Editorial No 22

 

EDITORIAL No 22: 

 

 

« SINGLE MALTS ONLY (Part 1) »

 

 Première Edition/1st Edition: 04/06/2017

Mise à jour/Update: 04/06/2017

 

 

 INTRODUCTION :

 

Comme pour le dernier numéro en date, répondant en cela également à une demande d’un certain nombre d’habitués du site, cet éditorial sera entièrement consacré à de récentes notes de dégustation de votre serviteur, sous la forme d’une compilation de notes concernant des whiskies récents comme d’autres un peu plus anciens, de différents pays mais d’un seul type, le SINGLE MALT.

Les whiskies sontprésentés par ordre alphabétique, tous pays confondus, pour faciliter les comparaisons et simplifier cette liste.

 

 

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 Quelques uns des single malts chroniqués dans ce numéro...Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Rappelons également les listes ci-dessous susceptibles de vous intéresser…Vous trouverez dans la première également de nombreuses notes de dégustation, complémentaires à celles de cet éditorial:

Liste de plus de 200 whiskies abordables des années /200 recommended affordable drams, including 92 favorite from all over the world:

suivie de (followed by):

Liste des (plus de 70) mes whiskies préférés parmi ceux dégustés (plus de 2800 à ce jour/70 & more of my favorite whiskies among the (more than 2800 tasted so far):

cliquez ici / click here

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Enfin, je vous suggère avant d’aller plus avant de consulter mon barème de notation qui diffère quelque peu de celui des autres bloggeurs. /Here’s my Scoring system, which may help people to understand how I assess & rate whiskies (which may differ from the other bloggers):

Cliquez ici / click here

 

Important : Un grand merci à nouveau à tous, particuliers, amis, relations et professionnels du whisky pour l’accès à une grande partie de ces whiskies, souvent d’ailleurs pour les plus prestigieux d’entre eux (les amis se reconnaîtront) ! / Again a big Thank you to you all (amateurs or professional, friends or relatives in the whisky world or not) for giving me access to many whiskies (providing me samples or just letting me taste their bottles, that are often collector ones !).

 

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SELECTION DE MES NOTES DE DEGUSTATION:

 

(SELECTION OF MY TASTING NOTES)

 

SINGLE MALTS :

 

-ARDBEG Officiel n.a.s."KELPIE", Edition limitée 2017, (American & Russian oak casks), version réduite à 46 % (Islay, ECOSSE) :

 

A Noter : Comme pour chaque édition récente d’édition limitée présentée dans le cadre de l’« Ardbeg Day » (cette année le 03 juin), il faut savoir qu’elle est précédée d’une édition encore plus limitée réservée au club de fidélité de la distillerie, et porte le nom de « Committee Release ». La version pour le comité est une version brut de fût ou légèrement réduite, et elle titre 51,7 %. Pour le « KELPIE » (nom qui évoque des créatures ou monstres marins de l'imaginaire écossais autour d'Islay), l’assemblage choisi est constitué d’une part de fûts de chêne ayant contenu du whiskey des Etats-Unis & d’autre part de fûts de chêne vierge provenant de Russie, d’une région au bord de la Mer Noire, plus précisément.

Couleur: Or clair.

Nez: Fin, typé ARDBEG, intensément tourbé & fumé, et même cendré, marqué par le hareng fumé, le bois neuf un peu vert, avec une pointe d’eucalyptus. A la longue révèle des amers provenant du bois neuf. Un certain déséquilibre déjà au nez, et aucune des notes d’agrumes habituelles.

Bouche: Très boisé, très épicé, un peu alcooleux à la première dégustation. Il se calme un peu par la suite et révèle une belle note de badiane liée à la tourbe. Lors des dégustations suivantes, le whisky s’est révélé de moins en moins équilibré et dominé par sa composante de fûts neufs marqués par une note de bois vert, entre eucalyptus, cèdre–atténué-et une note de menthe poivrée, mais avec peu de corps et pas assez de complexité. La fumée de tourbe cendrée devient un rien poussiéreuse, tapissant le palais, phénomène accentué dans le cas d’une légère dilution. Une bouche malgré tout assez typée ARDBEG, mais emprunte d’une certaine austérité et âcreté de la tourbe, avec pas beaucoup d’expressivité en dehors des notes boisées (et de ce fameux bois mouillé assez pénible parfois chez ARDBEG et LAPHROAIG) et épicées. Cela rejoint ce que certains appellent le « wood smoke »). Un plaisir donc assez mitigé, partiel seulement.

Tenue à la dilution: Lors de certaines dégustations, l’ajout d’eau a apaisé un peu le côté épicé et modéré le côté boisé (attention, on parle de quelques gouttes d’eau seulement), apportant même une rare note de myrrhe que l’on rencontre parfois chez LAGAVULIN ou YOICHI. En revanche, lors de la dernière dégustation (celle des 3 réalisée dans les meilleures conditions, donc celle de référence), l’eau n’a fait qu’accentuer les défauts de ce whisky (ou sa typicité, si vous préférez), à savoir cette amertume boisée/végétale et un rien poussiéreuse et de manière insistante. La composante poivrée devient alors une vraie plaie, et concoure à faire baisser la note chiffrée.

Conclusion: Un ARDBEG certes assez typé, mais aussi assez différent, avec une recherche visiblement de nouveauté ou du moins d’altérité. Loin de moi l’idée de remettre en cause le travail de « Bill » (surnom affectueux pour Sir Bill Lumsden, chargé de l’élaboration des éditions limitées et de la création de whiskies chez ARDBEG & GLENMORANGIE), personne que j’ai rencontrée à maintes reprises et pour laquelle j’ai beaucoup de respect, mais qui aime bien, châtie bien, n’est-ce-pas ? L’assembleur a du le sentir, le bois neuf, fut-il des bords de la mer noire (désolé, je n’ai pas décelé une telle influence marine comme déclarée par l’ambassadeur, juste un arrière-plan marin modéré, mais courant chez ARDBEG), a une influence importante sur le distillat quel qu’il soit, c’est pourquoi il l’a en partie associé à des fûts (chêne américain) plus traditionnels, mais peut être n’a-t-il pas été assez prudent dans l’’estimation de cette influence ou bien était ce le but recherché (recherche d’originalité) et imposé par le chef de produit/le marketing ? On ne le saura sans doute pas.

En attendant, je suis obligé de dire, dans l’esprit sans langue de bois du site, que même s’il s’agit d’un whisky correct, c’est une déception pour une édition limitée d’ARDBEG vendue à un prix aussi élevé, sans compte d’âge, et cela manque d’équilibre, de complexité et de plaisir. Dans mon souvenir des éditions limitées précédentes, il me semble que les « DARK COVE », « PERPETUUM » ou encore « AURIVERDES » étaient un peu plus intéressants et bien plus équilibrés. Un « UIGEADAIL » proposé à la dégustation le même jour, s’est avéré bien plus convaincant (note estimée à environ 92/100).

Prix indicatif: Autour de 110/115 €, et hélas bientôt bien plus (spéculation sur ce type d’éditions oblige). Dégusté dans le cadre de l’Ardbeg Day, à deux reprises, puis sur sample (merci à The Whisky Shop Paris, à La Maison du Whisky et à l’ambassadeur ARDGEG présent). Note confirmée: 79/100

 

ENGLISH SUMMARY : The annual « ARDBEG DAY » limited release (here in a reduced to 46 % version, contrarily to the « Committee Release », which is bottled at 51,7 %) this year is partly made of American oak casks, partly made with Russian virgin oak casks coming from the Black Sea area.

The influence of those virgin oak casks is huge, and even if this choice was made in order to bring maritime & precious wood notes, and though I do not doubt of Sir Bill Lumsden’s skills (a great master blender & wood maturation expert I met several times), he may have gone a bit too far this time in search for originality, as the wood is talking louder than anything else. I say that because, with no disrespect for him, the woody & spicy notes coming from those casks in particular are too important in my opinion, and bring a too harsh bitter note to the ensemble, as well as almost erasing all the typical fruity & floral notes that we love to see in ARDBEG as being part of its peaty, smoky & maritime profile.

I said previously that I had some trouble with several batches of the « Ten » because of a wet wood note & some dusty & sour unpleasant notes, and alas we get some of these notes here too. So even if this slightly mentholated (& eucalyptus driven) peppery notes are giving some extra kick compared to the previous limited editions profiles, at the same time it is contributing to erase the balance of the whole thing. It doesn’t get lower than 79/100 because at some point of the tastings I had an interesting myrhh note (common to some rare LAGAVULIN or YOICHI) but this is not enough to spend 99 £ (French price converted) or 129 US $ (same).

So yes it is a decent ARDBEG & a decent whisky in my opinion, but it is also way too expensive for what it is, a n.a.s. driven by wood technology reduced to 46 % & weaker than the « Ten » expression. « There you go, now you know » (Ralfy’s inspired conclusion...). Confirmed rating: 79/100

 

 

 

 

 

 

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-ARDBEG Officiel "DARK COVE", Edition limitée 2016, (Sherry Casks), version à 46,5 % (Islay, ECOSSE): Couleur: Or, à reflets dorés, vaguement verdâtres Nez: Joli nez assez fondu, tourbe modérée, caramel, boisé imprégné de chocolat noir et au lait, noisettes, voire café (à ce stade fûts de sherry & fûts bien brûlés semblent dominer), fin. Bouche: Plutôt équilibrée, marquée par le sherry, mais plutôt comme certains malts du Speyside & Highlands (KNOCKANDO, TOMATIN, voire GLENGOYNE) ou du Jura que ceux d'Islay (donc notes de noisettes, caramel dur, chocolat noir et au lait, orge maltée, pointe de café), vagues notes d'agrumes, d'herbes et de réglisse. Traces de bois brûlé (encore la « technologie »). Assez harmonieuse, malgré tout et plutôt fine. Tenue à la dilution: Plutôt bonne à petite dose, mais pas trop d'eau sinon on retrouve les défauts des ARDBEG jeunes (bois mouillé, agressivité & âcreté de la tourbe, amertume du bois). Conclusion: Une jolie version, bien faite, certes quelque peu technologique, relativement jeune (majeure de 8-10 ans?, avec peut-être quelques fûts plus anciens dans la recette, sans doute). Un  whisky avec un peu de personnalité, le côté sherry & technologique le rendant différent des versions précédentes, sans pour autant le rendre remarquable. Très correct, il n'est donc cependant pas indispensable (comme les précédentes éditions limitées) sauf pour les anoraks de la distillerie (et bien sûr les spéculateurs). Rapport qualité/prix défavorable au prix de vente public (entre 105 et 115 €), sans doute plus favorable s'il était inférieur ou égal à 75/80 €, positif s'il était proche de 65 €. Dégusté dans le cadre de l’ « ARDBEG Day », le 28/05/2016, merci à The Whisky Shop Paris. Note chiffrée provisoire (estimée sur une seule dégustation): 87/100

 

ENGLISH SUMMARY: Nice nose, with all notes well melt together, moderate peat, caramel, dark & milk chocolate infused wood & lately some dominating burnt wood (who said wood technology?). On the palate it’s mostly balanced if I may say though obvious wood technology is involved. The sherry plays its part, but not as a monster, rather on the nutty, chocolaty side more than red fruit. You also get citrus fruit, liquorice & dried herbs. It is pleasant, though not be too much opened with water or you will find what is (in my opinion) the distillery’s drawbacks…(wet wood, acrid peat, bitterness….). One for the ARDBEG anoraks because for the others the quality/price ratio, I’m sorry, is not so interesting. For all these limited “Ardbeg Day” editions, it sounds more like a “how to sold a less than 10 yo whisky at a bit more than 46 % with wood technology & a bit of marketing magic” than a bargain. And I say that because I do think that this more than 100 € price tag should be associated with the “cask strength” Committee Reserve expression rather than this one. Temporary rating (under reserve, based on one tasting only): 87/100

 

 

 

 

 

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-BALBLAIR Officiel Millésimé "1999", 2nd Edition (Bottled in 2016), American & European Oak Casks & Sherry Butts, n.c.f./n.c. (non filtré à froid, non coloré) , 46 % (Highlands du Nord, ECOSSE):

Couleur: Or clair, à reflets brillants. Nez: Riche, sur des notes fruitées variées (dont des agrumes), florales, de foin, de vanille, d’herbes sauvages & d’épices douces. Bouche: Complexe, avec une attaque fruitée (citron, coing, pêche jaune) variée & des fleurs un rien capiteuses, quelques esters (bonbons anglais, fruits exotiques), du miel, puis assez vite en milieu et finale des notes d’herbes sèches, d’épices douces et plus de sécheresse et de boisé (gingembre, chêne). La vanille ici est très en retrait, tandis qu’une certaine acidité & « citricité » se font sentir. Finale plus apaisée d’une étonnante fraîcheur. Vue sur le jardin, ses fleurs et son verger depuis la véranda et quelques odeurs d’herbes sauvages et de la ferme au lointain. Tenue à la dilution: L’eau (si modérée) apporte un peu plus de souplesse et de douceur. Elle peut aussi raviver le boisé, attention, vers plus de sécheresse et d’alcool. Conclusion: Une superbe version (ou joli millésime, au choix) qui résume bien le caractère de Highlander de caractère mais aussi de charme de la distillerie BALBLAIR. Prix indicatif: Autour de 100 €, MdW & cavistes partenaires. Note confirmée: 91/100

 

ENGLISH SUMMARY: A rich, floral, fruity (citrus fruit, quince, yellow peach), herbal (wild ones) & spicy combo. Some esters are also playing the second violins (with esters-exotic fruit mainly), while some ginger & dryness is now coming from the oak. A bit citrusy & strong, some hay & honey, then more “summary” notes in the end. Not so much sherry influence shows up here, nor vanilla from the bourbon casks (the spice & the oak, yes). Don’t add too much water on this one. All in all a nice typical (if I may say-all distilleries are different) Highlander & a nice BALBLAIR vintage as well, displaying the full of charm distillery style. One of my favorite contemporary vintages of them (with the 1988 & 1983). Confirmed rating: 91/100

 

 

 

 

 

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Un des meilleurs millésimes récents de la distillerie BALBLAIR. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-BRORA Officiel/The Special Releases (10th Release) 32 ans (1978-2011), (Refill American and European Oak Casks), 1500 bouteilles, Natural Cask Strength, 54,7 % (Highlands du Nord, ECOSSE, distillerie fermée en 1983):

Couleur: Or clair à reflets dorés. Nez: Subtil, profond, séduisant…En apparence peu marqué par le style BRORA des 30 ans de la même gamme (quasiment pas de tourbe, de notes fermières ou d’épices fortes), il est floral, fruité (agrumes) et délicatement boisé. Peu à peu, et notamment lors de la deuxième dégustation, sont apparues des notes de tourbe légère (au second plan), de fleurs à peine capiteuses, d’herbes sèches et de vanille (discrètes). Traces de miel et de thé très infusé. Bouche: Superbe, et d’une belle sérénité. Très fine, délicate, tout en gardant la signature typée de la distillerie, elle reprend fidèlement les notes florales, fruitées, herbacées, et un rien miellées & végétales du nez. Beaucoup de charme. Finale assez fondue, avec un boisé discret, un petit retour de vanille et de crème anglaise, voire de cuir. Les épices (la moutarde et le gingembre en tête) et les herbes sèches sont là, mais sans agressivité excessive. Tenue à la dilution: Elle est bénéfique, entraînant un très beau fondu des saveurs, donnant un côté presque aérien à ce Highlander apaisé…Conclusion: Un bien beau BRORA que voilà, accompli et plein de charme. Encore un grand merci à Ch. pour cette dégustation exceptionnelle. Prix indicatif: Au moins 1100 € en 2017. Note confirmée: 97/100 & Hors catégorie

 

ENGLISH SUMMARY: Clear gold liquid. Subtile & with a seductive deep nose. At first it doesn’t seem to fit with the 30 y.o. previous special releases style (as the peated & farmy notes are low, and the herbs & spices moderate), but slowly they appear, as well as other complex notes (heady flowers but from far, discrete vanilla, custard & citrus fruit, traces of honey & overinfused tea, mustard spice). The finish is a treat, with subtle green notes, honey, herbal, fruity, floral notes all together coming through, white mustard & ginger getting stronger and stronger when tasted without water, but it’s not overwhelming at all. Yes, a dash of water will do it good and reveal all the BRORA beauty, with all the notes deliciously melted together now in peace. It’s a beautiful BRORA I have to say ! Confirmed rating: 97/100 & Beyong Any Category

 

 

 

 

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-CLYNELISH 21 ans (Dist.1992-Bott. 2014), emb. CADENHEAD/gamme « Small Batch », Bourbon Hogshead (792 bouteilles), Natural Cask Strength, 51,6 % (Highlands du Nord, ECOSSE):

Couleur: Jaune paille, à reflets dorés. Nez: Fin, complexe, raffiné, plutôt subtil : Vanille en arrière-plan, marqué par les herbes sèches et les épices douces & probablement de la moutarde aussi, par les agrumes et un peu de cire. Le style CLYNELISH, quoi…mais relativement apaisé. Bouche: A la première dégustation, très jolie impression, avec une grande fidélité à l’équilibre des notes du nez. Beaucoup d’harmonie et de charme avec cette finale pâtissière de glaçage de mille-feuilles et d’appareil à tarte au citron. Belle typicité là encore, plutôt sur les versions de négoce que sur la version officielle de 14 ans. Par une certaine discrétion, sa superbe finale tonique m’a rappelé un peu le style charpenté & boisé des SPRINGBANK 10 ans officiels du milieu des années 2000. Lors des deux dégustations suivantes, le profil s’est quelque peu raidi (plus d’épices fortes-moutarde blanche, voire moutarde de Dijon, poivre de Sichuan-et plus d’herbes sèches), mais demeure typé et équilibré. Tenue à la dilution: L’ajout d’eau est recommandé, car, avec l’apport de quelques gouttes d’eau, le whisky s’apaise un peu et dévoile tout son charme, avec à la fois le caractère pâtissier déjà évoqué, les agrumes confits et une discrète note de cire ainsi que de rayon de miel. Conclusion: Un excellent CLYNELISH, bien représentatif du style de la distillerie, avec complexité, expressivité et subtilité. Prix indicatif: Autour de 120 € à sa sortie. Note confirmée: 93/100

 

ENGLISH SUMMARY: A complex & subtile typical CLYNELISH, not so far from the BRORA above, but ok with less magic. But as a CLYNELISH it is indeed a good one. The usual suspects are here (dried herbs & spices, white mustard, citrus fruit & a bit of wax), and even some light French pastry notes (that mille-feuilles icing! –and also a citrus tart base). In some ways (the way it’s “carpented”) it reminds me of some old 10 y.o. SPRINGBANK from the mid-2000’s. Warning, stored in a not too cool place it may rapidly become much spicier & stronger (as some other malts) and with time may not be as serene as in the beginning, but that’s also common to many CLYNELISHes, as I often say, to be “wild cats” (translate that you’ll get more dried herbs & spices : Sichouan pepper, white & even Dijon mustard). Water eases things & brings the softness you need to enjoy the candied fruit & discrete wex & honey notes that were hidden before. An excellent CLYNELISH…Confirmed rating: 93/100

 

 

 

 

 

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Un excellent CLYNELISH du non moins excellent négociant CADENHEAD....Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

 

-GLEN GARIOCH officiel 15 ans « RENAISSANCE », Chapter 1 (1999-2014), Bourbon & Sherry casks, 51,9 % (Speyside, ECOSSE): Couleur : Vieil or. Nez : Comme métallique, fumé (hareng fumé ?), puis cela s’affaiblit. Fruits confits, et comme une note austère difficile à décrire. A ce stade je pense à certains GLEN SCOTIA un peu « pétroleux », et ce n’est pas un compliment. Bouche : Complexe, tendue et dense, elle est marquée par une marmelade d’orange très concentrée et aux épices (poivre noir, gingembre), par des fruits confits divers caramélisés (l’abricot en tête), de l’orge maltée et fumée, du chocolat noir (à au moins 80 %), et une impression de sucre résiduel pénible. Un certain manque de lisibilité de la palette aromatique. Tenue à la dilution : Avec quelques gouttes d’eau, le whisky demeure assez fermé, mais avec le chocolat noir, et le malt qui prennent le dessus sur les autres notes. Avec encore un peu plus d’eau, il devient tannique et une note d’orange amère (confiturée) domine. Conclusion : Un étrange whisky, qui joue un peu à cache-cache avec nos sens et qui donnera certainement des avis tranchés. J’ai eu du mal à l’apprécier et à l’évaluer, mais je ne peux pas non plus dire que ce serait un mauvais whisky. Indication de Prix : Autour de 75 € à sa sortie. Note (sous réserve) : 75/100

 

ENGLISH SUMMARY: “I am still struggling to find a fully (or half) satisfying GLEN GARIOCH contemporary expression”….could be the motto here….But alas I’m afraid it will not be achieved with this one too. A metallic, austere & petrol like nose to start with, then a tense & dense palate, overwhelmed with deep & bitter orange marmalade with spices (black pepper, ginger), caramelized fruit (apricot mainly), malted & smoked barley, and some painful “remaining sugars”. It isn’t that it’s really bad, but too confused & lacking of balance & direction. Water will not help (bitterness will dominate everything). A really hard to evaluate whisky, not bad, but a bit too demanding for me. Confirmed rating: 75/100

 

 

 

 

 

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-The GLENLIVET officiel n.a.s. « FOUNDER’S RESERVE », Edition 2015, 40 % (Speyside, ECOSSE):

A noter: Il s’agit de la version lancée en 2014, puis plus largement en 2015, et destinée à remplacer pour le marché européen le 12 ans d’âge (pour pouvoir continuer à alimenter le marché principal de celui-ci, à savoir l’Amérique du Nord et notamment les Etats-Unis ou il est très populaire, comme j’ai pu le constater moi-même en 2002...parfois l’unique single malt disponible dans des bars de petites villes). Lancée au depart comme une version destinée au marché hors taxes, elle fut plus largement pour pouvoir répondre à la forte demande internationale, quitte à baisser l’âge du contenu en ne le mentionnant pas, offrant plus de souplesse à l’assembleur. Officiellement il s’agit d’une version destinée à rendre hommage au fondateur de la distillerie, George Smith. Il est également annoncé que cette version contient une part significative de fûts de Bourbon de premier remplissage.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Fuyant, très léger, difficile à cerner (l’on sait déjà que le caramel ajouté sera de la partie), puis progressivement s’exprimant un peu plus : Pas très complexe, il exprime des notes de pommes cuites, quelques esters (modérément) et de la vanille, et basta. On est loin de l’expressivité du 12 ans d’âge du début des années 2000. Bouche: A la première dégustation, ce fut la consternation qui l’emporta… « Ou est passé mon GLENLIVET 12 ans !!! ». C’est plat, fade, avec du sucre résiduel, du caramel ajouté en veux-tu en voilà (résultat tout est affadi, aplati), de la « wood technology » à gogo…(résultat : boisé et épices renforcées-pour moi elle sert aussi clairement de cache-misère pour masquer la jeunesse du distillat). Les esters issu des fûts de Bourbon de premier remplissage ont beaucoup de mal à s’exprimer, les notes fruitées et florales aussi, bref, c’est pauvre. Lors des deux dégustations suivantes, les choses se sont un tantinet améliorées, mais pas de beaucoup, d’où ma note sévère (je rappelle que ma moyenne est de 75/100, non de 50). Avec un peu d’aération, en effet, il y a davantage de caractère « GLENLIVET » qui revient, avec un fruité et un boisé plus modéré, de la vanille et quelques esters, mais cela reste très moyen. Tenue à la dilution: A la première dégustation, anormale (presque soufrée), puis « redevenant raisonnable », mais sans grand intérêt, car elle a déjà eu largement lieu, cette dilution…Conclusion: Franchement une déception, car j’aurais préféré une version avec compte d’âge plus jeune, sans colorant ni filtration à froid et à 43 %, mais « avec quelque chose à dire ! ». Néophytes, fuyez cette version et prenez plutôt le 15 ans d’âge (« French Limousin Oak ») nettement meilleur, et « ça se trouve », moins cher en grande surface….Prix indicatif: D’environ 28 € à 40 €, G.M.S., etc…-Note confirmée: 72/100

ENGLISH SUMMARY: It would be really cruel for this one to ask my readers to compare it with the following old 12 y.o. review…Too many signs would scream “IT WAS BETTER BEFORE!”. YES, Sir, for some whiskies I can tell (with my previous tastings) that production between 1960s & 1990s was often (not always, but often) better, mostly -one would say) because of 3 reasons: 1/ Higher demand, lower stock of good casks & lower possibilities to pick the best for all markets/expressions. 2/Standardization of production, with a trend of “wood technology” (what I would call a kind of “parkerization”) & the use of younger juices. 3/ The less P.C. reason to mention…Greed ! The idea one could make more profit selling younger whiskies more expensive than the previous one with an age statement…and with a less range of interesting (and/or older) casks in the recipy. I’m not telling you it’s absolutely the case here, but I have serious doubts. As a long time GLENLIVET fan (remember it has been my first single malt in my history).

To be more precise about this “Founder’s Reserve” profile, let’s say it still express some reminiscent of the old 12 y.o ones notes, but flattened: Cooked apples, pinapple (along with other estery notes), some vanilla, and that’s all folks (except wood technology driven spices & wood). Mr E150a has passed by & used his infamous caramel added witchcraft! It’s almost bland then, poor & depressing. It’s not completely bad, otherwise the rating would have gone even lower, but really not at the level of the latest GLENLIVET 12 y.o. expressions. The latter have been replaced on a limited edition basis by the “First Fill” 12 y.o. but with not much more personality, so the closest to the ancient GLENLIVET style I can advise is the 3 “Nadurra” expressions, or the 15 & 18 years old. That’s it…Confirmed rating: 72/100

 

 

 

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Cette belle couleur céruléum cache un single malt qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-The GLENLIVET officiel 12 ans (bottled circa 1975, ou début 1980- Importé par Ets Gouin), « Unblended all malt Scotch Whisky», 75 cl, 43 % (Speyside, ECOSSE):

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire presque orangés. …Et comme je n’ai pas senti de caramel ajouté, clairement l’on a affaire là à un assemblage avec une part de whiskies probablement plus âgés ainsi que des fûts de sherry en plus des fûts de bourbon, mais ce n’est qu’une hypothèse. Nez: Capiteux, somptueux, et ….bien loin du 12 ans de ces dernières années. Un nez riche et profond : Fruité (fruits mûrs variés, pêches jaunes, prune, poire mûre et j’en passe), floral (très fondu), végétal (vieux thé Earl Grey & vert, mousse), et exprimant un délicat boisé. Quelques notes d’esters en arrière-plan, assez remarquables (ananas rôti, banane flambée), et un beau miel à l’ancienne…Bouche: Elle reprend fidèlement les notes du nez, en un fondu assez magique, ou l’on croit deviner ici quelques subtiles notes florales et végétales, et là d’autres notes fruitées et variées. Une version beaucoup moins herbacée que dans les années 2000 et beaucoup moins marquée par le caramel ajouté que les dernières. Une bouche très séduisante… ! Que dire de plus (la description du nez devrait suffire à vous convaincre…). Tenue à la dilution: Intéressante, elle fait ressortir des notes herbacées et florales qui évoquent un peu plus les versions du début du milieu des années 2000, encore assez belles. Les esters, des notes d’amande et de pêche melba remontent également à la surface, pour notre plus grand plaisir. Et comme par magie, un côté pâtissier se fait sentir également, avec outre les fruits exotiques flambés déjà évoqués, une succulente note de praliné, liée à une belle note crémeuse de noisettes, et enfin une charmeuse note de chocolat au lait qui s’évanouit aussi vite qu’elle était arrivée. Conclusion: Un très joli GLENLIVET à l’ancienne, comme l’on en fait plus (si, il faut le dire !). Dommage…Par contre, cette version peut encore se trouver à prix pas forcément prohibitif, alors…foncez ! Prix indicatif: Entre 100 & 300 € de nos jours (oui, c’est un collector…). Note confirmée: 94/100

 

ENGLISH SUMMARY: A bottle from yesteryear that clearly says “IT WAS BETTER BEFORE!”. On the nose heady flowers, a whole fruit basket, including ripe fruit & fresh fruit, prune, ripe pear, yellow peaches, beautiful estery notes on the back as well (roasted pineapples, flambed bananas), some old Earl Grey tea, green tea, moss, old honey, delicate wood. Al these notes are remarkably melt together and show a great balance. It is deep, it is refined, it is top quality distillate. It’s also the same on the palate, and there’s a clarity in there that’s way from the caramel added driven recent rather bland bottlings profile, and less grassy, herbal notes as well. A few drops of water and it gets even more seductive, with more estery notes, some pastry notes (almond cream, praline, creamy hazelnut, melba peach), etc…A beautifully crafted old GLENLIVET that you can still find nowadays in auctions or specialized websites (ok probably 3 times the price of your 2000’s GLENLIVET). Confirmed rating: 94/100

 

 

 

 

 

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Un whisky d'antan, comme on n'en fait plus.... Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-HIGHLAND PARK 27 ans (Bottled 2015) « Wine finish »(Bordeaux Clairet), emb. CADENHEAD/”Authentic Collection”, C.S., n.c.f./n.c., 53,3 % (Orkney Islands, ECOSSE): (dégusté en blind)

Couleur : Vieil or. Nez : Un rien atypique mais très séduisant ! Notes de caramel au beurre salé (comme dans certains anciennes versions officielles de SCAPA, pour le coup), de fine tourbe et de fumée de bruyère. Superbe ! Bouche : Plutôt complexe et assez fondue, elle est sublime. Le rôle joué par l’affinage en fûts de vin de Bordeaux Clairet est incroyable. Tel un liant en peinture, il permet de faire le trait d’union entre les différentes saveurs fruitées, florales, végétales, pâtissières, fumées et boisées, produisant une unique et soyeuse sensation de bonheur à multiples facettes. Populairement l’on pourrait le qualifier, oui, de « tuerie » ! Tenue à la dilution: N’ajoutez que quelques gouttes, si vous ne voulez pas le déguster pur, et sa rondeur aura encore plus de charme. Conclusion: Un HIGHLAND PARK atypique, oui, mais de premier ordre ! Il est magnifique. Clairement une bouteille à rechercher…. Indication de Prix: Autour de 187 € à sa sortie. Note chiffrée (Sous réserve): 96,5/100 & Hors Catégorie

 

ENGLISH SUMMARY: All I can say is that it’s the best recent exemple of mastery in terms of (especially red) wine casks finishing single malt bottlings…The fruitiness (yes, red fruit) is incredible, but it is also its complexity that is stiking me here. Pastry notes, green notes, floral notes, winey notes, great woody notes…there are all melted together for the best & just topped by a beautiful hint of Orkney smoke. A stunner for sure ! Confirmed rating: 96,5/100 & Beyond Any Category

 

 

 

 

 

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 Un des plus beaux HIGHLAND PARK dégustés à ce jour, mais aussi un des plus beaux affinages en fûts de vin rouge. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-LAGAVULIN Officiel 8 ans, 200ème édition anniversaire (1816-2016), Edition limitée 2016, Refill American Oak, 48 % (Islay, ECOSSE) :

Couleur: Or clair. Nez: Très tourbé, jeune, mais complexe et bien fait : Huile de lin, cuir, badiane (imprégnée de tourbe cendrée), agrumes, mais aussi des notes marines (embruns, algues, sel, iode) & végétales. Bel équilibre. Bouche: Fabuleux combo alliant la fougue d’une jeune tourbe avec une note suave de badiane, des fleurs, des fruits (agrumes) et une certaine minéralité. Une note de cuir & des notes végétales (feuilles à pour cigare Havane, mousse), de thé Lapsang Souchong (très légère amertume presque réglissée comme pour le 16 ans, un peu moins que sur le 12 ans brut de fût) complètent le tableau. Ces notes végétales sont profondément intégrées au boisé, modéré mais déjà perceptible. Belles notes (également modérées) d’épices douces & d’herbes sèches. Pour un whisky aussi jeune (certes vendu un peu trop cher chez nous), il fait preuve d’une belle maturité, structure & puissance expressive. Impressionnant !

