coming through), but with has almost no peat notes.

 

-LONGROW n.a.s. « PEATED », 46 % : Une belle version, mais un peu moins complexe que l’ancien “C.V.”, certes (j’apprends que nombre de type de fûts différents entraient dans la composition de celui-ci, dont des fûts de Porto et de Rhum). Ceci dit, un des plus jolis single malts tourbés du marché, sans prétention, et très bien assemblé.

A good peated version of SPRINGBANK, a bit less complex than the previous “C.V.” (which used more different types of casks and ages), but still very good & efficient . Peat, smoke and barley working together for one of the best peated malt on the market.

 

 

Du côté de la marque de négoce CADENHEAD, le hasard a fait que tous les whiskies proposés dans l’excellente et abordable gamme « Small Batch » étaient des whiskies élevés en fûts de Bourbon. Par contre, si les whiskies ci-dessous sont bons, aucun coup de cœur comme certaines années précédentes, dommage :

 

-GLENROTHES 20 ans, 4 Bourbon casks, 51,3 % : (dégustation confirmée par un sample-merci au négociant)

Couleur : Or clair. Nez : Fin, sur l’orge, des esters atténués, du miel, une touche de vanille. Bouche : Agréable, marqué par l’orge maltée, des esters atténués (notes discrètes de bonbon anglais, ananas), du miel, du caramel naturel, le tout assemblé avec goût. Le Bourbon est bien mis à l’honneur. Joli boisé modéré. Tenue à la dilution : Intéressante, mettant en valeur un boisé de qualité et modéré et du caramel naturel gourmand. Conclusion : Un joli GLENROTHES, bien assemblé, un peu malté, un peu boisé, miellé, un rien fruité, assez harmonieux. C’est de plus intéressant de déguster une version intégralement vieillie en fûts de Bourbon, car traditionnellement la distillerie est attaché plutôt aux élevages en fûts de Sherry. Or l’on voit que cela peut donner de beaux résultats également avec un type de fût par ailleurs plus courant qu’on ne le pense dans cette région, le Speyside. Indication de prix : n.c. Note confirmée : 88/100

A GLENROTHES fully matured in 4 Bourbon casks, which is rather unusual compared to official bottlings, though in recent years we come across more & more partly or fully matured in Bourbon expressions. This one shows how great GLENROTHES can be with this kind of maturation. Moderate woody notes are married with nice malted barley notes, softened esters (liquorice allsorts, pineapple), honey and natural caramel, are all melted with taste, for a “Bourbon Galore” moment. One has not to forget that Bourbon maturation is more common than Sherry maturation in many Speyside distilleries, so this indie GLENROTHES is a good example of that. Recommended. Confirmed rating: 88/100

 

 -AULTMORE 20 ans, 2 Bourbon Hogshead casks, 53,2 % : Un malt à l’ancienne, issu de 2 fûts similaires, avec de belles notes végétales (feuilles de tabac), un peu mentholé, comme s’il était issu de vieux fûts de sherry. Excellent.

An old fashioned, well selected « twin cask », a bit leafy, minty, as if it was sherried. Excellent.

 -BALMENACH « 175th anniversary », Bourbon casks, 2016, 12 ans, 55,4 % : Une édition pour le 175 ème anniversaire, l’an dernier, de cette maison de négoce. La chance de déguster une version pour une fois très peu tourbée et dispensant de jolies notes d’orge maltée et d’autres céréales (comme un muesli de petit déjeuner).

An anniversary edition for 175 years of Cadenhead bottlings (from 2016). A chance to taste a lightly peated expression of this distillery, providing nice malted barley & breakfast cereal mix.

 -GLEN MORAY 24 ans, Bourbon casks, 50,9 % : Un assemblage assez moyen mais qui fonctionne. Orge maltée, miel, agrumes. Boisé léger.

An average vatting, but it works. Expect the usual distillery style combo (malted barley, honey, citrus fruit, light wood).

-TULLIBARDINE 22 ans, 2 Bourbon casks, 47,3 % : Un joli TULLIBARDINE, plutôt bien fait, agréable, floral, fruité, bien choisi et bien assemblé.

A nice single malt, well blended, pleasant to sip, with floral & fruity leading notes, a good selection.

-SPEYSIDE 25 ans, 51 %: Un bon whisky, d’une distillerie récente (elle fut fondée en 1990) dont on entend plus trop parler et qui a changé de nom de whisky officiel pour « SPEY », et changé aussi de forme de bouteille, pour en rajouter à la confusion (avec GLEN SPEY !). Un whisky correct, et assez lisse, sans plus…

Not much to say of a rather ok but a bit boring whisky. The distillery recently changed its whiskies name for “SPEY” and also changed its bottle shape, which added more to the confusion (with the GLEN SPEY distillery).

 

 

 

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Du côté des whiskies d’assemblage, blends, blended malts & single malts, je n’ai eu le temps de ne visiter qu’un stand (hélas pas pu faire notamment celui de BUNNAHABHAIN ou il y avait plusieurs nouveautés), du groupe BURN STEWART Distillers (propriété depuis quelques années du groupe Sud-africain Distell) à savoir LEDAIG. Merci à la distillerie pour les samples:

On the BURN STEWART Distillers stand (owned by a South African company called DISTELL), I couldn’t have time to try everything so I sacrified BUNNAHABHAIN (I saw too late they were several novelties) & DEANSTON to focus on LEDAIG distillery: I tried the 2 recent limited editions, the most recent one (a cask strength 2004 vintage finished in Amontillado sherry), and the previous one, from 2016 (a cask strength 19 years old finished in Marsala wine cask). Both were good, one of the two being a bit too overpowered by its finish. See more precise notes below thanks to the distillery for the samples):


-LEDAIG Millésimé « 2004 » (Amontillado Sherry finish), Limited Edition 2017 (13 ans), Cask Strength, 59 % (PVC : n.c.): Il s’agit de la nouvelle édition limitée avec affinage de LEDAIG.

Couleur : Or, à reflets vieil or. Nez : Alcooleux, avec des notes de miel toutes fleurs, un peu de vanille, et une tourbe modérée mâtinée de notes fermières (plus modérées par exemple que chez EDRADOUR en version tourbée, comparable plutôt à un PORT CHARLOTTE pas trop marqué). Bouche : Puissante, un peu vineuse, assez alcooleuse (à la longue cela devient parfois trop entêtant-je ne l’ai pas éprouvé toutes les fois, ceci dit), assez épicée (poivre, gingembre), avec de discrètes notes florales (fleurs capiteuses ?), quelques notes fruitées également (coing, pamplemousse, agrumes). Joli boisé un rien vanillé. La tourbe est vraiment très modérée en bouche, elle passe clairement au second plan dans cette version, contrairement à l’affinage Marsala de 2016. Tenue à la dilution : L’ajout d’eau (à petites doses, sinon le caractère vineux de ce whisky ressort de manière trop prononcée) est bénéfique, lisse les saveurs, mais hélas ne diminue pas complètement le problème d’alcool trop puissant. Conclusion : Une édition plutôt plaisante, riche mais assez lisse. Un peu vineuse, elle a surtout le défaut d’être un peu trop alcooleuse, ce qui en limite l’intérêt (et lui fait perdre 2 points). En dehors cette considération, que je n’avais pas ressenti à la première dégustation, elle est plutôt réussie. Indication de prix : n.c. Note confirmée : 88/100, voire moins…

This year’s new wine finishing LEDAIG (in Amontillado Sherry casks) is quite powerful, not only because a high abv, but it seems that the wine has given heady alcoholic notes to the whisky, and on several tastings (not all) it gave me a headache. This only but noticeable default made it lose 2 points in the end. Apart from that, it displays nice heady flowers notes, nice fruity ones too (quince, grapefruit), and also spices (pepper, ginger). The wood is nice. The peat stays rather moderate on the palate, while on the nose it is a bit more present, along with farmy & honeyed notes. Vanilla and citrus fruit are also coming through on the palate, though remaining moderate. An interesting expression, though a bit problematic because of the “alcoholic kick in the head” of this wine finishing. Confirmed rating: 88/100 to less…

 

 

-LEDAIG (Marsala wine finish), Limited Edition 2016 (19 ans), Cask Strength, 51 % -PVC 145 € environ. Il s’agit de la précédente édition limitée avec affinage de LEDAIG.

Couleur : Or, à reflets vieil or, relativement dense. Nez : Tourbé, fumé et fruité. Belles notes de fruits mûrs, de fruits confits, et fleurs capiteuses au second plan. Le Marsala apporte déjà au nez une plus-value intéressante. Un joli nez. Bouche : Elle reprend fidèlement les notes du nez, avec cette belle fusion de la fumée de tourbe, des fruits mûrs et confits variés (pour moi aucun fruit ne se détache en particulier), voire des fleurs capiteuses. Un rien vineuse, mais cela reste modéré, et l’affinage est pour moi réussi. Le fondu est superbe, le whisky très agréable à déguster, malgré (et c’est son seul défaut) un manque de puissance qui surprend avec un titrage à 51 % tout à fait « honorable ». Tenue à la dilution : N’ajouter si vous en ressentez le besoin que quelques gouttes d’eau seulement, sinon son caractère vineux sera accentué, et son manque de puissance confirmé. Personnellement je le dégusterais tel quel. Conclusion : Une édition plutôt bien faite, qui m’avait fait forte impression, mais que je n’avais pas eu l’occasion de déguster à nouveau. C’est chose faite et ses qualités et ses défauts semblent se confirmer, rendant l’acquisition de ce whisky peut être superflue, son rapport qualité/prix n’étant pas vraiment satisfaisant (il y a 45 € de trop !). Malgré tout, mais je recommande quand même cette version. Indication de prix : 145 € Note confirmée : 90/100

