Editorial No 30

 

REPORTAGE SUR MON VOYAGE EN ECOSSE EN SEPTEMBRE 2018

MY SCOTTISH JOURNEY IN SEPTEMBER 2018

 

 

A Noter : Mon reportage sera finalement diffusé en 4 parties, correspondant aux 4 jours du voyage, merci de votre patience ! Le reportage complet inclura au total plus de 30 Notes de dégustations en français & en anglais… 

Important Note: My Scottish Journey report will finally be published in 4 parts, related to the 4 days of my journey, thanks for your patience! The full report will include more than 30 Tasting Notes that I have also translated in English…

 

 

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 Aucun doute, nous sommes à EDINBURGH, et partout ou nous allons, son architecture est splendide ! 

 

 

 JOUR 1/DAY 1 :

 

 Mise en ligne le: 11/11/2018 -Mise à Jour du: 13/11/2018

First published : 11/11/2018 -Updated : 13/11/2018

 

 

Photos: Tous droits réservés © Grégoire Sarafian & Olivier L.M. (pour la majorité des photos), sauf si précisé.

Pictures: Copyright © Grégoire Sarafian & Olivier L.M. (for the majority of them), except some, quoted.

 

 

INTRODUCTION :

 

NOTA: A la fin de l’année 2017, en faisant l’acquisition par curiosité d’une bouteille de SIR EDWARD’S « Smoky » dans une grande surface, attiré également par l’offre de voyage en Ecosse sur tirage au sort qui était proposée avec, or j’ai gagné ce voyage pour deux personnes, en voiture, à la date de mon choix. Ne conduisant pas et étant évidemment intéressé par les dégustations dans les distilleries, j’ai fait appel à un ami pour m’accompagner dans ce périple en Septembre 2018. Je tiens à remercier ici chaleureusement la société SIR EDWARD’S et ses partenaires pour l’organisation de ce voyage, à savoir les agences Cestas & Gaéland Ashling, mais aussi bien sûr cet ami, Olivier, qui a été d'une aide et d'un soutien très précieux.

Il s'agissait d'un voyage de 4 jours et 3 nuits,dans les régions des Lowlands (en partant d'Edinburgh), puis des Highlands du Centre & du Sud, en remontant vers le Speyside (« sous-région » des Highlands, représentée à part sur les cartes de whisky étant donné le nombre de distilleries qui y figurent, soit environ 50 sur 128 au total dans le pays), puis les Highlands du Nord (sur une courte partie du séjour, nous avons pu voir la mer, et notamment le fjord "Moray Firth"). L'objectif principal du voyage était de visiter 6 distilleries de whisky, plus si possible ce faisant faire du tourisme & du shopping.

 

 

Sur l'impériale du bus AIRLINK, un express qui conduit de l'aéroport d'Edinburgh à la vieille ville en 30 minutes

 

 

ENGLISH SUMMARY: This journey began by my usual « weekly whisky shelves browsing » in my local supermarket (a huge one), where I noticed a new expression of blended whisky SIR EDWARD’S called “SMOKY”. With the bottle a printed paper came along, proposing the bottle’s buyer to possibly win a 4 days journey to Scotland for 2 people by lucky draw, after having answered a simple question. I won this draw (which I didn’t get it was a tour by car-I don’t drive-so I asked a very good friend, Olivier, to come with me & be the driver and he accepted-you’ll see him in some pictures. He’s been very helpful so I thank him here again…) & chose the beginning of September this year to travel to Scotland. My plan was to try to visit 6 distilleries in 4 days, if possible do some tourism & shopping, this with a 3 nights stay already chosen by the organizer of this travel at 3 different locations, from Edinburgh to Northern Highlands. I want to thank here warmly the sponsor of this journey, SIR EDWARD’S blended whisky brand & the 2 travel companies working to help apply this lucky draw, French agencies Cestas & Gaeland Ashling.

 

 

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 Le prestigieux fabricant de kilts d'Edinburgh, qui vend aussi de nombreux autres articles écossais. Une visite impressionnante...

 

 

Malgré quelques péripéties essentiellement concentrées sur l'arrivée à Edinburgh (problèmes liées à la location de la voiture, rendue plus fastidieuse vu la taille gigantesque de l’aéroport…) et sur le départ vers Paris du même aéroport (perte de samples car mauvaise anticipation de ma part des contrôles de douane concernant les liquides...très réglementés), je dois dire néanmoins que l'objectif (de faire 6 distilleries en 4 jours) a été atteint, même si mon programme je le reconnais était un peu trop ambitieux et serré côté timing. Ceci a pu être réalisé aussi parce que la variable d'ajustement a été le repas (nous avons du renoncer à plusieurs des étapes prévues au profit d’une restauration rapide en supermarché ou au centre d'accueil des distilleries-attention, il n’existe cependant pas toujours d’offre de restauration rapide dans ces lieux !-DALMORE par exemple, n’en avait pas) pour plus de réalisme, c'est à dire nous permettre d'arriver à tenir notre objectif de visites et d’arriver à l’heure à ces visites pour assister aux visites guidées (réservation de nombreux mois à l’avance conseillée, voire parfois à confirmer par téléphone peu avant). Par ailleurs, nous avons eu beau temps presque tout le temps, ce qui est appréciable (juste un peu de temps gris et quelques gouttes).

 

 

 

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 Le monument à Walter Scott, grand écrivain écossais (1771-1832), près de la gare Weverley Station, à Edinburgh.

 

 

ENGLISH SUMMARY: Despite a few problems concentrated in Edinburgh (time lost for car renting issues, and customs at the return-too many samples) at the beginning & the end of our round-trip, all the rest, the essential, went very well and I’m proud (& relieved) that we manage to stay on course despite a hectic schedule (2 distilleries per day is possible to do but maybe difficult if any delay occurs, the ideal being probably only 1 per day, for a total of 6). When our schedule was too tight & we were going to be late for the next distillery visit, we decided to forget about the nice pub or restaurant we planned to eat in to just grab a sandwich somewhere or try the distillery’s café (make sure you check if they have one providing food because all do not-DALMORE, for instance did not have any food in his bar). Guided Tours in Scottish distilleries are often proposed on several options formulas, from the cheapest (around £ 10) to the most expensive ones (between £ 50 & 80, sometimes up to £ 500). All these tour provide a distillery visit (partly or fully), and often one or several drams offered at the end of the visit. Drivers are encouraged not to taste any whisky, but rather take samples to taste later, or buy the driver’s kit on some places (with empty samples & sometimes goodies as well). And, before I forgot, we had a great sunny weather almost all the time, except a few moments (cloudy, and a bit rainy).

 

 

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 Deux vues de la carte d'Ecosse (un peu tronquée ici) pour montrer notre périple, en haut le circuit global,

en bas le passage dans la région du Speyside, ou sont concentrées près de 50 distilleries (sur 128).

 

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Il y a souvent plusieurs formules de visites guidées (« distillery tours ») proposées, de la moins chère et la plus courte (autour de 10 €) à la plus chère longue et la plus longue (entre 57 et 90 €, parfois même jusqu’à plus de 500 €). Elles comportent toutes une visite de la distillerie (en tout ou partie), et souvent la dégustation d’un ou plusieurs whiskies à la fin de la visite. Les conducteurs sont fortement incités à ne pas déguster, et un kit leur est parfois remis (ou vendu) à l’arrivée afin de les laisser mettre dans de petites bouteilles leurs whiskies en dégustation, pour les goûter plus tard.

 

 

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Chez ABERFELDY, les devises du fondateur Tommy Dewar ponctuent tout le parcours de visite, et c'est un régal !

 

 

 

*Jour 1 : Dans les LOWLANDS / EDINBURGH (Mercredi 5 Septembre):

 

Parce que nous avons perdu beaucoup de temps à l'aéroport, nous avons du réduire la visite de la ville de 3 heures à 1 heure seulement...donc cela s'est résumé à visiter à pied qu'une partie seulement du Royal Mile (on a fait un peu de shopping surtout touristique) près de Weverley Station ou nous a laissé la navette/bus Airlink...mais au positif, comme le bus traverse la ville, et que nous nous sommes mis sur l'impériale, à l’étage, cela nous a permis d'en prendre plein les yeux....Peu de photos possibles en mouvement hélas, mais je peux attester de la beauté de la ville, et notamment la vieille ville...splendide, vraiment !

 

 

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 La vieille ville d'Edinburgh, la magie de ses pierres, et de son architecture, le long du Royal Mile.

 

 

Parmi les adresses de shopping que je peux vous conseiller dans Edinburgh, il y a le magasin CRANACHAN & CROWDIE (merci à Susan de son chaleureux accueil, ainsi qu'aux patronnes du lieu, Beth & Fiona), au 263 Canongate, près du Musée d’Edinburgh, ou vous trouverez des produits artisanaux écossais, dont des oatcakes (gâteaux d'avoine). Je tiens d’ailleurs à remercier au passage également la marque d'oatcakes STOCKAN’S qui a gentiment proposé de me livrer un assortiment à cette boutique car ils ne sont pas en vente en France et je ne savais pas ou les trouver en Ecosse non plus-succulents et indispensables dans une dégustation de whisky digne de ce nom, ce sont pour moi les plus réussis...), des shortbreads, des produits régionaux divers y compris des produits de toilette utilisant des ingrédients régionaux comme des algues des îles Hébrides. A signaler, la boutique propose des dégustations de gin écossais, dont elle aligne fièrement pas moins de 35 références (j’ai pu déguster le gin LUSSA, d’une grande délicatesse). Il faut souligner qu’actuellement l’on assiste à un véritable boom du gin écossais, avec, d’après la Scottish Gin society plus de 115 références !

Autre chose étonnante (pour moi en tout cas) à signaler, à Edinburgh, c’est le nombre de boutiques (c'est aussi le cas à Inverness), ou l’on vend des T-shirts, écharpes, accessoires liées aux différents clans écossais, mais par contre, curieusement, pas moyen de trouver des sets de table souples ou rigides à décoration écossaise. Il semble que ce ne soit pas d’usage local.

 

 

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 Le choix intéressant et sourcé de manière pointue de la boutique CRANACHAN & CROWDIE.

 

 

ENGLISH SUMMARY: Because we lost some time at the airport, we only had less than an hour time to visit Edinburgh, unfortunately, so except the view we had from the upper deck of our double-decker Airlink bus, we did only walk along the Royal Mile for a short time, so we didn’t enter in any whisky store, but quickly did some shopping, mainly in CRANACHAN & CROWDIE (thanks to Susan for her warm welcome, on behalf of the 2 owners, Beth & Fiona) , specialized in traditional or craft goods, food & Scottish gins (35 gins were on display & some available to try, I just had time to taste one named LUSSA, which was very good & delicate). Scottish Gin society who has an interesting pictured list of all gins made in this part of the country answered me they were actually up to 115 different references now, and it’s growing fast.

I want here also to thank warmly Moira from STOCKAN'S oatcakes, who helped me find her products (they're not available in France) and sent me to pick up at CRANACHAN & CROWDIE a full "tasting set" (let's recall to people how great it is to have these oatcakes during whisky tastings, to help reset your palate between 2 tastings as well as to have something natural & "partly neutral" do eat as well). They were much appreciated and I have to say almost finished, with a high level of satisfaction !

 

 

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 LUSSA, un gin artisanal très délicat et très floral, fabriqué par une femme, recommandé !

 

 

 

Autour de BLAIRGOWRIE (Mercredi 5 après midi, puis nuit):

 

-ABERFELDY Distillery/DEWAR'S World of Whisky(centre de visiteurs commun à la distillerie & au blended whisky DEWAR'S):

ABERFELDY, PERTHSHIRE, PH152B (via l’A827 en venant D’EDINBURGH, via PERTH, par l’A9)

A propos de la distillerie, en bref :

ABERFELDY appartient au groupe BACARDI-MARTINI, au sein du quel sont également les distilleries de malt AULTMORE, CRAIGELLACHIE, The DEVERON (MacDUFF distillery) & ROYAL BRACKLA. Le groupe possède également la société d’assemblage et marque de blended whisky DEWAR’S dont le single malt ABERFELDY est le coeur. Toutes ces distilleries ainsi que le blended whisky ont été récemment (fin 2014) remises en valeur par le designer Stranger & Stranger, commissionné par le propriétaire, avec un nouveau conditionnement pour toute la gamme et une mise en valeur de single malts, qui, hormis ABERFELDY, voire The DEVERON, étaient autrement considérés un peu vulgairement comme des « remplisseurs » (« fillers ») de blends pour DEWAR’S, avec de très rares mises en bouteille officielles en temps que single malt. Je dois dire que le travail accompli a été remarquable, donnant une vraie identité à chaque marque ou distillerie.

 

 

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 Tout comme chez STRATHISLA avec CHIVAS REGAL, ABERFELDY est le coeur du blend DEWAR'S, donc très présent sur le site.

 

 

ABERFELDY est une distillerie fondée en 1896 par John & Tommy Dewar (ce dernier était célèbre pour ses aphorismes) dans les Highlands (entre le centre et le sud, « en dessous » de la région du Speyside), afin de produire un single malt pour alimenter, dans sa presque totalité au départ, son blended whisky du nom des fondateurs. La production ne débutera en 1898, mais la distillerie considère que son existence remonte jusqu’à 1846, date de la création de blended whiskies par John Dewar, dans une épicerie située à Perth. La capacité de production de la distillerie est de 3,4 millions de litres d’alcool pur par an, elle dispose pour ce faire d’une cuve de brassage («mashtun ») en acier inoxydable de capacité de 7,5 tonnes, de 8 cuves de fermentation (« washbacks ») en acier inoxydable, plus 3 en mélèze (« larch ») de 14000 litres de capacité, et dont le plus ancien a 46 ans d’âge, ainsi que d’une chaudière (« boiler ») à biomasse pour réduire l’empreinte carbone de la distillerie (cela a réduit de 90 % la production de gaz à effet de serre pour un coût initial de 1,2 million de livres).

La distillerie dispose de 4 alambics, dont les 2 alambics de spirit produisent un alcool dont le titrage s’élève à 78 %, avec un coeur de chauffe situé entre 68 et 75 %. Les 3 seules sortes de fût utilisés par la distillerie en élevage sont le fût de chêne américain (« American Oak »), le fût de Xéres de grande capacité (« Sherry butt »), et enfin le fût reconstitué (« Hogshead »), qui peut être fait des 2 types de fûts précédents comme de fût de chêne européen (« European Oak ») ayant contenu soit du Bourbon, soit du Sherry). Les plus anciens fûts de la distillerie (une question que j’ai posée à chaque distillerie visitée, sauf la dernière, très jeune, évidemment) sont âgés de 30 à 35 ans, la direction considérant qu’au-delà de cette limite, l’influence du bois est trop importante pour l’alimentation des blended whiskies DEWAR’S.

 

 

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 Une splendide et assez ancienne distillerie, sur un superbe site, très plaisant à visiter.

 

 

Ma visite : Une visite exceptionnelle, tant pour la qualité de l’accueil que pour les prestations, ce malgré le fait que les chais soient vides ou presque (un fût est rempli pour les dégustations, les autres, vides sont placés « en situation », pour les visiteurs), car tout vieillit près de GLASGOW pour alimenter en grande majorité le blended whisky DEWAR'S....Photos des chais possibles, mais le reste non (une constante hélas, de plus en plus, dans la majorité des distilleries visitées et aussi d’après les retours amicaux reçus). Belle surprise en arrivant, même pas besoin de montrer ma carte, j’ai été identifié rapidement, avec un grand sourire ("on sait qui vous êtes !") et comme nous n’avions pas pu déjeuner en partant d’Edinburgh, j’avais eu l’idée qu’on aurait pu le faire sur place car un café existait là-bas. En attendant notre visite guidée, nous avons pu le faire et je dois dire que cela a dépassé nos espérances (des sandwhiches comme seuls les écossais savent les faire, et un dessert succulent-tarte à la banane & aux cerises). Un grand merci notamment à Richard Devlin (notre guide), Ross Dennis (à l'accueil, également guide), et à Michelle Jones, responsable de la boutique, mais aussi de la mise en bouteille des single-casks exclusifs de la boutique.

 

 

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 Gros coup de chance, les baies vitrées de la salle des alambics étaient ouverts durant notre visite...

 

 

La visite a débuté par celle du musée consacré au blended whisky dont ABERFELDY est le coeur, à savoir DEWAR’S :

Un superbe musée dédié à l’histoire de la famille DEWAR, créateurs du blended whisky DEWAR’S au XIX ème siècle, avec des bouteilles très anciennes, un cabinet de l’assembleur, avec ses innombrables flacons, des archives au mur et une présentation plus moderne avec une roue des arômes géante complète le tableau. La visite comprend aussi le visionnage d’un petit film historique dans une petite salle ou figurent de savoureuses anciennes publicités pour la marque. Puis ce fut le tour de la distillerie, dont les installations et les chais sont bien entretenus.

 

 

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 Des bouteilles du début du XX ème siècle, dans la partie "musée DEWAR'S" de la distillerie.

 

 

En début de visite, notons la salle consacrée à l’assemblage du premier DEWAR’S de l’histoire, le « White Label » en 1899, avec un meuble d’échantillons (factices), mais aussi des fûts (vides, aussi, mais c’est symbolique et fait honneur à ces références) notamment de whisky provenant de distilleries aujourd’hui disparues, comme par exemple BANKIER, BO’NESS & ROSEBANK (toutes trois des distilleries des Lowlands), ou BANFF, ISLA, TOMDACHOILL (des Highlands), KYNTIRE (Campbeltown), DALLAS DHU & PARKMORE (Speyside),mais bien sûr aussi des distilleries toujours en activité, dont bien sûr ABERFELDY, mais aussi ROYAL BRACKLA (toutes deux des Highlands), mais aussi DAILUAINE (Speyside). Bien sûr, il en va de même pour les distilleries de grain (Lowlands) avec CARSEBRIDGE (fermée) & PORT DUNDAS (ouverte). De retour au centre des visiteurs, l’on comprend alors vite pourquoi 3 prix ont été décernés à cet établissement, le « Meilleure Attraction Visiteurs de l’année 2018 » & aussi « prix d’Excellence en Tourisme & prix d’excellence en Loisirs », de la chambre de commerce du Perthshire, car tout est fait de manière didactique.

 

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 Richard, notre guide, nous explique comment, grosso modo, le premier blended whisky de la marque fut créé,

et les fûts ci-dessous, dont certains portent le nom de distilleries fermées, symbolisent l'étendue de la palette de l'assembleur.

 

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Un de mes aphorismes préférés de TOMMY DEWAR...: "La seule chose que vous obtiedrez en vous pressant, ce sont les ennuis"!

 

 

Nous avons eu la chance de pouvoir faire le « Connoisseur tour », durant lequel nous avons eu droit à plus 7 dégustations, dont une version spéciale de CRAIGELLACHIE (distillerie appartenant au même groupe), et sur ma demande j'ai pu déguster non pas 1 mais 2 « B.Y.O. » (« bottle your own » = fût disponible pour les visiteurs de la distillerie seulement pour remplir eux-mêmes leur bouteille et repartir avec) dont un 19 ans brut de fut véritable « sherry monster » ! (whisky très marqué par son élevage en fûts ayant contenu du Xérès).

 

 

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 Richard a été un guide précieux (ici nous pouvons voir la part des anges sur deux fûts dont les têtes ont été remplacées par du verre.

 

 

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 Ci-dessus le fût N°29, rempli de sherry de premier remplissage ("First fill sherry cask"), absolument splendide !

 

 

Anecdote intéressante: En 1986, une « capsule temporelle centenaire » a été enfermée sous la statue d'un soldat en uniforme des régiments des hautes terres (« The Dewar Highlander » située dans le parc de la distillerie) et censée n’être ouverte qu’en 2086. La statue en acier inoxydable de 3,66 m de hauteur, créée par le sculpteur Bruce Hoheb, pour le compte de la Mosler Corporation qui a été chargée de la réalisation de ce projet. La capsule elle-même, de forme cylindrique, mesure 71 cm de haut et pèse 45 kg. Elle contient notamment une bouteille de DEWAR’S « White Label », mais aussi des microfilms avec des messages, des lettres de professionnels du whisky comme de simples particuliers ayant gagné à un tirage au sort. Voir photo ci-dessous :

 

 

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 La superbe statue de "Highlander" devant la distillerie cache une capsule temporelle, ce qui n'est pas courant !

 

 

ENGLISH SUMMARY: Because of a lack of time & space, I won’t be translating each distillery’s full description, but rather my impressions about my own visits & short translations of my tasting notes: Here at ABERFELDY, I had an exceptional visit I have to say, with the “Connoisseur Tour” that comprises both DEWAR’S World of Whisky blended whisky brand Museum, a full distillery tour & 7 whiskies to taste, including several straight from the casks (The Cask Tour”).

I also wanted to point the exceptional tour relating to the staff welcome quality (from Richard Devlin, our Tour guide, to Ross Dennis (another tour guide & Dewar museum staff, but also to Michelle Jones, who is head of the distillery shop sales), which makes you understand why the distillery has been awarded “Best Visitor Attraction of the Year” 2018, but also “Excellence in Tourism & Leisure” awards from the Perthshire Chamber of Commerce Business Star Awards. As we hadn’t had time to have a lunch since our arrival in Edinburgh in the morning, we chose a sandwhich with salad & piece of cake and didn’t regret it (top quality ingredients & top cooking, there !).

 

 

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 Une partie de l'immense salle d'accueil des visiteurs, ici le comptoir de restauration rapide, avec des produits d'une qualité rare !

 

 

In the museum part, an educational short movie explains the DEWAR’S story & other rooms display old advertisings & old bottlings, a gigantic tasting wheel (with smells !), a reconstitution of the company’s old blending lab & between other things, a warehouse room showing casks of all the distilleries supposed being part of the first DEWAR’S “White Label” blended whisky batches around 1899, including the closed ones, such as for instance BANKIER, BO’NESS & ROSEBANK (both distilleries from the Lowlands-see pictures), or BANFF, ISLA, TOMDACHOILL (from the Highlands), KYNTIRE (Campbeltown), DALLAS DHU & PARKMORE (Speyside) but also still active distilleries such as of course ABERFELDY, but also ROYAL BRACKLA (both from the Highlands), or DAILUAINE (Speyside). Of course, it’s the same for the grain distilleries (all in Lowlands), with for instance CARSEBRIDGE (closed) & PORT DUNDAS (opened). About the tastings, we had those from the “Cask Tour”, plus the “Connoisseur’s Tour”, plus one dram picked up by myself to compare it to another one (see list below), so 8 dram...

 

 

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Le fût ayant contenu un Bourbon de 17 ans d'âge, à embouteiller soi-même, avec l'assistance du personnel.

 

 

An interesting story: In 1986, a centennial "Time Capsule" has been placed under « The Dewar Highlander » statue which is in the park in front of the distillery. It is supposed to be opened 100 years after, so in 2086. The stainless steel statue is 12 feet tall & has been created by sculptor Bruce Hoheb, on behalf of the Mosler Corporation who was chosen for this project. The capsule itself, of a cylindrical shape, is 28 inches high & weights 100 pounds. It contains a bottle of DEWAR’S « White Label », but also microfilms with messages, letters from retailers or other pros related to Dewar's, but also letters from winners of sweepstake entries. See the picture a little more above.

 

 

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 L'une des tables préparée pour les dégustations d'après la visite de la distillerie...

 

 

 

Versions en dégustation à la distillerie  durant notre visite:

(Expressions available to taste during our visit)

 

 

-DEWAR’S 12 ans, « The Ancestor », 40 % (Blended Whisky):

A noter, tout comme les blended whiskies de la marque Whyte & Mackay, mais aussi plusieurs whiskies de la marque Compass Box (mais ce n’est pas le cas en revanche pour la plupart des blended whiskies), les différents composants (whiskies de grain et whiskies de malt) sont maturés séparément, puis ensuite mis à marier durant 6 à 8 mois. Un blended whisky de caractère, complexe, crémeux et avec de belles notes de chocolat au lait, de praline, de fudge, voire même avec une pointe de caramel au beurre salé, mais aussi de fruits secs (raisins, dattes, noisettes) évoquant la présence significative de fûts ayant contenu du Sherry. Certains lots sont plus “plats” que d’autres. Note confirmée: 88,5/100 (lot de 2012) & 86/100 pour un lot plus récent, de 2018 (la version repackagée “The Ancestor” date de 2016) donne un profil plus sec, davantage boisé & épicé, avec une touche plus nettement fumée.

ENGLISH SUMMARY (E.N.):Foreword (FW): Contrarily to the most numerous blended whiskies on the market, this brand (& only a few others including Whyte & Mackay and some Compass Box references), chooses to marry the different component (grains & malts) for a further period of 6 to 8 months, after having aged them in separate casks. Tasting Note (T.N.): My notes are mainly about the previous version of the 12 yo, a complex blended whisky with some character, creamy, with delicious notes of milk chocolate, praline, fudge, even salted caramel fudge, dried fruit (sultanas, dates, hazelnut). Some batches are more interesting than others, some may be a bit flat. Confirmed rating: 88,5/100. For more recent batches (it has been repackaged and is now called “The Ancestor”), the rate is slightly lower (86/100). This more recent expression (renamed “The Ancestor” in 2016-tastings from 2016 & 2018) has a bit drier profile, with more wood & spices, and a more apparent touch of smoke.

 

 

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 Le 12 ans d'âge a régulièrement changé de conditionnement ces dernières années, mais demeure une valeur sûre en matière de blended whisky.

 

 

-ABERFELDY 12 ans, 40 % (Single Malt):

Rappelons qu’ABERFELDY est le coeur du blended whisky DEWAR’S et que cela s’en ressent dans le résultat (le blend est marqué par les notes aromatiques de ce whisky). ABERFELDY 12 ans est un single malt doux, très fondu & très malté, avec une dominante de caramel (naturel et ajouté), mais aussi du miel, des fruits secs dont des noisettes, des raisins secs, mais aussi des pommes cuites, une pointe de poivre noir et de gingembre en finale, apportant une légère amertume après une attaque et un milieu de bouche plutôt liés à une certaine sucrosité. Une version à 43 % serait la bienvenue. Note confirmée: 87/100

E.N.: One must know that ABERFELDY single malt is in the heart of the blended whisky DEWAR’S. You can feel that in the result : This 12 years old is a smooth single malt, with almost all the flavours melted together, very malted, with dominating caramel (both natural & artificial-E150a), but also some honey, dried fruit (hazelnut, sultanas), baked apples, a hint of black pepper & ginger in the end, bringing a slight bitterness, after a more sugary palate. A 43 % abv version of this one would have been welcomed. Confirmed rating: 87/100

 

 

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 Un single malt délicat et bien malté pour découvrir en douceur le style de la distillerie.

 

 

-The DEVERON 12 ans (MacDUFF Distillery), 40 % (Single Malt):

A noter, un single malt (anciennement nommé GLEN DEVERON) qui renaît de ses cendres grâce au « grand remaniement » de 2014/2015 ou l’agence Stranger & Stranger a refait les conditionnements des 5 single malts de BACARDI et du blend DEWAR’S et ou le sélectionneur assembleur des whiskies, Stephanie McLEOD, a entièrement repensé la gamme et a apporté beaucoup de personnalité a ses sélections (par exemple pour relancer la distillerie ROYAL BRACKLA et sélectionner les nouveaux AULTMORE & CRAIGELLACHIE). Le profil discret de The DEVERON est toujours là (voire plus discret que jamais ?), avec une dominante maltée, miellée, des herbes fraîches aussi, mais il gagne en éléments un rien salins et marins (la distillerie est située à moins d’un kilomètre de la mer, dans les Highlands de l’Est), certes discrets, en éléments végétaux aussi (mais moins que les nouveaux ROYAL BRACKLA officiels) et un joli fondu aux résonances minérales. Petit reproche, quelques degrés de plus seraient tout de même les bienvenus…Note (estimation): 86/100

E.N.: (FW): This single malt, previously named GLEN DEVERON comes from the MacDUFF distillery, has been completely rebranded in early 2015 by the Stranger & Stranger agency (as well as the 4 other single malts brands & the DEWAR’S blend as well). Master-blender Stephanie McLEOD has also brought quite some character to her selections (recipes), for instance to relaunch ROYAL BRACKLA as an official brand, but also AULTMORE & CRAIGELLACHIE (first new official brands on the market for a long time). T.N.: The DEVERON has always been a discrete whisky, so it is still the case (or even more now?), with mainly malty, grassy & honeyed aromatic palette, but it gets also newly some salty & maritime elements (note that the distillery is located at less than a kilometer from the sea, in the Eastern Highlands). It also has some green elements (ok less than in the new ROYAL BRACKLA), but less than in the new official ROYAL BRACKLA range & within the flavors melting, a nice mineral touch. A little criticism, a bit higher abv would have been appreciated. Rating (under reservations): 86/100

 

 

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Le The DEVERON 12 ans d'âge de nos jours, totalement reconditionné, avec son look à l'ancienne (merci à The Whisky Exchange pour la photo).

 

 

-DEWAR’S 25 ans, 40 % (Blended Whisky):

A Noter : Cette référence “De Luxe” avec compte d’âge remplace le prestigieux « SIGNATURE », qui n’en avait pas, mais dont on nous assure qu’il comportait des single malts âgés de 27 et 30 ans. Je n’ai pas pu faire de face à face avec l’ancienne version, mais de mémoire (car je possède une bouteille de l’ancienne version), le nouveau 25 ans est tout aussi remarquablement fondu, peut être juste un peu plus ferme de profil (davantage boisé & épicé, plus un léger fumé) que le « SIGNATURE », ce avec le même titrage toujours un peu trop réduit à mon avis (même reproche à faire aux ABERFELDY & The DEVERON de la gamme classique). Ne vous y trompre pas, c'est un grand blended whisky. Note (estimation): 87/100

E.N.: (FW): This “De Luxe” with age statement Blended whisky replaces the previous & prestigious “Signature” expression that didn’t held any age statement but contained old single malts aged of 27 to 30 years old. T.N.: I own a bottle of that old version but couldn’t do yet a “face to face” comparison with that new 25 y.o. bottling which I only tasted there. However, I can tell that the new one is as remarkably melted as the “Signature”, but maybe a little more tight in terms of profile (woodier, spicier, and with a bit more smoke coming through). I also regret (as for the “Signature”) it’s too low abv (same reproach for the ABERFELDY’s & The DEVERON’s core range as well). But don't get me wrong, it's a great blended whisky. Rating (under reservations): 87/100

 

 

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Le DEWAR'S 25 ans, qui remplace le "SIGNATURE", un blend exceptionnel, là aussi totalement reconditionné (merci à The Whisky Exchange pour la photo).

 

 

-CRAIGELLACHIE 21 ans, Sherry Casks, for The Craigellachie Hotel (exclusive bottling-510 bottles), Cask Strength, 57,3 % (Single Malt):

Un superbe whisky, avec beaucoup de personnalité, embouteillé pour le prestigieux Craigellachie Hotel, vendu dans la boutique de la distillerie ABERFELDY (£ 350 = 400 €). Au nez (plutôt riche), il dévoile de belles notes pâtissières (fruits confits variés, loukoums & glacage de Mille-feuilles), belles notes végétales (thé Earl Grey & noir, légère note mentholée, feuille de tabac à cigares cubains), bois précieux (bois de santal), florales (fleurs capiteuses, dont du lys) et épices variées. En bouche, il y a à la fois un fondu remarquable et suffisamment de personnalité et de punch pour se distinguer des versions de la gamme régulière. Le mélange de notes de loukoums, fruits confits, mais aussi fruits secs maintenant, de boisé subtil, de beaux éléments végétaux et épicés (poivre 5 baies, gingembre) et de fleurs capiteuses (lys) est très attirant. Avec quelques gouttes d’eau, son fort caractère (et le titrage est élevé) s’assagit pour laisser s’exprimer toutes ses qualités. Envoûtant. Ce single malt me rappelle les meilleures mises en bouteille de la gamme officielle « Rare Malts Selection » d’U.D.V. (le nom de DIAGEO avant 1997, pour faire court). Note confirmée (ayant eu la chance d'en sampler un peu) : 94/100

 

 

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Pourquoi un CRAIGELLACHIE ? Parce que cette distillerie appartient également, comme ABERFELDY, au groupe Bacardi-Martini.

 

 

E.N.: (FW): This superb whisky, with a lot of personality, a limited edition (510 bottles) has been bottled especially for the famous Craigellachie Hotel, and is sold at the ABERFELDY shop (£ 350). On the nose (rather complex), it reveals beautiful pastry notes (varied candied fruit, Turkish delights & icing of French “Mille-feuilles” pastry), beautiful green notes (black & Earl Grey tea, a slightly mentholated note, Cuban cigars tobacco leaves), precious wood (sandal wood), floral notes (heady flowers, including lily of the valley), and varied spices. Confirmed rating (as I had the chance to save some): 94/100

 

 

 

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 Un grand merci au personnel pour l'opportunité de déguster cette merveille, mise en bouteille pour le prestigieux CRAIGELLACHIE hotel.

 

 

-ABERFELDY Millésimé « 2001 » (available as « Bottle your own »/”Hand Filled” whisky, here in 2018), Single Cask (Cask N°21731-Bourbon), 57,3 % (Single Malt): -cf dram du « Cask Tour », inclus dans le « Connoisseur Tour » : 

A noter : Il s’agit d’un des whiskies à embouteiller soi-même à la distillerie (celui en tout cas le plus mis en évidence-voir photos-l’autre étant un Sherry cask plus âgé chroniqué plus bas), provenant d’un fût de Bourbon unique. Un single malt puissant, assez astringent, tannique, laissant un peu le distillat s’exprimer mais pas trop, mais tout de même intéressant (joli boisé, vanille, agrumes, épices). L’eau nous soulage un peu, mais ne suffit pas à appréhender ce whisky de manière totalement satisfaisante (le bois est très actif, trop actif pour moi). Prix: £ 100 / Note sous réserve (estimation seulement car échantillon “perdu” à l'aéroport...): 85/100

E.N.: This one is the current “hand filled” or say bottle your own Bourbon single cask one, for £ 100 (the other one is an older Sherry cask reviewed below). A powerful single malt, with quite some astringency, tannic, and which doesn’t let much the spirit express ifself. Not a uninteresting one though (some nice wood, citrus fruit, vanilla, spices). Water helps us being a bit relieved from the alcohol, but never completely (the oak is too active here). Price: £ 100. Rating (under reservations-here, because I “lost” the sample at the airport): 85/100

 

 

Une très belle présentation pour cette bouteille disponible seulement à la distillerie.

 

 

-ABERFELDY Millésimé « 1999 » (previously available as « bottle your own », but sold out, 2018), Single Cask (Cask N°29-First Fill Sherry), 55,1 % (Single Malt):

A noter : Il s’agit d’un des whiskies à embouteiller soi-même à la distillerie (mais plus disponible, hormis pour la dégustation lors de la visite du chai-voir photo). Provenant d’un fût de Sherry unique, c’est un splendide single malt, assez puissant, plutôt épicé, certes, modérément tannique, mais gorgé de fruits mûrs (abricots, dattes, figues, pêches et oranges très mûres), et également chocolaté et malté. Sublime ! Note estimée à (échantillon « perdu »): 94/100

E.N.: This one is a “bottle your own” single cask (N° 29) that is also the one we tried in the warehouse, a splendid First fill Sherry cask, powerful, rather spicy, but moderately tannic, also full of ripe fruit (apricots, dates, figs, peaches & over-ripped oranges), but also malty & chocolaty. Sublime! Unfortunately it is not available for sale, but only to taste during the guided tour. Rating (under reservations-here because I “lost” the sample): 94/100 Rating

 

 

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La version chroniquée ci-dessus n'est pas mise en bouteille, mais réservée à la dégustation dans les chais. Elle devrait cependant ressembler à celà !

 

 

Au bar, de la distillerie, pour comparer :

-ABERFELDY Millésimé « 1999 » (available as « bottle your own », on demand, here in 2018), Single Cask (Cask N°20658-First Fill Sherry), 60,6 % (Single Malt) :

A noter : Il s’agit d’un des whiskies à embouteiller soi-même à la distillerie (mais pas dans le même lieu que la version Bourbon-voir photos), provenant d’un fût de Sherry unique, différent du fût N°29. L’on peut aussi acquérir, si l’on est pressé (ce que j’ai fait, avec la bouteille N°25), une bouteille pré-remplie par le personnel, numérotée et datée. Un single malt très puissant, sec, tannique, très boisé, et qui demande du temps pour s’ouvrir et révéler ses qualités fruitées, maltées & chocolatées surtout. Le nez, somptueux, est très marqué par le Sherry, avec de belles notes de fruits secs (dattes, figues, raisins), de fleurs capiteuses, de dense chocolat noir et d’épices (piment d’Espelette, poivre noir). Le malt est très présent aussi, teinté de chocolat (Ovomaltine), et, avec un peu d’eau, de subtiles notes végétales s’y ajoutent (végétation de sous-bois, champignons, thé noir). La bouche reprend toutes ces notes au millimètre près, et les fonds dans un tout au départ difficile (ce whisky demande un temps d’aération, et un peu d’eau, pour « mater » le bois très présent, les épices et une certaine sécheresse), puis elle évolue vers un peu plus de sérénité et de calme, sur un leitmotiv toujours chocolaté et malté plus que fruité. Moins flamboyant que le fût N°29, ce fût 20658 est tout de même superbe et traduit assez bien les qualités du single malt ABERFELDY, et ce « sans filtre ». Notes confirmées d’après ma bouteille (N°25): 93/100

 

 

 

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A gauche la version "Bourbon cask", et à droite, la version "Sherry cask", toutes deux pré-embouteillées ici pour les personnes pressées !

 

 

E.N.: This one is a “bottle your own” single cask, to be bottled oneself at the distillery, or to pick within the pre-bottled by the staff ones available for customers in a hurry (thing which I did). It is not exactly the same than the cask N°29, but it is very good as well. Note that it is not the one that’s more visible, presented before the cask in the distillery shop, but rather on the shelves around. T.N.: This is a powerful single malt, dry, tannic, very woody, which needs time & a bit of water to open up & reveal all its qualities, wether they are fruity or malty & chocolaty. The sumptuous nose is dominated by the Sherry, with beautiful dried fruit notes (dates, figs, sultanas), heady flowers, dark & thick chocolate, spices (French -mildly chilli- pepper called “Piment d’Espelette” & black pepper). The malt here is very upfront, linked to chocolate (Ovaltine mainly) and, with a few drops of water, some subtle green notes appear (forest moss, mushrooms, black tea). On the palate, very faithful to the nose, all these notes appear progressively, after the initial burst of alcohol & dry wood & spices, that one has to use some water to tame. Then it can evolve to a more serene profile, and display its more chocolaty & malty than fruity profile. Less spectacular than cask N°29, despite my reservations, it translates pretty well the qualities of ABERFELDY distillate, and this without filter”. Confirmed rating (after having tasted my bottle-N°25): 93/100

 

 

 

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Votre serviteur, ici avec Michelle, qui me conseille sur les bouteilles disponibles, et me voilà avec la mienne, N°25, issue du fût N°20658.

 

 

*Soirée vers BLAIRGOWRIE:

 

Diner au STRATHARDLE INN, à KIRKMICHAEL, Perthshire, PH10 7NS (via l'A924)
Au pub de l'hôtel (qui s'anime de plus en plus au fur et à mesure de la soirée), on y mange bien et on y sert de bonnes bières écossaises.
Excellent accueil des propriétaires.

E.S.: A recommended Pub where you can drink (nice local beers & some decent whisky choices) & eat (nice family food, unpretentiously but very efficiently. All we needed that evening to finish the day. We got a warm welcome there from the owners.

 

 

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 Le superbe hôtel, pub et restaurant le STRATHARDLE INN, étape bien appréciable (nous y avons dîné) entre la distillerie ABERFELDY et notre hôtel.

Merci à TripAdvisor pour la photo (les miennes étant floues).

 

 

*Nuit à / Night stay at :

 

-GLENKILRIE HOUSE (B & B) à 20 km de BLAIRGOWRIE, via l’A93:

Une superbe demeure aux allures de petit château, improbable havre de paix au milieu de nulle part, confortable, très abordable (certes ici la location nous était offerte mais j'ai vu les prix) et bien tenu. Un établissement chaleureusement & hautement recommandé (bien sûr, il est un peu éloigné de la ville la plus proche, aussi c'est plutôt pour ceux qui peuvent disposer d’une voiture, mais nous français, peu habitués à la conduite à gauche, l'avons trouvé, donc vous devriez pouvoir le faire aussi..).

 

 

 

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 L'extrardonaire architecture et environnement naturel du Bed & Breakfast GLENKILRIE HOUSE, fortement recommandé !

 

 

 Petit déjeuner écossais excellent, et accueil tout aussi excellent. Encore un grand merci à ma maîtresse des lieux, Mme Morag Houston !

 

 

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 La vue totalement imprenable autour du B & B, avec en plus un banc pour méditer ou simplement contempler le paysage...

 

 

ENGLISH SUMMARY: A fantastic location for a Bed & Breakfast in the middle of the country, with an incredible view, comfortable rooms, cosy, amazingly affordable & with an excellent breakfast as well, a warm welcome from the owner Mrs Morag Houston, and I’d like to tell her a big thank you here, at this occasion. A highly & warmly recommended B & B, of course, mostly if you can rent a car, as it is a bit remote from the closest town nearby, but we French, first time driving "the UK way" (on the left instead of the right, as it is in France), managed to find it, so you should too !

 

 

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 Notre petit déjeuner traditionnel, à l'écossaise, délicieux, au GLENKILRIE HOUSE.

 

 

***

 

 

JOUR 2/DAY 2 (Jeudi 6 Septembre):

 

Au coeur des HIGHLANDS du Nord (visite des distilleries BALBLAIR & The DALMORE, et d'INVERNESS)

My visit to the Northern HIGHLANDS, with 2 distilleries visit & the town of INVERNESS

 

 

 

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Vue sur le Dornoch Firth, qui mène à la mer, devant les chais de la distillerie GLENMORANGIE...

 

 

 

Comme nous étions un peu en avance pour la visite de la distillerie BALBLAIR, nous sommes rapidement passés à la boutique de la distillerie voisine, GLENMORANGIE (visitée il y a 16 ans), distillerie qui entre temps est passée sous le giron de LVMH, ce qui se voit un peu trop à mon avis (panneaux, couleurs et entrée du centre un peu « bling bling », dommage, il y avait un certain charme désuet que j’aimais bien et qui donnait un cachet artisanal à la distillerie et à ses productions. Ceci dit, j’ai vu des photos de l’extension de la distillerie qui a eu lieu en 2008/2009, et c’est superbe, et la salle des alambics, notamment, plus vaste, vaut à elle seule le déplacement ! C’est toujours un plaisir de visiter même brièvement (la distillerie était en maintenance lorsque j’ai réservé les différentes visites de distillerie du voyage, du coup j’ai du en exclure la visite), cette distillerie si spéciale pour moi (première visite de distillerie, premier voyage en Ecosse en 2002) et de voir même de loin son vaste domaine en bord de mer (j’ai eu la chance d’y séjourner 2 jours et ce fut inoubliable!).

 

 

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 Les fameux alambics les plus hauts d'Ecosse, de GLENMORANGIE, photo prise par votre serviteur lors de ma première visite en 2002 !

 

 

 

ENGLISH SUMMARY: As we were a bit in advance for our BALBLAIR tour this time, we did a quick visit to the distillery nearby, the GLENMORANGIE distillery (a distillery I visited 16 years ago), just to see the place & the shop (as I thought it was closed for maintenance, but it wasn’t, even if it was the case though, when I booked the different whisky tours). Since my visit, some things have changed because French luxury goods company LVMH took over the distillery, and I was a bit disappointed with the a bit “bling-bling” & more flashy rebranding of the signage (on the walls, panels, visitor center entry concept, etc…), as I was attached to the “old fashioned” previous distillery style. Having said that, I saw the extension of the distillery made in 2008/2009 in pictures & it’s gorgeous, with a few more stills & more production capacity. The stills room, is so beautiful it’s worth the trip only for that. It’s always a pleasure for me to come back even briefly here, as this distillery is very special for me (first visit to Scotland, first whisky distillery visited during a week end of year 2012), and has a beautiful & vast domain near the sea (I had the privilege to stay there 2 days & it’s unforgettable!).

 

 

 

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 En arrivant à la distillerie GLENMORANGIE, le ciel s'est gâté, mais ce n'est pas cela qui allait nous arrêter !

 

 

 

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 Il y a toujours de belles choses à voir (ou à acheter si l'on peut) à la boutique de la distillerie: Sur la table, un alambic-carafe fait très envie, tandis qu'en dessous,

la fameuse récente série des millésimes des années 1970 impressionne également il n'y manque plus qu'un fameux "1978" dégusté sur place en 2002, inoubliable !