A noter : A la première dégustation, le personnel de la boutique ou je l’ai dégusté (The Whisky Shop, Paris, 2016) d’abord, ayant constaté un profil un peu trop fermé et violemment tourbé, a pris le parti (un peu risqué) de laisser la bouteille s’aérer plus d’une heure. Le profil aromatique du whisky en a été bouleversé et a chassé les notes les plus puissantes de tourbe au profit des notes les plus délicates (badiane, agrumes, fleurs) en un ensemble à la fois aérien et très minéral. Une réussite que l’on peut retrouver un peu en diluant ce whisky. Tenue à la dilution: Avec un peu d’eau (pas trop), le whisky fait preuve d’une belle rondeur absolument charmeuse, sur de délicates notes de tourbe (la badiane en tête), une fumée aérienne et de belles notes de fleurs fraîches et de coquillages. Rappelle un peu certains PORT ELLEN de 21/22 ans d’âge par le charme ilien de la palette aromatique (et notamment les notes d’huile de lin et de badiane). C’est dire ! Conclusion: Un splendide whisky, vraiment, et de premier ordre, et un des plus beaux LAGAVULIN qu’il m’ait été donné de déguster ! Fortement recommandé !  Prix indicatif: Entre 55/60 € dans le Benelux, mais autour de 79 € en France (trop cher!), chez The Whisky Shop, La M.D.W. & certains cavistes. Note confirmée: 95/100

ENGLISH SUMMARY: Along with the 25 years old that came lately in 2016, this outstanding (in my opinion) 8 years old are the two special bottlings made to celebrate the 200 anniversary of the distillery, the latter being the most affordable, even if it is a bit overpriced in France I have to say. A fantastic young age statement whisky, that is against the tide of NAS whiskies clearly (the most provocative yet being the nice 5 years old BENROMACH a few years ago)! For those who wonder how their sacred (and I say it with no bad intention) 16 years old could taste like twice younger, here’s the answer: It is a winner, with enough maturity to show this delicate distillate qualities, enough complexity & style, and enough seductive notes to please you if still necessary (those star anise, best lemon juice notes!/those peated & smoky notes are great!) and…yes it is moreish! The balance is incredibly good, as well as the elegance for such a young whisky (though I’ve known even younger stunners-see GLANN AR MOR, KORNOG, ARMORIK, just to speak about France). Confirmed rating: 95/100

 

 

 

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 La belle surprise (abordable) du 200 ème anniversaire de la distillerie en 2016. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-OLD PULTENEY Officiel 12 ans, Edition 2017 (Lot: L17/005-R16/5457-1B: 11:17 (ex-UK Market), 40 %: Attention, note en français également révisée le 29/05/17 (Highlands du Nord, ECOSSE) :

Couleur: Vieil or. Nez: Riche et équilibré : Fin, floral (fleurs capiteuses, dont peut être du lys), fruité (fruits au sirop), avec une note de thé Earl Grey, d’angélique (plante aromatique), de légère saumure, mais bien moins qu’il y a une dizaine d’années. Un nez plutôt séduisant. Bouche: Elle reprend les notes du nez (avec une impression générale de salade de fruits au sirop), avec complexité, subtilité, finesse et un certain charme. Perds assez vite de la puissance à cause de son titrage faible (voire aussi en raison de l’ajout de caramel) mais belle finale sur les oranges confites, et une note rappelant le glaçage des biscuits Chamonix…un charme pâtissier qui lui permet de ne pas perdre plusieurs points. Tenue à la dilution: Intéressante, mais n’ajouter que quelques gouttes d’eau. Elles réveilleront ainsi les notes d’esters un rien acidulées qui étaient jusqu’ici à l’arrière-plan. Conclusion: Assez proche des versions dégustées depuis environ dix ans, cet OLD PULTENEY est un apéritif charmeur avec une palette bien à lui. Comme bien d’autres single malts de large diffusion, certains lots peuvent varier (par exemple un lot particulièrement plat –le lot L15/019/R15/5022-1B :13-21 datant de 2015-a reçu la note de 77, mais je soupçonne un souci de bouchon. La distillerie me l’a aimablement remplacée et je l’en remercie encore ici). Prix indicatif: 35/40 €, G.M.S./MdW.-Note confirmée: 87,5/100

 

ENGLISH SUMMARY: A rich & balanced nose : Refined, floral (with heady flowers, maybe lilies), fruity (canned fruit salad with syrup), a touch of Earl Grey tea, angelica, and a typical hint of brine, but less than 10 years ago. Quite a seductive nose. On the palate, it’s more of the same, with the canned fruit salad with syrup leading the way. It is complex, subtle, and has some charm for sure. Loses power quickly because of it’s low ABV (& probably the caramel added), but not points because of a beautiful ending on candied oranges & a note of French pastry topping (an industrial pastry called “Chamonix”). Don’t add too much water on this one, but just a few drops to wake the estery notes that were previously in the background. A very nice aperitif malt with its own style. Just a thing, as for many other wide production single malts, consistency may vary (for exemple batch N° L15/019/R15/5022-1B:13-21 from 2015, a probably one-off, anormaly bland –with maybe a cork problem-has been rated 77/100-thanks again to the distillery for replacing it). Confirmed rating: 87,5/100

 

 

 

 

 

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OLD PULTENEY 12 ans, un bel apéritif qui vient du Nord. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-ROSEBANK Millésimé « 1991 » de 17 ans d’âge (distillé le 03/07/91, mis en bouteille le 17/07/08), emb. par GORDON & MacPHAIL, gamme « Reserve », Single-Cask (N° 2098-Refill Bourbon Barrel, pour LaMDW) ayant donné 199 bouteilles, 46 % (Lowlands, ECOSSE):

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Riche, complexe et plutôt végétal de prime abord. Notes de thé Earl Grey très infusé, de sous-bois (humus, champignons), puis orange, bergamote, fleurs capiteuses, et les esters assez présents (fruits exotiques dont papaye, goyave, mangue). Un profil nettement fruité. Bouche: Fantastique, parfaitement équilibrée (10/10) et gourmande: Elle débute sur les notes végétales du nez (thé à la Bergamote), mais aussi, très vite sur une multitude de fruits tant classiques (orange, pêche, abricot) qu’exotiques (goyave et mangue maintenant, plus peut être une pointe d’ananas), mais aussi de coing, le tout avec un côté presque sirupeux et des épices douces, avec en arrière-plan, mais pas loin derrière, des fleurs capiteuses (lys, iris, jasmin) du plus bel effet. Son caractère herbacé est masqué par son fruité exubérant. Un tel délice, qui combine à la fois gourmandise, complexité, équilibre et finesse, l’on en redemande ! Tenue à la dilution: Avec quelques gouttes d’eau, les esters ressortent, et, outre les notes de fruits exotiques et de bonbon anglais, c’est ce fondu qui se remarque encore un peu plus…. Conclusion: Un splendide ROSEBANK, qui s’exprime parfaitement dans un registre fruité et capiteux, d’une gourmandise qui surprendra ceux qui n’en connaissent que les versions un rien austères et herbacées, et ou la camomille et les épices dominent. Ici, c’est toute la générosité fruitée qui s’exprime dans ce fût très bien sélectionné. Curieusement il a quelque chose du profil du OLD PULTENEY chroniqué dans ce même numéro, mais à la puissance 10….Prix indicatif: Autour de 70 € à sa sortie, MdW-Epuisé. Note confirmée: 94,5/100

 

ENGLISH SUMMARY: Gold color for some liquid gold. When I tasted this expression during Whisky Live Paris 2008 (it’s a bespoke bottling for La Maison du Whisky), I fell in love instantly with this. I only opened it 7 years after though (I know it sounds crazy) but got the same impression I had at first try. A beautifully crafted (& picked!) very expressive single-cask whisky. Fantastically balanced (10/10 on my detailed rating for the balance criteria), with a very rich (if maybe a bit non 100 % typical ROSEBANK ?) profile, playing on green/earthy territory as well as for fruity, floral, spicy (sweet) notes. Amazingly I could probably say it’s the previous whisky reviewed here (OLD PULTENEY 12 y.o.) but ten times better. Very complex as well, I can already name Earl Grey tea & chamomile tea notes(the latter being typical to the usual ROSEBANK profile), orange, bergamot, heady flowers (lily, iris, jasmine), forest notes (mushrooms, humus), but also quince, apricot, goyava, mango, pineapple too-for the estery notes), liquorice all sorts candies, and so on…It is enhanced by some spicy notes all the way. It has a gourmet mouthful, a balance, a complexity, a finesse & elegance I never found in another ROSEBANK yet. Just Splendid…Confirmed rating: 94,5/100

 

 

 

 

 

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Quand un grand négociant rencontre une grande distillerie, et embouteille un fût pour une grande maison...Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

 

-SPRINGBANK officiel 10 ans, Edition 2016 (Lot 14/507), Bourbon & Sherry casks, 46 % (Campbeltown, ECOSSE):

 Couleur: Or clair. Nez: Ah, le style SPRINGBANK ! Inimitable….Un rien d’austérité rustique qui trahit son caractère artisanal et profondément malté : Ces notes de céréales bouillies et torréfiées, d’orge maltée, puis de suite derrière, cette tourbe & cette note de caoutchouc fumé (pneu de voiture ayant parcouru une longue distance, et à peine refroidi), imprégnant à coeur le chêne, ce dans une ambiance de garage…avec du gasoil stagnant quelque part…normalement cela devrait me faire fuir, mais là cela fonctionne ! Bouche: Elle reprend les notes du nez, en un ensemble à la fois austère et séduisant, au service de l’orge maltée mais aussi de la signature tourbée maison actuelle, et un soupçon de caoutchouc là encore, épousant la fumée de tourbe survenant assez vite au second plan, mais aussi se frayant un chemin à travers un chêne qui charpente le whisky mais demeure malgré tout discret, quelques austères agrumes, le pamplemousse en tête. Quelques discrètes notes de vanille (influence des fûts de bourbon) et de chocolat noir (influence des fûts de sherry) se révèlent, ainsi que quelques jolies notes florales au second plan. Les épices sont bien présentes (le gingembre, principalement) mais l’ensemble demeure très équilibré. La finale, sublime, avec cette rétro-olfaction de notes à la fois céréalées, florales et fruitées (agrumes), plus la signature fumée et typée, lui font gagner des points (note initiale envisagée : 93,5/100). L’équilibre et l’élégance, malgré une certaine rusticité, sont remarquables dans ce whisky. Tenue à la dilution: Excellent et révélateur, l’ajout de quelques gouttes d’eau rend ce whisky plus aérien et charmeur, et révèle à la fois une note vineuse évoquant le sherry et une note de canne à sucre évoquant un rhum blanc agricole. Impressions qui accréditeraient la thèse que pour nombre de leurs whiskies, la distillerie ayant des facilités d’accès via sa branche de négoce CADENHEAD, appartenant également à la famille J. & A. Mitchell, elle combinerait fûts ayant contenu du bourbon, du sherry & du rhum…Hypothèse pas folle du tout d’un point de vue gustatif, déjà…. Conclusion: Pour moi un batch (lot) de premier ordre, dans le style actuel de SPRINGBANK, un rien austère certes, avec cette signature qui a évolué au fil du temps, les versions du début des années 2000 étant pour celles que j’ai dégustées quasiment pas tourbées, et davantage axées sur la noix de coco, la vanille et les épices issues du chêne. Très aboutie, cette version est d’une clarté exemplaire. Avec le BENROMACH 10 ans, dont il est à certains égards proche, sans doute les deux plus beaux & les plus complexes 10 ans d’âge du marché actuel en single malt…Prix indicatif: 55/60 €, cavistes, voire certaines G.M.S..-Note confirmée: 95/100

ENGLISH SUMMARY: Sorry I can’t be as long as in the French version of it, but I’ll try to explain why this one is a stunner & deserves its high rate. First off, I have to praise again the distillery for helping make a living 70 persons of Campbeltown city/area, for also running the GLENGYLE distillery, and for the real craftsmanship on the 3 single malt brands (LONGROW, SPRINGBANK, HAZELBURN), bottled on site, and for the almost 0 marketing, unnecessary because the quality of these whiskies generally speak for itself. That said, and even if the 10 years old profile has slightly changed since I first tried it back in 2002-2003 (if I remember well-it was the cream label at this time), I’m very pleased with almost every batch I’ve tried and/or bought, elegant & rustic at the same time. And considering all the changes (nowadays 10 y.o. is much closer in my opinion to nowadays 12 y.o. edition than it was previously, especially about the peat level, but also about the amount of cereal notes, lower nowadays), and its special style, I really think this batch is exceptional. The balance between malty, woody, spicy, peaty notes is really impressive. Even the rubbery/leathery notes are here welcomed, as they are deeply integrated in the wood & in the malt. As its recipy integrate (at least) bourbon casks as well as sherry casks (& and maybe some rum casks), you get notes from both types of casks (ginger, vanilla, dark chocolate, diverse cereals, citrus fruit, etc…) and the famous carpenter’s structure that make SPRINGBANK’s so important in blended whiskies, for instance. The sublime ending (& aftertaste) mixes these notes with a hint of peat & sugar cane that are truly magnificent, and a few drops of water makes it aerial. The whisky that has a lot of structure seem to be much lighter but still with a lot of taste. That’s why my rating is so high. Confirmed rating: 95/100

 

 

 

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SPRINGBANK 10 ans....Un grand single malt, artisanal, typé, intemporel. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-ST MAGDALENE 32 ans (Distilled in 1982-Bottled in 2015), emb. CADENHEAD, gamme “Closed Distilleries”, Single-Cask (282 bouteilles), 58,1 % (Lowlands, ECOSSE/Distillerie fermée en 1983 puis démolie.) A noter : La distillerie, propriété du groupe Diageo, a été un temps connue sous le nom de LINLITHGOW.

Couleur : Or, à reflets Vieil or assez denses. Nez : Très beau nez, débutant par des notes de cire (allant vers la paraffine), de fleurs jaunes, d’agrumes et de vanille. Intéressant. Bouche : Très belle, reprenant les notes du nez : Sur un fond d’herbes sauvages, de camomille et d’épices (rappelant par moments le style CLYNELISH à son sommet ou les ROSEBANK un peu nerveux), se déploie un bel éventail à la fois floral (jasmin, orchidées), fruité (agrumes, dont du citron en version pâtissière-tarte-et confit, abricot), et boisé (modéré, apportant de la vanille et des épices douces. C’est gourmand et très convaincant. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky devient plus facile d’accès (rapport à son titrage élevé), mais ne pas trop en ajouter, pour qu’il garde un certain peps. Conclusion : Un ST MAGDALENE de grande qualité, expressif et rappelant un autre « 1982 » sorti vers l’année 2009 par le négociant Murray McDavid sous le nom de LINLITHGOW. Indication de Prix : n.c., mais sans doute plus de 400 € (épuisé). Note (sous réserve-à confirmer après la dégustation du sample) : 93,5/100

ENGLISH SUMMARY: One of the most beautiful bottlings from this defunct distillery I’ve come across so far, along with another 1982 vintage bottled in 2009 by another independent bottler, Murray McDavid. It recalls me in some ways a bit the usual CLYNELISH (in good bottlings) & (in more nervous) ROSEBANK styles. On a yellow flowers, wild herbs & vanilla basis, this gorgeous Lowlands whisky displays a fan of floral (jasmine, orchids), fruity (citrus fruit, apricot, and citrus tart) & delicately woody notes, plus some sweet & strong spices (ginger, mainly). A gourmet & very convincing malt. A few drops of water makes it even more appealing. Highly recommended. Temporary rating (to be confirmed soon): 93,5/100

 

 

 

 

 

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Un très bel embouteillage de ST MAGDALENE, aussi rare que réussi. Bravo à Cadenhead. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-TAMDHU Officiel 10 ans, Première Edition 2013, « Matured in Sherry casks » (first & second fill sherry), 40 % (Speyside, ECOSSE):

Couleur: Vieil or, à reflets délicatement ambrés. Nez: Superbe, richement malté, dense, avec une dominante maltée-chocolatée qui rappelle curieusement le style GLENGOYNE (pour les versions 15 & 18 ans en tout cas), du même propriétaire, le négociant Ian MacLeod. Bouche: Subtile et très douce, mais avec de la personnalité, malgré la dilution à 40 % (l’on me dit que, plus récemment, certains lots du 10 ans sortiraient désormais à 43 % ?-à confirmer...). La dominante maltée avec une nette connotation chocolatée du nez se confirme, entre ovomaltine liquide & carambar fondu…avec tout un tas de nuances et des traces d’amandes, de raisins de Corinthe et de chocolat noir. Note de sherry un rien vineuse épousant étroitement les notes pâtissières (cake au chocolat, voire fudge avec glaçage chocolaté) et celles de fruits mûrs confits. Beaucoup d’harmonie et de pureté dans le distillat. On n’ose à peine se demander ce que deviendra le distillat nouveau style (depuis la reprise de la production en 2012) à l’âge de 15 ou 20 ans ou encore davantage. Cela devrait être fort intéressant ! Tenue à la dilution: Je recommande de ne pas le diluer ou alors avec juste quelque gouttes d’eau, pour ne pas accentuer ce qui existe déjà en équilibre fragile, les notes vineuses du sherry. Conclusion: Un magnifique nouveau départ pour cette distillerie avec ce nouveau 10 ans d’âge sorti en 2013. J’aurais aimé voir cette version non filtrée à froid et titrant 46 % (c’est pourquoi le score n’est pas plus élevé), mais on ne peut pas tout avoir….C’est déjà un très beau whisky, d’une élégance et délicatesse certaines. A venir, la note de dégustation de la version sans compte d’âge mais non filtrée à froid dite « Batch Strength », c’est-à-dire quasiment brut de fût. Prix indicatif: Autour de 55 €. Note confirmée: 91/100

 

ENGLISH SUMMARY: While my memories of the old non age statement entry level TAMDHU seem to fade a bit with time, I can only tell it was very different from now, much more herbal & that it was probably unsherried. This new edition, after the complete relooking of the brand in 2013, is completely different, focusing on rich sherry casks and very classy. Sweet & subtle, it is a real treat for your nose & your tastebuds. Deeply malty & chocolaty, it also shows delicious notes of liquid caramel, fresh almonds, sultanas, dark chocolate. Pastry notes-chocolate cake, fudge with chocolate topping-are coming through more and more as the palate unfolds, melted with beautiful winey notes coming from the sherry casks that seem to be of top quality in my opinion. I see a lot of harmony & purity in this distillate. I even not dare to wonder how does this distillate will taste like at 15 or 20 years old or more. It should be very interesting! For once, I do not recommend to dilute this whisky at all, as it could break its beautiful balance and enhance too much the winey notes. In conclusion I would say it’s a magnificent new beginning for this distillery and I’d like to see an unchill filtered & 46 % ABV variant some day, but it’s already a stunner, with a lot of delicacy & elegance and its own style, despite sometimes I feel this new TAMDHU is very close to the GLENGOYNE style (the other distillery with the same owner, Ian MacLeod). To be followed, notes from another delicious TAMDHU expression, the “Batch Strength”…Confirmed rating: 91/100

 

 

 

 

 

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 Quand le contenu est aussi beau que le contenant, comment ne pas être satisfait? Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-TULLIBARDINE Officiel/n.a.s. « 225 » (Bourbon matured/Sauternes finish), Edition 2014 (Lot : L14/8379-08.0514), 46 % (Highlands du Sud, ECOSSE): A Noter : Ce whisky sans mention d’âge a été d’abord élevé en fûts de Bourbon de premier remplissage (« 1st Fill »), puis a reçu un affinage d’une durée de 12 mois dans des fûts de Sauternes du Château Suduiraut.

Couleur: Or, à reflets dorés. Nez: Complexe, un peu fermé, mais joliment floral (jasmin, mimosa, pâquerettes) et un peu (pas assez hélas) fruité (fruits jaunes, agrumes confits). Apparemment épicé aussi (gingembre sec). Le boisé important se ressent déjà. Bouche: Puissante, avant de se calmer un peu plus tard, elle est clairement sous l’emprise du chêne. L’extraction est forte, et l’affinage en fûts de Sauternes a du mal à se frayer un chemin pour exprimer ses délicates notes florales capiteuses et fruitées. Les quatre dégustations de cette bouteille ayant toutes été différentes, je me base sur la dernière en date, qui semble montrer une accalmie et une certaine ouverture du profil aromatique, pour juger de ce whisky assez fermé et changeant. La bouche est assez fondue, fine, sèche et épicée (gingembre-clairement l’influence du fût), laissant en son milieu s’exprimer (rapidement !) de jolies notes de fruits jaunes (cédrat & coing en tête), de miel et d’esters. La finale est assez évasive, plutôt courte, avec ce boisé toujours étroitement lié au reste. C’est un peu frustrant. Tenue à la dilution: Difficile, mais à tenter avec précaution. L’eau avive un peu le côté sec et épicé, mais d’un autre côté réveille le fruité et le floral, et des esters parfois plus bavards (à une seule occasion, après une longue aération j’ai perçu de jolies notes de bananes, d’ananas et de vanille bourbon).

Conclusion: Une version séduisante sur le papier (malgré l’absence de mention d’âge suggérant un whisky sans doute assez jeune), mais comme pour d’autres versions d’autres distilleries affinées en fût de Sauternes, une alliance qui a du mal à fonctionner, et en tout cas à donner le maximum des deux maturations, la première étant ici la plus imposante. Une version qui demande du temps, de la patience et d’y revenir, c’est pourquoi je ne veux pas non plus la démolir, et avec l’espérance que la distillerie retentera l’’expérience avec une autre « recette » (et avec un whisky plus âgé, déjà). Prix indicatif: Autour de 55/60 €, cavistes.-Note confirmée: 85/100

 

ENGLISH SUMMARY: This first matured in bourbon casks whisky is finished in French liquorous Sauternes wine casks for 12 months. It is complex, a bit closed & difficult to assess at once (in fact it took a long time to do it-4 tastings…), and right from the start (the nose) a bit overpowered by the oak. It has some nice flowery notes (jasmine, mimosa, daisies) & some (too) discrete fruity notes (yellow fruit, candied citrus fruit mainly) and a lot of spices (mainly ginger from the oak casks). As the notes are all melted & the palate is very dry, it is difficult to really enjoy it though evident qualities and original notes (citron-in French = cédrat, which is a variant to citrus of Asian origin), quince, honey & esters (in one occasion I had nice banana, pineapple & vanilla notes). The finish is short & oaky, spicy. A few drops may help entering in the floral/fruity pleasant side, but more water will make it oakier. On the paper it was a very seductive expression to try, but on the palate it is like it was half delivering its qualities, half hiding them. Sauternes finishing seem often very delicate to achieve (and they are many examples of failing bottlings) and I hope that in the future the bottlings will be more balanced. One that needs time & luck “to talk”. Confirmed rating: 85/100

 

 

 

 

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 Un whisky qui a du mal à se livrer....Quand dégustation rime avec patience, presque un pléonasme. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-YAMAZAKI Officiel n.a.s. "SHERRY CASK"("2016 Edition"), Bottled 2016, 48% (Honshu, JAPON):

Couleur: Acajou. Nez: Du sherry de manière assez affirmée, avec un beau fruité (fruits mûrs, dattes, pruneaux, raisins de Corinthe, et j'en passe) et une certaine fermeté semble t'il. Bouche: Très bien assemblé, le whisky présente au palais un bel équilibre entre les notes fruitées (à dominante confiturée et de fruits secs) et les notes boisées (pas mal de tannins, certes, et fermes, mais demeurant "domestiqués"). Note de cuir également, structurante, puis en arrière-plan, de belles notes de fruits rouges. Diverses épices également. Tenue à la dilution: Contre toute attente, il tient le choc de quelques gouttes d'eau, ce qui a pour effet de rendre plus rondes les notes fruitées. Bien joué Mr Shinji Fukuyo (le maître-assembleur du groupe SUNTORY). Conclusion: Un des meilleurs "sherry casks" de la série en édition millésimée (sans doute meilleure que les éditions 2012 et 2013), mais à mon sens toujours en dessous de l'édition millésimée 1995 dans la gamme "Century Series" (un 10 ans mis en bouteille en 2005 et titrant 56 %), la référence demeurant à battre chez YAMAZAKI. Un excellent whisky, sans aucun doute, mais certainement pas "le meilleur whisky au monde" comme a tenté de nous le faire croire en 2013 déjà Jim Murray. Indication de Prix: Autour de 300 € à a sortie, bien plus depuis (on ne remercie pas Mr Murray d’ailleurs pour sa contribution à la spéculation sur cette référence!). Note chiffrée (sous réserve): 93/100

 

ENGLISH SUMMARY: A nicely sherried nose (with delicate notes of ripe fruit, dates, prunes, sultanas, etc…) with a probably tight profile regarding the wood. On the palate, this is a well blended & structured whisky, with a good balance between fruity notes (some getting close to a jelly sensation, but also with dried fruit), woody notes (a lot of tannins ok, some firm ones, but still « under control »). A structural leathery note as well, and then comes, on the background, some beautiful red fruit notes. It sustains a few drops of water (unlike some other editions), and then gets really round & moresih (Congrats to SUNTORY’s Master blender Shinji Fukoyo). To conclude, I would say it is one of the best of this non age statement « Sherry cask » series, probably better than the 2012 & 2013 vintages in my opinion, but not as outstanding as the 1995 vintage in the « Century Series » (bottled in 2005, 56 % abv), which is still the one to beat. An excellent whisky for sure, but certainly not « the best whisky in the world » as whisky writer Jim Murray tried to convince us think it was (about the 2013 vintage), and we’re not happy that ,saying so, he contributed in a way to the speculation about this brand and expression. Temporary rating (under reserve) : 93/100

 

 

 

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Le YAMAZAKI "Sherry Cask" 2016, un très bon single malt, sans aucun dout, mais à quel prix ?

 

 

Editorial No 21

 

EDITORIAL No 21:

 

 «LE BLENDED WHISKY DANS TOUS SES ETATS »

 

Première Edition/1st Edition: 18/04/2017

Mise à jour/Update: 18/04/2017

 

 INTRODUCTION :

 

Une fois n’est pas coutume, et répondant en cela également à une demande d’un certain nombre d’habitués du site, cet éditorial sera entièrement consacré à de récentes notes de dégustation de votre serviteur, sous la forme d’une compilation de notes concernant des whiskies récents comme d’autres un peu plus anciens, de différents pays et de différents types, présentés par catégorie ou type de whisky, puis par ordre alphabétique, tous pays confondus pour faciliter les comparaisons et simplifier cette liste.

Un grand merci aux particuliers, amis, relations et professionnels pour l’accès à une partie de ces whiskies, souvent les plus prestigieux d’entre eux (les amis se reconnaîtront) !

Cette fois-ci, j’ouvre un premier volet sur des notes de dégustation consacrées aux BLENDED WHISKIES d’ECOSSE, comme d’ailleurs… Il y en aura d'autres, et le mois suivant ce sera le tour d'une sélection de SINGLE MALTS...

For ENGLISH READERS, this number goes back to it’s original formula as much as I can, that is to say it provides you an English Summary to all the tasting notes : 16 here (blended whiskies) and more than 30 on the GLEN MORAY focus section…

 

***

 

Par ailleurs, vous trouverez ci-dessous un lien vers un sujet conséquent concernant la distillerie GLEN MORAY, à l’occasion du 120 ème anniversaire de la distillerie cette année, à savoir un GROS PLAN sur la distillerie, dans la rubrique ad hoc, incluant une INTERVIEW de son maître-distillateur Graham Coull, ainsi qu’une compilation de TOUTES mes NOTES de DEGUSTATION sur les whiskies produits par la distillerie, soit 34 notes.

 

GROS PLAN sur la DISTILLERIE GLEN MORAY :

http://www.gregswhiskyguide.com/actualites/gros-plan.html

 

 

Rappelons également les listes ci-dessous susceptibles de vous intéresser…Vous trouverez dans la première également de nombreuses notes de dégustation, complémentaires à celles de cet éditorial:

 

Liste de plus de 200 whiskies abordables des années (202 recommended affordable drams,

including 92 favorite from all over the world): Ici/Here

 

La Fabrication du Whisky-Sujet récemment mis à jour (my updated How whisky is made topic-in French)

Ici/Here

 

 

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SELECTION DE MES NOTES DE DEGUSTATION:

 

(SELECTION OF MY TASTING NOTES)

 

 

PREAMBULE:

 

Certains lecteurs seront peut être déroutés de voir un sujet entièrement majoritairement consacré aux blended whiskies, la forme de whisky la plus répandue et la plus populaire à ce jour (en termes de vente du moins) depuis sa création en Ecosse (notamment) au début du XIX ème siècle. Pour en savoir plus sur les aspects historiques, voir l’onglet qui lui est dédié sur le site :

 

La Fabrication/Whisky Making


Je considère personnellement que le blended whisky est une forme très sophistiquée de whisky et mérite qu’on s’y attarde, forme qui est à juger par elle-même et non à comparer systématiquement aux single malts comme certains le font, car sa conception et son usage sont différents. De la même façon, c’est dommage me semble t’il de regarder de haut les blended whiskies réduits car l’on serait en manque de sensations fortes alcooliques. Dans ce domaine comme ailleurs, la modération devrait être de mise, merci.

 

Rappelons leur que nombre d’entre nous amateurs de whisky avons commencé par là notre « voyage au pays du whisky », et que si nous avons pu être dégoûtés par l’usage festif et mixé de ce breuvage si particulier, sa consommation sur un mode plus posé sans être pour autant guindé est riche d’enseignements, tant sur l’assemblage en tant que principe d’élaboration d’un whisky complexe, que sur la typicité de tel ou tel single malt (voire même single grain-certes plus difficile à identifier distillerie par distillerie) qui rentre dans la composition de ce blended whisky. Evidemment, comme nous allons le constater ci-dessous, il en va (presque) de même que pour les single malts, l’on y trouve le pire comme le meilleur, que ce soit en Ecosse ou ailleurs, et pour tous les goûts et toutes les bourses.

 

Enfin, pour ne pas être trop long, rappelons enfin que sans les blended whiskies, qui représentent environ 92 % de la consommation mondiale encore en 2017, la plupart des distilleries de malt fermeraient…ou seraient obligées de réorienter leur production vers d’autres spiritueux.

 

Voici une première sélection de 16 blended whiskies, une sélection qui sera suivie par d’autres (y compris de blended whiskies), votre serviteur ayant dégusté, statistiques à l’appui si besoin, plus de 2800 whiskies au 31/01/2017, et près de 125 blended whiskies, 85 blended malts ou encore près de 35 single grain whiskies, la publication intégrale de mes notes mettrait trop de temps. Aussi voici une première sélection bien entendu non exhaustive, pour laquelle j’ai souhaité mettre en avant quelques marques moins connues du grand public, parmi d’autres plus connues. Le prochain éditorial mettra en avant, lui, uniquement les single malts.

 

A toutes fins utiles, voici un rappel de mon Barème de notation/My scoring system here :

Notation/Scoring

 


 

 

BLENDED WHISKIES & SINGLE POT STILLS:

 

 

-The ANTIQUARY 12 ans (« The Rare Old Blend »), Edition 2013, 40 % (Blended Whisky, ECOSSE):  

Un blended whisky créé en l’honneur du roman du même nom (« L’antiquaire ») du célèbre écrivain écossais Sir Walter Scott en 1816.

Couleur: Or clair, à reflets dorés. Nez: Superbe, très fin et très fondu, marqué par le caramel naturel (fudge), voire également un peu artificiel,l’orge maltée (trahissant son composant principal malté, à savoir le single malt TOMATIN). Quelques notes florales (voire de fleurs capiteuses-mais aussi géranium, lilas), quelques herbes fraîches, quelques fruits frais (agrumes) et secs (noix, raisins de Corinthe). Bouche: Belle attaque complexe, avec des notes de miel, de malt, de noisettes & de caramel. Elle se poursuit sur des notes fondues de réglisse et de chocolat noir, de fruits secs & d’agrumes, avec les notes florales du nez au second plan. C’est très élégant. La finale hélas s’efface vite en un decrescendo trop rapide à mon goût, d’où les points en moins, peut être aussi à cause du titrage trop faible. A 46 % ce whisky serait vraiment très bon. Tenue à la dilution: Pendant quelques instants, c’est superbe, ravivant les notes d’agrumes et de toffee, puis cela s’évanouit à nouveau trop rapidement. Conclusion:Potentiellement un grand blended whisky, mais hélas trop dilué et peut être trop « rectifié » au caramel artificiel.Il s’en faut vraiment de peu, probablement moins de caramel et plus de titrage. Prix indicatif: 35 à 40 €, chez certains cavistes seulement & sur internet.-Note confirmée: 81/100 (potentiellement 88/100)

ENGLISH SUMMARY: A soft & silky blended whisky with some caramel/fudge notes, but also some unnatural ones. A lot of finesse on this one, and some typical malted & chocolate notes coming from its central single malt component which is TOMATIN. It is complex (heady flowers, dried fruit, fresh fruit, hazelnuts & even a hint of dark chocolate & liquorice during the finale. Alas, the complexity is not helped by the low ABV. This blend is beautiful, but too shy, and the flavours decrescendo is too quick. I really wonder if this one wouldn’t have been terrific (terrificly good I mean) simply at 46 % ABV. That’s why I added the second rate.