This is last year’s official wine finishing LEDAIG, in Marsala wine casks. Peated & smoky, but also delicately fruity, the nose already displays the qualities of this rather well balanced & very pleasant LEDAIG. Ripe & candied varied fruit shine through, enhanced by nice heady flowers. A bit winey but staying very well integrated, the Marsala notes are clearly a plus here. I would recommend not to dilute this one, in order to keep it balanced. The melting flavors standing as one on the palate are a success, the peat smoke is noticeable but not overpowering, and despite a light lack of oomph (a bit surprising regarding it is bottled at 51 % abv), it is a pretty decent whisky and a good LEDAIG. Its quality/price ratio is a little disappointing though, as I consider it should be priced closer to 100 € than to 150 € (as it is sold in France). But I still recommend this expression, one of the nicest and pretty much drinkable official finishes from this distillery. Confirmed rating: 90/100


 

 

 

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On the BURN STEWART Distillers stand (owned by a South African company called DISTELL), I couldn’t have time to try everything so I sacrified BUNNAHABHAIN (I saw too late they were several novelties) & DEANSTON to focus on LEDAIG distillery: I tried the 2 recent limited editions, the most recent one (a cask strength 2004 vintage finished in Amontillado sherry), and the previous one, from 2016 (a cask strength 19 years old finished in Marsala wine cask). Both were good, and it seems not overpowered by its finish. More precise notes to come soon, as I managed to get a sample of each one. Thanks for your patience…

 

Du côté du RHUM, faute de temps, je n’ai choisi de visiter qu’un seul stand, pour lequel j’étais le plus curieux, à savoir les martiniquais d’ H.S.E. (pour Habitation Saint Etienne) :

 

-Rhum HSE Millésimé « 2005 » (mis en bouteille en 2015-Edition limitée), SINGLE-CASK (Single Malt finish), 50 cl, 41 % :

Gourmand, gouleyant, joliment boisé et fruité ! –D’autres notes de dégustation à venir (sur sample)

-Rhum HSE Millésimé « 2003 » (mis en bouteille en 2016-Edition limitée), SINGLE-CASK (French Oak), 50 cl, 47,8 % :

Un rhum aussi gourmand qu’un bon whisky, très bien choisi ! –D’autres notes de dégustation à venir (sur sample)

-Rhum HSE Hors d’âge Millésimé « 2005 » (environ 10 ans d’âge), Sauternes finish (Château la Tour Blanche-8 mois d’affinage), 50 cl, 41 % :

Parfumé de fleurs capiteuses, de fruits variés (abricots, oranges, coing, raisins secs, ananas rôti) et de miel d’acacia, de loukoums aussi, c’est un véritable dessert liquide que je déguste pour au moins la troisième fois, mais que je n’ai jamais réussi à prendre le temps d’évaluer…ni de sampler, ni d’acquérir hélas…(il faut dire qu’il vous faudra débourser près de 100 € pour un flacon de 50 cl), mais c’est vraiment très bon ! En fait c’est mon rhum préféré avec (dans un genre différent) le CARONI 17 ans (1996-2013) à 55 %. Mais il existe d’autres marques de rhum de grande qualité (j’y reviendrais ultérieurement) comme par exemple SAINT JAMES, BIELLE, MOUNT GAY, APPLETON, etc…

 

 

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Not having much time for all the whiskies, it was logical to skip every other spirit I came across, but I made an exception, a French traditional rum stand from one of my 2 favorite rum distilleries worldwide, H.S.E. (for Habitation Saint Etienne, French West Indies), the other being probably CARONI (sure there are other good rum brands-see those on the list above…). For those who don’t know it yet, H.S.E. is a distillery that has been recently experimenting whisky finishes (peated & unpeated), Sherry & Sauternes finishes, with success & a certain respect from whisky lovers I think. So I tried these two vintages single-casks (a “2003” & a “2005”) I found both gourmet, easy to drink & with subtle fruity & woody notes.

-More precise notes to come soon, as I managed to get a sample of each one. Thanks for your patience…

 

Meanwhile I have to tell you more about the H.S.E. “Sauternes finish (Chateau La Tour Blanche)”, a 10 years old that spent almost one year in these wine casks…Third or fourth time I try it and it’s always a super treat, very gourmet & deep stuff, benefiting from both maturations, and full of heady flowers, expressive tea, oriental pastries, apricot, quince, sultanas & roasted pineapple, honey, etc….Sure it’s a bit expensive (around a 100 € for a 50 cl bottle), but it really stands out in my opinion.

 

 

 

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CONCLUSION:

 

Un salon toujours intéressant, mais qui mériterait de se dérouler sur plusieurs jours pour une visite en deux ou trois temps (journées) plus ciblée, l’une sur les whiskies, l’autre sur les rhums et les Cognacs, et une enfin sur les vins mûtés et autres alcools. Côté whiskies officiels, clairement ce sont les marques de SPRINGBANK qui se distinguent, ainsi que GLENGOYNE, TAMDHU, voire aussi LEDAIG. Du côté du négoce, tout aussi clairement, certaines jeunes sociétés commencent à ravir le devant de la scène avec des propositions aussi audacieuses que pointues (je pense à The ISLAY BOYS Ltd, par exemple), mais il ne faut pas non plus négliger l’apport d’irlandais comme la société WALSH par exemple, avec sa marque WRITER’S TEARS surtout. Enfin je suis tout de même inquiet sur la baisse de qualité régulière de nombre de mises de négoce, ou du moins le fait qu’il y a plus de difficulté de nos jours à trouver des choses vraiment splendides.

 

ENGLISH SUMMARY : An interesting show, but, as for Whisky Live Paris, it could be longer opened in time, so that one could visit it several times and devote each day for a kind of spirit, for instance, to make things easier… On the official side, clearly its solid traditional brands such as a brand as SPRINGBANK that stands out, and also GLENGOYNE, TAMDHU, or even LEDAIG. The independent bottlings are not spectacular this year, some are good, but not much more, and I would say that 2 companies stand out this year, one being the ISLAY BOYS Ltd, the other WALSH Whiskey (mostly with the WRITER’S TEARS brand). I’m worried though of a kind of constant decrease of quality of those last years of indie bottlings in general. It is hard to find something splendid nowadays.

 

 

Editorial No 24

 A VENIR/TO BE PUBLISHED SOON:

 

Mon Nouvel EDITORIAL, No 25, avec au sommaire:

My new Editorial, No 25, with, at the table of contents:

-Sélection de Nouvelles importantes...

Selected Breaking News...

-Le Whisky du Mois / Coup de Coeur abordable recommandé

Whisky of the Month / Recommended affordable Favorite

-Un bref reportage sur le salon professionnel Club-Expert Dugas 2017

A brief report about a professional show called Club-Expert Dugas

-D'autres Notes de Dégustation...

Other Tasting Notes...

 

***

 

EDITORIAL No 24:

 

 « QUELQUES WHISKIES DE PLUS AVANT LE SALON »

(A FEW WHISKIES MORE BEFORE THE SHOW)

 

Première Edition/1st Edition: 17/09/2017

Mise à jour/Update: 06/10/2017

 

 

Dernière minute : GREG’S WHISKY GUIDE sera présent au « WHISKY LIVE PARIS 2017 », fin Septembre (le salon sera ouvert les 23 & 24 pour le public, et le 25 pour les professionnels et la presse), par l’intermédiaire de votre serviteur en visite durant la plus grande partie de la durée du salon (les 24 & 25), et postera sur Twitter peu après voire pendant ses premières impressions. Plus tard, comme à l’accoutumée, un reportage conséquent sera posté avec photos et nombreuses notes de dégustations.

Pour toute information sur ce salon, voir ci-dessous (about this show, please read below) :

Whisky Live Paris 2017 /Informations

 

D’avance merci à la MAISON DU WHISKY de m’y accueillir, et à la société COMPASS BOX d’y contribuer également, ainsi qu'à tous les exposants, particuliers ou professionnels, souvent passionnés, de leur accueil à venir et des échanges avec ceux et celles qui le souhaiteront. Pour rappel, voici l’adresse mail du site ou vous pouvez me contacter le cas échéant (in case of need to contact me, please use the link below):

Me contacter/To contact me

 

 

 

Mon reportage (bilingue) sur le salon « WHISKY LIVE PARIS 2017 » ici :

 

 

(My bilingual REPORT about WHISKY LIVE PARIS 2017 show here):

 

 

W.L.P. 2017 Reportage/Report

 

 

 

 INTRODUCTION :

Pour ce nouveau numéro arrivant rapidement après le précédent, j’ai choisi de chroniquer 5 échantillons reçus cet été, certes parmi d’autres (leur heure viendra !), soit un blended malt et 4 single malts, tous de négoce, tous écossais. "Moins de whiskies, mais plus souvent", je vais essayer de m'y tenir autant que possible à l'avenir....en dehors des reportages nécessitant d'être plus exhaustif, évidemment.

 

 

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Sample du "The Double Single" 2017 de COMPASS BOX, toujours accompagné de son appréciable fiche technique !

 

 

***

 

IMPORTANT :

 

 

Un grand merci aux sociétés COMPASS BOX & ELIXIR DISTILLERS qui m’ont envoyé les échantillons chroniqués ci-dessous.

 

A big Thank you to you COMPASS BOX & ELIXIR DISTILLERS who provided the samples reviewed below.

 

 

 

 

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 Les 4 samples reçus cet été de la part d'ELIXIR Distillers, émanation de la société THE WHISKY EXCHANGE,

et de sa branche de négoce The SPECIALITY DRINKS Ltd. Gamme: The SINGLE MALTS of SCOTLAND.

 

 

 ***

 

SELECTION DE MES NOTES DE DEGUSTATION:

 

(SELECTION OF MY TASTING NOTES)

 

Photos: Tous droits réservés © Grégoire Sarafian, sauf si précision contraire

(all rights reserved on pictures © Grégoire Sarafian -except on one)

 

 

BLENDED MALT :

 

L’on ne présente plus la société COMPASS BOX et son fondateur John GLASER, artisan assembleur et négociant en whisky basé au Royaume-Uni. Ses whiskies sont maintenant bien représentés en France via La Maison du Whisky. Cela faisait un moment que je n’avais pas chroniqué de nouveautés récentes (notamment les échantillons reçus depuis quelque temps, et il en reste !), et hormis la délicieuse nouvelle édition du « Whisky de Table » (réservé à la France, rappelons-le) chroniquée à l’occasion du salon « Cocktail Spirits », je me devais de chroniquer au moins une des nouveautés qui seront sans doute présentes au salon « Whisky Live Paris » 2017.