 

 

 

-BALBLAIR distillery :

-Edderton, TAIN, IV19 1LB (via INVERNESS, puis ALNESS, et l’incontournable A9)

A propos de la distillerie, en bref :

La distillerie BALBLAIR, fondée en 1790 (mais le guide nous assure qu’elle existait déjà en 1749), appartient au groupe INVERHOUSE Distillers-absorbé depuis quelques années par le groupe THAI Beverages-qui comprend les distilleries actives BALMENACH, KNOCKDHU (single malt ANCNOC), OLD PULTENEY & SPEYBURN et, entre autres, le blended whisky HANKEY BANNISTER, dont j’ai déjà parlé sur le site. BALBLAIR produit 1,8 million de litres d’alcool pur par an, dont l’essentiel (90%) est destiné aux blended whiskies du groupe (CATTO’S, MacARTHUR’S & HANKEY BANNISTER-seul ce dernier est disponible en France). L’orge maltée provient essentiellement d’Inverness (les opérations de maltage manuel sur place ont cessé depuis les années 1970), les variétés utilisées de nos jours sont Concerto & Chronicle Mix. La levure n’est pas de la « levure liquide pour distilleries », mais en poudre, la plus naturelle possible. Le brassage est effectué dans une énorme cuve en acier inoxydable (« mashtun ») de type semi-lauter (rotation partielle des pales internes) de 4,4 tonnes de capacité, de 6 cuves de fermentation («washbacks») en pin d’Oregon d’une capacité de 23000 litres chacune, pour une durée de fermentation de 72h. La distillerie utilise un échangeur de chaleur de marque Delaval (France), afin de permettre au wort de passer de 80° à 17,5° avant la fermentation.

 

 

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No comment ! ou de quoi nous mettre directement dans l'ambiance !

 

 

 

ENGLISH SUMMARY : BALBLAIR distillery was founded in 1790, but, according to our tour guide, it did already exist back to 1749. It is part of a company named INVERHOUSE Distillers, but has been taken over a few years ago by a group called THAI Beverages, which includes so BALMENACH, KNOCKDHU (ANCNOC single malt), OLD PULTENEY & SPEYBURN) & between others, the blended whisky HANKEY BANNISTER I have already talked about on my website. BALBLAIR produces 1,8 Millions of LPA (“liters of pure alcohol”), and 90 % of it goes for the blended whisky brands of the group (CATTO’S, MacARTHUR’S & HANKEY BANNISTER, but only the latter is available in France, for instance). The malting isn’t done on site since the 1970s, but the barley comes from Inverness (Concerto & Chronicle Mix are the current barley used). The yeast isn’t a “liquid yeast for distilleries” variety (as often), but in a powder form, in order to be as natural as possible. The brewing is made in a stainless steel mash tun (“semi-lauter” tun) of 4,4 tons capacity, and the fermentation is made in 6 washbacks made of Oregon Pine (of 13000 liters of capacity each), for a fermentation duration of 72 hours. The heat exchanger machine is of French origin (Delaval). It helps the wort cool down, from 80°C to 17,5° C, before the fermentation process.

 

 

 

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La présentation très colorée des BALBLAIR millésimés, avec comme seule exception, la version 2006 (en bas) en vente qu'à la distillerie.

 

 

 

Une personne suffit à gérer la production, très automatisée sur les 3 étapes que sont le brassage (« mashing »), la fermentation et la distillation, mais 9 personnes travaillent à la distillerie au total. La distillerie ne dispose que de 2 alambics (19000 litres de capacité pour l’alambic de wash, 11000 pour l’alambic de spirit), le second produisant un alcool entre 66 et 79 % (coeur de chauffe). Seul le distillat pur (« new make ») est envoyé bien plus bas sur la carte, là on l’on assemble les blended whiskies du groupe, tandis que le reste de celui-ci (10%) est mis à vieillir dans l’un des 10 chais (tous de type traditionnel, dit « dunnage ») qui au total contiennent en capacité 23000 fûts, mais actuellement 19000 seulement. La mise en fûts (à 69 % de titrage, ce qui est plus élevé que la moyenne nationale, et que la norme habituelle des distilleries, par convention depuis les années 2000 environ, afin de faciliter les échanges de distillat, qui est de 63,5%) a été récemment automatisée pour éviter les pertes, et il suffit désormais de 40 secondes pour remplir un fût, au lieu de longues minutes !

One person if enough to pilot the production, which is not manual for the 3 main production stages (mashing, fermentation & distillation), but 9 people do work at the distillery. The distillery has 2 pot stills, of 19000 liters of alcohol per annum produced for the wash still, and 11000 liters only for the spirit still. The middle cut is between 66 & 79 % abv, and only 10 % of the new make is kept to mature at the distillery (10 dunnage warehouses who can store up to 23000 casks at the maximum, but for now only contains 19000). Cask filling has been recently made automatically in order not to lose too much alcohol (& at BALBLAIR it is made at 69 % instead of the usual 63,5 % at most of the Scottish distilleries), so instead of several minutes previously, it takes now only 40 seconds to fill a cask !

 

 

 

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Le bâtiment le plus ancien de la distillerie, a vraisemblablement plus de deux cent ans...

 

 

 

Fait important à signaler, que j’ai découvert durant ma visite de la distillerie, BALBLAIR n’utilise actuellement que deux (disons 3 pour être précis) types de fûts différents, c’est-à-dire soit des fûts de chêne américain ayant contenu du Bourbon auparavant (d’une capacité de 225 litres)-en ce moment en provenance de la distillerie BUFFALO TRACE- soit des fûts de chêne européen (ou américain) de grande capacité (600 litres) ayant contenu du Xérès (« Sherry »). Par ailleurs, encore plus significatif de ses choix et d’une certaine exigence de qualité, elle n’utilise que des fûts de premier ou second remplissage, ce qui est rare (rappelons que les producteurs, et encore davantage certains négociants, utilisent des fûts jusqu’à 4 remplissages-le fût étant presque plus actif-voire même jusqu’à 6 remplissages, une information exclusive confirmée par un professionnel, comme déjà signalé sur ce site). Enfin, le plus ancien fût provenant des chais, était, jusqu’à sa mise en bouteille en 2012, un 43 ans d’âge millésimé « 1969 ».

An important thing in my opinion, I learned during my visit that BALBLAIR distillery was currently using only 2 (ok say 3) different types cask types, American Oak casks that previously held Bourbon (225 liters casks), currently coming from BUFFALO TRACE distillery, and American or European Oak casks that have been previously held Oloroso Sherry (600 liters casks). Even more amazing & significant of the distillery’s choices & high standards, BALBLAIR do only use First or Second fill casks (but not more), a thing which has become rare these days, where we can see (especially from some indie bottlers) up to 6 fillings (an exclusive information I had from a professional of the whisky industry) which makes it almost an inactive cask. Last but not least, a question I like to ask during each distillery visit (“What is your oldest cask?”), the oldest cask in BALBLAIR’s warehouses was, in 2012 (sorry I couldn’t get a more recent information) a 43 years old, vintage “1969”, bottled in 2012.

 

 

 

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L'un des chais traditionnels de la distillerie BALBLAIR, notez la mention (rare !) "Re-char" pour indiquer que les fûts ont été à nouveau brûlés pour plus d'extraction...

 

 

 

Ma visite / My visit :

Excellent accueil, provisoirement par Karen (qui va bientôt terminer ses études, aussi vous ne la verrez plus à la distillerie à l’heure ou je publie ces lignes-Bonne chance à elle !), qui nous a accueilli d’abord dans une salle avec un bref film sur la distillerie, ainsi que la présentation des bouteilles à déguster à la fin de la visite, puis nous avons fait le tour de la distillerie (photos interdites à l’intérieur, sauf dans les chais et locaux du centre de visiteurs), et terminé la visite dans une pièce du centre de visite destinée aux dégustations, mais aussi à l’embouteillage manuel provenant du fût sélectionné comme mise en bouteille exclusive à la distillerie, le fût N°703 (distillé en 2006) et de titrage 55,7 %. Bon, là aussi, pas de photos autorisées sauf dans les chais (la raison est toujours aussi obscure, soit disant la sécurité, or certaines distilleries acceptant toutes les photos, et par ailleurs les normes de sécurité sont les mêmes pour toutes !) et locaux bien plus petits qu'ABERFELDY. Visite très intéressante du chai traditionnel N°4 (je complèterais mon commentaire en le précisant sur certains points en légende des photos), puis dégustation passionnante de 4 whiskies dont le « Bottle Your Own » (fût à embouteiller soi-même sur place, car il était exposé dans la boutique). J’ai aimé tous les whiskies dégustés, mais mes millésimes préférés furent le 1991 (un chef d’œuvre de subtilité) et le 2000 (et son joli fruité-le favori de Karen), superbement équilibrés.

We had a warm welcome at the distillery from Karen, who was our Tour guide (though you may not see her during your next visit for a moment as she’s resuming her University studies, so good luck to her in her projects!). There is a small presentation video to start with & a view of the bottles we were going to try after our visit, then we visited the distillery (again no pictures allowed inside except at the visitor center areas & in the warehouse-the reason is always a bit obscure, as elsewhere, some distilleries accept all areas pictures, others not-but security norms are the same for all, right?), did the tasting & pay a visit to the shop, where those who wanted could buy a “bottle your own” from cask N°703, distilled in 2006 (with a 55,7 % abv) displayed in the shop. The distillery is smaller than ABERFELDY, but all the casks here are filled…The dunnage warehouse N°4 visit was very interesting (I’ll explain why in some legends of my pictures), and the tasting as well. I loved the 4 expressions tasted (details below), but my favorite vintages were the masterpiece “1991” (a monument of subtlety) and the fruity “2000” (Karen’s favorite), superbly balanced.

 

 

 

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 Notre guide, Karen, nous présente la dégustation à venir et nous parle de l'affiche du film (désolé pour le reflet du spot dessus,  pas de mon fait),

car la distillerie BALBLAIR (pour les vues d'extérieur et pour ses chais), ainsi que les distilleries AUCHENTOSHAN & DEANSTON, ont été parmi les décors du film

"LA PART DES ANGES" de Ken LOACH.

 

 

 

Versions en dégustation à la distillerie durant notre visite (nous avons choisi le « Vintage Moments Tour »), toutes millésimées, non colorées artificiellement et non filtrées à froid :

(The whiskies below are those we had for our “Vintage Moments Tour” (our choice between 3 different tours), all bearing a vintage, non chill-filtered & non coloured):

 

-Vintage "2005" (2018), ex-American Oak Bourbon casks, 46 % :Un single malt d’environ 13 ans d’âge, avec une robe or clair. Au nez il comporte certes encore quelques traces de jeunesse (il est un peu levuré), mais ce n’est pas gênant. Il a un profil surtout herbacé, fruité, épicé, un peu citrique (notes d’agrumes), avec aussi des notes de miel, de camomille, de thé, quelques esters (ananas, pêche, bonbon anglais), un peu épicé (gingembre) et un rien vanillé. En bouche, il en va de même, avec une certaine vivacité, des notes plus précises d’orange, de citron un peu citrique/acide (presque effervescent), du sucre glace vanillé, du miel d’acacia, du thé noir, des pêches jaunes, de l’ananas & des abricots au sirop. Plaisant et équilibré. Note confirmée : 89/100
 
E.S.: A 13 y.o. single malt, of a clear color. Some youthness is still showing on the nose (some yeasty notes), but it doesn’t really matter, as it has a lot of others things to tell: Herbal, fruity, spicy, a bit acidic, with citrus fruit notes, it also develop notes of honey, camomile, tea, some esters (pineapple, peach, English liquorice all sorts/sweets), a bit spicy (ginger), and some vanilla. On the palate, it’s the same, with some vivid character, more precise notes around orange, lemon, a bit acidic/citrusy (almost fizzy), vanilla sugar, acacia honey, black tea, yellow peaches, pineapple & apricots, all three macerating a bit in syrup). Pleasant & well balanced. Confirmed rating: 89/100
 
 
 
 
 
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 Début de dégustation de votre serviteur avec le millésime "2005", un charmant whisky apéritif...
 
 
 
 
 
-Vintage « 2000 » (2017), 14 ans en ex-American Oak Bourbon casks + 3 ans en fûts de Sherry, 43 % :Un single malt un peu plus âgé (17 ans), avec une robe vieil or. Au nez, il est plutôt fruité (fruits du verger, abricots, pêches jaunes), miellé (miel toutes fleurs), un peu végétal (thé Earl Grey & ses feuilles), joliment boisé, un peu épicé (gingembre discret) et vanillé. En bouche, il en va de même (avec la même fusion de belles notes fruitées et de thé), avec un peu d’herbes et d’épices douces, et de belles notes florales demeurant discrètes. Ne pas trop diluer. Une belle version de la distillerie BALBLAIR. Note confirmée : 91/100
 
This one is a bit more older (17 y.o.), with some old golden robe. On the nose, it’s rather fruity (varied orchard fruit, apricots & yellow peaches), honeyed (“all flowers” honey), a bit green (Earl Grey tea & its leaves), nicely woody, a bit spicy (gently gingered) & with some vanilla on top of it. On the palate, it’s the same fruity & tea-ish well melted combo, very nice, with some grassy, herbal elements, and some beautiful floral notes (though remaining discrete). Do not dilute this one too much. A beautiful expression from the BALBLAIR distillery. Confirmed rating: 91/100
 
 
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On passe aux "choses sérieuses" si j'ose dire, avec ce très joli 17 ans d'âge. Merci à The Whisky Exchange pour la photo.
 
 
 
 
 
 
-Vintage « 1991 » (2018, 3rd Release), 24 ans en ex-American Oak Bourbon casks + 3 en fûts de Sherry, 46 % :Un single malt d’un âge assez avancé (27 ans !), avec une robe vieil or, d’une certaine densité. Un nez très fin, séduisant, très complexe, avec de belles notes fruitées (abricots, coing, pêches jaunes), de belles notes végétales (thé Earl Grey de qualité à la bergamote, thé noir, mousse de sous-bois) mêlées à des fleurs capiteuses (lys, entre autres), du glaçage de Mille-feuilles, des notes superbes de Loukoums, de miel toutes fleurs, des notes de zestes d’orange & de chocolat noir. Beaucoup de profondeur déjà au nez, impressionnant ! En bouche, ce beau programme est respecté à la lettre, dans le droit fil du style maison (comme d’ailleurs les 2 whiskies précédents), herbacé, floral et fruité (abricots, coings, oranges, pêches jaunes, surtout), un rien pâtissier, avec un beau boisé et des épices douces, dans un équilibre parfait, une belle complexité & une indéniable profondeur. L’ajout de quelques gouttes d’eau (pas plus) permet de rendre l’ensemble plus suave encore. Un single malt de premier ordre, d’une grande élégance et remarquablement construit. Un chef d’œuvre de subtilité. Note confirmée : 94,5/100
 
A decently aged single malt (27 years old !), with a old golden robe, of a certain density. On the nose, it’s very refined, seductive, very complex, with beautiful fruity notes (apricot, quince, yellow peaches), beautiful green notes (quality Earl Grey tea with bergamot, black tea, some mossy forest notes as well), melted with heady flowers notes (including lily of the valley), but also some icing sugar (the one for the French pastry called “Mille-Feuilles”), superb Turkish delights notes, all fruit honey, orange zests & dark chocolate. This BALBLAIR has already quite some depth on the nose, impressive! On the palate, which is very faithful to the nose, this beautiful program is respected & fulfilled, is part of the distillery house style (or trademark is you prefer), as, by the way, for the 2 previous expressions tasted. It’s herbal, but mainly beautifully fruity (apricots, oranges, yellow peaches, quince), floral, a bit “pastry-ish” again, enhanced by some sweet spices, all in a perfect balance, with a beautiful complexity & of an undeniable depth. If you had just a few drops of water (not more, please), it helps making the ensemble even smoother. A first-class single malt, with a great elegance & remarkably crafted. A masterpiece of subtlety. Confirmed rating: 94,5/100
 
 
 
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Le millésime "1991" embouteillé en 2018, un 27 ans d'âge, le grand moment de dégustation de la visite. Merci à The Whisky Exchange pour la photo.
 
 
 
 

-Vintage “2006” (2018), “Hand Filled”, Single Cask, N°703, ex-American Oak Bourbon casks (230 bouteilles), 55,7 % :Un single malt jeune d’environ 12 ans d’âge, marqué au nez comme en bouche par la vanille, les épices (gingembre en tête), des fleurs sauvages, du miel d’acacia, pas mal d’esters (bonbon anglais, fruits exotiques, dont ananas, mais aussi poire). Sec et boisé, il s’apprécie davantage avec un peu d’eau, à mon avis. Intéressant, mais je préfère le “2000”. Note estimée à (échantillon “perdu”): 87/100
 
A young single malt aged around 12 years old, with some obvious vanilla notes, spices (ginger is ahead), wild flowers, acacia honey, a lot of esters (English liquorice all sorts, exotic fruit, including some pineapple, pear). Dry & woody, this one is easier enjoyed with a dash of water in my opinion. An interesting offering, but I preferred the “2000” vintage, and maybe even the “2005”. Confirmed rating: 87/100
 
 
 
 
 
 
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 Le millésime "2006" à embouteiller soi-même à la main, un brut de fût élevé en fûts de Bourbon...
 
 
 
 
 
 
 
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Parmi les souvenirs rapportés de mon voyage, cette jolie pipette ("dropper" en anglais) et un cadeau de Karen, un bouchon de fût & son morceau de toile de jute. Sympa !
 
 
 
 
 
 
 
-The DALMORE distillery:
-ALNESS, IV 17 OUT (par l'A9)
 
A propos de la distillerie, en bref:
 
La distillerie The DALMORE fut fondée en 1839, et constitue, avec les distilleries écossaises FETTERCAIRN, JURA & TAMNAVULIN, le coeur du blended whisky WHYTE AND MACKAY (fierté du célèbre assembleur Richard Paterson). La société d’assemblage ainsi que les distilleries citées appartiennent depuis 2014 au groupe philippin Emperador Inc. (en réalité, ce n’est que l’une des 3 sociétés d’un milliardaire philippin d’origine chinoise, Andrew Tan, au sein du groupe Alliance Global Group. Le groupe est notamment positionné sur le secteur du luxe dont The DALMORE est le fer de lance côté single malt, mais ce positionnement est sujet à controverses suite aux choix de reconditionnements et d’éditions très limitées proposées (trop d’amplitude entre le whisky le moins cher et les prix à 6 chiffres des hauts de gamme artificiellement gonflés par un travail poussé sur la rareté des flacons). Cela date en réalité déjà de 2001, lorsque le groupe Kyndal Spirits rachète WHYTE AND MACKAY à son propriétaire de l’époque Fortune Brands.
 
ENGLISH SUMMARY: The DALMORE distillery was founded in 1839 & is with FETTERCAIRN, JURA & TAMNAVULIN distilleries, the heart of the blended whisky WHYTE AND MACKAY (the pride of famous master blender Richard Paterson). The blending company & these distilleries belong since 2014 to a global Filipino group called Emperador Inc. (which in fact is one of the 3 companies owned by a Chinese billionaire named Andrew Tan, at the heart of the Alliance Global Group). This group has been clearly investing in The DALMORE single malt to use it to sell to its richest customers high end whiskies, in the highest luxury category, a choice that has brought some controversy in the rebranding that followed & the production of very limited editions proposed (to put a long story short, some whisky lovers criticized, and I agree with them, the too much width between the cheapest whisky of their range & the artificially increased prices of the rarest & most limited releases pushing prices boundaries to “6 numbers prices”). In fact, this was already the case in 2001, when Kyndal Spirits group took over WHYTE AND MACKAY sold by its previous owner Fortune Brands.
 
 
 
 
 
 
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 L'entrée du centre des visiteurs de la distillerie The DALMORE...non loin de là, comme vous le verrez plus loin, la mer...
 
 
 
 
 
 
La distillerie produit aujourd’hui 4,3 million d’alcool pur par an, en majorité pour alimenter les blended whiskies de WHYTE AND MACKAY, dispose d’un moulin à malt (''malt mill" or grinder) de marque Porteus, comme souvent, et ici l’on n’utilise que deux saisons de récolte de l'orge, le printemps et l'hiver. La distillerie dispose d’une gigantesque cuve de brassage en acier inoxydable (un « mashtun » de capacité de 10,4 tonnes), de 8 cuves de fermentation en pin d’Oregon (capacité environ 50000 litres, durée de la fermentation: 50 heures), ainsi que de 4 alambics (les Spirit stills ont une capacité de 16000 litres, et le coeur de chauffe est situé entre 61 et 83%). Les alambics de wash, de style assez trapu possèdent un système unique de refroidissement intégré situé entre la boule de reflux et le col de cygne (tuyau qui part du haut de l’alambic) qui ensuite conduit au système de recyclage des têtes et des queues de distillation, qui produisent de l'alcool pur entre 61 et 83 % (coeur de chauffe ou "middle cut"). Seul 10 % du distillat est gardé à chaque fois nous dit-on, afin de conserver sa pureté. La mise en fûts est faite à partir d'un distillat réduit à 63,5 % (comme dans la plupart des distilleries). 73 000 000 de fûts (sauf erreur de ma part) dorment dans les chais de DALMORE.
 
The DALMORE distillery produced today 4,3 millions of alcohol per year, mainly to provide single malts for the WHYTE & MACKAY group blended whiskies. It has a Porteus malt mill, as often, but here there are only 2 seasons for the barley harvest, spring & winter. The distillery owns a gigantic mashtun in stainless steel of 10,4 tons, of 8 washbacks in Oregon pine of 50000 liters (for 50 hours of fermentation), and also 4 stills (their wash stills, dumpy style, have a unique cooling system integrated between the reflux bown & the lyne arm that leads to the feints & foreshots storage (for further distillations). The stills produce an alcohol between 61 & 83 % abv (the middle cut is in between these numbers). Our guide told us that only 10 % of the alcohol distilled was kept at a time, in order to keep only the “purest”. The cask filling is made at 63,5 %, the most often case in Scottish distilleries.
 
 
 
 
 
 
 
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Près de l'entrée de la distillerie, je remarque ce camion encore en activité qui me semble tout droit sorti des années 1950 !
 
 
 
 
 
 
 
Ma visite (et avant, un billet d’humeur): My visit, and before, a « mood foreword »...
 
J’en suis navré, mais je me dois de dire un mot tout de même sur l'accueil un peu dur auquel nous avons eu droit, en tout cas de la part de notre guide (car le monsieur à l’accueil a été correct et nous a bien renseigné pour nous sustenter avant de revenir à la distillerie), qui, comme si nous étions à Fort Knox, au 10, Downing Street ou à une base militaire de haute sécurité, nous a non seulement interdit de photographier durant la visite, mais nous a d’un ton glacial assorti cela d’une confiscation temporaire-inédite ailleurs…-des téléphones portables ou appareils photos, pour ceux qui ne voulaient pas le remettre dans leur voiture ! C’était d’autant plus dommage que la visite guidée était intéressante (notamment la fin, concernant les différents fûts utilisés chez The DALMORE, et aussi divers états du new spirit y compris avant la coupe du coeur de chauffe-nous avons pu sentir une dizaine de flacons, dont certains étaient inconsommables car ayant gardés les têtes et les queues de distillation, ce juste pour nous montrer des exemples des étapes de ce procédé), mais qu'elle aurait pu être faite de manière plus comment dirais-je, plus chaleureuse. Hélas, cela ne s’est pas arrangé ensuite, comme pour enfoncer le clou sur le positionnement "bling bling" de la marque, car je n'ai pas apprécié du tout l'absence totale de prix dans la boutique...Du jamais vu...C'est assez dissuasif, je dois dire, d’acheter quoi que ce soit à la boutique, ne fût-ce que le moindre petit souvenir, aussi nous en sommes vite partis. Ce fut franchement la moins sympathique de tout notre séjour écossais.
 
E.S.: I’m sorry about that, but I have to explain how our visit went, especially about the “a bit tough”, to say the least, welcome from our Tour guide especially (while a gentlemen at the visitor center desk, on the contrary, helped us well to find our way to find a place before the visit because we didn’t had time to have lunch before it). So, we were asked by our tour guide firmly not only to switch off our smartphones & cameras (as in distilleries, except, the most often, in warehouses), but also to give them to her or to put them back into our car, as if we were going to visit some Fort Knox or Government HQ or some secret military base…I found that a bit disproportionate. It is a pity, because, on the other hand, the distillery visit, even with not a single smile, was really interesting, for instance at the end of our visit, about the different casks ageing process & the steps of distillation we were allowed to see & smell, even those who are not drinkable because of feints & foreshots kept in. Also, another negative point along with the coldest welcome (ok, or say distillery tour) of all our Scottish trip, was the fact that the distillery shop didn’t bear any price on the shelves, which is rather shocking! Another evidence for me of the “bling-bling” confirmed positioning of the distillery that is really unpleasant…I never saw that before. It was quite discouraging for us to buy anything, I have to say, even the smallest souvenir, so we simply left the place.
 
 
 
 
 
 
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La mer et le ciel orageux devant la distillerie The DALMORE, comme mon humeur en début de visite...
 
 
 
 
 

Quelques détails de plus sur la distillerie (les chais):
A few more details about the distillery
 
Dans les chais, différents types de fûts sont entreposés, par exemple dans le chai N°4 nous avons vu des fûts de chêne américain ayant contenu du Bourbon (actuellement en provenance de la distillerie HEAVEN HILL), mais aussi des fûts de Porto ("Port pipe"), de vin français ("Cabernet Sauvignon"), de xérès ("sherry") de 3 sortes (« Apostoles », « Matusalem »-le plus cher, à 1500 £ la barrique vide, et enfin d' « Oloroso »). A noter, le "KING ALEXANDER III", est une combinaison de 6 types de fûts différents (impossible à imaginer sur le papier, mais cela fonctionne extraordinairement bien: Bourbon, Cabernet Sauvignon, Madère, Marsala, Matusalem Sherry, Porto). C’est un single malt sans compte d’âge, mais il contient une partie de fûts relativement âgés (23 ans). Cette réussite est sans doute dûe au génie du maître-assembleur qu’est celui que l’on surnomme « le nez », à savoir Richard Paterson. Parmi les enseignements de la visite, il nous a été démontré (acoustiquement, en tapotant sur le fût) que 4 fûts remplis la même année et exposés côte à côte dans le même chai auront une part des anges différente (chacun avait une évaporation plus ou moins grande de l’alcool, donc plus ou moins de contenu), ce qui m'a beaucoup surpris.
 
 
 
 
 
 
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L'impressionnant "KING ALEXANDER III", et son conditionnement circa 2010 (il a changé depuis).
 
 
 
 
 
 
About the casks, when we visited warehouse N°4, we saw different cask types exposed. For instance we saw American oak casks previously containing Bourbon whisky from the HEAVEN HILL distillery, but also Port casks (called “Port Pipes”), French wine casks (“Cabernet Sauvignon”), Sherry casks of 3 kind (“Apostoles”, “Matusalem” –the most expensive, around £ 1500 for an empty cask…probably because it’s often aged at least 30 years old-and “Oloroso”). Note that, for instance, the no age statement expression called “KING ALEXANDER III”, is a combination of 6 different casks types that should, on the paper, not work, but with the genius of “The Nose” (aka Richard Paterson), I have to tell it works extraordinary well…Some of the whisky in there is 23 years old aged. Also, among the interesting things seen during our visit, our guide showed us something incredible, by taping gently on the casks, that is the fact that 4 casks of same type of content, filled the same day, placed side by side at the ground level of a dunnage warehouse can have a different quantity of whisky left after some years of maturation, so with very unexpected variations of the angel’s share…
 
 
 
 
 
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 Le droit d'arborer l'emblème du cerf royal pour le clan McKenzie lié à la distillerie remonte à 1263, lorsque le fondateur du clan, Colin Fitzgerald, sauva le roi Alexandre III,
de la mort en tuant le cerf qui l'attaqua, obtenant ainsi non seulement ce droit, mais aussi des terres allant de Kintail à Colin, ce d'après la légende racontée durant la visite.
 
 
 
 
 


Version en dégustation à la distillerie durant notre visite: The tasting that goes along with the distillery tour
 

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DALMORE 12 ans, Edition 2018, (75 % American oak Bourbon casks, 25 % Sherry), 40 % :
Un single malt très fondu, d’une certaine densité, au profil complexe, nécessitant un petit temps d’aération et quelques gouttes d’eau de dilution pour lui permettre de mieux révéler ses qualités (hélas en partie enfouies sous le caramel artificiel E150a, qu’on espère absente des hauts de gamme hors de prix, mais qui sait…-ce peut être aussi à cause de la filtration à froid) : Agréables notes de vanille, de Sherry, d’épices, d’orange, entre autres fruits (secs dont abricots, dattes, figues, raisins & aussi divers fruits mûrs), de rares notes de miel, et de vagues traces de fumée. En bouche, il est souple, fin, faisant preuve d’une belle rondeur en attaque, puis un beau fondu entre les notes de miel de bruyère, de fruits mûrs et de fruits secs (abricots, orangettes au chocolat). Un lot bien équilibré et plutôt bon, certes un peu trop lisse, appelant un titrage plus élevé et la suppression du caramel ajouté. Note provisoire (sur ce lot) : 88/100
 
It is a single malt with a quite melted profile, of a certain depth, though, with a complex profile, which need some air time & a few drops of water to reveal itself at its best. Alas some of its qualities are buried under the usual caramel added in the distillery’s core range expressions (no idea if they do the same for their overpriced high end expressions), but it can also be (as for other brands, mind you) the choice of chill filtering. Other than that, it displays pleasant notes of vanilla, Sherry, spices, orange, other dried fruit (apricots, dates, figs, sultanas) & varied ripe fruit. The very rounded & melted palate reveals some honeyed notes, a hint of smoke, and heather, varied dried & ripe fruit, including apricots, but also French “orangettes” (candied oranges dipped in chocolate). The batch we tried was well balanced & rather good, for sure a bit too smooth (calling for a higher abv & the drop of the E150). Rating (under reservations): 88/100
 
 
 
 
 
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Malgré mes réserves, ce 12 ans d'âge demeure une bonne porte d'entrée pour qui veut découvrir le monde des whiskies, et des single malts en particulier.
Merci à The Whisky Excchange pour la photo.
 
 
 
 
 
 
*Diner à INVERNESS (Pub/Restaurant Johnny FOXES-Sur Bank Street, au N°26, en centre-ville)

Un coup de chapeau au propriétaire du Bed & Breakfast d'AMULREE qui nous avaient donné ce tuyau pour dîner...un pub quasiment "gastropub" vu la qualité des plats servis, entre autres en entrée nous avons été ravis de déguster une curiosité, des nems de haggis (eh, oui, ils ont osé!) succulents, servis avec une sauce très réussie, entre la béarnaise et l'américaine, légèrement relevée, puis j'ai pris un hamburger au boeuf Angus d'Aberdeen, très bon également, servi avec d'excellentes frites et le meilleur coleslaw dégusté à ce jour ! En boisson, nous avons suivi le conseil du barman avec une apparemment populaire (60 % des ventes de bière en Ecosse !) bière blonde locale Tennent's (produite depuis 1885, auparavant la brasserie ne produisait que des stouts depuis 1740, il s'agit d'une entreprise fondée par deux frères, Hugh & Robert Tennent). Légère, florale, fruitée, agréable, elle s'est bien mariée avec l'entrée comme le plat principal. Le repas s'est conclu par un dessert de qualité (un genre de fondant au chocolat pour moi, une pavlova à la framboise pour mon camarade de voyage). A signaler, il y a dans ce pub de l’ambiance musicale live à partir de 21h30/22h, mais nous n'avons pas pu rester aussi tard, étant donné notre emploi du temps chargé.

 

 

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Il ne faudra pas manquer de vous arrêter pour dîner ou juste prendre une pinte de bière à cette superbe adresse si vous passez à Inverness !

 

 

 

We went for dinner in a nice pub, JOHNNY FOXES, on the bank of river Ness, having followed the advice of the owners of our stay for that night (so a big thank you to them, that was a great tip, much appreciated!). It’s almost a “gastropub” if I may say because of the quality of the dishes, and beer & spirits selection as well. We took a wonderful & popular starter here, nems made with haggis and it was gorgeous ! Then I took a burger with Aberdeen Angus beef, very good as well, served with French fries & the best coleslaw I ever had in my life ! We followed the advices of the waiter for the beverages and took a local popular lager beer called Tennent’s (I learn afterwards that 60 % of beer sales in Scotland are made with this brand! It’s a family founded nineteen century brewery who used to produce stout beers since 1740, but started to also produce lagers such as this one from 1885 on). This beer was great, fresh & pairing well with the different meals we had. For the dessert, my friend Olivier took a “pavlova” (a raspberry topped meringue treat which was invented to honor a Russian dancer called Anna Pavlova-I know, not very Scottish this !). Me I took a chocolate brownie like cake topped with some custard cream. Both were excellent…A tip for you (but us, as we has a hectic schedule, we decided not to stay too late), they play live music after 9.30/10 pm.

 

 

 

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 Aussi étrange que cela puisse paraître, j'étais aussi venu pour déguster cette spécialité originale, qui s'est avérée délicieuse, le nem au haggis !

La bière blonde Tennent's est elle aussi parfaite !

 

 

 

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 Très satisfait de mon burger de boeuf Aberdeen Angus et de son accompagnement, notamment ce coleslaw d'anthologie (mon meilleur à ce jour) !

 

 


Avant d’aller dîner, nous nous sommes promenés dans INVERNESS (la capitale culturelle des Highlands, dit-on & la plus grande ville de la région), près des quais qui longent la rivière Ness (oui le fameux Loch Ness n’est pas très loin, mais plus au Sud) dans les principales artères commerçantes de la ville (chez
Orkney Hampers sur Bridge Street & dans plusieurs boutiques sur High Street) afin de faire un peu de shopping, et je ne peux que recommander, entre autres enseignes, les boutiques d’Hector Russell, fabricant de kilts (depuis 1881 !), au 8, Bridge Street), mais aussi vendeur de nombreux articles & accessoires divers liés à l’Ecosse (verrerie de cristal, écharpes, souvenirs sur divers supports, etc.), dont la boutique ou encore le même genre d’article chez Highland House of Fraser (9-11, Bridge Street).

 

 

 

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Inverness est une ville magnifique regorgeant de bâtiments anciens, ponts et coins pittoresques !

 

 

 

Before going to diner, we went for a walk & some shopping in INVERNESS (the cultural capital of the Highlands, they say, and its biggest town), went along the banks of river Ness (yes for those who wonder the Loch Ness isn’t that far, but more in the South) and walked through the main commercial streets of the town. Among the addresses we visited, I can recommend Orkney Hampers, on Bridge Street, other shops on High Street, Hector Russell shops, for instance the one in 8, Bridge Street (they are kiltmakers since 1881, but also sell souvenirs, tourist articles, many accessories about Scotland, such as crystal glassware, clan scarfes & pins, etc..). You can also find the same kind of things at Highland House of Fraser (9-11, Bridge Street).

 

 

 

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Un de très beaux hôtels particuliers, école ou établissement privé anciens visibles en plein centre ville d'Inverness...

 

 

 

La chaîne Marks & Spencer, elle, proposait dans sa boutique d’INVERNESS (« East Gate »), une version exclusive du TAMDHU 12 ans, réduite à 40 %, mais qui n’est pas composée de la même manière que celle qui vient de sortir…et qui n’est pas non plus proche du 10 ans d’âge désormais stoppé (pour rappel l’ancien 10 ans d’âge a été noté : 91,5/100). Voir la dégustation en face à face ci-dessous :

Marks & Spencer channel has also a shop in INVERNESS called « East Gate », and sells some exclusive bottlings such as the one below I bought, a TAMDHU 12 y.o. (an exclusive expression bottled for the channel shops), but I have to precise it is a different recipe from the new 12 y.o. one very recently released because it is less first fill sherried version plus has an abv of 40 % instead of 43 % for the new one (it is also a different recipe/profile from the now discontinued 10 y.o. rated by me 91,5/100). See the face to face tasting of the 2 versions below:

 

-TAMDHU officiel 12 ans, Edition exclusive pour Marks & Spencer, 2017, 40 % (SPEYSIDE) :

Couleur : Or clair, à reflets dorés (plus clair que le 10 ans d’âge). Nez : Fin, marqué par les fruits secs (abricots, noix, dates, raisins), l’orge maltée, légèrement chocolatée, fruitée (compotés), peut être quelques herbes & végétaux à l’arrière-plan, mais c’est extrêmement fondu et lisse. Bouche : Compote de pommes (Golden, rouges), poire mûre, fleurs discrètes, quelques herbes & épices très douces, cake aux fruits confits, malt. C’est bien fait, mais entre le fondu très aplatissant, le filtrage à froid & le titrage faible (40%), elle manque un peu d’expressivité et de décision. Tenue à la dilution : Comme le palais est déjà un peu aqueux, se limiter à quelques gouttes d’eau pour juste ouvrir un peu les arômes. Faible développement des saveurs. Conclusion : Un bon whisky, qui demande un peu de temps pour être apprécié, mais qui est différent du 10 ans d’âge, moins affirmé et plus timoré en expressivité du Sherry, et du coup plus commun. Indication de Prix : £ 36, soit environ 41 €. Note confirmée : 87,5/100

E.N.: This one has a clearer colour than the previous & now discontinued 10 years old, so it’s rather clear gold. On the nose, it is refined, everything is very melted & smooth, but one can manage to distinguish dried fruit (apricot, hazelnuts, dates, sultanas), malted barley (a bit chocolatey), some stewed apples & ripe pears, maybe some herbs & green notes on the background too, and it is the same on the palate, where the stewed fruit (“Golden” & red apple, ripe pear), are maybe more visible, candied fruit cake. It’s good, but it lacks decision & expressivity, maybe because it is chill filtered, has a too low abv (but with the same abv, the 10 y.o. has much more to tell) ? Besides it is watered down enough not to need water, except a few drops if you want to shake the flavors (but they do not move much). A good whisky for sure, different from the previous 10 y.o. & from the new 12 y.o. too, more shy (in Sherry & in other things), so, a bit more standard. Another whisky that benefits from some air, so take your time to enjoy it. Confirmed rating: 87,5/100

 

 

 

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 Un peu surpris par le caractère assez différent du 10 ans d'âge de ce 12 ans édition exclusive pour M & S, mais il n'est pas mal quand même...

 

 

 

-TAMDHU officiel 12 ans, Première Edition*, 2018 (First fill & refill Oloroso Sherry, American & European Oak casks), 43 %:

Couleur : Vieil or (un peu plus foncé que l’édition M. & S.). Nez : Fin, fondu, malté, chocolaté, (chocolat noir)et plutôt boisé (plus que le 10 ans & que le 12 ans M. & S.) qui semble également développer un côté un peu poussiéreux.Bouche : Fine, fondue et assez fermée, le boisé étant plus prononcé que dans le 10 ans d’âge. Un peu aqueux malgré les 43 % et avec des notes de noisettes. Fruits secs (raisins, dattes, noix écrasées à la poudre de cannelle), fruits confits, herbes sèches. Une certaine austérité, à la limite de l’amertume (chocolat noir autour de de 85% de cacao à mon avis) & un côté poussiéreux le rendent moins séduisant (perte de points) et beaucoup moins charmeur que le 10 ans d’âge. Tenue à la dilution : Davantage d’orge maltée, de chocolat avec un peu d’eau, moins de rondeur fruitée aussi. Un peu mieux cependant. Conclusion : Un 12 ans d’âge résolument différent de la version Marks & Spencer, mais également tout de même un peu du 10 ans d’âge en passe d’être stoppé. Ce nouveau 12 ans d’âge est plus austère, moins équilibré et plus boisé que l’ancien 10 ans (que je préfère à celui-ci), mais attention, cela reste un bon whisky. Indication de Prix : RPP: £ 45 /Prix public conseillé en France: 59 €. Note confirmée : 89/100

E.N.: This expression is supposed to replace the previous 10 years old (notes of that one below), and has a slightly darker color than the Marks & Spencer version). On the nose, it is a bit closed, but with a melted & refined complex profile, as in the others ones, with quite some malt & dark chocolate, but also a strong woody note (more than in the 10 y.o. or in the M & S 12 y.o.) that seem to be also a bit dusty. On the palate, that dusty & woody note is still there, and is menacing a bit to give some bitterness to the whisky, staying on the edge of it. This austere side is increased by the very dark chocolate note (around 85 % cocoa fat). Having said that, fortunately, there are other notes coming through on the palate: Dried fruit (crushed hazelnut with some cinnamon powder, dates, sultanas), some candied fruit, and still malted barley. Its austerity & even a bit watery side (despite the decent abv) makes it lose points towards the previous 10 y.o. expression, and erases much of the charm that this single malt provides. A few drops of water help to push some notes a bit more in the frontrow (more malted barley, more sweet chocolate, a bit more fruit as well). To conclude, I’ll say that it is definitively different from the Marks & Spencer expression, more expensive too, and also a bit different from the 10 y.o. (which I prefer to this one), but don’t get me wrong, it is still a good whisky. Confirmed rating: 89/100

 

 

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En avant première de mon reportage sur le salon Club-Expert Dugas qui s'est déroulé en Octobre dernier, 2 de mes notes de dégustation de TAMDHU *...

 

 

 

Pour comparaison, un rappel de mes notes au sujet du 10 ans d’âge, et celles, inédites, du “Batch Strength” 2018:

For comparison, here are a reminder of my notes about the 10 years old & the new “Batch Strength” 2018:

 

 

-TAMDHU officiel 10 ans, Edition 2013 (Oloroso Sherry casks), 40 % :

Couleur : Vieil or, à reflets dorés, voire ambrés. Nez : Fin, fondu impressionnant, très complexe, d’une belle richesse maltée, chocolatée (noir), fruitée (marqué par les fruits secs : Abricots, noix, dates, raisins), mais aussi très légèrement vineuse provenant des fûts de la de fûts de sherry que je devine être de premier remplissage (fruits rouges gouleyants à l’arrière-plan), légèrement boisée, qui me rappelle GLENGOYNE (du même propriétaire Ian MacLeod). Bouche : Tout aussi complexe, délicate, fondue et aboutie : Chocolat noir & au lait, malt (Ovomaltine), fruits secs & fruits confits variés, présence du Sherry profondément intégré au reste (avec sa pointe de fruits rouges et un léger côté vineux, mais bien maîtrisé), gâteau au chocolat, caramel (fudge), et joli boisé très léger. Tenue à la dilution : Quelques gouttes d’eau peuvent aider à ouvrir les saveurs, mais risquent d’entraîner une trop forte présence de la vinosité si particulère de cette version. A la limite, ne pas diluer du tout. Conclusion : Un grand single malt, élégant (comme son conditionnement), complexe, fin, fondu, d’une grande délicatesse. Certains pourraient passer à côté, mais ce serait dommage à mon avis. Un des meilleurs 10 ans d’âge du marché ! Dommage qu’il soit supprimé. Indication de Prix : Autour de 51 €. Note confirmée : 91,5/100

E.N.: This is among the first batches of the 10 years old that will be now alas discontinued. Golden colour, with some golden, slightly amber reflections. I think it has some first fill Sherry casks in it. On the nose, it is a refined whisky, with an impressive melting of aromas, and it is very complex : Malted barley mixed with chocolate (ovaltine I think is the English word for Ovomaltine), dried fruit (apricots, hazelnut, dates, sultanas) a bit winey (with some lively red fruit on the background), showing some first fill Sherry casks influence, a bit woody too (recalling me some GLENGOYNE whiskies as well-from the same owner). On the palate, It is as complex, beautiful, delicate & melted as on the nose : Dark but also milk chocolate are coming through, but also varied fruit (candied, dried), discrete but visible Sherry casks influence well integrated to the rest (red fruit & a winey touch that is well mastered), chocolate cake, fudge caramel, and on top of that light & pretty wood. A few drops of water can be used, it will increase the very special winey note of this expression, but personally I think it’s perfect as it is, even at 40 %. To conclude I’ll say it is a great single malt, as beautiful as it’s packaging, it is complex, melted, refined, and of a great delicacy. Some could say it’s too light for them, but they will miss something in my opinion. Clearly one of the best 10 years old of the market, so too bad it is suppressed! Confirmed rating : 91,5/100

 

 

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 Franchement splendides, les premiers lots de ce TAMDHU 10 ans d'âge !

 

 

 

-TAMDHU officiel n.a.s. “Batch Strength” (Batch 003), Edition 2018* (Oloroso Sherry casks), 58,3 % (SPEYSIDE) :

Couleur : Vieil or, à reflets ambrés. Nez : Superbe ! Puissantes notes de chocolat noir, de malt (Ovomaltine), mais aussi de boisé, avec une connotation austère, poussiéreuse & fermée comme dans le nouveau 12 ans d’âge. Cerises à l’eau de vie, fruits secs divers (noix, raisins, dattes). Un côté presque Armagnac. L’alcool, clairement, aide les arômes à se diffuser ici davantage que dans les versions à 40 ou 43 %. Bouche : Puissante également (légèrement alcooleuse), très chocolatée, très maltée (ovomaltine) et assez boisée, fruitée (fruits et fruits confits variés), mais également épicée. Comme une version un peu plus jeune et quasi-brut de fût du nouveau 12 ans d’âge. Beaucoup de caractère.Tenue à la dilution : Plutôt bonne, elle permet de rendre plus souple et abordable cette belle palette centrée autour du chocolat et du malt. Conclusion : Une belle version (un petit lot assemblant divers bruts de fût simplement réduits par la présence de fûts à moindre titrage), sur une base plus proche du nouveau 12 ans d’âge que de l’ancien 10 ans, mais plutôt réussie. Je le préfère au nouveau 12 ans, mais côté notation, l’ancien 10 ans, même réduit à 40 %, bat toujours tous les autres whiskies de la gamme régulière. Indication de Prix : Prix public conseillé en France: 82 € Note confirmée : 91/100

E.N.: This is the new 2018 batch (batch 003) of “Batch Strength”, a small batch of cask strength whiskies that has been only reduced by the lowest abv cask among them. Colour: Golden & amber reflections. Superb nose ! Powerful dark chocolate notes, malted barley (Ovaltine), but also some wood, with a darker dusty “closed” side as in the new 12 years old, but it has also eau-de-vie macerated cherries, varied candied fruit & dried fruit (hazelnut, dates, sultanas), almost an Armagnacky side. The alcohol, here, is a perfect help to enhance the aromas, on the nose as on the palate: The flavors are almost the same on the palate (you can add some spices to it though), and it sounds like a bit younger version of the new 12 years old, with the same casks base, but more powerful. This one has a lot of character, and water helps to understand it & enjoy it, giving it some extra suppleness. To conclude, I’ll say that it’s a beautiful new version, very malt, chocolate & wood oriented, close to the new 12 years old, but better in my opinion. At the end of this face to face tasting, I have to say though that the winner remains the previous 10 y.o. Confirmed rating: 91/100

 

 

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En avant première de mon reportage sur le salon Club-Expert Dugas qui s'est déroulé en Octobre dernier, 2 de mes notes de dégustation de TAMDHU *...