 

 

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 Un blend honnête, même si l'on peut lui préférer ses grands frères (21 ou 30 ans) plus expansifs. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-”The ANTIQUARY” 30 ans (Distilled in 1977-Vintaged-Bottled in 2007?), emb. officiel, Limited Edition (Cask 165 : 1148 bouteilles), 46 % (Blended-Whisky, ECOSSE) : A noter : Il s’agit d’un assemblage à 55 % de malt (dont du TOMATIN) et 45 % de grain. Couleur : Vieil or, à reflets verdâtres. Nez : Très complexe et raffiné ! Un blend riche, avec des notes pâtissières, de vieux thé, des notes maltées, des épices douces et des fruits exotiques. Fleurs capiteuses en sus. Bouche : Complexe, avec des notes très fondues, mais demeurant bien expressives, et d’une grande finesse. Elle débute sur du thé Earl Grey longuement infusé, des notes épices (gingembre), d’autres bien maltées (typiques de la distillerie TOMATIN), puis évolue sur de la réglisse, des fruits exotiques (mangue, goyave), des fleurs capiteuses (lys, lilas, voire du chèvrefeuille), et enfin de belles notes de bois précieux (bois de santal). Très légèrement fumé. Excellent. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky devient plus « onctueux », si j’ose dire, plus charmeur. Ne pas en abuser cependant. Conclusion : Un grand blended whisky, bien assemblé et généreux en malt, et en vieux single-malts en particulier ! Plus abordables financièrement, les versions plus jeunes (12 et 21 ans, notamment), ne sont pas à négliger. Et même si cela paraît épouvantablement désuet pour certains, personnellement, j’adore le design de la bouteille avec ces facettes octogonales, je trouve cela classieux…. Indication de Prix : Plus de 200 € (rare). Note (sous réserve) : 91,5/100

ENGLISH SUMMARY: This one is obviously completely in another league. The soft & silky malty notes are here, but there is so much more…Very complex, this luxury blended whisky has 55 % malt content (instead of the usual 25 % on the great majority of blends). Beautiful Earl Grey tea notes, some sweet spices (and ginger), exotic fruit, heady flowers, sandal wood notes, and a nice hint of smoke. Also a classy old style packaging. Highly recommended!

 

 

 

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 Encore merci à H. pour cette dégustation exceptionnelle. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-“CREATIONS” 36 ans (Bottled in 2015), emb. CADENHEAD, Sherry casks from 3 distilleries, 44,5 % (Blended-Whisky/ECOSSE, régions: Lowlands/Speyside/Orkney Islands):

A Noter: Il s’agit d’un assemblage en trois tiers de whiskies des distilleries suivantes, de malt (GLENLIVET, HIGHLAND PARK) et de grain (INVERGORDON). Tous les fûts utilisés pour cet assemblage sont des fûts ayant contenu du sherry.

Couleur : Vieil or, à reflets dorés, voire rouge-orangés. Nez : Plus intéressant lors de cette deuxième dégustation (la première eu lieu chez CADENHEAD en Octobre 2016). Cet assemblage est toujours un peu trop fondu à mon goût, mais bon…il s’en dégage tout de même de belles effluves de Xérès (fruits rouges, ici) et une finesse certaine. Bouche : Plutôt riche, elle est néanmoins un peu trop fondue à mon sens pour que ses composantes s’expriment toutes pleinement (la proportion méritait sans doute d’être différente là c’est comme si les deux single malts s’annulaient mutuellement). Aromatiquement parlant, l’on a une légère vivacité herbacée et épicée vite contrebalancée par des jolies notes rondes de fruits rouges (mais aussi des notes plus lourdes de cerises au marasquin et d’oranges sanguines), et un boisé assez lisse. Le problème est que le résultat de l’assemblage de ces whiskies est quelque peu contradictoire et presque monolithique, alors que des whiskies de 36 ans d’âge devraient exprimer davantage de caractère et d’orientation. Au positif je l’ai trouvé moins agressif qu’à la première dégustation.

Tenue à la dilution: Attention, l’ajout d’eau apporte assez vite davantage de notes boisées et épicées. N’ajoutez que quelques gouttes, si vous ne pouvez le déguster pur, et là vous serez récompensés. Il gagne encore en rondeur Conclusion: Un blended whisky de luxe (36 ans, pensez-vous ?) de qualité  de chez CADENHEAD mais qui aurait pu être davantage abouti, soit en changeant les proportions d’un ou plusieurs des 3 whiskies, soit en ajoutant un ou deux whiskies d’autres distilleries et/ou d’âge (plus jeunes pour le coup). Je préfère les « Créations » élaborées à partir d’une base de fûts ex-Bourbon (comme le 17 ans « Light Creamy vanilla » 2013 ou 2014), même si elles sont moins spectaculaires, car elles sont plus équilibrées et gourmandes. Indication de Prix: Autour de 150 € à sa sortie. Note chiffrée (confirmée): 91/100

ENGLISH SUMMARY: An unusual combination here with only 2 single malts (GLENLIVET, HIGHLAND PARK) & 1 single grain (INVERGORDON), all of the same age (36 y.o.) involved in this small batch blended whisky: On the paper it is obviously fantastic, but it’s more complicated on the palate. A bit too melted in my opinion, it tend to neutralize each distillery character to let only the sherry do the talking. It took me several tastings to understand it was probably not exactly the case, that this whisky needed some air & time to lose a bit of it’s tension (it was also a bit aggressive at first try). Once this made (and please do not add much water as it doesn”t swim very well), you get beautiful red fruit notes, even heavier cherry & blood orange notes, and less herbal & spicy notes. I think this could have been probably improved with just changing the proportion of the whiskies in the recipy, but this is only my opinion…For me it remains a beautiful whisky, but I feel there’s more balance & reward in the (youngest & cheapest) bourbon-driven bottlings called “Light Creamy Vanilla” (often 17 y.o. blends, the first one I tasted goes back to 2013 or 2014).  

 

 

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 Encore merci à Mark ,Stephen et toute son équipe à la boutique CADENHEAD's de Londres. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-CUTTY SARK n.a.s. « PROHIBITION », Edition 2017, American Oak, Small Batch, non chillfiltered (non filtré à froid), 50 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A noter : Il s’agit d’une version sortie en 2016 afin de rendre hommage à une version ancienne vendue illégalement du temps de la prohibition américaine (1920-1933) par le biais du capitaine William McCoy (d’où l’expression qui lui est associée : « The real McCoy », un mot de passe pour le client pour réclamer du « vrai whisky » de chez CUTTY SARK). Je recommande également le 25 ans d’âge, un très beau blend qui plus est intelligemment réduit à 45 % (noté sous réserve 93/100, voire davantage).

Couleur: Or clair. Nez: Complexe, avec un côté lourd, floral, herbacé, avec une note de plantes aromatiques. Légèrement fumé et nettement réglissé. Epicé. Bouche: Fine et puissante à la fois. Très fondue, avec des notes d’agrumes (pamplemousse en tête), de fleurs jaunes, avec une pointe de solvant, de plantes aromatiques, comme une note de fenouil et de gentiane. Finale un rien astringente, sèche, végétale et herbacée, s’achevant sur des notes réglissées et épicées (gingembre sec, poivre gris). Un profil original (quoiqu'un peu austère) et bien servi par le titrage élevé pour un blend (50 %). Tenue à la dilution: L’ajout d’eau fait ressortir les notes florales et de plantes aromatiques. Conclusion: Un blend étonnant, puissant et atypique (d’où quelques points en plus) et plutôt bien fait, mais à réserver peut être aux connaisseurs. Tellement plus intéressant que la version d’entrée de gamme (anciennement notée 49/100). Prix indicatif: Autour de 30 €, cavistes seulement. Note confirmée: 88/100

ENGLISH SUMMARY: An interesting proposal from the owners of CUTTY SARK brand (sorry I didn’t had the courage to review again the regular expression -previously rated 49/100). The nose & palate are complex, with notes of flowers & aromatic plants (fennel, gentian), with citrus fruit (mainly grapefruit), green & grassy notes, and the finish is on spices (grey pepper & ginger) & liquorice. The complexity & the originality of the palette is much helped by the very clever 50 % ABV choice. It has a kind of astringency & austerity that may not please everyone, but is an interesting transition between blends & malts.

 

 

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 Il peut parfois être utile de ne pas se contenter de la photo de la bouteille... Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-DEWAR’S 12 ans « DOUBLE-AGED », Edition 2012/2013, 40 % (Blended Whisky):

A Noter: Il s’agit de l’ancienne version du 12 ans d’âge, qui a depuis l’an dernier été rebaptisée « The Ancestor (True Scotch) ». Un blended whisky un peu "à l'ancienne" car remis à marier après assemblage pour une durée de 6 mois. Il existe aussi une version sans compte d’âge nommée « White Label », des versions de 15 ans & 18 ans d’âge et enfin une version haut de gamme sans compte d’âge (mais dont certains malts ont près de 30 ans) nommée « Signature » (note sous réserve : 96/100 voire Hors catégorie-à confirmer bientôt). Je recommande particulièrement cette dernière sur laquelle je reviendrais, mais toutes les versions citées sont de qualité.

Couleur: Or clair, à reflets vieil or. Nez: Complexe et très fondu, davantage que la moyenne des blended whiskies. Fortement malté, il est également richement fruité (fruits mûrs et secs), assez marqué par le chocolat au lait, puis aussi par du praliné, et plus étonnant, comme du caramel au beurre salé. Le fondu & le style élégant de la maison sont déjà perceptibles au nez. Bouche: Riche, onctueuse et complexe, elle reprend fidèlement les notes du nez, avec un équilibre impressionnant. Le fondu entre les délicates notes boisées, chocolatées, maltées et de fruits secs est fascinant et particulier (peu de blenders en effet aujourd’hui leurs whiskies à marier après assemblage, hormis, entre autres DEWAR’S, GRANT’S Family Reserve, WHYTE & MACKAY ou encore le négociant COMPASS BOX). Discrètes traces de sherry (praliné/noisettes). Finale caramélisée, boisée (un rien brûlé), ou d’autres notes apparaissent, comme du cuir, des notes légèrement herbacées et végétales, mais aussi un léger voile de fumée. Tenue à la dilution: Excellente, faisant ressortir les notes fruitées & boisées, mais aussi les notes chocolatées & maltées. Conclusion: Plus conséquent que l’honnête version « White Label », il est très fondu mais pas lisse comme par exemple le CHIVAS REGAL 12 ans (intéressant par ailleurs), gardant un caractère gourmand malgré sa dilution et l’ajout comme souvent de caramel ajouté. Méconnu, j’estime cependant que c’est un excellent blended whisky qui se situe au-delà de la moyenne.

Dernière minute : J’ai récemment dégusté un batch plus récent (2017) qui s’est avéré un peu différent de celui-ci, avec un profil plus boisé & épicé (la « wood technology » serait elle passée par là ?), avec moins de sensualité, d’onctuosité, et un profil plus sec également, mais l’ensemble demeure toujours de qualité. Note (sous réserve) pour cette version récente estimée à 86/100.

Prix indicatif: Autour de 25/27 €, en G.M.S & cavistes.-Note confirmée: 88/100

ENGLISH SUMMARY: Completely different than the previous one (The CUTTY SARK). This one is mainly working around the qualities of malted barley, wood ageing and then re-ageing its components in a marriage during 6 months (a process you won’t find often in blended whiskies territory, unless you try WHYTE & MACKAY or COMPASS BOX creations, mainly). Rich & creamy, with an amazing “shading” of flavours, it is fruity as well (dried fruit & ripe fruit), has some exciting notes of hazelnut, praline and, more astonishing, of salted butter caramel (or if you prefer “Brittany salted caramel sweets”). You also have Scottish fudge notes, and a hint of smoke in the end. The wood is important but perfectly melted with the malty flavours. More interesting than the entry level “White Label”, and different from, for instance, CHIVAS REGAL 12 y.o. (smoother & less gourmet). Some recent batches (it has been rebranded & relabeled as DEWAR’S 12 y.o. “The Ancestor” recently) are a bit different, drier, woodier & spicier. I believe that DEWAR’S is still today an underrated brand of blended whiskies (the 15 & 18 y.o. are nice too) that culminates with the true masterpiece that the “Signature” is (rated 96/100 in my notes).

 

 

 

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 Depuis cette version, le packaging a encore changé et Bacardi, son propriétaire, a fait d'énormes efforts pour faire connaître certains des single malts qui figurent dans cet assemblage au sein de la collection "John DEWAR & Sons, Fine Whisky Emporium".

Concernant DEWAR'S, ce 12 ans d'âge, rassurez-vous, cette référence demeure une valeur sûre. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-« GREAT KING STREET (Artist’s Blend) », emb. par COMPASS BOX, n.a.s., Edition originale 2014, version 50 cl (existe aussi en 70 cl), (50 % Malt, 50 % Grain), n.c.f./n.c. (non filtré à froid, non coloré), 40 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A Noter : Cet assemblage, en hommage aux arts plastiques, et au-delà, à l’esprit créatif de l’art écossais, aux blended whiskies de la fin du XIX ème siècle, est composé à presque 50 % de whisky de malt. Le whisky de grain est issu d’une célèbre distillerie des Lowlands (pour 46 %), et de fûts de premier remplissage, tandis que les différents whiskies de malt (pour 28 % & 17 % des malts des Highlands du Nord, et pour 9 % un malt du Speyside) utilisés proviennent tous de fûts soit de premier remplissage (que ce soit pour le Bourbon ou le Sherry), soit de fûts neufs d’origine française et fortement toastés. Suite à la polémique sur la mention d’âge des whiskies contenus dans l’assemblage (la S.W.A. interdisant toujours la mention de l’âge des whiskies les plus âgés de l’assemblage), l’auteur ne peut vous préciser l’information en question, mais vous trouverez l’information sur le site internet de ce négociant-assembleur. Disons juste que l’âge moyen de ce whisky fait qu’il pourrait rentrer dans la catégorie (officieuse) des « blended whiskies de luxe ». A bon entendeur…

Couleur : Or pâle. Nez : Fin, très fondu, et assez complexe. Marqué par les fruits (fruits confits), les fleurs et les herbes sèches, les épices (gingembre, moutarde blanche-elle trahit la présence du single malt fétiche de John Glaser, à savoir le CLYNELISH) et la vanille (au second plan). Notes de céréales et de noisettes, de malt (signe de la présence de davantage de fûts ayant contenu du sherry que d’habitude chez Compass Box. Bouche : Elle reprend les notes du nez avec un peu plus d’expressivité, sur une dominante d’abord maltée, noisettée et épicée, puis avec le temps et l’aération (de la bouteille également), reprend un profil plus herbacé et épicé que fruité, et donc elle devient davantage marquée par sa composante (quasiment la moitié de l’assemblage, soit 45 %) à savoir CLYNELISH. Vague traces de fumée de tourbe. Tenue à la dilution : L’ajout d’eau doit se faire avec parcimonie, car au positif elle apporte de la souplesse et exalte la vanille et dévoile une belle note d’amande. Au négatif (s’il y a un peu trop d’eau) elle apportera de l’amertume et plus d’épices encore. Conclusion : Un blended whisky très subtil (que j’ai mis du temps à chroniquer, pour raisons personnelles, rapport à une conversation avec John, dont il se souvient peut être ?) qui peut avoir un profil un peu changeant, et qui est différent de l’ « ASYLA » du même négociant. Indication de prix : Autour de 30 € pour la version initiale en bouteille de 50 cl, autour de 45 € pour la version 70 cl. Note confirmée : 87,5/100

ENGLISH SUMMARY: This 50 % malt content blended whisky has some personality for sure: Floral, fruity, herbal, spicy, with some obvious presence of John Glaser’s fetish distillery, CLYNELISH (for 45 % of the recipy), but also a nutty, malty side showing that some sherry casks are involved in the recipy (for time as much in one of his blends, said John). Quite complex, the palate has also thin traces of peat smoke, and water brings up some nice almond notes. Caution because too much water will bring too much spice & bitterness. This blend’s profile was first very smooth & almost of a creamy nutty maltiness, then it turned to show more of it’s Highlands malt component (mainly CLYNELISH) & got a bit wilder. A very subtile blended whisky. It took a while for me to be able to review this whisky, for very personal reasons I should not reveal myself…but you can ask John, if he remembers what he once said to me…

 

 

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 Une certaine émotion à la sortie de ce blend de chez COMPASS BOX, dédicacée aux artistes. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-« GREAT KING STREET (Glasgow Blend) », emb. par COMPASS BOX, n.a.s., Edition 2015, 70 cl, (50 % Malt, 50 % Grain), n.c.f./n.c., 40 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A Noter : Lors du Salon Whisky Live Paris 2013, sur un stand spécialement conçu pour l’occasion, le public était convié à déguster puis à voter pour l’une des deux versions expérimentales du GREAT KING STREET qui y étaient présentées, l’une marqué par une composante plus importante de fûts ayant contenu du sherry (10 %), l’autre par une part significative des fûts ayant contenu du whisky tourbé. Cette édition regroupe les 2 versions, alliant fûts de bourbon de premier et de second remplissage, et des fûts de sherry de premier remplissage. L’ensemble a été remis à marier pour une courte période dans des fûts de chêne français. L’assemblage comprend près de 33 % d’un single grain distillé dans la région de Fife (Lowlands) et de 67 % de single malts en provenance d’Islay (20 %), des Highlands (14 %) et du Speyside (33 %).

Couleur : Or très pâle. Nez : Complexe et fin. Fumé (avec une tourbe dominante), marqué par les céréales, les plantes aromatiques (dont de la camomille), des herbes sèches, et des épices douces. Relativement jeune. Bouche : D’abord assez légère, fluide, puis davantage charpentée, autour d’une dominante tourbée (tourbe cendrée évoquant tour à tour LEDAIG et CAOL ILA, puis LAPHROAIG par son côté un rien médicinal). Au second plan, des notes herbacées et florales, ainsi que des agrumes viennent compléter le tableau. S’y ajoutent des notes d’épices douces et une belle note d’amande crémeuse (voire teintée de guimauve) qui fait écho à la badiane qui entre souvent dans le profil aromatique des whiskies tourbés. Tenue à la dilution : L’ajout d’eau fait davantage ressortir la fumée de tourbe, faisant clairement penser à un LAPHROAIG cette fois-ci.John Glaser a présenté ce blend comme pouvant être consommé sur glace (en highball), voire même que ce serait sa destination première. Mais j’ai constaté l’écrasement du profil par la glace, plus qu’un vrai avantage. Conclusion : J’aieu du mal à apprécier cette version, que j’avais dégusté déjà dans des conditions compliquées (en salon, entre plusieurs whiskies plus puissants) aussi j’ai pu la re-déguster à deux reprises au calme. C’est un bon blended whisky, même si j’ai tendance à lui préférer la version dite « Artist’s blend ». Indication de prix : Autour de 30 € pour la version initiale en bouteille de 50 cl, autour de 45 € pour la version 70 cl. Note confirmée : 86/100

ENGLISH SUMMARY: This 50 % malt content blended whisky is a variant from the “ARTIST’S BLEND” version from the same independent artisan bottler & blender. The difference is that he mixed there 2 experimental versions (one peated, one sherried) together to get this one. It Is also floral, fruity, herbal, spicy (& is also CLYNELISH driven), but here its tiny nutty, malty side (influence of sherry casks) is overpowered by the ashy peated component evoking mainly LAPHROAIG (it’s even more obvious when diluted). The almondy side of it interplays well though with the star anise & marshmallow touches coming from the peat. So there’s no doubt that it is good but looses a bit of its complexity there. John advised to try this one on ice (in a highball).

 

 

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 Une version que j'ai mis du temps à apprécier, assez légère du "Great King Street" de Compass Box. Photo: © Constantin Sarafian

 

 

 

-« THE CIRCUS », emb. par COMPASS BOX, bottled 03/2016, Edition limitée à 2490 bouteilles, n.c.f./n.c., 49 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A Noter: Il s’agit pour environ 60 % d’un assemblage de 2 vieux blended whiskies ayant été mis à marier longtemps dans des fûts de Sherry de plusieurs remplissages, plus un blended grain (à 26 %), et enfin de 15 % d’un single malt (BENRINNES) élevé dans un fût de Sherry de premier remplissage.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés profonds. Nez: Somptueux, richement fruité (oranges y compris oranges sanguines, fruits mûrs, mûres, fruits rouges divers), profondément boisé, épicé (muscade, cannelle, girofle), évoque un vieux single grain élevé en fûts de Sherry. Prometteur (un nez de 93/100, facilement). Bouche: Reprenant les notes du nez, elle est plutôt bonne, mais comme avec une sourdine, de manière assez vite frustrante, en restreignant l’exubérance fruitée vers un profil assez boisé (plus que le nez) et très fondu, peut être trop. Reste un bon blend, mais un peu raide et fermé. Tenue à la dilution: C’est la désillusion…un peu d’eau (attention, allez-y doucement) et au lieu de décoller, le blend devient carrément plat et quelque peu insaisissable. Conclusion: Le même « syndrome » que pour le « HEDONISM Quindecimus », c’est-à-dire un très beau nez, et un palais certes pas mauvais, mais clairement plusieurs tons en dessous, un vieillissement sans doute trop poussé pour certains composants, et un rapport qualité/prix défavorable. Dommage. Demeure un honnête whisky à l’ancienne. Prix indicatif: 235 €, MDW-Note confirmée: 86/100

ENGLISH SUMMARY: A strange mix of old blended whiskies long time married in sherry casks & younger single grain & single malt, for some aged in 1st fill sherry casks. On the nose it works pretty well (93/100) with lots of fruit (ah, those blood oranges notes!) & wood, but also some spices & the feeling of tasting a very old single grain aged in sherry casks. On the palate it’s different, a bit frustrating a if it was a music listened with dolby system, with many notes tuned down. So it’s woodier than the nose, a bit too much melted together, as if the maturation lasted too long for significant parts of the components of this blend. A decent “old fashioned” experimental blend.

 

 

 

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 Encore merci à John Glaser pour cet échantillon du "Circus"... Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-HANKEY BANNISTER « ORIGINAL », Edition 2013, 40 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A Noter: Il s’agit de l’entrée de gamme des blended whiskies HANKEY BANNISTER (gamme qui va jusqu’au 40 ans d’âge, plusieurs fois primé) conçus par le groupe Inverhouse Distillers, qui possèdent les distilleries de malt suivantes qui entrent dans la composition de ce whisky: AN CNOC (distillerie KNOCKDHU), BALBLAIR, BALMENACH, OLD PULTENEY & SPEYBURN. Ce blend est à 40 % de malt (au lieu des environ 25 % habituels) et existe, selon la légende, depuis 1757 et fut très apprécié notamment par le roi William IV.

Couleur: Or clair, à reflets vieil or. Nez: Intéressant, quelque peu inhabituel comparé à la moyenne des blended whiskies. Les céréales du mélange de whiskies de grain (maïs, avoine, orge, peut être aussi du blé ou du seigle) sont assez présentes et de grande qualité. Notes de foin fraîchement coupé, d’herbes fraîches, de vanille, d’épices douces, puis évoluant vers des esters, du solvant, des fruits jaunes. Bouche: Très légère, très fondue, marquée par le caramel, le miel, la vanille, des céréales (reprenant fidèlement celles du nez et en partie dominées par le maïs) ainsi que des fruits confits. Belles notes de fruits jaunes (coing, pêche, etc…). Tenue à la dilution: Devient encore plus agréable, avec l’exaltation des notes fruitées & florales, mais aussi d’une belle palette de céréales. Conclusion: Un excellent blended whisky sur un registre léger, subtil et avec une belle présence des whiskies de grain. Indication de prix : 25 à 30 €, MdW & certains cavistes. Note confirmée: 86,5/100

ENGLISH SUMMARY: This is the entry level of the HANKEY BANNISTER range (a blend made by the owners of the distilleries listed above), a range that “climbs” to a famous (& awarded) 40 years old. Here we are in an interessant & a bit unusual blended whisky focusing in my opinion on the quality of its grain content (corn, but also unmalted barley, oat & wheat, maybe some rye as well) & the higher content than usual (40 %) of single malts. The result gives a rather soft whisky with beautifully melted estery, fruity, floral, malty notes. Vanilla & sweet spices join the show, and with a dash of water these notes are enhanced, for instance nice yellow peaches & quince notes, alongside these great cereals notes. A light but good blended whisky with a long story !  

 

 

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 Ce bon blended whisky est bien vendu en  France, mais il demeure méconnu, hélas. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-HANKEY BANNISTER « HERITAGE BLEND », Edition limitée (Lot 20.03.13/vendu en 2015), n.c.f./n.c. (non filtré à froid, non coloré), 46 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A Noter: Il s’agit d’une re-création par le maître assembleur Stuart Harvey en hommage à la version produite en 1922, et avec une recette ne comprenant que 60 % de whiskies de grain. Un blended whisky "à l'ancienne" qui a une excellente réputation en version haut de gamme (le 40 ans d'âge a déjà été élu meilleur blended whisky au monde) et tout à fait correct en version classique ("Original").

Couleur: Or clair, à reflets vieil or. Nez: Intéressant, différent de la moyenne des blended whiskies. Fortement malté, il est également richement fruité (fruits mûrs et secs), un rien herbacé, floral et avec des notes de cuir, de caramel dur et avec un rien de fumé en arrière-plan. Un whisky avec un fondu important déjà au nez. Bouche: Riche et complexe, il reprend fidèlement les notes du nez, laissant une impression trompeuse pendant un temps d’un vieux single malt à l’ancienne, avec un côté vaguement végétal, floral, puis assez vite l’on reprend sur le côté jeune boisé, caramélisé, légèrement fumé et avec quelques notes d’agrumes (citron, pamplemousse) confits et une pointe de gingembre. Un palais très fondu, bien équilibré et plutôt élégant. Tenue à la dilution: Excellente, faisant ressortir les notes florales, d’agrumes et de réglisse, mais aussi le boisé. L’on est parfois pas loin du BUNNAHABHAIN 12 ans officiel…qui n'est pas un blended whisky mais un single malt ! Conclusion: Une version de qualité supérieure et qui se veut à l’ancienne, plutôt bien faite et relativement différente de la version de base (« Original »), axée elle davantage sur l’onctuosité du grain. Chaudement recommandé ! Prix indicatif: Autour de 30 €, cavistes-Note confirmée: 91/100

ENGLISH SUMMARY: This 40 % malt content blended whisky is a variant from the “ORIGINAL” version from the HANKEY BANNISTER range, with a higher ABV (46 %) and non chill filtered & non colored as well. So it sounds already very good to purists ears, doesn”t it? This one has also some personality for sure. Rich, complex (different kind of fruit, of flowers, of woods, of green notes), it has also a nice veil of peat smoke on top of it. The palate may be changing at times, revealing different notes (beyong its kind of “old single malt” side) coming through, with some wood technology involved, but for the good. It gets then more structured, with caramel, liquorice, ginger & citrus fruit (fresh & candied), in a very impressive balance & smoothness, but staying strong & very special. At times it makes me think of a special single malt, the nowadays style of the official BUNNAHABHAIN 12 y.o. All in all a great quality blended whisky (different from the “ORIGINAL”). Highly recommended!

 

 

 

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 Un remarquable blend abordable, d'une marque encore trop méconnue. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-JAMESON officiel « CASKMATES » (Aged in craft beer barrels/Stout Edition), n.a.s., Edition 2016 (première édition), 40 % (Blended Whiskey, République d’IRLANDE):

A noter : Il s’agit d’une version alternative de l’entrée de gamme dite « Original », vieillie en fûts ayant con tenu de la bière irlandaise de type « Stout » : Il s’agit d’une bière brassée à partir d'un moût caractérisé par sa teneur importante en grains hautement torréfiés (malt et orge). La présence de ces grains bien grillés dans la recette confère la couleur foncée à la bière ainsi qu'un goût de café ou de cacao.

Couleur: Vieil or. Nez: Marqué par le caramel, la bière brune, le bois brûlé, quelques notes florales (fleurs capiteuses). Bouche: Note aqueuse, puis quelques notes de bois brûlé, de caramel (naturel, mais peut être aussi ajouté), de bière brune et de pommes et poires cuites. Dommage que le titrage est faible…il aurait été sans doute plus intéressant à 43 %. Lors des dégustations suivantes, des notes végétales & boisées ressortent, quelques épices, ainsi qu’une note de caramel dur, entre naturel et artificiel. Tenue à la dilution: L’ajout d’eau réveille de belles notes de café torréfié un peu sucré (rappelle un peu un Irish coffee & la liqueur de café Kalhua). Conclusion: Une version alternative plus intéressante à mon avis que la version standard (« Original »). De toute évidence l’on a affaire là à un whisky faisant appel à la « wood technology », mais ici c’est plutôt réussi, sans être un chef d’œuvre il est vrai (manque une dimension supplémentaire). Prix indicatif: Autour de 25 €, G.M.S. Note confirmée: 79/100

ENGLISH SUMMARY: This is a recent alternative expression from the standard n.a.s. expression, this time aged in Irish Stout beer barrels. It brings roasted coffee & cereal notes, and of course some brown beer touch. I also get burnt wood (more probably from “wood technology”), a lot of caramel (some burnt, some added), but also some cooked pear & apples, some spices as well. Too bad it’s a bit watery (bottled at 40 %) but with a dash of water (by quick chemical reaction) you can get other notes, such as nice Irish coffee notes with a lot of Kalhua coffee liqueur. Considering how flat has gone the regular JAMESON non aged expression, this is a rather interesting alternative one. Of course I would have preferred this one at 43 % (& n.c.f./n.c.) but it works well, a bit like the JOHNNIE WALKER “Double-Black” makes the 12 y.o. “Black Label” blush…(depending of batch quality, of course, once again).

 

 

 

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 Une jolie surprise qui avait tout faux sur le papier (n.a.s., wood technology, affinage hasardeux...) mais qui pourtant fonctionne.

Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-LABEL 5 « CLASSIC BLACK », n.a.s., Edition 2017, 40 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A noter : Le cœur de ce blended whisky est le single malt GLEN MORAY, dont le propriétaire français (La Martiniquaise) est le même que celui de la distillerie.

Couleur: Vieil or. Nez: De suite alcooleux et bourré de sucres résiduels, et probablement aussi de caramel ajouté. Au positif, notes de fruits confits, d’agrumes, de caramel et d’orge maltée. Bouche: Même punition, avec quelque chose qui brûle la gorge d’entrée de jeu (alcool+sucre+caramel ajouté), des épices, du boisé et du caramel. Les fruits ont du mal à s’exprimer. Notes de solvant, de boisé, de caramel visiblement pas naturel. C’est assez agressif et le whisky de grain, majoritaire, a l’air de qualité inférieure également. Par contre le profil est différent de celui d’il y a quelques années, notamment d’une version d’il y a environ 10 ans, très marquée par la pomme cuite mais sans aucune constance en bouche, plate et encore plus déséquilibrée (note : 37/100). La version d’aujourd’hui est certes différente, mais pas fabuleuse. L’impression de sucre demeure et est assez gênante. Tenue à la dilution (eau fraîche): L’eau refait faire surface aux notes fruitées et florales prisonnières des autres (mauvais) ingrédients, mais cela demeure assez laborieux. Tenue à la dilution (glaçons): En fait c’est le seul moyen d’apprécier ce blend médiocre. Le choc thermique ravive les notes florales, fruitées (confits, pommes cuites) et de céréales (maïs, orge) un rien chocolatées de ce whisky et atténue l’impression d’alcool et de sucre. Conclusion: Un blend clairement médiocre, à réserver à la consommation courante, de préférence sur glace ou en cocktail, mais attention cela reste un whisky assez alcooleux. Prix indicatif: Autour de 15 € en G.M.S. Note confirmée: 49/100

ENGLISH SUMMARY: On the the nose & on the palate, a very average (to say the least) blended whisky. There’s a disturbing spirity note as well as a heavy residual sugary note (an impression), topped (if I may say!) by a significant amount of added caramel (E150a). The grain whiskies content seem also to be of a mediocre quality. On a more positive side, once you pass those unpleasant notes, you get candied fruit, cooked apples, some spice & wood. Some solvant as well, but not much presence of those fruity notes. A previous version (10 years ago) was even worse (37/100). Surprisingly, it’s on ice that this blend is the most bearable (if not sometimes envoyable?), because the thermal shock wakes up some pleasant floral, cereal & fruity notes for a little while. It can also be used as a cocktail base. The following expression called “SINGLE RESERVE N°55” is much more decent.

 

 

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 Quand production de masse ne rime pas (forcément, logiquement ?) avec qualité...