 

-« The DOUBLE SINGLE », Edition 2017 (3ème édition), emb. par COMPASS BOX, n.a.s. (sans compte d’âge), 5838 bouteilles, 46 % (Blended Malt, ECOSSE):

A Noter : Il s’agit d’un assemblage composé de single malt GLEN ELGIN 19 ans (re-charred Bourbon hogsheads) à 72 % & du single grain GIRVAN sans compte d’âge (re-charred Bourbon hogsheads) à 28 %. Tous les fûts de cet assemblage sont des fûts reconstitués (originairement ayant contenu du Bourbon) et leur intérieur a été brûlé à nouveau afin d’extraire leurs composants aromatiques boisés, épicés, ainsi que de la vanilline.

Couleur: Vieil or, à reflets or clair. Nez: Très fin, sur l’orge maltée, les herbes fraîches, des agrumes (orange en tête), une pointe de fruits rouges, voire même de la confiture de fraises (évoquant la présence de sherry-bien qu’elle ne soit pas réelle). C’est superbe ! Bouche: Superbe, tout aussi délicieuse, et d’une certaine complexité : Agrumes (orange juteuse), pointe de fruits rouges (fraises, groseilles), puis évolue sur à la fois des notes de céréales maltées, des épices et des amandes écrasées au lait & à la crème (en fait ce whisky m’évoque l’idée d’un dessert écossais nommé « Cranachan »-fait plutôt avec des framboises-mais en moins acide). Bel équilibre. A la longue (aération), le côté épicé devient plus important. Tenue à la dilution: Excellente, et renforce le côté fruité. Conclusion: Une jolie création de John Glaser, avec un choix très subtil du dosage entre le whisky de malt et de grain. Abordable pour les néophytes (certes pas donné question prix), il sera apprécié à sa juste valeur par les connaisseurs. Prix indicatif: 150 livres (± 193 €) à sa sortie. Note confirmée: 92/100

ENGLISH SUMMARY : This blended malt is made of single malt GLEN ELGIN 19 y.o. & n.a.s GIRVAN, all matured in re-charred ex-Bourbon hosgheads. The nose is complex and refined. It displays nice malted barley notes, crushed almonds with cream, citrus fruit (oranges, mostly), but also hints of red fruit (strawberries & redcurrant), though no sherry casks involved. I can feel some spices as well. All these notes faithfully come through on the palate, and I’m suddenly thinking of a Scottish breakfast treat called « Cranachan » (ok, rather including raspberries than strawberries). Beautiful balance. With more air/time, the spicy side of it gets more present, but it works. Water enhances its fruity side. A lovely creation by John GLASER, which necessitated a subtile choice to keep the balance between the grain & the malt. Easily palatable for everyone (even if it’s not affordable for anyone-a bit overpriced in my opinion), it will be appreciated at it’s true value by connoisseurs. Rating (confirmed): 92/100

 

 

 

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Photo: Courtesy of www.whiskyandspirits.ch

 

 

 

SINGLE MALTS :

 

La société THE WHISKY EXCHANGE (un peu l'équivalent de LA MAISON DU WHISKY au Royaume-Uni, société dirigée par Sukhinder Singh) commercialise avec l'aide d' ELIXIR Distillers sous plusieurs marques des whiskies de négoce depuis plusieurs années au sein de The SPECIALITY DRINKS Ltd. Les gammes les plus connues en France (parce qu'elles sont importées par la M.d.W.) sont "ELEMENTS OF ISLAY" et "PORT ASKAIG", qui mettent en valeur des whiskies plutôt tourbés. Mais parmi ses gammes moins connues ici, il existe une gamme assez prestigieuse nommée "The SINGLE MALTS of SCOTLAND", que l'on a pu déguster en France a de rares occasions (j'ai un beau souvenir d'un sublime CLYNELISH "1972" dégusté au W.L.P., par exemple, il y a quelques années), aussi il me paraissait intéressant de vous faire part de mes impressions concernant ces échantillons. Pour en savoir plus, voir le site internet de cette société :

The Whisky Exchange

Dernière minute (18/09/17): J'apprends que ces échantillons correspondent en fait à des mises en bouteille exclusives pour la France, via La Maison du Whisky, information que je n'avais pas au départ. Bonne nouvelle donc, que cette chronique, puisque ces whiskies arriveront bientôt chez nous...Ce sont donc bien des notes en avant-première de bouteilles bientôt disponibles en France que je vous livre ici.

 

-BEN NEVIS 20 ans (Distilled : 1996-Bottled : 2017), emb. T.W.E./The SPECIALITY DRINKS Ltd-ELIXIR Distillers, gamme « The SINGLE MALTS of SCOTLAND », Single-Cask (Cask N°1531-Sherry Butt), Natural Cask Strength, 52,2 % (Highlands de l’Ouest, ECOSSE/G.B.) :

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Noble, riche, chocolaté, malté et boisé. Notes fruitées évoquant du sherry de second remplissage. Bouche: Puissante, épicée, riche, et plutôt équilibrée, elle reprend les notes du nez : Chocolat noir, malt (ovomaltine), pudding de Noël anglais, fruits mûrs, réglisse, bonbon anglais, joliment (et modérément) boisée, elle est bien agréable. Tenue à la dilution: Bonne, mais ne pas trop diluer. Conclusion: Un BEN NEVIS séduisant, élégant et très bien équilibré. Prix indicatif: (RSP): 165 €, mise en bouteille en exclusivité pour La Maison du Whisky.-Note confirmée: 92/100

ENGLISH SUMMARY : Noble, rich, chocolatey, malty & woody. Fruity notes suggest a second fill sherry cask. On the palate it’s powerful, spicy, rather balanced & faithful to the nose. Dark chocolate, malt (ovomaltine), Christmas pudding, ripe fruit, liquorice all sorts sweet, with a nice woody note (still moderate). Very pleasant stuff, seductive & pretty well balanced. Rating (confirmed) : 92/100

 

 

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-GLENALLACHIE 25 ans (Distilled : 1992-Bottled : 2017), emb. T.W.E./The SPECIALITY DRINKS Ltd-ELIXIR Distillers, gamme « The SINGLE MALTS of SCOTLAND », Single-Cask (Cask N°589-Bourbon Barrel), Natural Cask Strength, 47,6 % (Speyside, ECOSSE/G.B.) :

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Dense, marqué par le sherry & des notes végétales à la fois. Agréable, mais un peu austère. Evolue de plus en plus vers le végétal. Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec un profil un peu à l’ancienne, gourmand, boisé, peu fruité, et malgré tout dominé par des notes végétales (mousse & champignons des sous-bois, feuilles de thé noir et de cigare Havane) et une certaine amertume. Finale épicée & boisée, peut être très légèrement fumée aussi. Tenue à la dilution: L’ajout d’un peu d’eau le rend un peu plus équilibré, et réveille d’autres notes, de café dilué, de caramel, de sucre de canne, voire de moka. Conclusion: Un single malt à l’ancienne, suffisamment austère pour ne pas être commercial, mais aussi suffisamment complexe et fin pour être intéressant. Les GLENALLACHIE se font rares, et celui-ci succède à une version encore plus belle, de 35 ans d’âge, commercialisée en 2010 sous la marque The Single Malts of Scotland. Prix indicatif: (RSP) 147 €, mise en bouteille en exclusivité pour La Maison du Whisky.-Note confirmée: 91,5/100

ENGLISH SUMMARY : Thick, with both sherry & green notes. Old fashioned stuff on the palate, it is a bit woody, a bit fruity, woody, but more than anything dominated by complex green notes (moss, forest mushrooms, black tea leaves & Havana cigar tobacco fresh leaves). Spicy & woody finale, with possibly a hint of smoke coming through. Water brings out other notes such as diluted coffee/moka, caramel & sugar cane. A nice old fashioned GLENALLACHIE, enough austere to be « uncommercial », but also enough refined & complex to be interesting. One don’t come across often GLENALLACHIE casks nowadays, so, malt mates, go for it. It reminds me a bit another one (even greater), a first fill sherry 35 y.o. bottled in 2010 for the same The Whisky Exchange range (it's called "Anniversary Selection"). Rating (confirmed) : 91,5/100

 

 

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-GLENBURGIE 18 ans (Distilled : 1998-Bottled : 2017), emb. T.W.E./The SPECIALITY DRINKS Ltd-ELIXIR Distillers, gamme « The SINGLE MALTS of SCOTLAND », Single-Cask (Cask N°900-Hogshead), Natural Cask Strength, 53,9 % (Speyside, ECOSSE/G.B.) :

Couleur: Or clair. Nez: Un peu atypique. Notes de caramel, d’orge malté, voire d’huile de lin. Bouche: Elle reprend les notes du nez, mais avec moins d’équilibre, car il y a beaucoup d’épices (poivre noir, gingembre, voire piment d’Espelette), mais aussi quelques agrumes et des fruits mûrs divers. Note étrange de.....sauce Nuoc Mam pour nems, et de céréales croquantes (un peu à l’irlandaise). Un whisky un peu fuyant, bizarre, difficile à évaluer. Tenue à la dilution: L’eau a du mal à l’assouplir. Conclusion: Un GLENBURGIE un peu « dur », assez difficile à évaluer, et du coup, aussi à apprécier. Prix indicatif: n.c., (prix conseillé à venir, disponibilité sous réserve, mise en bouteille en exclusivité pour La Maison du Whisky).-Note confirmée: 86,5/100

ENGLISH SUMMARY : An unusual profile, this one. Caramel, malted barley & linen oil do the job on the nose, but on the palate it’s a bit more unbalanced, with a lot of spices (black pepper, ginger, French « piment d’Espelette » pepper), some citrus fruit & ripe fruit. A strange note mixing crispy cereal notes (Irish whiskey style) &....yes, Nuoc Mam sauce for….fried spring rolls comes through ansd surprises me. A bit elusive palate makes it hard to evaluate and clearly to enjoy as well. Rating (confirmed) : 86,5/100