 

 

 

 

*Nuit à INVERNESS/Night stay in INVERNESS:

 

-"AMULREE B & B" (Bed & Breakfast) au 40 Fairfield Rd, INVERNESS IV3 5QD, Centre-ville d'INVERNESS:

Charmant lieu tenu par un couple haut en couleurs, fort sympathique, de très bon conseil également (le pub qui nous avait été conseillé, parmi d’autres adresses, s’est avéré excellent, tout comme les autres adresses utiles pour nos courses touristiques), dans une étonnante rue qui ne comporte que des B & B ! (40, Fairfield Road). Excellent petit déjeuner écossais, également, avec un grand soucis du détail pour satisfaire leurs visiteurs. Encore un grand merci à Mme Marian Caldwell et son mari pour leurchaleureux accueil ! Un établissement également fortement recommandé.

ENGLISH SUMMARY : We stayed that night at the AMULREE Bed & Breakfast, a very charming place held by a colourful couple, very kind (& with very useful tips, such as the pub where we had dinner, between other useful adresses too, for shopping as well), in an amazing street (Fairfield Road) only occupied by Bed & Breakfast places. The Scottish breakfast was excellent, and the ownerspaying much attention to the details to please their visitors.A big thank you again to Mrs Caldwell & her husband for their warm welcome : A highly recommended place to stay.

 

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Une très bonne adresse pour passer quelques jours à Inverness ! Merci à TripAdvisor pour la photo (la mienne étant trop floue)

 

 

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My friend Olivier enjoy (as I do) the AMULREE B & B Scottish traditional breakfast, excellent here I have to say !

 

 

 

 

 A Venir /To be coming soon...

 

JOUR 3 / DAY 3 :

PART 3 : GLEN MORAY & The GLENLIVET (Speyside)

JOUR 4/ DAY 4:

PART 4: LINDORES ABBEY DISTILLERY (Lowlands)

 

 

 

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Merci de votre patience / Thanks for your patience !

 

 

Editorial No 29

 

 

EDITORIAL N °29

 

A VENIR sur le site/COMING SOON on the website...:

 -Mes impressions de Retour d'ECOSSE.../ My Feelings about my SCOTTISH Trip...

  -Un reportage sur le dernier WHISKY LIVE PARIS 2018 & sur le Salon CLUB-EXPERT DUGAS 2018

 Also on the website soon, my feedback about 2 whisky & Spirits shows: Whisky Live Paris 2018 & Club-Expert Dugas 2018

 

 

***

 

 Bibliographie WEB (Addendum):

Spécial VIDEOBLOGS / MES 12 « VLOGS » FAVORIS DE WHISKY de l'Année 2018 :

(en fait il y en a 15, et en langue anglaise seulement **)

TOP 12  - WHISKY VLOGGERS OF THE YEAR 2018:

(in fact they are 15)

 

A NOTER : Pour les sites plus classiques sur internet (blogs & sites internet-mise à jour en cours...merci de votre patience), voir ici:

http://www.gregswhiskyguide.com/liens/sur-la-toile-web-links.html

NOTE : For more classical websites & blogs (the update isn't made yet, please be patient), please see the topic linked above.

 

Mise à jour du /Update : 08/10/2018

 

** Pourquoi en anglais seulement ? J’en suis navré, mais pour le moment, je considère qu’aucun vlog en français n’est satisfaisant en l’état, de mon point de vue. C’est dommage, j’en conviens, mais c’est aussi clairement un défi à relever...à bon entendeur ! / No French Vlog satisfying, so I didn’t select any, sorry.

 

Voici donc mes 12 sites favoris de type"vidéo blog" pour l’année 2018 (j’en ai ajouté 5 depuis l’an dernier, car mon intérêt pour le genre s’est accru, et j’ai découvert plusieurs autres chaînes intéressantes) plus 3 conseillés , soit en fait 15 sites, chacun dans son style, ils vous apprendront beaucoup de choses, vous divertiront aussi parfois, et vous seront vite quasiment indispensables pour vous renseigner sur tel ou tel whisky, marque, style de whisky, mais aussi sur les problématiques (déontologiques, techniques, révolutionnaires, etc...du moment). Mes félicitations aux 15 sélectionnés, mais mon coup de chapeau avant tout au premier, la chaîne youtube deJason Vaswani (Jason Whisky Wise), déjà nommée site de vidéo blog de l'année 2017, et à suivre pour l'année 2019 sans aucun doute!

J’ai ajouté cette année une indication de style pour chaque vlog, avant la présentation du vlog, qu’il ne faut pas la prendre trop au sérieux, car il s’agit souvent d’une indication de tonalité générale des vidéos, avec parfois des jeux de mots...J'ai également révisé certains commentaires concernant les vlogs déjà nommés l'an dernier, notamment afin de mieux coller à leur actualité.

A Noter : Il s’agit ici uniquement de vidéos postées sur YOUTUBE.

English Summary : Last year I did choose 7 Vlogs (video blogs, for those who don’t know this style of reviewing whiskies or topics about whiskies, mainly on Youtube channels). This year, having more time to watch them and getting also more interested by them than before, I have added 5 others which seem to me interesting to mention & to advise to the audience, plus 3 that I’m not fully used to yet or didn’t watch enough, but interesting to mention & to advise to my readers. So yes there are now 15 videos blogs recommended here, 12 ahead of the others, and one of them awarded, the same as last year, so congrats to him, Jason Vaswani, from Jason Whisky Wise (to be followed for year 2019!).

NOTE: This time I have added a style indication before the vlog description, please do not take it too seriously, it’s more to give an idea to people who don’t know you than a judgement. Besides, it may include some silly (or not) jokes... I did also revise some of the comments about previously awarded vlogs, in order to be more in phase with their news.

 

 JASON WHISKY WISE (Royaume-Uni : Angleterre):

Style : « Dynamique » :

Jason Vaswani est un bloggeur anglais basé à Londres (il a aussi son propre club de whisky) qui a démontré la pertinence de son travail notamment en vidéo en utilisant toutes les ressources possibles ou presque (notamment de très utiles inserts de cartes géographiques, photos de bouteilles, diverses références utiles, etc...), avec dynamisme, grande concision (d'autres vlogs sont bons, mais leurs sujet souvent trop longs, ou mal filmés, etc...) et avec un format souvent inférieur ou égal à 10 mn, l'idéal pour faire le tour d'une bouteille ou sujet au moins pour l'essentiel. Comme les autres vlogs, c'est subjectif, mais très pertinent, et il y a toujours quelque chose à retirer de ses vidéos, une information, des comparaisons pertinentes, etc...Il se distingue aussi par le nombre de videos éditées, et les intéressantes verticales qu’il couvre. C'est pourquoi je le nomme à nouveau "Vlogger of the Year" (2018), en plus de l’année 2017: Voici (ci-dessus) sa chaîne sur youtube ou il poste l'essentiel de ses vidéos...

Jason a également un site internet ou il compile notamment ses notes écrites : https://whiskywiseblog.wordpress.com/tag/jason-whisky-wise/

English Summary : Jason Vaswani is an English vlogger based in London (who also has his own whisky club) who proved in my opinion the relevance of of his work, using for instance pictures, maps, bottles reproductions, distillery views insertions to dynamise his talking about whiskies, which is very useful to give a context to his reviews, a thing that not many others do. Also I think the efficiency of his style is that he barely goes beyond 10 minutes, which prevent often the video to be difficult to follow for many people who are not all necessarily whisky anoraks, and he is very concise in his tasting description & presentation, to give us the essential things we want to know. Also the number of reviews he posts is huge, plus the fact he does often interesting vertical tastings. As for other vlogs, this is of course subjective, but for me again very relevant, with always something interesting to learn from his videos, wether it is informations, argumented opinions, prices comparisons, etc...That is why I wanted to nominate him once again « Vlogger of the Year «  for 2018. Please see the link above. Also recommended, his website (link above as well).

 

 

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LES 6 AUTRES VLOGGERS DEJA PRIMES EN 2017 ET A NOUVEAU PRIMES CETTE ANNEE:

(sans ordre particulier)

THE SIX OTHER VLOGGERS NOMINATED IN 2017 & NOMINATED AGAIN THIS YEAR :

(in no particular order)

 

 

 

WHISKY.COM (Allemagne):

https://www.youtube.com/channel/UCnCE0-pPZuit8aud1l9rhkA

Style : « Didactique » :

Chez la famille Luening, au delà du commerce (elle dirige depuis l'Allemagne une boutique de vente en ligne de whisky), la passion du whisky s'est transmise de père en fils. Le père, Horst, publie depuis un moment déjà des vidéos de dégustation, tantôt en anglais, tantôt en allemand. Le fils, Benedikt, l'a rejoint depuis peu et, chacun avec son style, voire parfois ensemble sur la même vidéo, font des dégustations, des visites de distillerie, des palmarès annuels, avec franchise et parfois une certaine ironie par rapport au marketing. Souvent intéressant. Le défaut ? Outre le parti pris parfois affiché (anti-tourbe marquée) de Horst, les visites de distillerie de Benedikt sont parfois encore un peu trop froides à mon goût, avec notamment l'absence de tout personnel de ces distilleries (le plus souvent), pour donner un peu d'humanité à l'ensemble. Malgré cela, c'est un sacré survol d'une partie non négligeable de la production actuelle.

English Summary : In the Luening family, beyond the trade (they run a big online retailer whisky shop), the whisky passion is pretty much a family story : The father, Horst, who started it all, publishes for quite some time tasting videos on youtube, in German language, but also in English. He has been recently rejoined by his son Benedikt, and each one has his style, plus they are sometimes together to assess whiskies or to evoke different subject matter or answer to FAQ. They visit distilleries and report about their favorite whiskies of the year, withan outspokenness & a bit of irony that can be surprising, but prevent them to just follow the marketing assessments. It is often interesting, even if in my opinion it’s brought out that Horst hates heavily peated whiskies (so his reviews about these whiskies may be less relevant), and Ben’s visits to distilleries may sometimes be too cold, as he often visits them alone (with no distillery staff), but despite these critics, this vlog is impressive by the fact it gives a huge overview of (mainly) the current official bottlings production.

 

 

RALFYDOTCOM (Ile de MAN):

https://www.youtube.com/channel/UCp0k3OKqfkPW0HdRLA8JWZg

Style : « Malice au pays du Whisky » :

Le « vlog » comme il aime bien le dire, de l’écossais Ralfy Mitchell (basé sur l’île de Man),ludique et utile, remarquable par ses plus de 500 notes de dégustation de whiskies, mais aussi parfois d'autres spiritueux, et par les conseils et points de vue qui sont exprimés depuis quelques années désormais en plus de la note de dégustation, et parfois en visite en Ecosse ou ailleurs, ce durant 15 à plus de 20 minutes (Ralfy a aussi un site internet dont vous verrez le lien sur sa chaîne youtube. Plutôt recommandé...Le défaut? Avec le temps, pour les connaisseurs en tout cas, une certaine lassitude nous prend devant des répétitions, des longueurs et gimmicks attendus, mais souvent c’est aussi parce qu’il s’adresse à un large public à qui il faut rappeler les fondamentaux du whisky. Mais on l'aime, le Ralfy, avec ses "there we go, now you know..", ses clins d'oeil, mais aussi, plus sérieusement, pour ses parti-pris et soutiens sans compromission aux professionnels du whisky qui privilégienrt la qualité & la transparence par dessus tout....

English Summary : Based on the Isle of Man, Scottish whisky vlogger Ralfy Mitchell runs a remarkable blog (aside of his website, also recommended), with more than 500 tasting notes on whiskies, but not only (he reviews from time to time other spirits), videos in which he also explains how whisky is made, produced, sold, or will speak about several full topics about whisky. It last often 15 to more than 20 minutes, often starting by a whisky review, and then opinions and/or facts about topics that may be related to this whisky or not. For connoisseurs, though, as Ralfy wants his channel to be as democratic & educational as possible, one may get sometimes bored by some repetitions, gimmicks or too general opinions expressed. But we love « our Ralfy », with his leitmotives like « there we go, now we know ... », his winks about this or that, and also, more seriously, for his constant & uncompromised support to whisky producers who choose quality & transparency over anything else...

 

 

THE GOOD DRAM SHOW (Royaume-Uni : Angleterre):

https://www.youtube.com/channel/UC273sF8hCpQXuFo3YN9RUiw

Style : « British Steel » :

La chaîne youtube de Chris Goodrum, un anglais passionné de whisky, et consultant/sélectionneur de whisky pour la boutique & boutique en ligne The Gauntleys à Nothingham qu'il dirige (il est aussi passionné de musique, de Hard-Rock en particulier, genre que j’apprécie également, et il diffuse cette musique en introduction de ses vidéos, et...son look aussi, qui va avec, pour le moins atypique dans le milieu du whisky). Il est aussi juge dans différentes compétitions liées au whisky (notamment le World Whisky Awards), mais aussi collaborateur de Whisky Magazine (UK). Son analyse critique courtoise mais sans concessions de whiskies par thèmes (distilleries, négociants, styles ou types de whiskies) est détaillée, passionnante (certes un peu longue pour les néophytes) et l'on oublie souvent qu'il exerce aussi un métier commercial, c’est donc pour moi le signe d'un vrai passionné.

English Summary : Chris Goodrum is an English whisky consultant & professional selecting whiskies for his shop & an online shop called The Gauntleys in Nothingham. But he is also a whisky expert who collaborates with Whisky Magazine UK, a judge for several international whisky related competitions such as World Whisky Awards...He is also a music fan & Hard-Rock fan in particular, a genre which I like a lot, and he always begins his whisky reviews by an extract of some music of that genre, and bear a band’s T shirt as well, long hair, etc.… An unusual look that is a breath of fresh air in the often a tad too strict whisky circle. But, aside from his look, more seriously, his whisky analysis abilities (in a polite but uncompromising style), using often verticals, horizontals & general topics to explain important themes aside of his tastings, makes it a whole experience (ok, a bit long for some, but rewarding) which makes you forget he works in trade, a thing that proves for me he is a genuine passionate man.

 

 

LIQUOR HOUND (Etats-Unis):

https://www.youtube.com/channel/UC8PCi4DwwI5stiYK3YcPm_g

Style : « American ! » :

La chaîne youtube d'un grand collectionneur américain basé au Texas(plus de 2000 bouteilles, dont plus de 300 différents Bourbons), Chris Trevino (à l’origine plutôt passionné de Tequila), qui aime commenter durant 10 à 15 minutes (en général) les whiskies de sa collection, mais aussi d'autres, et travailler par thèmes et comparaisons horizontales ou verticales souvent très pertinentes. Sobre et concentré sur son analyse, il va à l’essentiel pour parler de sa passion avec une capacité très intéressante à comparer les whiskies (il connaît l’art de la distillation). Une chaîne majeure pour mieux connaître les whiskies d'Amérique du Nord, et des Etats-Unis en particulier, y compris du point de vue historique.

English Summary : Chris Trevino is an American whisky collector (but also other spirits collector, with more than 2000 bottles, including more than 300 different Bourbons), who started by Tequila, and then got interested by whisky, that he likes to comment during 10 to 15 minutes videos (in general), mainly whiskies from his collection, but not only. He works by themes, horizontals & verticals, and his analysises are often very relevant. Very concise and focused on the tasting, Chris gets to the crux of the matter to talk about his passion and he great abilities to compare whiskies (by the way, he studied the art of distillation). A major channel to know better the Nord American whiskies, and the U.S. Whiskies in particular, but also on a historical point of view.

 

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Bons compromis entre un site informatif à vocation encyclopédique et un site publicitaire de marques (certaines marques internationales sponsorisant le site de Mark Gillespie, tandis que dans le deuxième cas, il apparaît que les principaux groupes producteurs de whisky écossais sont partenaires ou commanditaires de certains sujets), avec une approche résolument différente et moins critique, ce ne sont pas des vidéo-blogs à proprement parler, mais deux autres sites de grande qualité que je recommande:

English Summary : Here are 2 websites about whisky that are, in my opinion, a good compromise between an encyclopedic channel (very educational) and an advertisement channel (some international brands for instance sponsor the second one, while it is clear that the Scottish whisky industry is linked to the first), so that their approach is different from the previous ones (less into whisky reviewing), these are not exactly videoblogs in the sense of the others, but I do recommend them, as the quality is really high :

 

SINGLE MALT TV (Grande-Bretagne) :

https://www.youtube.com/channel/UC5ZzrkyDmz207YwJFNyS1Ng

Une télé du whisky avec de beaux reportages sur différents pays et styles de whisky, mais aussi des analyses en profondeur de thématiques spécifiques au whisky. Charles MacLean, le célèbre historien, écrivain du whisky (et consultant pour les distilleries) y intervient régulièrement, notamment lors de visites aux distilleries en images...De quoi s'instruire et se divertir. Plutôt recommandé!

English Summary : It is more a television on internet than a vlog for me, but it has beautiful reports about whisky countries, whisky styles, as well as more in depth various whisky topics analysis. The famous whisky writer & historian of whisky Charles MacLean (also a consultant for many distilleries), is often there to interview distillery people or explain whisky, brands and specific to whisky topics, with beautiful images & reports.

 

WHISKY CAST (Etats-Unis) :

https://whiskycast.com/

Au départ une radio sur internet, la chaîne a évolué avec aussi des visuels, des vidéos, des photos & des notes de dégustation. Ce site créé en 2005 par Mark Gillespie, un journaliste américain, réalise des articles de fond et interviews de personnalités du whisky. Il peut se targuer d’avoir plus de 40000 auditeurs pur son Podcast, et ce dans 150 pays...

English Summary : At the beginning more a whisky related Podcast (radio on internet) than a whisky vlog, it has evolves to a wider channel since it beginning in 2005, with American whisky journalist Mark Gillespie on charge, including in depth articles, reports (including distillery visits) & interviews of people from the whisky industry. Mark can be proud of his channel which has more than 40000 listeners for his Podcast and this in 150 countries...

 

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ET LES NOUVEAUX VIDEO BLOGGERS CHOISIS CETTE ANNEE (par ordre alphabétique):

AND THE NEW VLOGGERS CHOSEN THIS YEAR (in alphabetical order) :

 

 

-AQVAVITAE (Royaume-Uni :Ecosse):

https://www.youtube.com/channel/UCYTM0afACsqCQxvSvf3VqRg

Style : « The Link» :

La chaîne youtube d'un écossais passionné de whisky, Roy, basé à Glasgow, qui fait honneur à son pays, en réunissant souvent sur ses vidéos différents vloggeurs ou professionnels du whisky pour en parler (autour de la notion de partage), en faisant aussi des reportages sur des événements ou voyages. Roy a mis les rendez vous en direct (« live stream ») au coeur de son œuvre (même s’il fait aussi de brèves & originales notes de dégustation compilées sous le vocable : « recycled reviews »). Pour moi Roy, c’est un peu le trait d’union entre tous les vloggeurs de whisky, et les amateurs de whisky ? Par ailleurs, ses quiz sur le whisky sont redoutables !

English Summary : Roy is a Scottish whisky passionate based in Glasgow who makes his country proud, as he has the ability to unite in his channel different whisky vloggers and whisky lovers from around the world to spread the word (he even calls it « whisky evangelism ») about whisky and the essential sharing of it. Roy does many interesting livestreams, but also do reports about whisky journeys, meetings in whisky events, and very short whiskies reviews called « Recycled Reviews », with an original approach. For me, Roy is « the link » between all whisky bloggers and beyond that, whisky lovers. Besides, his quizzes in his livestreams are impressive !

 

 

-MALTMAN MIKE  & FRIEND’S SHOW (Royaume-Uni : Angleterre):

https://www.youtube.com/channel/UCo5VYYtoBtFCm3FhlpalCAA

Style : « Unchill filtered  & as from Home» :

La chaîne youtube d'un passionné du whisky, Mike, qui, comme un peu comme Chris Goodrum, est aussi associé à la vente de whisky, au sein de la société House of Malt, en Angleterre, mais n’a pas cédé pour autant son libre arbitre, ce qui est louable, quitte à avoir des avis très tranchés, sans filtre ni compromissions. Dégustation de whiskies, sujets généraux, dans une ambiance bon enfant « comme à la maison », voire même « comme au pub », on ne s’ennuie jamais, même si on ne comprends pas toujours tout : Signalons d’ailleurs, dans « l’équipe Maltman Mike », également d’autres intervenants, plus ou moins concentrés sur leur ouvrage (je me comprends, lol !) et très divers (Brian Malt Musings, Gentleman Grim, Mr T, The Whisky Viking), mais souvent attachants. Une belle bande de joyeux drilles, là aussi. Dernière chose, Mike & Mr T ont récemment subi de dures et injustes attaques anonymes sur l’une de ses vidéos que je considère comme l’une des meilleures, à savoir une revue de presse sans concessions des publicités vidéos sur le whisky, très décapante et salutaire. Alors, soutenons-le de plus belle !

English Summary : This is an original channel held by Mike, who also (a bit like Chris Goodrum) works in a whisky shop (House of Malt) in Cumbria. But, as Chris, Mike has not given up his free will, and often speaks « unchill filtered » about whiskies he likes and do not like, even if he can sometimes be extreme in his critics, but important to mention, with no bias at all. Mike & his fellows will discuss of a new whisky, of a whisky topic, occasionnally go live while cooking, and in fact he makes you feel « as from home » to « as from your local pub » ! One never get bored with his videos, even if I do not understand always everything that is said. Well, I have to say that there are other people taking part on this channel (Brian « Malt Musings », « Gentleman Grim », « Mr T », « The Whisky Viking ») who would review whiskies along with him or without, and, some are be really focused on what they are analysing, while others may sometimes not...(it’s just a wink to some memorable moments, folks, don’t get upset !). They are all different & all in all endearing people. A beautiful strip of revelers, I have to say ! A last thing about this channel I wanted to say: Recently Mike & Mr T have been severely slandered anonymously for one of their videos which I consider among the most interesting ones, a video press review about whisky advertisings, analysing them all with no double speak (as we love in Greg’s Whisky Guide!), a hilarious but also educational, salutary video. So let’s support him & his team even more after that !

Parmi les intervenants sur ce site, plusieurs tiennent des blogs que je vous recommande également (ne pas se fier à leur humour, ce sont aussi des dégustateurs expérimentés!):

Most of the people taking part of the vlog above also run blogs I recommend to you as well (ok they like to do jokes, but they are also trained whisky tasters!):

 

MALT MUSINGS (Brian) : http://malt-musings.blogspot.com/

GENTLEMAN GRIMM (Thomas): https://gentlemangrimm.com/

THE WHISKY VIKING (Daniel): http://thewhiskyviking.blogspot.com/

 

 

 

-TRENNY AND C (Canada):

https://www.youtube.com/channel/UCde0QQ7qq-2DbhL0ZwRi8eA

Style : « Whisky & Fun » :

La chaîne youtube de deux joyeux lurons de Colombie Britannique, surnommés "Trenny and C", qui m’intéressent car ils ont trouvé un joli compromis original entre critique sérieuse de whisky (notamment nord-américain) et humour & jeux potaches (leur « Drinko Plinko » est unique & hilarant, même si à mon avis c’est le plus mauvais moyen d’arriver à créer « le cocktail idéal » qu’ils recherchent !) à gogo. J’aime leur état d’esprit, leur amitié visible, et j’ai grand plaisir à les suivre.

English Summary : Run by 2 rather cool people from British Colombia (yes, West coast), this channel is unlike many others in terms of presentation & self challenges. I think these guys have found an original compromise between serious whisky reviewing (mainly of Northern American whisky) & humour and schoolkid games (their « Drinko Plinko » is hilarious & unique, even if in my opinion it’s probably the worst way to create the « ideal cocktail » they are looking for, lol!). I love their state of mind, their visible friendship and it’s a great pleasure to follow them.

 

 

-WHISKY IN THE 6 (Canada):

https://www.youtube.com/channel/UCRbdcQkwdDrXgZxmkb9lLhw

Style : « The Whisky Exchanger » :

La chaîne youtube de Rob, un canadien de la côte Est (Toronto plus exactement), un véritable passionné du whisky nord-américain, mais pas seulement, car c'est un vrai communiquant. En quelques minutes, avec un esprit ouvert, Rob décortique avec application des nouveautés et donne des tuyaux sur l’accessibilité des whiskies, quand il n’invite pas d’autres bloggeurs à dialoguer avec lui sur divers sujets liés au whisky (son interaction avec ses les réseaux sociaux notamment est remarquable, et c'est probablement avec Roy du vlog AQVAVITAE le plus en pointe sur le dialogue avec son public). Un vloggeur attachant et, contrairement à d’autres, réellement intéressé par les réactions des spectateurs de sa chaîne, pas seulement pour obtenir des contributions. Chapeau à lui pour cela !

English Summary : It was hard to find an expression to summerize Roy’s channel, I have to say, as he covers several ways to speak about whisky & approaches of « social-media-invading-youtube » (as others in my selection, by the way, Roy from AQVAVITAE vlog, could be along with Rob maybe the most representative vloggers of this social oriented trend). Rob is a Canadian guy passionate about whisky from the East Coast, and Toronto at the moment. Unlike others, he seems as interested by Scotch whiskies as by North American whiskies, and he reviews these whiskies always with an open mind, giving tips about how to find whiskies, the price tag, but also invites other vloggers and people to dialog around varied topics about whisky. A quite endearing vlogger also because, unlike others, he is really interested by the interactivity of his channel during the livestreams he does, and this not only in order to win more subscribers or patrons. Kudos to him for that !

 

-WHISKY WHISTLE (Canada):

https://www.youtube.com/channel/UCopCLQzG_SWU9aQSyduyiGw

Style : « Whisky & A Smile» :

La chaîne youtube de Mark, qui depuis Winnipeg, dans l’état du Manitoba (après avoir vécu longtemps en Corée du Sud, ce qui peut être intéressant quand à son approche aromatique, enrichissant probablement sa propre « banque d’arômes » plus que le bloggeur qui ne voyage pas aussi loin), publie ses chroniques avec malice et bonne humeur. Mark donne des informations, des opinions, des notes de dégustation, toujours dans un bon esprit de convivialité.

English Summary : Mark has been long time living in Korea, but is now back in Canada, in Winnipeg, Manitoba (in the center of the country). I guess that it may influence his tastings as he has a palate trained to Eastern food probably more than the average whisky blogger who may not travel so far, but who knows. His channel is about whisky reviews, but also general of particular whisky topics and I like the fact it is always made in a good mood, with a smile, even if it is to put some mischief in it. You will find there informations, opinions, tasting notes in a good conviviality spirit.

 

**

 

QUELQUES AUTRES VLOGS CONSEILLES QUI POURRAIENT VOUS INTERESSER :

A FEW OTHER RECOMMENDED VLOGS THAT COULD INTEREST YOU :

 

 

ERIK WAIT (Etats-Unis):

https://www.youtube.com/channel/UCj50S0foLel2STOgQh2vi3g

Style : « Dr Whisky & Mister Hi » :

Spécialiste américain en vins, ce bloggeur atypique qui nous vient de Californie est en train d’évoluer rapidement pour casser un peu son image de sympathique mais trop sérieux professeur avec des vidéos intéressantes mais assez longues vers quelque chose de plus fun et plus carré pour parler du whisky. Je ne doute pas qu’il va vite intégrer ce TOP 12 à force de persévérance et de sujets ciblés sur les questions fréquentes du public...Le nouveau format court est d’ores et déjà une réussite !

English Summary : A trained specialist about wine, and more recently about whisky, this American coming from California has been until a few videos mainly a kind of quite serious teacher with an educational approach of whisky, long videos & also a whisky voyager interesting to follow. Recently, Erik decided to break this image of a serious guy to focus more on doing entertaining videos about whisky in shorter size, for more efficiency but also fun (probably not to fall in a certain routine). I have no doubt he will soon enter the « TOP 12 » as he will for sure persevere on this new approach and also answer to the people’s questions even more… For me this new short video size is already a success !

 

 

MALTED IN MONTREAL (Canada) :

https://www.youtube.com/channel/UCwDslrS2AWslWqeIVastYCg

Style : « Unchill filtered  & Black Aled » :

Avec une approche atypique également, mais plus décontractée encore (certains diraient trop?), Swami, basé à Montréal, et dont j’ai découvert les vidéos plus récemment, vous propose des chroniques sur des sujets divers (incluant la bière et les cocktails) et des notes de dégustation souvent passionnées (dont la mémorable critique du HAZELBURN 13 ans Oloroso sherry), mais traite parfois aussi de sujets plus sensibles, sur lesquelles il apostrophe parfois public & autres bloggeurs sans filtre aucun, et pour lesquels j’ai du mal à le suivre. Mais la plupart du temps, c’est sa passion du whisky et du dialogue qui ressort.

English Summary : I discovered only recently this channel. Swami has also another original approach. He is from Montreal, and makes whisky reviews but also other topics related to it or to other spirits but also mentions his beer or cocktail interests, with reviews that can be very passionate, « unchill filtered » and mouthwatering (just check out his memorable review of the HAZELBURN 13 yo Oloroso), but sometimes also speaks about more sensitive topics, on which he can call out to other vloggers or people, and there are times I’m not necessarily in the mood to follow him on that. But for the most videos, it is his passion for whisky & for dialog which stands out.

 

 

 

SCOTCH TEST DUMMIES (Etats-Unis) :

https://www.youtube.com/channel/UCL9FwyDiy_LCIRVLWP9fngg

Style : « Unchill filtered  & Fully naturally colored » :

Scott & Bart sont de joyeux lurons (basés à Wichita, au Kansas), cela ne fait aucun doute, et j’ai plaisir à les écouter régulièrement, mais j’avoue avoir parfois du mal à les comprendre, entre argot et chevauchements de dialogues, leur discours n’est parfois pas audible pour le français que je suis, ce qui dessert leur travail de critique...A noter cependant, cette année pour moi une de leurs meilleures émissions, en direct de la distillerie TOMATIN, passionnante...

English Summary : Scott & Bart are happy fellows and probably great people to hang out with, that’s for sure, and it’s my pleasure to hear & see them on their channel, but sometimes I have to confess I struggle to understand what they say, between some local slang & maybe the fact they are 2, and me French (yep, apologies, guys, not to be French but not to be able to get everything !), which is a pity because it veils the background, the tasting itself. However, I have to say that one of the best broadcasts/videos about whisky this year has been the livestream from TOMATIN distillery, absolutely captivating...

 

 

 

Editorial No 28

 

A VENIR sur le site/COMING SOON...(Note du 28/09/2018):

Mes impressions de Retour d'ECOSSE.../My Feelings about my SCOTTISH Trip...

 

 

 Egalement à venir:

-Un reportage sur le dernier WHISKY LIVE PARIS 2018

Also on the website soon, my feedback about Whisky Live Paris 2018

 

 

 

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A nice view of ABERFELDY distillery, the first distillery I visited this time back to Scotland after 16 years. Photo: @Grégoire Sarafian

 

NOTA : Le reportage un prend un peu plus de temps que prévu car j'essaie de vous présenter aussi une fiche avec quelques données techniques basiques résumées pour chaque distillerie visitée

(6 au total), ainsi que des notes de dégustations (aidées parfois d'échantillons que je dois re-déguster), sans parler de la traduction en anglais à venir...Merci de votre patience !

NOTA (ENGLISH): My report is a bit delayed because I wanted to add some basic technical notes about each distillery visit (6 !) and summerized tasting notes (with the help, for some,

of samples I have to re-taste...), and I'm not even talking of the translation of the text in English I have to do myself...so please be patient, thanks in advance !

 

 

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Here I am in the cloisters of LINDORES ABBEY DISTILLERY, an amazing place built before the ruins of an ancient abbey where records have been found of distillation back to at least 1494 ! Photo: @Grégoire Sarafian

 

 

 

***

 

 

ACTUELLEMENT SUR LE SITE/NOW ON LINE (Note du 28/07/2018):

-Bilan du  salon professionnel "COCKTAIL SPIRITS" 2018 dans la rubrique "Evenements":

COCKTAIL SPIRITS Show Report here

(Plus que 2 autres notes de dégustations à venir sur le sujet/ Only 2 new tasting notes left to follow...)

 

 

 RAPPEL/REMINDER (12/08/2018):

Vous trouverez aussi des Notes de Dégustation sur divers whiskies à la rubrique ci-dessous, ajoutées au fur et à mesure...

You will also find Tasting Notes about varied whiskies in the section with a link below, added on a regular basis...

2 Notes ajoutées le 12/08/18, d'autres à venir (2 Tasting Notes added today, others to follow)

EXPRESS NOTES No 6

 

 

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EDITORIAL No 28 :"LE WHISKY CANADIEN, CLICHES & REALITES" :

("CANADIAN WHISKY, CLICHES & REALITY")

 

 

Ce sujet est spécialement dédié aux canadiens cités dans l'article, mais aussi à la branche de ma famille qui vit au Canada, en Ontario...

This topic is especially dedicated to the Canadians quoted below, but also to the branch of my family who lives in Ontario, Canada...

 

 

Première mise en ligne: 22/04/2018-Dernière mise à jour: 17/10/2018

First published: 22/04/2018-Latest update: 17/10/2018

 

 

 

Le Canada est, rappelons-le en préambule, l'un des 5 premiers producteurs de whisky historiquement, avec L'Irlande, La Grande-bretagne (l'Ecosse, plus précisément), les Etats-Unis & le Japon, soit depuis la fin du XVIII ème siècle (officiellement en tout cas, pour les 2 premiers pays cités, voire même les Etats-Unis, sinon l'on peut remonter raisonnablement jusqu'au XV ème siècle, voire avant), soit depuis le XIX ème siècle pour le Japon. En terme de capacité de production, également, le Canada est loin d'être marginal, avec, par exemple, une des 8 plus grandes distilleries, Hiram WALKER & Sons, qui a près de 1,6 million de fûts dormant dans ses chais ! Par ailleurs, le Canada vends ses whiskies dans près de 160 pays dans le monde.

Sa référence la plus connue, le blended whisky CROWN ROYAL, a été le 12 ème whisky le plus vendu au monde en 2016 (tandis qu'en 2015, il vendait 5,3 millions de caisse dans le monde). En Asie et pays de l'ex-URSS, il affiche l'une des 2 plus fortes progressions en volume en 2016. En termes de volume encore, signalons qu'en 2015 la marque BLACK VELVET affichait 2,3 millions de caisses de whisky vendues, suivi par CANADIAN CLUB (1,9 million) & CANADIAN MIST (1,5 million). Mais, encore en 2017, 75 % de la consommation de whisky canadien était faite par...des habitants des Etats-Unis ! Un peuple qui connaît bien le whisky canadien puisqu’il pu en bénéficier (et donc pas seulement du whisky irlandais) durant la Prohibition (1920-1933).

Pendant longtemps, l'on a considéré le whisky canadien comme un parent pauvre de celui des Etats-Unis, mais aussi comme un whisky fade consommé sec, plutôt destiné à faire des cocktails. Je dois dire que jusqu'à il y a environ 3 ou 4 ans, je n'étais pas loin de penser la même chose, encouragé en cela par d'une part le peu de whiskies canadiens disponibles en France (et parce qu'ils étaient de caractère le plus souvent industriel, destinés à l’étagère la plus basse des rayons whisky des hypermarchés), et d'autre part, à cause de l'opinion de nombreux canadiens rencontrés à Paris, considérant eux-mêmes que le whisky de leur pays était médiocre et sans réelle valeur comparé à celui des illustres écossais. J'ai pu découvrir par hasard il y a quelques années deux whiskies d'entrée de gamme assez raffinés qui m'ont surpris par rapport à ces préjugés (il s'agissait du J.P. WISER'S « De luxe », un blended whisky à 40 %, puis un peu plus tard du GOODERHAM & WORTS-voir la critique plus bas), mais le déclic ne s'est pas réellement fait à cette époque là, car sur trop peu d' exemples. Certes j’avais pu aussi déguster en 2002, la version réduite à 43 % du « LOT 40 », un whisky composé à 100 % de seigle (« Rye »), mais franchement je n'y ai rien compris, tellement ce whisky presque sirupeux n'entrait pas dans ma définition de l’époque de ce que devait être le whisky. En d’autres termes, je n'y étais pas préparé. C'est pourquoi j'ai pris le parti de ne pas reporter ici ma note de dégustation de l'époque, qui tient en deux phrases, et se conclut par une note très faible qui me paraît totalement exagérée au vu de la splendide version « Cask Strength » dégustée récemment. J'ajouterais ma critique du « LOT 40 » version réduite dès que possible, je veux dire dès que je l'aurais dégustée, avec toute mon expérience actuelle, après environ 3109 dégustations...

Donc, « faute de combattants », point de bataille. En effet, quasiment rien de l'offre importante en whiskies canadiens n'était disponible alors en France, ni guère beaucoup plus de nos jours, que ce soit chez les cavistes ou dans les salons du whisky français (il n'y a jamais eu par exemple à ma connaissance de zone entière réservée au whisky canadien, mais parfois un ou deux stands de whiskies canadiens, aussi étonnant que cela puisse paraître !).

 

 

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Petite présentation personnelle de ma très modeste collection de whiskies canadiens & des samples offerts par mon ami George, et quelques livres sur le pays.

 

 

 Pourtant je peux dire aujourd'hui, et déjà un peu plus depuis 2016, ou j’avais pu déguster plusieurs whiskies canadiens de qualité, dans la catégorie « RYE WHISKY », lors de deux salons français, que pour nombre d'entre eux (et la quasi-totalité des productions d'une seule distillerie qui produit plusieurs marques), la qualité est non seulement au rendez-vous, mais en plus le degré de sophistication constaté est littéralement bluffant. Fin 2017 & 2018, rien qu'avec la vingtaine de dégustations faite récemment, y compris de whiskies rares introuvables en France (encore merci George !), « l’affaire était entendue », ou, autrement dit, il fallait devoir « compter avec le Canada » comme pays d’excellence du whisky.

Certains whiskies dégustés m'ont en effet fait penser à la sophistication du whisky japonais (qui lui est postérieur, rappelons-le !) et remettent en cause à mon avis la primauté de l'influence écossaise (en tout cas pas à elle seule) sur la conception des premiers whiskies japonais.

Le whisky canadien, tout comme son voisin nord-américain, s'est beaucoup développé ces dernières années (le plus grand expert du sujet, Davin de Kergommeaux*, dénombre désormais pas moins de 49 distilleries réparties sur tout le pays!), à tel point que ma présentation initiale était devenue obsolète, et comme je souhaiterais être le plus exhaustif possible sur cette offre, j'ai préféré différer le traitement et la publication sur ce sujet dans le menu de gauche de ce site, devenu inutilisable en l'état (idem pour les nouvelles notes de dégustation, tous pays & styles confondus, je le rappelle, accessibles que par le menu du haut) pour refaire le sujet ici.

Le whisky canadien peut prendre diverses formes, que ce soit du blended-whisky, du whisky de malt, voire parfois du whisky de seigle (rye whisky), voire du single malt, mais c'est majoritairement sous la forme du blended-whisky avec des méthodes locales qu'il est produit (le whisky de grain qui le compose, en très large majorité, comprend du seigle malté ou non malté) avec une recette qui va jusqu'à plus de 50 whiskies différents, ou l'utilisation par certaines distilleries à la fois d'alambics de colonne, de double colonne ou de pot still. Les obligations légales sont également différentes, tant de son voisin américain (ici pas d'obligation quant à la composition du moût, qui peut comprendre toutes sortes de céréales) que vis à vis du Scotch. De même, contrairement au whisky écossais (dans sa majorité), les différents composants du whisky (maïs, seigle, orge, blé, etc...) sont souvent vieillis séparément, puis assemblés.

Le whisky canadien diffère de celui des Etats-Unis également par l'importance du seigle (« rye ») entrant dans sa composition depuis ses débuts (qui datent officiellement de 1840-mais au XVIII ème siècle déjà, des colons écossais et irlandais apportèrent avec eux de petits alambics de contrebande et commencèrent à produire... du rhum, puis seulement plus tard du whisky) et pour nombre de ses références, même si le maïs demeure aujourd'hui majoritaire. Cette céréale fut introduite au Canada par les colons hollandais & allemands, et les premiers whiskies canadiens ne furent pas élaborés par des canadiens, des écossais ou des irlandais, mais par des allemands et des anglais ! De quoi surprendre.... Par ailleurs, depuis le XIX ème siècle, il ne faut pas perdre de vue que le whisky canadien est l'un des rares au monde à être majoritairement local, même s'il ne pourra que rarement être considéré comme à 100 %, car l'immense majorité du whisky canadien est toujours vieillie dans des fûts de chêne provenant des Etats-Unis (Kentucky et Missouri) et ayant déjà contenu du Bourbon.

 

 

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 Vue de la distillerie Hiram WALKER & Sons, qui produit toutes les marques cités ci-dessous dont le J.P. WISER'S & le LOT 40, avec à gauche la rivière Détroit. Elle est située à Windsor, en Ontario et est toute proche de la frontière des Etats-Unis (état du Michigan). C'est un gigantesque complexe qui peut produire toutes sortes de whiskies et les élever dans toutes sortes de fûts.

 

 

 

Au Canada, la durée minimum de vieillissement obligatoire est identique à celle de l'Ecosse, soit de 3 ans et un jour, mais il y a la possibilité d'ajouter d'autres composants que du whisky : La loi autorise les fabricants de whiskies canadiens à les aromatiser, à concurrence de 9,09 %, avec n’importe quel vin ou spiritueux, en général ajouté avant la dernière ou unique maturation, ce qui est bien plus qu’un affinage ! L’ajout de caramel est également autorisé, tout comme celui que les écossais ajoutent parfois aussi à leurs whiskies (mais c’est tout ce qu’ils peuvent ajouter, pour ces derniers, sous peine de voir passer leurs produits du statut de « whisky » à « spirit drink »). Heureusement, souvent, comme pour nombre de whiskies dégustés et chroniqués ci-dessous, il n'y a pas ou peu d'additifs.

Autre différence majeure, c'est un organisme d'état, qui organise et vend le whisky aux particuliers, comme en Suède. Mais au Canada ce système est réparti par office régional: Par exemple, pour l'Ontario qui compteplus de 10 distilleries de whisky dont 4 des pus grandes, c'est le L.C.B.O. (« Liquor Control Board of Ontario », ou « Régie des Alcools de l’Ontario ») qui gère les ventes, via des comptoirs ou en ligne.

Ceci est sans doute du aux précautions que souhaite prendre l'état contre l'alcoolisme, et un des effets qui en découlent, le fort taux de suicide, particulièrement élevé dans les pays scandinaves tout comme au Canada, ou, pour le dire autrement, dans nombre de pays ou il fait majoritairement froid et ou il y a peu d'ensoleillement par année. 

Fait moins glorieux, et Dieu sait comme j'aime le Canada (ou j'ai par ailleurs de la famille), donc on ne peut me suspecter d'être de parti pris défavorable en disant cela, il semble, d'après plusieurs sources relayées par divers écrivains du whisky, que le pays (tout comme certains états américains comme l'Indiana), approvisionnerait en whisky de grain de basse qualité de manière anonyme et massive des marques "cheap" de whisky canadien comme américain ou indien –celui pour le marché intérieur, souvent à base de mélasse-et au delà, anonymes ou non, destinées pour beaucoup à alimenter l'offre en whisky et spiritueux à base de whisky dans les grandes surfaces...du monde entier.

Je n'entrerais pas dans le détail des différents procédés de fabrication du whisky canadien & des subtilités de travail des céréales & de approches spécifiques de brassage, de fermentation & autres, c'est trop fastidieux pour un format comme celui des éditoriaux et je l'avoue par certains aspects, trop technique pour moi comme pour le lecteur non spécialisé (voire même spécialisé !), je renvoie donc le lecteur au livre de *Davin de Kergommeaux « CANADIAN WHISKY, The New Portable Expert (Second Edition) », 2017, que je remercie ici pour ses précieuses informations, voir les références de son livre sur le sujet et de son site internet en fin de présentation.

 

 

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Le fort sympathique Davin De Kergommeaux, le meilleur ambassadeur du whisky Canadien en tant qu'écrivain & passionné du whisky de son pays.

 

 

Comme en Irlande et aux Etats-Unis, en revanche, il y a eu et il y a encore, pour des raisons économiques, concentration de la production dans peu de mains, notamment les sociétés HIRAM WALKER, SCHENLEY et SEAGRAM, ce du moins jusqu'aux années 1980 puis 2000 environ, puis, dans une période plus récente, rachat par des groupes internationaux de nombre de ces distilleries (dont DIAGEO), tandis que le phénomène des micro-distilleries (que l'on nomme parfois "boutique distilleries" en anglais) commence à toucher ce pays également.