 

 

 

-LABEL 5, n.a.s.,“SINGLE-CASK RESERVE N°55” (Bott. NP-2757), “Sherry Cask Finished”, Limited Edition, 2015, 43 % (Blended Whisky, ECOSSE):

A noter : Le cœur de ce blended whisky est le single malt GLEN MORAY, dont le propriétaire français (La Martiniquaise) est le même que celui de la distillerie. Certains single malts de l’assemblage ont plus de 15 ans d’âge & les single malts proviennent des 5 régions principales productrices de whiskies d’Ecosse (Lowlands, Campbeltown, Speyside, Highlands, Islay). Assemblé par Graham Coull, de la distillerie GLEN MORAY.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Complexe et relativement fin. Florale, fruitée, boisée, maltée. Peut être quelques esters. Bouche: Riche. Fruitée (fruits confits, agrumes), florale (un côté « fleur des champs »), boisée, maltée, avec une pointe de sherry et de miel. Quelques timides esters (davantage perceptibles avec un peu d’eau) également. Un peu brûlante, mais moins alcooleuse que prévu. Finale assez lisse, avec une note de caramel, dont je peux dire si elle est entièrement naturelle ou non. Avec le temps, les notes herbacées se dont sentir un peu plus. Le sherry est vraiment discret ici.Tenue à la dilution: Positive, avec un profil assez malté et herbacé, équilibré par les notes florales et fruitées, et quelques jolis esters. Conclusion: Un blend de qualité, sans être exceptionnel, et bien plus réussi et mature que la version « Classic Black ». La meilleure version dégustée à ce jour fût le lot 0395, plus équilibré et gourmand que celui-ci, noté 85/100. Attention, comme pour d’autres marques de blended whisky, les variations entre un lot et un autre peuvent être assez significatives. Prix indicatif: Autour de 20 € en G.M.S. Note confirmée: 79/100

ENGLISH SUMMARY: A complex & refined nose. On the palate, it is rich, fruity, floral, malty, honeyed, a bit sherried & pleasantly woody. It is still a bit spirity & a bit sugary+caramelly (added caramel), but less than in the “Classic Black”. With a few drops of water, some pleasant estery notes are coming through, suggesting maybe more GLEN MORAY single malt casks involved in the blending process. A decent blended whisky (even if it’s not a masterpiece), much more interesting than the regular “Classic Black” expression. Caution, as with many blends on the market, due to high volumes yearly produced, quality & style may vary from a batch to another (if you come across batch 0935, it is for me the best one tasted so far, worth 85/100).

 

 

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 Une version qui mérite davantage le détour que son petit frère le "Classic Black". Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-MOON HARBOUR « PIER 1 », emb. par MOON HARBOUR*, Edition 2016 (Edition limitée), non filtré à froid, 45,8 % (Blended Whiskies, Ecosse & France):

A Noter: Il s’agit d’un assemblage de négoce d’une nouvelle société créée en 2014 par Yves Medina et Jean-Philippe Ballanger supervisé par le master-blender John MacDougall (également négociant en whiskies écossais & ancien master-distiller de prestigieuses distilleries comme SPRINGBANK ou LADYBURN, mais aussi consultant pour de nombreuses autres) de single malts & single grain d’Ecosse, whiskies qui sont ensuite remis à vieillir entre 3 et 6 mois dans des fûts ayant contenu du vin de Sauternes. Par ailleurs, les dirigeants de cette société sont en train de créer une distillerie à Bordeaux, d’où la société (et le nom du whisky, qui évoque le croissant de lune décrit par la Garonne lorsqu’elle parvient à Bordeaux) est originaire.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Fin, lisse, avec un soupçon de notes de lin, notes de bois sec/neuf (évoquant peut être la finition Sauternes). Assez fondu. Notes un peu vertes (boisé). Bouche: Fine, délicate, bien maltée, un rien sèche et trop fondue (ce que j’appelle parfois le « syndrome Couvreur »), chocolatée également (noir et au lait). Contient probablement une part significative de fûts ayant contenu du sherry. Présence de fûts fortement toastés (« wood technology » ? maybe). Manque de fraîcheur et de fruité. Tenue à la dilution: Un peu plus épicé, malté, bois brûlé, et encore une note un peu verte, un rien gênante (peut être issue des fûts de Sauternes, elle apporte un poil d’amertume). Le nez se développe sur de discrètes notes florales (plus positives). Conclusion: Le blend est lisse, très fondu et boisé (quoique un peu trop vert à mon goût), et son palais délicat, boisé, bien malté et sec, avec des notes chocolatées et épicées. L'apport du Sauternes ici pour moi n'est pas déterminant, sauf à ajouter un rien de verdeur dans les notes boisées. Un blend intéressant, correct, mais un peu trop fermé, et qui à mon avis peut encore être amélioré. Prix indicatif: Autour de 50 €, dans nombre de points de vente sur Bordeaux mais aussi quelques uns à Paris, pour commencer chez La MDW, ou chez le restaurant Osaba.-Note confirmée: 79/100

ENGLISH SUMMARY: This one is a blended whisky made with Scottish grain & malt, then transported into France to get a final (3 to 6 months) maturation in French white wine casks from Sauternes. It’s a new independent French society (2014) that produces this blend, while the 2 founders are planning to build a malt distillery near Bordeaux, on the piers. Famous Scottish indie blender (also previously master-distiller) John MacDougall supervises the production of this blend. But let’s talk about the taste: A smooth & delicate palate, maybe a bit too melted (which I call the “Couvreur syndrom”). Pleasant malt & chocolate notes, then some less pleasant green notes from the wood, getting a bit bitter, with touches of burnt wood, spices. Huge dryness in the end. The palate remains closed after several tastings, and lack of fruity, floral notes & of freshness. A dash of water brings more spice & wood (there’s obviously wood technology working there), but fortunately also nicer flowery notes. A bit too smooth blend (& also too wood tech. driven), but not uninteresting. Honestly, I don’t see the interest here of the Sauternes finish at all. I’m sure the recipy of this blend can be improved.

 

 

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-“PRIVATE STOCK" (Loyal Old Mature), n.a.s., emb. ADELPHI, Edition fin 2013/début 2014, 40 % (Blended Whisky) :  

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire ambrés (naturellement) Nez: Superbe, d’une très grande finesse et élégance, autour de notes très fondues entre elles dont on arrive à distinguer avec peine des fruits confits variés, des fleurs variées, du chocolat noir, des dattes et des raisins secs. Il y a manifestement une partie non négligeable de sherry dans cet assemblage ! Bouche: Reprenant les notes du nez, elle enfonce le clou côté finesse et fondu, à un point assez impressionnant. Je pense qu’il y a une part significative de whiskies âgés dans l’assemblage. Je perçois de belles notes liées à la majeure sherry visiblement présente, tels que des notes de noisette, d’orge maltée chocolatée, de dattes, de raisins secs, et de pudding de Noël (notes très séduisantes). Les épices sont très discrètes, mais l’ensemble donne presque un côté oriental pâtisseries). Tenue à la dilution : Malgré sa dilution déjà importante, l’eau (à faible dose, ici, s.v.p. !) va permettre de faire ressortir un temps certaines notes de l’assemblage, comme des notes de café, de moka et de chocolat noir qui elles aussi trahissent un joli profil de sherry à l’ancienne… Conclusion: Un blended whisky confidentiel à l’ancienne, que j’apprécie beaucoup, mais à réserver aux palais délicats. Pas un whisky toujours disponible, mais il vaut la peine de le rechercher. Prix indicatif: 25/30 €, chez certains cavistes seulement & sur internet.-Note confirmée: 89/100

ENGLISH SUMMARY: For me, this blended whisky is one of the most refined & interesting in the market, in the under 30/35 € category, and also in the unofficial “please do not add ice in my glass!” category of blends…! Yes this is even more melted than the “Moon harbor” previously reviewed, but it has such a great balance, elegance and fullness in its chocolatey/malty notes that it’s very impressive. Impressive are also the complex fruit notes in there (varied candid fruit, oriental dried fruit) & the “’old fashioned” sherry in there. Beautiful flowers as well, Christmas pudding as well, oriental pastries as well, finest spices, etc…I agree it’s a bit too diluted (otherwise it may have gone to a 90+/100 rating) but what a treat! Not always easy to find (it’s an independent bottler’s blend & one no more distributed in France since 201, with a few –stock?-exceptions), but internet can help for sure.

 

 

 

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 Un blend de qualité, d'une subtiilté certaine, à ne pas noyer sous une tonne de glaçons s'il vous plaît... Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-RED BREAST « MANO A LAMH » (ou « main dans la main »), n.a.s. (≥ 13 ans), Edition 2015 limitée à 2000 bouteilles, en vente qu’auprès de la distillerie), 46 % (Single Pot Still/République d’IRLANDE): Dégusté en blind…

A Noter : Il s’agit d’une édition limitée, une version n’utilisant que des fûts de sherry Oloroso de premier remplissage (« First fill sherry ») en provenance de la Paez Morilla Bodega de Jerez.

Couleur: Vieil or, à reflets ambrés. Nez: Fin, assez bien fait, marqué par le sherry. Demande un peu d’aération pour bien s’exprimer. Bouche: Marquée par le sherry de manière profonde et complexe, elle se poursuit sur une légère amertume, typiquement irlandaise (liée aux céréales non maltées), bien équilibrée par les notes fruitées de bourgeon de cassis, et un boisé fin. En arrière-plan, quelques belles notes florales et des épices douces. Quelques notes végétales aussi (sous-bois). Une bouche tout en séduction. Tenue à la dilution: Intéressante, si réalisée de manière légère (quelques gouttes d’eau seulement), elle dévoile une jolie rondeur dont émergent avec charme de belles notes de fruits rouges (fruits des bois, cassis, cerises pas mûres et groseilles). Plus traditionnellement sherry que la version 12 ans, moins boisée et moins marquée par les fruits mûrs, elle fait preuve d’une belle fraîcheur Conclusion: Une jolie version rendant hommage à l’étroite collaboration (« main dans la main ») des bodegas espagnoles productrices de sherry et les distilleries irlandaises. Heureux sont ceux qui ont pu mettre la main sur cette version au très bon rapport qualité /prix. Et quel bel écrin tout simple que ce sac de toile de jute…Addendum 2017: Une version bien plus intéressante à mon avis que la version nommée « LUSTAU », par trop vineuse et monolithique à mon goût. Indication de Prix : Autour de 65 € à sa sortie (VPC ou sur place à la distillerie). Note chiffrée (Sous réserve) : 91/100, voire davantage

ENGLISH SUMMARY: Don’t worry you will have more Irish whiskeys reviews next time, but for now here it is: While I was preparing this number, I realized I didn’t publish this limited edition bottling review yet, and it’s a pity because it will be harder to find right now, sorry! But I can tell it’s good! Forget the new “LUSTAU” edition (too light & too winey for me, it’s a too young 12 y.o.’s brother for me, unbalanced), and try to get this one that’s really a treat in my opinion. A bit less woody & with less ripe fruit notes than the regular 12 y.o., it has a beautifully sherried nose (it shows that it uses only top quality first fill sherry casks) and on the palate really fresh red fruit notes (blackcurrant bud, young cherries, forest fruit, redcurrant, etc…), displaying a very charming rounded yet very expressive profile. It is a more traditionally sherried expression than both the 12 y.o. & the “Lustau”. Despite having no age statement, it does really justice to the collaboration between the Midleton distillery from Ireland & the finest Spanish bodegas providing those precious sherry casks. Well done, Billy! -Temporary rating: 91/100, maybe more...

 

 

 

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 Une très belle réalisation de la distillerie MIDLETON et du maître-assembleur Billy Leighton...

 

 

 

Editorial No 20

 

Dernière minute (07/03/2017):

A VENIR TRES BIENTOT:

-Nouvel Editorial (N°21), composé cette fois que de notes de dégustation de whisky...

-Nouveau sujet "Gros Plan" (sur une distillerie écossaise à l'honneur cette année),

avec une interview exclusive ainsi que des notes de dégustations également en partie exclusives

 

Merci de votre patience !

 

 ***

 

EDITORIAL No 20:

 

 « N.A.S. OR NOT N.A.S. ?...THAT IS THE QUESTION »

(ou...Quid des whiskies sans compte d'âge?)

 

 

Première Edition/1st Edition: 02/11/2016

Mise à jour/Update: 28/12/2016

 

 

INTRODUCTION :

 

Pour ce nouvel éditorial, je vous propose un retour à une forme plus traditionnelle par rapport à la presse classique, au-delà des habitudes de mon site, donc plutôt sur l’expression d’un point de vue sur un phénomène d’actualité plutôt que le traitement des nouveautés,car une grande partie de ces nouveautés est d’ores et déjà présente soit à l’intérieur du reportage sur le Whisky Live Paris, soit dans la gigantesque liste thématique de près de 200 whiskies abordables conseillés déjà en ligne, ou encore risque de l’être dans d’autres reportages à suivre. Par ailleurs j'ai mis à jour ma liste de mes distilleries préférées, qui tient compte également de ce phénomène des whiskies sans compte d'âge.

 

Reportage sur le Whisky Live Paris 2016 (my report about Whisky Live Paris 2016 edition): Ici/Here

Liste de plus de 200 whiskies abordables des années (202 recommended affordable drams, including 92 favorite from all over the world): Ici/Here

Liste de mes distilleries préférées récemment mise à jour (my updated Top 100 Distilleries worldwide): Ici/Here

La Fabrication du Whisky-Sujet récemment mis à jour (my updated How whisky is made topic-in French): Ici/Here

 

Pour ce faire, j’ai repris la conclusion de mon reportage sur le Whisky Live Paris 2016 et je l’ai modifiée et largement développée, afin de tenter de « clore le débat », si j’ose dire, pour autant que ce soit possible, sur le phénomène des « n.a.s. », c’est-à-dire des whiskies sans compte d’âge qui sont en pleine prolifération de nos jours.

 

 ***

 

« N.A.S. OR NOT N.A.S.? THAT IS THE QUESTION »:

(ou...Quid des whiskies sans compte d'âge?)

 

 

PREAMBULE:

 

Un des problèmes de notre époque concernant le whisky c’est donc le phénomène désormais bien implanté des n.a.s. (whiskies sans compte d’âge) ET celui des whiskies axés sur la « wood technology » (ce sont d'ailleurs le plus souvent les mêmes), un phénomène similaire à, il y a quelques années, celui de la « parkerisation » dans les vins de Bordeaux ( du nom d'un écrivain américain du vin nommé Robert Parker et qui, je pense, bien malgré lui, par ses choix, à concouru à promouvoir un certain type de profil aromatique pour les vins). Ce phénomène a entraîné l’obsession de la « micro-oxygénation » des vins, en grande partie créée, puis soutenue par l’œnologue Michel Rolland (à ce sujet, voir le terrible documentaire « Mondovino » de Jonathan Nossiter sorti en 2004). Disons-le clairement, ce sont souvent les mêmes produits qui souffrent à la fois du « n.a.s. non transparent » et de la « wood technology » (même s’il y a de belles exceptions encore cette année), et, au passage, par une augmentation significative du prix de vente pour des whiskies gloablement plus jeunes que leurs prédécesseurs, d'ou aussi le scandale et la rebéllion de certains consommateurs, forumeurs et bloggeurs. Comme je vais tenter de le démontrer ci-dessous, les n.a.s. constituent donc un phénomène significatif tant des enjeux de qualité, de pérénnité du whisky que de l''accessibilité du whisky au plus grand nombre et à cet égard, dans un monde de demande forte pour le whisky, ne font (pour la plupart, pas tous, certes) que souligner l'aseptisation industrialisée du goût qui est également présente dans l'alimentation. La seule différence, au moins pour les whiskies sous cadre légal strict (écossais, irlandais, surtout), c'est que l'on ne peut normalement pas trouver autant d'additifs et de cochonneries légales divers dans le whisky...une maigre consolation.

 

 

 

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Le The GLENLIVET "Cipher", au delà du coup marketing, l'archétype de l'opacité des whiskies sans compte d'âge...bien sûr j'aurais pu aussi choisir le HIGHLAND PARK "Dark Origins".

Deux whiskies qui ne sont pas mauvais, non, il faut être honnête, mais trop "technologiques" (trop poussés sur le boisé) et sans grand intérêt pour un prix assez conséquent.

 

 

 

-NE PAS CONFONDRE N.A.S. (HISTORIQUES) ET N.A.S. (CONTEMPORAINS) :

Cependant il convient ici de rappeler, pour les lecteurs pas encore trop au fait de ce problème, qu’il ne saurait être question de mettre tous les whiskies dans le même sac, comme il m’arrive de le lire ici ou là sur des forums ou blogs ou billets de journalistes mal informés. Certains ont même choisi par principe de refuser de chroniquer un whisky dès lors qu’il sera sans compte d’âge. J’ai du respect pour cette démarche, mais pour moi elle est tout de même « à courte vue », dans la mesure ou en supprimant toute critique détaillée du whisky, elle ne fait d’une part aucune différence entre les différents cas de n.a.s. et, de l’autre, n’encouragent pas les producteurs à en produire de meilleurs car la critique demeure globale, donc ne vise aucune distillerie ou négociant en particulier, alors qu’une critique sur une bouteille en particulier a un certain impact.

En effet, comment comparer (par exemple) les jeunes The Singleton of DUFFTOWN sans compte d’âge que sont les "SUNRAY", "TAILFIRE", "SPEY CASCADE", "UNITE" ou encore "TRINITE" (réduits à 40 %, colorés artificiellement, filtrés à froid, assez jeunes, etc…) avec un single malt en édition limitée et sans compte d'âge comme par exemple l’ABERLOUR « A’Bunadh », créé avec une large variété de cuvées ou millésimes à partir de données précises et exigeantes (la majeure de fûts de sherry de premier remplissage, la non filtration à froid, la présence de quelques fûts de plus de 10 ou 15 ans, le titrage élevé, etc…). C’est tout simplement ridicule, pas sérieux…et je pourrais multiplier les exemples, même si « du bon côté de la force », il n’y a tout de même pas énormément d’exemples de bons n.a.s. en dehors des whiskies des jeunes distilleries : Le KILCHOMAN « Sanaig » ou le jeune single malt de WOLFBURN en sont de bons exemples, d'autres seront cités plus loin.

Mais il y aussi ce que je nommerais personnellement les versions n.a.s. "historiques", c'est  à dire issues du début des années 2000, voire avant : 1998 pour l’ABERLOUR « A’Bunadh » qui ne comportait pas de numéro de lot à l'origine), comme le sont aussi l’ARDBEG « Uigeadail » (premère édition en 2003), le LAPHROAIG « Quarter Cask » (première édition en 2004), ou l'ISLE OF JURA "Superstition" (première édition en 2002) ou encore comme l’étaient les SPRINGBANK, HAZELBURN & LONGROW en version dite « C.V. » (encore une fois tous des whiskies avec une amplitude de différents âges assez conséquente-la première édition du SPRINGBANK "C.V." est moins évidente à dater, mais la plupart des sources mentionnent "le milieu des années 1990" comme première sortie-personnellement je peux attester qu'elle est en tout cas inférieure à l'an 2000). Ces whiskies sont tous des assemblages de fûts d'âges différents, et parfois avec une grande amplitude, comme pour les SPRINGBANK & marques associées (au moins sur 10 ans, parfois de 8 à 30 ans d'âge) ou le JURA "Superstition" qui contient des whiskies de 8 à 21 ans d'âge.

Un peu plus tard, la distillerie TOMINTOUL sortait un single malt anonyme tourbé sous le nom de « Old Ballantruan », ce sans mention d’âge. Un whisky relativement jeune, lui, mais de qualité. Les exemples abondent et je ne peux les citer tous, j’en oublie sûrement certains qui ont pu marquer leur temps…

 

 

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L'ABERLOUR "A'Bunadh" (ici l'excellent batch 46), archétype du n.a.s. historique réussi...Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

Du côté du négoce, et notamment concernant les whiskies tourbés, il faut citer parmi les excellents n.a.s. des années 2000 (et ils existent encore !) les « Smokin’ Islay » et autres « Peat Reek » de BLACKADDER, mais aussi les ILEACH « Cask Strength » ou FINLAGGAN « Cask Strength » (plus intéressants que leur version réduite à mon avis) de négociants plus obscurs, ou encore les discrets mais efficaces « Berry’s Speyside Reserve » et « Berry’s Islay Reserve », des blended malts cette fois, de BERRY BROS & RUDD....et je ne parle même pas des créations de John Glaser de COMPASS BOX qui remontent à l’an 2000 exactement (je reviendrais sur ce dernier cas plus loin, sur la question de la transparence). Oui les whiskies de COMPASS BOX ont quasiment toujours été des whiskies sans compte d'âge, mais la société a depuis ses débuts toujours communiqué sur l'âge, mais en amont (à la sortie du whisky, sur le site) ou en aval (directement face au consommateur sur les stands des salons, et souvent même par écrit).

Plus près de chez nous, il y aussi des whiskies sans compte d’âge d’un intérêt certain (eh, oui !), par exemple, les ARMORIK (ce depuis son lancement en 1999) et les GLANN AR MOR (souvent en dessous des 6/7 ans d’âge-et ce depuis 2008 pour son premier 3 ans d'âge) embouteillés assez jeunes sont pourtant plus « prêts à déguster » que bien des whiskies jeunes d’Ecosse. L'on peut citer également, comme déjà signalé sur G.W.G., également des single malts de chez MICHARD & et de chez JSD, deux distilleries françaises produisant nouvellement du whisky. Qui plus est les "EDDU" de la Distillerie des Menhirs n'ont jamais porté de compte d'âge à ma connaissance, ce qui n'a pas empêché une certaine qualité.

En Europe encore, Il y a aussi les exemples des distilleries MACKMYRA & BOX (les seules distilleries suédoises dont j'ai pu déguster des whiskies à ce jour), ou encore (j'ai eu confirmation de la qualité de ces whiskies plus récemment), ceux de la distillerie allemande SLYRS, qui a une exception près (le 12 ans d'âge, irrégulièrement produit) n'ont pas de compte d'âge.

De même, est-ce qu’un CAOL ILA « Moch », un des premiers n.a.s. de l’ère « contemporaine » (sa première édition est sortie en 2011), si j’ose dire, et, à fortiori, forcément, la gamme « Private Edition » de GLENMORANGIE (rarement en dessous de 10/12 ans d’âge) sont comparables avec un TALISKER "Storm" ou "Skye" ? (corrects mais clairement issus de la "wood technology"). Pas si sûr…Si le CAOL ILA "Moch" est relativement jeune (même s'il contient minoritairement un peu de 18 ans d'âge), en revanche, les single malts de la gamme "Private Editions" de GLENMORANGIE (hormis l'un d'entre eux me semble t'il, qui aurait un compte d'âge ?) sont tous âgés de plus de 10 ans...

 

 

 

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Le GLENMORANGIE "Tusail", de la gamme "Private Edition", de vrais-faux n.a.s. de plus de 10 ans, avec la qualité au rendez vous. 

 

 

Certes l’on peut légitimement s’inquiéter de certaines sorties officielles haut de gamme, dans les « Special Releases » de Diageo, par exemple, qui, depuis peu arrivent sur le marché comme les versions n.a.s. de CLYNELISH (la série « Select Reserve », des bruts de fût...) au prix de vente d’entrée de jeu annoncé à plusieurs centaines d’euros… Là on se doute qu’il ne s’agit pas d’un trois ans d’âge, mais d’un travail d’assemblage soigné et de grande amplitude d’âge, mais sans certitude totale sans l'avoir dégusté (ceci étant dit, plusieurs bloggeurs de renom, Serge Valentin en tête, semblent tout de même considérer que l'on tient là une réussite, un remarquable travail d'assemblage contenant manifestement une proportion honnête de whiskies âgés).

Cette tendance semble s’accentuer dans un segment inférieur, avec les récents TALISKER « Neist Point » ou le LAPHROAIG « Lore », vendus à un peu plus de 100 € sans justification particulière…Au public de déguster, s’il le peut encore, et de décider si le prix se justifie dans ces cas…Je n'ai pas eu l'occasion de déguster ce TALISKER, mais le LAPHROAIG oui, et je l'ai bien apprécié (il comporte une part de fûts de sherry).

Pour donner un exemple récent positif, j’ai trouvé par exemple que les deux récents SCAPA (« Skiren » et « Glansa ») sans compte d'âge, sans être des chefs d’œuvre pour autant, s’en tirent plus qu’honorablement. Cela laisse un peu d’espoir.

 

 

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Le SCAPA "Skiren", un joli n.a.s. (whisky sans compte d'âge), une réussite. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Donc pour moi, pour être clair, un bon whisky sans compte d’âge, cela peut exister, et ce serait un whisky pour lequel le maître-assembleur aurait fait, tel un peintre, un assemblage de « couleurs » différentes, soit de saveurs différentes, de présence, de puissance, de digestion des notes de new make, des esters, de stabilisation des notes tourbées (etc…), d’âge bien sûr différents, ce pour avoir un whisky complexe et expressif, ou bien complexe et très fondu, par exemple. Typiquement les premiers whiskies n.a.s. de l’ère contemporaine (fin années 1999/ début années 2000) cités ci-dessus en sont de parfaits exemples.

 

 

-PENURIE, QUELLE PENURIE ?

La question de la pénurie de stock de whisky, souvent avancée par les producteurs, pour justifier le passage des whiskies à compte d’âge aux n.a.s. (sans compte d’âge donc) et à travers cela, soyons clairs, justifier une augmentation de prix sans contrepartie de qualité automatique, si elle peut être prise en compte concernant les fûts âgés (moins nombreux dans certaines distilleries, mais pas chez toutes, qui attendent le bon moment pour sortir des versions « ultra-méga-premium » -j’ai beau faire je n’ai jamais pu accrocher à ce terme) ne se justifie pas autant pour la majorité de la production.

En effet, si l’on se base sur les statistiques de production de Scotch whisky de l’année 2015 (estimations de la Scotch Whisky Industry Review), l’on constatera que si baisse il y a, elle demeure légère : Pour 600 millions de litres d’alcool pur cette année là (contre 655,7 en 2014), 280 millions proviennent de la grosse centaine de distilleries de malt, tandis que 320 millions proviennent des 7 seules distilleries de grain, tandis qu’en 2014 il y eu 305,7 millions de litres pour les distilleries de malts pour 350 millions de litres pour les distilleries de grain. Mais si l’on revient encore en arrière, rien que pour les distilleries de malt, la production a été certes de 294,9 millions de litre d’alcool pur en 2013 (soit un peu plus qu’en 2015), mais davantage qu’en 2012 (272,8 millions), ou qu’en 2011 (239,3 millions) et ainsi de suite. Et ce n'est qu'une partie des statistiques auxquelles j'ai eu accès, mais comme toutes vont grosso modo dans le même sens que celle ci-dessus, je ne veux pas vous ennuyer avec trop de chiffres...

Ce que les propriétaires de distilleries oublient donc de mentionner également au sujet des n.a.s., en effet, ce sont les extensions de capacité de production de plusieurs de celles-ci ces dernières années (comme celles de DAILUAINE, GLENBURGIE, The GLENLIVET, GLENMORANGIE, LINKWOOD, LONGMORN, MANNOCHMORE ou encore MORTLACH, TEANINICH) ou reprises de production, comme chez GLEN KEITH et TAMDHU en 2012, ou encore simplement d’extension des capacités d’entreposage (à venir chez ARRAN, BRUICHLADDICH, KILCHOMAN, et j’en passe) qui ont un impact important sur leur capacité à reconstituer ces stocks dans un avenir proche, surtout s’ils ont abaissé l’âge du contenu de leurs whiskies devenus pour certains des n.a.s. …et qu’ils sont facturés plus chers que des 8 ou 12 ans d’âge déclarés…ce qui arrive de plus en plus souvent hélas.

En plus d'un certain maintien donc de la capacité de production de whisky écossais, il faut aussi tenir compte des nombreux projets de nouvelles distilleries (indépendantes ou venant renforcer la capacité de production des grands groupes qui les possèdent) à venir. La source « whisky » n’est donc pas prête de se tarir !

L'on voit donc bien que la raison principale de cette décision de promouvoir les n.a.s. est avant tout un calcul financier, une recherche de profit à court terme davantage que de sauvegarde de ce qui a fait la réputation des marques (à cet égard le meilleur exemple de cette dégringolade demeure à mes yeux celui de The MACALLAN) et de réflexion sur le long terme. Au consommateur alors d’être clairvoyant et de tenter d’influer sur cette tendance en boycottant les whiskies qui ne le satisfont pas en terme de rapport qualité/âge estimé après dégustation/prix.

 

 

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 La distillerie MORTLACH, largement rénovée en 2015 et dont l'accroissement de la production est en cours.

 

 

-POURTANT, AU COMMENCEMENT ETAIENT…DEJA DES N.A.S. !

Une information souvent oubliée ou occultée par ceux qui parlent des n.a.s. de nos jours, c’est qu’historiquement les premiers single malts parus sur le marché du Royaume-Uni, puis par exemple en France furent DEJA des whiskies sans compte d’âge. Ainsi, dans les années 1960, les premiers single malts disponibles en France furent des GLENFIDDICH, et ils portent soit la mention « Pure Malt », soit « Straight Malt », celle du titrage (encore en « proof »), du lieu de mise en bouteille, l’adresse, etc…mais pas de mention d’âge, ou une mention d’âge relativement jeune. D’ailleurs certains des whiskies les plus recherchés par les collectionneurs et les mieux notés par les bloggeurs ne sont-ils pas des whiskies de moins de 15 ans ? Je pense par exemple aux TALISKER nas, voire de 8 ans d’âge embouteillés par GORDON & MacPHAIL dans les années 1970, à des PORT ELLEN jeunes (11 à 15 ans) ou des LAPHROAIG 10 ans embouteillés par diverses sociétés italiennes comme par exemple BONFANTI pour ce dernier.

 

 

 

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Le GLENFIDDICH « Straight Malt », sorti en 1961, un n.a.s. avant la lettre...il fut suivi plus tard par un "Pure Malt" de 8 ans d'âge.

 

 

 

Par ailleurs, au-delà de la question des n.a.s., n’oublions pas que la question du vieillissement des whiskies est encore relativement récente…au début du XVIII ème siècle, même en Ecosse, vous aurez du mal à trouver des whiskies âgés…Les films de type western, en réalité sont tous faux du point de vue de la véracité historique concernant les whiskeys…Les whiskeys servis dans les bars sont tous fortement ambrés, voire aussi noirs qu’un LOCH DHU, alors qu’ils auraient du…ressembler à des distillats purs, soit de couleur transparente ! L’on distillait pour boire dans la foulée ou dans les jours ou semaines qui suivaient, pas pour les conserver longtemps. C’est par accident lors d’un transport par bateau que l’on s’est aperçu, d’abord pour le rhum, puis pour le whisky, que plusieurs semaines de trajet pouvaient changer le goût du contenu. Pour faire court, l’obligation légale de faire vieillir le whisky 3 ans au minimum n’apparait qu’au début du XX ème siècle.

 

 

-L’AGE NE FAIT PAS TOUT, MAIS TOUT DE MEME…

Alors que dans les slogans publicitaires sur le whisky des années 1990/2000, l’on insistait sur le fameux « Age matters » et encore en 2013 comme le démontre cette publicité de Pernod-Ricard-ou le master-blender de CHIVAS REGAL Colin Scott-que j’ai eu l’occasion de rencontrer et même de cotoyer lors de ma participation à un concours d’assemblage professionnel-le dit lui-même, « au moins avec cette mention d’âge on ne peut vous tromper, sinon cela veut dire que sans mention d’âge votre seule garantie c’est qu’il soit âgé au moins de 3 ans et un jour »-voir la vidéo ci-dessous. Comme gage ultime de qualité pour un whisky, aujourd’hui, comme par magie, c’est le contraire, comme l’expliquait il y a quelques mois un ambassadeur de la distillerie The MACALLAN, lors d’une dégustation, à Paris. L’âge n’aurait plus d’importance, mais seulement le travail de l’assembleur (euh, du bois, plutôt, non ?), si…Tu m’étonnes !

Bien sûr que le travail de l’assembleur est primordial (et il travaille aussi sur les single malts, ne serait-ce que sur le contrôle qualité, et bien sûr plus précisément sur les éditions limitées), mais le consommateur s’est il seulement une fois interrogé sur la mention « hand picked » ou « hand selected » portée sur les étiquettes de certaines éditions limitées ? Cela veut dire quelque chose…comme le fait que pour les grosses productions, le choix des fûts est fait par la machine, pas par l'homme, pas fût par fût, mais au hasard ou presque, suivant les spécifications demandées (type de fût, âge indiqué, tourbé ou pas tourbé, etc…).

 

 

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La gamme "1824" de The MACALLAN, pas mauvaise, mais qui fait pâle figure comparée aux MACALLAN des années 1980

à comptes d'âge, mais aussi face aux versions de négoce sous licence de GORDON & MacPHAIL de la série "Speymalt".