 

 

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-LEDAIG 13 ans (Distilled : 1996-Bottled : 2017), emb. T.W.E./The SPECIALITY DRINKS Ltd-ELIXIR Distillers, gamme « The SINGLE MALTS of SCOTLAND », Single-Cask (Cask N°37-Hogshead), Natural Cask Strength, 55,2 % (Isle of Mull, ECOSSE/G.B.) :

Couleur: Or pâle. Nez: Un peu fermier, puis bien tourbé (plus que fumé), floral, un peu végétal, belles notes de badiane et de beaux esters (bonbons anglais, fruits exotiques). Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec efficacité et précision. Belles notes d’agrumes également, le citron confit en tête. La tourbe est superbe. Quelques épices couronnent le tout. Excellent ! Tenue à la dilution: Bonne, mais ne pas trop diluer sous peine de le déséquilibrer. Conclusion: Une jolie version de LEDAIG, provenant d’un fût de qualité. Prix indicatif: (RSP) 85 €, mise en bouteille en exclusivité pour La Maison du Whisky.-Note confirmée: 91/100

ENGLISH SUMMARY : A complex nose, from manure/farmy notes to more floral & fruity notes. A bit green as well, showing on the palate also nice esters (liquorice all sorts sweets, exotic fruit), star anise and some nice citrus fruit (candied fruit ahead). The peat is simply superb. A bunch of spices crowns it all. A nice LEDAIG, from a quite a good cask. Rating (confirmed) : 91/100

 

 

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Editorial No 23

 

 EDITORIAL No 23:

 

 « SINGLE MALTS ONLY (Part 2) »

 

Première Edition/1st Edition: 09/09/2017

Mise à jour/Update: 09/09/2017

 

 

Dernière minute : GREG’S WHISKY GUIDE sera présent au « WHISKY LIVE PARIS 2017 » (le salon sera ouvert les 23 & 24 Septembre pour le public, et le 25 Septembre pour les professionnels et la presse), par l’intermédiaire de votre serviteur en visite durant une bonne partie de la durée du salon (les 24 & 25), et postera ses premières impressions sur Twitter peu après, voire pendant si possible. Plus tard, comme à l’accoutumée, un reportage conséquent sera posté avec de nombreuses photos & notes de dégustations.

 

-I'll be visiting  Whisky Live Paris this year too, posting short comments on Twitter and later on publishing a bigger report on my website. Feel free to meet me there (I'll be there September 24 & 25).

 

Pour toute information sur ce salon, voir ci-dessous (about this show, please read below) :

Whisky Live Paris 2017 (informations)

 

 

D’avance merci à la MAISON DU WHISKY de m’y accueillir, à la société COMPASS BOX d’y contribuer, et à tous les exposants, particuliers ou professionnels, souvent passionnés, de leur accueil à venir et des échanges avec ceux et celles qui le souhaiteront. Pour rappel, voici l’adresse mail du site ou vous pouvez me contacter le cas échéant (in case of need to contact me, please use the link below):

 

Me contacter/To contact me

 

 

 INTRODUCTION :

 

Poursuivant notre périple au pays des SINGLE MALTS, cet éditorial sera entièrement consacré à de récentes notes de dégustation de votre serviteur, sous la forme d’une compilation de notes concernant des whiskies récents comme d’autres un peu plus anciens, principalement d’ECOSSE (G.B.), mais aussi d’autres pays (cette fois INDE, IRLANDE, FRANCE), présentés par ordre alphabétique, tous pays confondus pour faciliter les comparaisons et simplifier cette liste.

-Here you will find 18 tasting notes with specially worked English translations of all of them (which is rare I have to say for a French website, especially on so many notes together). A way also to thank all my distinguished English speaking readers all over the world supporting me since this website is out, thanks a lot, guys, you're awesome ! Besides, I also wanted to to thank all the whisky industry & craft people sending me samples or reacting to my posts here and on Twitter, you're so important, guys !

A nouveau, je vous suggère avant d’aller plus avant de consulter mon barème de notation qui diffère quelque peu de celui des autres bloggeurs.

Here’s my Scoring system, which may help people to understand how I work (which may differ from the other bloggers):

Notation/Scoring System

 

Important : Un grand merci à nouveau à tous, particuliers, amis, relations et professionnels du whisky pour l’accès à une grande partie de ces whiskies, souvent d’ailleurs pour les plus prestigieux d’entre eux (les amis se reconnaîtront) !

 

 

Again a big Thank you to you all (amateurs or professional, friends or relatives in the whisky world or not) for giving me access to many whiskies (providing me samples or just letting me taste their bottles-and I have to say I feel very privileged, as it is often collector ones I couldn't afford myself !).

 

 

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SELECTION DE MES NOTES DE DEGUSTATION:

 

(SELECTION OF MY TASTING NOTES)

 

 

Photos: Tous droits réservés (sauf précision contraire dans la légende de la photo) © Grégoire Sarafian

(all rights reserved on pictures © Grégoire Sarafian except some (see legend below the picture)

 

 

 

SINGLE MALTS :

-BEN NEVIS 34 ans (Dist. : 1970-Bottled : circa 2014), emb. par ADELPHI, Single-Cask (Cask N°4640-186 bouteilles), 50,3 % (SINGLE BLEND whisky)-(Highlands de l’Ouest, ECOSSE/G.B.): Couleur : Or clair. Nez : Discret, pâtissier (mille-feuilles), assez simple, mais bien fait. Bouche : Gourmande et équilibrée, elle reste néanmoins un peu trop discrète et linéaire. Notes de mille-feuilles, de crème anglaise, de vanille et enfin de gâteau de maïs. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau (pas trop), elle continue sur sa lancée, sans grande surprise. Conclusion : Un bon BEN NEVIS, assez différent des versions Single-Cask précédemment dégustées, allant plus vers un côté pâtissier et plus simple que d’ordinaire. N’oublions pas que nous avons affaire à un single-blend, pas à un single-malt : La présence du grain est très significative, même si rien n’indique si les proportions grain/orge sont de 50/50 ou si l’un est en plus grande proportion que l’autre. Indication de Prix : Autour de 500 €. Note (sous réserve) : 87/100

ENGLISH SUMMARY : First it’s important to mention it’s a single blend (malt & grain coming from the same distillery), which is quite rare. So, this bottling shows qualities coming from both type of cereal. The pastry side comes from both, though, I think, with French « mille-feuilles » note, custard, vanilla  & corn cake. It’s simple, yes, linear, but good. The malt component tries to drive it to more nutty or barley notes, but it doesn’t achieve it completely. We don’t know if it’s a 50/50 grain/malt share in the blending, but one can conclude that the grain tames the malt, because of a certain lack of complexity, gourmet & length. A nice curiosity though. Rating (with reservations) : 87/100

 

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-CAPERDONICH 35 ans (Distilled in 1977-Bottled in 2014), emb. CADENHEAD, gamme “Small Batch”, Sherry Butt (384 bouteilles), 50,2 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): A Noter: La distillerie, autrefois propriété du groupe Pernod-Ricard, fut fermée en 2003.

Couleur : Ambré, à reflets verdâtres. Nez : Complexe et très fin, dominé par l’élément végétal. Elegantes notes de thé noir, thé vert & Earl Grey très infusé, menthol, bois précieux assez présent, fruits mûrs. Bouche : D’urne grande finesse, elle reprend fidèlement les notes du nez, majoritairement végétales et boisées, en plus équilibré, avec une note de laurier, de bois de rose et de prune en plus. Beaucoup de notes sont très fondues donc difficiles à identifier en une seule fois. Probablement aussi des notes florales et fruitées à l’arrière-plan. Tenue à la dilution : Quelques (très peu !) gouttes d’eau l’assoupliront, mais l’on peut s’en passer. Conclusion : Un beau CAPERDONICH, très élégant, sur la noblesse du bois et la complexité de la terre. Un whisky à l’ancienne, encore une fois, comme l’on en fait plus. Indication de Prix : n.c. (épuisé). Note (sous réserve) : 96/100

ENGLISH SUMMARY : A gorgeous CAPERDONICH, and a gorgeous single malt. The green side is dominating, with classy & complex overinfused tea notes (black, green & Earl grey tea), precious wood notes (rose wood ahead) as well. Some mentholated notes, ripe fruit, laurel, prune & probably other notes (floral fruity). Everything is melted & very difficult to identify within a single tasting. One thing is sure : it’s a very complex & elegant whisky, glorify ancient malts style, the Wood’s gentry & the Earth’s complexity. Rating (with reservations) : 96/100 

 

 

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-CONVALMORE officiel/The Special Releases, 36 ans (Distilled in 1977-Bottled in 2013), Small batch (2680 bouteilles), 58 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): A Noter: CONVALMORE est une distillerie de malt de la région du Speyside et est aujourd’hui fermée. Elle fut fondée en 1893, détruite par un incendie en 1909, puis reconstruite, d’abord en remplaçant l’alambic de distillation à repasse par un alambic à colonne, puis en choisissant de revenir à l’alambic à repasse (également nommé « Pot still »). La distillerie fut longtemps la propriété du groupe Diageo (en incluant ses périodes antérieures D.C.L. puis U.D.V.), mise en sommeil, puis fermée en 1985. Plus récemment, la distillerie ayant été rachetée par le groupe William Grant & Sons, ses chais sont utilisés pour entreposer ses propres productions.