Les 8 principales distilleries du Canada (en termes de taille et de capacité de production) sont : ALBERTA Distillers, BLACK VELVET, CANADIAN MIST, FORTY CREEK, GIMLI (qui produit le CROWN ROYAL), HIGHWOOD Distillers, HIRAM WALKER & sons et enfin VALLEYFIELD (qui produit, entre autres le SCHENLEY OFC & le SEAGRAM'S VO). A celles-ci s'ajoutent aujourd'hui de nombreuses autres distilleries (dont une majorité de micro-distilleries), pour arriver au total de 49 distilleries réparties sur presque tout le pays.

En ce qui concerne l'offre en whisky canadien en France, hormis les ersatz de whisky évoqués ci-dessus, elle est clairement & anormalement pauvre ! Il existe quelques whiskies disponibles régulièrement ou non (qui se limitent à trois ou quatre références, en général du CROWN ROYAL, parfois du CANADIAN CLUB, depuis 2010 le single-malt GLEN BRETON, et bien sûr pléthore de sous-marques de grandes surfaces, plus parfois quelques autres références au compte-gouttes chez quelques cavistes seulement...dont certaines ci-dessous), mais l'offre est je dois dire extrêmement limitée par rapport à la production canadienne qui est immense...Je regrette par exemple que nous ne trouvions pas en France des whiskies canadiens des distilleries et/ou marques ALBERTA, CANADIAN MIST, FORTY CREEK, HIGHWOOD, etc... et toute la gamme des J.P. WISER'S & LOT40 (je veux parler de la version CASK STRENGTH).

 

 

 

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 Un quatuor de gagnants avec 4 des marques d'Hiram WALKER, et ici semble t'il parmi les plus récompensés récemment.

 

 

 

ENGLISH SUMMARY:

 

Here you will find a summary about the main questions evoked in my original French text (don't worry it's probably 80 % the same), but I think it is a decent foreword before you will read my tasting notes which will be as faithfuly as possible translated in English by myself.

Canada is, we should have to keep that information in mind, one the 5 first historical whisky producing countries, along with Ireland, Scotland (within Great-Britain), the United States of America & Japan, and this, for Canada, since the XVIII th century. In terms of producing capacity, Canada is far from being at the margin of the market, with for instance Hiram WALKER & Sons distillery having 1,6 million of casks sleeping in their warehouses! Besides, it sells its whiskies to 160 countries around the world. The most famous worldwide Canadian whisky brand, CROWN ROYAL, was the 12th whisky most sold in the world in 2016, and records mention 5,3 millions of cases sold worldwide in 2015. Amazingly (or not), in 2017, records mention that 75 % of Canadian whisky sales were made in….The United States of America, who knows well its whiskies since the Prohibition episode (1920-1933).

During a long period, non-whisky connoisseurs (& even many of them) thought Canadian whisky was not something they would go for when looking for a great dram to sip in company to impress them, but rather a cocktail base, usually a bland whisky that even many Canadian people met here in France were saying “there is no interest tasting Canadian whisky compared to Scottish one, which is by far superior”, or “don’t bother, it’s only for cocktails”. And I have to admit that I had no reason to think another way because the only Canadian whiskies easily available in France before the late 2000’s were 2 or 3 whiskies, that is to say the regular expression from CROWN ROYAL n.a.s., sometimes CANADIAN CLUB n.a.s. and a bunch of obscure low shelf supermarket (so-called or not) blended whiskies.

 

 

 

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 Sur cette présentation personnelle, probablement les 2 marques de whisky canadien les plus connues des français, à savoir CROWN ROYAL & CANADIAN CLUB.

 

 

 

Around 10 years ago I had the opportunity to discover by chance a shop selling and organizing sometimes whisky tastings too. I enjoyed for the first time the subtlety of grain policy in a GOODERHAM & WORTS bottling, and also the silkiness of a WISER’S DE LUXE blended whisky, but it wasn’t enough for me to conclude that Canada was a country to consider as producing great whiskies compared to the other ones within the 5 first to create whisky. Why? First off because I wasn’t prepared for some of them (I hated the first time I tried the LOT 40-the one reduced to 43 % abv expression-frankly I didn”t understood Rye whisky at this time, while this year I got blown away by the LOT 40 Cask Strength edition, so I hope in the near future to be able to try again the regular expression of LOT40 to give it another chance, with all my nowadays experience, after having tasted 3109 whiskies or so. Yes simply I didn’t show much enthousiasm for the few ones I were always coming across, such as the regular CROWN ROYAL. Besides, the Canadian whisky offer in France was (and IS still!) disastrously weak, and before say 2016, so it was really hard to have an idea of the abilities of Canadian whisky makers to produce something good, something different, not only made for cocktails and as great as a venerable Scotch whisky.

Around 2016, things changed a bit with other whiskies available in France, little by little (sure, not enough, but giving more space to breathe), in a few shows, though I noticed there was still no specific “Canadian whiskies” area in every show I attended since 2004 (and I did some here) and though not always labeled as Canadian (who said WHISTLEPIG ? I did). I tasted 2 quite nice whiskies and started to search for more and by chance, in 2017, a guy named George KALENIECKI contacted me on social media and proposed very kindly to provide me a significant amount of Canadian whisky samples to help me comprehend the diversity and quality of Canadian Whisky. I am very grateful to him for that, and also to several people of the whisky industry and literature I will be quoting and thanking further on this page, from Davin de KERGOMMEAUX, THE Canadian whisky writer & worldwide specialist, to Don LIVERMORE, a great Master Blender working for several brands within the HIRAM WALKER & Sons whisky portfolio, including J.P. WISER’S or LOT40 whiskies, for instance. Their informations help me “get into the groove” of Canadian whisky, at least a bit.

 

 

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George KALENIECKI (à gauche/on the left) avec John HILL, Master Distiller à la retraite de la distillerie KITTLING RIDGE qui fait le FORTY CREEK.

 

 

With these 12 samples, added to my 10 tasting notes, I was now ready to understand a bit more Canadian whisky, at least enough to publish my notes and try to present them here to you in a better context. And frankly what I discovered was spectacular. For the majority of them, not only they were quite enjoyable quality whiskies, but for more than half of them, the quality was high and these whiskies remarkably crafted, and for 5 of them their high sophistication & generous & original palette was making them worldwide top class whiskies in my opinion.

 

 

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Voici 7 des 12 samples reçus en trois fois de la part d'un Canadien qui sait comment faire plaisir et faire honneur aux distilleries de son pays, j'ai nommé George !

 

 

Canadian whisky can be of different kind : Yes blended whisky is the main thing there, but there are more and more distilleries that can propose a single malt or a rye based whisky (whether it will be a 100 % rye or less), or even a mashbill close to a straight bourbon, but if there is a blend of different grains, the main difference with the majority of whiskies distilled around the world and in Scotland in particular is that all the grain will be matured separately, and then mixed together in the end of the process. They can create 50 different recipies and play with different kinds of distillation, from column still to pot still, as well as double column still. They have also less casks use regulations restrictions. In fact it ressembles more than one could think to Japanese whisky.

Another major (if not the main) difference is the right Canadian whisky producers have to add 9,09 % of additives, from favorite fine whiskies from all over the world to fruit syrup or sugary or winey additives, but for the majority of the samples I’ve tried fortunately I didn’t felt there was such things added.

Less impressive, and as much I love Canada, but it’s business some will say, it seems that a huge amount of cheap Canadian whisky, mixed with cheap Scottish, American & Indian “whisky” is used to fill the supermarket blended whiskies (& whisky based, spirits made also of neutral spirit) shelves all over the world. You will recognize them with their price, often under 8-9 £ (= under 16 $ CAN = around 10 €).

About Canadian whisky sales, another difference with almost any other country except Sweden, is that alcohol can only be sold by state shops, which are different according the states. For instance, in Ontario, where more than 10 whisky distilleries are located (& 4 of the 8 biggest ones), it is called L.C.B.O. (« Liquor Control Board of Ontario ») and you can only buy whisky through their branch (shop) or on line.

I won’t enter furthermore in technical productions details and presentation of every whisky producer from Canada, the topic is too vast and I don’t have enough time, room here or even experience to talk about every one, so I’ll rather advise you to have a look on his man’s website or buy his book, as he is “the man in the know” about Canadian whiskies. Who am I talking about? Davin de KERGOMMEAUX, of course, Canadian whisky writer, Malt Maniac member, writing for Whisky Magazine, Whisky Advocate, author of 45 Canadian whisky entries in Dominic ROSKROW’s « 1001 Whiskies You Must Taste Before You Die » book, etc...).

A bit like in the Republic of Ireland, the production in Canada is pretty much concentrated in a few hands & distilleries. Aside of them, many boutique distilleries blossom since a few years. The 8 main distilleries of Canada are (in terms of size & production capacity) : ALBERTA Distillers, BLACK VELVET, CANADIAN MIST, FORTY CREEK, GIMLI (qui produit le CROWN ROYAL), HIGHWOOD Distillers, HIRAM WALKER & sons, and, last but not least, VALLEYFIELD (who produces, between other brands, SCHENLEY OFC & SEAGRAM'S VO).

 

 

 

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 Les cuves de fermentation ("washbacks") de la distillerie Hiram WALKER qui produit les whiskies de la marque J.P WISER'S. Attention, non, il n'y a pas d'erreurs de frappe,

ils sont d'une capacité de 190 000 litres et il y en a 39 dans la distillerie !

 

 

 

EN CONCLUSION :

 

Plus récemment, le Canada, à l'instar des Etats-Unis, a vu se développer nombres de nouvelles distilleries de whisky (souvent des micro-distilleries d'ailleurs !), et l'offre est devenue tellement pléthorique, mais le plus souvent limitée au marché local, donc peu accessible y compris à la dégustation, et même parfois par la vente en ligne, c'est pourquoi j'ai préféré me concentrer sur la diffusion de mes notes de dégustation : Je suis parti des plus anciennes, révisées pour l'occasion, pour aller jusqu'aux plus récentes, pour lesquelles le concours des personnes suivantes (en particulier George, pour ses généreux envois de samples), a été déterminant pour mieux me faire comprendre l'importance des whiskies de ces pays.

Et que ce soit pour des précisions sur des whiskies canadiens en particulier ou sur la production de whisky canadien en général, il me faut remercier impérativement les personnes suivantes, pour leur concours exceptionnel, Un très grand MERCI à eux :

More recently, as in the United States, Canada saw a lot of new distilleries open (often boutique distilleries) and the offer now is huge, but alas mostly limited to the local market, in terms of availability to non-North American customers, with still a small offer in France, for instance. So for this special topic, I have collected here my old tasting notes about Canadian whiskies, revised them, sometimes (when it was possible) retried the whiskies before writing, and wrote new ones about 12 samples received in 2017.

Clearly, this number couldn’t exist without the help of the following people (providing useful professional information), and without the samples very kindly offered by a Canadian guy named George, thanks also to social media, who helps people get in contact even from a great distance-there is 6029 km from Oakville, Ontario (where George lives) to Paris, France where I live !

So, yes I want to give a big THANK YOU to the following people, without whom this topic couldn't exist as it is:

 

-George KALENIECKI, amateur canadien de whisky notamment canadien, qu'il sait défendre sur les réseaux sociaux. Il m'a généreusement fourni 12 samples

(a whisky lover from Canada & « Unofficial Global Canadian Whisky Ambassador » on social media-I've decided so! )

-Davin de KERGOMMEAUX, écrivain du whisky & canadien, auteur, en plus de ses propres publications (**voir plus bas), d'articles pour les revues nommées ci-dessous, d'articles pour plusieurs auteurs, membre des Malt Maniacs, etc...

(Canadian whisky writer**, Malt Maniac certified member, writing for Whisky Magazine, Whisky Advocate, author of 45 Canadian whisky entries in Dominic ROSKROW’s « 1001 Whiskies You Must Taste Before You Die » book, etc...)

-Don LIVERMORE, Maître-assembleur pour les marques GOODERHAM & WORTS, J.P. WISER'S, LOT 40, PIKE CREEK, etc...

(Master-blender for Hiram WALKER & Sons brands, part of CORBY Spirits & Wines, owned by PERNOD-RICARD)

-Dave MITTON, ambassadeur principal des marques appartenant à Hiram WALKER & Sons, actionnaire majoritaire de CORBY Spirits & Wines, propriété de PERNOD-RICARD

(Global Brand Ambassador for Hiram WALKER & Sons brands, part of CORBY Spirits & Wines, owned by PERNOD-RICARD)

 

 

 

 

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 Don LIVERMORE, le Master Blender d'Hiram WALKER & Sons, dans les chais de la distillerie. Il a récemment reçu des World Whiskies Awards le prix du "Meilleur Rye Whisky Canadien",

mais aussi celui du "Meilleur Blended Whisky Canadien" pour le J.P. WISER'S "Dissertation". Merci à Don pour cette photo.

 

 

 

Pour plus d'information sur ce sujet complexe et très évolutif qu'est le whisky canadien, je me permets de vous conseiller deux sources d'information et de critique très intéressants et de premier ordre, je veux parler du site internet & du livre de l'écrivain du whisky Davin de KERGOMMEAUX, qui fait autorité sur le sujet :

For more documented & yearly revised information about Canadian whisky, please buy his book & have look at his website:

 

-« CANADIAN WHISKY, The New Portable Expert (2nd Edition) », 2017, Editions RANDOM HOUSE, sélection « Appetite », 336 pages dont certaines illustrées, ISBN 978-0-14-753075-2 (Prix : Autour de 17 € en VPC)

-Son blog sur le whisky Canadien (Davin’s Canadian whisky blog):

CanadianWhisky.org

 

 

 

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 "LE" livre qu'il vous faut pour mieux connaître le whisky canadien.

 

 

 

***

 

 

MES NOTES DE DEGUSTATION:

 

(MY TASTING NOTES, translated after the French text)

 

 

 

-CANADIAN CLUB « CLASSIC » 12 ans, Edition 2011 (Travel retail edition), (“PREMIUM”), 1 litre , 40 %   (BLENDED WHISKY DE LUXE,Ontario, CANADA):

A Noter : A base de Seigle, d’orge ou de blé (et combinant généralement plusieurs céréales), les whiskies de la marque CANADIAN CLUB sont vieillis de 3 à 12 ans en moyenne, utilisentdes fûts neufs brûlés (fortement, semble t’il) qui mettent en avant leur caractère boisé, vanillé, et épicé, avec des nuances différentes des bourbons. Il y a des ajouts de Cognac dans certaines versions, nous informe Dave BROOM (il cite le 10 ans d'âge), et l'on parle d'aromatisation selon plusieurs sources, mais je n'ai pu obtenir d'autres précisions hélas. CANADIAN CLUB est une des marques appartenant à Hiram WALKER & Sons (le plus gros producteur de whisky canadien), qui est actionnaire majoritaire de CORBY Spirits & Wines, propriété de PERNOD-RICARD.

Couleur : Vieil or, à reflets ambrés. Nez : Assez doux, avec des notes de seigle, de caramel, de miel, de fruits confits. A aérer un peu à l’ouverture, car sinon le profil est fermé et inexpressif.Il y a aussi du caramel ajouté…Bouche : Fine. Des épices, du caramel, puis évolue vers des notes de bois brûlé, de seigle, de fruits confits, d’érable et de bonbons acidulés. Puis hélas plus rien ne se passe, hormis la domination sans partage du bois brûlé, du caramel (ajouté ou pas, je pense que c'est « les deux, mon capitaine »).La finale n’est pas très consistante. Tenue à la dilution : Avec un peu d'eau, il s’est avéré plus intéressant & consistant, d'autant plus à la dégustation au calme. Belles notes de fruits rouges, de d’érable et une pointe de réglisse en prime. Conclusion : Meilleur dès la deuxième dégustation, ce whisky nécessite une certaine aération. Cependant, son caractère aseptisé et probablement davantage destiné aux cocktails plutôt qu'à la dégustation. C’est une version assez frustrante pour le dégustateur, assez fermée (d'ou la note chiffrée un peu dure, peut-être ?) mais aussi évolutive. Indication de Prix : Autour de 25/30 €, mais peu ou pas disponible en France. Note confirmée: 76,5/100

 ENGLISH SUMMARY: Foreword (FW): This is ablended whisky made with rye, barley and corn.The wood is charred (probably heavily) and it is possible that some Cognac is added, as whisky writer Dave BROOM mentions there is some in the 10 y.o. It may also contain other additives, but I can’t confirm it so far. CANADIAN CLUB is a brand owned by Hiram WALKER & Sons, shareholder of CORBY Spirits & Wines, owned by French company PERNOD-RICARD. Tasting Note (TN): Sweet, with notes of added caramel,honey, candied fruit, but on the nose it’s quite closed & flat if you do not give it some time (air). On the palate, it is spicy, with lots of caramel, evolves to burnt wood, rye, candied fruit, Maplewood, a few acidic sweets as well, and then “nothing happens any more”, except a huge domination of caramel (probably added & natural), and the finish is almost non existing. With water, it is a bit more interesting, and better during the next tastings. Some liquorice is now coming through, as well as some maple syrup, and a hint of red fruit. Conclusion: Better after several tastings, this whisky needs nevertheless to breathe a bit. However, its asepticised style makes it so harmful & closed that it is more a cocktail base than a refined whisky to sip neat. A rather frustrating whisky, though I can’t really say it’s bad & may evolve with time. Confirmed rating: 76,5/100

 

 

 

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 Un "Classic" CANADIAN CLUB, parce qu"il faut bien connmencer quelque part !

 

 

 

-« CROWN ROYAL », n.a.s. (10-15 d’âge), Edition 2011 (travel retail edition), 1 litre, 40 %, (BLENDED WHISKY DE LUXE, Manitoba, CANADA) :

 

A Noter : L'on ne présente plus ce whisky qui est probablement le plus connu et le plus vendu en France depuis des décennies, mais disons tout de même quelques mots : Produit aujourd'hui par la distillerie GIMLI, mais existant depuis 1939, il s'agissait à l'origine d'un whisky élaboré par son propriétaire SEAGRAM (de nos jours cette marque appartient à DIAGEO) pour rendre hommage à la Reine d'Angleterre, tout comme à celle du Roi George VI, Par la suite d'autres versions sont apparues, dont une version nommée « Northern Harvest RYE » à 90 % de seigle et titrant 45 % au lieu de 40 %. La version dégustée ci-dessous, est la plus courante : Elaborée à partir d'une levure particulière, elle est majoritairement composée de maïs (« corn »), puis assemblée après un vieillissement d'environ 10 ans avec du seigle (rye »).

Couleur : Vieil or, à reflets dorés, voire ambrés, plutôt suspects (E150a inside !). Nez : Lourd, dense, épicé, très boisé, un rien alcooleux (puis cela se dissipe avec le temps, rassurez-vous), marqué par divers fruits secs & fruits mûrs, puis par un certain rancio, et enfin par le caramel. Bouche : Riche, d'abord dense, miellé, très fondu, puis s'aplatissant considérablement. Notes importantes de boisé avec en sus un certain rancio, un côté oxydatif donc, mais aussi légèrement vineux, évoquant davantage un brandy qu'un whisky, puis quelques fruits rouges discrets, des fruits secs (abricots & raisins secs), quelques épices douces et un pointe de seigle. Milieu de bouche et finale encore plus fondus, mais de manière plus inquiétante, car le caramel ajouté (en dose conséquente, qui se voit aussi à la couleur) prend le contrôle, et hormis une vague note de mélasse et de bois brûlé, il n'y a plus que cela, du caramel ajouté fadasse, aseptisant tout et rendant la finale bien plus courte. *J'ai oublié de préciser que certains lots peuvent être un peu meilleurs (80/100). Tenue à la dilution : Il y a un léger mieux (et un réveil des agrumes au passage, voire une touche de miel), mais cela dure peu. Les glaçons pourraient s'avérer utiles, mais ruineront le peu de complexité qu’il lui reste. Conclusion : Je suis partagé entre le respect dû à l'institution du whisky canadien qu'il représente, avec des plus de 10 ans de vieillissement et probablement un gros travail d'assemblage derrière et une grosse déception devant le gâchis opéré pour le rendre, au final, simplement « industriel », par opposition avec sa présentation dans son élégante carafe et son écrin de velours. Indication de Prix : Autour de 20 € en G.M.S. Note confirmée : *76/100

ENGLISH SUMMARY: Foreword (FW): This is ablended whisky originally create by its owner SEAGRAM as a tribute to Her Majesty the Queen of England, but also to King George VI. This is the best Canadian whisky worldwide sale. Here I am tasting the regular expression, but there are others, such as a 90 % Rye expression called “Northern Harvest Rye” with an abv of 45 % instead of the usual 40 %. TN: The color clearly says “there is E150a inside!” On the nose it is sweet but heavy, a bit heady at the opening (but it gets better with time). It is melted, honeyed, with some of the content probably aged more than 10-15 years old. On the palate it is very woody, with some sourness (oxidization), some rancio (same), a few winey notes, evoking, at this stage, more a brandy, not a whisky. Then it evolves with some tiny red fruit notes, some dried fruit (apricot, raisins), sweet spices and a touch of rye. The problem is that the generous amount of added caramel takes control of everything, then except some treacle & burnt wood notes, nothing comes through. The finish is very short, and flat. With water it gets a bit better, with more honey and new pleasant citrus fruit notes, but this doesn’t last long. You can try it with ice, but it will ruin the tiny complexity that was left. * I forgot to mention that some batches less marked by the E150a can be better & a bit more interesting (up to 80/100). Conclusion: I am a bit torn between showing some respect to the blender’s work here (sure there is some complexity & aged content & a lot of casks and even whiskies involved in the mix) and a huge disappointment towards the waste here of its “industrialization” that contradicts its nice decanter & violet velvet bag packaging. Confirmed rating: *76/100

 

 

 

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 CROWN ROYAL, le whisky canadien le plus vendu au monde...mais pas forcément le meilleur, à mon avis.

 

 

 

-« CROWN ROYAL », n.a.s. « BLENDER’S SERIES/BOURBON MASH », Edition 2018, 40 % (Canadian BLENDED WHISKY):

A Noter : Cette version plutôt atypique a été vieillie dans des fûts ayant contenu du Bourbon de premier remplissage comme dans des fûts neufs.

Couleur: Ambrée. Nez: Dense, boisé, avec un côté « brandy » comme la version classique, mais un peu plus alcooleux. Riche, avec pas mal d’esters (bonbons anglais, fruits exotiques, mais aussi comme une note de vernis à ongles, voire d’encens). Importante note de seigle, qui donne une note fruitée semi-acidulée de rhubarbe, voire de bois de rose. Epices douces. Bouche: Rien à voir avec la version classique, cette fois, car celle-ci est nettement plus intéressante, avec un côté semi-américain, semi-canadien, comme au nez, et une complexité de très bon aloi (avec les esters, le seigle, le boisé, les épices douces). Bien équilibrée, bien fondue aussi en bouche, elle n’est pas alcooleuse et se développe sur de belles notes de fruits confits, de fruits mûrs variés, de bois un rien brûlé, de Cognac aussi, quelques notes florales variées, et enfin d’érable (le rapprochant un peu du JACK DANIEL’S paradoxalement). Belle influence du seigle en bouche également (ces notes acidulées & fruitées) et belles notes épicées variées. Tenue à la dilution : Certes l’eau contribue à ouvrir un peu les arômes, mais il faut cependant rester mesuré, afin d’en tirer le meilleur, c’est à dire notamment de jolies notes discrètes de fruits rouges qui apparaissent maintenant, dont des cerises au marasquin. Conclusion : Cette version s’avère pour moi bien plus intéressante que la version standard, et j’espère que sera incluse dans la gamme, au-delà de l’expérimentation. Indication de prix : Autour de $ CAN 35 €, au Canada.-Note confirmée : 90/100

ENGLISH SUMMARY: This unusual expression of CROWN ROYAL range is part of experimental series were the master-blender focuses on different maturation or wood type. Here the whisky was matured in first fill ex-Bourbon casks, but also in new oak casks. T.N.: Thick, woody, with a « Brandy side » as the classic version of it, it is a bit more spirity in the nose as well. Rich, with a lot of esters (English all sorts liquorice sweets, exotic fruit, as well as a note of nail polish, and maybe some incense), but also showing some fruity & acidulous notes (rhubarb, mainly) which comes in my opinion from an important rye influence. Almost a rose wood note as well, and some sweet spices. On the palate, it has nothing to do with the standard version, though, with quite interesting complexity & a half-Canadian, half-American side. The esters, the rye, the bourbon driven wood & sweet spices are all perfectly combined in a well balanced & melted palate. Some varied candied fruit notes are then coming through, as well as some burnt wood, some varied ripe fruit as well, some floral notes too, and, more surprisingly, some maple wood notes that recall a bit of JACK DANIEL’S whiskeys. Beautiful rye influence, with fruity & spicy notes. Water helps to bring on more overture to the general profle, but one has to be cautious, to keep its balance and the more subtle red fruit coming through now, such as marasquino cherries). Conclusion: A much more interesting expression than the standard one in my opinion. I hope it will last and added to the core range. Confirmed Rating : 90/100

 

 

 

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-FORTY CREEK « DOUBLE BARREL RESERVE », n.a.s., Old Edition 2012/Lot 250, 40 % (SINGLE MALT):

A Noter : Les whiskies FORTY CREEK sont produits par la distillerie KITTLING RIDGE fondée en 1992 à Grimbsy, dans l'état de l'Ontario par John HALL, auparavant producteur de vin.

Couleur: Vieil or, à reflets ambrés. Nez: Plutôt fondu, fin, marqué par le caramel brûlé, le bois brûlé, du miel de montagne. Un nez riche et engageant. Bouche: Un peu moins équilibrée que le nez, clairement, et partant un peu dans tous les sens. Demande un certain temps d'aération pour être plus agréable. Plutôt riche, il est marqué par des notes de chocolat suisse, des fruits confits variés, des fruits rouges en arrière-plan, des épices douces, des noix nobles (dont de la noix de pécan), du chocolat et enfin du miel de montagne, assez dense. Le boisé est assez présent, se mêlant à des notes de caramel pour laisser une sensation de brûlé légèrement amer. La finale, plutôt courte, est un peu vineuse et relativement épicée. Tenue à la dilution: Une légère dilution apporte davantage de notes de noix, de chocolat, suisse et aussi belge, et assouplit un peu le boisé. Conclusion: On reste un peu sur sa faim avec ce whisky de qualité, mais qui manque un peu d'équilibre et de direction, perfectible, donc.-Un grand merci à George Kaleniecki pour ce sample ! Prix indicatif: Autour de 95 €, à l'étranger. Note confirmée: 79/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This is a single malt whisky made by the KITTLING RIDGE distilley in Ontario. TN: The nose is malted, with burnt caramel, burnt wood & mountain honey. An engaging & rich nose. On the palate, though, the balance is less convincing, with lots of things going on but no clear direction. It also needs air. Rather rich, with Switzerland chocolate notes, candied varied fruit, dried fruit, a few red fruit in the background as well, some noble walnuts (including pecan nut), chocolate & rather dense mountain honey. The wood is dominating, with burnt wood, melted with caramel notes, leaving a slightly bitter aftertaste. The finish is rather short, a bit winey and mildly spicy. Water brings more chocolate notes (dark & from Switzerland one), nutty notes and softens the wood. Conclusion: A quality whisky, but lacking a bit of balance & direction. A frustrating whisky, but that can be improved in my opinion. Confirmed rating: 79/100

 

 

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 FORTY CREEK "Double Barrel", une référence connue de la distillerie KITTLING RIDGE.

 

 

 

-GLEN BRETON 10 ans d’âge, Distillerie GLENORA (Nouvelle-Ecosse, CANADA) 40 % (SINGLE MALT):

A Noter : Cette jeune distillerie, créée en 1990, présente pour la première fois dans un Salon français, en 2010, ses single-malts, longtemps sujets à controverses concernant l’utilisation du préfixe « Glen » qui, pour l’association écossaise du whisky (S.W.A.) doit être réservée exclusivement aux seuls malts écossais. Un procès de longue haleine ayant été récemment perdu par cette association, la distillerie est donc pour le moment légitimement en droit d’utiliser ce nom. Il s’agit d’une version élevée en fûts de chêne blanc américain.

Couleur : Or clair, à reflets dorés. Nez : Assez rond, peu expressif, plutôt doux, boisé et vanillé. Bouche : Une douceur relative, avec des signes qui trahissent une certaine jeunesse et un impact important du bois. Vanille, épices douces, légère sucrosité. Du bois neuf se fait sentir en finale. Manque d’équilibre. Tenue à la dilution : Certes l’eau apporte un léger sursaut d’intérêt, avec quelques notes florales et fruitées (citron, pommes golden), mais encore trop discrètes. Assez plat. Conclusion : La montagne (enfin, façon de parler) accouche d’une souris. On a envie de dire tout ça pour ça… ? Un whisky assez plat, trop jeune, déjà trop boisé. Indication de Prix : Autour de 50 €, MdW–Dégusté au Whisky Live Paris 2010 - Note Sous Réserve: 76 ?/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This is a10 y.o. single malt from GLENORA Canadian distillery (founded in 1990) located in the Nova Scotia area. It is matured in American oak casks. TN: The nose is rounded, soft and not very expressive, sweet, woody & with some vanilla. On the palate the sweetness is here but not so much, because of it youth and the huge wood extraction. Slightly sugary, but quickly overpowered by some new oak notes. It lacks balance. It swims well, with just a dash of water, but for me the floral & fruity notes (citrus fruit, apples of Golden variety) are still too shy. Rather flat. Conclusion: A lot of noise for something decent but rather flat for a single malt, too young, with too much wood in my opinion. Tasted during Whisky Live Paris 2010. Rating (under reservations): 76?/100

 

 

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 Le GLEN BRETON 10 ans de la distillerie GLENORA, qui a mis 10 ans à avoir....le droit de s'appeler "GLEN" ! 

 

 

 

-GLEN BRETON 10 ans d’âge, « ICE WINE Maturation », Distillerie GLENORA (Nouvelle-Ecosse, CANADA) 40 % (SINGLE MALT):

Couleur : Vieil or. Nez & Bouche : Celui-ci est plus vineux, floral (fleurs jaunes), fruité (sorbet citron, voire coing & pommes Golden), et un peu de vanille seulement. Pas mal d’épices, de la sécheresse, ici le bois est encore trop présent. Note pétillante, acidulée, provenant probablement du vin. Tenue à la dilution : Certes l’eau apporte plus de délicatesse dans le fruité, mais elle rend le profil général plus vif, et passablement épicé. Conclusion : Cette version s’avère plus intéressante que l’autre, mais, d’une certaine manière, « on est encore loin du compte ». Indication de prix : Autour de 65 €, MdW – Dégusté au Whisky Live Paris 2010-Note Sous Réserve: 82 ?/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This is a 10 years old (a bit more, as it is finished in Canadian Ice Wine, but I didn’t found more precise information about it) single malt from GLENORA Canadian distillery located in the Nova Scotia area. TN: The nose is more winey than the previous one, with floral (yellow flowers) & fruity notes (lemon sherbet, probably quince as well, and Golden variety apples), and a little vanilla. Lots of spices there, and some dryness, with the oak still too much ahead. Some fizzy note on the palate, a bit acidic, probably coming from the wine finishing. With water, there is more delicacy in the fruity notes, but the overall profile gets then more vivid, with a lot of spices. Conclusion: I think this expression is more interesting than the one without this finishing, but once again, somehow far from the target. Tasted during Whisky Live Paris 2010. Rating (under reservations): 82?/100

 

 

 

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La version "'Ice Wine barrels", du GLEN BRETON, une des premières au monde avec cet affinage en fûts de vin de glace.

 

 

 

-GOODERHAM & WORTS Ltd, 10 ans d’âge, “Small Batch Hand Crafted”, mis en bouteille en 1998, Bouteille N°12762, 45 % (BLENDED WHISKY-Toronto, Ontario, CANADA):

A Noter : La plus ancienne distillerie du Canada (1832), ou l’une des plus anciennes, produit un blended whisky canadien composé en majorité (82,5 %) de maïs (davantage que la majorité des Bourbons américains), puis de 12,5 % de rye (seigle) distillé en alambics à repasse (seigle), mais aussi d’un peu (5 %) d’orge maltée. Ici, il s’agit de l’ancienne version mise en bouteille en petites quantités (« small batch »). Notons enfin que ce whisky a été élevé en fûts de chêne usager, ayant contenu du bourbon donc auparavant, donc dans la tradition écossaise et non nord-américaine, car ici les fûts ne sont pas neufs. La distillerie appartient au groupe HIRAM WALKER & Sons, et pour simplifier au final, au groupe PERNOD-RICARD.

Couleur : Or clair. Nez : Un nez très élégant et complexe. De fines notes de caramel dur, mais aussi d’épices douces (cannelle, muscade, et un soupçon de girofle), de miel (dont une part de miel de bruyère), de noix nobles (dont la noix de pécan très présente, fraîche, mais aussi caramélisée), sur fond de boisé légèrement brûlé mêlé de notes laiteuses & de céréales de petit déjeuner (muesli). Quelques vagues notes de fruits frais, mais surtout des notes de fruits secs (oranges, abricots, raisins de Corinthe). Plutôt séduisant, ce nez. Bouche : Elle tient les promesses du nez en reprenant fidèlement les notes de caramel, de miel, de noix, d’épices, de fruits secs, de beau boisé, sur un lit lointain de vanille, avec toute la séduction quasi-pâtissière de ses notes de caramel dur mêlées d’une note laiteuse, de noix nobles et de vanille (comme si l’on dégusterait une crème caramel à laquelle on rajouterait un peu de crème anglaise au fur et à mesure). Bel apport de l’orge maltée et du seigle, qui sont très bien intégrées et rendent l’ensemble plus complexe et intéressant. Toucher assez soyeux en bouche. Bel équilibre. L’amertume n’est pas loin, mais l’on reste toujours à la lisière, par ce côté chaleureux et sucré du caramel, du miel et des abricots et raisins secs notamment. Ferait merveille sur une crème glacée à la vanille. Tenue à la dilution : Un peu d’eau rend ce whisky plus soyeux, trop le rend plus doux et un peu aseptisé, attention donc à la dilution. Conclusion : Un whisky assez remarquable, je dois dire, dans sa conception et réalisation, et que j’avais dégusté il y a très longtemps dans une épicerie-caviste, et que j’ai mis longtemps à retrouver, en plus la dernière bouteille disponible d’un ancien lot de 1998. Comme on le verra dans ce sujet, la version dite « Little Trinity » et un peu plus âgée (17 ans) est malgré tout assez différente de celle-ci. Un beau travail d’assemblage et un whisky qui représente bien la douceur, la subtilité et l’intérêt des whiskies canadiens à mon avis. Indication de Prix : 36 à 45 €, dans le passé, chez quelques rares cavistes (partenaires de Dugas/Angostura), comme par exemples les boutiques de la chaîne Le Repaire de Bacchus). Aujourd’hui il n’est pas vendu en France, en tout cas pas par les circuits habituels (voir les sites de vente en ligne anglo-saxons). Note confirmée: 90/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This bottle from the late 1990’s is from probably the oldest Canadian whisky distillery (1832), located in Ontario. The recipe here mixes 82,5 % corn, distilled in column stills, then blended with 12,5 % of rye & 5 % of malted barley, both distilled in pot stills, but all these grains are worked separately. It is small batch produced and matured in casks that help previously one time only bourbon. There are not new oak casks as it is mandatory for American bourbons. This brand belongs to Hiram WALKER & Sons, property of French group PERNOD-RICARD. TN: A very elegant & complex nose: Fine hard natural caramel notes, sweet spices (cinnamon, nutmeg, and a hint of cloves), honey (partly heather honey), noble walnuts (the pecan pie is here very straight forward, in its fresh form but also caramelized). In the background, some burnt wood notes mixed with milky breakfast muesli notes. Add a few vague fresh fruit notes, big dried fruit notes (oranges, apricots, Corinthe sultanas) and you’ll get the picture. On the palate, the nose’s promises are fulfilled, with faithful natural caramel notes, honey, spices, nuts of different kind, with a beautiful balanced woody & vanillic background, and all the seduction of a caramel cream in which, little by little, someone was adding custard in it. Then nice barley notes are coming through, some rye notes as well, honey, dried apricots & sultanas, all melted in a very complex & very appealing mix. It is almost silky on the palate, with a great balance, though sometimes we’re not far from some bitterness. I think this whisky would be gorgeous as well if it was poured on top of a good vanilla ice cream! With water, it gets even more silky, but may tend to asepticise a bit too much the whisky, so please do not dilute it too much. Conclusion: A remarkably conceived & crafted whisky I have to say, that I tasted a long time ago but had only the chance to put my hands on a bottle recently, so, as strange as it sounds it is a review of a 1998 bottling finally made only in 2018…As you will see it later on, this batch & recipy quite differs from nowadays 17 y.o. (called “Trinity”) and me I tend to prefer this old one. This great blending work represent quite well the beauty, the refinement and the interest of Canadian whisky in my opinion. Confirmed rating: 90/100

 

 

 

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 Une superbe version du GOODERHAM & WORTS qui fait honneur au whisky canadien.

 

 

 

-GOODERHAM & WORTS « Little Trinity » (3 Grain whisky), 17 ans, 2017, 45 % (BLENDED WHISKY) :

A Noter : Pour cette version, différente du 10 ans d'âge ci-dessus (et embouteillée 19 ans après!), je n'ai pu obtenir d'information sur les proportions exactes, mais je peux vous dire qu'il est composé de maïs (« corn »), de blé (« wheat ») et de seigle (« rye »). Il s'agit en revanche d'un assemblage de fûts de chêne neuf (« Virgin Oak barrels »), de fûts de second remplissage avec un maturation durant 18 ans (« Once used Bourbon barrels »), de fûts de plusieurs remplissages ayant contenu différents whiskies auparavant (« Refill barrels containing several different whiskies before »), d'ex-fûts de Bourbon ayant contenu du seigle (« Rye matured in ex-Bourbon barrels ») et enfin de fûts neufs dans lesquels a vieilli du blé (« Wheat matured in Virgin Oak barrels « ). Le whisky est distillé deux fois (une fois en alambic à colonne, une autre en alambic à repasse). Ici, il s’agit de la nouvelle version mise en bouteille en petites quantités (« small batch »). Il existe aussi une version sans mention d'âge et une version récente nommée « FOUR GRAIN » parue en 2017.

Couleur: Vieil or. Nez: Plus marqué par des notes d'érable que l'ancienne version (voir ma critique d'une mise en bouteille de 1998), au point de ressembler un peu à un Tennessee Whiskey dont les initiales sont J.D. (faut il vous faire un dessin?), il est agréable, mais un peu fermé et monodimensionnel: Assez joliment boisé & épicé, il développe cependant de belles notes de miel et de caramel. Bouche: C'est sensiblement la même histoire, avec ce combo miellé, boisé, épicé et caramélisé assez fondu, et cette note de bois d'érable qui parvient tout de même à se fondre à l'ensemble. Tenue à la dilution: La dilution n'est pas indispensable, mais si vous la souhaitez, menez là avec parcimonie quelques gouttes suffisent), pour accentuer un peu ce joli fondu, mais pas davantage, afin de ne pas mettre trop en avant la légère amertume issue du caramel & du bois brûlés. Conclusion: Un whisky très fin, plutôt bon, mais que je trouve moins convaincant et surtout moins complexe et moins élégant que la version de 1998 (plus jeune), dont la recette était, il est vrai, un peu différente.-Un grand merci à George Kaliniecki pour ce sample ! Prix indicatif: Autour de 80 $ CAN(52 €) au Canada. Note confirmée: 84,5/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This is ablended whisky with a different recipe than the one reviewed above from the same brand, same owner. All I can say if that it mixes 3 different grains in the casks types listed above and is distilled twice, once in a column still and then a second time in a pot still. TN: Maple wood notes are more important than in the 1998 expression above, giving it a profile closer to Tennessee whiskey than the old expression. It is pleasant, nicely woody & spicy, with enjoyable honey & caramel notes, but a bit too one dimensional on the nose. On the palate It’s almost the same, but the maple wood notes are kept more mastered to enter the mix aside to the caramel, honey, wood & spices notes. Adding water is not mandatory there, but if you do add some, don’t add too much if you don’t want your bitter notes coming from burnt wood & burnt caramel come through too much. Conclusion: A refined whisky for sure, but for me less convincing than the 1998 batch (yes it was a different expression), less elegant as well. –A huge thank you to my friend George Kaleniecki for this nice sample. Confirmed rating: 84,5/100

 

 

 

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Une version plus moderne du GOODERHAM & WORTS, avec laquelle j'ai eu un peu plus de mal, mais qui n'est pas mauvaise.

 

 

 

-J.P. WISER’S “DE LUXE”, n.a.s. (« Quality since 1857 »), Edition du début des années 2000 (estimation), 75 cl, 40 % (BLENDED WHISKY-Toronto, Ontario, CANADA):

A Noter: J.P. WISER'S existe depuis plus de 160 ans (1857). C'est une des marques appartenant à Hiram WALKER & Sons (le plus gros producteur de whisky canadien), qui est actionnaire majoritaire de CORBY Spirits & Wines, propriété de PERNOD-RICARD.Contrairement à d'autres whiskies, les J.P. WISER'S ne sont pas aromatisés. Ils bénéficient en revanche de l'expérience du Master-Distiller Don LIVERMORE, qui est également brasseur diplômé.

Couleur : Or clair. Nez : Suaves notes de maïs à peine grillé. Elégant, il montre un boisé fin, et de belles notes de caramel un rien laiteuses. Bouche : Simple, douce, très fine, un rien épicée (girofle, muscade, poivre gris), vagues notes de bois brûlé et de noix caramélisées, ce avec un équilibre impressionnant. Tenue à la dilution : L’ajout d’un peu d’eau (pas plus sous peine de perte de saveurs importante) dévoile une note de caramel proche de celle des bonbons « Werther’s Original », ma foi plutôt agréable. Conclusion : Un blended whisky supérieur typiquement canadien, d’une grande finesse, qui me fait penser que l’art de l’assemblage japonais si raffiné pourrait bien également (voire davantage ?) trouver ses sources au Canada plutôt qu’en Ecosse…même si l’histoire du whisky (et des marques japonaises) le raconte autrement. En tout cas pour moi ce whisky est la preuve qu’on ne devrait pas sous-estimer ce pays en tant que l’un des 5 pays producteurs historiques du whisky, au XIX ème siècle. Indication de Prix : Acheté 22 € en France en 2014, il est peu répandu en France et difficile à trouver de nos jours.Note confirmée: 87/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This brand, J.P. WISER’S exits since 1857, which makes it one of the very first Canadian whisky brands for sure. It belongs to Hiram WALKER & Sons, a main shareholder of CORBY Spirits & Wine, both under PERNOD-RICARD flag (property). It is ablended whisky made mainly composed of rye, barley and corn. TN: On the nose, smooth quickly cooked/grilled corn notes. Elegant, it shows a refined woody note, beautifully milky caramel notes. On the palate, it’s simple, sweet, with just a little spice bouquet (cloves, nutmeg, grey pepper), some vague burnt wood notes & caramelized nuts, with an impressive balance. With a few drops of water (more may alter the balance), a natural caramel note come through (a note close to “Werther’s original” sweets), a quite enjoyable note. Conclusion: A typical Canadian high quality blended whisky it seems, who’s finesse made me wonder if Japanese whisky’s source (inspiration) wasn’t in Canada rather than in Scotland? Of course whisky history does not tell us so, but it’s intriguing to say the least. Anyway for me this whisky is the evidence that one shouldn’t underestimate this country as one of the 5 historical whisky producers in the XIX th century. Confirmed rating: 87/100

 

 

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Le J.P. WISER'S "De Luxe", une entrée de gamme déjà impressionnante par son raffinement !

 

 

 

-J.P. WISER’S « LEGACY », n.a.s., supposed 2016 bottling, 45 % (BLENDED WHISKY):

A Noter: J.P. WISER'S est une des marques phares de blended whiskies d'Hiram WALKER & Sons (actionnaire de CORBY Spirits & Wines, rappelons que in fine elle est la propriété de PERNOD-RICARD). Elaboré de manière très sophistique et quelque peu secrète il faut bien le dire, c'est à mon avis la gamme ou marque qui révèle le plus les talents exceptionnels d'assembleurs du Master Blender Don LIVERMORE.

Couleur: Vieil or, à reflets ambrés. Nez: Très fin, différent du « ONE FIFTY » dégusté juste avant la première fois. Davantage de boisé et un boisé noble et complexe : Cèdre, eucalyptus, se mêlant à des notes végétales prononcées mais équilibrées de thé vert, de menthol, puis d'une note proche de la térébenthine. Bouche: Reprend les notes très boisées & très vertes » (végétales) du nez en parvenant miraculeusement à conserver un certain équilibre. Evoque par moments un Rye whiskey, par à la fois un côté fruité/acidulé (certes demeurant ici timide), une note de solvant marquée, et un boisé « vert ». Tenue à la dilution: Bien avec quelques gouttes d'eau, mais ne pas trop en rajouter, pour ne pas le déséquilibrer vers une amertume alors plus présente. Conclusion: Un des J.P. WISER'S les plus boisés & « verts » à la fois, Un des plus radicaux, donc, mais aussi un des plus intéressants.-Un grand merci à George Kaleniecki pour ce sample ! Prix indicatif: 42 $ CAN (soit environ 27 €), au Canada. Note confirmée: 89,5/100

ENGLISH SUMMARY: FW: J.P. WISER'S belong's to Hiram WALKER, which belongs, to put a long story short, to PERNOD-RICARD. For me it's the most representative as well as mysterious & sophisticated range of Don LIVERMORE's exceptional Master Blender's skills. TN: Nice amber reflections on this one’s color. A lot of wood in this one, but a complex & refined wood: Cedar, eucalyptus, are melted with green notes such as green tea, menthol, and a solvent note close to turpentine. On the palate the very woody & very green notes come through, more than anything, but surprisingly (it’s a kind of miracle), it manages to stay balanced, also because other notes are slowly coming through (acidic fruit), another solvent note, and again some green wood, suggesting at times a high rye percentage in the mix. With a few drops of water, it is still great, but do not add more, in order to avoid bitterness. Conclusion: This expression is very different from the ones tasted before from the same brand. One of the most woody & green Canadian whiskies I have come across so far, one of the most radical profile as well, but also one of the most interesting.–A huge thank you to my friend George Kaleniecki for this quite interesting sample. Confirmed rating: 89,5/100

 

 

 

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Une partie de la collection de whiskies canadiens de George KALENIECKI, avec de belles éditions (dont certaines limitées) de J.P. WISER'S.