 

 

Après l’échec (relatif, mais significatif) de sa gamme « Fine Oak », la distillerie The MACALLAN (enfin, disons plutôt le propriétaire et le chef de produits….) espérait, avec sa « 1824 series » (qu’il aurait du renommer « Color series »), relancer la marque, déjà entachée précédemment par le passage du "tout sherry" à la gamme 'Fine Oak". La gamme "'1824" est une gamme dont les whiskies portaient le nom d’une couleur, et accessoirement, comme l’a récemment fait remarquer un bloggeur, également des prénoms féminins non exempts de connotations lestes- « Amber, « Gold », « Sienna » ou encore « Ruby », jugez vous-mêmes (désolé pour les porteuses de ces prénoms, c’est le contexte qui fait sens, pas les prénoms seuls, bien sûr), sans nous garantir par ailleurs que le E150a (la coloration artificielle) n’était pas passé par là, faussant (si c’est le cas) toute véritable charte des couleurs.

 

 

Chivas Campaign: Age Matters...(vidéo)

 

Tout comme d’autres types d’alcool (je pense à l’Armagnac, au Cognac, mais aussi au Calvados, à la Prune, entre autres eaux-de-vie), le whisky a besoin de temps pour s’exprimer, et il est difficile de généraliser, dans la mesure ou compte tenu des spécifications de production de chaque distillerie, certains distillats seront prêts avant les autres (GLANN AR MOR, The BELGIAN OWL ou encore CAOL ILA en sont de parfaits exemple, pas besoin d’attendre 10 ans, ils sont prêts dès 3 à 5 ans d’âge pour les deux premiers, dès 7-8 ans pour le troisième), à leur apogée bien avant d’autres, sans compter les whiskies tourbés qui ont tendance à perdre leur expressivité et leur fumée après 20 ans, en général bien sûr.

En revanche, d’autres whiskies, comme souvent les BUNNAHABHAIN, les GLENFIDDICH, les LAGAVULIN ou encore les STRATHISLA auront besoin de plus de temps pour s’exprimer pleinement, soit à mon avis entre 15 et 40 ans d’âge.

 

 

 

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"The BELGIAN OWL", un excellent jeune whisky encore trop méconnu, pas assez disponible en France à mon avis.

 

 

Je dirais que la question était jusqu’à l’an dernier moins cruciale pour les whiskeys d’Irlande, tant les principaux producteurs n’utilisaient pas toujours les compte d’âge, expliquant que pour eux « 7 ans d’âge » étaient la norme et l’âge optimum. De nos jours la question est un peu plus délicate, car des versions connues, réputées avec compte d’âge sortent désormais « sans compte d’âge ». Et parfois, comme dans le cas du JAMESON « Crested » (pas d’indication d’âge) qui remplace le « Crested Ten » (10 ans d’âge), la nouvelle version s’en sort très honorablement par rapport à celle d’origine.

 

 

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Le JAMESON "Crested", un n.a.s. joliment fruité. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Concernant les whiskies produits dans des pays à forte amplitude de chaleur (comme par exemple les Etats-Unis) et/ou d’humidité (à fortiori à climat tropical comme l’Inde, ou Taïwan ou la part des anges-l’évaporation naturelle de l’alcool pouvant y être entre 5 et 8 fois supérieure à celle de l’Ecosse, qui est d’environ 2 % par an), la question de la durée du vieillissement est moins cruciale, puisque les fûts sont traditionnellement neufs et plus fortement brûlés que les fûts écossais, accélérant le vieillissement. Il en est ainsi des distilleries KAVALAN & NANTOU (Taïwan) et des distilleries AMRUT & PAUL JOHN (Inde). Par ailleurs, comme corollaire de cela, la teneur en alcool peut même augmenter avec le temps dans certains chais-chauffés ou pas-du Kentucky (c’est ce qui arrive notamment aux whiskeys à fort titrage tels que les George T. STAGG) et survient un moment ou il faut absolument stopper le vieillissement. Au mieux des whiskies âgés de seulement quelques années peuvent parfois donner l’impression de whiskies âgés d’une dizaine d’années ou plus, et offrir une impression de maturité, au pire, le boisé de ces whiskies sera à la limite du supportable voire au-delà.

 

 

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Le KAVALAN "Solist" Sherry cask, un brut de fût qui a le vent en poupe en provenance de Taïwan.

 

 

 

-LES DESSOUS DE LA QUESTION DE LA TRANSPARENCE DANS LE WHISKY :

Comme j’ai déjà traité sur ce site de la question de la transparence telle qu’elle s’est posée notamment l’an dernier au sujet des whiskies « The Circus » et « Flaming Heart » de la maison COMPASS BOX (dont les plaquettes d’information et les données techniques du site internet divulguaient l’âge du plus jeune composant comme celui du plus âgé, ce qui est interdit par la S.W.A.-la loi n’autorise que la mention du plus jeune whisky de l’assemblage), je ne reviendrais pas sur le problème spécifique posé à juste titre par ce négociant-assembleur aux décideurs, mais plutôt sur le lien entre ce problème et celui des n.a.s. :

En effet, à la condition de spécifier le pourcentage des whiskies plus âgés que l’âge minimum indiqué (pour ne pas se retrouver avec une escroquerie du type 0,01 % de 40 ans d’âge pour le reste de 3 ans d’âge), qu’est-ce-qui empêche le producteur d’indiquer sur la bouteille la part des whiskies plus âgés et l’âge en question ? Hormis le fait de dévoiler une éventuelle recette secrète, ce qui peut se comprendre à la rigueur pour un blended whisky, pour qui c’est essentiel et constitue en quelque sorte la marque de fabrique de l’assembleur, différente de celle du concurrent, j’y vois surtout une autre explication, moins reluisante et jamais évoquée, et dirigée contre les négociants de whisky avant tout et ce de la part des producteurs représentés par la S.W.A. :

Constatant que les assemblages de négoce de type « blended malt » ou « blended whisky de luxe » comportent chez certains un pourcentage non négligeable de whiskies âgés, pour au final un prix dépassant rarement les 200 € (sauf hélas depuis cette année), les producteurs de whisky y verraient une concurrence déloyale envers les versions très âgées et haut de gamme qu’ils proposent, à savoir par exemple des 40 ans d’âge, de plus en plus proposés à 10 fois le prix de ces versions de négoce…Pourquoi en effet payer une fortune un single malt s’il est disponible pour bien moins cher, certes au sein d’un assemblage mais bien perceptible tout de même ? Bien sûr ce n’est qu’une hypothèse, mais je la trouve personnellement assez plausible.

 

 

 

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John Glaser de COMPASS BOX, 16 ans de recherches, 16 ans d'impertinences, fer de lance de la lutte pour davantage de transparence.

 

 

Concernant les distilleries déjà établies de longue date, les distilleries à caractère industriel (et notamment celles qui ont une capacité de production supérieure à 500 000 litres, et ont réduit les coûts par automatisation majoritaire ou totale, dirons-nous) en dehors de quelques réussites et des versions n.a.s. anciennes, en édition limitée et parfois comparables à des whiskies de catégorie supérieure, il semble clair que derrière l’argument de la pénurie des stocks de whiskies âgés pour justifier l’abandon du compte d’âge (dont nous avons parlé plus haut) se cache une volonté de standardisation de la production, pour faire des économies, oui, mais aussi pour aseptiser progressivement le whisky et le faire se rapprocher de spiritueux plus populaires chez les jeunes comme en premier lieu le rhum et d’obtenir une plus-value par l’augmentation des prix inversement proportionnelle à l’âge réel moyen du contenu du whisky, ce qui est assez scandaleux au final. La qualité s’en ressent et le consommateur exigeant ne s’y trompe pas. Cela vise donc un nouveau public, plus jeune, avide de découvertes (ce dont on ne peut le blâmer) malléable et moins connaisseur (au goût non encore vraiment formé), qui déguste tous types de spiritueux, de manière parfois interchangeable. La cible idéale pour les fabricants d’alcool.

 

 

 

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The SINGLETON.... un nom générique pour de trop nombreuses distilleries du même groupe...? On peut s'interroger. Ici des versions avec comptes d'âge, mais il y en a encore beaucoup sans....

 

 

 

A contrario, je pense qu’il faut être plus indulgent avec les jeunes distilleries (j’entends par jeunes celles nées après l’an 2000) ainsi que pour les micro-distilleries, qui soit n’ont pas la capacité encore de proposer un 10 ans d’âge autrement qu’en édition très limitée (donc en épuisant le stock-comme par exemple c’est le risque pour KILCHOMAN), soit dont les jeunes whiskies font déjà leur preuve à 4 ou 5 ans d’âge (comme GLANN AR MOR). Le risque financier est donc plus important pour des distilleries à faible capacité de production comme de stockage -qui vont mettre du temps à reconstituer du stock de whiskies ayant quelques années, a fortiori s’il s’agit de produire un 10 ans d’âge- que pour « les grosses machines » comme The GLENLIVET ou GLENFIDDICH, avec des dizaines de millions de litres d’alcool pur produit chaque année, et d’autant plus si ces distilleries sont artisanales (avec peu ou pas de mécanisation, embouteillage et étiquetage à la main, etc…cela représente souvent plusieurs dizaines de personnes à payer contre 3 ou 4 pour des grosses distilleries ou il y a beaucoup d’automatisation).

 

 

-UN PEU D’ESPOIR (AVEC LES NOUVELLES ET/OU MICRO-DISTILLERIES):

Malgré tout, pour ne pas rester sur une note négative, donc, signalons tout de même que parmi mes coups cœur de cette année, figurent deux jeunes distilleries commençant par la lettre « W » et ayant eu l’intelligence par leurs méthodes de production, de contourner le problème de leur jeune âge (leurs whiskies ont moins de 5 ans d’âge !), à savoir WOLFBURN, en Ecosse, dans les Highlands du Nord, et WESTLAND, aux Etats-Unis, sur la côte Ouest…que j’ai fini par élire distillerie de l’année 2016 -voir ma note dans le sujet sur mes meilleurs whiskies abordables de 2015/2016 :

Liste des Meilleurs Whiskies abordables pour 2015-2016

 

 

 

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 Une jeune distillerie qui promet, avec 2 versions de son single malt de 3 ans d'âge, qui pour l'heure n'a pas besoin d'afficher son âge.

 

 

 Par ailleurs, au chapitre des bonnes nouvelles, il n’y a pas que COMPASS BOX qui joue les provocateurs (encore cette année avec ce « 3 Year Old De Luxe whisky » qui comporte visiblement une grande majorité de malt bien plus âgé que cela) pour tenter de bousculer le système (et la S.W.A. par ricochet), il y a aussi des distilleries comme BENROMACH, qui a osé l’an dernier sortir un single malt avec un compte d’âge de seulement 5 ans ! (preuve qu’un jeune whisky peut être bon, et il l’est). Il y a aussi encore en 2014 le groupe Bacardi-Martini qui a choisi pour le reconditionnement et le lancement de single malts de son portefeuille (ABERFELDY, AULTMORE, CRAIGELLACHIE, DEVERON, ROYAL BRACKLA) de leur attribuer à tous un compte d’âge, avec parfois des compte d’âge impairs comme pour CRAIGELLACHIE (13, 17, 19, 23) ou faibles (10 ans d’âge pour le plus jeune) comme pour DEVERON. Il y aussi TOMATIN qui a rétabli en partie ses compte d’âge et BRUICHLADDICH qui propose désormais certaines références avec une foule de renseignements donnés sur ses étiquettes. Greg’s Whisky Guide salue toutes ces initiatives, si rafraîchissantes à l’heure de la prolifération des n.a.s., autant que celles des négociants comme par exemple THAT BOUTIQUE -Y WHISKY COMPANY qui a depuis la polémique liée à COMPASS BOX l’an dernier choisi de doter désormais (depuis Avril 2016) ses whiskies d’un compte d’âge et de nommer par ailleurs les distilleries dont proviennent les whiskies. Gageons que d’autres sociétés les suivront, comme par exemple The SPECIALITY DRINKS avec l’excellente gamme « Elements of Islay »…

 

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La courageuse décision de TOMATIN de reprendre les comptes d'âge, même pour les entrées de gamme...

 

 

 

CONCLUSION :

 Ou UNE ESQUISSE DE SOLUTIONS ...

 

-Nous voyons donc à la lumière de cet article que le problème des whiskies sans compte d’âge n’est pas simple d’une part, et qu’il est inséparable de la question de la qualité d’autre part (via notamment la question de la « wood technology »).

Nous avons vu aussi qu’il ne fallait pas mettre tous les n.a.s. dans le même sac, qu’ils soient d’hier ou d’aujourd’hui…que certains sont vraiment le fruit d’un travail soigné et réfléchi d’assemblage, au service du distillat, tandis que d’autres dégradent peu à peu l’image de la distillerie. Aussi c’est encore une fois le consommateur & l’influenceur (médias) qui devraient donner le ton en boycottant les produits médiocres et privilégiant les autres sur la durée, ce qui ne manquerait pas de donner un signal forcément audible à un moment ou à un autre des décideurs, voire pourrait renverser la tendance.

-Concernant la question de la transparence, pour laquelle j’avais moi-même contacté la S.W.A. sans grand succès (mais au terme d’un dialogue courtois), je persiste à penser qu’il faut accéder à la demande de COMPASS BOX (soutenu depuis par les distilleries BRUICHLADDICH et TOMATIN, entre autres, mais aussi par nombre de bloggeurs) de pouvoir indiquer âge et quantité de chacun des composants.

-Autrement, au cas ou cette demande serait refusée sur la durée, une solution de compromis pourrait êtred’imposer pour l’étiquetage des whiskies une mention de type « Over X Years » (de minimum 5 ans, mais qui pourrait se graduer, telle une échelle semblable aux « VS/VSOP/XO, etc.. des Cognacs. On aurait ainsi des « Over 5 Years », « Over 8 years », « Over 10 years », « Over 20 Years », par exemple), mentions qui distingueraient les whiskies « simplement légaux » (3 ans et un jour) des autres.

 

 

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Tableau des comptes d'âge pour les COGNACS,  une autre manière de compter. Une solution pour le whisky ?

 

 

 

-Autre solution envisageable, celle de consentir à donner l’étendue des âges, comme l’avait fait Mercian, l’ancien propriétaire de KARUIZAWA, avec son « Pure malt » de 12 ans d’âge portant la mention « de 31 à 12 ans d’âge ».

 

 

 

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Un des premiers KARUIZAWA (un blended malt) vendu sur le marché français, avec en plus du compte d'âge, la mention de l'amplitude des âges de cette version.

 

 

 

-L’on pourrait envisager également d’obliger le producteur à mentionner l’âge du composant le plus important en quantité dans l’assemblage, ce qui aurait le mérite de mettre en avant la prise de risque ou non du producteur.

-Quoiqu’il en soit, il est évident que la situation actuelle ne peut pas durer éternellement. Si d’un côté les consommateurs font vendre moins de « n.a.s. contemporains » et que de l’autre les producteurs de whisky prennent conscience que d’autres pays (comme par exemple et pas au hasard, les Etats-Unis, avec le phénomène des « craft distilleries », l’Irlande, avec ses nouvelles distilleries et maisons de négoce) sont désormais plus en avance qu’eux, ils finiront par revenir à plus d’exigence de qualité comme davantage d’expérimentation, c’est en tout cas ce que je souhaite.

 

 

 

 

Editorial No 19 Part1/2

 

 

COMMUNIQUE IMPORTANT (Mise à jour: 12/06/2016):

 

Le site GREG'S WHISKY GUIDE évolue:

Pour des raisons techniques, je tiens à le préciser indépendantes de ma volonté, le site n'est plus à jour depuis la fin avril. Dans la nouvelle version qui, je l'espère, va arriver d'ici quelques semaines, le visuel du site va changer, obsolescence du portail précédent oblige. Le menu de gauche va disparaître pour intégrer celui du haut. Cela nécessite quelques changements. Le temps de la mise à jour aussi, certains articles n'auront peut être pas un "look" définitif, de même que le visuel retenu pour tout le site pour le moment (provisoire) entre les modèles que l'on m'a soumis. C'est à cause de ce changement, notamment, que je n'ai pas publié de nouvel article ou nouvelle note de dégustation (car ils seraient automatiquement supprimés de la nouvelle version et à republier).

Les articles et notes en cours de rédaction en ce moment (il y a notamment deux listes thématiques déjà annoncées, ainsi qu'une trentaine de notes de dégustations, d'autres sont à venir, je n'oublie personne, j'ai repris les dégustations et je prends des notes !) seront donc directement versés dans la nouvelle mouture du site, dès que possible, aussi merci encore de votre patience. Patience également difficile pour moi aussi, car, et c'est la seule bonne nouvelle, mes sensations olfactives sont revenues à la normale.

En attendant, certaines brèves appréciations sur des dégustations récentes de whisky (mais aussi sur d'autres sujets) sont d'ores et déjà disponibles sur le compte Twitter associé au site: GregsWhiskyG

 

 IMPORTANT NOTE : Please be patient about this website's changes & updates:

All my apologies to our readers. Due to an obsolescent template & too old system, I had to stop publishing in the current version of the website. The new version is still delayed, playing no part in, I'm really sorry about that, but it depends technically on a third part. The entire visual is going to change, and every new article I could post would be suppressed in the upcoming version, so I prefer to wait for it at this moment, though it's getting painful to depend on technical reasons, to say the least.

The only good news for now is that my senses (nosing abilities) are back to normal since a few weeks, so I'm "back to work" for the first part, that is tasting....& taking notes. Lots of samples & some bottles of mine as well are waiting to be tasted and "their time is gonna come", be sure of it, and a review of them will follow.

Several articles are ready to be published, but I hope you won't have to wait any longer to see them published. Please stay tuned, and, meanwhile, follow me with some short comments about whisky, music, and life on the Twitter account related to my website: GregsWhiskyG

 

 

 

 

EDITORIAL No 19 :

 

(Première Partie)-Part 1/2 

 

Mise à jour/Update: 28/03/2016

 

 

Dernière minute/Breaking news: Je souhaite dédier cet éditorial à John McLELLAN, décédé hier, après une longue lutte contre le cancer (I want to dedicate this Editorial to John MacLellan, who passed away yesterday. All my condolences to his family & distillery staff). Toutes mes condoléances et beaucoup de courage à sa famille ainsi qu'à toute l'équipe de la distillerie. John MacLellan était le directeur de la distillerie KILCHOMAN depuis mai 2010, avec plus de 20 d'expérience dans le monde du whisky. Rappelons qu'il fut directeur de la distillerie BUNNAHABHAIN en 1997, après avoir été notamment responsable du brassage en 1993. J'ai eu l'occasion de rencontrer cet homme discret mais chaleureux à plusieurs reprises, lorsqu'il était directeur de BUNNAHABHAIN, notamment lors de la présentation d'une belle édition limitée de 16 ans d'âge-un Manzanilla finish- au Salon Club Expert Dugas en 2009, mais aussi bien sûr plus tard au "Whisky Live Paris", lorsqu'il représentait KILCHOMAN.

 

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"On vous salue mon capitaine" ou "chapeau l'artiste", pourrait on dire, grâce à cette photo prise sur le stand BUNNAHABHAIN lorrs d'un salon en 2009 © Grégoire Sarafian

 

John MacLellan fut élu meilleur directeur de distillerie (ex-aequo avec Eddie MacAffer de la distillerie BOWMORE) aux "Icons of Whisky" en 2013 et n'est pas pour rien dans le succès de cette distillerie. Gageons que la distillerie se relèvera vite de ce drame. John MacLellan et la distillerie tout entière s'étaient investis dans la lutte contre le cancer ces dernières années, en participant par exemple à des ventes de charité comme celle qui vit l'an dernier vendre aux enchères le premier fût ("Cask 1") de KILCHOMAN, rempli le 14 décembre 2005... Choisir hier sans connaître cette triste nouvelle un KILCHOMAN "Sanaig" (un whisky exemplaire, au passage !) comme whisky du jour pour l'"International Whisky Day" fut sans doute le meilleur hommage involontaire que je pouvais pu lui faire...

 

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 John MacLellan, plus récemment, dans les chais de la distillerie KILCHOMAN...©whiskyfanblog.de

 

 

 

INTRODUCTION :

 

Pour ce nouvel éditorial, je vous propose un retour à une forme plus classique sur Greg’s Whisky Guide, avec son cortège de nouveautés (dont j’essaie de vous donner le maximum d’informations possibles), une sélection assortie de commentaires (attente, pertinence, etc…car, oui, si certaines nouveautés sont excitantes sur le papier, d’autres le sont bien moins…), de nouvelles aussi, mais aussi une deuxième partie pour marquer le coup. Oui, cher lecteur, il m’a récemment été donné la chance de déguster un whisky exceptionnel, comme l’on en rencontre rarement, ce qui m’a fait penser que je n’avais pas vraiment encore établi de liste des meilleurs whiskies dégustés à ce jour…C’est un exercice difficile qui fait appel à la mémoire autant qu’aux notes, mais je vous soumets, dans toute sa subjectivité, cette liste des 10 Meilleurs Whiskies dégustés à ce jour (en réalité il y en aura bien plus, grâce au rôle des ex-aequo!). J’y joins donc mes notes de dégustation exclusives sur ce tout dernier whisky exceptionnel*, ainsi que quelques notes également inédites sur des whiskies devenus parfois rares de nos jours…

Enfin, parce qu’il est toujours un peu frustrant de lire des choses élogieuses sur des bouteilles que la plupart d’entre nous (je m’inclus dans le nombre !) ne pourront que difficilement voire jamais acquérir, je vous propose une liste de MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES.

Bonne lecture…

 

* = Un indice : Il s'agit d'un whisky écossais, de la région des Highlands, avec un compte d'âge et embouteillé au degré naturel par une société importante possédant le plus grand nombre à elle seule des distilleries écossaises. Les plus "pointus" d'entre vous auront déjà trouvé, mais là ou cela se complique c'est qu'il en existe plusieurs éditions....Vous brûlez? Alors la solution très bientôt.

 

 

Plan de l’EDITORIAL N°19 :

 

1/ NOUVELLES BREVES ET NOUVEAUTES WHISKIES disponible ci-dessous

2/ MES MEILLEURS WHISKIES AU MONDE DEGUSTES A CE JOUR –à venir

3/ MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES –à venir

 

 

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1/ NOUVELLES BOUTEILLES & NOUVELLES BREVES (Sélection):

(Selected Short News & New Bottlings)

 

ECOSSE:

-La jeune distillerie écossaise AILSA BAY (région: Lowlands) sort malgré ses premières annonces son propre whisky sous le nom de la distillerie. En effet, elle a été construite en 2007 essentiellement pour alimenter les blended-whiskies du groupe auquel elle appartient (William Grant & sons) et c'est tout. En effet, pour la première fois, elle propose un single-malt en version tourbée (moyennement, à 21 p.p.m., le taux communiqué étant ici un taux mesuré après la production) qu’elle va progressivement mettre sur le marché (voir plus loin). De manière plutôt nouvelle (et que l’on espère pas trop gadget), un autre taux est communiqué au public, celui du taux de douceur (S.P.P.M.= Sweet Parts per Million) qui est de 11 et constituerait selon Brian Kinsman, le maître-assembleur, un nouveau critère de choix donné au public. Egalement à signaler, le choix d’assembler avant maturation deux distillats différents, à la mode japonaise, à l’étape du distillat pur.

Celui-ci va d’abord subir durant 6 à 9 mois une maturation dans de petits fûts (25 à 100 litres) de premier remplissage servant à la maturation des Bourbons de la Tuthilltown Spirits Distillery (située sur la côte Est, dans la vallée de l’Hudson, près de New York), puis le distillat est transféré dans 3 types de fûts différents (fûts neufs, fûts de chêne américain de 1 er et 2 ème remplissage) pour une durée non précisée. Il y a ensuite mariage du contenu de ces fûts, une filtration douce seulement, et le distillat ramené à 48,9 %. Dans un premier temps ce whisky sera vendu en Europe du Nord et en Grande-Bretagne (à raison d’environ 360 caisses de whisky vendues à 55 livres la bouteille), puis il est envisagé d’étendre la vente à d’autres régions courant 2016.

 

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-La distillerie écossaise ARBEG (région: Islay) qui fêtait ses 200 ans d'existence en 2015 va sortir pour deux occasions prochaines une nouvelle version (toujours sans compte d'âge-oui, vous connaissez ce refrain hélas trop courant) nommée "DARK COVE". Peu d'informations ont filtré encore, juste un "teasing" de la part de la distillerie envers leur club de fidélité et des informations relatives au dépôt de demandes d'autorisation pour le marché "US" d'une bouteille (donc de 75 cl, d'ou cette mention sur l'étiquette reproduite ci-dessous). Il s'agirait en tout cas d'un single-malt issu d'un élevage (on l'apprends sur le tard) partiellement seulement (tiens, tiens !) en fûts de chêne européens ayant contenu du Dark Sherry (peut être un Oloroso âgé, un Matusalem, ou encore un Pedro Ximenez, pour le moment l'on en sait pas plus...), l'essentiel de l'assemblage ayant été élevé dans des fûts ayant contenu du Bourbon (on est loin du Sherry monster sous-entendu par le nom du whisky, marketing, quand tu nous tiens!). Tout comme d'autres versions précédentes et récentes (je pense au "Perpetuum", par exemple), il y aura une deux versions, une version classique réduite titrant ici 46,5 %, et une autre, nommée "Committee Edition", pour le club de fidélité du même nom, version qui elle titrera un peu plus, soit 55 % (mais ne sera pas un brut de fût).Ce nouvel ARDBEG sera lancé à deux occasions, d'abord celle du célèbre festival de whisky "FEIS ISLE" sur l'île d'Islay (le Jeudi 26 Mai), puis bien sûr à l'occasion de l'international "ARDBEG Day" qui a lieu chaque année, et cette année le samedi 28 Mai. Je n'ai pas encore d'indication de prix, mais il sera certainement à 3 chiffres ou pas loin, à quelques euros près. Rendez vous fin Mai pour plus d'informations...

 

 

 

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-La distillerie écossaise ARDMORE (région: Highlands de l’Est) a sorti courant 2015 une nouvelle version dans une relative discrétion (c’est pourquoi j’en reparle maintenant). Il s'agit d'un single-malt à compte d'âge (oui, oui, vous avez bien lu), un 12 ans d’âge, issu d'un élevage en fûts de chêne américains ayant contenu du Bourbon, ensuite affiné en fûts ayant contenu du Porto. Cette version titrant 46 % est une addition à la gamme régulière. Une version apparemment difficile à trouver en France, mais en vente en ligne à un peu plus de 60 €. J’en suis-je dois dire assez curieux…

 

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-La distillerie écossaise The BALVENIE (région: Speyside) sort une nouvelle version destinée au marché hors taxes ("travel retail") asiatique et qui est lancée en ce moment même à l'aéroport Changi de Singapour. Il s'agit d'un 21 ans d'âge nommé "Madeira Cask". Pas d'autre précision pour le moment, hormis qu'il sera vendu dans un coffret en bois au prix de 295 dollars singapouriens, soit environ 200 euros ou un peu moins.

 

 

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-La distillerie écossaise BENRIACH (région: Speyside) propose une version de 18 ans d’âge intitulée « LATADA » élevée en fûts de chêne américain ayant contenu du Bourbon, puis affinée en fûts de Madère, mais il s’agit également d’une version tourbée, non filtrée à froid. Elle est réduite à 46 % et vendue au prix d’environ 100 €. Une alternative, semble t’il à la très réussie version « Solstice » (Porto/tourbée).

 

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-La distillerie écossaise BENROMACH (propriété du négociant Gordon & MacPhail depuis 1993-région : Speyside) propose pour la première fois dans son histoire (à ma connaissance en tout cas) un 35 ans d’âge non millésimé (il y a eu plus âgé, avec un 55 ans, mis en bouteille en 2005). Il s’agit d’un assemblage de fûts de Sherry de premier remplissage, titrant 43 %. La carafe est sertie d’une sorte de bijou en forme de goutte d’eau en cuivre et vendue chez certains (rares) cavistes dans un coffret bois pour plus de 500 € environ. Ce bel écrin, on l’espère, sert un beau contenu…je n’ai hélas pas encore eu l’occasion de le découvrir.

 

 

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-Après avoir travaillé successivement pour Diageo, puis The Scotch Whisky Institute, puis rejoint The Edrington Group en 2007, pour devenir 2010 à 33 ans maître-assembleur pour la marque de blended-whisky CUTTY SARK, l'écossaise Kirsteen Campbell devient le nouveau master-blender de The FAMOUS GROUSE, l'un des premiers blended whiskies préférés des écossais (et accessoirement de votre serviteur). Elle succède ainsi à Gordon Motion, avec qui elle a travaillé de longues années. Elle est la créatrice des Cutty Sark 25 ans version "Tam O'Shanter", Cutty Sark 33 ans, Cutty Sark "Storm" et enfin Cutty Sark "Prohibition", excusez du peu! Un parcours déjà bien rempli, alors raison de plus pour le suivre !

 

 

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 Kirsteen Campbell, en pleine concentration...Un master blender qui compte...

 

 

La jeune distillerie écossaise AILSA BAY (région: Lowlands) sort malgré ses premières annonces son propre whisky sous le nom de la distillerie. En effet, elle a été construite en 2007 essentiellement pour alimenter les blended-whiskies du groupe auquel elle appartient (William Grant & sons) et c'est tout. En effet, pour la première fois, elle propose un single-malt en version tourbée (moyennement, à 21 p.p.m., le taux communiqué étant ici un taux mesuré après la production) qu’elle va progressivement mettre sur le marché (voir plus loin).  

-La distillerie écossaise GLENFARCLAS (région: Speyside) sort pour le marché asiatique (via Singapour uniquement) ce qui restera sûrement comme l’une des mises en bouteille formellement les plus spectaculaires de la distillerie, voire de l’industrie écossaise du whisky, à savoir « The PAGODA RESERVE TRILOGY » (un 43 ans millésimé « 1971 », un 48 ans millésimé « 1967 », et enfin un 59 ans millésimé « 1956 »). Les trois carafes en cristal de chez Glencairn sont surmontées d’un bouchon évoquant un toit (de palais plus que de distillerie, d’ailleurs) en pagode. Chaque couleur de whisky est différente (cuivre/argent/bronze), et chaque bouchon également, orné de finitions précieuses (laiton/argent/or-24 carats). Il n’existe que 100 jeux des trois bouteilles, et le prix annoncé est entre 11500 et 54600 SGD (dollars singapouriens), soit entre 7330 € environ et 34800 € environ. L'on se serait davantage attendu à voir ces luxueuses carafes contenir des KARUIZAWA, mais pourquoi pas ?

Par ailleurs, la distillerie continue de produire régulièrement des versions millésimées dans sa série "The FAMILY CASK", mais les versions sont trop nombreuses pour être cîtées ici. J'en reparlerai s'il y a dégustation de l'une d'entre elles, par exemple.

 

 

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-La distillerie écossaise GLENFARCLAS sort également un 50 ans d'âge, dans sa série "FAMILY COLLECTOR", dédiée à l'héritage familial de la famille Grant, et qui n'est en qu'à la moitié de ce programme d'éditions limitées. Mis en bouteille à la fin de l'année 2015, ce whisky a été distillé dans les années 1960 dans des fûts de Sherry Oloroso (mais l'on ne sait pas combien de remplissages ces fûts ont subi) et mis en bouteille à la fin de l'année 2015 avec un titrage de 41,1 %. Cette version rend hommage à George Grant (1874-1949), de la 3 ème génération de la famille Grant, d'ou le nombre "III" gravé en argent sur la boîte contenant la bouteille. Ce 50 ans d'âge, visiblement issu de plusieurs fûts (je dirais entre 3 et 5) a donné 937 bouteilles, vendues dans un luxueux coffret en cuir noir au prix unitaire d'environ £ 1800, soit environ 2300 €. 

 

 

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-La distillerie écossaise GLENFIDDICH (région: Speyside)sort plusieurs références, dont une mise en bouteille (en 2015) d’un fût unique de 36 ans d’âge millésimé « 1979 » dans sa gamme « Rare Collection ». Il s’agit du fût N°11138 (chêne américain), qui a donné 186 bouteilles, et qui titre à 51,8 %. Son prix en France est d’environ 3100 €, tandis qu’au Royaume-Uni il est annoncé à environ 2500 €...Etrange...