Couleur : Vieil or. Nez : Un superbe nez, très complexe & très fin (voir bouche). Bouche : D’une grande complexité et d’une grande franchise (un caractère direct), elle déploie autant de notes fruitées (nèfles, coing, abricots, agrumes, divers fruits mûrs) que florales (fleurs capiteuses, dont du lys) ou végétales (angélique, vieux thé Earl Grey très infusé, mousse). Elle se développe sur de belles notes de sucre d’orge, de cire et de menthol. Beaucoup de finesse et d’expressivité, pas de domination du bois (pourtant perceptible et de qualité), en revanche, le palais est assez épicé (gingembre, piment). Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky devient encore plus beau et accessible (rehaut des notes florales, fruitées, végétales), tout en conservant la vivacité (non agressive) de ses épices. Par là même il rappelle un peu certains The BALVENIE, CRAIGELLACHIE officiels, mais aussi, pour sa séduisante complexité, les vieux GLEN MOHR officiels (« Rare Malts Selection ») ou les millésimes « 1965 » et « 1980 » de chez Gordon & MacPhail. Conclusion : Il n’est pas courant de rencontrer un whisky de la distillerie CONVALMORE, et c’est dommage. Un très bel exemple de vieux whisky à l’ancienne. La version de même millésime du négociant CADENHEAD est relativement proche de celle-ci, peut être en moins flamboyante, mais je ne saurais l’affirmer avec certitude. Indication de Prix : Autour de 800 €. Note (sous réserve) : 94/100

ENGLISH SUMMARY : A superb official bottling of CONVALMORE, a closed distillery (ex-Diageo owned) that now is used by it’s recent owner William GRANT & Sons to store & mature its 3 malt distilleries casks. Recent bottlings of this distillery are so scarce that I am glad & privileged to assess this bottling (again, a thousand thanks to a good anonymous friend who provides a lot of samples or tastes of rare stuff !). Very complex & very straight forward, but in a good way. A lot of fruity notes can be found there (quince, apricot, citrus fruit, etc…) as well as beautiful flowery notes (heady flowers, including lily), and green notes too (ripe Earl Grey tea, moss, angelica). It moves then to subtle wax, barley sugar & menthol notes. Very expressive & refined at the same time, the palate evolves & stays spicy for a long time (ginger, chilli), but it doesn’t matter because we can still enjoy the other notes. Similarly, the wood is here but never dominating. Adding a few drops of water does its worthy, to open up a bit its profile. This beautiful whisky reminds me a bit of some old GLEN MOHR bottlings, as well as more recent BALVENIEs, CRAIGELLACHIEs.

A perfect example of « old fashioned/old crafted » single malts. Also recommended, the CADENHEAD bottling (same vintage) is almost as impressive as this one. Rating (with reservations) : 94/100 

 

 

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-”COOLEY” 23 ans (Distilled in 1992-Bottled in 2015), emb. CADENHEAD, gamme “World Whiskies”/”Individual Cask”, Bourbon Barrel (192 bouteilles), 55 % (Single Malt/IRLANDE):

Couleur : Or clair. Nez : Engageant et complexe. Floral, fruité, marqué par les esters, la tourbe grasse (mais très fine), le tout en un délicat fondu. Beaucoup de charme. Bouche : Superbe, équilibrée et gourmande. Très beaux esters (pommes, poires fraîches et bonbon anglais, fruits exotiques dont ananas et banane = acétone), guimauve (comme dans les CONNEMARA). Splendide, vraiment, et très serein, aussi gourmand qu’aérien, curieusement. Tenue à la dilution : Parfaite avec juste quelques gouttes d’eau. Conclusion : Un bien joli COOLEY de négoce (comme de plus en plus, je dois dire, que ce soit chez TEELING -ou vont à mon avis les autres meilleurs fûts, en plus des versions pour CADENHEAD & The NECTAR, mais shut, je ne vous ai rien dit). Parfaitement équilibré et satisfaisant, il compense le peu de versions officielles intéressantes désormais disponibles depuis que la distillerie COOLEY a été reprise en 2012 par Beam (devenu depuis le géant Beam-Suntory). Indication de Prix : Autour de 240 £ à sa sortie. Note (sous réserve) : 93,5/100

ENGLISH SUMMARY : Foreword : Some may ask me why so many CADENHEAD bottlings reviews here ? I’ll answer that as I have the opportunity to taste some by myself, then get some samples through some good friends, and as they are often good, why avoid them ? Plus I’ll add it’s one of the oldest (if not the oldest ?) indie bottler to bottle single casks & small batches in Scotland (they did recently celebrate their 175th year, so they are much older than some overhyped younger indies…-S.V. anyone ?). The whisky, now : Not my fault, this is very good ! Floral, fruity, estery, its has a lot of charm, and the peat is also very engaging. Impressively balanced & gourmet, it delivers on the palate beautiful notes of pear, apple, liquorice all sorts sweets, banana, pineapple (ah, the esters, again !), and some marshmallow notes, the ones we usually found in CONNEMARA bottlings (I didn’t say it, did I ?). Amazingly, it manages to stay aerial, while being very expressive. The balance is also letting me dreamy. A really nice indie COOLEY distillery bottling (some say we must name this distillery rather KILBEGGAN, now….), while the official bottlings sometimes struggle to present the same quality level I have to say…Would I say that nowadays the best casks goes to « vip bottlers » such as CADENHEAD, THE NECTAR, THE WHISKY AGENCY or BERRY Bros & RUDD ? (and of course to ex-founders TEELING). « Possibly » ! Rating (with reservations) : 93,5/100 

 

 

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-DALLAS DHU 35 ans (Distilled : 1979-Bottled : 2014), emb. par CADENHEAD, gamme “Small Batch” (63 bouteilles*), 55,7 % (Speyside, ECOSSE/G.B.-Distillerie fermée en 1983 puis réouverte sous la forme d’un musée): A Noter: Pour rappel, DALLAS DHU est une distillerie fondée en 1898 dans la région du Speyside (à l’Ouest, entre Elgin et Inverness). Elle fut mise en sommeil en 1983 puis transformée en musée par la suite. Il a parfois été question de ré-ouvrir cette distillerie (propriété du groupe Diageo), et ce notamment en 2013, mais, pour l’heure, 3 ans plus tard, toujours pas de nouvelles en ce sens.

Couleur : Or éclatant (miel d’acacia). Nez : Fin, subtil, à l’ancienne, marqué par un profil assez fondu de notes végétales, florales et fruitées. Demande un certain temps d’aération (dix minutes au moins). Bouche : Beau profil aromatique bourré de charme, avec des fleurs capiteuses, jaunes et blanches, des fruits à foison (nèfles, pêches jaunes, coing, agrumes divers, bergamote confite), mais aussi un caractère pâtissier (sucre de glaçage de mille-feuilles, crème vanillée, gland-la pâtisserie) et enfin comme une note de menthol ou de vieux thé à la menthe à l’ancienne. Merveilleusement désuet ! Tenue à la dilution : Avec 3 gouttes d’eau (pas plus !), il devient un peu plus fondu et séduisant encore. Conclusion : Les occasions de déguster un DALLAS DHU se font rares de nos jours, alors si en plus il s’agit d’un bon fût (ou petit lot de fûts, ici), il faut en profiter ! Ici CADENHEAD nous gâte, avec un whisky très généreux et charmeur, bravo et merci ! Indication de Prix : n.c. (épuisé).*= NDLR : Je ne peux l’affirmer avec certitude, mais lorsque l’on annonce 63 bouteilles pour un whisky de cet âge et caractéristiques, il est probable qu’il y ai eu un « split » (division du lot) avec un autre négociant. Note (sous réserve) : 93/100

ENGLISH SUMMARY : Foreword : This old Speyside distillery founded in 1898 was mothballed in 1983 and then later on transformed into a museum. Somes said in 2013 that this Diageo owned distillery could be re-opened, but no recent news that it could really happen. The whisky, now : Another old fashioned fascinating whisky….Green, floral, fruity, but also very melted, it needs time to open up. Full of charm, the palate delivers absolutely gorgeous heady flowers notes, as well as endless fruity notes (yellow peaches, quince, various citrus fruit, candied bergamot, etc…), and also some pastry notes (custard, French « Gland » pastry, French « Mille-Feuilles » icing sugar topping). On the finale, I also get some mentholated notes, probably coming from an old Mint tea. Marvelously old fashioned ! A few drops of water and it gets even more appealing. It is rare to come across to a DALLAS DHU bottling nowadays, so…Even more if it is from a great small batch, life is too short for this ! Rating (with reservations) : 93/100 

 

 

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-GLANN AR MOR (+ 3 ans), «Taol Esa_1 an Gwech 13» (Bourbon + affinage dans 2 fûts de Coteaux du Layon), 778 bouteilles, Edition 2013, ncf/nc, 46 % (SINGLE-MALT) Bretagne, FRANCE):

Couleur: Vieil or. Nez: Puissant, gourmand & complexe : Beaux esters, avec dominante de fruits jaunes (pêches jaunes, coing, citron confit), et de fleurs capiteuses. Bouche: Puissante, presque alcooleuse, avec reprend fidèlement les notes du nez et fait preuve d’une certaine astringence boisée (de puissants tanins), d’une certaine sécheresse, avec une note butyrique qui trahit l’influence du vin d’affinage. Les notes de miel, d’épices sont liées également à cela. La finale est fine, sur des notes de miel d’acacia, d’agrumes confits (citron), de coing, de cire & d’épices sèches (gingembre). L’ensemble est puissant, mais assez agréable, bien fait. Tenue à la dilution: Le nez devient encore plus séduisant, tout en demeurant un peu sec. L’affinage en fûts de Coteaux du Layon le rend assez chatoyant. Conclusion: Le boisé et les épices sont importants dans la perception de ce whisky, mais les autres notes (florales, fruitées, miellées, cirées, voire beurrées) le portent plus haut, d’où la note chiffrée élevée. Prix indicatif: Autour de 62 € à sa sortie. Note confirmée: 92/100

ENGLISH SUMMARY : Note : One of the numerous bottlings produced by what I believe is probably the best French whisky distillery (I know some others may kill me for saying this, but…as my website’s motto says, « no double talk » here). This particular bottling was matured in ex-Bourbon casks, then finished in 2 sweet wine casks. The distillery is an expert in finishes, and even a pioneer in an other sweet wine finish, the Sauternes (but not with their whisky, rather with Scottish whiskies finished in France, for their independant branch, under the Celtic Whisky Compagnie name). They do almost each year Sauternes finishes, and others as well. The one I review here is a very nice whisky, with nice esters coming from the previous American oak casks, but also spices & yellow fruit coming from the sweet wine finish. It is vivid, yes (woody, spicy & a bit tanic) an dry all the way, but also floral & fruity (quince & candied lemon are leading). I also get some honey notes, some wax & some butter trying to come through. Give it a few drops of water and it gets more approachable & even seductive. The complexity here explains the high rate. Rating (confirmed) : 92/100 