 

 

 

-J.P. WISER’S « LAST BARRELS » 14 ans, supposed 2016 bottling, 45 % (BLENDED WHISKY) :

A Noter : Il s'agit d'un assemblage de whiskies du millésime 2001 et dont il ne reste plus de fûts disponibles.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire ambrés. Nez: Comme une note de solvant, de paraffine à l'attaque. Un nez un peu fermé, et difficile, qui s'ouvre petit à petit, sur de discrètes notes boisées et florales. Bouche: Un whisky à la finale courte mais à la bouche parfumée, avec un profil singulier : La note de cire, voire de paraffine, de solvant un peu plus marquée est heureusement contrebalancée par une belle note de bois d'érable, elle-même teintée de rose, de litchi, bref, des notes florales plutôt exotiques et bienvenues. Les notes habituelles de caramel, de maïs brûlé, de vanille et de boisé sont très en retrait. Tenue à la dilution: Ne pas trop diluer, voire pas du tout. Conclusion: Un étonnant whisky, assez singulier, et au final intéressant, mais peut-être pas pour découvrir pour la première fois le whisky canadien.-Un très grand merci à George Kaleniecki pour ce sample ! Prix indicatif: 65 $ CAN (soit environ 42 €), au Canada. Note confirmée: 86/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This is ablend of rare vintage 2001 whiskies (bottled around year 2016) which do not have successors for now. TN: From gold to amber color, it has some strong solvent & paraffin wax notes on the attack. The nose is a bit closed, but when it opens up, it reveals discrete woody & floral notes. On the palate, it is interesting as well, with these singular strong solvent & paraffin wax notes, that are fortunately well balanced with the arrival of beautiful unexpected notes of maple wood, rose wood, but also lychee, yes, some welcomed exotic notes. The “usual suspects” notes (caramel, burnt corn, burnt wood, vanilla) are kept in the background here. I will say do not dilute too much or not at all. Conclusion: An amazing whisky, a surprise, original and interesting, but maybe not for a newcomer to Canadian whisky. –A huge thank you to my friend George Kaleniecki for this sample. Confirmed rating: 86/100

 

 

 

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 Une belle photo d'éditions réputées de la marque J.P. WISER'S, avec au centre le 18 ans d'âge que je n'ai pas eu la chance de déguster encore.

 

 

 

-J.P. WISER’S « ONE FIFTY » n.a.s./Old Commemorative Edition (2017), 7827 bottles, 43,4 % (BLENDED WHISKY) :

A Noter : Il s'agit d'un assemblage de whiskies (maïs & seigle) d'environ 17 ans afin de commémorer les 150 de l'indépendance du Canada, et pourquoi 7827 bouteilles ? Parce que ce sont les 7827 semaines qui suivent la déclaration d'indépendance de 1867 !

Couleur: Vieil or. Nez: Superbe, et très fondu, entre un caramel complexe, du maïs & des épices douces, et un délicat boisé. Bouche : D'une grande finesse, elle est très bien assemblée, avec un bel ensemble de notes bien fondues entre elles parmi lesquelles je distingue une élégante et complexe note de caramel, de maïs à peine grillé et caramélisé, des épices douces, avec en termes d'intensité de présence, d'abord de la muscade, puis de la cannelle, et enfin de la girofle. Si vanille il y a, elle est très subtile et fondue dans le caramel, l'ensemble donnant une succulente note pâtissière à ce whisky. Si la finale n'avait pas été un rien trop courte, la note de ce whisky aurait été encore plus élevée. Tenue à la dilution: Le titrage est parfait, aussi ne pas trop diluer. Quelques gouttes d'eau ajoutent encore de la finesse à ce whisky. Conclusion: Un parfait exemple de la sophistication extrême de certains whiskies canadiens, et de leur savoir-faire en matière d'assemblage, qui n'a rien à envier aux distilleries japonaises, auxquelles elles sont, rappelons-le tout de même, antérieures. -Un très grand merci à George Kaleniecki pour ce sample ! Prix indicatif: Autour de 65 $ CAN (soit environ 42 €), au Canada. Note confirmée: 91/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This is a commemorative bottling for the 150 years of Canada as an independant country. It is said that the content is old (approx. 17 y.o.) and that it mixes mainly corn & rye. An interesting information, 7827 bottles only were produced because it is the number of the weeks from the day the country got free until the bottling date, in 2017!  TN: A superb golden color for a superb melted & refined nose, from complex caramel notes, corn & sweet spices, and delicate oak. On the palate, I can tell it is very well blended, with a lot of care & refinement, with beautifully melted together notes. Within this enchanting ensemble, there is a complex & elegant caramel note, barely grilled & caramelized corn, sweet spices (quoted from the most present to the least present in intensity), starting with nutmeg, then cinnamon, then some cloves in the end. If there is some vanilla, it is so subtle that it is melted with the caramel, all these notes giving a succulent pastry note to this whisky. This whisky needs no water as the abv choice is perfect, but if you do want to dilute it, a few drops will be enough. Conclusion: A perfect example of the extreme sophistication of some Canadian whisky & of the master-blenders expertise in what they do, which is as good as the Japanese ones in my opinion, and let’s also remember that the Canadian expertise (& history of whisky) goes back way before the Japanese one…–A huge thank you to my friend George Kaleniecki for this stunning sample. Confirmed rating: 91/100

 

 

 

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Une belle vue du J.P. WISER'S "One Fifty" qui célèbre les 15 ans de l'indépendance du Canada. Merci au blog www.foodism.to pour cette photo.

 

 

 

-J.P. WISER’S « DISSERTATION » n.a.s./RARE CASK Series, supposed 2016 bottling, 46,1 % (BLENDED WHISKY) :

A Noter : Il s'agit d'un assemblage de whiskies élaboré par le maître-distillateur Don LIVERMORE, mais qui s'inspirent de sa soutenance de thèse...d'ou le nom inhabituel, mais aussi (hélas) son caractère unique. J’ai cru comprendre que certains de ses composants étaient très âgés et pas forcément canadiens, mais chut…car la recette complète est secrète.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire ambrés. Nez: Impressionnant de complexité, séduisant de par sa finesse. Fines notes de solvant, de paraffine, et de cire, boisé complexe (à peine un peu vert), belles notes de caramel, de chocolat, de miel, de pommes rouges fraîches (ainsi que d'autres fruits plus difficiles à identifier), de noix nobles (noix de pécan, de macadamia), d'épices douces (cannelle, girofle, muscade). C’est très prometteur ! Bouche: Tout aussi magnifique ! Le boisé est important, mais il est au service des autres notes, comme une colonne vertébrale en somme. La bouche reprend les notes pâtissières du nez (caramel, chocolat au lait, noix nobles), les épices douces, le miel, une pointe de cire, mais très vite ce qui frappe le plus maintenant ce sont d'exubérantes notes de fruits & de fleurs que l'on n’attendait pas, épousant les notes boisées : Une belle note de rose mêlée à une note de rhubarbe évoque alors le Rye « LOT 40 » du même producteur, sans doute l’influence du seigle faisant partie du mélange. C'est superbe ! Tenue à la dilution: Quelques gouttes d'eau (pas davantage, svp, car là encore le titrage est parfait !) exaltent le caractère soyeux & sexy de ce whisky, dans une belle harmonie à dominante à la fois boisée, florale & fruitée. Conclusion: Le sentiment d'avoir dégusté un grand whisky canadien, et un grand whisky tout court. Le raffinement du whisky canadien pourrait se résumer à ce seul whisky, auquel on a envie d'accorder au moins la mention « Prix d'Excellence » ! Une dissertation comme celle-là, l'on en réclame d'autres, même si son créateur signale qu'il n'en refera vraisemblablement pas. Une version rare d'ores et déjà « collector », alors si vous en voyez une, n'hésitez pas ! Prix indicatif: Autour de 65 $ CAN (soit environ 42 €), mais épuisé à l'heure ou j'écris ces lignes, vu les distinctions obtenues.....la rançon du succès ! -Un très grand merci à George Kaleniecki pour ce sample ! Note confirmée: 92/100 (et peut-être davantage)

ENGLISH SUMMARY: FW: This is ablended whisky created by Master Blender Don LIVERMORE who recalls there of his PhD and challenged himself to produce something unique, not meant (alas) to be repeated. I heard that some of the component may not be Canadian and of a significant old age, but I can’t say more as the whole recipe is secret! TN: On the nose, impressive complexity and refinement. Refined notes of solvent, paraffin and wax, complex oak (some of it green), beautiful notes of natural caramel, honey, fresh red apples, and other fruit difficult to identify. There are also some nuts (pecan & macadamia, for instance), sweet spices (cinnamon, cloves, nutmeg). Quite a promising nose. On the palate, this is as magnificent as on the nose, with oak in the center, but a beautiful oak and essential as a spinal column, only here to enhance the other notes. The palate is very faithful to the nose, with a pastry sensation (the caramel, but also some milk chocolate, noble walnuts). There are also sweet spices (same as on the nose), honey, a hint of wax, but what strikes me the most now is some unexpected luxuriant floral & fruity notes (rose, rhubarb) that makes it so special, and fit closely to the precious wood notes that are now coming through, maybe the influence of its rye component. This is now a clear reminder of the luxuriant LOT 40 Cask strength, for these last floral & fruity notes in particular. This is superb! A few drops of water (not more please-because the abv choice is once again perfect) will elate the silky & sexy temper of this whisky, in a great woody, floral & fruity harmony. Conclusion: Once finished the tasting of this whisky, tasted several times (God bless you, George!), I had the feeling I had just tasted a great Canadian whisky, and a great whisky, period! If I had to summarize what is Canadian whisky refinement or Excellence in one whisky, I will choose this one. A dissertation like this one, I want more of it! I know its creator said it won’t be repeated, so if you come across a bottle of this, don’t hesitate a second! It is a collector one already and it has been awarded several times this year. Nah, success! –A huge thank you to my friend George Kaleniecki for this awesome & rather impressive sample. Confirmed rating: 92/100 (and probably more)

 

 

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 La fameuse bouteille anguleuse (plus une carafe, en fait) des J.P. WISER'S. Ici une version récemment primée.

 

 

 

-J.P. WISER’S 35 ans, Edition 2017, 50 % (BLENDED WHISKY):

A Noter : Il s'agit d'un des whiskies canadiens les plus âgés jamais commercialisés (même s'il existe un 40 ans d'âge d'autre marque du groupe), assemblage de whiskies élaboré par le maître-distillateur Don LIVERMORE. La bonne nouvelle c'est qu'étant donné son succès, il y aura une édition 2018 de ce whisky, nous assure t'on !

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Absolument superbe, riche, complexe, raffiné, avec de belles nuances crémeuses de caramel (je veux dire du plus beau caramel), du miel, d'épices douces et de maïs (cuit au four et préalablement laqué au sirop d'érable), le tout lové dans un boisé modéré et en partie précieux. Un grand moment rien que pour le nez. Bouche: Très fine, elle a moins de puissance aromatique que le nez, certes, mais a tout de même de bien belles choses à nous exprimer: Elle reprend fidèlement les mêmes notes que le nez, avec comme fil rouge cette note exceptionnelle de caramel de qualité, ainsi qu'un joli boisé auquel vient s'ajouter pour la finale une délicate note de poivre noir, qui booste un peu l'ensemble, par ailleurs un peu fermé et tellement délicat que l'on pourrait passer à côté. Un whisky très âgé pour l'Amérique du Nord (rapport au climat et vieillissement plus rapide qu'en Europe), peut-être pas loin de dépasser la limite d'âge (je serais bien curieux de déguster un 25 ans d'âge, par exemple !) mais magnifique. Tenue à la dilution: Quelques gouttes d'eau (vraiment pas davantage, svp), réveillent un peu les saveurs au second plan et le whisky en général, mais aussi ce sublime caramel. Conclusion: Un des plus rares et des plus âgés whiskies canadiens (et mon whisky canadien le plus âgé dégusté à ce jour), et qui mérite le respect. Ceci dit, comme souvent (je veux dire même avec les vieux whiskies écossais), le nez est supérieur à la bouche, c'est vrai, mais tout de même quel beau whisky ! Merci, Don !-Un très grand merci à George Kaliniecki pour ce sample ! Prix indicatif: Autour de 165 $ CAN (106 €)au Canada, mais probablement épuisé au moment ou j'écris ces lignes, vu les distinctions obtenues, mais il y aura sans doute une édition 2018 ! -Un très très grand merci à George Kaleniecki pour ce sample !Note confirmée: 93/100

ENGLISH SUMMARY: FW: Golden color, with golden hues.TN: Absolutely superb, rich, complex, refined, with beautiful shades of creamy caramel (I mean of the most beautiful caramel), honey, sweet spices & oven cooked corn that has been previously lacquered with maple syrup, all these wrapped in a moderate but partly precious wood. A great tasting moment, even just for the nose. On the palate, it has a bit less aromatic power than the nose, a bit closed in the beginning, but it still has so many beautiful things to tell us: Faithful to the nose, with, as a leitmotif, this exceptional quality caramel note, it displays beautiful woody notes, along with a delicate spicy note (black pepper), and among many other notes not easy to identify but that gives the ensemble a lot of charm. Quite an old whisky for Northern America (where temperature is more extreme than in Scotland, and the ageing quicker), almost too old (I wish I could try a 25 years old version of this, just to compare the ageing), but still magnificent and deserving great respect. A few (very few, please!) drops of water may boost a bit the second ground flavors, and the magnificent caramel notes, but it is not mandatory at all to dilute it. Conclusion: One of the rarest & oldest Canadian whisky on the market, and my oldest Canadian whisky tasted so far. However, as often with very old whiskies, from Scotland as well, for instance, the nose will be superior to the palate, and it is also the case here. But, having said that, what a beautiful whisky! Reasonably priced, this one was quickly sold out, but there will probably be a 2018 edition ! –A huge thank you (yes, yes, it would be repeated again and again!) to my friend George Kaleniecki for this rare & delicate sample. Confirmed rating: 93/100

 

 

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 L'impressionnant 35 ans d'âge de J.P. WISER'S, largement sous-évalué en termes de prix, mais il ne faut pas le dire !

 

 

-« J.P. WISER’S, n.a.s. « COMMEMORATIVE SERIES / CANADA 2018 », Edition 2018, 43,4 %:

A Noter : Cette version fait partie des mises en bouteille commémoratives d’une série consacrée à l’indépendance du Canada, et ici, pour célébrer les 200 ans du traité américano-anglais établissant les frontières Sud du Canada au 49 ème parallèle en 1818.

Couleur: Ambrée, à légèrement cuivrée. Nez: Un nez au fondu exceptionnel et au profil typique de la distillerie Hiram WALKER & Sons chez sa marque J.P. WISER’S, pour mon plus grand plaisir : Caramel dur (carambar), amandes & noix nobles (noix de pécan, de macadamia) écrasées, bois toasté, crème vanillée & crème brûlée, le tout surmonté d'épices douces (cannelle, girofle, muscade). Divin. Bouche: Toute aussi fondue et toute aussi sensuelle, typique de la distillerie, reprenant fidèlement les notes du nez. Complexité, équilibre, élégance, gourmandise, le palais coche toutes les bonnes cases, aussi je ne vois rien à dire de plus. Tenue à la dilution : Lajout d’un peu d’eau apporte plus de souplesse crémeuse à l’ensemble et rend ce caramel encore plus sexy. Conclusion : Une totale réussite que cette version que je trouve tout simplement splendide. Bravo à Don Livermore, encore une fois ! Indication de prix : Autour de $ CAN 50 (soit environ 33 €) au Canada seulement.-Note confirmée : 94/100

ENGLISH SUMMARY: This expression is part of a commemorative series for Canada’s independence. Here it is to celebrate the 200 years of treaties established in 1818 between Great-Britain & United States to define the Southern borders of the country in the 49th parallel. T.N.: First off, the nose is exceptional, and the way it melts all the different aromas while managing to display the Hiram WALKER’s distillery so delicate yet gourmet character is mindblowing. So once more, and for my biggest pleasure, I get these hard caramel notes (carambar), crushed almonds & noble nut notes (pecan nut, macadamia nut), toasted wood, vanilla cream & French « crème brûlée’ dessert, topped by sweet spices (cinnamon, nutmeg, cloves) ? Divine ! On the palate, It is the same complexity, sensual melting of flavors, faithful to the nose. Complexity, balance, elegance, « gourmetness », this one ticks all the boxes, so no need to say more. With water (a few), it brings even more suppleness, creaminess & makes the caramel notes even more sexy. Conclusion: Another stunner that is simply splendid ! Kudos to Don Livermore, once again ! Confirmed rating: 94/100

 

 

 

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-« J.P. WISER’S 19 ans « SEASONED OAK » (“Rare Cask Series”), Edition 2018, 48 %:

A Noter : Cette édition limitée à 6000 bouteilles a été élevée dans des fûts ayant séché à l’air libre durant 4 ans, au lieu de 2 ans habituellement.

Couleur: Ambrée. Nez: Un nez qui demande un peu de temps pour s’ouvrir . Légère note de solvant, puis note de bois brûlé, puis forte note pâtissière (nougat, praliné), mais aussi pointe de fruits rouges (là encore évocatrice de présence significative de seigle), bois neuf de qualité (parquet juste terminé de maison neuve). Intriguant. Bouche: Bel équilibre et beau développement de notes boisées complexes (bois usé, bois neuf brut, bois travaillé avec colles un rien résineuses, un rien parfumées d’amande, teck = bois tropical), noix nobles fraîches (noix de pécan, noix de macadamia), épices douces, caramel dur (modéré), et fruits confits variés. Impressionnant ! Tenue à la dilution : Clairement l’eau apporte ici plus de souplesse à cette version au boisé important mais parfaitement maîtrisé. Presque encore mieux. Conclusion : Cette version rend admirablement compte de l’importance du travail de séchage du bois, de sélection de celui-ci, et du méticuleux travail de l’assembleur Don Livermore. Encore une réussite à mettre à son crédit ! Indication de prix : Autour de $ CAN 100 (soit environ 66 €)au Canada seulement.-Note confirmée : 93/100

ENGLISH SUMMARY: This limited expression (6000 bottles) has been matured in oak casks that have been dried before filling twice more than usual, that is to say during 4 years. T.N.: This whisky needs a bit more time to open that others. Slight solvent note, then burnt wood, a strong pastry note (nougat & praline), but also a hint of red fruit notes (that evokes a significant rye presence), quality new oak (just finished new house wood floor). Intriguing. On the palate, there is a beautiful developpment of complex wood notes (used wood, new raw oak, wood using slightly almond perfumed resinous glues, tropical wood called teck), fresh noble nut notes (pecan nut, macadamia nut), varied sweet spices & moderate hard caramel notes. Add some varied candied notes and you get the full picture. Impressive ! With water more suppleness is provided, and enhances the important but perfectly mastered wood work, wood selection. Conclusion : Once again this expression testifies of the meticulous amount of work master-blender Don Livermore did put into crafting this. Another achievement to put at his credit ! Confirmed rating : 93/100

 

 

 

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-LOT 40, n.a.s., 100 % RYE whisky (American Oak barrels), Edition 2018, 43 % (RYE WHISKY):

A Noter: LOT 40 est “la” marque emblématique de whisky de seigle appartenant à Hiram WALKER & Sons, actionnaire de CORBY Spirits & Wines, propriété de PERNOD-RICARD. Elaboré à la fois en alambics de type continu (“column still”, pour le premier passage) et en alambics à repasse (“Pot Still”, pour le deuxième), il est composé à 100 % de seigle (“rye”). Cette version, la version permanente, régulière, réduite, est de nouveau disponible depuis peu grâce à la société française de distribution "Les Nouveaux Distillateurs" (qui propose par ailleurs des whiskeys des Etats-Unis-voir mon sujet imminent sur le site au sujet de salon COCKTAIL SPIRITS 2018).

Note succinte: J'ai pu déguster brièvement cette version lors du salon COCKTAIL SPIRITS 2018 et je l'ai franchement appréciée. Elle est peu différente de la version "CASK STRENGTH" (hormis le titrage), mais je vais attendre de la déguster de nouveau avant de vous transmettre mon avis définitif et ma note chiffrée confirmée. Cela ne saurait tarder. En attendant je dirais que c'est superbe, très parfumé, floral, fruité, marqué par un seigle à la fois doux et épicé. Un must !  Indication de Prix: Autour de 35 € à la MDW, ou en ligne via "les Nouveaux Distillateurs" (pas de VPC, mais un contact pour connaître tous les points de vente près de chez vous). D'autres commentaires à venir, mais la note est désormais confirmée (17/10/18): 93,5/100

NOTE DE DEGUSTATION COMPLETE A VENIR/FULL TASTING NOTES COMING ON SOON...(Meanwhile, yes, I can already tell you that this is very good, full of flavors !!!). TOther notes will follow very soon, but I can give you already my confirmed rating today (17/10/18): 93,5/100

 

 

 

 

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-LOT 40 « CASK STRENGTH », 12 ans, 100 % RYE whisky (American Oak Barrels), Edition limitée 2017 (First Edition), bouteille 1937/4968, 55 % (RYE WHISKY):

A Noter:  Il s'agit d'une émission limitée sortie en 2017 (4968 bouteilles seulement), et qui sera répétée en 2018, d'après Don Livermore, master-blender de la distillerie.

Couleur: Vieil or, à reflets ambrés, voire orangés. Nez: Impressionnant ! Dense, boisé, épicé, fruité, clairement marqué par le seigle, ici seule céréale utilisée. Demande un peu de temps pour s'ouvrir, mais après quelle récompense... Bouche: Wow ! Puissante, la bouche tient les promesses du nez, voire les dépasse : Gourmande, elle allie un fruité assez exceptionnel (fruits exotiques mûrs-ananas rôti au miel, banane, goyave & papaye, mais aussi grenade, mûres, fraises très mûres, et le plus étonnant, de la rhubarbe très concentrée). Un peu alcooleux de prime abord, entêtant, il est mieux une fois un peu aéré. Fortes notes de seigle, mêlées à de belles notes boisées, végétales, mais aussi de caramel dur (« carambar »). En finale, retour de la note de rhubarbe maintenant teintée d'une touche de rose. Je sais déjà que la note chiffrée va être forte, car c'est un profil qu'on rencontre rarement et un whisky d'une puissance aromatique & d’une beauté rares. Tenue à la dilution: Ne pas trop diluer sous peine d'obtenir de l'amertume, mais quelques gouttes d'eau assouplissent le whisky pour mieux faire briller ses qualités florales & fruitées. Conclusion: Un whisky exceptionnel qui nous emmène vers d'autres territoires, quasi-inconnus, ou vers celui des rhums de collection, des single malts à l'ancienne, tel un BANFF de négoce de plus de 25 ans ou encore un BENRIACH 1976 qui aurait dévié de sa route (de vieillissement) vers l'Irlande. Un chef d'oeuvre ! Bravo, Don !-Un immense merci à George Kaleniecki pour ce sample ! Prix indicatif: Autour de 75 $ CAN (soit environ 50 €), au Canada. Note confirmée: 95/100

ENGLISH SUMMARY: FW: LOT 40 is “THE” emblematic Rye brand in the Hiram WALKER & Sons whisky portfolio. Double distilled in Column stills & then Pot Stills, it is a 100 % Rye whisky. TN: Golden color, with partly orange hues. On the nose, once it opens up (give it a few minutes, you’ll be rewarded), it is impressive! Thick, woody, spicy, fruity, clearly “Rye driven”, what a reward already on the nose. On the palate, it’s Wow! Powerful, it fulfills all the promises of the nose, or even exceed them. Gourmet, the palate combines an exceptional fruitiness (exotic fruit, including roasted & honeyed pineapple, guava, papaya, but also pomegranate, blackberry, ripe strawberry, and, more astonishing, highly concentrated rhubarb). A tad spirity at once, even a bit heady, it is however better with some air. The rye notes are strong, but it is melted in an ensemble where some beautiful woody, green & hard caramel (reminiscent of French “carambar” sweet). The finish see the rhubarb note come through again, but now helped by a hint of rose. At this time of the tasting (even during the first tasting), I knew that the rating was going to very high for this one, because it is an aromatic profile one does not come across often and because it is so powerful & beautiful at the same time. About adding water, I personally do not recommend to add too much water or even not to dilute it, but it is true a few drops do justice to this whisky to sweeten it a bit & excite it’s floral & fruity qualities. Conclusion: An exceptional whisky for sure, the kind that brings us to almost unknown territories (at least for me), or remind me a bit of old rare collector’s rums & old fashioned whiskies (say an over 25 y.o. indie BANFF or a BENRIACH 1976 that would have been changing maturation in the end of its life to be finished in Irish pot still whiskeys casks). A masterpiece, so hats up, Don ! and a huge thank you to my friend George Kaleniecki for this incredibly good & outstanding sample. Confirmed rating: 95/100

 

 

 

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Une très belle photo officielle du LOT40 "CASK STRENGTH", déjà épuisé étant donné son succès, avant même les récompenses. Merci à Don pour cette photo.

 

 

 -LOT 40 « CASK STRENGTH », 11 ans, 100 % RYE whisky (American Oak Barrels), Edition limitée 2018 (Second Edition), 58,4 % -titrage à confirmer (RYE WHISKY):

Chronique de cette version à venir sous peu...

Review of this whisky coming on soon...

 

 

-MASTERSON'S 10 ans « STRAIGHT RYE WHISKEY », American Oak, 45 % (RYE WHISKY) :

A Noter: MASTERSON’S est une création de la société The OTHER GUYS, membres de la famille SEBASTIANI, célèbres dans l'univers du vin au Canada (et dans la Sonoma Valley en particulier). Cette version 100 % seigle est un hommage à un homme de loi William “Bat” MASTERSON, une personnalité de l'Ouest américain, qui vécut de 1853 à 1921.

Couleur: Vieil or. Nez: Suave, sucré, sur le seigle (mais version davantage miellée qu’épicée). Bouche: En effet, un whisky nettement marqué par le seigle, mais avec une influence forte de notes vanillées & miellées, ainsi qu’une touche d’érable, et peu d’épices en définitive. Plutôt bon, mais assez monolithique au final. Tenue à la dilution: L’eau ramène le profil vers celui d’un whiskey plus typiquement américain, je veux dire du Kentucky, entre Bourbon & Rye. Conclusion: Un bon whisky dans l’absolu, sans aucun doute, mais manquant un peu de punch et de complexité à mon avis, et un peu cher. Sa grande douceur proviendrait d’une part de l’emploi d’une eau très pure, en provenance des glaciers canadiens, et de l’autre, de celui de la production en alambics à repasse, ou pot stills, et non en alambics de distillation continue, comme le plus souvent. Indication de prix : Autour de 90 €, MdW & cavistes partenaires. Note confirmée : 88/100

ENGLISH SUMMARY: FW: MASTERSON’S is a creation of members of SEBASTIANI family, famous wine producers in Canada. A few members of this family, gathered in a society called THE OTHER GUYS created this 100 % Rye whisky in tribute to a famous lawyer named William “Bat” MASTERSON & who lived from 1853 to 1921 in the American West. TN: Smooth, with a sugary side, with quite some rye but more on the fruity side than on the spicy one. On the palate, it is clearly rye driven, but with also some strong notes of vanilla & honey, a touch of maple wood, and not as much spices as expected. Rather good, but a tad monolitithic. Water makes this whisky more “Kentucky friendly”, between a Bourbon and a Rye. Conclusion: A good whisky for sure, but lacking a bit of oomph & complexity in my opinion, and a bit expensive too (90 €). Its great sweetness is said to be partly because the water used to create this whisky & reduce it is supposed to be one of the purest, coming from Canadian glaciers, and on the other hand, partly because it was distilled in pot stills. Confirmed rating: 88/100

 

 

 

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Le MASTERSON'S 10 ans, un whisky de seigle découvert au salon professionnel "Cocktail Spirits" 2016, un lieu indispensable qui m'a bien aidé à découvrir les whiskies d'Amérique du Nord.

A l'arrière-plan l'on distingue Alexandre Vingtier, expert en spiritueux, le tout aussi indispensable pilier du "Bar des Innovations" de ce salon.

 

 

 

 

-PIKE CREEK 10 ans (Edition 2017), 42 % (BLENDED WHISKY):

A Noter: PIKE CREEK est une des marques récentes appartenant à Hiram WALKER & Sons, actionnaire de CORBY Spirits & Wines, propriété de PERNOD-RICARD.Il s'agit d'un whisky distillé deux fois dans des alambics à colonne, puis vieilli dans des fûts de chêne blanc américains de premier remplissage, puis affinés dans des fûts de Rhum (mais auparavant il s’agissait de Porto millésimés).

Notes succintes : Un whisky assez doux, affiné en fûts ayant contenu du rhum. Plutôt léger, il est tout de même bien parfumé et exhale de délicates notes proches du seigle avec juste une touche sucrée supplémentaire, rendant moins austère son profil. Il lui manque juste une dimension supplémentaire. Indication de Prix : 30 à 40 € (MdW, cavistes). Note sous réserve estimée à 85/100.

ENGLISH SUMMARY: FW: PIKE CREEK is a recent brand, from Hiram WALKER & Sons portfolio. It is adouble distilled(in column stills)blended whisky, matured once in first fill Bourbon barrels and then finished in rum casks. Note that earlier batches were finished rather in vintage Port casks than in Rum casks. Short TN: A sweet whisky, rather light but good, with nice Rye-like notes, with just an added sugary touch, that makes its profile less austere. It is pleasant for sure, but lacks of another (upper) dimension. Rating (under reservations): 85/100

 

 

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 Jolie surprise que ce PIKE CREEK affiné en fûts de rhum, découvert également en 2016, au salon "Cocktail Spirits" 2016, à Paris.

 

 

 

-PIKE CREEK 21 ans (Edition 2017), finished in Speyside Single Malt whisky-Bout. 2302/3900, 45 % (BLENDED WHISKY):

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Fin, crémeux, marqué par de belles notes de caramel (entre fudge & toffee!), avec une trace de fruits rouges à l'arrière-plan. Très agréable. Bouche: Jolie, avec de superbes notes caramélisées de noix nobles (noix de pécan en tête), de vanille Bourbon & de lait à la cannelle. Une bouche assez pâtissière, donc, dont la texture fine laisse à penser que cela manquerait de corps, mais en fait, non, il faut littéralement mâcher le whisky pour s'apercevoir à quel point il est complexe et riche en réalité. Tenue à la dilution: L'ajout d'eau lui fait perdre une partie de sa puissance, mais si l'on en tient à quelques gouttes d'eau, cela ne fera que renforcer le caractère crémeux du whisky et c'est bien. Conclusion: Un très bon whisky canadien avec un je ne sais quoi d'écossais en plus qui le rend, semble t'il (il faut rester prudent sur l'influence de l'affinage), plus gourmand, et on ne va pas s'en plaindre ! Une réussite...-Un très grand merci à George Kaleniecki pour ce sample ! Prix indicatif: Probablement épuisé à l’heure ou je publie ces notes, mais en vente entre 100 et 150 € à sa sortie (soit environ 170 à 230 $ CAN ). Note confirmée: 92/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This one is finished in undisclosed Scottish single malt casks from the Speyside area. TN : Creamy, it delivers beautiful caramel notes, between toffee and fudge, with a trace of red fruit in the background. Very pleasant. On the palate, it is really pretty, with superb caramelized noble walnut notes (such as pecan nut), topped with Bourbon type vanilla & milk with cinnamon. Rather a pastry palate, with a texture I thought wouldn’t be strong enough, but, once you understand you literally have to chew the whisky, you will feel how rich & complex it is. Adding a bit of water will make it lose its strength a bit, but if you stick to just add a few drops of water, this will only accentuate how creamy this whisky is, and it is good. Conclusion: A great Canadian whisky, with a Scottish “je ne sais quoi” touch (I’m staying prudent about the finishing, because it’s hard to notice it), more gourmet than we won’t complain about, not at all! A success. A huge thank you to my friend George Kaleniecki for this dreamy sample. Confirmed rating: 92/100

 

 

 

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Autre belle surprise parmi les échantillons de George, cette version affinée dans des fûts ayant contenu des single malts du Speyside. Merci à la distillerie pour la photo.

 

 

 

-STALK AND BARREL « BLUE BLEND », n.a.s. (+ 3 ans), Edition 2017, 40 % (BLENDED WHISKY):

A Noter : Il s'agit d'un blended whisky produit par la micro-distillerie STILL WATERS (Ontario), fondée en 2009 par Barry STEIN & Barry BERNSTEIN. La distillerie produit aussi des single malts. Apparemment pour cette version il s'agirait d'un assemblage de whiskies de grain-du maïs (« corn »), de seigle (« rye ») et d'orge (« barley ») non maltée.

Couleur: Or clair. Nez: Fin, boisé, assez alcooleux à la première dégustation, puis demeurant assez fermé et limité, évoquant un single grain jeune plus qu'autre chose. Avec de l'aération, s'avère plus intéressant (caramel, bois brûlé, noix nobles). Bouche: Léger, fin, mais avec pas grand chose de saillant, hormis une note de maïs particulière à peine modifiée par une note difficile à définir évoquant éventuellement de l'orge, mais non maltée. S'il y a du single malt là-dedans, je veux bien être la Reine d'Angleterre ! Et s'il y en a vraiment, il n'est pas bon. Je distingue petit à petit une note pâtissière (tarte aux abricots, croissant...), peut être une vague note d'esters ou de solvant, mais je ne peux en être sûr. Finale courte, sur une note un peu artificielle mêlée au maïs, peu agréable. Après un certain temps d'aération, le sample révèle un profil plus conventionnel pour un whisky canadien, avec des notes de caramel dur, bois brûlé, noix nobles (noix de macadamia, noix de pécan), de la  vanille et des épices douces, un profil également plus intéressant qui m'a fait réviser ma note (auparavant de 66/100) à la hausse. Tenue à la dilution: Légèrement meilleur à la dilution, mais juste avec quelques gouttes d'eau. Conclusion: Je ne sais pas comment a été assemblé ce whisky et quels en sont ses composants réels, mais le résultat est décevant (j'ai lu depuis que certains considèrent cette micro-distillerie comme une des meilleures) et pour l'heure, je ne suis pas du tout convaincu.-Un grand merci à George Kaleniecki pour ce sample ! Prix indicatif: n.c. (disponible en Amérique du Nord, sur place, voire par internet). Note confirmée: 77/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This is ablended whisky created by the STILL WATERS distillery, located in Ontario. This boutique distillery was founded in 2009 by Barry STEIN & Barry BERNSTEIN. They also produce single malts. For this blended whisky it is a mix of corn, rye and unmalted barley. TN: Clear gold color. The nose is woody, with some refinement, but it is also spirity and evokes rather a young single grain rather than anything else. It is much better after some oxydation of the sample, showing caramel, burnt wood, vanilla & sweet spices. On the palate there isn’t much more things going on, but nothing that particularly stands out, except a certain note I wasn’t able to recognize, close to barley. If there is single malt in there, it is not good. Some pastry notes slowly come through now (apricot pie, French croissants), maybe a vague estery note, but I’m not sure. The finish is short, with an artificial note melted with the corn, and not a pleasant one. A few drops of water will make this a bit more enjoyable, but not more. As some whisky was left in the sample, I tried it later on and it did change its profile drastically, making it more interesting & "more Canadian" as well, with nice notes of hard caramel, burnt wood, noble nut notes (macadamia & pecan nut), and also some shy vanilla & sweet spices. Enough things to reconsider my rating. Conclusion: I'm not super enthousiastic about this blended whisky, but it did have some qualities, though it can't rival the mastery of, for instance, J.P. WISER'S whiskies.–A huge thank you to my friend George Kaleniecki for this educational though a bit difficult sample. Confirmed rating: 77/100

 

 

 

 

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Photo officielle de la distillerie de son choix principal ("core range") de whiskies, qui ne se limite donc pas à des blended whiskies.

 

 

 

-STALK AND BARREL « RED BLEND », n.a.s. (+ 3 ans), Edition 2017, 43 % (BLENDED WHISKY):

A Noter : Pour cette version (voir informations principales sur la distillerie ci-dessus), il s'agirait d'un assemblage de whisky de grain-du mais (« corn »), avec une forte proportion de single malt, mais aussi une part significative de seigle (« rye »).

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Fin, boisé (avec un côté caramélisé), un peu moins alcooleux à la première dégustation que le « BLUE BLEND », il est marqué par une drôle de note mêlant maïs et peut être de la mélasse, du bois brûlé. Là encore également ce whisky semble très jeune et peu complexe, mais un rien plus expressif que le « BLUE BLEND » tout de même. Ceci dit, en réessayant récemment ce whisky, grâce à une certaine aération du sample, il m'est apparu plus un peu conventionnel que lors des 2 précédentes dégustations, et un peu plus canadien, avec des notes de caramel, de boix brûlé, mais certes encore cette étrange note de solvant (esters?) et probablement du miel. Bouche: Elle est marquée par des esters aromatisés (naturellement ou pas, c’est la question), du maïs et un boisé mi-brûlé, mi-caramélisé, mais aussi du miel (qui se révèle qu'au bout de 3 dégustations), ainsi que par quelques épices douces. Il n'est pas à proprement parler désagréable, mais un peu plus austère que la version « BLUE BLEND ». Une immaturité certaine marque ce whisky dont l'équilibre n'est vraiment pas parfait. Tenue à la dilution: Celui-ci est moins bon à la dilution, qu'il faut oublier sans quoi amertume et note cartonneuse seront au rendez-vous. Conclusion: Une version à peine un peu plus difficile que le « BLUE BLEND », et toujours pas de quoi être enthousiaste. La troisième dégustation, faite après un temps d'aération, a certes montré un whisky un peu meilleur (d'ou le passage de la note de 68/100 à 73,5/100), mais finalement je préfère l'autre, le "BLUE BLEND". Pour ceux qui souhaitent avoir une vue exhaustive de la production canadienne actuelle, sinon pour les autres, passez votre chemin, car il y a bien mieux ailleurs (et notamment chez J.P. WISER'S).-Un grand merci à George Kaleniecki pour ce sample ! Prix indicatif: n.c. (disponible en Amérique du Nord, sur place, voire par internet). Note confirmée: 73,5/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This one is also a corn basedblended whisky, but with a higher proportion of malt & of rye. TN: Woody & caramelized, but with a less spiriy/heady impression. It is dominated by a strange note that could be molasses (treacle) & burnt wood. It seemed apparently a bit more expressive than the “BLUE BLEND”, but finally for me it's less balanced & but still too young and simple. It did improve with time, showing now more burnt wood & caramel notes, but alas this strange solvent note is still there. On the palate, it’s all about aromatized esters (naturally or not, that is the question ?), corn & a partly caramelized, partly burnt wood. There are also a few sweet spices. It is not bad, or unpleasant, but a bit weird and immature, with something that makes it unbalanced. I experienced it later on, with a decent time of oxydation, and it improved enough for me to raise the rating from the initial 68/100 to a more decent rate, but sure it is "not there yet". I discovered a singular honey note I didn't notice before, probably because it is melted with this strange solvent note. It seems there is also some kind of resinous note in the wood as well.  If you want to discover other flaws, then add water…You will get bitterness & a cardboard note. Conclusion: Recently re-assessing this whisky, I changed my conclusion to now say I prefer the “BLUE BLEND” which is "more conventionally Canadian"? Yes, frankly, there is still nothing here to get me really enthousiastic. For those you want to have an overall & exhaustive view of today’s Canadian whiskies... There is much more interesting whiskies in this country in my opinion.–A huge thank you to my friend George Kaleniecki for this educational & decent sample. Confirmed rating: 73,5/100

 

 

 

-WHISTLEPIG 10 ans, « STRAIGHT RYE » (100 % Seigle), distillé au Canada (ALBERTA Distillery), élevé et mis en bouteille aux Etats-Unis (Vermont, ETATS-UNIS), 50 % (« 100 PROOF ») (RYE WHISKY):

A Noter : Produit par une obscure société de négoce américaine, mais sélectionné par un grand nom à la retraite du whisky américain (Dave PICKERELL, qui fut Master Distiller chez MAKER'S MARK durant 14 ans), ce fabuleux whisky a été en réalité élaboré et distillé au Canada, au sein de la distillerie ALBERTA, dans l'état du même nom. Seul son vieillissement et sa mise en bouteille sont américains (dans le Vermont, aux Etats-Unis) en réalité, ce qui fait qu’en théorie ce whisky ne devrait pas être chroniqué ici, mais comme la provenance du distillat est sûre de source professionnelle (et annoncée comme Canadienne sur la contre-étiquette), il m’a semblé normal de la mentionner par rapport à une distillerie canadienne réputée qui n’a aucun whisky en vente en France pour se faire connaître et pourrait se sentir lésée par ce produit qui ne mentionne pas d’où il vient précisément.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Puissant et expressif, à la rondeur fruitée (fruits rouges) et acidulée provenant du seigle, tout comme les épices, puissantes mais non agressives, elle est séduisante. Le boisé impressionne. Bouche: Riche, et dense, avec un fruité généreux (fruits frais rouges & fruits mûrs variés, fruits secs variés), une structure puissante et de belles notes épicées (girofle, muscade, cannelle), elle est magistrale. Tenue à la dilution: La dilution n'est pas forcément nécessaire, mais avec un peu d'eau, ce whisky de premier ordre deviendra encore plus accessible et suave, sans parler de la possibilité, pour les plus fortunés, de l'utiliser en cocktail (il ferait un « Manhattan » du tonnerre, à mon avis). Conclusion: Un superbe rye comme l'on en voit pas souvent, alliant puissance et douceur, fermeté et fruité, le tout avec un titrage idéal. Oui, il est cher mais très bon.Ce whisky fut l'un de mes coups de coeur de l'année 2016, et confirme pour moi sonstatut de chef d’oeuvre et de prétendant au titre de « Meilleur Rye Whisky », dans un TOP 3 également occupé à mon avis par le LOT 40 12 ans « Cask Strength » & le MICHTER'S « Straight Rye » 10 ans. Indication de Prix : Autour de 110 € en France, LaMdW, cavistes & GMS apparentées « De Luxe ». Note confirmée: 94,5/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This one is produced by an obscure American company, but is associated with a big name of American Whiskey, Dave PICKERELL, who is now retired but worked as a Master Distiller for MAKER’S MARK for 14 years. This fabulous whisky has been distilled in fact not in the U.S. but in Canada, in the heart of ALBERTA distillery, then matured & bottled in Vermont state, in the United States. In theory I shouldn’t review this whisky in that section, but as some professional serious sources states it, and as it is also stated in the back label that it is distilled in Canada, I had to be fair with this distillery, also because they have no product available to represent them in France except this one. TN: Gold color with golden hues. Powerful & full of expression, with a fruity & acidulous roundness (coming from the rye, as well as the spices, but sweet ones, with no agressivity), the nose is seductive. The quality of the wood is impressive as well. On the palate, it is rich, dense, with a generous fruitiness (varied candied fruit, fresh red fruit, ripe fruit, dried fruit), a powerful structure, beautiful spices (cloves, nutmeg, cinnamon). It is a masterful palate. Adding water is not mandatory, but if you do so, this first class whisky will become a bit more accessible & sexy, and we’re not even talking about its mixologic potential, to use it for cocktails (I’m sure it would do a stunning “Manhattan” in my opinion, but a luxury one because of the bottle price tag). Conclusion: A fantastic & uncommon rye that combines power & sweetness, firmness & fruitiness, and with a perfect abv. Yes it is expensive, but it is very good. This whisky was one of my favorite of year 2016 and confirms his masterpiece status & a good candidate for “Best Rye Whisky”, in a TOP 3 where should also enter LOT 40 “CASK STRENGTH” and MICHTER’S 10 y.o. “STRAIGHT RYE”, in my opinion. Confirmed rating: 94,5/100

 

 

 

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 Autre splendide découverte du salon "Cocktail Spirits" 2016, un whisky distillé au Canada, mais vieilli et embouteillé aux Etats-Unis.

 

 

 

-YUKON « TWO BREWERS » (Peated), n.a.s., Edition 2017/Batch 3, 43 % (SINGLE MALT) :

A Noter : Ce single-malt est produit par la jeune micro-distillerie YUKON Spirits en 2009, à Whitehorse, dans l'état du Yukon, l'état du Canada le plus situé à l'Ouest. Les fondateurs, Alan HANSEN & Bob BAXTER avaient auparavant créé une brasserie (YUKON Brewing), mais la distillerie est davantage connue de nos jours sous le nom de TWO BREWERS.