 

 

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-La distillerie écossaise GLENMORANGIE (région: Highlands du Nord) sort dans sa gamme « PRIVATE EDITION » (une série d’éditions limitées annuelles lancée en 2009 avec le « SONNALTA »), une nouvelle version (la septième) nommée « MILSEAN » (qui signifie en gaélique « douceur »), élaborée encore une fois par Sir Bill Lumsden. Assez différente de sa précédente création (le « TUSAIL »), cette dernière édition mets à nouveau l’accent sur l’affinage, avec, après une première maturation dans des fûts de Bourbon, un affinage en fûts ayant contenu du vin rouge du Portugal (du « Douro »), mais non sans un toastage préalable conséquent de ces fûts. Une version à nouveau sans mention d’âge, non filtrée à froid, non colorée et titrant 46 %. Elle est vendue en France à environ 80/90 €, et 5000 bouteilles de cette version ont été produites pour le monde.

 

 

 

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-La distillerie écossaise The GLENTURRET (région: Speyside), désormais distribuée en France via le négociant Douglas LAING. Peu avant cela, la plus ancienne distillerie d’Ecosse (telle qu’elle est officiellement recensée) présentait ses trois nouveautés, toutes sans mention d’âge: Une version tourbée nommée « Peated Edition », une version « Sherry Edition », et une version dite « Triple Wood » (assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon, du Sherry-dans deux sortes de fûts, l’un espagnol, l’autre américain). Ces trois versions sont réduites à 40 % et sont vendues le même prix, aux alentours de 65 €.

 

 

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Ici la version "Sherry" du nouveau The GLENTURRET

 

 

-La distillerie écossaise HIGHLAND PARK (région: Orkney Islands) s’apprête à sortir une version inédite, nommée « ICE EDITION » âgée de 17 ans. L’on en sait encore peu sur cette mystérieuse nouveauté (proposée dans une bouteille de forme inédite pour la distillerie, aux facettes évoquant un diamant, une bouteille teintée en bleu), hormis qu’elle est embouteillée brut de fût à 53,9 %. Le whisky a été entièrement élevé dans des fûts de Bourbon, il n’est pas coloré, il n’est pas filtré à froid. C'est clairement un avatar de la "Valhalla Collection". Le prix est encore incertain, mais l’on parle d’environ 190 £ à priori (soit environ 240 €). Parmi les 30000 bouteilles produites, l’on sait déjà que 5000 bouteilles sont d’ores et déjà disponibles pour le marché du Royaume Uni, et davantage pour le marché nord-américain, d’après l’ambassadeur de la marque Martin Markvardsen. L’on me permettra d’avoir d’ores et déjà quelques réserves tant sur le contenant que sur le nom choisi…qui évoque pour moi davantage les premix, les vodkas que le whisky (question de cible ?). Fort heureusement, dans une interview donnée lors de la présentation de ce whisky, l’ambassadeur a tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’une version destinée à être dégustée sur glace, ouf ! Ceci dit, la distillerie HIGHLAND PARK a-t-elle aujourd’hui encore une âme ? C’est la question que je me pose, non sans une certaine tristesse…

 

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-Bonne nouvelle pour tous les amateurs de la première édition 2015 (dont je suis), le version "SANAIG" (du nom d'une petite crique au Nord-Ouest de la distillerie) de KILCHOMAN devient une version permanente de la gamme régulière à partir de cette année, aux côtés du "MACHIR BAY". La deuxième édition vient d'être lancée (ci-dessous photo de la première). Pour mémoire, il s'agit d'une version mélangeant fûts de Sherry (dont certains relativement âgés) à des fûts de Bourbon à égale proportion, et elle est tourbée à 50 p.p.m. et titre 46 %. Pour John McLellan, le directeur de la distillerie, il s'agit de "mettre en avant l'influence du fût, et ainsi de donner plus de caractère, mais aussi de couleur" (naturelle) au whisky, avec une version qui est "à la fois la continuité du style de la distillerie et des marqueurs que les amateurs apprécient chez Kilchoman, mais aussi un développement susceptible de les intéresser plus avant". Vous retrouverez également cette référence (fortement recommandée) dans la liste de mes derniers coups de coeur abordables pour l'année 2015 que je suis en train de préparer, avec une note de dégustation.

 

 

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-La distillerie écossaise LAGAVULIN (région: Islay) fête ses 200 ans d'existence cette année. Des rumeurs circulaient depuis quelque temps sur le choix d'une bouteille commémorative, avec déjà des critiques sur une version très jeune. Diageo vient de confirmer via les réseaux sociaux la version choisie: C'est une édition limitée d'un 8 ans d'âge, titrant 48 %. Elle justifie le jeune compte d'âge par un hommage au célèbre écrivain du whisky Alfred Barnard, qui, lorsqu'il avait visité la distillerie, à la fin du XIX ème siècle, avait trouvé le 8 ans d'âge de l'époque "exceptionnellement fin". Il s'agit d'une version élevée entièrement en fûts de Bourbon de plusieurs remplissages ("Refill American Oak") et disponible en plusieurs versions, allant de la demi-bouteille à 1 litre et 1,75 litre. Elle sera en vente en France (vraisemblablement en version 70 cl seulement) uniquement chez les cavistes à partir du mois d'avril, et à un prix situé entre 60 et 70 €. 

 

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-La distillerie écossaise LOCH LOMOND (région: Lowlands) sort une version sans mention d’âge de son INCHMURRIN « Madeira Wood Finish » préalablement élevée en fûts ayant contenu du Bourbon & titrant 46 %. Elle est en vente en France pour un peu plus de 70 €. Il s’agit d’une des premières versions issues de la distillerie (avec notamment le 12 ans d’âge et le LOCH LOMOND « Original », la version « Single Grain » et la marque de malt « GLENGARRY ») depuis son rachat en 2015 par Exponent Private Equity, qui a entraîné un changement radical de conditionnement, pour les marques de LOCH LOMOND comme pour les mises en bouteille du single-malt GLEN SCOTIA, également propriété du groupe.

 

 

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-La distillerie écossaise LAPHROAIG (région: Islay), qui, rappelons-le a fêté ses 200 ans en 2015, s'apprête à sortir pour la fin du mois de Mars (et peut être bien pour le festival "FEIS ISLE" 2016, qui sait?) une édition limitée, une version sans mention d’âge (oui, toujours...-mais mon petit doigt m'a dit depuis que ce serait un assemblage de fûts âgés de 7 à 22 ans) nommée « LORE » (qui signifie "tradition"), constituée d’un assemblage de fûts Sherry de premier remplissage (des "Hogsheads" = des fûts reconstitués, la soit la majorité des fûts actuellement sur le marché), de fûts de Bourbon de petite taille ("Quarter Casks"), et enfin d'une part de vieux fûts de la distillerie. Cette version titrera 48 %, n'est filtrée à froid mais est sans doute colorée au caramel. Elle titre 48 % et est déjà en vente au Royaume Uni aux prix d’environ 75 à 85 livres sterling (soit environ 100/110 €). John Campbell, le directeur de la distillerie, présente cette nouvelle version comme "la plus riche jamais sortie par la distillerie", avec un profil aromatique, selon lui, de "malt riche et profond, avec des notes caractéristiques & distinctives de tourbe, des notes marines, mais aussi des notes minérales". Son prix indicatif est situé entre 75 et 85 livres, soit entre 100 et 110 € (les premières ventes seront réservées au club de fidélité "Friends of Laphroaig", à bon entendeur...). L'on jugera sur pièce, évidemment, si c'est vraiment la version "la plus riche"...

 

 

 

 

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-La distillerie écossaise LONGMORN (région: Speyside) sort une version sans mention d’âge nommée « The Distiller’s Choice », constituée d’un assemblage de fûts de Bourbon, de Sherry, et de fûts reconstitués de type Hogsheads. Cette version titre 40 %, est filtrée à froid et sans doute colorée au caramel. Elle est déjà en vente au Royaume Uni aux prix d’environ 65 €. A titre personnel, je n’attends rien de cette version, mais j’ai peut être tort ?

 

 

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-La distillerie écossaise BRUICHLADDICH (région: Islay) présente la dernière édition en date (numéro "7.4") de son OCTOMORE, la version très tourbée (et triplement distillée-seul ce site vous le dira...comme déjà évoqué précédemment) de son single-malt affichant cette fois 167 p.p.m. (au départ du moins, ce taux est bien moindre après vieillissement...). Sa conception est un peu plus complexe (qui a dit alambiquée?) que précédemment, puisqu'il s'agit d'un assemblage de fûts de chêne neufs ("Virgin oak") à 25 % et de fûts de chêne ayant contenu précédemment une seule fois ("First fill") du Bourbon à 75 %, ce durant 3 ans. Puis l'ensemble a été remis à vieillir durant 2 ans dans des fûts de chêne neufs puis encore 2 ans dans des fûts de Bourbon de premier remplissage (ouf, sauf erreur de ma part). C'est donc une version de 7 ans d'âge qui est donc proposée, et qui titre 61,2 %. Le prix de vente moyen est aux alentours de 200 €.

 

 

 

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-La distillerie écossaise SPRINGBANK (région: Campbeltown) sort une version qui fait déjà le buzz sur la toile, une nouvelle version de la mythique série des « LOCAL BARLEY » distillée dans les années 1960 (plus précisément entre 1965 et 1967), susceptible même d’être intégrée à la gamme régulière, à en croire la distillerie. Il s’agit d’un 16 ans d’âge distillé en 1999 et titrant 54,3 %. L’orge provient d’une ferme située à environ 12 kilomètres au Sud de la distillerie, la Low Machrimore Farm. L’assemblage est de 80 % de fûts ayant contenu du Bourbon et 20 % du Sherry. 9000 bouteilles de cette nouvelle édition ont été produites. Le prix au Royaume-Uni est équivalent à environ 120/130 €. Il devrait être bientôt en vente en France. Je suis je dois dire très curieux de cette version qui a plutôt bonne presse pour le moment…

Dans la partie deux de cet Editorial, je peux déjà vous annoncer que « son grand frère » du même nom et plus âgé figure au palmarès des meilleurs whiskies au monde jamais dégustés à ce jour...

 

 

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-La distillerie écossaise TOMATIN (région: Speyside) sort une version millésimée "1984" issue d'un fût unique ayant contenu du Bourbon (Single-Cask N°6207) présenté dans un coffret luxueux en bois et dans une carafe typique des éditions limitées millésimées récentes de la distillerie. 207 bouteilles sont issues de ce fût âgé de plus de 30 ans et le titrage en réduction naturelle est de 44,5 %. Ce TOMATIN est disponible notamment au Royaume Uni auprès de l'enseigne The Whisky Exchange pour environ un peu plus de 500 €. Une nouveauté que je serais bien curieux de déguster !

 

 

 

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-La célébre chaîne de boutiques d'Outre-Manche spécialisées en whisky THE WHISKY SHOP (qui possède déjà 18 boutiques au Royaume-Uni, dont 5 en Ecosse), ouvre au printemps de cette année (d'ici Avril ou Mai) une nouvelle boutique à Paris au 7, Place de la Madeleine, dans le 8 ème arrondissement de Paris. C'est une surprise, car la concurrence, qu'elle soit spécialisée (La Maison du Whisky) ou plus généraliste (Lavinia, Nicolas), est plutôt rude dans ce quartier. THE WHISKY SHOP, qui est en plein recrutement de son équipe de vente actuellement, explique ce choix (comme je l'ai supposé) par une approche différente, positionnée en partie sur le luxe et les blended whiskies de luxe, sur le modèle de leur boutique de Piccadilly à Londres (qui travaille en partenariat étroit avec Pernod-Ricard et notamment la division CHIVAS Brothers Ltd). Cette fois c'est la marque JOHNNIE WALKER qui sera à l'honneur (scoop). Rappelons que cette enseigne, tout comme d'autres, se fait également embouteiller des whiskies (uniquement des single-malts, pour le moment) pour elle par divers producteurs, notamment dans leur gamme "GLENKEIR TREASURES" (en 10 cl et 50 cl), mais aussi en version officielle, en exclusivité (édition limitée).  A suivre...

 

 

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Une vue d'une des boutiques de THE WHISKY SHOP, vraisemblablement prise à Londres.

 

 

 

-La toute jeune distillerie écossaise WOLFBURN (région: Highlands du Nord, dans la ville de Thurso, plus haut et plus à l'Ouest qu' OLD PULTENEY), construite en 2012 et qui a débute sa production en 2013 est désormais en mesure de commercialiser sa première version en tant que Single-malt, après nous avoir fait découvrir ses distillats lors du "Whisky Live Paris 2015" (j'y reviendrai). Il s'agit d'une version de 3 ans d'âge élevée en fûts ayant contenu du Bourbon, non filtrée à froid et non colorée, et enfin elle titre 46 %. La distillerie dispose de deux alambics, elle pratique une fermentation lente et utilise des fûts ayant contenu du Bourbon comme des fûts de Sherry. La distillerie, qui tire son nom de la source qui l'approvisione, est construite à un peu plus de 300 mètres de distance de l'ancienne distillerie du même nom qui a existé entre 1821 et les années 1850 (pas de date fiable pour sa fermeture). Sa production est modeste, soit environ 115000 litres d'alcool pur par an pour le moment. Ce nouveau single-malt est en vente en France à la Maison du Whisky pour environ 60 €. 

 

 

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IRLANDE :

 

-La distillerie BUSHMILLS d’Irlande du Nord, va proposer une toute nouvelle gamme de whiskies (« The STEAMSHIP Collection ») destinés au commerce hors taxes (pour le moment uniquement dans les aéroports de Belfast, Dublin et Londres), gamme rendant hommage au S.S. Bushmills, un bateau à vapeur qui en à partir de 1890 navigua très loin (jusqu’au Japon) pour transporter du vin fortifié, du Rhum ou du Bourbon. La première proposition de cette collection est une version simplement nommée « SHERRY CASK », car exclusivement élevée dans des fûts de Sherry de type Oloroso et de premier remplissage. Elle est proposée en bouteilles d’un litre, au titrage de 40 % et au prix indicatif de 80 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort une nouvelle référence millésimée « 1991 » et « SINGLE-CASK » (fût N° 48735) de son"SINGLE-POT STILL" du même nom,sans mention d'âge ("n.a.s."), mais embouteillée en 2015 (âgé d’environ 24 ans). Le fût sélectionné a contenu préalablement du Bourbon de premier remplissage.Il s'agit d’une version exclusive destinée au londonien The Whisky Exchange, et fait rare, issue d’une sélection collective via un panel de clients de ce magasin/société en 2015, à l’occasion de la St Patrick. Elle est non filtrée à froid, titre 55,2 % et est limitée à 186 bouteilles, vendues chacune à un peu plus de 300 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort également une nouvelle référence cette fois sous la marque de Single-Pot Still RED BREAST (une marque relancée en 1991 mais qui date initialement de 1903 et était à l’époque la propriété de l’anglais W. A. Gilbey). Inédite car sortie sous la forme d’un Single-Cask (fût N° 30087) millésimé « 1999 » (d’environ 16 ans d’âge), cette version « ALL SHERRY » est le fruit d’une collaboration entre Billy Leighton, le maître-distillateur de la maison, et The Whisky Exchange, a qui cette version est exclusivement destinée. Après cette présélection, plusieurs samples ont été également soumis au panel évoqué ci-dessus. Cette intrigante version est non filtrée à froid, titre 59,9 % et limitée à 576 bouteilles, vendues chacune à un peu plus de 240 €.

 

 

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INDE :

 

Sans transition, et en restant en partie dans le négoce, la distillerie indienne PAUL JOHN, située à Goa, sur la côte Sud-Ouest, sort plusieurs éditions limitées officielles et SINGLE-CASK dont celle ci-dessous (« Bourbon Cask », fût N°1906, à 59,5 %) vendue notamment par TWE (à environ 100 €).

 

 

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Parallèlement, une fois n’est pas coutume (je crois bien que c’est une première ?), la même distillerie indienne PAUL JOHN propose, via la société de négoce allemande MALTS OF SCOTLAND deux versions brut de fût également, et relativement âgées : Une version tourbée millésimée « 2009 », mis en bouteille en 2015 (?) titrant 58,4 %, et une version non tourbée millésimée « 2011 », mis en bouteille en 2015 et titrant 60 %. Les prix de ces versions sont d’environ 140/150 € pour la 2009 et 100/120 € pour la 2011.

 

 

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Une version tourbée millésimée "2009" de négoce du single-malt indien PAUL JOHN.

 

 

 

ETATS-UNIS:

 

Beaucoup de choses, donc je reviendrais plus spécialement dessus un peu plus tard…

Je suis cependant déjà en mesure de vous annoncer cependant une nouvelle, pas très réjouissante et qui s’inscrit dans une tendance actuelle de fond, c’est l’annonce par la distillerie HEAVEN HILL de la disparition du compte d’âge pour sa marque ELIJAH CRAIG pour la version réduite (toujours à 47 %) en tout cas du « SMALL BATCH », car (et ça c’est la bonne nouvelle) elle souhaite garder du stock pour maintenir la version de 12 ans d’âge, version brut de fût nommée « BARREL PROOF », mais aussi pour la version 18 ans d’âge (bonne nouvelle également) qui a été relancée l’an dernier. Je serais tenté de dire que c’est un mal pour un bien, tant ces versions brut de fût sont, en général, de vrais petits chefs d’œuvre…

 

 

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-La plus ancienne distillerie américaine, MICHTER'S, située dans le Kentucky, et qui recommence à produire du whiskey depuis quelque temps, après avoir proposé l'an dernier une version nommée "TOASTED BARREL FINISHED BOURBON", à 45,7 % (disponible sur leur marché intérieur surtout, puis sur des sites de vente en ligne comme The Whisky Exchange, entre autres-notes de dégustation à venir), sort une version brut de fût du "STRAIGHT RYE" dans sa gamme "US 1", version nommée "BARREL STRENGTH STRAIGHT RYE", et qui titre 54,6 %. J'en suis très curieux, ayant bien apprécié les versions réduites et en 10 ans d'âge. A suivre...

 

 

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JAPON :

 

-J'apprends via l'excellent site Nonjatta que le mois dernier une version exceptionnelle (peut être une des dernières?) du single malt KARUIZAWA est sortie: C'est toujours pour moi un dilemme que de décider si je dois ou pas parler de telle ou telle version de ce single malt devenu très vite hautement spéculatif, mais je vais le faire ce mois-ci pour plusieurs raisons, notamment parce que plusieurs d'entre eux figurent sur le classement que je suis en train de préparer pour vous des meilleures bouteilles dégustées à ce jour, ensuite parce que c'est souvent très bon. Or une version très particulière  nommée "FIVE DECADES" (1960-2000)" sort, une version qui couvre presque la totalité des années de production (puisque la distillerie a ouvert en 1955 et été mise en sommeil en 2000 -date de la dernière distillation- avant d'être fermée en 2011 puis démantelée en 2012. L'assemblage "multi-vintage" a été ensuite remis à marier dans un ancien fût de la distillerie durant plusieurs années avant d'être mis en bouteille à la fin de l'année 2015. Le whisky final titre 61,4 %. La bouteille a été d'abord présentée (elle est vendue dans un luxueux coffret en bois laqué qui ferme à clé) et mise en vente au magasin Isetan de la ville de Shinjuku, mais d'autres bouteilles seront disponibles en boutiques hors taxes au Japon. Si mes (autres) sources sont correctes, cette version était proposée aux enchères et a rapidement atteint la somme d'environ 14709 €. Bon, on se doute que cela ne sera pas pour le commun des mortels, avis donc aux collectionneurs fortunés...Le site Nonjatta est plutôt enthousiaste sur cette version qu'il a eu la chance de déguster: http://www.nonjatta.com/

 

 

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-YAMAZAKI « Sherry Cask », édition 2016, 48 %: La nouvelle édition de ce whisky, qui ne comporte d’ailleurs toujours pas de mention d’âge et bénéficie toujours (moi je dirais plutôt souffre…) de l’aura de son attribution du prix du meilleur whisky au monde par Jim Murray en 2015 (pour l’édition 2013 de ce whisky), est sortie il y a peu et pose déjà problème. En effet, elle est tellement attendue que déjà indisponible peu après sa sortie en circuit normal, et on s’en doute, destinée très vite au second marché (traduisez à la spéculation). Son prix de départ au Royaume-Uni a augmenté par rapport à l’édition 2015, car il est annoncé à 200 £ (soit environ 254 €), avec une allocation de 5000 bouteilles seulement pour le monde. Très vite, l’on s’est aperçu que pour nombre de boutiques, ici comme ailleurs, la vente allait être très contrôlée, avec un rationnement du nombre de bouteilles disponibles, et un système de loterie (pour avoir le droit d’acheter la bouteille), comme c’est hélas souvent le cas depuis quelques années pour le très spéculatif single-malt japonais également KARUIZAWA. Autant le dire, un whisky difficilement disponible en France…

C’est Shinji Fukuyo, le maître-assembleur (« chief blender » au Japon), qui a conçu cette édition, surveillé son élaboration du début à la fin, en commençant par le choix sur place en Espagne du chêne puis des fûts qui allaient contenir le Sherry (des fûts préalablement toastés), puis trois années après a sélectionné ceux qui lui convenaient. Une édition 2016 globalement plus âgée que les précédentes, affirme t’il, et qui comportera une petite part de fûts plus âgés que précédemment, allant jusqu’à plus de 25 ans d’âge, ce afin d’apporter « plus de douceur, de profondeur, de richesse et de complexité ». L’amateur qui réussira à le déguster jugera sur pièce.

 

 

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LES NEGOCIANTS :

 

-Le négociant/assembleur en whiskies écossais COMPASS BOX sort pour le mois de Mars (et le marché nord-américain, puis d'autres, dont le marché français, vers le mois de Mai) un nouveau blended whisky nommé « The CIRCUS », en hommage au film de Charlie Chaplin. Il s’agit d’une mise en bouteille en édition limitée (3120 bouteilles) assemblant des fûts de whisky de grain et de malt dont certains sont âgés et d’origine inconnue, certains des whiskies de grain ayant été élevés en fûts de Sherry, puis en partie remis à marier dans des fûts de Sherry. L’assemblage titre 55 %. D'autres précisions quant à cette version à suivre dès que possible (par exemple l'indication d’âge, si elle est possible bien sûr étant donnés les soucis récents qu’à eu cette maison) et une fourchette de prix...

 

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Une vue de l'étiquette et de la contre-étiquette de la dernière création de John Glaser.

 

 

-Le négociant (également assembleur) écossais Douglas LAING sort une version « Cask Strength » (brut de fût) de son Blended Malt (dont on a déjà parlé ici), le « ROCK OYSTER », une mise en bouteille en série limitée (small batch) assemblant des single-malts des îles (Arran, Jura, Orkney, Islay). Comme la version réduite, cette version n’a pas de compte d’âge et son titrage est de 57,4 %. Ce whisky est non filtré à froid et non coloré artificiellement, comme les précédents assemblages de la maison. Je reviendrais prochainement sur cet assemblage….Pour information, il est en vente depuis début Février sur le site de La Maison du Whisky pour la somme de 68 €.

 

 

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-Parmi les mises en bouteilles de single-malts, signalons également que Douglas LAING sort plusieurs références intéressantes déjà sur le papier :

-BRAEVAL 25 ans (05/1990-12/2015), Douglas Laing/gamme « X.O.P. », réf. DL 11008 (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 57,3 %. J’aime beaucoup BRAEVAL, et à ma connaissance, peu de versions aussi âgées sont sorties sur le marché, j’en suis d’autant plus curieux…

 

 

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-GLEN GRANT 30 ans (07/1985-12/2015), Douglas Laing/gamme « X.O.P. », réf. DL 11009 (Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 59,1 %. 36 bouteilles seulement sont disponibles.

 

 

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-« La maison d’en face », si j’ose dire (en l’occurrence celle de Stewart, le frère de Fred Laing), à savoir Hunter LAING sort également plusieurs références qui m’ont interpellées aussi sur le papier :

-CARSEBRIDGE 50 ans (1965-2015), Hunter Laing/gamme « Sovereign », (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 41,5 %. Cette bouteille est disponible notamment chez T.W.E. pour un peu plus de 650 €. CARSEBRIDGE est une de mes distilleries de grain préférées, et elle déçoit rarement en version âgée, alors à suivre.

 

 

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-LOCHSIDE 52 ans (1963-2015), Hunter Laing/gamme « Sovereign », (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 48,1 %. Cette bouteille est disponible notamment chez T.W.E. pour un peu plus de 840 €. Encore plus rare, un LOCHSIDE de plus de 45 ans…Attention, il s’agit de la version SINGLE-GRAIN, pas SINGLE-MALT !

 

 

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-Bonne nouvelle, le négociant (également assembleur) écossais Duncan TAYLOR sera désormais distribué en France par la société Joseph Cartron, un liquoriste français qui a également déjà son propre réseau de distribution en CHR (cafés, hôtels, restaurants). L’accord entre Euan Shand (un des propriétaires de ce négoce) et Joseph Cartron prévoit de mettre en avant 5 différents produits ou gammes de la marque : Les single-malts de la gamme « OCTAVE » (affinés dans des fûts plus petits de 60 litres de capacité, des fûts de Sherry), dont des AULTMORE, CLYNELISH (le plus âgé de l’offre, millésimé « 1995 » et titrant 49,5 %), CRAIGELLACHIE, GLENTAUCHERS, ROYAL BRACKLA, tous non colorés, non filtrés à froid & brut de fûts, mais aussi un « ISLAY BLENDED MALT » (millésimé « 1997 » et réduit à 50 %). En référence de single-malt anonyme, l’on pourra aussi déguster le « WHISKY GALORE » millésimé 2010, réduit à 40 %.

Les français distribueront également le blended whisky jeune & tourbé « BIG SMOKE », en version à 40 % comme à 60 %, basé pour la partie single malt sur les trois distilleries suivantes : ARDBEG, CAOL ILA & BRUICHLADDICH. Pour ceux qui préfèrent que la tourbe soit en sourdine, un autre blended whisky sera proposé, le « SCOTTISH GLORY » blended, réduit à 40 %. D’autres précisions à venir de la part du négociant. Par contre c'est un autre distributeur, CBH, qui distribuera les références suivantes : Le nouveau blended whisky "SMOKIN' " (voir ci-dessous), le blended whisky "BLACK BULL" et ses déclinaisons à compte d'âge, ainsi que la gamme "DIMENSIONS". Merci à Allan White (directeur des ventes pour l'Europe) pour ces compléments d'information que je rajouterai au fur et à mesure.

 

 

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Les produits Duncan TAYLOR prioritairement distribués en France par Joseph Cartron à partir de 2016.

 

 

La nouvelle référence de DUNCAN TAYLOR intitulée "SMOKIN' (The Glentleman's Dram") qui arrive en France est un blended whisky écossais qui se veut à l'ancienne, non filtré à froid et non coloré, proche de l'esprit des vieux blends du XIX ème siècle. Sa composition est secrète, mais j'ai pu savoir que ses composantes tourbées ne venaient pas uniquement d'Islay (les noms d'ARDMORE ou de BENRIACH, mais aussi LONGROW ou LEDAIG me viennent à l'esprit, mais ce ne sont que des hypothèses-tout comme la couleur foncée qui suggère un travail important de brûlage des fûts). Du côté des single malts inclus dans l'assemblage, ce sont les fûts de Bourbon qui sont à l'honneur. Il n'y a pas de mention d'âge, et le blend est réduit à 40 %. Un whisky qui arrive tardivement en France, mais auréolé de récompenses internationales depuis 2013 (à l'I.W.S.C.: "Gold" /Quality Award), puis doublement récompensé à la San Francisco World Spirits Competition en 2014 et en 2015 avec un prix "Double Gold"). Je n'ai pas d'indication de prix pour le moment. A suivre...

 

 

 

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EDITORIAL No 19 :

 

(Première Partie)-Part 1/2 

 

Mise à jour/Update: 16/03/2016

 

 

INTRODUCTION :

 

Pour ce nouvel éditorial, je vous propose un retour à une forme plus classique sur Greg’s Whisky Guide, avec son cortège de nouveautés (dont j’essaie de vous donner le maximum d’informations possibles), une sélection assortie de commentaires (attente, pertinence, etc…car, oui, si certaines nouveautés sont excitantes sur le papier, d’autres le sont bien moins…), de nouvelles aussi, mais aussi une deuxième partie pour marquer le coup. Oui, cher lecteur, il m’a récemment été donné la chance de déguster un whisky exceptionnel, comme l’on en rencontre rarement, ce qui m’a fait penser que je n’avais pas vraiment encore établi de liste des meilleurs whiskies dégustés à ce jour…C’est un exercice difficile qui fait appel à la mémoire autant qu’aux notes, mais je vous soumets, dans toute sa subjectivité, cette liste des 10 Meilleurs Whiskies dégustés à ce jour (en réalité il y en aura bien plus, grâce au rôle des ex-aequo!). J’y joins donc mes notes de dégustation exclusives sur ce tout dernier whisky exceptionnel*, ainsi que quelques notes également inédites sur des whiskies devenus parfois rares de nos jours…

Enfin, parce qu’il est toujours un peu frustrant de lire des choses élogieuses sur des bouteilles que la plupart d’entre nous (je m’inclus dans le nombre !) ne pourront que difficilement voire jamais acquérir, je vous propose une liste de MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES.

Bonne lecture…

 

* = Un indice : Il s'agit d'un whisky écossais, de la région des Highlands, avec un compte d'âge et embouteillé au degré naturel par une société importante possédant le plus grand nombre à elle seule des distilleries écossaises. Les plus "pointus" d'entre vous auront déjà trouvé, mais là ou cela se complique c'est qu'il en existe plusieurs éditions....Vous brûlez? Alors la solution très bientôt.

 

 

Plan de l’EDITORIAL N°19 :

 

1/ NOUVELLES BREVES ET NOUVEAUTES WHISKIES disponible ci-dessous

2/ MES MEILLEURS WHISKIES AU MONDE DEGUSTES A CE JOUR –à venir

3/ MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES –à venir

 

 

***

 

1/ NOUVELLES BOUTEILLES & NOUVELLES BREVES (Sélection):

(Selected Short News & New Bottlings)

 

ECOSSE:

-La jeune distillerie écossaise AILSA BAY (région: Lowlands) sort malgré ses premières annonces son propre whisky sous le nom de la distillerie. En effet, elle a été construite en 2007 essentiellement pour alimenter les blended-whiskies du groupe auquel elle appartient (William Grant & sons) et c'est tout. En effet, pour la première fois, elle propose un single-malt en version tourbée (moyennement, à 21 p.p.m., le taux communiqué étant ici un taux mesuré après la production) qu’elle va progressivement mettre sur le marché (voir plus loin). De manière plutôt nouvelle (et que l’on espère pas trop gadget), un autre taux est communiqué au public, celui du taux de douceur (S.P.P.M.= Sweet Parts per Million) qui est de 11 et constituerait selon Brian Kinsman, le maître-assembleur, un nouveau critère de choix donné au public. Egalement à signaler, le choix d’assembler avant maturation deux distillats différents, à la mode japonaise, à l’étape du distillat pur.

Celui-ci va d’abord subir durant 6 à 9 mois une maturation dans de petits fûts (25 à 100 litres) de premier remplissage servant à la maturation des Bourbons de la Tuthilltown Spirits Distillery (située sur la côte Est, dans la vallée de l’Hudson, près de New York), puis le distillat est transféré dans 3 types de fûts différents (fûts neufs, fûts de chêne américain de 1 er et 2 ème remplissage) pour une durée non précisée. Il y a ensuite mariage du contenu de ces fûts, une filtration douce seulement, et le distillat ramené à 48,9 %. Dans un premier temps ce whisky sera vendu en Europe du Nord et en Grande-Bretagne (à raison d’environ 360 caisses de whisky vendues à 55 livres la bouteille), puis il est envisagé d’étendre la vente à d’autres régions courant 2016.

 

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-La distillerie écossaise ARBEG (région: Islay) qui fêtait ses 200 ans d'existence en 2015 va sortir pour deux occasions prochaines une nouvelle version (toujours sans compte d'âge-oui, vous connaissez ce refrain hélas trop courant) nommée "DARK COVE". Peu d'informations ont filtré encore, juste un "teasing" de la part de la distillerie envers leur club de fidélité et des informations relatives au dépôt de demandes d'autorisation pour le marché "US" d'une bouteille (donc de 75 cl, d'ou cette mention sur l'étiquette reproduite ci-dessous). Il s'agit en tout cas d'un single-malt issu d'un élevage en fûts de chêne européens ayant contenu du Dark Sherry (peut être un Oloroso âgé, un Matusalem, ou encore un Pedro Ximenez, pour le moment l'on en sait pas plus...). Tout comme d'autresversions précédentes et récentes (je pense au "Perpetuum", par exemple), il y aura une deux versions, une version classique réduite titrant 46,5 %, et une autre, nommée "Committee Edition", pour le club de fidélité du même nom, version qui elle titrera 55 %. Ce nouvel ARDBEG sera lancé à deux occasions, d'abord celle du célèbre festival de whisky "FEIS ISLE" sur l'île d'Islay (le Jeudi 26 Mai), puis bien sûr à l'occasion de l'international "ARDBEG Day" qui a lieu chaque année, et cette année le samedi 28 Mai. Je n'ai pas encore d'indication de prix, mais il sera certainement à 3 chiffres ou pas loin, à quelques euros près. Rendez vous fin Mai pour plus d'informations...