 

 

 

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-GLEN MORAY Officiel/gamme « The Heritage Collection », 15 ans, Première Edition 2016, Maturation en fûts ayant contenu du Bourbon (« American Oak ») & du Sherry, réduit à 40 % (Speyside, ECOSSE/G.B.):

Couleur: Miel d’acacia, à reflets dorés, voire ambrée (la tonalité ambrée semble provenir de la part de fûts de sherry dans l’assemblage, mais elle pourrait aussi provenir de l’ajout de caramel, difficile à dire. Nez: Riche, fin et complexe. Fruitée, elle est aussi miellée, maltée, avec un côté gourmand à la fois chocolaté, noisetté, voire praliné. Bouche: Fine, complexe et très fondue. Très fruitée (fruits confits, compotés-pommes golden & poires mûres), elle est aussi miellée (miel toutes fleurs, voire de bruyère), elle est aussi bien maltée, avec de complexes notes de fruits secs (noisettes en tête) se mêlant à des notes de chocolat au lait, chocolat noir, mais aussi de caramel dur (notes semble t’il en grande partie naturel). Finale légère, mais superbe, avec un retour d’épices intéressant qui compense le titrage un rien faible (40 %) et une belle pointe distante de fruits rouges rappelant l’influence du sherry. Tenue à la dilution: Plutôt bonne, mais ne pas trop diluer. Un côté « goûter régressif » (nutella, carambar, tablettes de chocolat diverses, bonbons fourrés au praliné) bien agréable. Conclusion: Un délicieux single malt qui peut à la fois servir d’apéritif et de digestif, voire même d’accompagner un dessert pâtissier. Une belle addition à la gamme régulière, destiné à remplacer le 16 ans d’âge. Prix indicatif: Autour de 65/70 € à sa sortie. Note confirmée: 91/100

ENGLISH SUMMARY : This one replaces the previous 16 y.o. in the core range. The amber color shows this one has more sherry casks involved than for instance the 12 y.o., but it can also be because of the caramel added. The nose is rich, complex & refined. Fruity, it is also malty, honeyed, with a gourmet side related to chocolate, caramel (carambar sweet) hazelnut & maybe praline. On the palate it is as appealing as on the nose, displaying its charms in a deliciously melted complex combo of dark & milk chocolate, malt, hazelnut, dried fruit, honey (all sorts, possibly even with heather). There is also a distant red fruit notes recalling also the sherry casks. It is superb, even with this low abv, delicious and can be both an aperitif & an after-dinner whisky, or even match a pastry dessert. Rating (confirmed) : 91/100

 

 

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-GLENFIDDICH 41 ans (Distilled in 1973-Bottled in 2014), emb. CADENHEAD, gamme “Single-Cask” (Cask 14/102- Bourbon Hogshead), ayant donné 42 ou 96 bouteilles, selon les informations (!), 43,1 % (Speyside, ECOSSE/G.B.):

Couleur : Vieil or. Nez : Etonnante première impression, comme un nez de Cognac. Fleurs capiteuses (dont le chèvrefeuille, note souvent rencontrée dans les versions single-casks des années 70, mais aussi du muguet et du lilas), bois précieux (bois de santal) et fruits mûrs variés. Engageant. Bouche : Superbe, et typique des vieux whiskies de cette distillerie. Le palais débute de manière très fine et subtile, reprenant les belles notes complexes du nez, puis devient plus affirmée (épices variées, herbes sauvages), un peu à la façon d’un KARUIZAWA trentenaire. Finale plus apaisée et relativement courte, avec un doux charme floral qui reste un moment en tête. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau (vraiment que quelques gouttes, s.v.p. !), le whisky devient plus charmeur encore, rehaussant légèrement les notes de fleurs capiteuses et de bois précieux. Conclusion : Un vénérable GLENFIDDICH, comme l’on n’en voit pas souvent (je crois bien que c’est mon GLENFIDDICH le plus âgé dégusté à ce jour !), subtil et fin, d’une expressivité modérée (le faible titrage y joue un rôle modérateur-il lui enlève aussi hélas 2 points environ), mais plutôt réussi, de premier ordre. Indication de Prix : Plus de 400 € à sa sortie. Note (sous réserve) : 93/100

ENGLISH SUMMARY : Amazingly, it starts like a Cognac, on the nose, then switches to typical old 70’s GLENFIDDICH single-casks trademark, with this often stunning honeysuckle note. It is also fruity & woody, but still with a great balance. The palate is complex, typical, fruity (ripe fruit mostly), floral (honeysuckle, lily of gthe valley, lilac). It evolves into a more assertive taste, on wild herbs & varied spices (at like a 30 years old KARUIZAWA I have to say), beautiful precious wood notes (sandal wood) and the finish is sweeter & short, except for a delicate floral charming note. A venerable GLENFIDDICH, the ones you don’t come across often, moderately expressive (due to the low ABV-hence it loses 2 points rating), but first class spirit. Rating (with reservations) : 93/100 

 

 

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-GLENLOSSIE 36 ans (Distilled in 1975-Bottled in 2011?), emb. THE WHISKY AGENCY, gamme “Liquid Sun”, Single-Cask, Refill Sherry Hogshead (132 bouteilles), 48,3 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): Couleur : Vieil or. Nez : Fine, subtile, et au fruité très caractéristique de la distillerie (salade de fruits au sirop, pêches jaunes &, abricots inclus). Sexy. Bouche : Superbe exemple de mélange de notes fruitées gourmandes (reprenant celles du nez) et de fleurs capiteuses (lys), avec comme signature, en sus, une note précise de thé Earl Grey à la bergamote. Redoutable. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky devient de plus en plus sexy, avec une légèreté de plus en plus aérienne. Quelle classe. Conclusion : Un grand GLENLOSSIE, ici en mode quasiment sans épices, mais très fruité et floral, un rien végétal, généreux et parfaitement équilibré. Indication de Prix : n.c. Note (sous réserve) : 93/100

ENGLISH SUMMARY : Absolutely gorgeous stuff ! This one displays all the exuberant fruitiness we love in indie GLENLOSSIE bottlings (fruit salad with syrup, yellow peaches, apricots) but also the flowers (heady ones, including lilies of the valley), & of course the bergamot Earl Grey tea trademark as well. Sexy & impressive ! What is interesting also it that this one has no agressive spicy notes & becomes even a bit aerial when slightly diluted. A great GLENLOSSIE, perfectly balanced. Rating (with reservations) : 93/100 

 

 

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-“ISLAY” 12 ans, embouteillé pour MARKS & SPENCER (Edition circa 2012), 40 %, Single-Malt), Islay, ECOSSE/G.B.:(Dégusté en blind)

Couleur : Or pâle. Nez : Huile de lin, feutre, sur lit d’herbes sèches. Tourbe discrète à ce stade. Peut-être des fleurs & des agrumes en arrière-plan. Bouche : Plutôt complexe et intéressante. Avec de subtiles notes de badiane et de violette au second plan, la tourbe (mi-grasse) s’exprime avec élégance et finesse, et s’épanouit sur un lit d’agrumes à la vanille. C’est un très joli profil aromatique qui s’exprime là. Le caractère habituellement médicinal du LAPHROAIG (que l’on soupçonne être la distillerie derrière ce nom générique, mais l’on peut se tromper) est quasi-absent ici, et la fumée est plus douce. Tenue à la dilution: Avec quelques gouttes d’eau, ce whisky devient encore davantage charmeur, alors n’hésitez pas. Conclusion: Une belle surprise que cet Islay anonyme mis en bouteille pour cette grande enseigne. Un single malt plus équilibré que le LAPHROAIG 10 ans officiel et quasiment aussi excitant que le CAOL ILA 12 ans officiel. En tout cas un rapport qualité/prix très intéressant. Indication de Prix: Autour de 35 € à sa sortie. Note chiffrée (Sous réserve): 90,5/100

ENGLISH SUMMARY : A less medicinal LAPHROAIG than usual (yes, there is not much suspense about the distillery there, just nose the whisky & have a look at the tube…), and an elegant one. A pretty aromatic profile, with just what it takes of citrus fruit « lying in a vanilla bed », star anise, medium fat peat, with even a hint of violet in the background. The smoke is sweeter than on the official 10 y.o., and a few drops of water adds even more charm to it. A nice surprise, this bespoke anonymous bottling for Marks & Spencer launched a few years ago (at a time one could easily find this bottling in French M. & S. shop as well). The quality/price ratio is very good too ! Rating (with reservations) : 90,5/100 

 

 

 

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-LONGMORN 12 ans (Distilled: 2003-Bottled: 2015), emb. Ian McLEOD, gamme “Chieftain’s”, Single-Cask, Refill Sherry Hogshead (132 bouteilles), Natural cask strength, 53,7 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): Couleur : Vieil or, soutenu. Nez : Longtemps changeant, puis s’est stabilisé après quelques dégustations. Dense, fondu, fortement caramélisé, plutôt boisé, herbacé, épicé. Avec le temps, développe un caractère pâtissier bien plus plaisant, évoquant tour à tour un baba au rhum, une tarte aux abricots, voire une glace plombière. Bouche : Au début, elle reprenait les premières notes du nez, avec un ajout très net de chocolat au lait, mais aussi de noisettes, d’orge maltée et un caractère fortement épicé et un peu trop alcooleux. Puis, avec le temps, l’alcool semble s’être mieux stabilisé et la palette est devenue un peu plus douce et équilibrée. Assez boisée (et marquée par les tannins du bois) malgré tout, et épicée, elle développe tout au long de la dégustation son caractère un peu curieux, mêlant herbes et épices au malt, au chocolat, au miel et au caramel. Le fruité est ici très discret (sur les fruits mûrs, fruits des bois et mûres en tête), rien à voir avec tant les meilleures versions officielles que certaines versions de négoce déjà évoquées par ailleurs. En revanche, relativement proche du 16 ans officiel, mais plus intéressant. Finale mi-ronde, mi-sèche, curieuse, dominée par le chocolat, mais le bois et les épices sont juste derrière. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky demeure sensiblement avec le même profil, mais les épices reviennent au premier plan pour rejoindre les notes maltées, chocolatées (avec une pointe de noisette qui ressort), qui évoque les jeunes GLENFARCLAS les plus marqués par un élevage sous ex-fûts de Bourbon. Conclusion : Un LONGMORN moyennement équilibré, pas très complexe ni très exaltant, mais pas mauvais, qui va plutôt vers le boisé, le chocolat & les épices, que vers le fruit. Indication de Prix : Autour de 46 € à l’achat (tardif). Epuisé. Note confirmée : 86/100