Couleur: Or clair, à reflets or pâle. Nez: Un jeune whisky, de toute évidence (de probablement que 3 ans d’âge), bourré d'esters (un peu trop d'ailleurs) et, semble t'il, en plus, vieilli dans des fûts de premier remplissage. Les esters sont très omniprésents, probablement également boostés par la levure de bière utilisée par cette distillerie (contrairement à la levure de distillerie utilisée majoritairement en Ecosse), et donnent des notes de bonbons anglais à la réglisse et des bonbons artificiels acidulés (Haribo inside!) a gogo, des notes de fruits exotiques tirant clairement vers l'acétone, de la poire, de l'ananas et de la banane, avec un côté un peu alcooleux et entêtant. Ce côté marshmallow whisky rappelle un peu l'exubérant mais difficilement supportable rhum DON PAPA, tout de même en mieux, et côté whisky, celui de la distillerie belge THE OWL (qui produit le BELGIAN OWL), mais en bien moins équilibré que ce dernier (bien meilleur). Au positif et comme marqueur canadien, une jolie mais discrète note d'érable, Bouche: En bouche c'est la même chose, les mêmes notes produisant les mêmes effets, mais c'est tout de même un peu plus intéressant. Cela s'équilibre un peu à la longue, et les esters prennent même comme un tournant citronné et légèrement pétillant. Tenue à la dilution: L'eau lui est bénéfique, compensant un peu l'excès de présence des esters, et remettant en selle des notes fruitées et légèrement maltées plus naturelles. Conclusion: Je suis partagé sur ce whisky, à cause de choix de production qui me paraissent un peu trop radicaux & risqués (dont probablement le choix de levures de bière, parfumée ou non), mais d'un autre côté il y a une certaine singularité qui mérite de lui donner sa chance, Il faudrait déguster d'autres versions pour avoir une meilleure idée des capacités de cette jeune distillerie qui est, rappelons-le, avant tout une brasserie. -Un grand merci à George Kaleniecki pour ce sample intéressant! Prix indicatif: n.c. (disponible en Amérique du Nord, sur place, voire par internet). Note confirmée: 82/100

ENGLISH SUMMARY: FW: This whisky is a single malt produced by YUKON Spirits, a young boutique distillery founded in 2009 in Whitehorse, Yukon (the most Westerly Canadian state). The founders, Alan HANSEN & Bob BAXTER have also created a brewery called YUKON Brewing, but the distillery & brewery is more famous nowadays under the name of TWO BREWERS. TN: Pale gold. A young whisky, obviously young (probably only 3 year old), full of esters (a bit too much, I have to say), and matured in first fill Bourbon casks, which increases even more this side. Probably pushed by the use of brewing yeast (instead of distillery yeast, more often used in Scotland, for instance), the esters are too much in the foreground, with notes of liquorice all sorts, acidulous French sweets called “Haribo”, but also exotic fruit, from pear to pineapple to banana, with a heady & spirity side that is not far from pure acetone. The only Canadian touch I feel in fact is a nice but discrete maple wood note. On the palate it is more of the same, but a bit more interesting, the balance is a tad better, the esters turning to a more citrusy note that gets even a bit fizzy. Water helps a bit here to diminish the esters “party” and brings back some fruity & malty notes that sound more natural. Conclusion: I’m a bit torn with this one, because (on the negative side) there are production choices that I found too radical & risky (including probably the choice of brewery yeasts instead of distillery yeast), a side that also evokes the exuberant but barely tolerable DOM PAPA rum, while, on a positive side, there are exuberant notes of citrus fruit that creates something singular & not far from some good Belgian whisky such as BELGIAN OWL single malt (which is much better than this in my opinion). Also as it is a young distillery (which is also and before anything else, a brewery), one should taste other expressions from this distillery before judging it too quickly. –A huge thank you to my friend George Kaleniecki for this interesting sample. Confirmed rating: 82/100

 

 

 

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 Une brasserie qui produit également du whisky depuis quelques années.

 

 

 

 

A NOTER, POUR FINIR, UNE CURIOSITE :

 

L'on ne peut pas classer cette boisson dans les whiskies, mais comme il en contient et que cela s'est avéré un de mes coups de coeur spiritueux de ces dernières années, j'ai souhaité en parler ici :

Last but not least, I wanted to review this spirit one can’t call whisky as it is an aromatized whisky base liqueur. But because it is also a favorite of mine, I wanted to write about it here:

 

-« SORTILEGE/version Prestige », Liqueur de whisky canadien (7 ans) au sirop d’érable, 2016, 75 cl, 40,9 % (Spiritueux à base de whisky canadien, Québec, CANADA):

A Noter: Ce spiritueux est fabriqué à partir de whiskies canadiens de 7 ans d'âge vieilli dans des fûts de chêne américain, puis assemblé avec du sirop d'érable de première coulée, considéré comme “le meilleur au monde”, à partir d'une recette dit-on “ancestrale”. Il existe aussi une version à 30 % de ce whisky, sans mention d'âge, mais personnellement je trouve qu'elle fait pâle figure à côté de celle-ci, le titrage n'y est sans doute pas étranger, l'âge peut être aussi.

Couleur : Vieil or, à reflets dorés, voire ambrés. Nez : Chaleureux, marqué par la noix, le caramel brûlé, une puissante note de sirop d’érable apparemment non aseptisé contrairement à ceux souvent disponibles en Europe, un beau boisé (fûts brûlés également), de caramel dur, puis une belle note de café sucré, assez dense, rappelant par exemple la liqueur de café Kalhua. Bouche : La bouche reprend les notes gourmandes du nez, avec densité et longueur en bouche. Au delà de la présence de sirop d’érable de première coulée & de whisky canadien (que j’avoue difficile à identifier ici), il faut souligner que les notes de noix et de liqueur de café sont assez intenses, et très séduisantes, tout comme le toucher en bouche qui me semble davantage onctueux et enveloppant que sirupeux (avec une certaine fluidité), ce qui est plutôt remarquable. Tenue à la dilution : Elle est très bonne, et la liqueur supporte bien les glaçons, mais sur ce dernier point, je trouve que c’est dommage de s’arrêter en si bon chemin, et je pense qu’il devrait être alors tenté en cocktail. Indication de Prix : Si vous n’avez pas la chance comme moi de le trouver par hasard dans une solderie, autour de 45 €, il vous en coûtera probablement plutôt autour de 55/60 €, en vente par correspondance sur internet, sans compter les frais de port. Conclusion : Une très bonne liqueur de whisky, sans doute l’une des meilleures, même si, honnêtement, je me demande ou est le whisky. Enfin, personnellement je préfère de loin cette version à celle réduite à 30 % qui pour moi est davantage encore une base cocktail que celle-ci, que je trouve parfaite pour la déguster pure ou avec un trait d’eau fraîche. Pas de Note chiffrée habituellement chez moi pour les whiskies aromatisés, mais une mention « Très bien, chaudement recommandé ».

ENGLISH SUMMARY: FW: This is a spirit drink classified as a whisky liqueur, a mix of 7 years old (unspecified) Canadian whisky and “First slide” Canadian Maple syrup, from it is said, an “ancestor’s recipe”. There is also a non age statement version of it, bottled at lower strength (30 %), but I think it is weak compared to this one. TN: Gold to amber, with a certain density in the color. The nose is warm, with walnut notes, burnt caramel, a powerful natural maple note (unlike the artificial ones we have I Europe!), beautiful wood (including burnt wood), hard caramel and a beautiful note of coffee liqueur (Kalhua it seems). On the palate, it’s gourmet as the nose, or even more, with depth & intensity. Beyond what is stated (the first quality maple syrup said to be inside, but I’m struggling to identify its specific characteristics myself), what strikes me is these beautiful & intense walnut & coffee liquor notes, and the fact that there are more onctuous that syrupy (in other words more fluid than expected), which is quite remarkable in my opinion. Adding water is not mandatory but can sweeten the liquid, even on ice. But I also feel one should try it in a cocktail too. Price indication: Around 55/60 € (even if I had the chance to find mine for 45 €, in a bargain place, because it is difficult to find it outside Canada). Conclusion: An excellent whisky liquor, probably one of the best, even if, between us, I sometimes wonder “where is the whisky?”. No precise rating (I usually do not give precise ratings for spirit drinks, as you’ll never know the amount of additives/flavouring in these things), but a “Very good, warmly recommended” mention.

 

 

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 L'étonnante liqueur de whisky au sirop d'érable du Québec, embouteillé à Montréal !

 

 

 

 Santé à tous nos amis Canadiens & parmi eux nos cousins du Québec !

Cheers to all our Canadian friends including our cousins from Québec !

 

 

 

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Grégoire Sarafian: "Falaise (Le Saguenay)", semi-abstractisé, 1995 (50 x 100 cm, acrylique sur toile), suite à mon voyage au Canada en 1995.

 

 

 

 

 

 

Editorial No 27


 

NDLR du 19/04/18: Maintenant sur le site/Now available on the web site:

 

-Retour de la rubrique "EXPRESS NOTES" sur divers whiskies, récents ou non

(Return of the "Express Notes" section, with recent or not whisky reviews)

Cliquez ici/Please click here

 

 

A venir sur le site d'ici la fin du week end (22 avril)/Coming on in the web site (April, 22):

 

-"LE WHISKY CANADIEN, CLICHES ET REALITES", sur cette page, avec plus de 20 notes de dégustation

(A new number, about Canadian whiskies, on this page, with more than 20 tasting notes)

 

 

 EDITORIAL No 27 :

 

Première Edition/1st Edition: 31/01/2018

Mise à jour/Update: 03/02/2018* :

 

*Voir après l'historique et la masterclass pour les autres notes de dégustation

* You will find the newly added tasting notes after the historical presentation & the masterclass notes

 

Toutes photos (sauf si précisions contraires) : Droits réservés. © Grégoire Sarafian

 Pictures: All rights reserved © Gregoire Sarafian (except for some, mentioned)

 

 

INTRODUCTION :

 

A l’occasion de la Masterclass JOHNNIE WALKER à The WHISKY SHOP Paris ayant eu lieu le 20/12/2017, voici une petite présentation de cet assembleur, au sujet duquel vous trouverez ensuite les notes de dégustation correspondant à la masterclass, puis sur d’autres versions de la gamme JOHNNIE WALKER, dégustées dans d’autres contextes, dont des éditions anciennes particulières:

In December 2017 I attended a JOHNNIE WALKER Masterclass at the French address of The WHISKY SHOP, in Paris. So after a historical presentation of the brand (in French only), you will find tasting notes (both in French & English) about the bottles tasted during this masterclass, then also others about almost the whole range, including old & limited editions.

 

 

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 Clément Glorieux, ambassadeur de JOHNNIE WALKER, donnant sa masterclass à la boutique The WHISKY SHOP, Paris.

 

 

« LA PETITE HISTOIRE DU MARCHEUR » :

 

Merci à l’ambassadeur Clément Glorieux pour son aide sur ce sujet ainsi qu'à The Whisky Exchange qui a consacré une très large présentation à la marque, qui à mon avis peut faire référence. J’y ajouté de brefs éléments historiques concernant cette maison ainsi que d’autres maisons d’assemblage, à titre de comparaison...(nombreuses sources).

Historique en couleurs de JOHNNIE WALKER (The Whisky Exchange)

 

 

C’est avec la naissance de John WALKER le 25 Juillet 1805 que débute la petite histoire du marcheur, je veux dire des blended whiskies de la marque JOHNNIE WALKER. Un an après le décès de son père en 1819, et à l’âge de 14 ans seulement, John ouvre sa première boutique à Kilmarnock, grâce à la vente de la ferme familiale. L’inventaire de la société démontre qu’à cette époque, John vend aussi bien du rhum, du gin, du brandy que des whiskies en provenance de l’ïle d’Islay. Alexander WALKER, son fils, naît en 1837, et l’arrivée du chemin de fer à Kilmarnock va faciliter le commerce, et celui des spiritueux en particulier. C’est en 1850 que le premier assemblage de la marque est vendu dans la boutique familiale.

 

 

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Alexander Walker, tel qu'il figure sur les étuis des bouteilles de certaines éditions du "BLUE LABEL".

 

 

Un terrible incendie détruit en 1852 tout le stock de spiritueux de la famille WALKER, et John, pour éviter la faillite, s’associe à l’affaire et conseille à son fils Alexander, de réorienter la boutique vers la vente seule de whisky. Ce dernier reprend l’affaire familiale à la mort de John en 1857. Le vote du « Gladstone’s Spirits Act » en 1860 permet d’utiliser des whiskies de plusieurs distilleries (sous douane) afin de pouvoir les assembler, ce qui signifie clairement le début du blended whisky écossais dans sa définition actuelle.

Afin de faciliter le stockage mais aussi le transport en bateau de ses blended whiskies (la société inaugurera en quelque sorte une nouvelle forme agressive de lobbying pour sa marque en rétribuant les capitaines acceptant de vendre leurs bouteilles de whisky aux passagers à bord de leurs navires), la fameuse bouteille de forme carrée (à la base) est inventée…Elle deviendra la norme pour toutes les références JOHNNIE WALKER en 1920. L’étiquette penchée viendra plus tard…(en 1865).

En 1865, Alexander WALKER créé le « OLD HIGHLAND WHISKY », le précurseur du “BLACK LABEL” en quelque sorte. La décision est prise en 1877 de pencher l’étiquette de 24 degrés vers la gauche, afin sans doute de se distinguer des autres marques.

En 1906, la société The WALKER company (qui deviendra John WALKER & Sons en 1923) est en mesure de proposer les trois références principales suivantes de blended whiskies : « OLD HIGHLAND WHITE LABEL” 5 ans, “SPECIAL OLD HIGHLAND RED LABEL” 9 ans, et enfin, “EXTRA SPECIAL OLD HIGHLAND BLACK LABEL” 12 ans.

En 1908, sous la direction du nouveau directeur, Jim STEVENSON, la société engage Tom BROWNE, un dessinateur célèbre, pour créer ce personnage du marcheur ("The Striding Man" -ou en français "l'homme qui va de l'avant") qui figure en gravure sur les bouteilles de JOHNNIE WALKER, comme sur l’étiquette basse. L’idée naît lors d’un diner au restaurant avec George WALKER, son fils, et une devise y sera ajoutée, « Born 1820-Still going strong ».

 

 

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Le dessin original du "marcheur" créé par Tom Browne, en 1908 (photo domaine public). Notez le sens de la marche...qui changera avec le temps.

 

 

 

A noter, et je ne l’ai appris que récemment, lors d’une masterclass (voir ci-dessous), le personnage du marcheur, à l’origine, était autrefois dirigé vers la gauche (en arrière, en quelque sorte), et ce n’est que bien plus tard, vraisemblablement vers la fin des années 1980 (l'information précise demeure difficile à obtenir-mais j'ai la certitude que le marcheur était encore tourné vers la gauche en 1987), que la décision sera prise de le tourner dans l’autre sens, vers la droite, avec une symbolique plus positive, de « marcher vers l’avant, à grandes enjambées ».

 

 

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 Le "marcheur" de JOHNNIE WALKER, sur une version "Red Label" des années 2000. L'on peut constater qu'il a changé de direction ! 

 

 

En 1909, les précédentes références de whisky sont renommées en tant que « JOHNNIE WALKER », avec les variantes suivantes : « RED LABEL » 10 ans (il contient aujourd’hui 35 whiskies et a perdu sa mention d’âge), « BLACK LABEL » 12 ans (contenant de nos jours une quarantaine de whiskies), plus une version qui disparaîtra par la suite (elle sera irrégulièrement produite à partir de 1914), le « WHITE LABEL » de 6 ans d’âge.

Pendant la première guerre mondiale, la société The WALKER company devient actionnaire des distilleries COLEBURN (distillerie fermée en 1985), puis CLYNELISH, DAILUAINE et enfin TALISKER. En 1925, la société intègre, en même temps que le groupe BUCHANAN/DEWAR Ltd, la fameuse société D.C.L. (future U.D.V., puis DIAGEO).

C’est en 1932 que naît le JOHNNIE WALKER « SWING » (à forte proportion de single malts du Speyside), dernière création d’Alexander WALKER II (qui passera la main puis décèdera dans la foulée, en 1840), une version méconnue en France, mais destinée aux voyageurs qui prennent le bateau, et qui a la particularité de pouvoir se balancer d’avant en arrière sur sa base.

 

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Le JOHNNIE WALKER "Swing", encore produit de nos jours...Photo: Merci à The Whisky Exchange

 

 

Parmi les différentes distinctions obtenues par la marque, signalons en 1934 celle de la garantie royale (fournisseur officiel du roi) par le roi George V, et celle, en 1966 du « Queen’s Award for Export Achievement », récompense de la Reine pour son succès à l’étranger. Par ailleurs, la marque produira en 2012 une édition limitée spéciale (60 exemplaires seulement, dans une carafe en crystal de Baccarat pourvue d'un petit diamant d'un demi-carat, au sein d'un luxueux coffret...) en l'honneur du jubilee de diamant de la reine d'Angleterre Elisabeth II, version ne comportant que des whiskies distillés en 1952 !

 

 

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Sur la bouteille d'une des premières éditions "THE CASK EDITION' (Cask Strength), l'on voit bien la mention de la garantie royale...

 

 

 

C’est en 1992 qu’est lancée la première version du « BLUE LABEL », sous le nom d’ « OLDEST », sans mention d’âge, version qui, selon la marque, en tout cas dans ses versions contemporaines, contient des whiskies âgés de 25 à 50 ans. Il est accompagné de la mention (citation d'Alexander WALKER de 1888) "Our blend cannot be beat" ("notre blend ne peut être battu"). Un des blended whiskies les plus âgés du marché, encore de nos jours.

 

 

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La contre-étiquette du JOHNNIE WALKER "Blue Label", en version américaine (75 cl).

 

 

Le « GOLD LABEL », sans mention d’âge, lui, sera lancé en 1995. Il contient des whiskies de 15 à 18 ans d’âge. Il sera remplacé en 2013 par une version de 18 ans d’âge nommée « PLATINUM ». Une édition luxueuse (limitée à 200 bouteilles) nommée « BLUE LABEL  1805 / The Centenary Blend » est lancée en 2005 pour fêter les 200 ans de la société. Elle propose un assemblage encore plus poussé du « BLUE LABEL » (avec des whiskies de 45 à 70 ans d’âge), mais en version brut de fût (« Cask Strength ») et ici à 46,3 % (chaque flacon est estimé à plus de 20000 € de nos jours). A ne pas confondre avec sa variante « BLUE LABEL /CASK STRENGTH » présentée dans sa carafe de 75 cl en cristal de Baccarat et mise en bouteille à 60,5 % (donc vraisemblablement avec des whiskies moins âgés que le « Centenary Blend »). Cette dernière version sera notée, à titre indicatif, à 92/100 par le célèbre bloggeur de whisky Serge Valentin. Signalons enfin qu'il existe aussi une version à réduite à 40 % du « Centenary Blend ».

 

 

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Le JOHNNIE WALKER "Blue Label/Anniversary", une version coûteuse mais intriguante. Photo: Merci à The Whisky Exchange

 

 

En 2007, le JOHNNIE WALKER « KING GEORGE V » est commercialisé en carafe à la forme carrée, au début uniquement pour le commerce hors taxe (“travel retail”), puis, en 2010 c’est au tour du « DOUBLE BLACK » (sans compte d’âge) d’apparaître, en plein avènement du phénomène « N.A.S. » (pour « no age statement » = sans compte d’âge) incluant (on l’oublie trop souvent), une sorte de « Parkerisation » usant de la « wood technology » (travail moderne du bois cherchant à faire ressortir le plus possible des notes épicées et de vanille et tendant à uniformiser le whisky en le faisant, en plus se rapprocher du rhum). Contre toute attente, et là je sors de l’explication pour entrer en pleine subjectivité, ce whisky que j’avais envie de détester sur le papier, est une réussite, se rapprochant assez de l’esprit du « BLACK LABEL », mais en plus vif et plus moderne, et un peu plus fumé aussi.

 

 

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Le JOHNNIE WALKER "Double Black", une version moderne sans compte d'âge du "Black Label" plutôt bien faite. 

 

 

En 2011, la version du 18 ans d’âge nommée « PLATINUM » devient également une version rattachée au commerce hors taxe, tandis qu’en 2012, la version sans compte d’âge « GOLD LABEL » devient « GOLD LABEL Reserve ».

Le "XR 21" est une version créée en hommage à Alexander WALKER et à sa distinction en 1920 par le roi George V. Alexandre WALKER fut en effet nommé "chevalier" pour "services rendus à la nation". Il s'agit d'un assemblage de whiskies de 21 ans d'âge minimum présenté dans une carafe numérotée. Ce whisky est réduit à 40 %. 

 

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Le JOHNNIE WALKER "XR 21", élaboré à partir de la réserve de la famille Walker. Une présentation éblouissante qui fait envie (je ne l'ai hélas pas encore dégusté). Merci aux contributeurs de Pinterest pour cette photo.

 

 

C’est en 2013 qu’est lancée la version « ODYSSEY », un assemblage de 3 single malts (leur provenance est secrète) whiskies dits de qualité exceptionnelle, présenté dans une carafe (d’un coût de plus de 700 €) qui, comme le swing, peut bouger sur sa base tout en restant stable.

Enfin, une série limitée, en partenariat avec l’enseigne The WHISKY SHOP, nommée « BLENDER’S BATCH » ou encore « MASTER BLENDER » range, déploie, dans des flacons de 50 cl aux titrages divers, des expérimentations menées par divers assembleurs de la maison JOHNNIE WALKER, tantôt sur la qualité ou le traitement de l’orge (comme avec l’ « EXPRESSO ROAST »-voir la critique plus bas), sur l’utilisation d’une autre céréale en sus (comme la première version « SELECT CASKS/RYE CASK FINISH », en 2015), ou encore, par exemple, un affinage dans des fûts ayant contenu d’autres vins ("WINE CASK BLEND") ou spiritueux (comme avec le « RUM CASK FINISH »).

 

 

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Trois des versions de la gamme "BLENDER'S BATCH", plutôt destinée à la mixologie. Photo: Merci à Diageo.

 

 

 

Une gamme luxueuse nommée « PRIVATE COLLECTION », là aussi thématique, et en carafes carrées, complète cette collection, avec le même genre d’interrogation sur la fabrication du whisky (voir la critique de la dernière version en date, nommée « MASTERY OF OAK » dans le reportage sur la masterclass JOHNNIE WALKER) en mettant l’accent sur le fruité ou le fumé, par exemple.

Une autre gamme, développée davantage pour le commerce hors taxe d'aéroport ("travel retail"), se nomme "EXPLORER'S CLUB" et propose depuis peu pas moins de 4 versions sans compte d'âge, thématiques ("The ADVENTURER", "The SPICE ROAD", "The GOLD ROUTE", "The ROYAL ROUTE").

Pour tenter d’être complet, citons également deux versions de JOHNNIE WALKER qui ne sont pas des blended whiskies, mais des blended malts (sans utilisation de maïs dans l’assemblage, mais que des single malts), à savoir le « GREEN LABEL », lancé circa 2006, arrêté fin 2012 (sauf pour le marché taïwanais), puis relancé en 2016, composé de 15 single malts dont les emblématiques CAOL ILA, CRAGGANMORE, LINKWOOD & TALISKER, et plus récemment autour des CAOL ILA, LINKWOOD, MORTLACH & TALISKER. Elle est embouteillée à 43 %. L’autre version blended malt, un peu plus fumée, nommée « ISLAND GREEN » (1 litre, 43 %), est, elle, destinée au marché hors taxe.

 

 

 

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Le JOHNNIE WALKER "Green Label", première version, remarquable.

 

 

 

Je ne peux pas ici citer toutes les éditions limitées produites, mais sachez qu’il y en a d’autres, que ce soit uniquement sur le reconditionnement spécifique du contenant, comme les variantes du « BLUE LABEL » suivant le pays célébré (ex. « YEAR OF THE DOG » pour l’année de la Chine, « PARIS EDITION », avec la Tour Eiffel gravée sur la bouteille), la destination ou le thème (ex. « YEAR OF THE ROOSTER », pour l’année du Cog, à 43 % au lieu de 40 %, « YEAR OF THE MONKEY », en bouteille opaque blanche, également à 43 % ) ou de vraies variations sur le thème : Vous trouverez ci-dessous notamment des notes de dégustation sur la version « CASK STRENGTH /WILLOW/The CASKS EDITION » en carafe en porcelaine blanche, ainsi que le dernier né, nommé « BLUE LABEL /GHOST AND RARE » mettant en valeur la distillerie fermée BRORA…(voir plus loin, dans le reportage sur la masterclass, les notes de dégustation pour les deux dernières versions citées).

 

 

UNE PARENTHESE COMPARATIVE :

 

Rappelons tout de même que Johnnie WALKER n’est pas la première marque de blended whisky écossaise (c'est la date de 1865 qui doit être prise en compte pour JOHNNIE WALKER et non 1820 en réalité, pour ce qui est de la création d'un blended whisky à peu près tel qu'il l'est encore aujourd'hui) et qu’elle est précédée notamment par le « OLD VATTED GLENLIVET » créé en 1853 par Andrew USHER (qui expérimentait cela déjà depuis 1840), souvent considéré comme le père du blended whisky écossais, pour avoir assemblé des whiskies de grain avec des whiskies de malt. Il est en tout cas généralement connu comme le premier assembleur de whisky d’Ecosse, dans la mesure ou l’on parle de blended whiskies ayant un minimum de cohérence d’un lot à l’autre quant à la recette utilisée et au résultat, même si des blended whiskies existaient auparavant. C’est aussi à partir de cette époque que les premiers whiskies assemblés sont vendus hors d’Ecosse en tant que blended whiskies.

A titre de comparaison encore, concernant d’autres grandes maisons d’assemblages, BALLANTINE’S (propriété actuelle de Pernod–Ricard) naît en 1827, commercialise des whiskies avant le XIX ème siècle, et créé son premier blended whisky encore contemporain nommé « Finest » en 1910.

La marque CHIVAS REGAL (également acquis par Pernod-Ricard) naît en 1801, les premiers blended whiskies de la société datent des années 1850, puis le premier blended whisky de marque CHIVAS REGAL âgé de 25 ans est mis en vente en 1909, mais le fer de lance de la marque, le CHIVAS REGAL 12 ans d’âge actuel, ne date que de 1938.

 

 

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Une partie significative de l'offre en blended whiskies écossais de ces dernières années (lpremière partie de l'alphabet).

 

 

Un des blended whiskies les plus vendus au monde, mais aussi et surtout en Ecosse, le FAMOUS GROUSE, propriété de The Edrington Group, mais d’abord produit sous l’égide de Matthew Gloag & Sons, existe depuis 1897. Il fut d’abord nommé « The GROUSE Brand », même si d’autres blended whiskies ont été créés par la société dès 1860.

Autre célèbre blended whisky écossais, pas toujours à sa juste place en France, le DEWAR’S(aujourd’hui propriété du groupe Bacardi-Martini) et sa première version dite « White label », date de 1899, tandis que la marque date de 1846 (sans doute avec la création d’un blended whisky ensuite abandonné au profit du DEWAR’S…). Le 12 ans d’âge actuel nommé « The Ancestor » depuis 2016 (auparavant nommé « Double Aged »), lui, viendra bien plus tard. Notons que le plus récent, le célèbre « Signature » contenant des whiskies en partie très âgés (et devenu un 25 ans d’âge cette année), à ma grande surprise, n’a été créé qu’en 2003, la même année que le 18 ans d’âge.

Le blended whisky DIMPLE, produit par John HAIG & co (société qui date de 1851, mais le Clan Haig, dit-on, produisait du whisky depuis le XVIII ème siècle), naît, lui, dans les années 1890, mais d’autres blended whiskies de la marque HAIG étaient disponibles avant, grâce notamment à l’acquisition de CAMERON BRIDGE, la première distillerie de grain à utiliser un alambic à colonne (celui que Robert Stein invente en 1826, avant l’alambic Coffey, ou « Patent Still », du nom de son inventeur Aeneas Coffey, en 1830).

Le blended whisky « J & B » (propriété de Diageo), lui, date de 1926 (la maison date de 1749). Nommé au départ « J & B CLUB », il deviendra en 1930 l’actuel « J & B RARE ».

 

 

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Une partie significative de l'offre en blended whiskies écossais de ces dernières années (deuxième partie de l'alphabet).

 

 

Enfin, WHYTE AND MACKAY (aujourd’hui propriété d’un groupe….), et son célèbre maître assembleur contemporain Richard Paterson, date de 1844, et le toujours actuel blended whisky « SPECIAL », lui, date de 1882, et il sera suivi par beaucoup d’autres, le plus souvent avec un compte d’âge.

Je ne peux pas citer ici toutes les grandes maisons d’assemblage, et c’est un sujet vaste sur lequel je reviendrais, mais cette parenthèse sert à indiquer surtout que le mouvement vers la production à grande échelle et à vocation de pérennisation d’un style d’un lot à l’autre s’accentue chez nombre d’entre eux dans les années 1840 (en 1846, précisément. En effet, grâce à une loi levant la limitation de la vente de maïs, les blenders vont pouvoir utiliser des grains comme celui-ci, à moindre coût de production comparé à l’orge ou d’autres céréales, puis en 1860, ou la science de l’assemblage se perfectionne.

Par ailleurs, cela équivaut également à la période de début de pénurie durable en spiritueux français, mais aussi étrangers : le Brandy, comme le Cognac et l’Armagnac, est aussi tributaire des récoltes vinicoles) à base de vin, à cause de la célèbre & terrible épidémie de phylloxéra…Le Scotch aura alors devant lui un boulevard pour asseoir sa croissance en Europe, et au delà...

 

 

 ***

 

 

Masterclass JOHNNIE WALKER à The WHISKY SHOP Paris,

le 20 Décembre 2017 :

(Masterclass JOHNNIE WALKER at The WHISKY SHOP, Paris,

2017, December, 12)

 

Le mercredi 20 décembre 2017 avait lieu une Masterclass JOHNNIE WALKER chez The WHISKY SHOP Paris, un lieu désormais associé à la marque de manière naturelle, et sous la houlette du sympathique ambassadeur français Clément Glorieux, une dégustation payante qui proposait également des associations culinaires sous la formes de jolies bouchées accompagnant chaque whisky, sous forme de poisson cru, viande ou également du chocolat. Voici mon compte-rendu de cette soirée, suivi par d’autres notes de dégustation concernant des blended whiskies de cette marque comme d’autres.

ENGLISH VERSION: In recently opened French The Whisky Shop in Paris, a JOHNNIE WALKER Masterclass took place on December, 20, year 2017. French brand ambassador Clément Glorieux was conducting it, with enough passion & knowledge to keep us entertain all evening long. As it was a charged masterclass, some food pairings were proposed, including delicate meat, fish & chocolate.

 

 

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Les quatre principaux whiskies de la gamme JOHNNIE WALKER dégustés lors de cette masterclass, dans l'ordre décroissant de dégustation (le premier dégusté, après la mise en bouche à l'aveugle du "Blender's Batch/Rum Cask finish" fut le "Blue Label" réduit à 40 % sur la droite de la photo), suit l'édition "Ghost and Rare", puis "The Cask Edition/Willow", et enfin le "Private Collection 2017/Mastery of Oak".

 

 

WHISKY DEGUSTE AVANT LA MASTERCLASS :

-JOHNNIE WALKER “BLENDER'S BATCH” series, "EXPRESSO ROAST"(réf. bouteille ER1-22261), Edition limitée, 2017, 50 cl, 43,2 % (5000 bouteilles):

A noter: Cette version a été réalisée en utilisant de l’orge maltée de type « chocolate malt », avec une forte torréfaction, comme pour le single malt GLENMORANGIE nommé « Signet ». La série « BLENDER’S BATCH » est une carte blanche du master blender Jim Beveridge à son équipe, pour créer des éditions limitées thématiques expérimentales, la première édition « Rye finish » ayant eu un certain retentissement étant donné son caractère inédit, semble t’il, pour un Scotch whisky.

Cette version, plutôt bien faite, met évidemment l’accent sur le café avec des notes très précises et affirmées de torréfaction, mais elle demeure équilibrée, reconnaissable en tant que blended whisky. Elle présente aussi de belles notes boisées, chocolatées et, au second plan, des notes vanillées. Conclusion : Une version très fine, mais aussi gourmande. Recommandé ! Indication de Prix : 40 € les 50 cl, en exclusivité chez The Whisky Shop Paris. Note chiffrée sous réserve estimée à 85/100

As I came a bit in advance at the masterclass, I asked to try one of the “BLENDER’S BATCH Series”, experimental limited editions (exclusive to this shop) and it was the “EXPRESSO ROAST”, a blend using “chocolate malt” type, which is basically roasted malt with a dark color. As in famous GLENMORANGIE single malt “Signet”, using the same malt type, expect freshly roasted coffee notes, as well as hints of chocolate notes, deep wood, and, in the background, some vanilla as well. A gourmet expression, but also a refined one. Recommended! Rating (under reservations): 85/100

 

 

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 L'étonnant JOHNNIE WALKER "Blender's Batch/"Expresso Roast", une réussite!

 

 

WHISKIES DEGUSTES PENDANT LA MASTERCLASS :

-JOHNNIE WALKER « BLENDER'S BATCH » Series, "RUM CASK FINISH" (8 à 15 ans d'âge, 6 mois d'affinage en fûts de rhum), Edition limitée, 2017, 50 cl, 40,8 % :

A noter: Cette version a été affinée dans des fûts ayant auparavant contenu du rhum, mais sans précision sur le type de rhum et sur sa provenance.

Une version très fine, mais l'influence du rhum est vraiment symbolique. Le fondu est trop important pour pouvoir vraiment distinguer les saveurs. L’assemblage est correct, mais desservi par un titrage est vraiment trop faible. Indication de Prix : 40 € les 50 cl, en exclusivité chez The Whisky Shop Paris. Note chiffrée sous réserve estimée à 80/100

First official dram for the masterclass, another expression of the “BLENDER’S BATCH Series”, the “RUM CASK FINISH” wasn’t bad, but rather a symbolic “finish” than something enhancing the blend’s profile. Too discrete, too much reduced, it doesn’t really take off “during its flight”, and left me dubious and disappointed. Rating (under reservations): 80/100

 

 

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La version dite "Rum Cask finish" du JOHNNIE WALKER "Blender's Batch". Merci à The Whisky Shop pour la photo.

 

 

 -JOHNNIE WALKER "BLUE LABEL", édition classique, whiskies de 25 à 50 ans, 2017, réduit à 40 %:

A Noter: Parmi ses composants, les single malts suivants : BENRINNES, CARDHU, CLYNELISH, ROYAL LOCHNAGAR, mais aussi les plus rares BRORA et PORT ELLEN. Les distilleries de grain sont PORT DUNDAS & CAMERON BRIDGE.

Au positif, un sommet d’assemblage, d’une grande subtilité, avec un très beau fondu des saveurs. Fines notes boisées, végétales, florales, fruitées, délicatement fumées, puis des notes de fruits secs, ainsi que quelques notes de chocolat noir. Au négatif, cette subtilité est contrecarrée tout de même par un titrage trop faible, l’ajout de caramel (E150a), et la filtration à froid. Certes il y a sans doute aussi une note de caramel naturel, mais l’ensemble est quelque peu « en danger », très fragile. Cela fait aussi partie du charme de cette version, mais j’aurais préféré un titrage à 43 ou 46 % (il existe une édition américaine à 43 %, j’aurais l’occasion d’y revenir). Conclusion : En résumé, les amateurs de whisky très fondu (de chez COUVREUR, par exemple), de Cognac classique commercial (désolé pour ce vocable) apprécieront, les puristes amateurs de whisky avec un certain tempérament moins, déplorant, comme moi, un manque d’expressivité. Ces derniers se reporteront plutôt sur la version à 55,8 %. Indication de Prix : Autour de 190 €. Note chiffrée sous réserve estimée à 86/100

Prestigious « BLUE LABEL » reduced to 40 % edition was coming next, and it was sure in another league, but not fully satisfying either. On the positive side, it is showing pretty well mastery in blending, with a subtle & complex combination of woody, green, floral, fruity (including nice sultanas), chocolaty (dark chocolaty) notes, with a nice melted sensation, partly due to the presence of whiskies from 25 to 50 years old. On the negative side, this complexity & subtlety is a bit destroyed by some infamous E150a (caramel flavouring) by the chill filtration and also, of course, by the too low ABV. This is a fragile expression for sure, as well a beautiful one, even with these drawbacks. One could say it is part of the charm of this expression (created in 1992), but I would prefer a higher ABV, close to 43 or 46 % (there is an American release of it at 43 %, but we will talk more about it later). To conclude, I will say that if you like very melted & sweet whiskies such as French bottler COUVREUR’s bottlings, or classic commercial Cognacs, you may like this very much, but if you are on more characterful whiskies, you could dislike a lack of oomph of this one. The latter should much more appreciate the 55,8 % ABV variant of it. Rating (under reservations): 86/100

 

 

 

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Le JOHNNIE WALKER "Blue Label", en version réduite à 40 %, dans sa livrée bleue "carrée" actuelle. Ce ne fut pas toujours le cas.

 

 

 

-JOHNNIE WALKER "BLUE LABEL", édition brut de fût ("The Casks Edition"), version « Willow » (bouteille en porcelaine, décor "Tour du Monde"), 2017, whiskies de 25 à 50 ans, Cask Strength, 100 cl, 55,8 %:

A Noter : Il s’agit de la même composition que l’édition classique du « BLUE LABEL », mais en version non réduite.

Une version d'emblée bien plus expressive, fidèle au fondu exceptionnel de la version réduite à 40 % : Tout est là, le nez chocolaté et fumé, la bouche trahissant la présence de beaux fûts de la distillerie TALISKER, par exemple...Un profil complexe incluant des éléments marins, végétaux (sous-bois), des notes de bois précieux, mais aussi du cuir, du chocolat noir, des fleurs, des fruits mûrs, des fruits secs, et j’en passe. Le palais est ample, bien expressif, bien épicé (sans excès) et encore bien équilibré. C’est superbe et long en bouche. Une légère dilution peut réveiller les saveurs, et apaiser un peu les épices et l’alcool, je la recommande, mais sans forcément aller plus loin dans la dilution. Conclusion : Un grand JOHNNIE WALKER. Indication de prix : Cette version (je veux dire la bouteille en porcelaine-opaque, blanche et bleue) est très chère, près de 460 €, alors que le même contenu, dans une splendide bouteille bleutée, a été longtemps disponible, en boutiques hors taxes, autour de 200 €. Note chiffrée (sous réserve) estimée à 93/100

Prestigious « BLUE LABEL » supposed Cask Strength edition (I say supposed because the Cask Strength mention isn’t stated on the label) is right from the start more entertaining. Yes it still shows a great melting of flavors, on the nose and on the palate, with lots of complexity and matter. On the nose the smoky & chocolaty side instantly recalls me of some nice TALISKER single malt casks. This complex profile is long & superb on the palate: It includes delicate maritime notes, smoky, peaty notes, sandal wood notes, leather, dried fruit, riper fruit, some flowers as well as dark chocolate again. Sure it gets more “comfortable” to taste once a bit diluted, but, for me, it isn’t mandatory to add more than a few drops or a slight dash of water, but it can help to open up the flavors. A great JOHNNIE WALKER expression. Rating (under reservations): 93/100

 

 

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 La version dite "Willow" du JOHNNIE WALKER "The Cask Edition" (brut de fût). Merci à The Whisky Shop pour la photo.

 

 

-JOHNNIE WALKER "BLUE LABEL","GHOST AND RARE" ("Brora and Rare & Legendary whiskies"), Edition limitée 2017, 30000 bouteilles, 46 %:

A Noter: Parmi ses composants, les single malts suivants : BRORA, CLYNELISH, GLENKINCHIE, GLENLOSSIE, PITTYVAICH, ROYAL LOCHNAGAR. Les distilleries de grain sont CAMBUS & CAMERON BRIDGE.

Le nez est impressionnant, aérien et très présent, ciré, un peu fumé, fruité, malté, chocolaté, un peu épicé, il a quelque chose de magique. En bouche, c'est très beau aussi, avec de la personnalité, à mi-chemin entre la version à 40 % et celle à 55,8 % (merci à Jim d’avoir choisi de le mettre en bouteille à 46 %), mais le côté boisé et épicé revient vite en force, surtout à la deuxième dégustation (ceux qui le souhaitaient ont eu droit, en effet, à une seconde dégustation en fin de masterclass), et fait baisser un peu la note. Conclusion : En fait, c’est un très beau whisky, subtil et de caractère, mais la magie du nez est bien supérieure à mon avis à celle du palais. Ceci dit, cela demeure une belle addition aux différentes variations sur le même thème du « BLUE LABEL ». Indication de prix : 299 €. Note chiffrée (sous réserve) estimée à 91-92/100, mais ce whisky a été difficile à noter dans ce cadre. Si je devais noter le nez seulement j’irais certainement jusqu’à 94 ou 95/100.

This is a rare expression designed to enhance some rare casks coming from BRORA distillery especially, but also from other closed or opened distilleries (please see the list above). Unlike many of the core range bottlings, note than this one is bottled at 46 % ABV, which will be much appreciated by whisky purists. The nose is impressive, aerial and very present, complex, with notes of wax, light peat smoke, fruity, malty, chocolaty, a bit spicy, with something magical.

On the palate it is very beautiful as well, with some personality for sure (the choice of bottling it at 46 % is appropriate), but its woody & spicy side come through quickly & strongly, and leaded me to lower a bit the rating. I had the chance to retry it at the very end of the session, which confirmed my first impressions of a subtle and characterful whisky, but with a far superior magic on the nose than on the palate in my opinion. Having said that, it is still a beautiful whisky and an interesting addition to the limited edition variants of “BLUE LABEL”. Rating (under reservations): This one has been a bit hard to rate though, because the nose deserved a 94 to 95/100 rate in my opinion, where the palate can’t reach more than 91-92/100.

 

 

 

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Le JOHNNIE WALKER "Blue Label", en édition limitée 2017, réduite à 46 %, mettant en valeur une distillerie fermée (mais plus pour longtemps!) nommée BRORA...Une version au nez absolument fascinant...

 

 

-JOHNNIE WALKER "PRIVATE COLLECTION 2017", 4 ème édition/version (expérimentale) thème "MASTERY OF OAK", (5588 bouteilles), 46,8 %:

A Noter: Il s’agit d’un vatting (ou « mariage ») de 3 recettes différentes, avec un travail sur le brûlage des fûts plus ou moins intenses. Un assemblage avec une fois de plus le master blender Jim Beveridge aux commandes. Chaque édition limitée de la « Private collection » a un objectif de profil aromatique & un slogan différent, la première édition, par exemple, datant de 2014, avait pour thème « A unique Smoky blend ».

Un nez déjà très boisé, un boisé sophistiqué, très « wood technology », mais plus sophistiqué encore, qui fonctionne par strates, et qui cherche à créer un profil plus complexe sur ce plan que les différentes versions abordables des JOHNNIE WALKER. En bouche, l’on sent que c’est plutôt bien fait, d’accord, mais c’est assez déconcertant, car l’on se trouve sur un terrain bien plus proche des bourbons (et parmi les plus secs) que des scotchs, et ce sans le fruité de nombre de bourbons, et avec du bois neuf, du bois bien brûlé, donnant des notes de vanille, d’épices douces, mais aussi une certaine fermeté dans les tannins (ceux du bois), beaucoup d'épices du bois (« woodspice ») et un côté un peu sec. Pour la qualité de l'assemblage et la recherche, je loue l’effort entrepris et ne peut donner une mauvaise note chiffrée, mais il ne m'intéresse pas vraiment en tant qu'amateur du whisky, sans parler de son prix, largement prohibitif ! Conclusion : Personnellement, ce n'est pas ce que j'attends d'un JOHNNIE WALKER, car ici le bois est pour moi très présent, trop au centre de l’attention, ce whisky nous emmenant par moments un peu trop dans le Kentucky à mon goût. Indication de prix : 785 € Note chiffrée (sous réserve) estimée à 87/100.

This one is part of the experimental « Private Collection » series, with this time master blender Jim Beveridge working on 3 different levels of casks toasting, plus several other “tricks”, with a theme called “Mastery of Oak” (each yearly creation has a different theme and recipy, the first one in 2014 was called “A Unique Smoky Blend”, for instance). So, yes, wood is the center here, and it shows. You can already feel on the nose this “wood technology”, fresh and sophisticated wood, a search for getting a different profile than the JOHNNIE WALKER’s from the core range. The problem is, in my opinion, that the wood takes too much place in the result, and it is a bit disturbing. Are we still in Scotch territory, or rather closer to some dry Bourbons? I’m afraid we’re closer to the latter category. It has also other notes (mainly spices and vanilla), but it has so much variations of wood (dry wood, new wood, burnt wood, strong tannins, woodspice), that they are dominating any other possible notes, and it is a bit too much. The experience has gone too far in my opinion. I can appreciate the research and the quality of the blending, though (I tried to rate it as honestly as possible), but, sorry, this is not what I expect from a JOHNNIE WALKER blended whisky. And it has even not the fruity side of many Bourbons, so I can’t really be interested by this bottling, and even if so, the price tag (around £ 697, or USD 936) is really insane in my opinion. The nickname for this one should have been “Dry Kentucky Finish”. Rating (under reservations): 87/100

 

 

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 Le JOHNNIE WALKER "Private Collection", version 2017 nommée "Mastery of Oak", une subtile mais extrême expérimentation.

 

 

Enfin, il nous a été présenté une bouteille (hélas vide) de JOHNNIE WALKER "RED LABEL" datant de 1950, un moment d’émotion....voir les photos. Tout ce que je peux dire sur les anciennes mises en bouteille de JOHNNIE WALKER, pour en avoir dégusté deux, l’un de 1962, l’autre de 1970, c’est qu’elles étaient parfois exceptionnelles (comme notamment celui de 1962), avec un profil aromatique bien plus expressif que ceux d’aujourd’hui, et davantage de fumée de tourbe également, et une signature TALISKER très nette.