 

 

 

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-La distillerie écossaise ARDMORE (région: Highlands de l’Est) a sorti courant 2015 une nouvelle version dans une relative discrétion (c’est pourquoi j’en reparle maintenant). Il s'agit d'un single-malt à compte d'âge (oui, oui, vous avez bien lu), un 12 ans d’âge, issu d'un élevage en fûts de chêne américains ayant contenu du Bourbon, ensuite affiné en fûts ayant contenu du Porto. Cette version titrant 46 % est une addition à la gamme régulière. Une version apparemment difficile à trouver en France, mais en vente en ligne à un peu plus de 60 €. J’en suis-je dois dire assez curieux…

 

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-La distillerie écossaise The BALVENIE (région: Speyside) sort une nouvelle version destinée au marché hors taxes ("travel retail") asiatique et qui est lancée en ce moment même à l'aéroport Changi de Singapour. Il s'agit d'un 21 ans d'âge nommé "Madeira Cask". Pas d'autre précision pour le moment, hormis qu'il sera vendu dans un coffret en bois au prix de 295 dollars singapouriens, soit environ 200 euros ou un peu moins.

 

 

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-La distillerie écossaise BENRIACH (région: Speyside) propose une version de 18 ans d’âge intitulée « LATADA » élevée en fûts de chêne américain ayant contenu du Bourbon, puis affinée en fûts de Madère, mais il s’agit également d’une version tourbée, non filtrée à froid. Elle est réduite à 46 % et vendue au prix d’environ 100 €. Une alternative, semble t’il à la très réussie version « Solstice » (Porto/tourbée).

 

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-La distillerie écossaise BENROMACH (propriété du négociant Gordon & MacPhail depuis 1993-région : Speyside) propose pour la première fois dans son histoire (à ma connaissance en tout cas) un 35 ans d’âge non millésimé (il y a eu plus âgé, avec un 55 ans, mis en bouteille en 2005). Il s’agit d’un assemblage de fûts de Sherry de premier remplissage, titrant 43 %. La carafe est sertie d’une sorte de bijou en forme de goutte d’eau en cuivre et vendue chez certains (rares) cavistes dans un coffret bois pour plus de 500 € environ. Ce bel écrin, on l’espère, sert un beau contenu…je n’ai hélas pas encore eu l’occasion de le découvrir.

 

 

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-Après avoir travaillé successivement pour Diageo, puis The Scotch Whisky Institute, puis rejoint The Edrington Group en 2007, pour devenir 2010 à 33 ans maître-assembleur pour la marque de blended-whisky CUTTY SARK, l'écossaise Kirsteen Campbell devient le nouveau master-blender de The FAMOUS GROUSE, l'un des premiers blended whiskies préférés des écossais (et accessoirement de votre serviteur). Elle succède ainsi à Gordon Motion, avec qui elle a travaillé de longues années. Elle est la créatrice des Cutty Sark 25 ans version "Tam O'Shanter", Cutty Sark 33 ans, Cutty Sark "Storm" et enfin Cutty Sark "Prohibition", excusez du peu! Un parcours déjà bien rempli, alors raison de plus pour le suivre !

 

 

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 Kirsteen Campbell, en pleine concentration...Un master blender qui compte...

 

 

La jeune distillerie écossaise AILSA BAY (région: Lowlands) sort malgré ses premières annonces son propre whisky sous le nom de la distillerie. En effet, elle a été construite en 2007 essentiellement pour alimenter les blended-whiskies du groupe auquel elle appartient (William Grant & sons) et c'est tout. En effet, pour la première fois, elle propose un single-malt en version tourbée (moyennement, à 21 p.p.m., le taux communiqué étant ici un taux mesuré après la production) qu’elle va progressivement mettre sur le marché (voir plus loin).  

-La distillerie écossaise GLENFARCLAS (région: Speyside) sort pour le marché asiatique (via Singapour uniquement) ce qui restera sûrement comme l’une des mises en bouteille formellement les plus spectaculaires de la distillerie, voire de l’industrie écossaise du whisky, à savoir « The PAGODA RESERVE TRILOGY » (un 43 ans millésimé « 1971 », un 48 ans millésimé « 1967 », et enfin un 59 ans millésimé « 1956 »). Les trois carafes en cristal de chez Glencairn sont surmontées d’un bouchon évoquant un toit (de palais plus que de distillerie, d’ailleurs) en pagode. Chaque couleur de whisky est différente (cuivre/argent/bronze), et chaque bouchon également, orné de finitions précieuses (laiton/argent/or-24 carats). Il n’existe que 100 jeux des trois bouteilles, et le prix annoncé est entre 11500 et 54600 SGD (dollars singapouriens), soit entre 7330 € environ et 34800 € environ. L'on se serait davantage attendu à voir ces luxueuses carafes contenir des KARUIZAWA, mais pourquoi pas ?

Par ailleurs, la distillerie continue de produire régulièrement des versions millésimées dans sa série "The FAMILY CASK", mais les versions sont trop nombreuses pour être cîtées ici. J'en reparlerai s'il y a dégustation de l'une d'entre elles, par exemple.

 

 

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-La distillerie écossaise GLENFARCLAS sort également un 50 ans d'âge, dans sa série "FAMILY COLLECTOR", dédiée à l'héritage familial de la famille Grant, et qui n'est en qu'à la moitié de ce programme d'éditions limitées. Mis en bouteille à la fin de l'année 2015, ce whisky a été distillé dans les années 1960 dans des fûts de Sherry Oloroso (mais l'on ne sait pas combien de remplissages ces fûts ont subi) et mis en bouteille à la fin de l'année 2015 avec un titrage de 41,1 %. Cette version rend hommage à George Grant (1874-1949), de la 3 ème génération de la famille Grant, d'ou le nombre "III" gravé en argent sur la boîte contenant la bouteille. Ce 50 ans d'âge, visiblement issu de plusieurs fûts (je dirais entre 3 et 5) a donné 937 bouteilles, vendues dans un luxueux coffret en cuir noir au prix unitaire d'environ £ 1800, soit environ 2300 €. 

 

 

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-La distillerie écossaise GLENFIDDICH (région: Speyside)sort plusieurs références, dont une mise en bouteille (en 2015) d’un fût unique de 36 ans d’âge millésimé « 1979 » dans sa gamme « Rare Collection ». Il s’agit du fût N°11138 (chêne américain), qui a donné 186 bouteilles, et qui titre à 51,8 %. Son prix en France est d’environ 3100 €, tandis qu’au Royaume-Uni il est annoncé à environ 2500 €...Etrange...

 

 

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-La distillerie écossaise GLENMORANGIE (région: Highlands du Nord) sort dans sa gamme « PRIVATE EDITION » (une série d’éditions limitées annuelles lancée en 2009 avec le « SONNALTA »), une nouvelle version (la septième) nommée « MILSEAN » (qui signifie en gaélique « douceur »), élaborée encore une fois par Sir Bill Lumsden. Assez différente de sa précédente création (le « TUSAIL »), cette dernière édition mets à nouveau l’accent sur l’affinage, avec, après une première maturation dans des fûts de Bourbon, un affinage en fûts ayant contenu du vin rouge du Portugal (du « Douro »), mais non sans un toastage préalable conséquent de ces fûts. Une version à nouveau sans mention d’âge, non filtrée à froid, non colorée et titrant 46 %. Elle est vendue en France à environ 80/90 €, et 5000 bouteilles de cette version ont été produites pour le monde.

 

 

 

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-La distillerie écossaise The GLENTURRET (région: Speyside), désormais distribuée en France via le négociant Douglas LAING. Peu avant cela, la plus ancienne distillerie d’Ecosse (telle qu’elle est officiellement recensée) présentait ses trois nouveautés, toutes sans mention d’âge: Une version tourbée nommée « Peated Edition », une version « Sherry Edition », et une version dite « Triple Wood » (assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon, du Sherry-dans deux sortes de fûts, l’un espagnol, l’autre américain). Ces trois versions sont réduites à 40 % et sont vendues le même prix, aux alentours de 65 €.

 

 

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Ici la version "Sherry" du nouveau The GLENTURRET

 

 

-La distillerie écossaise HIGHLAND PARK (région: Orkney Islands) s’apprête à sortir une version inédite, nommée « ICE EDITION » âgée de 17 ans. L’on en sait encore peu sur cette mystérieuse nouveauté (proposée dans une bouteille de forme inédite pour la distillerie, aux facettes évoquant un diamant, une bouteille teintée en bleu), hormis qu’elle est embouteillée brut de fût à 53,9 %. Le whisky a été entièrement élevé dans des fûts de Bourbon, il n’est pas coloré, il n’est pas filtré à froid. C'est clairement un avatar de la "Valhalla Collection". Le prix est encore incertain, mais l’on parle d’environ 190 £ à priori (soit environ 240 €). Parmi les 30000 bouteilles produites, l’on sait déjà que 5000 bouteilles sont d’ores et déjà disponibles pour le marché du Royaume Uni, et davantage pour le marché nord-américain, d’après l’ambassadeur de la marque Martin Markvardsen. L’on me permettra d’avoir d’ores et déjà quelques réserves tant sur le contenant que sur le nom choisi…qui évoque pour moi davantage les premix, les vodkas que le whisky (question de cible ?). Fort heureusement, dans une interview donnée lors de la présentation de ce whisky, l’ambassadeur a tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’une version destinée à être dégustée sur glace, ouf ! Ceci dit, la distillerie HIGHLAND PARK a-t-elle aujourd’hui encore une âme ? C’est la question que je me pose, non sans une certaine tristesse…

 

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-Bonne nouvelle pour tous les amateurs de la première édition 2015 (dont je suis), le version "SANAIG" (du nom d'une petite crique au Nord-Ouest de la distillerie) de KILCHOMAN devient une version permanente de la gamme régulière à partir de cette année, aux côtés du "MACHIR BAY". La deuxième édition vient d'être lancée (ci-dessous photo de la première). Pour mémoire, il s'agit d'une version mélangeant fûts de Sherry (dont certains relativement âgés) à des fûts de Bourbon à égale proportion, et elle est tourbée à 50 p.p.m. et titre 46 %. Pour John McLellan, le directeur de la distillerie, il s'agit de "mettre en avant l'influence du fût, et ainsi de donner plus de caractère, mais aussi de couleur" (naturelle) au whisky, avec une version qui est "à la fois la continuité du style de la distillerie et des marqueurs que les amateurs apprécient chez Kilchoman, mais aussi un développement susceptible de les intéresser plus avant". Vous retrouverez également cette référence (fortement recommandée) dans la liste de mes derniers coups de coeur abordables pour l'année 2015 que je suis en train de préparer, avec une note de dégustation.

 

 

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-La distillerie écossaise LAGAVULIN (région: Islay) fête ses 200 ans d'existence cette année. Des rumeurs circulaient depuis quelque temps sur le choix d'une bouteille commémorative, avec déjà des critiques sur une version très jeune. Diageo vient de confirmer via les réseaux sociaux la version choisie: C'est une édition limitée d'un 8 ans d'âge, titrant 48 %. Elle justifie le jeune compte d'âge par un hommage au célèbre écrivain du whisky Alfred Barnard, qui, lorsqu'il avait visité la distillerie, à la fin du XIX ème siècle, avait trouvé le 8 ans d'âge de l'époque "exceptionnellement fin". Il s'agit d'une version élevée entièrement en fûts de Bourbon de plusieurs remplissages ("Refill American Oak") et disponible en plusieurs versions, allant de la demi-bouteille à 1 litre et 1,75 litre. Elle sera en vente en France (vraisemblablement en version 70 cl seulement) uniquement chez les cavistes à partir du mois d'avril, et à un prix situé entre 60 et 70 €. 

 

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-La distillerie écossaise LOCH LOMOND (région: Lowlands) sort une version sans mention d’âge de son INCHMURRIN « Madeira Wood Finish » préalablement élevée en fûts ayant contenu du Bourbon & titrant 46 %. Elle est en vente en France pour un peu plus de 70 €. Il s’agit d’une des premières versions issues de la distillerie (avec notamment le 12 ans d’âge et le LOCH LOMOND « Original », la version « Single Grain » et la marque de malt « GLENGARRY ») depuis son rachat en 2015 par Exponent Private Equity, qui a entraîné un changement radical de conditionnement, pour les marques de LOCH LOMOND comme pour les mises en bouteille du single-malt GLEN SCOTIA, également propriété du groupe.

 

 

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-La distillerie écossaise LAPHROAIG (région: Islay), qui, rappelons-le a fêté ses 200 ans en 2015, s'apprête à sortir pour la fin du mois de Mars (et peut être bien pour le festival "FEIS ISLE" 2016, qui sait?) une édition limitée, une version sans mention d’âge (oui, toujours...) nommée « LORE » (qui signifie "tradition"), constituée d’un assemblage de fûts Sherry de premier remplissage (des "Hogsheads" = des fûts reconstitués, la soit la majorité des fûts actuellement sur le marché), de fûts de Bourbon de petite taille ("Quarter Casks"), et enfin d'une part de vieux fûts de la distillerie. Cette version titrera 48 %, n'est filtrée à froid mais est sans doute colorée au caramel. Elle titre 48 % et est déjà en vente au Royaume Uni aux prix d’environ 75 à 85 livres sterling (soit environ 100/110 €). John Campbell, le directeur de la distillerie, présente cette nouvelle version comme "la plus riche jamais sortie par la distillerie", avec un profil aromatique, selon lui, de "malt riche et profond, avec des notes caractéristiques & distinctives de tourbe, des notes marines, mais aussi des notes minérales". Son prix indicatif est situé entre 75 et 85 livres, soit entre 100 et 110 € (les premières ventes seront réservées au club de fidélité "Friends of Laphroaig", à bon entendeur...). L'on jugera sur pièce, évidemment, si c'est vraiment la version "la plus riche"...

 

 

 

 

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-La distillerie écossaise LONGMORN (région: Speyside) sort une version sans mention d’âge nommée « The Distiller’s Choice », constituée d’un assemblage de fûts de Bourbon, de Sherry, et de fûts reconstitués de type Hogsheads. Cette version titre 40 %, est filtrée à froid et sans doute colorée au caramel. Elle est déjà en vente au Royaume Uni aux prix d’environ 65 €. A titre personnel, je n’attends rien de cette version, mais j’ai peut être tort ?

 

 

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-La distillerie écossaise BRUICHLADDICH (région: Islay) présente la dernière édition en date (numéro "7.4") de son OCTOMORE, la version très tourbée (et triplement distillée-seul ce site vous le dira...comme déjà évoqué précédemment) de son single-malt affichant cette fois 167 p.p.m. (au départ du moins, ce taux est bien moindre après vieillissement...). Sa conception est un peu plus complexe (qui a dit alambiquée?) que précédemment, puisqu'il s'agit d'un assemblage de fûts de chêne neufs ("Virgin oak") à 25 % et de fûts de chêne ayant contenu précédemment une seule fois ("First fill") du Bourbon à 75 %, ce durant 3 ans. Puis l'ensemble a été remis à vieillir durant 2 ans dans des fûts de chêne neufs puis encore 2 ans dans des fûts de Bourbon de premier remplissage (ouf, sauf erreur de ma part). C'est donc une version de 7 ans d'âge qui est donc proposée, et qui titre 61,2 %. Le prix de vente moyen est aux alentours de 200 €.

 

 

 

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-La distillerie écossaise SPRINGBANK (région: Campbeltown) sort une version qui fait déjà le buzz sur la toile, une nouvelle version de la mythique série des « LOCAL BARLEY » distillée dans les années 1960 (plus précisément entre 1965 et 1967), susceptible même d’être intégrée à la gamme régulière, à en croire la distillerie. Il s’agit d’un 16 ans d’âge distillé en 1999 et titrant 54,3 %. L’orge provient d’une ferme située à environ 12 kilomètres au Sud de la distillerie, la Low Machrimore Farm. L’assemblage est de 80 % de fûts ayant contenu du Bourbon et 20 % du Sherry. 9000 bouteilles de cette nouvelle édition ont été produites. Le prix au Royaume-Uni est équivalent à environ 120/130 €. Il devrait être bientôt en vente en France. Je suis je dois dire très curieux de cette version qui a plutôt bonne presse pour le moment…

Dans la partie deux de cet Editorial, je peux déjà vous annoncer que « son grand frère » du même nom et plus âgé figure au palmarès des meilleurs whiskies au monde jamais dégustés à ce jour...

 

 

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-La distillerie écossaise TOMATIN (région: Speyside) sort une version millésimée "1984" issue d'un fût unique ayant contenu du Bourbon (Single-Cask N°6207) présenté dans un coffret luxueux en bois et dans une carafe typique des éditions limitées millésimées récentes de la distillerie. 207 bouteilles sont issues de ce fût âgé de plus de 30 ans et le titrage en réduction naturelle est de 44,5 %. Ce TOMATIN est disponible notamment au Royaume Uni auprès de l'enseigne The Whisky Exchange pour environ un peu plus de 500 €. Une nouveauté que je serais bien curieux de déguster !

 

 

 

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-La célébre chaîne de boutiques d'Outre-Manche spécialisées en whisky THE WHISKY SHOP (qui possède déjà 18 boutiques au Royaume-Uni, dont 5 en Ecosse), ouvre au printemps de cette année (d'ici Avril ou Mai) une nouvelle boutique à Paris au 7, Place de la Madeleine, dans le 8 ème arrondissement de Paris. C'est une surprise, car la concurrence, qu'elle soit spécialisée (La Maison du Whisky) ou plus généraliste (Lavinia, Nicolas), est plutôt rude dans ce quartier. THE WHISKY SHOP, qui est en plein recrutement de son équipe de vente actuellement, explique ce choix (comme je l'ai supposé) par une approche différente, positionnée en partie sur le luxe et les blended whiskies de luxe, sur le modèle de leur boutique de Piccadilly à Londres (qui travaille en partenariat étroit avec Pernod-Ricard et notamment la division CHIVAS Brothers Ltd). Cette fois c'est la marque JOHNNIE WALKER qui sera à l'honneur (scoop). Rappelons que cette enseigne, tout comme d'autres, se fait également embouteiller des whiskies (uniquement des single-malts, pour le moment) pour elle par divers producteurs, notamment dans leur gamme "GLENKEIR TREASURES" (en 10 cl et 50 cl), mais aussi en version officielle, en exclusivité (édition limitée).  A suivre...

 

 

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Une vue d'une des boutiques de THE WHISKY SHOP, vraisemblablement prise à Londres.

 

 

 

-La toute jeune distillerie écossaise WOLFBURN (région: Highlands du Nord, dans la ville de Thurso, plus haut et plus à l'Ouest qu' OLD PULTENEY), construite en 2012 et qui a débute sa production en 2013 est désormais en mesure de commercialiser sa première version en tant que Single-malt, après nous avoir fait découvrir ses distillats lors du "Whisky Live Paris 2015" (j'y reviendrai). Il s'agit d'une version de 3 ans d'âge élevée en fûts ayant contenu du Bourbon, non filtrée à froid et non colorée, et enfin elle titre 46 %. La distillerie dispose de deux alambics, elle pratique une fermentation lente et utilise des fûts ayant contenu du Bourbon comme des fûts de Sherry. La distillerie, qui tire son nom de la source qui l'approvisione, est construite à un peu plus de 300 mètres de distance de l'ancienne distillerie du même nom qui a existé entre 1821 et les années 1850 (pas de date fiable pour sa fermeture). Sa production est modeste, soit environ 115000 litres d'alcool pur par an pour le moment. Ce nouveau single-malt est en vente en France à la Maison du Whisky pour environ 60 €. 

 

 

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IRLANDE :

 

-La distillerie BUSHMILLS d’Irlande du Nord, va proposer une toute nouvelle gamme de whiskies (« The STEAMSHIP Collection ») destinés au commerce hors taxes (pour le moment uniquement dans les aéroports de Belfast, Dublin et Londres), gamme rendant hommage au S.S. Bushmills, un bateau à vapeur qui en à partir de 1890 navigua très loin (jusqu’au Japon) pour transporter du vin fortifié, du Rhum ou du Bourbon. La première proposition de cette collection est une version simplement nommée « SHERRY CASK », car exclusivement élevée dans des fûts de Sherry de type Oloroso et de premier remplissage. Elle est proposée en bouteilles d’un litre, au titrage de 40 % et au prix indicatif de 80 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort une nouvelle référence millésimée « 1991 » et « SINGLE-CASK » (fût N° 48735) de son"SINGLE-POT STILL" du même nom,sans mention d'âge ("n.a.s."), mais embouteillée en 2015 (âgé d’environ 24 ans). Le fût sélectionné a contenu préalablement du Bourbon de premier remplissage.Il s'agit d’une version exclusive destinée au londonien The Whisky Exchange, et fait rare, issue d’une sélection collective via un panel de clients de ce magasin/société en 2015, à l’occasion de la St Patrick. Elle est non filtrée à froid, titre 55,2 % et est limitée à 186 bouteilles, vendues chacune à un peu plus de 300 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort également une nouvelle référence cette fois sous la marque de Single-Pot Still RED BREAST (une marque relancée en 1991 mais qui date initialement de 1903 et était à l’époque la propriété de l’anglais W. A. Gilbey). Inédite car sortie sous la forme d’un Single-Cask (fût N° 30087) millésimé « 1999 » (d’environ 16 ans d’âge), cette version « ALL SHERRY » est le fruit d’une collaboration entre Billy Leighton, le maître-distillateur de la maison, et The Whisky Exchange, a qui cette version est exclusivement destinée. Après cette présélection, plusieurs samples ont été également soumis au panel évoqué ci-dessus. Cette intrigante version est non filtrée à froid, titre 59,9 % et limitée à 576 bouteilles, vendues chacune à un peu plus de 240 €.

 

 

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INDE :

 

Sans transition, et en restant en partie dans le négoce, la distillerie indienne PAUL JOHN, située à Goa, sur la côte Sud-Ouest, sort plusieurs éditions limitées officielles et SINGLE-CASK dont celle ci-dessous (« Bourbon Cask », fût N°1906, à 59,5 %) vendue notamment par TWE (à environ 100 €).

 

 

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Parallèlement, une fois n’est pas coutume (je crois bien que c’est une première ?), la même distillerie indienne PAUL JOHN propose, via la société de négoce allemande MALTS OF SCOTLAND deux versions brut de fût également, et relativement âgées : Une version tourbée millésimée « 2009 », mis en bouteille en 2015 (?) titrant 58,4 %, et une version non tourbée millésimée « 2011 », mis en bouteille en 2015 et titrant 60 %. Les prix de ces versions sont d’environ 140/150 € pour la 2009 et 100/120 € pour la 2011.

 

 

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Une version tourbée millésimée "2009" de négoce du single-malt indien PAUL JOHN.

 

 

 

ETATS-UNIS:

 

Beaucoup de choses, donc je reviendrais plus spécialement dessus un peu plus tard…

Je suis cependant déjà en mesure de vous annoncer cependant une nouvelle, pas très réjouissante et qui s’inscrit dans une tendance actuelle de fond, c’est l’annonce par la distillerie HEAVEN HILL de la disparition du compte d’âge pour sa marque ELIJAH CRAIG pour la version réduite (toujours à 47 %) en tout cas du « SMALL BATCH », car (et ça c’est la bonne nouvelle) elle souhaite garder du stock pour maintenir la version de 12 ans d’âge, version brut de fût nommée « BARREL PROOF », mais aussi pour la version 18 ans d’âge (bonne nouvelle également) qui a été relancée l’an dernier. Je serais tenté de dire que c’est un mal pour un bien, tant ces versions brut de fût sont, en général, de vrais petits chefs d’œuvre…

 

 

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-La plus ancienne distillerie américaine, MICHTER'S, située dans le Kentucky, et qui recommence à produire du whiskey depuis quelque temps, après avoir proposé l'an dernier une version nommée "TOASTED BARREL FINISHED BOURBON", à 45,7 % (disponible sur leur marché intérieur surtout, puis sur des sites de vente en ligne comme The Whisky Exchange, entre autres-notes de dégustation à venir), sort une version brut de fût du "STRAIGHT RYE" dans sa gamme "US 1", version nommée "BARREL STRENGTH STRAIGHT RYE", et qui titre 54,6 %. J'en suis très curieux, ayant bien apprécié les versions réduites et en 10 ans d'âge. A suivre...

 

 

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JAPON :

 

-J'apprends via l'excellent site Nonjatta que le mois dernier une version exceptionnelle (peut être une des dernières?) du single malt KARUIZAWA est sortie: C'est toujours pour moi un dilemme que de décider si je dois ou pas parler de telle ou telle version de ce single malt devenu très vite hautement spéculatif, mais je vais le faire ce mois-ci pour plusieurs raisons, notamment parce que plusieurs d'entre eux figurent sur le classement que je suis en train de préparer pour vous des meilleures bouteilles dégustées à ce jour, ensuite parce que c'est souvent très bon. Or une version très particulière  nommée "FIVE DECADES" (1960-2000)" sort, une version qui couvre presque la totalité des années de production (puisque la distillerie a ouvert en 1955 et été mise en sommeil en 2000 -date de la dernière distillation- avant d'être fermée en 2011 puis démantelée en 2012. L'assemblage "multi-vintage" a été ensuite remis à marier dans un ancien fût de la distillerie durant plusieurs années avant d'être mis en bouteille à la fin de l'année 2015. Le whisky final titre 61,4 %. La bouteille a été d'abord présentée (elle est vendue dans un luxueux coffret en bois laqué qui ferme à clé) et mise en vente au magasin Isetan de la ville de Shinjuku, mais d'autres bouteilles seront disponibles en boutiques hors taxes au Japon. Si mes (autres) sources sont correctes, cette version était proposée aux enchères et a rapidement atteint la somme d'environ 14709 €. Bon, on se doute que cela ne sera pas pour le commun des mortels, avis donc aux collectionneurs fortunés...Le site Nonjatta est plutôt enthousiaste sur cette version qu'il a eu la chance de déguster: http://www.nonjatta.com/

 

 

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-YAMAZAKI « Sherry Cask », édition 2016, 48 %: La nouvelle édition de ce whisky, qui ne comporte d’ailleurs toujours pas de mention d’âge et bénéficie toujours (moi je dirais plutôt souffre…) de l’aura de son attribution du prix du meilleur whisky au monde par Jim Murray en 2015 (pour l’édition 2013 de ce whisky), est sortie il y a peu et pose déjà problème. En effet, elle est tellement attendue que déjà indisponible peu après sa sortie en circuit normal, et on s’en doute, destinée très vite au second marché (traduisez à la spéculation). Son prix de départ au Royaume-Uni a augmenté par rapport à l’édition 2015, car il est annoncé à 200 £ (soit environ 254 €), avec une allocation de 5000 bouteilles seulement pour le monde. Très vite, l’on s’est aperçu que pour nombre de boutiques, ici comme ailleurs, la vente allait être très contrôlée, avec un rationnement du nombre de bouteilles disponibles, et un système de loterie (pour avoir le droit d’acheter la bouteille), comme c’est hélas souvent le cas depuis quelques années pour le très spéculatif single-malt japonais également KARUIZAWA. Autant le dire, un whisky difficilement disponible en France…

C’est Shinji Fukuyo, le maître-assembleur (« chief blender » au Japon), qui a conçu cette édition, surveillé son élaboration du début à la fin, en commençant par le choix sur place en Espagne du chêne puis des fûts qui allaient contenir le Sherry (des fûts préalablement toastés), puis trois années après a sélectionné ceux qui lui convenaient. Une édition 2016 globalement plus âgée que les précédentes, affirme t’il, et qui comportera une petite part de fûts plus âgés que précédemment, allant jusqu’à plus de 25 ans d’âge, ce afin d’apporter « plus de douceur, de profondeur, de richesse et de complexité ». L’amateur qui réussira à le déguster jugera sur pièce.

 

 

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LES NEGOCIANTS :

 

-Le négociant/assembleur en whiskies écossais COMPASS BOX sort pour le mois de Mars (et le marché nord-américain, puis d'autres, dont le marché français, vers le mois de Mai) un nouveau blended whisky nommé « The CIRCUS », en hommage au film de Charlie Chaplin. Il s’agit d’une mise en bouteille en édition limitée (3120 bouteilles) assemblant des fûts de whisky de grain et de malt dont certains sont âgés et d’origine inconnue, certains des whiskies de grain ayant été élevés en fûts de Sherry, puis en partie remis à marier dans des fûts de Sherry. L’assemblage titre 55 %. D'autres précisions quant à cette version à suivre dès que possible (par exemple l'indication d’âge, si elle est possible bien sûr étant donnés les soucis récents qu’à eu cette maison) et une fourchette de prix...

 

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Une vue de l'étiquette et de la contre-étiquette de la dernière création de John Glaser.

 

 

-Le négociant (également assembleur) écossais Douglas LAING sort une version « Cask Strength » (brut de fût) de son Blended Malt (dont on a déjà parlé ici), le « ROCK OYSTER », une mise en bouteille en série limitée (small batch) assemblant des single-malts des îles (Arran, Jura, Orkney, Islay). Comme la version réduite, cette version n’a pas de compte d’âge et son titrage est de 57,4 %. Ce whisky est non filtré à froid et non coloré artificiellement, comme les précédents assemblages de la maison. Je reviendrais prochainement sur cet assemblage….Pour information, il est en vente depuis début Février sur le site de La Maison du Whisky pour la somme de 68 €.

 

 

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-Parmi les mises en bouteilles de single-malts, signalons également que Douglas LAING sort plusieurs références intéressantes déjà sur le papier :

-BRAEVAL 25 ans (05/1990-12/2015), Douglas Laing/gamme « X.O.P. », réf. DL 11008 (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 57,3 %. J’aime beaucoup BRAEVAL, et à ma connaissance, peu de versions aussi âgées sont sorties sur le marché, j’en suis d’autant plus curieux…

 

 

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-GLEN GRANT 30 ans (07/1985-12/2015), Douglas Laing/gamme « X.O.P. », réf. DL 11009 (Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 59,1 %. 36 bouteilles seulement sont disponibles.

 

 

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-« La maison d’en face », si j’ose dire (en l’occurrence celle de Stewart, le frère de Fred Laing), à savoir Hunter LAING sort également plusieurs références qui m’ont interpellées aussi sur le papier :

-CARSEBRIDGE 50 ans (1965-2015), Hunter Laing/gamme « Sovereign », (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 41,5 %. Cette bouteille est disponible notamment chez T.W.E. pour un peu plus de 650 €. CARSEBRIDGE est une de mes distilleries de grain préférées, et elle déçoit rarement en version âgée, alors à suivre.

 

 

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-LOCHSIDE 52 ans (1963-2015), Hunter Laing/gamme « Sovereign », (Refill Hogshead), non filtré à froid, non coloré, mis en bouteille au degré naturel de 48,1 %. Cette bouteille est disponible notamment chez T.W.E. pour un peu plus de 840 €. Encore plus rare, un LOCHSIDE de plus de 45 ans…Attention, il s’agit de la version SINGLE-GRAIN, pas SINGLE-MALT !

 

 

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-Bonne nouvelle, le négociant (également assembleur) écossais Duncan TAYLOR sera désormais distribué en France par la société Joseph Cartron, un liquoriste français qui a également déjà son propre réseau de distribution en CHR (cafés, hôtels, restaurants). L’accord entre Euan Shand (un des propriétaires de ce négoce) et Joseph Cartron prévoit de mettre en avant 5 différents produits ou gammes de la marque : Les single-malts de la gamme « OCTAVE » (affinés dans des fûts plus petits de 60 litres de capacité, des fûts de Sherry), dont des AULTMORE, CLYNELISH (le plus âgé de l’offre, millésimé « 1995 » et titrant 49,5 %), CRAIGELLACHIE, GLENTAUCHERS, ROYAL BRACKLA, tous non colorés, non filtrés à froid & brut de fûts, mais aussi un « ISLAY BLENDED MALT » (millésimé « 1997 » et réduit à 50 %). En référence de single-malt anonyme, l’on pourra aussi déguster le « WHISKY GALORE » millésimé 2010, réduit à 40 %.