ENGLISH SUMMARY : It took time before this one got stabilized enough to do a proper review of it. There is a lot of density in this one, but it doesn’t mean all its complex notes appear easily. It takes time and experience. What is sure is that there is a fight here between its gourmet pastry side (chocolate, honey, malted barley, hazelnuts turning to apricot tart, rum baba or cereal based breakfast) and its woody & spicy side. There is also a hint of red fruit coming through but it stays on the background most of the time. Sweetness, then more power and mostly a interplay between chocolate, spices & wood tannins and dryness. A bit unsherried GLENFARCLAS like, and not so far from the official 16 y.o. Rating (confirmed) : 86/100 

 

 

 

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-LONGMORN 35 ans (Distilled in 1976-Bottled in 2011), emb. THE WHISKY AGENCY, gamme “The Perfect Dram”, Single-Cask, Refill Sherry Hogshead (187 bouteilles), 53,6 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): Couleur : Vieil or. Nez : Un nez à la fois très fin, très gourmand et très équilibré. Comme une note beurrée, ou de paraffine. Un fruité élégant et typique des grands LONGMORN à l’ancienne. Bouche : Splendide, d’une remarquable complexité florale et fruitée : Salade de fruits frais, fruits au sirop (abricots, ananas, pêches, cerises), bergamote confite, cerises au marasquin et j’en passe….Fleurs capiteuses, dont lys, mais aussi de la lavande, du jasmin). Parfaitement équilibrée (pas une once de boisé !) et sereine comme pas deux, elle est véritablement enchanteresse. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le décollage vers les îles exotiques et les jardins suspendus est garanti. « Oasis » n’a qu’à bien se tenir (je plaisante-bien qu’on soit plutôt ici vers « Innocent », pour poursuivre la comparaison des marques de jus de fruits, le pur jus de fruits frais pasteurisés). Conclusion : Un LONGMORN de tout premier ordre, d’une beauté et d’une élégance florale et fruitée qui laisse rêveur, et rappelle, avec davantage de profondeur évidemment, l’ancien 15 ans d’âge officiel (années 1990) –fortement recommandé, au passage-et un peu aussi l’exubérant LONGMORN « 1969 » (bottled 2008) de chez Gordon & MacPhail pour la M.d.W. (cask N°5295, 50 %), certes en plus timide, mais aussi en plus équilibré. En deux mots, « une tuerie ». Indication de Prix : n.c. (épuisé). Note (sous réserve) : 96/100

ENGLISH SUMMARY : A very fruity, elegant & typical old fashioned LONGMORN. The fruit complexity is very impressive : Fruit salad, fruit in syrup (apricot, pineapple, peach, cherries) but also candied bergamot, marasquino cherries, and a flower festival as well (lily in the valley, lavender, jasmine). Perfectly balanced, it shows no sign of wood defaults, and is really enchanting. A little water added and then you get exotic fruit as well, and pure fruit juice. A first class stunning LONGMORN, that recalls (with more depth of course) the previous official 15 y.o., and some great indie bottlings such as the one for LaMDW vintage « 1969 » (single-cask N°5295 bottled at 50 %), with more balance. In other words, one « to die for » ! Rating (with reservations) : 96/100 

 

 

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-« OLD BALLANTRUAN » officiel 10 ans, « The Peated Malt », (Distillerie TOMINTOUL, en version assez tourbée), n.c.f/n.c., 50 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): -bout. Acq. ouverte (mq 6-8 cl)

Couleur: Vieil or. Nez: Très fondu, plutôt séduisant. Bouche: Marquée par une tourbe mi-grasse, mi-sèche, et assez végétale, un peu comme chez LAGAVULIN (traces de sherry ?). Fumée un peu cendrée. Puis viennent d’autres notes : Agrumes, thé vert, un côté mentholé, quelques fleurs discrètes, quelques notes marines, de l’amertume boisée (« woodsmoke »), du cuir. Corps relativement étroit pour un single malt d’assemblage encore jeune et pour son titrage de 50 %, ce qui est quelque peu décevant. C’est là que réside sa faiblesse principale (la version sans compte d’âge est plus gourmande). Finale un peu alcooleuse, marquée par un boisé plus sec. Tenue à la dilution: L’ajout d’eau entraîne une petite réaction de « réveil » des notes aromatiques non tourbées, pour un court instant. Conclusion: Un bon whisky auquel il manque « un petit quelque chose » d’expressivité pour passer à la catégorie supérieure. La version sans compte d’âge de ce whisky avait, dans mon souvenir, davantage d’expressivité. Prix indicatif: Autour de 70 €. Note confirmée: 85/100

ENGLISH SUMMARY : A seductive but sweet & melted peated whisky, a bit on the dry & green side, a bit like in a LAGAVULIN, but we’re here in TOMINTOUL, located in the Speyside, which is not exactly on the doorstep ! The smoke is a bit ashy as well. The palate evolves from a one dimensional peat character to a bit more complex proposal, with citrus fruit coming through, then green tea, some discrete flowers & maritime notes, and goes back to some woodsmoke & leather that drives it to a slightly bitter & woody finish. The body is a bit thin for a 10 y.o. & 50 % abv whisky, which is a bit disappointing. The finish is a bit spirity & with some dry wood. Water wakes it up a bit, but for a while only. A good whisky for sure, but lacking of something to lift it up more. I remember that the previous no age statement expression of it was better, more expressive, but it’s a long time ago. Rating (confirmed) : 85/100

 

 

 

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-PAUL JOHN « BRILLIANCE », n.a.s. (4 à 5 ans d’âge), American Oak casks (ex-Bourbon), 46 % (Single Malt, Goa, INDE): Couleur: Or clair, à reflets or clair. Nez: Orge maltée, avec le croquant de la céréale très en avant. Lin et orge dominent, puis, mine de rien, beaucoup de bois jeune, voire neuf. Bouche: Jeune, bien fait, rappelant un peu l’AMRUT Single Malt d’entrée de gamme, mais en un peu moins équilibré et moins complexe. On retrouve l’orge, le lin, des épices provenant du bois, mais aussi de la vanille, une fermeté un peu trop raide du chêne. Tenue à la dilution: Devient floral et fruité, au nez, et un peu plus souple en bouche. Reste pas mal de chêne. Conclusion: Un whisky honnête, de qualité, mais encore jeune et pas totalement équilibré. Je recommande plutôt les versions nommées « BOLD » (notée 87/100) et « EDITED » (notée 89,5/100) -Prix indicatif: Autour de 50 €.-Note confirmée: 80/100

ENGLISH SUMMARY : A malted barley oriented whisky from PAUL JOHN distillery in Goa (which is at the north West of India, compared to AMRUT distillery which is in Bangalore). Crispy barley, lots of linen, and, a lot of fresh wood, even new wood. The palate is young, reminding me a bit of the n.a.s. AMRUT single malt, with less balance & less complexity I have to say. It’s a bit better with a few drops of water, but the wood impact remains huge, too big. A decent malt whisky, but too young & a bit unbalanced. I rather recommend two much more interesting bottlings from them, one called « BOLD » (unpeated, rated 87/100) and one called « EDITED » (slightly peated, rated 89,5/100). Rating (confirmed) : 80/100

 

 

 

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Photo: Distillerie PAUL JOHN

 

 

-PAUL JOHN « SELECT CASK/Classic », n.a.s. (6 ans d’âge), American Oak casks (ex-Bourbon), 55,2 % (Single Malt, Goa, INDE): Couleur: Vieil or, à riches reflets dorés. Nez: Concentré sur la céréale, l’orge, le lin, puis très vite un boisé très ferme et assez présent. Quelques fruits tropicaux, mais un peu trop discrets à mon goût. Bouche: Puissante, assez monolithique, sur le chêne frais, puis l’orge et le lin. Manque de complexité. Tenue à la dilution: Il y a du mieux avec un peu d’eau, qui provoque un intéressant fondu des saveurs et une vague note fruitée de bon aloi. Conclusion: Une version un peu trop « dure » sur le boisé à mon goût, mais pas inintéressante. Je lui ai préféré de loin la version tourbée « Peated » du SELECT CASK à 55,5 % (notée 92,5/100) - Prix indicatif: 90 €, MDW -Note (sous réserve): 84,5/100

ENGLISH SUMMARY : Almost the same tasted notes as the « BRILLIANCE » here, with more oomph due to a higher ABV and only one cask involved, so I won’t be long on the description. Barley, linen, spices & wood….Then more cereals, but also more wood, spices, and…it goes on and on. It benefits a bit to be watered down, with some slightly fruity notes coming through, but the wood is too hard on that one and can’t rival the peated expressions of the same distillery. It’s not a bad whisky, it’s just a bit too much for me. I rather recommend a by far more impressive expression from PAUL JOHN called « SELECT CASK/PEATED » (rated 92,5/100). Rating (confirmed) : 84,5/100

 

 

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Photo: Distillerie PAUL JOHN

 

 

 

-SPRINGBANK officiel 16 ans ”LOCAL BARLEY” (bottled 2016), 9000 bouteilles, 54,3 % (Campbeltown, ECOSSE/G.B.):

A noter: Il s’agit d’une re-création contemporaine des célèbres versions du même nom distillées dans les années 1960. Bien sûr beaucoup de choses ont changé (même si SPRINGBANK demeure une des rares distilleries de propriété familiale), et a fortiori les contenants précédents des fûts aussi (par exemple le sherry contenu dans la précédente version est sans doute très différent de celui-ci, et devait être bien plus concentré auparavant). L’assemblage de 2016 comprend 80 % de fûts de chêne américain ayant contenu du Bourbon et 20 % de chêne européen ayant contenu du Sherry. Cette version récente est élaborée à partir d’orge de type Prisma cultivée à la ferme Low Machrimore à Southend, à quelques kilomètres au sud de la distillerie et de la ville de Campbeltown.