During the evening we had the opportunity to have a look on a very old bottling of JOHNNIE WALKER "RED LABEL", one from the fifties, but alas it had been emptied during a previous tasting. All I can tell about ancient JOHNNIE WALKER bottlings is that they were often superior to the most recent ones, more aromatic, with more emphasis on the peat smoke, and more oomph.I had the opportunity to taste a 1962 bottling and a 1970 bottling and they were both amazing, the 1962 was the best of the two, with an obvious TALISKER signature.

 

 

 

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Une version des années 1950 du JOHNNIE WALKER "Red label", hélas non dégustée, mais impressionnante.

 

 

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En conclusion, une belle soirée dans une ambiance d'abord un peu trop timide, puis se détendant au fur et à mesure, avec un ambassadeur passionné et des whiskies quand même d’une qualité supérieure. Que demander de plus ?

To conclude this JOHNNIE WALKER masterclass report, I would like to say that the ambiance was good, warmer after a few drams, with a passionate brand ambassador and a devoted audience, and superior quality whiskies. What to ask more?

 

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AUTRES NOTES DE DEGUSTATION DE WHISKIES JOHNNIE WALKER :

(OTHER JOHNNIE WALKER WHISKIES TASTING NOTES)

 

 

J'ai voulu pour cette dernière partie couvrir l'ensemble des versions de JOHNNIE WALKER dégustées à ce jour (soit 15 mises en bouteilles différentes-oui j’avais dit 20, mais j’ai préféré grouper des notes trop similaires…), notes qui étaient privées pour la plupart. Oui, malgré, les standards de qualité (dont la constance) mis en avant par les principaux acteurs de l'assemblage de whiskies, j’ai voulu démontrer (même si cela demeure un exercice subjectif-ma perception des whiskies ayant elle aussi changé en 20 ans) l'irrégularité dans le temps du profil aromatique de ces whiskies, irrégularité parfois infime, mais d'autres fois plus spectaculaires, tout comme, ne nous le cachons pas, chez la concurrence. Un exercice malgré tout bien intéressant pour voir aussi les tendances suivant les époques, la forte demande, etc...

Encore une fois, et peut être plus encore pour les blended whiskies, bien plus importants en volume que les single malts-rien que pour la production de whisky de grain (principalement le maïs) en Ecosse, il faut savoir que la totalité de la production des distilleries de grain est aussi importante en volume que toutes les distilleries de single malt réunies...(plus de 800 millions de litres d'alcool par volume en 2016), soit d'un côté 6 distilleries de grain encore en activité, résolument industrielles, et de l'autre plus de 113 distilleries de malt en activité, soit 120 au total d'après la S.W.A.

Diageo  a vendu en 2016 près de 17,4 millions de caisses de whiskies (toutes versions confondues, à raison de 9 bouteilles par caisse), soit une légère baisse par rapport aux deux années précédentes, un pic ayant été atteint en 2013 avec 20,1 de millions de caisse vendues cette année là. La version "BLACK LABEL" 12 ans demeure la meilleure vente de la société Diageo pour ce qui est de JOHNNIE WALKER (435 bouteilles sont vendues chaque minute dans le monde). 

Que cette partie vous serve davantage d’indicateurs subjectifs des variations des whiskies de cette marque au fil du temps que parole d’évangile, afin de ne pas être surpris si vous tombez, ici ou là (et comme pour les autres marques), un lot moins satisfaisant que d’autres ou que les meilleurs chroniqués ici, avec tout de même la précision que je tiens à faire malgré ces réserves, que la qualité me semble tout de même globalement assez élevée chez JOHNNIE WALKER, donc l’ancienne devise « Toujours aussi fort » peut encore être utilisée de nos jours...

ENGLISH SUMMARY: For this second & last part, I wanted to cover all the JOHNNIE WALKER expressions I have tasted & reviewed so far (= 15 different bottling-I’ve finally decided to group some on one only to be more precise & less long so it won”t be 20), notes that, for the most, haven’t been published yet, but just reviewed. What I also wanted, despite the search for quality & consistency is strong at JOHNNIE WALKER as in other brands, is to demonstrate the fact that same expressions but different batches may bring different tasting notes, different balance, different expressivity, etc…

Sometimes, as you will read, it will be really a light difference, others it will be spectacular. Having tasted whiskies since around 20 years now, of course my palate & perception of them has changed over time and this exercise remains subjective. But I think it is still an interesting thing to do as it tells something about the supply and demand (and maybe some diminution of quality standards when the demand is too high?), about the consuming & the production trends. We’re talking here about a brand that sold 17,4 millions of cases of whisky (9 bottles in a case) and sells 435 bottles of JOHNNIE WALKER per minute around the globe! Besides, the best selling expression is the “BLACK LABEL”. So, yes, there are less interesting bottlings reviewed here below, but many remain strong, and the brand’s older motto “Still going strong” can be still used today…

 

 

 

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Vue d'une partie des bouteilles de JOHNNIE WALKER chroniquées ci-dessous, issus de ma collection personnelle et de cadeaux

 

 

 

-JOHNNIE WALKER “RED LABEL”, mis en bouteille en 2017, (Lot: L77283T5005-0003193), 100 cl, 40 %:

A noter : Cette version fut créée en 1909, est composée de 35 whiskies dont 5 single grains & pour les single malts, le cœur en est la distillerie CARDHU mais aussi ABERFELDY. C’était une version de 10 ans d’âge, mais de nos jours elle est sans compte d’âge. C’est aussi le whisky écossais le plus vendu au monde.

Couleur : Vieil or, à reflets dorés. Nez : Un peu alcooleux de prime abord, avec une note de solvant (esters & alcool), puis des notes d’esters plus classiques (bonbons anglais, fruits exotiques dont ananas, banane et papaye), fruits confits variés, orge maltée, miel, herbes, puis évolue vers une subtile mais bien présente fumée de tourbe.

Bouche : Un peu alcooleuse lors de la première dégustation, moins ensuite, elle est complexe, assez fondue, et se dévoile par étapes : D’abord cette forte note d’esters mêlée de solvant, qui devient plus agréable assez vite, puis un assemblage complexe dévoilant tour à tour des notes florales, fruitées (fruits jaunes variés, fruits confits de même, fruits secs), maltées (orge) et de céréales diverses (maïs, avoine, blé), voire des arachides, notes marquées par un caractère pâtissier évoquant le petit déjeuner (ovomaltine, moka, chocolat au lait, caramel un rien brûlé). La fumée de tourbe survient relativement vite, avec une expressivité contrastant avec sa légèreté, une certaine souplesse en bouche (entre onctuosité et fluidité) et même un fruité presque juteux. Finale évidemment marquée par une belle note de fumée de tourbe, comme il se doit, quelques épices et un beau fondu. Tenue à la dilution : Quelques gouttes d’eau lui sont bénéfiques, et je peux aussi vous recommander de l’essayer avec une « iceball » (à la japonaise). Une note huileuse (et d’arachides : noix de cajou, noix de pécan), apparaît, ainsi que de belles notes de chocolat au lait & noir teintées de moka, et, au second plan, une pointe de fumée cendrée. Conclusion : Un lot superbe, avec un bel équilibre des saveurs, une belle complexité et une certaine longueur en bouche. Un blended whisky tous terrains de qualité. Indication de Prix : Autour de 19 €, très répandu, majoritairement en petite, moyenne & grande surface. Note chiffrée confirmée (pour ce lot): 89/100

ENGLISH SUMMARY: Presentation: The « Red label », created in 1909 was previously a 10 y.o. but lost his age statement later on. It is a blend of 35 whiskies, 5 single grains & 30 single malts, the heart of it is CARDHU but also ABERFELDY. It is the most sold Scottish whisky in the world. Tasting note: For this bottling (which I consider a particularly good batch, while some are scored almost 20 points below…) the nose may be a tad spirit at first, but it stabilizes itself quickly to something more complex, with a lot of fruits, many coming from estery elements (liquorice all sorts, exotic fruit-pinapple, banana, papaya), but also some candied fruit, malted barley, honey, herbs, and finishes on a subtle but precise peat smoke note. On the palate, the same is happening, and then malted barley is coming through, but also the other cereals possibly involved in the blending (such as corn, but also wheat, oat-more an impression for the 2 lasts). I also detect peanuts, pastry cereal & chocolate combo (ovaltine, milk chocolate, a bit burnt caramel, some moka as well) some spices, and then nice peat smoke, all notes beautifully melted, with a rather expressive mouthfeel and lightness at the same time. It is a bit hard to explain, but its versatility is its strength. About adding water, I will recommend to rather have it with an iceball (Japanese style!), as it hold well some ice (rather than in a “highball”’), but mostly if it melts slowly. More oily notes will appear (cashew nuts, pecan nuts), and superb milk & dark chocolate (“moka finished”) and, on the second ground, a hint of ashy smoke. Conclusion: A pretty well balanced batch, with quite some complexity and some length on the palate. A quality blend for all occasions. Confirmed rating (for this batch): 89/100

 

 

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-JOHNNIE WALKER « BLACK LABEL », 12 ans, concernant plusieurs lots (2008, 2014, 2016, 2017), 40 % : Important : Note de 2008 révisée & augmentée en 2018, et synthèse des notes sur des lots de 2008 à 2017, mais concernant surtout des lots de ces dernières années (pour ceux ayant un profil similaire) :

A Noter : Créé en 1867, par Alexander WALKER et perfectionné par Sir Alexander WALKER II, en 1907 (date de la recette actuelle), ce blend de luxe regroupe des single-malts de près de 35 distilleries, principalement une sélection de HIGHLANDS et d’ISLAY. Parmi les distilleries : CARDHU, DAILUAINE, MORTLACH, CAOL ILA, TALISKER, et comme whiskies de grain notamment la distillerie PORT DUNDAS. La maturation est effectuée en intégrant une part importante de fûts de Sherry.

Couleur : Ambrée, à reflets dorés soutenus, presque cuivrés. Nez : Très fin et subtil, d’un équilibre impressionnant, dont on arrive cependant à « extraire » des notes fruitées complexes (agrumes, poire, fruits secs et fruits confits variés), ainsi que du miel, de la réglisse. Un léger fumé, et une tout aussi légère pointe de tourbe couronnent le tout (l’édition de 2017 est très proche, et même un rien terreuse, avec en arrière-plan des notes délicatement boisées (dont la vanille), de caramel, d’épices (atténuées par l’assemblage et le degré) et d’orge maltée.

Bouche : Elle reprend les notes du nez, avec un peu de gourmandise au début, puis œuvre vite sur un registre plus discret, voire un peu effacé en finale (la faute à mon avis au caramel ajouté), par ailleurs d’une finesse rare chez ses concurrents. La retro-olfaction est cependant impressionnante, dans la mesure ou les notes reviennent progressivement « se signaler » une dernière fois, de manière très aérienne, très élégante, et notamment les plans de fumée et de réglisse, accompagnées de notes de chocolat noir, de fruits secs (figues, dattes, raisins secs) particulièrement présentes dans la version de 2017. Malgré l’âge, quelques esters assez frais s’expriment également. Les notes de fumée et de discrètes notes marines (surtout des embruns) sont superbement intégrées dans l’ensemble.

Réaction à l’aération : Une certaine aération (disons 15 minutes) conduit à un certain réveil de la personnalité du BLACK LABEL, et notamment de son tempérament un peu plus épicé qu’en apparence, mais aussi des notes fruitées et boisées. A noter, la marque, elle, met en avant comme notes de dégustation dominantes la poire, le miel, la vanille et le saumon fumé. Réaction à la dilution : Avec une légère dilution, qui doit rester légère et non-violente (traduisez pas de glaçons !!) permet un beau développement de ses composantes marines (CAOL ILA, TALISKER, par exemple), mais aussi florales & fruitées. L’eau, bien dosée, peut exalter la complexité fruitée et boisée de ce blend, tout en ramenant au premier plan ses notes fumées, tourbées et marines, mais sans que jamais elles n’écrasent les autre notes. Quel équilibre !

Conclusion : Un remarquable blend de luxe, d’une extrême finesse, que j’ai mis du temps à apprécier à sa juste valeur. Né d’un savoir-faire en matière d’assemblage assez impressionnant, c’est la version la plus vendue de la gamme et son étendard. C’est un BLEND extrêmement subtil, à l’équilibre quasi-parfait, irréprochable de ce point de vue. Il est aussi plus rond, plus fumé, et bien plus complexe que le « RED LABEL ». Cependant il reste un peu trop léger à mon sens (un titrage à 43 % serait préférable), et peut être pas assez charpenté pour servir de BLEND d’apéritif, j’oserais dire « ordinaire », très allongé, ce qui hélas se pratique trop souvent. C’est un whisky à boire comme un vieux single-malt, avec respect et patience. Si vous cherchez cela, vous serez satisfaits, mais si c’est la gourmandise que vous recherchez, les CHIVAS REGAL 12 ans ou le DEWAR’S 12 ans & quelques autres blends gourmands (HANKEY BANNISTER « Heritage », par exemple) vous paraîtront bien meilleurs...Une suggestion à Diageo, pourquoi ne pas en faire une version réduite à 43 ou 45 % (à la japonaise) ? Une version qui serait sans additifs & non filtrée à froid serait alors sans nul doute une version plus généreuse de bout en bout, et qui là il rivaliserait avec les plus grands, single malts compris. Un whisky qui en tout cas mérite que l’on prenne le temps de le découvrir. Note chiffrée confirmée (moyenne des lots très proches) : 90 à 91/100 

 

 

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 Ici une version datant de 2014 du JOHNNIE WALKER "BLACK LABEL"...

 

 

ENGLISH SUMMARY: Presentation: The « BLACK LABEL » was created in 1867 but perfected in 1907 by Sir Alexander II. This expression gathers no less than 35 single malts whiskies, mostly from Northern Highlands & Islay. The key malts in this are CARDHU, DAILUAINE, MORTLACH, CAOL ILA, TALISKER, while the most influent single grain is a PORT DUNDAS. For its maturation, the blend uses a significant portion of ex-sherry casks.

Important note: This is an attempt to gather notes on different batches but with similar profiles, from 2008 to 2017, but mostly from recent batches.

Tasting notes: For the best batches, the balance is rather impressive, but one can distinguish complex fruity notes (citrus fruit, pear, dried fruit, candied fruit), and also honey, liquorice, with light some peat smoke notes on top of that. On the most recent batches, the peat is a bit earthy, with on the background some delicate woody notes (including vanilla & sweet spices) & malted barley.

On the palate, while it is a bit gourmet (generous) in the beginning, it quickly fades away, and gets really thin, almost erased in the finish (because, in my opinion, of the caramel coloring), but its finesse is rarely seen compared to other blended whiskies. The retro-olfaction (does this word make sense in English?) is impressive though, because some other notes appear with subtlety, almost subliminally (they are aerial), such as dark chocolate, hints of smoke, liquorice & dried fruit (dates, figs, sultanas), especially in the 2017 batch tasted. Despite the advanced age (12 y.o.) some fresh esters are coming through, and even some discrete maritime notes (ocean spray mainly). The latter & the smoky notes are perfectly integrated. Let it stay a quarter in the glass and it will reveal more of its personality (more spices, smoke and wood). Water? It does not really like ice in my opinion (as it will break the flavors), so I suggest to dilute it lightly, step by step, according to your taste. Then you will see typical notes coming through, earthy & peated ones (CAOL ILA, TALISKER) or its fruity, floral & gently woody ones.

In conclusion, a remarkable de luxe blended whisky, with a lot of refinement, very subtle, that needs time to understand its value. Born of a solid blending “savoir-faire” (know-how), this expression (the most sold JOHNNIE WALKER in the world) is the flagship of the brand. Extremely subtle, with an almost perfect balance, it is also more rounded & more smoky than the “Red Label”. However I think it is still too light in my opinion (an ABV of 43 % should be chosen) and not enough robust to be used as a regular (read cheap) blended whisky with ice, pronounced taste aperitive food. I mean it is a whisky to be tasted as a single malt in my opinion, with patience & respect. If you’re looking for a more gourmet blended whisky, his concurrent CHIVAS REGAL 12 y.o. or DEWAR’S 12 y.o. or other gourmet blended whiskies (HANKEY BANNISTER « Heritage », for instance), will suit you more. I would suggest to Diageo to may be produce an alternative expression (more for connoisseurs?) which would be un-chill filtered, non coloured, and at a higher ABV…But other than that it is a whisky worthy discovering. Confirmed rating (average rating of all best batches tasted): 90 to 91/100

 

 

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 A gauche une version du "BLACK LABEL" datant de 2006 et, à droite, une de 2014.

 

 

 

-JOHNNIE WALKER “DOUBLE BLACK”, mis en bouteille en 2013, 70 cl, 40 %:

A Noter : Cette version née en 2011, est présentée comme davantage fumée, avec un nombre moindre de whiskies et davantage de malts fortement torréfiés/brûlés. La « wood technology » est présente ici de toute évidence.

Couleur : Vieil or, à reflets dorés. Nez : Relativement complexe et gourmand (fruits confits, joli boisé mêlé de fumée, agrumes (citron confit) & réglisse. Bouche : Vive (belles notes épicées en attaque), franche, avec un joli boisé (malgré la mise en œuvre évidente de « wood technology »), de belles notes d’agrumes, de fruits confits variés, de belles notes de chocolat noir, de réglisse, sur un lit de belle fumée de tourbe sèche. Jolies notes de torréfaction du malt, teintées de moka. C’est franc, direct, expressif, bien assemblé, et plutôt efficace, je dois dire. Curieusement le caramel ajouté ne se sent pas trop en bouche. Tenue à la dilution : Devient un rien plus caramélisé, mais reste de bonne tenue. Conclusion : Le parfait contre-exemple que les whiskies modernes sans compte d’âge, et oeuvrant avec la « wood technology » peuvent parfois être une réussite… Indication de Prix : Autour de 35 €, assez répandu, majoritairement en petite, moyenne & grande surface. Note chiffrée confirmée (pour ce lot) : 90/100

ENGLISH SUMMARY: Presentation: This is a relatively recent addition to the range, back to 2011. Developped around the work on enhancing wood & smoke, as a variant to the « BLACK LABEL », it is clearly a « wood technology » creation, with no age statement. Tasting notes : On the nose, it is relatively complex & gourmet, with nice candied fruit, nice wood & peat smoke, citrus fruit (mostly candied), and liquorice. On the palate, you get the same profile, with nice spicy notes to start with, nice citrus notes varied candied fruit, nice dark chocolate notes, liquorice, on a bed of dried peated smoke. I also notice nice notes of roasting (malt, moka). Surprisingly, caramel coloring doesn’t seem to have a negactive action on this one. Adding water isn’t uninteresting, with more natural caramel. Conclusion : The perfect counter-example of what modern technology & n.a.s. whiskies are, often uninteresting, but sometimes (like this one) working well… Confirmed rating : 90/100

 

 

 

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-JOHNNIE WALKER “BLUE LABEL”, mis en bouteille en 2010 (Edition américaine), Lot/Réf.: 19912578T (bouteille N°LF40915JW), 75 cl, 43 %:

Couleur : Vieil or, à reflets presque verdâtres, un rien pâles. Nez : Complexe, très fin, et à dominante végétale (mousse, champignons, thé noir & thé vert & Earl grey très infusés), plus que boisée ou autre, mais faisant preuve d’un bel équilibre. Comporte clairement des single malts « à l’ancienne », avec probablement une part significative de whiskies provenant de distilleries fermées, des single grains de même, plutôt boisés, avec notamment de superbes notes de bois précieux (eucalyptus, cèdre). Fumée de tourbe très discrète et très légère. Le profil se rééquilibre quelque peu à la dégustation suivante, redevenant plus proche de la version à 40 %, mais avec tout de même plus de puissance, et toujours cette dominante végétale & boisée caractéristique qui surmonte le fondu important des arômes malgré tout et rend son profil aromatique unique.

Bouche : Remarquable, très élégante, d’abord un peu épicée et très végétale (en tout cas à la première dégustation, ensuite ces notes diminuent un peu, mais restent présentes et caractéristiques, ne ressemblant à aucun autre blend dégusté à ce jour). Elle se poursuit sur des notes subtilement boisées (le cèdre, au second plan, revient avec plus de présence) et réglissées, mais aussi modérément florales & fruitées (fruits mûrs variés et fruits secs, incluant des agrumes), avant de s’achever sur de discrètes mais superbes notes de fumée de tourbe, le bois précieux au second plan, mais jamais trop loin.

Tenue à la dilution : Bonne avec juste quelques gouttes d’eau, réveillant les notes fruitées, mais ne pas trop diluer sous peine de casser cet équilibre fragile.

Conclusion : Avec ce titrage à 43 %, il me semble que le « BLUE LABEL » soit à son aise (même si j’aime beaucoup la version brut de fût), toujours très fondu, mais ni trop doux ni trop puissant, dans un équilibre certes fragile, mais superbe et si significatif (rapport à ses composants âgés de plus 40 à 50 ans) de ce que l’on nomme les single malts à l’ancienne, avec un profil typé que l’on ne voit plus vraiment de nos jours. En bref, une référence qui témoigne d’une grande page de l’histoire du whisky. Indication de Prix : Aucune récente pour cette version, sinon pour la version à 40 %-Entre 130 € (VPC, en ligne) & 220 € en boutique, mais le plus souvent autour de 190 €, plutôt chez les cavistes, boutiques hors taxe, mais parfois aussi en grandes surfaces. Note chiffrée confirmée (pour ce lot): 93/100

 

ENGLISH SUMMARY: Reminder: You will find general details about the “Blue Label” expression in the “JOHNNIE WALKER” masterclass section. About this bottling at 43 %: On the nose, it is complex, and more green (forest trees moss, mushrooms, green over-infused complex tea notes-black, green & Earl Grey) than woody, but still quite woody, with an amazing ability to keep a great balance. For me it has clearly old fashioned single malts & single grains inside, and probably some from closed distilleries. The profile is woody (precious wood, including cedar & eucalyptus), green, with discrete notes of peat smoke. The profile gets more rounded & melted with time, but there is this distinctive green & woody note that tops it off & makes it unique. On the palate it is a remarkable profile, elegant, a bit spicy at the start then more rounded, green (as the nose) and subtly woody (old wood, including a nice cedar note). There is also some liquorice notes, some floral & fruity notes (including citrus fruit) as well, before some discrete & superb smoky notes (with precious wood on the second ground) come through. In conclusion, I will say that this version seem to be the “BLUE LABEL” at its best, even if I like a lot the Cask Strength version, because the melting of the flavours isn’t too sweet (as in the 40 % version), and isn’t too powerful as well and shows well its very old components (those from 40 to 50 years old). A reference blended whisky that is a true page of the whisky history. Confirmed rating (for this batch): 93/100

 

 

 

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La version américaine à 43 % (et bien sûr en 75 cl)  du "BLUE LABEL", trois degrés qui font une sacrée différence!

 

 

-JOHNNIE WALKER "BLUE LABEL", édition brut de fût ("The Casks Edition"/Special Release), une des première version brut de fût (bouteille teintée en bleu),circa 2013 (Lot : L2013-1U001-008541), whiskies de 25 à 50 ans, bouteille numérotée « CE2 04439 », Cask Strength, 100 cl, 55,8 %:

A Noter : Il s’agit de la même composition que l’édition classique du « BLUE LABEL », mais en version non réduite, et a priori la même que la version dite « WILLOW », en carafe en porcelaine. Comme je n’ai pas pu retrouver ma note de dégustation (je complèterais cette note si je la retrouve) et quand dans mon souvenir c’est une version quasi-identique si ce n’est identique, aussi j’ai préféré ne pas séparer la note et ne pas la traiter séparément, hormis pour vous indiquer les références de cette superbe bouteille. Au passage, encore merci à François pour cette belle découverte. Même note chiffrée à priori : 93/100 (voire davantage).

 

 

 

 

 

 

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ENGLISH SHORT NOTE : I had the occasion to try this « BLUE LABEL » Cask Strength edition before, when a friend of mine brought me this bottle end (see pictures below) almost empty, but with enough liquid to give me an idea of the precious content. In my mind the tasting notes are really close if not identical to the edition reviewed above (in the masterclass section) and called « WILLOW », plus I didn’t find my own notes (but I’ll insert it there if I can find it), so I have decided not to review it, but just give you the details in case you come across this superb bottling. Rating (supposed to be the same as « WILLOW », so..) 93/100 to possibly more.

 

 

 

 

 

 

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Une édition brut de fût aussi puissante et expressive qu'un single malt. Une version que l'on pouvait encore trouver en zone hors taxe il y a encore quelques années. Dommage que la version en carafe de porcelaine lui ai fait plus que doubler son prix! 

 

 

 

NOTES ANCIENNES SUR D'AUTRES LOTS & SUR D’AUTRES VERSIONS:

(Toutes notes révisées en 2018)

(Older tasting notes about other batches & from other ones-All notes revised in 2018)

 

 

-JOHNNIE WALKER “RED LABEL”, mis en bouteille en 2016, 70 cl, 40 %:

Couleur : Vieil or. Nez : Complexe et très fondu. Dominante de fruits confits, de caramel (en partie ajouté). Légères traces de fumée. Bouche : Sucrosité importante (même si ce n’est qu’une impression), caramel (en partie ajouté), fruits confits, miel, et à peine une trace de fumée. Tenue à la dilution : S’ouvre un peu mais c’est assez décevant. Presque mieux sur glace. Conclusion : Une version pas mauvaise, mais plutôt faible, pas vraiment satisfaisante, de l’époque moderne. Très moyen. Note chiffrée confirmée (pour ce lot) : 76/100

ENGLISH SUMMARY: Complex & quite melted.The main notes are here candied fruit, caramel (partly added), and light traces of smoke. On the palate, lots of sugarin that one (no it’s not real sugar, but impressions of sugar), lots of caramel (too much added in my opinion), ok some candied fruit, honey and very little smoke. Adding a few drops of water doesn”t help, it is even almost better on ice. It’s not a bad version, but rather weak, unsatisfying compared to the best batches. Very average stuff. Confirmed rating (for this batch): 76/100

 

-JOHNNIE WALKER “RED LABEL”, mis en bouteille circa années 2008-2010 (certains lots, pas tous-désolé pas de numéros de lots notés), 70 cl, 40 %:

Note succinte : Une version très lisse, avec un fondu trahissant à la fois un abus de caramel ajouté et des whiskies de grains vraiment de second ordre (n’oublions pas qu’ils constituent environ 75 % de l’assemblage donc leur influence est majeure), à peine sauvés par quelques single malts. Peu floral, peu fruité, il est un peu quelque peu déséquilibré, les herbes et le miel se battant en duel tandis que tourbe semble avoir abandonné la partie depuis un moment…Pas besoin de diluer du coup. Ce n’est pas mauvais, cela manque juste sérieusement d’âme, comme beaucoup de J & B de cette époque. Dispensable (eh, oui rappelons-le encore une fois, ma moyenne n’est pas de 50/100 mais de 75/100-Rappel, mon système de notation : LIEN). Note chiffrée confirmée (pour ce lot): 71/100

ENGLISH SUMMARY: This batch from the “RED LABEL” (& a few others tasted at the time-sorry no batch numbers available) is certainly one of the worst ever tasted, but this doesn’t mean it is a “bad” whisky technically. It just shows no soul “on board”, if I may say. Lots of caramel added, probably cheaper grain whisky content (let’s not forget that as they are almost 75 % of the content, their influence is huge), this is a lower-ranking whisky, with at least a salvation from some of the single malts inside. Not much flowers or fruits in that one, it is a bit unbalanced as well, with honeyed & herbal notes fighting against each other, whereas peat smoke has gone for a while. It is so diluted already that you won’t need to do more. It is not bad, mind you, but this seriously lacks “concern” in what the blender is doing (ok it is often the risk with high volumes whiskies) but he’s supposed to check the batches, right? In fact it is similar to many J & B batches of the 200-2005 period, uninteresting in my opinion. Reminder: My average rating is 75/100, not 50/100-I explain my scoring system here:

My Rating system (click here)

 

 

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 JOHNNIE WALKER, une marque passée maître dans l'art de proposer différent coffrets avec des tumblers gravés avec l'image du marcheur...

 

 

 

-JOHNNIE WALKER « RED LABEL », édition 2006, 40 % : Couleur : Vieil or, à reflets ambrés. Nez : Discret et léger, plutôt équilibré, avec de notes d’agrumes (citron et orange confites), de pomme cuite, de caramel, de réglisse, de vanille et de miel. Presque pas de fumée. Bouche : Assez légère et fluide, mais comme paradoxalement « une drôle d’épaisseur en bouche » provenant sans doute du caramel ajouté ou de whiskies de grains un peu gras. Ce qui écrase quelque peu ses qualités, son équilibre. On retrouve les notes du nez, en un peu plus expressif (boisé, léger fumé, agrumes -notes citronnées- et miel, etc…), mais pas assez puissantes pour les imposer. Une bouteille de 2008 semble contenir plus de fumée qu’auparavant. La finale est mi-ronde, mi-épicée, de longueur moyenne. Réaction à la dilution : La dilution l’écrase ou l’exalte, selon le moment. Ce qui peut déranger, c’est le surgissement de notes issues des whiskies de grain, voire de l’orge maltée liée à des notes de caramel ajouté plus que de miel, mais ce qui le sauve c’est le fait qu’il intègre bien des notes fumées et légèrement tourbées qui peuvent s’exprimer avec un peu d’eau. Attention au dosage de l’eau. Parfois préférable avec des glaçons ou en cocktail. Conclusion : Un honorable blend, assez léger, correct, bien pour débuter, mais avouez que le « BLACK Label » est plusieurs crans au-dessus…Indication de prix (2006) : 13 €, dans presque tous les commerces. Note chiffrée confirmée (pour ce lot) : 80/100

ENGLISH SUMMARY: This is a bottling from 2006 and it is a bit different profile than the most recent ones I have to say. On the nose it is well balanced, light and displaying citrus fruit notes (candied lemons & oranges), cooked apples, liquorice, vanilla & honey. Not much smoke there. On the palate it is light & fluid, but has a kind of weird thickness that suggests rather caramel added or grain whiskies made it less “palatable”. That crushes significantly the balance of it all. All the noses from the nose are there, but not powerful enough to “speak by themselves”. Besides, this batch has much less peat smoke than another batch from 2008 I have tasted. To add water is risky (more raw grain whisky & caramel added notes are coming through then), but on a positive side they also allow more smokey notes to shine…For this one, ice cubes are more convenient….or make a cocktail with it. Confirmed rating (for this batch): 80/100

 

 

-JOHNNIE WALKER “RED LABEL”, mis en bouteille circa 1980-1990 (datation à confirmer*), 70 cl, 40 %: *A Noter: Sur cette version, l’étiquette principale comporte une lettre “D” à gauche, tandis que “le marcheur” se dirige vers la gauche et non vers la droite comme actuellement. Cette bouteille ne peut donc pas dater d’après les années 2000, voire fin 1980.

Couleur : Vieil or. Nez : Fin, fondu, végétal. Rond et un peu fermé, mais avec un peu d’aération, et au fur et à mesure des dégustations, devient plus typé (légèrement beurré, ciré, miellé). Peu fumé. Bouche : Vive, fruitée, épicée, légèrement cirée et miellée, et même fumée, sa personnalité affirmée est tout de même atténuée par un effet OBE (« old bottle effect » = oxydation naturelle, l’air réussissant quand même à entrer dans les bouteilles anciennes et leur donner un lissage des saveurs plus ou moins important) certain, dommage. Tenue à la dilution : Mauvaise réaction à la première dégustation, puis s’est mieux comportée, avec un beau développement des notes d’esters dès la deuxième fois. Conclusion : Un « marcheur » parfois un peu fatigué, mais qui a encore de beaux restes ! Indication de Prix : n.c., encore assez répandu, vente en ligne, vente aux enchères, voire parfois certains cavistes. Note chiffrée confirmée (pour ce lot) : 88/100

ENGLISH SUMMARY: This is an old version (I still need confirmation of the bottling date or era, but it is old because of the « D » letter on the front label, a practice meaning « digestive drink » abandoned for several decades by JOHNNIE WALKER French distributor-and no longer valid by law). I also can tell it is old because, long time ago (for sure in the 1970s) the “walker” on the front label was going to the left, and nowadays version shows it walk to the right! Now how about the whisky itself? A refined nose for sure, a little green, rounded, then if you give it some time, it becomes more typical, light butter, wax & honey coming through. The palate is vivid and even if a bit subdued by a certain OBE effect, it expresses a lot of things, from wax & honey to estery notes (fruit, flowers & solvent), and to some subtle peat smoke notes (light but good). A bit difficult at times (OBE), in his good days water helps to enhance the estery & fruity notes. An interesting old bottling of a good quality. Confirmed rating: 88/100

 

 

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Sur cette version ancienne du "RED LABEL", notez la direction du marcheur, différente de celle d'aujourdhui...

 

 

-JOHNNIE WALKER “RED LABEL”, mis en bouteille circa fin années 1970/début 1980, 70 cl, 40 %:

Note succinte (j’avais pris très peu de notes en la dégustant) : Une version gourmande, assez fruitée (dominante de fruits jaunes, esters (bonbons anglais, fruits exotiques), avec quasiment pas de fumée de tourbe, et bien miellée et florale. Excellent. Très peu d’OBE également (fondu des saveurs pas trop important). Note chiffrée confirmée (pour ce lot): 88/100

ENGLISH SUMMARY: Warning: I did not took a lot of notes of this one, tasted in exceptional circonstances, so comments are short…Tasting notes: A gourmet version, quite fruity (yellow fruit dominating), but also esters (liquorice all sorts, exotic fruit), with almost no peat smoke, quite a lot of honey in it, nicely floral as well, excellent! Very few OBE in it (oxidation with time making it too melted in advance), so it remains enough expressive. Good stuff! Confirmed rating (for this batch): 88/100

 

-JOHNNIE WALKER « RED LABEL » (Edition 1962-Mise en bouteille en 1962, cela demeure un 5 ans d’âge environ*), 40 % : Couleur : Or clair, à reflets dorés. Nez : Très complexe, et très surprenant pour son expressivité pour un blend de cette marque et surtout de ce rang (entrée de gamme). A l’aveugle, je défie quiconque (même les connaisseurs !) de me dire que c’est un JOHNNIE WALKER, voire même qu’il s’agit d’un blend. Très typé (à la fois marin, légèrement tourbé et fumé, et terrien avec des notes végétales, des notes fruitées d’agrumes, des épices, bien sûr la vanille, et ce boisé très délicat (peut-être un peu altéré par l’oxydation ?). Un nez à faire pâlir nombre de concurrents, et en premier hélas sa version récente, colorée au caramel, et si légère et quelconque en comparaison. Bouche : Une bouche de vieux malt de 25 ans (TALISKER ? Peut être…), presque, hallucinant ! De la profondeur, de la fumée, de la poussière, un peu de bois, des agrumes, des épices douces, tout est subtilité, équilibre, et sérénité, que dire d’autre ? Conclusion : Vivement l’Invention de la machine à voyager dans le temps…. !! *= Edition Collectors (75 cl), non disponible, dégustée au WHISKY LIVE PARIS 2007, dans le cadre des rares dégustations « COLLECTORS ». Note chiffrée sous réserve (pour ce lot) : 90,5, voire davantage…jusqu’à 93 ?/100

ENGLISH SUMMARY: This collector’s bottling of JOHNNIE WALKER “Red label” is surprisingly complex & expressive for an entry level whisky & an entry level blended whisky as well…If you were to taste this blind, I’m sure even a connoisseur couldn’t guess what it is, or probably even guess it is a blended whisky. Full of character, this whisky is at the same time maritime, sharply smoky, almost heavily peated, earthy as well, green (forest notes), but also spicy, with hints of vanilla, citrus fruit, very subtle wood (maybe a bit altered with time?). A nose to make other blends blush, but also a bit the nowadays batches of the same reference-so light & so caramel colored in comparison. On the palate you don’t know if you’re not trying a 25 y.o. single malt (a TALISKER? Could be…), it’s crazy! There is deepness, smoke, dust, citrus fruit, sweet spices, all in subtlety, balance & refinement. Conclusion: What else to say? Take me to a trip in time and I’ll get three cases of this….This one was tasted during Whisky Live Paris 2007 in the collector’s section (a special bottle in every stand only available against a limited tasting ticket), so few people had the chance to try it. Rating under reservations: From 90,5/100 to probably 93?/100

 

 

 

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Il ne s'agit pas de la version de 1962, mais tout de même, plus de 20 ans (voire 30) séparent ces deux versions de "RED LABEL", celle de gauche (fin 1980 à fin 1990?) et celle de droite (2016). Entre temps, le marcheur a changé de direction!

 

 

 

-JOHNNIE WALKER « BLACK LABEL », 12 ans, note sur plusieurs lots de 2010 & 2011, 40 % :Remarque importante : Plusieurs mises en bouteilles des années 2010 et 2011 se sont avérés presque catastrophiques tellement le caramel ajouté (voire des notes de sucre résiduel-non ajouté, car ce serait interdit) ont détruit tout l’intérêt et la complexité de ce whisky…Une qualité de whiskies de grain peut être également moindre, un affaiblissement de qualité de certains single malts éventuellement aussi…Bref, des lots assez décevants, fades.Note chiffrée confirmée (pour ces lots) : 75/100, voire moins (rappelons que ma moyenne est de 75/100).

ENGLISH SUMMARY: This note is a short synthesis about several bottlings I had (home) from years 2010 & 2011. Not much to say except that they were almost catastrophic batches because of (in my opinion) too much caramel added & probably lower quality grain whiskies (there is also a sugary feel in it as well-even if this is not supposed to happen-sugar isn’t allowed in Scottish whiskies) & maybe less interesting casks for the single malt as well. The result is blend, disappointing, and not really bad, but uninteresting. Confirmed rating (for those batches): 75/100, or even less (let’s not forget my average rating is 75/100 not 50/100).

 

-JOHNNIE WALKER « DOUBLE-BLACK » 12 ans, Première Edition (2011), 40 % (BLENDED WHISKY) : Couleur : Vieil or, à reflets dorés. Nez: Une version déjà sensiblement différente au nez du « Black Label », avec un joli boisé et de belles notes fumées. Il n’y a pas de mal au vu des médiocres versions récentes dégustées du « Red Label » comme du « Black Label », sur-caramélisées et dominées par les grains… Bouche : Bien liée et assemblée, avec un beau fumé, de la réglisse & des fruits noirs, du chocolat noir, une certaine présence « Taliskerienne », mais peut être une finale un peu trop douce et rapide, c’est tout de même un joli whisky. Tenue à la dilution: Non testée. Conclusion : Une version intéressante, mais qui typiquement pourrait être du tonnerre si elle n’était réduite qu’à 45 ou 50 %. Un profil aromatique plus proche du J.W. « GREEN LABEL » (un blended-malt) 15 ans que du « BLACK LABEL », en tout cas dans sa version récente. Indication de Prix : Autour de 35 € de nos jours /Note chiffrée sous réserve (pour ce lot) : 85/100

ENGLISH SUMMARY: This note is about another bottling of the "DOUBLE BLACK" from a 2011 batch (first edition). A this time I was a bit disappointed of very average batches of both "BLACK LABEL" and "RED LABEL" I had had home (mostly over-caramelized & with poor grain whisky content), so I was happy to discover another expression of JOHNNIE WALKER. On the nose, pleasant smoky & woody notes were promising good times. On the palate, it was a well worked whisky, with nice peat smoke, liquorice, dark fruit, dark chocolate, and probably a wee & pleasant TALISKERish touch...The palate was a bit short in my opinion, but it was a good whisky. I didn't kept notes from how it worked with water, so let's move to the conclusion: An interesting new comer, that could have been terrific if bottled at 43 or 46 % abv. An aromatic profile that seems sometimes to have more in common with the "GREEN LABEL" (a blended malt, though) in my opinion than with the "BLACK LABEL" (while it is obvious Diageo wanted to have a more modern variant of the latter). Rating (under reservations), for this batch : 85/100

 

-JOHNNIE WALKER, 18 ans, « GOLD LABEL, The Centenary Blend »,  édition 2008, 40 %, (BLEND de LUXE) : Note révisée en 2018:

A Noter : Créé par Alexander WALKER en 1920, pour célébrer le centenaire de cette société familiale, ce blend de luxe n’avait pas de mention d’âge à l’origine. Il est constitué de 15 whiskies âgés de 18 ans d’âge au moins, dont les « piliers » sont les single malts CLYNELISH, CAOL ILA, CARDHU, et TALISKER. Attention, de nos jours la version nommée « GOLD LABEL » n’a plus de compte d’âge, tandis que celle nommée « PLATINUM » (non encore dégustée) récupère le compte d’âge de 18 ans. Toutes deux ont donc sans doute des recettes un peu différentes de la version chroniquée ci-dessous et qui est déjà ancienne.

Couleur : Vieil or. Nez : Franc, relativement complexe,floral (fleurs capiteuses, fleurs des champs), fruité (fruits confits) miel, très fin. Légèrement fumé, assez tourbé. Beau boisé, vanille, herbes, légères notes de notes de Sherry, et une pointe de bergamote.Un nez bienéquilibré, séduisant. Bouche : D’abord légère, très douce, florale, d’une belle finesse. Puis plus charpentée, miellée et légèrement fumée. L’on reconnaît aisément la présence herbacée et épicée du single-malt CLYNELISH, l’on devine celle du CRAGGANMORE, et les notes marines et florales (et même un rien fumées) évoquent TALISKER. La finale est en decrescendo aromatique, sur fond de caramel naturel (CARDHU), voire ajouté. Petit picotement épicé persistant. Complexe et équilibrée…et autant de caractère que le CHIVAS REGAL 18 ans, sinon plus.

Tenue à la dilution : Plus de douceur miellée. Fruits confits. Fruits & fleurs du verger. Ne pas trop diluer. Réaction au froid : Variable, car normalement il ne supporte pas les glaçons, mais à une occasion, lors d’une dégustation organisée par la marque, il s’est très bien comporté en étant servi givré, dans un verre spécial longiligne (voir deuxième photo sur ce whisky), accompagnant un dessert à base de sorbet à la rose. Tout le gras du whisky est alors remonté à la surface et le whisky s’est avéré gourmand et succulent. Une révélation.

Conclusion : Un grand blend de luxe, avec une influence des single malts plus grande que dans le reste de la gamme (hormis le « BLUE LABEL » en version à 43 % ou à 55,8 %), le plus puissant et le peut être le plus sophistiqué de la gamme, à l’exception de certains hauts de gamme. Un excellent whisky, très bien équilibré et d’une grande élégance. Indication de prix : Un chef d’œuvre accessible, en 2008 pour 58 €, une version directement commandée à Moët–Hennessy/Diageo via le Club J.W.Black Label-De nos jours, comptez entre 65 & 85 €, cavistes, boutiques hors taxes, voire grandes surfaces. Note chiffrée confirmée (pour ce lot) : 92/100

 

 

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ENGLISH SUMMARY: Warning/Presentation : This is an old « GOLD LABEL » edition, with the 18 years old statement, different from today’s « GOLD LABEL », which do not carry an age statement, and probably also different from today’s « PLATINUM » edition of 18 years old. The bottle tasted & reviewed here was conceived by Alexander Walker to celebrate the centenary of the Walker family, but it didn’t carry an age statement in the very beginning. It is a blend of a 15 whiskies at least 18 y.o. aged, and its « pillars » are single malts CLYNELISH, CAOL ILA, CARDHU & TALISKER.

Tasting notes : Direct, relatively complex, floral (some heady flowers, countryside flowers), fruity (varied candied fruit), honeyed, lightly smoky, with decent peat (mostly in the finale). Beautiful oak notes, vanilla, herbs, light sherry notes, a hint of bergamot. A well balanced nose seductive. On the palate, its light at first, floral, fruity, with a nice « finesse ». Then it gets more robust, honeyed and lightly smoky. I recognize the spicy & herbal influence of CLYNELISH in the blending, also CRAGGANMORE’s oily, fruity side, CARDHU’s sweetness & natural caramel notes, and, ls but not least, maritime, floral, spicy & smoky notes coming from TALISKER. The finale is on a gently decreasing mode, with a prolonged spicy kick. With a few drops of water, more honeyed sweetness, candied fruit, orchard fruit. Do not dilute too much. But, surprisingly, during a special JOHNNIE WALKER tasting (with food pairing), it was delicious served frosted, with an rose (the flower) sherbet (in a special glass-see the picture below). It was gourmet, with all the fats coming through. A revelation!

In conclusion, this is a great De Luxe blended whisky, with a lot of character (at least as much as its concurrent CHIVAS REGAL 18 y.o., if not more), a generous amount of single malt influence in the blending. Probably the most powerful & sophisticated of the core range, along with the « BLUE LABEL » in 43 % and the Cask Strength version of it (the one at 55,8 %). An elegant, very well balanced whisky, with quite some elegance. An affordable dram around 60 to 80 € nowadays (I suppose its equivalent today is the « PLATINUM » expression, more than the « GOLD LABEL »). Confirmed rating (for this 2008 bottling) : 92/100

 

 

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-JOHNNIE WALKER, sans précision d’âge (25 à 30 ans) 40 %, « KING GEORGE V », 43 %, (BLEND de LUXE):

A Noter : Créé en hommage au Roi George V, et à l’obtention en 1934 de la garantie royale (« Royal warrant »), il est constitué de whiskies provenant uniquement de distilleries déjà en activité du temps du 25 ème anniversaire de ce roi (1910-1936), y compris la distillerie PORT ELLEN.