Les français distribueront également le blended whisky jeune & tourbé « BIG SMOKE », en version à 40 % comme à 60 %, basé pour la partie single malt sur les trois distilleries suivantes : ARDBEG, CAOL ILA & BRUICHLADDICH. Pour ceux qui préfèrent que la tourbe soit en sourdine, un autre blended whisky sera proposé, le « SCOTTISH GLORY » blended, réduit à 40 %. D’autres précisions à venir de la part du négociant. Par contre c'est un autre distributeur, CBH, qui distribuera les références suivantes : Le nouveau blended whisky "SMOKIN' " (voir ci-dessous), le blended whisky "BLACK BULL" et ses déclinaisons à compte d'âge, ainsi que la gamme "DIMENSIONS". Merci à Allan White (directeur des ventes pour l'Europe) pour ces compléments d'information que je rajouterai au fur et à mesure.

 

 

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Les produits Duncan TAYLOR prioritairement distribués en France par Joseph Cartron à partir de 2016.

 

 

La nouvelle référence de DUNCAN TAYLOR intitulée "SMOKIN' (The Glentleman's Dram") qui arrive en France est un blended whisky écossais qui se veut à l'ancienne, non filtré à froid et non coloré, proche de l'esprit des vieux blends du XIX ème siècle. Sa composition est secrète, mais j'ai pu savoir que ses composantes tourbées ne venaient pas uniquement d'Islay (les noms d'ARDMORE ou de BENRIACH, mais aussi LONGROW ou LEDAIG me viennent à l'esprit, mais ce ne sont que des hypothèses-tout comme la couleur foncée qui suggère un travail important de brûlage des fûts). Du côté des single malts inclus dans l'assemblage, ce sont les fûts de Bourbon qui sont à l'honneur. Il n'y a pas de mention d'âge, et le blend est réduit à 40 %. Un whisky qui arrive tardivement en France, mais auréolé de récompenses internationales depuis 2013 (à l'I.W.S.C.: "Gold" /Quality Award), puis doublement récompensé à la San Francisco World Spirits Competition en 2014 et en 2015 avec un prix "Double Gold"). Je n'ai pas d'indication de prix pour le moment. A suivre...

 

 

 

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-Chez GORDON & MACPHAIL, signalons, entre autres sorties, une rareté, provenant d’une distillerie du Speyside fermée en 1985 mais dont Diageo possède encore un peu de stock bien qu’elle fût revendue au groupe William Grant & sons qui en exploite les installations (surtout les chais):

 

-CONVALMORE de 40 ans (1975-2015), GORDON & MacPHAIL/gamme « Rare Old », 46 %. C’est probablement l’une des mises en bouteilles les plus âgées jamais sorties, et en tout cas plus âgée que les versions de 36 ans d’âge officielles et de chez CADENHEAD sorties en 2013. La société The Whisky Exchange le propose pour un peu plus de 600 € à l’heure actuelle.

 

 

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A signaler, une annonce significative, celle de la branche de société de négoce The SPECIALITY DRINKS Ltd de The Whisky Exchange (l’équivalent de La Maison du Whisky au Royaume-Uni et dont le QG et les boutiques sont situées à Londres), avec la création d’une référence permanente du blended malt « PEAT », dans la gamme « Elements of Islay », par les créateurs de la fameuse gamme « Port Askaig ». Oliver Chilton, l’homme aux commandes de cette gamme, nous assure qu’il s’agira d’une sélection de whiskies en provenance d’Islay, et chose également intéressante, que l’assemblage sera embouteillé brut de fût, soit pour la première édition en tout cas, 59,3 %, pour un peu moins de 50 € environ (et toujours en flacons de 50 cl).

 

 

 

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-Chez les négociants moins connus, signalons également quelques sorties de single-malts anonymes:

 

-La Vintage Malt Whisky company propose une nouvelle version de son FINLAGGAN nommée « EILEAN MOR », version « SMALL BATCH », édition 2015, et titrant 46 % au lieu de 40 % pour l’ « OLD RESERVE ». Toujours sans compte d’âge, elle est vendue à environ 60 €, mais parfois difficile à trouver en France dans les réseaux de cavistes classiques.

 

 

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-La société Fox Fitzgerald et le créateur de ce single-malt, Eamonn Jones, propose désormais son « PEAT’S BEAST » également en version « CASK STRENGTH », avec affinage de 9 mois en fûts ayant contenu du Sherry de type Pedro Ximenez. Cette version titre 54,1 %, elle est toujours non filtrée à froid et est vendue (même réserve que ci-dessus) à environ 80 €.

 

 

 

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A noter également comme curiosités récemment sorties et passées presque inaperçues, ces deux propositions :

 

-« CORRIE MOHR », un single-malt anonyme, qui a été créé par le célèbre maître-assembleur Richard Paterson, et qui est un assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon avec d’autres ayant contenu du Sherry et provenant de la même distillerie non précisée. Le whisky en question, sous-titré « Cigar Reserve », estrévélateur de sa destination, un accord avec le cigare. Un troublant parallèle avec la version similairement titrée du single-malt DALMORE. De là à dire qu’il s’agit du même whisky, je ne peux l’affirmer, mais en tout cas il y a déjà une différence majeure, c’est qu’il est embouteillé à 46 %. Il est disponible pour environ 60 € sur le marché du Royaume-Uni.

 

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-L’obscure St JAMES Whiskey Brandy Distillery (pas d’autres informations en effet à son sujet pour le moment) a récemment sorti un « world blended-whisky » nommé « ORBIS » : Il s’agit d’un assemblage de whiskes en provenance de chacun des 5 pays « historiques » (les premiers à avoir produit du whisky) , à savoir l’Irlande, Le Royaume-Uni (Ecosse), les Etats-Unis, le Canada et enfin le Japon. Pas d’autre précisions sur cet assemblage, sinon qu’il ne comporte pas de mention d’âge, qu’il est proposé en bouteilles de 70 cl, que l’alcool est réduit à 40 % et qu’il s’agissait à l’origine d’une version destinée aux zones hors taxes. Il se vend dans les pays anglo-saxons à environ 50 €.

 

 

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Rappel GENERAL :

Côté nouveautés, sorties, nouvelles du monde du whisky depuis la fin Septembre 2015, une partie de celles-ci seront intégrées dans mon compte-rendu à venir de mes visites au salon Whisky Live Paris 2015 & Salon Club-Expert Dugas 2015. Encore mes excuses pour le retard.

 

Point SANTE (de votre serviteur) :

Bonne nouvelle, il semble qu’au vu des derniers examens de santé du mois de février 2016, je sois en (bonne) voie de guérison quant à mes soucis d’altération de mes capacités olfactives. Je devrais recouvrer la totalité de mes capacités d’ici quelques semaines, voire quelques mois. C’est un soulagement qui va me permettre de reprendre bientôt de manière plus complète la prise de notes lors des dégustations.

 

***

 

A SUIVRE (PARTIES 2 et 3) :

 

2/ MES MEILLEURS WHISKIES AU MONDE DEGUSTES A CE JOUR

3/ MES DERNIERS COUPS DE CŒUR ABORDABLES

 

 

A NOTER/CONCLUSION provisoire :

 

Vous retrouverez très vite ici la deuxième et troisième partie de cet EDITORIAL N°19 (car il est déjà assez long, or je ne voulais pas vous faire attendre plus longtemps pour au moins le point sur les nouveautés). Autre nouvelle façon de procéder, ces deux parties à venir, correspondant à une demande de la part d’une partie de mes lecteurs, seront disponibles en ligne de deux manières différentes, d’abord en lien direct avec cet éditorial en page d’accueil, mais aussi dans l’entrée « EXPRESS NOTES » ou "LISTES THEMATIQUES" du menu haut (à confirmer), ce qui permettra de facilité la recherche du sujet en mode « recherche » (menu haut également), sachant que je déplore, chers lecteurs & lectrices, les « bugs » de cette entrée (elle ne donne pas accès en effet à tout, hélas, suite à un lourd souci technique).

Prochainement, ce site va d’ailleurs devoir être entièrement refondé, un travail titanesque, je ne vous le cache pas, et qui va dépendre également de mon évolution en tant qu’écrivain indépendant du whisky et « bloggeur », suite à certains projets très récents en cours. Bien sûr je vous informerai de l’évolution de cette situation…Merci de votre fidélité en attendant…

EDITORIAL No 19 :

(Deuxième Partie)-Part 2/2

Mise à jour/Update: 11/05/2017

Pour plus de clarté, j'ai déplacé cet éditorial assez spécial dans une section qui lui est plus adaptée, celle des LISTES THEMATIQUES.

Donc la LISTE DES MEILLEURS WHISKIES DEGUSTES A CE JOUR est désormais disponible via le lien ci-dessous :

Here below is a link to my BEST WHISKIES TASTED SO FAR LIST :

Meilleurs Whiskies dégustés à ce jour

 

Editorial No 18

 

 

 COMMUNIQUE : 

 

 GREG'S WHISKY GUIDE soutient la campagne pour davantage de transparence portée par la société Compass Box & vous encourage à la soutenir en allant sur ce lien :

http://www.compassboxwhisky.com/transparency/

 

De manière personnelle, j'ai souhaité m'impliquer davantage à propos de cette campagne, aussi j'ai contacté à la fois la société Compass Box et la S.W.A. (Scotch Whisky Association) afin de leur soumettre des propositions afin de trouver une solution susceptible d'aboutir à un accord équitable entre les parties, en faisant avancer le plus possible la question de la transparence pour le consommateur sur une base assez large (pas seulement au sujet de l'âge, mais aussi au sujet du type de fûts utilisés, du nombre de remplissages, du traitement de brûlage ou toastage, des additifs, etc...). J'en reparlerais ici prochainement.

 

 ***

 

EDITORIAL No 18 : « LA PART DU REVE » (Décembre 2015):

 

(« The Dream’s Share », December 2015) 

 

Première Edition/1st Edition: 29/12/2015

Mise à jour/Update: 23/01/2016

 

INTRODUCTION :

 

Tout d’abord je voulais souhaiter de JOYEUSES FETES à tous les lecteurs & lectrices, qu’ils soient fidèles ou de passage sur le site. UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2016 à venir, qu’elle vous apporte SANTE, BONHEUR & PROSPERITE, et….Plein de bons drams à déguster, avec modération évidemment…et discernement, étant donnée la montée des prix.

Pour ce nouvel éditorial quelque peu allégé (vous en trouverez les raisons en fin d’éditorial, dans le communiqué publié le 17/12/15 sur lequel je ne reviens pas ici, n’ayant pas d’élément nouveau à vous communiquer pour le moment), j’ai voulu prolonger un peu le sujet du précédent Editorial, à savoir celui d’un film sur le whisky, mais en l’étendant cette fois au monde entier. Je vous propose ainsi une petite sélection de clips, films ou vidéos sur le whisky, dans un rapide tour d’horizon, qui mêle à la fois des films publicitaires des producteurs de whiskies (écossais surtout), des films plus longs à caractère documentaire (à l’exception des fictions), des interviews de professionnels, mais aussi des films d’amateurs, et des « vlogs » (vidéo-blogs) comme celui de Ralfy Mitchell, qui a apparemment inventé ce terme.

 

 

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La somptueuse salle des alambics de GLENDRONACH. Photo © Hugh M.

 

Ce ne sont pas tous des chef-d’œuvre, loin de là, mais tous ces films (dont certains sont des « must » à mon avis) ont quelque chose à nous apprendre sur le whisky, et parfois bien davantage…(je pense notamment à l’hommage à Iain McArthur de Lagavulin, bouleversant). Bien entendu, il s’agit d’un choix non exhaustif et non péjoratif pour les absents (il serait fastidieux ou véritablement encyclopédique de vouloir recenser tous les films sur toutes les distilleries ou sociétés productrices de whisky, je n’en ai pas le temps), c’est aussi et surtout un prétexte (peut être appréciable par les temps –assez durs- qui courent) pour vous donner envie d’en découvrir d’autres sur la toile vous-mêmes…et qui sait, vous donner des idées de voyages pour cette année 2016 à venir.

Côté nouveautés, sorties, nouvelles du monde du whisky depuis la fin Septembre 2015, une partie de celles-ci seront intégrées dans mon compte-rendu à venir de mes visites au salon Whisky Live Paris 2015 & Salon Club-Expert Dugas 2015.

 

***

 

ENGLISH SUMMARY :

 

 First of all, I would like to wish you all (wether you are a regular visitor of this website or not) a HAPPY CHRISTMAS & A HAPPY NEW YEAR 2016 to come….Enjoy a couple of good drams, responsibly of course, and with care (because of the prices increase).

For this new Editorial, a bit lighter than usual (you will find why in the communiqué I published on December, 17, there’s nothing new about that), I wanted to continue to talk about movies about whiskies as I did last time, but this time about Scottish whiskies & World whiskies as well rather than French ones. So here is a wee selection of videos, some being advertisement material, other rather documentaries, some with interviews with professional people, etc…or short videos or « vlogs », like Ralfy Mitchell does, for instance (he’s probably the author of this word).

Well, these videos are not all masterpieces for sure (even if some are « must see » ones), but they all tell us something about whisky, and sometimes about much more (for instance the deeply moving tribute video to Iain McArthur from Lagavulin).

Of course, this selection is non exhaustive & it doesn’t mean the distilleries or indie bottlers not mentioned here are not worth of interest, but it’ll be too long. Eventually, this is also a reason to arouse your interest for browsing about this on the internet or to travel maybe during this new year 2016 to come, who knows ?

About new bottlings, whisky news since September 2015, you will find some of these in my two reports to come, about Whisky Live Paris 2015 show & Club-Expert Dugas 2015 show.

 

***

 

SELECTION de FILMS OU VIDEOS sur LE WHISKY :

 

(A SELECTION OF FILMS OR VIDEOS ABOUT WHISKY)

 

 

GENERALITES SUR LE WHISKY ET SA FABRICATION:

 

Un excellent documentaire en anglais qui sort un peu des sentiers battus notamment dans sa défense très traditionnelle des blended whiskies et son excellente mise en perspective historique:

https://www.youtube.com/watch?v=_ZLgHN5Jtug

 

Puis un plus court, axé sur la technique :

https://www.youtube.com/watch?v=2j8AbAbb9Uw

 

Evidemment, le plus calé sur la question semble encore être l’historien du whisky Charles MacLean, parlant ici des origines du whisky en Ecosse, et au delà :

https://www.youtube.com/watch?v=H86OWmiUMfA

 

 

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 L'écrivain et historien du whisky Charles MacLean, ici sur une des vidéos de la chaîne SINGLEMALT TV sur youtube.com.

 

 

1/ L’ASSEMBLAGE, LE NEGOCE, VOIRE L’ARTISANAT :

 

Parmi les grandes maisons d’assemblage, BALLANTINE’S, propriété de la société Pernod-Ricard, présente ici à travers ce film publicitaire, l’histoire de ses blended whiskies :

https://www.youtube.com/watch?v=ooXT61ssVmc

 

 

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 La gamme régulière de BALLANTINE'S. Photo © Grégoire Sarafian

 

Egalement cette vidéo sur l’histoire de la marque JOHNNIE WALKER, appartenant à Diageo :

https://www.youtube.com/watch?v=naYciFo3NyQ

 

 

Assez frustrantes, ces vidéos ultra-rapides typiques de l’industrie du whisky doivent presque être vues au ralenti, mais heureusement de temps à autre certaines ont plus de pertinence (en plus ici nous voyons à l’œuvre une femme maître-assembleur, Stéphanie MacCloud, de chez DEWAR’S ce qui n’est pas si courant) :

https://www.youtube.com/watch?v=1qJgcJCsF-Q

 

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Stéphanie MacCLOUD, maître-assembleur chez DEWAR'S en plein travail.

 

 

L’artisanat et le whisky de négoce, lorsqu’ils s’allient avec une exigence d’innovation, ne sauraient être mieux incarnés que par la démarche de John Glaser de COMPASS BOX, à travers ses vidéos souvent très pédagogiques sur ce qu’est le whisky et aussi bien sûr sur ce qu’il pourrait être :

https://www.youtube.com/watch?v=pDCE2PCpRtk

 

 

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 John Glaser de COMPASS BOX lors du Salon Cocktails Spirits, en 2011. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

L’assemblage (exemple ici avec WHYTE and MACKAY, DALMORE) avec une mémorable session entre l’acteur britannique David Hayman et « le nez » qu’est Richard Paterson :

https://www.youtube.com/watch?v=HG4F0NmGpg4

 

 

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Votre serviteur avec Richard Paterson au salon Whisky Live Paris 2013. Photo © Grégoire Sarafian

 

 

 

2/ LA MATURATION :

 

Ici chez GLENMORANGIE :

https://www.youtube.com/watch?v=OsHDpMquLjQ

 

 

Chez GORDON & MACPHAIL (négociant en whiskies depuis 1895) :

https://www.youtube.com/watch?v=sP2ZpsRd7AY

 

 

A l’occasion de la sortie d’un whisky de la distillerie GLENLIVET âgé de 70 ans :

https://www.youtube.com/watch?v=wfKKYpcyfbA

 

 

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 Le fameux fût de GLENLIVET 70 ans ayant donné 100 bouteilles d'un whisky titrant encore 45,9 %.

 

 

3/ LA DEGUSTATION DU WHISKY :

 

En version « destroy », mais argumentée, par l’expert-assembleur Richard Paterson, assembleur chez DALMORE, JURA, et les blends WHYTE AND MACKAY :

https://www.youtube.com/watch?v=YVG1U-faqHY

 

 En version plus décontractée mais tout autant sans concessions par Gerry Tosh, de HIGHLAND PARK :

https://www.youtube.com/watch?v=Boj33DVSILQ

 

 

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4/ ECRIRE SUR LE WHISKY :

 

Dave Broom, écrivain du whisky, explique son travail et la genèse de son « Atlas Mondial du Whisky » (recommandé par votre serviteur) dont la première édition est sortie en 2010 :

https://www.youtube.com/watch?v=en5TQEtGUzM

 

 

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Le fort sympathique Dave Broom, ici avec votre serviteur, lors du salon Whisky Live Paris 2014. Photo: © Constantin Sarafian

 

 

Martine Nouet, écrivain français du whisky, nous parle des associations culinaires avec le whisky, à l’occasion de sa rencontre avec le chef Jean-Michel Noël du restaurant parisien La Zygothèque :

https://www.youtube.com/watch?v=6PQOO-0tfdg

 

 

5/ VENDRE LE WHISKY :

 

Jean-Marc Bellier, directeur de la boutique rue d’Anjou de La Maison du Whisky, expert rédacteur des notes de dégustations des catalogues de la maison et du salon « Whisky Live Paris »présente brièvement sa cave :

https://www.youtube.com/watch?v=r-MvBPyC2mA

 

 

6/ COLLECTIONNER LE WHISKY :

 

Sukhinder Singh, directeur de la boutique The Whisky Exchange à Londres, mais aussi du salon, « The Whisky Show » nous donne quelques conseils pour débuter une collection :

https://www.youtube.com/watch?v=o9j0gf9dbbc

 

 

 

LES DISTILLERIES ECOSSAISES (Sélection):

 

-ABERLOUR :  Alex Robertson, ambassadeur de la distilerie, nous parle dans une vidéo publicitaire, depuis les chais, d'une version ancienne d' "ABunadh", un des tous meilleurs whiskies de la distillerie:

https://www.youtube.com/watch?v=-mXU37tdNk0

Voici ce que pense, sur le même sujet, le célèbre Ralfy Mitchell, qui propose sur youtube.com un blog des vidéos (le sujet principal de son site, d’où le terme de « vlog ») des chroniques de whiskies incluant à la fois des notes de dégustations et des réflexions libres sur des questions relatives au whisky et notamment son marché. Il nous propose ici une critique d’un lot de la version « A ’ Bunadh » (batch 48), et le compare avec d'autres lots.

https://www.youtube.com/watch?v=1-yj61VPPnY

 

 

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Incontournable "A'Bunadh..."

 

 

-ARDBEG : Exemple d'une vidéo publicitaire jouant parfaitement sur l'aspect "terroir" et les éléments, mais aussi les personnes qui font le whisky :

https://www.youtube.com/watch?v=9lJ6D1l8MJ4

 

-ARRAN : Une présentation publicitaire jouant sur une voix off très typée :

https://www.youtube.com/watch?v=8UWHQde49GI

 

-BALVENIE : David Mair & l'assembleur David Stewart, autour du « Double Wood » de 12 ans d’âge dans le fameux chai N°24 :

https://www.youtube.com/watch?v=QzaarBCRxOE

Au sujet du 50 ans d’âge :

https://www.youtube.com/watch?v=3_bj80paaI0

 

 

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David Stewart de BALVENIE au salon Whisky Live Paris 2012. Photo © Grégoire Sarafian

 

 

-BENROMACH : Documentaire publicitaire incluant une présentation des propriétaires, la société de négoce Gordon & MacPhail :

https://www.youtube.com/watch?v=BlIFQNT_lBg

 

-BOWMORE : Un superbe petit film relativement bref, mais bien ancré sur l’apport de la distillerie à l’île d’Islay :

https://www.youtube.com/watch?v=DjlTOnl7GHg

 

-BRORA (& CLYNELISH) avec Donald Renwick, distillery manager de Diageo :

https://www.youtube.com/watch?v=gje3y3cDFqo

 

-BRUICHLADDICH : Evidemment impossible d’évoquer les whiskies d’Islay et bien sûr la distillerie BRUICHLADDICH (qui produit aussi les marques PORT CHARLOTTE et OCTOMORE) sans vous proposer une vidéo avec une interview de Jim McEwan et son style enthousiaste, totalement de parti pris mais irrésistible, ici en plus depuis la distillerie :

https://www.youtube.com/watch?v=uwVMDR5Gbi4

Pour le côté historique, c’est au tour de Mark Reynier de nous parler de la distillerie, en images :

https://www.youtube.com/watch?v=rAa8ADnQJh8

 

 

bruichladdich_distillery_photo_mike_552

 

 

-DAFTMILL : Le célèbre écrivain du whisky Charles MacLean s’entretient avec Francis Cuthbert, le propriétaire de cette nouvelle distillerie (2005) dans les Lowlands :

https://www.youtube.com/watch?v=DjlTOnl7GHg

https://www.youtube.com/watch?v=02DzqhuyVx8

 

-GLENDRONACH : Avec une vidéo publicitaire de 10 minutes plutôt bien faite :

https://www.youtube.com/watch?v=q-4LGp-cncA

 

 

 

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 Joli spectacle dans la cour de la distillerie GLENDRONACH....Photo: © Hugh M.

 

 

-GLENFARCLAS : Une vidéo sur cette distillerie familiale :

https://www.youtube.com/watch?v=fgxh1L3jpLE

 

-GLENFIDDICH : Exemple d’un clip publicitaire très concis (au passage avec du post-rock !) :

https://www.youtube.com/watch?v=TBql1BQpJ9c

 

-GLENGOYNE : Vidéo publicitaire :

https://www.youtube.com/watch?v=mlPScd88c88

 

-The GLENLIVET : Entretien entre Charles MacLean et Ian Logan, ambassadeur de la distillerie et visite rapide de la distillerie :

https://www.youtube.com/watch?v=Wa_ms0yXwAs

 

-GLENMORANGIE : L’assembleur Bill Lumsden nous parle de plusieurs versions du single-malt :

https://www.youtube.com/watch?v=04XD3ZVURJI

 

 

 

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Bill Lumsden lors du Whisky Live Paris 2009. Photo © Grégoire Sarafian

 

Sur le même sujet, Horst Luening, le directeur de la société allemande The Whisky Store (caviste et société de vente par correspondance), nous parle d’une version récente, le « Tusail », dans son style inimitable et souvent discrètement mais sûrement caustique :

https://www.youtube.com/watch?v=3lhS3MxDxAc

 

 

-The GLENROTHES (& Berry Bros & Rudd) :

Une vidéo intéressante, avec Ronnie COX expliquant les origines de la gamme millésimée de la distillerie :

https://www.youtube.com/watch?v=SIbbD4LcHhM

 

 

-HIGHLAND PARK :

Très esthétique, ce film publicitaire sur la distillerie HIGHLAND PARK, jusqu’à la voix du narrateur, accent à l’appui :

https://www.youtube.com/watch?v=7rDDHIWJbqc

Gerry Tosh, le responsable général du département marketing, mais aussi fin sélectionneur de fûts de la distillerie (auteur des fameux « Ambassador’s Cask », entre autres), a enregistré des vidéos sur plusieurs versions du single-malt, que ce soit la gamme régulière ou les éditions limitées, dont celles-ci, ou l’on apprend pas mal de choses sur l’histoire de la distillerie :

A propos du 21 ans d’âge :

https://www.youtube.com/watch?v=sNbSkjn4454

A propos du millésime « 1971 » de la collection « Orcadian Vintage Series » :

https://www.youtube.com/watch?v=sS_LUS9-MeE

 

 

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 L'un des chais de la distillerie HIGHLAND PARK...

 

-KILCHOMAN :

Une interview intéressante d'Anthony Wills par Charles MacLean sur cette ferme-distillerie écossaise de l'île d'Islay :

 https://www.youtube.com/watch?v=sJpBR7p51hc

 

-LAGAVULIN : Une bouleversante interview d’Iain McArthur pour Diageo avec Dave Broom:

https://www.youtube.com/watch?v=ro3HKp_pOwM

 

 

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Iain MacArthur, personnage emblématique de la distillerie LAGAVULIN, qui veille sur les chais depuis plus de 40 ans.

 

Et pour se remettre de nos émotions, une jolie vidéo aussi publicitaire que parodique (Nick Offerman est passé par là !), dans laquelle vous retrouverez également en « guest star », Iain…

Lagavulin,vu par Nick Offerman

 

 

-LAPHROAIG : D’abord plusieurs petites vidéos plutôt amusantes à propos des 200 ans de la distillerie en 2015, puis on passera aux choses sérieuses :

https://www.youtube.com/watch?v=m8Isiyu5FTc

Et comme c’était Noël il y a peu :

https://www.youtube.com/watch?v=UzR9cvsz85g

https://www.youtube.com/watch?v=JZ8-GFGVoko

https://www.youtube.com/watch?v=t_TdFOwEKuo

Un film publicitaire assez long (plus de 26 mn) assez intéressant pour expliquer le fonctionnement comme l’esprit de la distillerie (et d’une distillerie qui tourbe au passage) :

https://www.youtube.com/watch?v=k9Xo900woaU

 

Et enfin un film tourné à l'occasion d'une célébration (diffusée en ligne le 21/09/15) du 200 ème anniversaire de la distillerie:

https://www.youtube.com/watch?v=wGmr5YeOrfE

 

 

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 Une vue que j'aime particulièrement de la distillerie LAPHROAIG. Photo © Hugh M.

 

-OBAN : Diageo a demandé à l’acteur Nick Offerman de présenter de la distillerie OBAN, en lui donnant (j’imagine) carte blanche pour une vision décalée, comme à son accoutumée, assez savoureuse, je dois dire :

Oban, version Nick Offerman

 


-SCAPA : Les films sur cette distillerie nordique (l’autre distillerie de whisky des îles Orcades, ou « Orkney Islands » en anglais) ne sont pas si courants, alors voici celui-ci proposé par son propriétaire Pernod-Ricard, sans paroles, et telle une bande annonce de fiction à suspense :

https://www.youtube.com/watch?v=km1gx4_0DK8

 

 

 

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Eh oui on fait comme on peut quand on doit transporter des fûts sur une petite île...

 

 

-SPRINGBANK : L’ancien légendaire directeur Frank McHardy présente le 10 ans d’âge, véritable porte-étendard de la distillerie :

https://www.youtube.com/watch?v=xpMcwScgIS4

 

Ralfy Mitchell présente une version particulièrement populaire de SPRINGBANK, le 12 ans brut de fût ou "Cask Strenth", avec la ferveur qu'on lui connaît parfois, et que je partage sans réserve pour cette version:

https://www.youtube.com/watch?v=XSpw1WEnnqU

 

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Ralfy Mitchell en visite à la distillerie SPRINGBANK, ici avec Peter Currie, devant le coffre à alcool.

 

Ralfy Mitchell visite cette distillerie artisanale pour laquelle j’ai moi aussi, comme lui, une passion de longue date :

https://www.youtube.com/watch?v=ffIDf_WtKpk

(voir ensuite dans le menu de droite de youtube pour les 6 autres épisodes)

 

-TALISKER : A défaut de photos ou de vidéos de l’intérieur de la distillerie (interdites par Diageo, hélas), une revue (officielle) de la version nommée « 57°North » :

https://www.youtube.com/watch?v=Xn7v1cWczkM

 

 

 

UN BREF PANORAMA DE QUELQUES DISTILLERIES D’AUTRES PAYS :

(Pour la France, voir l’Editorial précédent)

 

 

L’IRLANDE :

 

https://www.youtube.com/watch?v=5-IFMJz1keE

 

 

 

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 La distillerie BUSHMILLS, sans doute la plus ancienne distillerie de whiskey d'Irlande...

 

 

LES ETATS UNIS :

 

Un historique et panorama des différentes distilleries :

https://www.youtube.com/watch?v=wx7unZ7enYg

Impossible de parler des whiskeys de ce pays sans évoquer celle qui est peut être une des 30 meilleures distilleries au monde à mon avis, à savoir BUFFALO TRACE et les distilleries/marques associées :

https://www.youtube.com/watch?v=mzh_RH7rW4k

 

 

buffalo_trace_distillery_outdoor_view1_cp

 L'énome complexe de BUFFALO TRACE...qui s'étend sur pas moins de 20 hectares...

 

Ralfy Mitchell nous donne un bref aperçu (développé dans d’autres vidéos associées) de l’étendue de l’offre des whiskeys du pays :

https://www.youtube.com/watch?v=JvhKbk8-44I

 

 

LE CANADA :

 

https://www.youtube.com/watch?v=IT0JhNPqkKk

 

 

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Impossible de parler de whiskies canadiens sans évoquer la distillerie WISER'S, qui date de 1857, et la plus populaire du pays.

 

 

 

LE JAPON :

 

Généralités :

https://www.youtube.com/watch?v=ZOl6GWZz5x8

https://www.youtube.com/watch?v=LLleQ_XCw34

 

 

Une vidéo publicitaire japonaise à propos de la distillerie YOICHI, du groupe NIKKA :

https://www.youtube.com/watch?v=P-mI3G-x6XY

 

 

 

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 Le splendide millésime 1988 du Whisky Live Paris 2013 dégusté par votre serviteur. Photo: © Constantin Sarafian

 

 

 

Un reportage de CNN sur la distillerie YAMAZAKI du groupe SUNTORY :

 

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 La distillerie japonaise YAMAZAKI qui date de 1923, entourée de jolis cerisiers...

 

 

LA BELGIQUE :

 

Distillerie OWL (Single Malt The BELGIAN OWL)

https://www.youtube.com/watch?v=75Ke853mtI0

 

 

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Trois des productions de la distillerie belge OWL, encore trop méconnue en France...

 

 

LA SUEDE :

 

Distillerie MACKMYRA :

https://www.youtube.com/watch?v=cPQDTWlmlQM

 

 

 

mackmyra_chai_lager_hackeberga_cp

 Un des chais de la distillerie MACKMYRA, au fond d'une ancienne mine...Photo: © avec la permission de la distillerie

 

 

LE PAYS DE GALLES :

 

Distillerie PENDERYN :

https://www.youtube.com/watch?v=OIEMg3FR7YI

https://www.youtube.com/watch?v=FLHCQQoMaNc

 

 

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Trois des versions de PENDERYN disponibles en France ("SherryWood", "Portwood", "MadeiraWood"). Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

L’INDE :

 

Distillerie AMRUT :

https://www.youtube.com/watch?v=l-vyn04uR4E

 

 

 

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 AMRUT "Fusion", la version emblématique de la marque. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Distillerie PAUL JOHN (dégustation d’un de leurs whiskies par Ralfy Mitchell):

https://www.youtube.com/watch?v=oDtNsXUQw5g

 

 

 

paul_john_whiskies_au_wlp_2013

Le stand PAUL JOHN au salon "Whisky Live Paris" 2013. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

L’AUSTRALIE :

 

https://www.youtube.com/watch?v=ly0l-vT-U1s

 

 

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Il a fallu attendre l'année 2009 pour que le public français ait un accès plus large aux whiskies australiens, ici en 2009 au salon "Whisky Live Paris". Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

CONCLUSION :

Pour des raisons de place, j’ai choisi de ne pas évoquer ici d’autres sujets liés au whisky, comme les bars à whiskies, l’art du cocktail, les salons & festivals du whisky, etc…mais cela ne veut pas dire que je n’y reviendrais pas un jour. J’espère néanmoins que cette sélection vous aura donné envie d’en apprendre plus et surtout vous aura donné quelques moments de joie et appris des choses…voir qui sait de vous rendre dans l'une des distilleries en question...Encore une excellente année 2016 !

 

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