Couleur : Vieil or. Nez : Complexe, fin et vif : Note caractéristique d’orge (la céréale, à plusieurs étapes du procédé de maltage), bol de céréales variées de petit déjeuner, vanille, sur fond de légère fumée de tourbe. Victoire, nous sommes bien chez SPRINGBANK, pas de doute ! Bouche : Elle reprend fidèlement les notes du nez : Les céréales, l’orge maltée sont là, la vanille (modérée, liée à une note de poudre d’amandes), du miel, des épices douces (puis un peu plus présentes : Poivre gris, piment d’Espelette), le tout très lié, puis une note pâtissière (glaçage de gâteau mille-feuilles) vient apporter un peu de gourmandise. La bouche est très équilibrée, séduisante, typée, et le tout est souligné par une délicate fumée de tourbe en arrière-plan. Succulent. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky semble libérer un peu plus de tourbe, mêler orge maltée et sucre d’orge (là aussi des notes typiques des versions Bourbon 10 /12 ans d’âge des années 2000) en un bel ensemble. Conclusion : Un SPRINGBANK très bien construit, qui n’a pas à rougir par rapport à ses prédécesseurs (difficile de comparer tout de même, comme je l’explique dans le préambule), et qui en plus, à ce qu’il se dit, serait une version pérenne à partir de l’an prochain. A suivre ! (un 11 ans d’âge a en effet suivi, mais je n’ai pu encore le déguster). Indication de Prix : Autour de 120 € à sa sortie. Note (sous réserve) : 92,5/100

ENGLISH SUMMARY : Foreword : This is not an expression from the famous series distilled in the 1960’s & bottled in the 1990 ‘s, but an attempt to re-create it nowadays. A lot of things have changed since (though the distillery is one of the rare family owned ones), wether it’s about barley, yeast, wood or previous content quality, but they’ve managed to keep it as local & genuine as possible. This is a batch made of 80 % ex-American oak casks & 20 % ex-European Oak casks filled with sherry. A 11 y.o. has been bottled later on with the same « Local Barley » mention, but I did not have the chance to taste it. The whisky, now : The nose is complex, vivid & refined, and the typical barley cereal beakfast notes are still there. A hint of vanilla, coconut & vanilla on a slightly peat smoke background, and there you go, yes, we are at SPRINGBANK’s house, no doubt ! On the palate, it almost the same as on the nose, with malted barley on the forefront, a discrete vanilla note (enhanced by some almond powder), honey, sweet spices (grey pepper, French « Piment d’Espelette »), but also some icing sugar (a topping on French « Mille-feuilles » cake). This is subtle, but delicious, and underlined by a discrete peat smoke on the background. Water brings a bit more barley, in a barley sugar form, and shows a nice ensemble of flavors. All in all a beautiful SPRINGBANK, but not sherry driven & old fashioned as the previous 90’s bottlings, but it is a very good one, and (good news) ment to be part of the core range, with (as for the « Green » expression) probably a different age statement every year or so. Rating (with reservations) : 92,5/100

 

 

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-SPRINGBANK officiel 17 ans (04/1997-01/2015) « SHERRY WOOD », Fresh & Refill Sherry butts, 9120 bouteilles, 52,3 % (Campbeltown, ECOSSE/G.B.): (dégusté en blind, la 3 ème fois).

Couleur : Vieil or, à reflets dorés. Nez : Superbe, subtil, très typé SPRINGBANK. Fruité complexe (fruits mûrs divers, prune, mirabelle, mais aussi des fruits rouges, des agrumes, dont de l’orange mûre fraîche et en gelée-limite marmelade). Des fleurs aussi, certainement, mais le beau fondu des aromes empêche d’être plus précis. Légère touche de fumée de tourbe à l’arrière-plan. Bouche : Gourmande et épicée, reprenant les notes très fruitées du nez et faisant preuve d’une belle structure. Quelques fleurs capiteuses fondues avec les notes fruitées. Note herbacée modérée. Les épices se calment peu à peu. Belles notes fumées. Tenue à la dilution : Exalte le style ancien et artisanal des versions brut de fût. Splendide. La prune, la mirabelle, plus une note de quetsche reviennent souligner la complexité & la singularité du fruité. Conclusion : Un très bon SPRINGBANK, bien fait, recommandé. Indication de Prix : Autour de 120 € à sa sortie. Note confirmée: 94/100

 

ENGLISH SUMMARY : A superb, typical SPRINGBANK…on the modern sherry side. It shows beautiful fruity notes of some complexity (diverse ripe fruit, plum, mirabelle plum, red fruit, citrus fruit including ripe orange & orange jelly –almost marmelade like). Probably some flowers too, but it is too melted to really distinct them (on the palate they seem to be heady flowers). A hint of peat smoke on the background shows up. The palate is gourmet & spicy, it takes time (and a bit of water to tame it), but it is remarkably structured. Slight herbal note coming through now, plus more complex smoky notes along with malted barley & fruity notes. French fruit spirit come through as well with water, with no less than 3 different ones from the Alsace area (East of France) : Plum, mirabelle plum & plum liqueur. Those notes underline the inner complexity of the sherry casks involved in the bottling, but also the great quality of the distillate. A beautiful SPRINGBANK, recommended ! Rating (confirmed) : 94/100

 

 

 

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-TALISKER officiel “SKYE” (Bottled 2016), n.a.s. (sans compte d’âge), 45,8 % (Isle of Skye, ECOSSE/ G.B.):

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire ambrés (un peu pâles, trahissant et la « wood technology » et l’ajout de caramel E150a). Nez: A l’ouverture un peu fermé, un peu trop boisé et épicé, me laissant craindre le pire (cf ce qui précède), puis, en lui laissant un peu de temps d’aération, et encore plus au bout de plusieurs dégustations, s’avère complexe, fin, à la fois marin, fumé, floral, fruité, boisé, épicé, avec cette belle note typée TALISKER de fleurs, de coquillages et d’embruns sur un lit fumé. Haha ! Bouche: Là encore, après un peu d’aération et plusieurs dégustations, l’on retrouve tout ce que l’on aime chez TALISKER, certes avec une évidente influence du brûlage plus important des fûts (« wood technology inside »), avec un côté plus sec, épicé et boisé, mais les marqueurs TALISKER sont tout de même là, et s’expriment pas mal au fur et à mesure. Bien maltée (plus que le 10 ans), un rien sucrée au départ (carambar), elle est presque un peu salée à l’arrivée (caramel au beurre salé). Traces de sherry. Florale (avec beaucoup de charme), fruitée (agrumes, voire quelques fruits rouges discrets), davantage fumée que tourbée, avec de belles notes marines, la bouche est assez séduisante malgré son évidente modernité. Ouf ! Finale davantage poivrée que pimentée (TALISKER a pas mal changé au fil des années sur le plan des épices aussi), sèche et boisée. Tenue à la dilution: Pas très bonne au début (accentuant son caractère « artificiel » et plat, notamment à cause du caramel ajouté), elle s’est avérée meilleure par la suite (avec plus de présence florale, marine et fruitée), mais il ne faut pas trop le diluer. Conclusion: Très décrié à sa sortie, comme remplaçant le 10 ans d’âge (alors que celui-ci existe toujours, mais en production limitée et donc moins disponible qu’avant), c’est vraiment la version que j’avais envie de détester a priori, encore plus que le finalement assez honorable « STORM », et pourtant force est de constater qu’il n’en est rien. En effet, une fois celui-ci « ouvert » (air, eau), ni la « wood technology », ni l’ajout de caramel (astuce pour satisfaire le client lambda non éduqué au whisky de qualité qui veut son whisky ambré et aseptisé en goût sinon rien) n’ont réussi à réellement « domestiquer la bête » et c’est tant mieux. Une version clairement sous-estimée à mon avis donc par nombre de critiques. Prix indicatif: Autour de 30 €, en G. & M.S. Note confirmée: 90/100

ENGLISH SUMMARY : Foreword : This one is not really replacing the previous 10 y.o. in the core range (10 y.o. which is unofficially not dropped from it, but from now on produced in much more limited amounts) but, in concrete terms, tend to be the core range entry level bottling, along (or instead of ?) the « STORM » expression for a while. Note that both are N.A.S. (no age statement bottling). The whisky, now : Typically the kind of whisky I wanted to hate right from the start, because it is a n.a.s. bottling, probably full of wood technology, of caramel added, giving an artificially darker color than some sherry casks bottlings of it, etc….Yes it’s true, it has all that, it’s probably a bit younger than 10 y.o. (but not so much less I guess), has a bit too much « wood technology » influence (too much toasted oak & artificially spicy notes), yes it’s sweetened by E150a (caramel added-yes, the average customer wants his whisky of « amber » color = subliminal message : decently aged), that flattens a bit the palate, BUT…it seems they didn’t manage to tame completely the TALISKER style & strength and I’m happy with that. Give it a bit time (air), a bit of water (not too much), and you’ll find again your favorite typical TALISKER notes. The wild temper (from pepper to chilli, peat smoke, strong wood), the soft feminine side (ocean-spray, brine, lavender or star anise-or both), and this « je-ne-sais-quoi » that makes it so special. An underestimated expression in my opinion. Rating (confirmed) : 90/100

 

 

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