Note succinte (sur une seule dégustation) : Couleur : Or clair. Nez : Très beau nez, floral, fruité, légèrement fumé et boisé. D’une grande finesse. Bouche : La bouche reprend les notes du nez, avec assurance, équilibre et en dévoilant d’autres (chocolat au lait et noir, céréales et fruits secs). Un blended whisky prestigieux, très fin et qui mériterait sans doute plutôt une réduction à 48 %. Tenue à l’aération : Très bonne, se développe avec le temps. Pas d’essai de dilution. Conclusion : Difficile à appréhender dans le cadre d’un Salon, ce grand whisky est cependant d’une grande délicatesse et d’une belle complexité. Indication de prix: 409 €, MdW, à l’époque de la dégustation (je n’ai pas pu trouver l’année précise, mais c’est probablement entre 2007 et 2012), plus de 500 € de nos jours /Note chiffrée sous réserve (pour ce lot): 92,5/100

ENGLISH SUMMARY: Short note (on only one tasting) : Presentation : This whisky was created to honour the king’s (George V) 25th anniversary & the Royal warrant obtained in 1934 by JOHNNIE WALKER brand. It is made with whiskies of distilleries that were active at this time, so it includes as rare ones as PORT ELLEN. Tasting notes : A beautiful nose, for sure. Floral, fruity, lightly smoky & woody, of a great delicacy. On the palate is it the same. Melted sophisticated flavors in harmony, with a bit more other notes coming through (milk & dark chocolate, varied cereals, dried fruits). A prestigious blended whisky, of a great refinement & complexity, which deserves much more time than a in a whisky show (where I tasted it a long time ago-I can’t remember when, sorry-probably between 2007 & 2012). Rating (under reservations) : 92,5/100

 

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La splendide carafe du JOHNNIE WALKER "GEORGE V", également un moment d'histoire du whisky...

Merci à The Whisky Exhange pour la photo.

 

 

 

 

Enfin, l'un des 2 BLENDED MALTS de la marque JOHNNIE WALKER :

 

 

-JOHNNIE WALKER « GREEN LABEL », 15 ans, Edition circa 2012, 43 % (BLENDED MALT) :

A Noter : La première édition du « GREEN LABEL » fut lancée en 2006 (et non en 2009 comme je le lis parfois), et comportait 15 single malts (d’autres sources parlent de 27 malts, mais je n’en ai pas eu confirmation. Interrompue fin 2012, sauf pour le marché Taïwanais, elle fut relancée en 2016. Pour cette « réédition », l’on ne mentionne désormais plus que 12 single malts officiellement dans la recette (si Clément ou quelque d’autre de Diageo possède l’information juste, merci d’avance !). Ses composants clés étaientCAOL ILA, CRAGGANMORE, LINKWOOD & TALISKER, mais dans la version réédition en 2016, le LINKWOOD n’est plus mentionné, mais remplacé par le MORTLACH.

Couleur : Vieil or, à reflets dorés. Nez : Très fondu, très fin, complexe et avec de belles notes fruitées, (poires mûres en tête), florales, maltées, mais aussi des notes de réglisse, d’embruns, de fumée de tourbe teintée de notes végétales, de miel de caractère (de bruyère ou « de montage »), voire un peu terreuses, ainsi que de fines notes de chocolat noir un rien mentholées.

Bouche : L’on retrouve les notes du nez, avec à la fois ce fondu important, cette complexité et en même temps une forte expressivité (plus que dans les blended whiskies de la marque, en général du moins-le titrage à 43 % au lieu de 40 y est aussi pour quelque chose), avec un accent mis sur le végétal/tourbé/terreux, mais aussi des notes mentholées et chocolatées de plus en plus clairement issues de fûts ayant contenu du sherry. Notes de thé noir, de cuir, de réglisse noire, d’épices douces, et une certaine densité tout au long du palais.

Tenue à la dilution : Un peu d’eau, tel un amplificateur, apporte plus davantage de notes réglissées, terreuses et épicées (sur un fond de fumée de tourbe demeurant modérée), mais aussi des notes plus précises de thé noir très infusé, de menthol et de sous-bois, mais ne pas trop diluer.

Conclusion : Plus typé que les versions blended whiskies, ce whisky de caractère d’une belle complexité, gourmand, modérément tourbé et fumé (un peu plus tout de même que le « BLACK LABEL ») est bien équilibré. Cet assemblage dont le cœur est composé de quatre single malts de caractère (CAOL ILA, TALISKER, CRAGGANMORE, LINKWOOD) est plutôt une réussite…Indication de prix : 35 € à sa sortie,(en … interrompue en 2012, sauf pour le marché Taïwanais), autour de 50 € pour la nouvelle édition (en 2016), MdW, cavistes.- Note entièrement révisée en 2018: 88/100

Un autre lot, de 2007, avec les mêmes notes de dégustation à peu de choses près, avait atteint 90,5/100

 

ENGLISH SUMMARY (fully 2018 revised note & rating): Presentation : This whisky was first launched around 2006 (not 2009 as some said), and was originally composed of 15 single malts (other sources mention 27 whiskies, but this hasn’t been confirmed to me. This version was stopped in late 2012 for every market except Taïwan, and re-launched in 2016, but among the key malts that were in the recipy (CAOL ILA, CRAGGANMORE, LINKWOOD & TALISKER), the marketing material mentions now MORTLACH distillery instead of LINKWOOD).

Tasting notes : On the nose, it is complex and expressive, with ripe pears ahead, flowers, malted barley, liquorice, ocean spray, peat smoke with some green influences, some strong honey notes (heather honey or a mix of « mountain honey » flavors), then dark chocolate combined with some mentholated notes coming from some sherry casks. But all these notes are melted together with great balance. On the palate it is more of the same, with an expressivity we’re not always used to come across in blended whiskies (even of this brand, for some) but that is certainly partly because of the 43 % abv instead of the usual 40 %.

The major notes are green, earthy, peated, lightly smoky, chocolatey, with also notes of liquorice and spices. This density on the palate will not be sweeten with a few drops of water, on the contrary, it works like a little amplifyer: I get more liquorice, earthy, spicy notes, in a bed of (still moderate) peat smoke, but the green notes are getting more precise with some old fashioned notes (menthol, long time infused black tea, forest moss) & dark chocolate.

Conclusion : A great blended malt with some character that pays well tribute to the 4 key malts inside : CAOL ILA, CRAGGANMORE, LINKWOOD & TALISKER. Confirmed rating : 88/100

Another bottling (from 2007) did get 90,5/100, with almost the same tasting notes.

 

 

 

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Le JOHNNIE WALKER "GREEN LABEL", une valeur sûre de la marque.

 

 


Bonne lecture /Nice reading !

 

Editorial No 26

 

EDITORIAL No 26 :

 

 

Première Edition/1st Edition: 19/12/2017

Mise à jour/Update: 24/12/2017

 

 

Mon Nouvel EDITORIAL, avec, au sommaire:

My new Editorial, with the following summary:

 

1/-Des Nouvelles du site...

Some News about my website...

 

2/-Le Whisky du Mois / Coup de Coeur abordable recommandé

Whisky of the Month / Recommended affordable Favorite

 

3/-Un sujet spécial sur le négociant & distillateur irlandais WALSH Whiskey

A special topic about Irish indie bottler & new distiller WALSH Whiskey

 

4/-En prime, pour Noël, quelques Notes de Dégustations inédites de Whiskies Particuliers…

As a bonus, a few more Unreleased Tasting Notes about Special Whiskies

 

 

  ***

 

AVANT-PROPOS/INTRODUCTION :

 

Dernière minute (20/12/2017): J'allais vous annoncer un changement sur le site GREG'S WHISKY GUIDE ce mois-ci, un partenariat  avec une société en prévision d'une collaboration courant l’année 2018, mais nous sommes un peu hors délai pour cette fin d'année et des choses doivent encore se mettre en place, je vous demande donc un peu de patience et vous informerais bien entendu de ce changement le moment venu. L'article promis dans la mise en ligne d'hier ne pourra donc pas être publié, j'en suis désolé. Cependant, il y a suffisamment de données sur mon site pour pallier l'absence de l'article promis:

En attendant, pour ceux qui auraient encore besoin d'idées de CADEAUX POUR NOEL, merci de vous reporter à ma rubrique des LISTES THEMATIQUES DE WHISKIES (plus de 200 références), une sélection balayant nombre de styles de whiskies à prix raisonnable pour beaucoup....:

200 Whiskies à prix abordable/200 affordables whiskies listed

 

Vous trouverez par ailleurs ce mois-ci ci-dessous des NOTES DE DEGUSTATION (avec une partie bilingue) sur deux événements ayant eu lieu sur les réseaux sociaux et liés à la maison de négoce et distillerie irlandaise WALSH, ainsi que plutôt que des brèves nouvelles, cette fois-ci encore d’autres notes de dégustation sur des whiskies récemment dégustés.

Bien entendu, GREG’S WHISKY GUIDE reste à votre disposition, surtout en cette période de fête et d’achats de cadeaux de Noël, pour vous aider, que ce soit sur la messagerie du site (voir à « CONTACT ») ou sur mon compte Twitter « GregsWhiskyG » (pseudo « Greg 65 »). N’hésitez pas !

ENGLISH SUMMARY: As I wrote it in my previous publication, some changes are going to be made soon on my website, but (breaking news today: December, 20), apologies because the partnership for year 2018 I was writing about will take a bit more time than previously announced, and it was a bit too short for me to publish something through this before the end of the year, and before a few weeks or so. I will keep you posted of course.

Meanwhile, for those who could still need ideas for a whisky gift ofr Christmas, please have a look on my "200 affordable drams list" already on line, and here is the link:

MY AFFORDABLE DRAMS LIST (with more than 200 whiskies!)

 

 

For now, you will find in this number a special topic about Irish independant bottler & newly distiller WALSH Whiskey (I have attended to 2 different TWEET TASTINGS last year & this year), with full tasting notes, available in English as well, and as a bonus, a few other new reviews about particular whiskies, some not available yet.

 


 ***

 

 

2/LE WHISKY DU MOIS:

(Whisky of the Month)

 

-BIG PEAT/ « Christmas Edition » 2017 (surnom « Jack Frost »), n.a.s., 54,1 %, BLENDED MALT (région : Islay/ECOSSE) :

Couleur: Or pâle. Nez: Relativement fin, complexe, bien tourbé, joliment floral et végétal (badiane, fleurs capiteuses diverses), finement fumé, avec des agrumes confits, il est très agréable ! Bouche: Sublime ! Très beau fondu, avec une magnifique fusion entre tourbe, fumée, agrumes, fleurs, élements marins modérés et fruits en sorbets allégés (agrumes). La finesse, l'équilibre et une certaine complexité, mais aussi et surtout un charme îlien inouï me laissent sans voix. Tenue à la dilution: Très bonne, elle acccentue encore un peu la fusion entre les saveurs, et bien sûr le charme qui opère sans laisser de  place au doute (la note de badiane est à tomber!), c'est un grand whisky, parfaitement assemblé ! Conclusion: Le BIG PEAT en version brut de fût évolue. Suivant les versions, l’assemblage est plus ou moins terreux, végétal (comme les 2 premières versions si mes souvenirs sont bons), ou plus fumé et mince de corps (comme la version 2015, par exemple). Là je trouve que l’équilibre optimum est atteint, avec un retour de la tourbe sous une forme plus pure, gourmand, joliment accompagnée de fruits, de fleurs et d’embruns. Le côté végétal est au second plan. Probablement la plus belle version du "BIG PEAT /Christmas" à ce jour, à mon avis, et un whisky tourbé de tout premier ordre. Comme une sorte de mini-PORT ELLEN (d'ailleurs il en contient une petite proportion) accessible à presque toutes les bourses. Un bain de tourbe parfumée des plus séduisants, et un tout simplement l'un des plus beaux whiskies tourbés dégustés ces dernières années. Indication de prix: Autour de 74 €, MdW & cavistes. Note finalement confirmée (après dégustation d'un sample): 97/100

ENGLISH NOTES: This pale gold color doesn"t give you any idea of how good this whisky is. The star anise, heady flowers notes are stunning, beautifully melted with the fruity, maritime notes, and delicate smoke as well. The balance is incredible as well, and the charm makes it an affordable "mini-PORT ELLEN" (it has some indeed, and it shows !) for sure. Don’t repeat it but I believe it’s probably the most beautiful « BIG PEAT/Christmas Edition" so far…Lovely star anise & citrus fruit, peat & ocean spray, smoke & green notes, with more oomph than the previous one…A gorgeous peat bath, I have to say & one of the best peated whiskies tasted these lasy years. Highest recommendation, love it ! Rating (finally confirmed): 97/100

 

 

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***

 

 

3/ WALSH Whiskey : Un négociant irlandais qui devient aussi un distillateur

When an Irish independent bottler becomes (also) a distiller: WALSH Whiskey

 

 

Spécial TWEET TASTING 2016 & 2017:

 

INTRODUCTION:

 

Présentation de la société WALSH Whiskey: WALSH est une société de négoce irlandaise née en 1999, fondée par Bernard Walsh et sa femme Rosemary, qui souhaitait recréer le whiskey irlandais à l’ancienne, de la fin du XIX ème siècle. Elle s’approvisionne auprès de plusieurs distilleries du pays (que ce soit en République d’Irlande ou en Irlande du Nord) afin d’alimenter les whiskeys de ses marques « The IRISHMAN » et « The WRITER’S TEARS ». Les whiskeys de cette société sont principalement distribués en France par « Whiskies du Monde », mais semble t’il, depuis peu, plus seulement. A suivre.

 

 

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La nouvelle distillerie de la famille WALSH, à Royal Oak, dans le comté de Carlow. Merci à la distillerie pour la photo.

 

 

Depuis 2016, elle a étendu son terrain d’action à la distillation, fondant la WALSH Whiskey Distillery à Royal Oak, dans le Sud-Est de la République d’Irlande, dans le comté de Carlow, une région riche en culture de l’orge. La distillerie n’a pas encore commercialisé son distillat, mais Greg’s Whisky Guide a eu la chance de le déguster pour vous, à l’occasion du premier des TWEET TASTINGS auxquels j’ai participé en 2016, et vous donne ses impressions ci-dessous. J’ai également pu participer à celui de cette année (toujours sous la houlette de Steve Rush, du blog The Whisky Wire, que je tiens à remercier ici, ainsi que la société Walsh Whiskey), ainsi qu’à déguster une édition limitée dans le cadre du salon Club-Expert Dugas. J’ai compilé toutes ces notes de dégustation ci-dessous :

ENGLISH SUMMARY : WALSH WHISKEY Distillery is an Irish Independent bottler now a distiller as well, since Bernard & Rosemary Walsh have started distilling last year (using triple-distillation). I had the chance to try their whiskies in several occasions such as whisky blogger’s « The Whisky Wire » Steve Rush’s « Tweet Tastings » (twice) in which I’ve been participating among other bloggers, and I had the privilege to try their new make. Thanks to Steve Rush & to Mr Walsh for the opportunity & the samples. You will find all my notes about WALSH Whiskeys below :

 

 

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WALSH Whiskey Tweet Tasting I (2016): Révélation du futur whiskey de la nouvelle distillerie. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 Special "TWEET TASTING" 2016:

Cette première dégustation en ligne à laquelle j'ai participé le 23/11/16 (sur inscription et après sélection, auprès du site web "The Whisky Wire" mené per Steve Rush) comprenait deux des références de la gamme permanente, plus une nouvelle, le "RED HEAD" de la marque WRITER'S TEARS, mais aussi le distillat pur tout droit sorti de la distillerie WALSH récemment construite, autant dire une exclusivité pour les bloggeurs, mais aussi, pour les internautes qui ont pu lire nos commentaires:

 

-“WRITER’S TEARS” version “COPPER POT” du négociant & distillateur WALSH Whiskey, triple-distilled, n.a.s., Edition 11/2016 (& 2017*), 40 % -Pot Still BLENDED WHISKEY:

* = Les notes de l’édition 2017 dégustée il y a peu étant vraiment proches, j’ai préféré fusionner les deux critiques.

A noter: Il s’agit d’un assemblage entre whiskey de type Single Pot Still (issu d’un assemblage à parts égales, le plus souvent, d’orge maltée et non maltée-parfois on y ajoute d’autres céréales comme de l’avoine, du blé ou du seigle) et de single malt en provenance (officieuse, de négoce) de la distillerie MIDLETON.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Suave, doux, bien vanillé et très fondu. Les esters sont à la fête, avec de belles notes de pommes, de poires, de banane et d’épices douces. Crumble aux céréales et à la pomme. Pointe de fleurs capiteuses au second plan. Bouche: Elle reprend les notes du nez, en confirmant une suavité manifeste sous la forme d’un fondu comme satiné. Caramel naturel (fudge, carambar), pommes, poires, banane mûre flambée au rhum, petite note végétale, sucré et doucereux. Impression de douceur sucrée qui s’évanouit un peu vite à cause du titrage trop faible (40 %). Ceci dit un whiskey bien agréable et facile d’accès. Tenue à la dilution: Correcte, mais à condition de ne pas ajouter trop d’eau. Conclusion: Une version très douce et une introduction aux whiskeys irlandais alternative aux entrées de gamme officielles chez JAMESON ou BUSHMILLS. Prix indicatif: Autour de 40/45 €, dans les boutiques hors taxe & certains cavistes.-Note confirmée: 84/100

ENGLISH NOTES : It is a blended whiskey made with some good proportion of Single Pot Still. Sweet, fruity, mostly estery-with pineapple, pear, banana-but also apple, fudge, it melts on the palate like satin. Sure this sweet whiskey disappears a bit too quickly on the palate (the low abv doesn’t help), but it is far from being unpleasant and is a nice & decent introduction to Irish whiskeys for those who are willing to discover something else than JAMESON or BUSHMILLS brands. Confirmed rating : 84/100

 

 

 

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-“The IRISHMAN” 12 ans, du négociant & distillateur WALSH Whiskey, triple-distilled, n.a.s., Edition 11/2016, non filtré à froid, 40 % -SINGLE MALT:

A noter: Il s’agit d’une version élevée en fûts de Bourbon de premier remplissage fortement brûlés, en provenance (officieuse, de négoce) de la distillerie MIDLETON. La production annuelle de cette version est de 6000 bouteilles.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Boisé brûlé, pommes cuites, fruits tropicaux. Un nez très lisse et indicateur d’un whisky très fondu, modérément fruité et vanillé. Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec un rien d’acidité, qui disparaît par la suite. Dominé par les esters (bonbon anglais, fruits exotiques dont de la goyave), mais sont aussi présentes des notes de pommes & de poire cuites, sur un lit de vanille assez discret. Petite note de bois brûlé, mais non dominante. Le whisky met du temps à s’ouvrir, car au début il est tellement léger & fondu qu’il est ressenti comme trop faible, la faute au titrage standard (40 %) aussi. Puis avec un certain temps d’aération il devient un peu plus expressif, sur « son versant Irish ». La pointe d’acidité demeure malgré tout, sans être trop forte. Note végétale également, difficile à définir. Tenue à la dilution: Il y a un léger mieux (au moment de la réaction chimique apportée par l’eau), qui permet de faire ressortir son fruité, puis cela retombe vite dans un fondu très fin. A ne pas ou peu diluer. Conclusion: Une version assez douce et malgré tout assez irlandaise, même si l’on est loin de l’expressivité des Single Pot Still de chez MIDLETON ou des 12, 16 et 21 ans de BUSHMILLS. Disons qu’avec le « COPPER POT », ce sont deux introductions en douceur dans l’univers du whisky irlandais. Prix indicatif: Autour de 70 €, dans les boutiques hors taxe & certains cavistes.-Note confirmée: 83/100

ENGLISH NOTES : It is a First fill Bourbon casks Single Malt whiskey using heavily charred casks and 6000 bottles of this expression have been produced. On the nose burnt wood, cooked apples & some tropical notes appear & of course some vanilla. The palate is dominated by esters (English liquorice all sorts, exotic fruit, but also cooked apples & pears with a hint of burnt wood). A bit acidic & shy, it needs some time (translate: some air) to shine and has also a few hard to define green notes. Don’t search for Single Pot Still power & expressivity here, it’s more a nice & sweet aperitive whiskey, another decent introduction to Irish whiskeys for a wide audience. Confirmed rating : 83/100

 

 

 

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-“WRITER’S TEARS” version “RED HEAD” du négociant & distillateur WALSH Whiskey, triple-distilled, n.a.s., Edition 11/2016 (& 2017*), Oloroso Sherry casks matured, non filtré à froid, 46 %, SINGLE MALT:

* = Les notes de l’édition 2017 dégustée il y a peu étant vraiment proches, j’ai préféré fusionner les deux critiques.

 A noter: Il s’agit d’un single malt en provenance (officieuse, de négoce) de la distillerie MIDLETON.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Très fondu et séduisant. Beaucoup de pommes & de poires cuites au chaudron, quelques agrumes confits (citrons) aussi mais au second plan, une pointe de cidre, et comme une note de pastèque en arrière-plan, en sus de vague notes de fruits rouges. Des épices douces également, avec une pointe de cannelle. L’on sent l’apport des fûts de sherry au distillat. Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec plus d’acuité, un rien d’acidité et un peu plus d’épices. Le sherry se marie très bien au distillat choisi. Les pommes (dont des pommes rouges), les poires et les traces de fruits rouges sont prises dans un fondu très agréable et avec un boisé délicat, un rien vanillé mais bien moins que dans la version « COPPER POT ». Les notes de fruits rouges demeurent ténues mais jouent bien leur rôle. C’est superbe. Tenue à la dilution: Plutôt bonne, mais ne pas beaucoup diluer. Une pointe d’orange et de raisins secs apparaissent alors pour complètent le tableau. Délicieux. Conclusion: Une version plus expressive et complexe que la version « COPPER POT », mais il faut être juste, l’un est un blend (certes irlandais, donc souvent riche et avec une part importante de Single Pot Still), l’autre est un single malt. Pour moi ce « RED HEAD » est avec le WRITERS TEAR’S « Cask Strength », les plus beaux whiskies de chez WALSH Whiskeys crées depuis le début, avec en un sus, pas loin derrière le dernier né The IRISH MAN Founder’s Reserve (version Marsala cask finish). Chaudement recommandé ! Prix indicatif: Autour de 50/60 €, dans les boutiques hors taxe, voire aussi quelques cavistes.-Note confirmée: 89/100

ENGLISH NOTES : This one is a single malt, not a blended whiskey-as it could be confused with the other WRITER’S TEARS bottling called « COPPER POT »-and is matured in Oloroso Sherry casks, and also bottled at 46 % (two other main differences with the « COPPER POT »). Quite seductive nose, with lots of patiently cauldron cooked apples (including red ones) & pears, some candied citrus fruit & in the background a hint of cider, a strange watermelon note, a hint of sweet spices, cinnamon & red fruit. On the palate, it has a slight acidic beginning & some spices, but then quickly finds its balance, to beautifully let the fruity notes (those cauldron cooked apples & pears) come through, within a softly vanilla background, displayed by nice delicate woody notes. Red fruit remains discrete, but have their say. With a few drops of water, some sultanas & a hint of orange appear to complete the scene. Delicious. More expressive & more complex than the « COPPER POT ». The most exciting expression from the range, along with the « CASK STRENGTH » expression & not very far, the new The IRISH MAN « Founder’s Reserve », I mean the Marsala cask finish one. Warmly recommended! Confirmed rating : 89/100

 

 

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-WALSH Whiskey, NEW MAKE, triple-distilled, n.a.s., Edition 11/2016, non réduit, 75,5 %, future single malt whiskey (Unaged NEW SPIRIT):

Couleur: Transparent, logiquement. Nez (sec) : Puissant, fruité et floral, un rien végétal aussi, prometteur. Prudence car le titrage est vraiment très élevé. Nez (dilué) : De la pomme verte apparaît, bien sûr pas mal d’esters (bonbon anglais, fruits exotiques, ananas et poire en tête), et de l’eau de vie de prune (comme souvent dans les New Make) en arrière-plan. Bouche (sans dilution): Elle reprend les notes du nez, mais est vraiment trop puissante sans eau. Intéressant à tenter, malgré tout, pour s’apercevoir de la puissance aromatique de ce futur whiskey ! Bouche (avec dilution conséquente) : Elle est très fine, très expressive et très prometteuse : Belle présence de notes de pommes vertes (Granny Smith), d’esters variés (fruités, floraux) et demeurant assez doux, mais également d’épices diverses (principalement du poivre de Sichouan et du gingembre, dirais-je). Conclusion: Une idée de ce que pourrait donner, dans 3 ans au moins, le nouveau whiskey de la distillerie WALSH. Un privilège de pouvoir déguster cela aussi (encore merci à Bernard). Une distillerie à suivre ! Prix indicatif: Hors commerce.-Très bon/Pas de note chiffrée (je n’en donne jamais pour les distillats purs de moins de 6 mois/1 an d’âge).

ENGLISH NOTES : This one is not a whisky yet, it is new make from the new family owned WALSH distillery. Yes, there is a real revival (or call it a new start) for Irish whiskey these days, with a lot of new distilleries soon in production or already beginning to distill, and a lot of new independent bottlers on the market as well.

But how does this WALSH Distillery spirit taste like ? Well as its abv is almost « stratospheric » (75,5 %), it is hard to enjoy it neat, it is powerful, expressive, showing nice green apples note and a lot of esters. Plump eau-de-vie (spirit) is here as usual often in new spirit, but I can tell this new spirit already has a lot of personality. With water, it is very nice refined spirit, with promissing fruity notes (green apples again, but also varied estery notes-exotic fruit, liquorice all sorts), amazingly yet sweet (remember it is triple distilled) and with complex spices (I would say Sichuan pepper & ginger mainly). Again I’m glad to have had the privilege to try it and I think it would probably be great in 3 years time (legal age). One to follow ! Rating : I do not rate unaged new spirit usually (esp. less than 6 months aged), but all I can say is that is « Very good » !

 

 

Parmi les dégustations du Salon Club-Expert DUGAS 2017:

 

-“WRITER’S TEARS” version “CASK STRENGTH”(brut de fût) du négociant & distillateur WALSH Whiskey, triple-distilled, n.a.s., Edition 2017, American oak casks (5280 bouteilles), non filtré à froid, 53 %, Pot Still BLENDED WHISKEY:

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Complexe, assez fondu : Beaucoup de vanille, de fruits confits & les mêmes cuits lentement au chaudron (pommes, poires), mais aussi une pointe de cerises au marasquin, quelques fruits exotiques (surtout du litchi) et des fleurs capiteuses au second plan (la rose en tête). Note de cire, de sucre glace, voire de loukoums. Bouche: Elle est très belle, très fondue, très fruitée et également florale, légèrement épicée, le tout sur un lit vanillé et ciré, mais discrètement. Elle reprend les subtiles notes du nez et les développe en douceur (on ne lui donne pas ses 53 %), avec des épices douces qui s’invitent tranquillement à la fête, sans rien déranger. C’est superbe. Tenue à la dilution: Correcte, pourvu qu’on y ajoute que peu d’eau, mais franchement pour moi dans ce cas, la dilution n’est pas nécessaire. Conclusion: Un très joli whiskey, très agréable, pas seulement en fin de repas. Un léger manque de puissance (malgré le titrage à 53 %) m’empêche de lui donner une note plus élevée, mais sinon c’est vraiment un beau whiskey, très bien assemblé, et en plus bien présenté, une belle proposition de la société WALSH, et pour le moment celle qui atteint la note chiffrée la plus élevée. Prix indicatif: Autour de 130 €, dans les boutiques hors taxe, voire aussi quelques cavistes. -Note confirmée: 93,5/100

ENGLISH NOTES : I had the chance to try this expression (and take a wee sample at a French professional show called Salon Club-Expert DUGAS in october 2017), so I’m glad to give you my confirmed point of view about it : Complex on the nose, and with melted scents & flavours, it has the Walsh trademark (a lot of cooked apples & a dreamy softness), but also some nice marasquino cherries, esters showcasing exotic fruit ahead (with an amazing lychee note), heady flowers (rose ahead), some wax & turkish delights as well ! Vanilla and some wax are the bed upon which the flowers and mostly the fruit stand, and it is very subtly displayed, with an amazing rounded mouthfeel for a 53 % abv (frankly it doesn’t show more than 46 % on the palate). Don’t add too much water to this one (or even none will be better in my opinion), please, as it is fragile & already soft at this abv (a certain lack of power even prevent me for rating it higher, but it’s not a big deal…). A beautifully crafted gorgeous Irish whiskey, a really nice proposal from WALSH whiskey distillery, and a limited edition, so grap it while you can ! Confirmed rating : 93,5/100

 

 

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Special "TWEET TASTING" 2017:

 

Il s'agit de la deuxième participation de GREG'S WHISKY GUIDE à cette dégustation en ligne consacrée aux whiskeys irlandais de la société WALSH Whiskeys, et elle a eu lieu le 06/12/17 (dans les même conditions que pour la première session). Cette session comprenait à nouveau deux références dégustées l'an dernier, les WRITER'S TEARS  "COPPER POT" et "RED HEAD" (s.v.p. voir donc à la session 2016 pour mes notes de dégustation), ainsi que deux versions différentes de "THE IRISHMAN"', dont une nouvelle avec affinage au Marsala:

 

 

 

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WALSH Whiskey Tweet Tasting I (2016): La surprise cette fois viendra du "Founder's Reserve" affiné en fûts de Marsala, un régal.

Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-“The IRISHMAN” version “CASK STRENGTH” (brut de fût), n.a.s., Edition 2017, du négociant & distillateur WALSH Whiskey, triple-distilled, First fill Bourbon casks (3150 bouteilles), 54 % BLENDED WHISKEY (Single malt & Single Pot Still):

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Puissant, huileux, assez doux malgré tout, avec des notes de cire, puis un coté aigre-doux, des fruits rouges (groseille y compris, d’où l’acidité, un caractère un peu oxydatif), de l’huile de lin, un peu de bois vert, des épices douces, des épices de Noël & un caractère pâtissier sous-jacent évoquant un gâteau de Noël alsacien (Stölen). Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec un caractère d’abord huileux, puis devenant plus sec. Des esters se mêlent aux notes fruits rouges, des pommes rouges, des épices douces, le tout avec une douceur qui étonne pour 54 % (mais l’on est en Irlande, pas en Ecosse, et rappelons que l’on est « en mode » triple-distillation). Tenue à la dilution: Plutôt bonne, elle n’est pas pour autant indispensable. Quelques gouttes d’eau apporteront un petit réveil des épices, mais également une fusion plus grande des autres notes. Conclusion: Une édition plutôt réussie, assez expressive et complexe. Prix indicatif: n.c., à venir dans les boutiques hors taxe, voire aussi quelques cavistes.-Note confirmée: 89,5/100

ENGLISH NOTES : This one and the following were part of the most recent (December, 6) « Tweet Tasting » provided on Twitter by Steve Rush from « The Whisky Wire » blog. A powerful, oily, waxy whisky, but also with a bit sweet & sour fruity notes (red fruit including acidic redcurrant notes), hint of linen oil, green wood, sweet spices, Christmas spices (even an East France Christmas cake called « Stölen »). The palate is a bit more dry than expected, esters & red fruit have a nice interplay together, then some red apples take the lead, while sweet spices structure all these notes. It is sweet once again for a 54 % abv (water brings more sweet spices and more melting of the varied flavours, but is not mandatory). A complex and well done expression. Confirmed rating : 89,5/100

 

 

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-“The IRISHMAN” version «FOUNDER’S RESERVE », édition limitée 2017, “MARSALA CASK FINISH”(12 mois d’affinage) du négociant & distillateur WALSH Whiskey, triple-distilled, n.a.s., 46 % (BLENDED WHISKEY, à 70 % de Single Malt et 30 % de Single Pot Still):

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire légèrement ambrés. Nez: D’abord très légèrement soufré (cf l’affinage), puis assez vite à la fois fondu et sucré, très fruité, avec de délicieuses notes de raisins secs macérés dans l’alcool (le Marsala joue pleinement son rôle), il est très séduisant. Bouche: Elle reprend les notes du nez, en une redoutable combinaison fruité, florale, légèrement boisée, ni vineuse, ni sèche, avec de belles notes de fruits secs en prime (raisins secs, dattes & pruneaux fourrés à la pâte d’amande), avec un beau toucher en bouche. Tenue à la dilution: Excellente, à petite dose, la bouche devenant plus douce, mais demeurant très belle, avec des notes supplémentaires de prune et de chocolat suisse. Conclusion: Une très jolie addition à la gamme, et, que j’espère pérenne ! Prix indicatif: n.c., mais bientôt disponible en France.-Note confirmée: 90,5/100

ENGLISH NOTES : This one & the previous one were part of the most recent (December, 6) « Tweet Tasting » provided on Twitter by Steve Rush from « The Whisky Wire » blog. After some slightly sulfury notes (no big deal), the nose starts to express the richness of this version : It’s all about fruit & pastry here. Sugary, with some delicious sultanas that have spent some time in alcohol, Marsala playing well the treat, it is very seductive ! On the palate this impressive floral, fruity, pastry, softly woody, neither winey nor dry combination (very well done, I have to say !) works terrificly well, with beautiful dried fruit notes as a bonus (all kinds of raisins & sultanas, almond paste stuffed dates & prune). The sensation on the tongue is….simply awesome. With a few drops or water (don’t add too much water on this one), the palate gets sweeter, and additional plump & Swiss chocolate notes are coming through….mhm ! A really very nice addition to the core range, that I hope will stay for a long time ! Confirmed rating : 90,5/100

 

 

 

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4/ QUELQUES NOTES DE DEGUSTATION INEDITES DE PLUS:

 

(A FEW MORE UNRELEASED TASTING NOTES)

 

 

 

 -CHIVAS REGAL « EXTRA », n.a.s. (sans compte d’âge), Edition 2017, 40 %, BLENDED WHISKY/ECOSSE:

A Noter : Il s’agit d’une version sans compte d’âge dont une partie significative des fûts de single malts a été élevée dans des fûts de sherry.

Couleur: Vieil or, à reflets dorés. Nez: Fin, un peu beurré, malté, assez boisé, vanillé, avec des notes végétales et herbacées, quelques esters, devenant de plus en plus chocolaté-avec une note de noisette en plus-avec l’aération (note de Toblerone). Plutôt atypique pour un CHIVAS REGAL. Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec moins de fondu et de complexité que le 12 ans d’âge, et un côté « wood technology » (avec brûlage intense des fûts) un peu agaçant. Il ressemble en cela a bien d’autres whiskies de notre époque, qu’ils soient des blended whiskies ou des single malts. Avec le temps et lors de la deuxième dégustation, le profil devient plus classique, et marqué par le sherry, avec des notes de noisettes, d’épices douces, d’ovomaltine et de caramel (en partie naturel, en partie artificiel). Tenue à la dilution: Un peu d’eau apporte des notes de fruits secs (raisins), mais aussi un côté herbacé et boisé qui évoque plusieurs GLENFIDDICH, quelque part entre le boisé-chocolaté du 15 ans d’âge et le caractère herbacé et épicé du « Malt Master’s Edition ». Ne pas trop diluer sous réserve de voir apparaître des notes un rien savonneuses. L’équilibre ici est fragile. Conclusion: Une version vraiment particulière de CHIVAS REGAL, que je ne suis pas sûr de préférer au 12 ans d’âge (en plus il est presque deux fois plus cher !), et encore moins au 18 ans d’âge, qui boxe déjà dans une autre catégorie. Prix indicatif: Entre 40 et 50 €, cavistes, voire certaines grandes surfaces.-Note confirmée: 79/100

ENGLISH NOTES : This new addition to the core range is a bit disturbing, with some wood technology obviously involved (with some heavily charred casks), and more sherry casks than in the usual 12 y.o. expression. The bad thing is I don’t recognize the blend’s house style & I can tell how much natural the caramel notes are…and how much E150a it has. I have to say that is less complex than the 12 y.o. The good thing is that the sherry casks let the chocolaty & nutty side of the blending shine more (plus gives some ovaltine & sweet spices notes). Strangely the apparition of green, herbal & spicy notes makes it taste a bit like some GLENFIDDICH (somewhere between the 15 y.o. & the « Malt Master’s Edition »). Frankly I’m not sure to prefer this towards the 12 y.o. & of course towards the 18 y.o. which has almost the same price but is for sure in another league. Confirmed rating : 79/100

 

 

 

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-LINDRUM 12 ans, Edition 2017, 43 %, BLENDED MALT, ECOSSE/Affinage en FRANCE :

A Noter : LINDRUM signifie en gaélique « Colline au vent glacial ». Il s’agit d’un assemblage de négoce anonyme constitué de 12 single malts écossais de provenance variée (70 % de la région du Speyside, 24 % des Highlands et 6 % d’Islay). L’assemblage a ensuite été affiné durant 12 mois dans des fûts de vin de Loupiac du Château de Ricaud. Ce whisky serait produit depuis 25 ans. Merci à Luc pour le sample !

Couleur: Vieil or. Nez: Complexe, plutôt fin, très fondu, avec une pointe de tourbe émergeant peu à peu, des notes fruitées (fruits confits, fruits mûrs variés), réglisse, épices, de petites traces de fruits rouges, une vague trace vineuse, un certain boisé et des notes de noix. Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec toujours un bon fondu des saveurs, de la réglisse, divers fruits bien mûrs, une légère tannicité qui se fait un peu plus présente, un côté alcooleux aussi à la première dégustation, mais qui disparaît lors des dégustations suivantes, tandis qu’une petite acidité revient. La fumée de tourbe est modérée, mais elle prend un peu plus de place à la longue. Tenue à la dilution: Correcte, mais ne pas ajouter trop d’eau. Conclusion: Au positif, un blended malt plutôt bien conçu, je dois dire, mais au négatif, si l’on cherche la petite bête, une personnalité plutôt fade, à la longue, et l’apport de fûts de Loupiac n’y change guère quelque chose (comme pour d’autres whiskies affinés en France, il semble que l’obsession de « faire terroir » au travers de l’usage de fûts ayant contenu du vin, est en train de devenir systématique, mais que la maîtrise de ceux-ci reste l’apanage de très peu de professionnels. A méditer. Un whisky cependant très correct si vous le trouvez en fourchette basse. Prix indicatif: Autour de 40 à 50 €, en VPC ou chez certains cavistes.-Note confirmée: 86/100

ENGLISH NOTES : This is an undisclosed Scottish blended malt finished a year long in a French sweet white wine called « Loupiac ». This is rather a complex whisky with 12 single malts from 3 areas, 70 % coming from Speyside, 24 % from the Highlands and finally 6 % from Islay. This is moderately smoky, with notes of candied fruit & ripe fruit, liquorice, a hint of winey notes, some walnut as well and moderate wood notes. A tad acidic & tannic at the beginning, a bit heady as well, it gets more balanced with some air but not necessarily with water. This is a really decent whisky, but at the second tasting I begun to find it a bit boring, I don’t know why ? Maybe a certain lack of personality, maybe the poor influence of the French finish (Loupiac can be a beautiful, but why use it if it doesn’t enhance enough your whisky ? A French recent trend it seems (to pretend the whisky has a « terroir » because it uses a terroir of another kind of spirit…). Despite these doubts, I will say that it is a good whisky if you can find it at 40 rather than 50 €. Confirmed rating : 86/100

 

 

 

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-« (D’UN) VERRE PRINTANIER », n.a.s. (assemblage de fûts de 4 à 6 ans-distillerie GRALLET-DUPIC), emb. du négociant français Benjamin KUENTZ, 2 ème édition 2017 (bientôt en vente), lot 317 (2000 bouteilles), 46 % :

Couleur: Vin Muscadet (très clair, synonyme de peu d’extraction et de jeunesse). Nez: Relativement complexe pour un jeune whisky. D’abord marqué par les esters (bonbon anglais acidulés, fruits exotiques, mais aussi des notes d’eau-de-vie de poire, peut être aussi un rien de pommes Granny Smith), mais aussi par de belles notes de pâte d’amandes, du miel d’acacia (léger) et diverses plantes aromatiques & herbes fraîches. Bouche: Complexe et assez équilibrée, elle reprend fidèlement les notes du nez, autour des esters, en demeurant assez légère, et par moments un rien cartonneuse. Cette sensation est heureusement tempérée par un fruité assez net sur les agrumes et les notes d’eau-de-vie de poire. Demeure encore un peu vert (jeune). Tenue à la dilution: Plutôt bonne, mais à petite dose, s.v.p., qui permet de réveiller les saveurs sans ramener de notes désagréables. Conclusion: Une version me semble t’il supérieure à la précédente (notée 77/100), encourageante. Prix indicatif: Probablement autour de 55/65 €, bientôt disponible, lorsque le précédent batch sera épuisé.-Note confirmée: 83,5/100

ENGLISH NOTES : This is the new batch of « (OF A) SPRINGTIME GLASS »-I hope this translation from French stays faithful to the originial !-one of the two first available expressions from new French independent bottler Benjamin KUENTZ. This batch isn’t so different compared to the previous one, but I think it has a bit more oomph and focus on expressivity than the previous one (rated 77/100), that’s why it is rated more generously. Esters dominate here, with a kind of complexity (pear eau-de-vie, acidulous liquorice all sorts, probably some green apples as well, exotic fruit) and other notes as well (acacia honey, almond paste, diverse aromatic plants (it is also a bit green-means still young), some acacia honey as well, some citrus fruit and manages to remain fresh despite a slight cardboardy note. Don’t add too much water on this one if you don’t want this note to be stronger. Conclusion : A fresh & green (this time meaning for spring !) single malt. Confirmed rating : 83,5/100

 

 

 

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-« FIN DE PARTIE », n.a.s. (assemblage de fûts de 4 à 9 ans-distillerie GRALLET-DUPIC), emb. du négociant français Benjamin KUENTZ, 2 ème édition 2017 (bientôt en vente), lot 217 (1500 bouteilles), 46 % :

A Noter : Pour cette version, des fûts un peu plus âgés ont été choisis pour apporter plus de profondeur,ainsi que des fûts de différentes sortes, incluant des fûts neufs, des fûts ayant contenu du Bourbon, ainsi que des fûts ayant contenu du Sherry Oloroso (avec plusieurs remplissages pour les 2 derniers types de fûts).

Couleur: Vin Muscadet, aux reflets légèrement dorés. Nez: Complexe, avec des esters atténués par rapport à « D’UN VERRE PRINTANIER », de la cire (mêlée d’un rien de pâte d’amandes), du miel & des fruits mûrs. Bouche : Les esters sont là, modérés et liés aux notes de fruits mûrs, du miel toutes fleurs, des agrumes (confits) également, des épices douces, des herbes sauvages, évoluant vers un côté presque CLYNELISH, un rien modernisé. Tenue à la dilution: Quelques gouttes d’eau apportent un joli effet fruité, une pointe de guimauve (retours d’esters trahissant aussi une relative jeunesse du distillat, mais aussi une belle expressivité). Conclusion: Un lot de qualité, et un assemblage me semble t’il plus abouti que le premier batch déjà pas inintéressant (noté 79/100). Un single malt de caractère, relativement puissant, bien assemblé (eh oui, cher lecteur, hormis les single-casks, tous les whiskies sont la somme d’un assemblage avec quelqu’un « aux manettes » pour impulser de la personnalité dans son whisky, et cela fait plaisir lorsque l’on en perçoit une qui sait ou elle va. Bien joué, Benjamin !). Prix indicatif: Probablement autour de 55/65 €, bientôt disponible, lorsque le précédent batch sera épuisé.-Note confirmée: 85/100

ENGLISH NOTES : This is the new batch of « PARTY END », one of the two first available expressions from new French independent bottler Benjamin KUENTZ. This batch seem to focus more than previously on a complex & rich profile (also more than the other expression called something like « (OF A) SPRINGTIME GLASS »-this is translated from French, so wee changes may occur). A bit as a modern CLYNELISH, it displays pleasant waxy notes, honey (here an « all flowers » one), candied citrus fruit, wild herbs & some spices (though they are much sweeter than in state of the art CLYNELISHes). Ripe fruit are then quickly coming through, as well as nice but moderate estery notes that will be enhanced if you add a few drops of water. Marshmallow notes appear as well with water, making it more expressive. It still seem a bit young, but it is more accomplished than the other expression, using casks from different ages and combinating well its different components to create a powerful single malt, but in a way it is made as if it was a blended whisky. This approach shows also the personality of its creator, who seems to know exactly where he is going, which is really promising. Confirmed rating : 85/100

 

 

 

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-« Lp 8 » (un LAPHROAIG), Edition 2017 (millésime 1998), du négociant ELIXIR Distillers (The Speciality Drinks Ltd), gamme « ELEMENTS OF ISLAY », assemblage de 3 ex-Madeira casks, Cask strength, 53,5 %, SINGLE MALT/ECOSSAIS :

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire un rien orangés. Nez: Capiteux, avec la fumée de tourbe au second plan, et des fruits & des pâtisseries au premier ! Très belle gelée de fruits rouges & jaunes, coing confit, oranges sanguines, abricots & raisins secs, figues, pruneaux, et beaucoup d’esters rappelant un rye whiskey. Superbe ! Bouche: Elle reprend fidèlement les notes du nez, avec un tandem redoutable fruité/fumé dans lequel les fruits jouent un rôle moteur, sous une forme liquide comme confiturée (forte influence des fûts de Madère), et un caractère clairement pâtissier (entre gâteau de Noël alsacien-le Stölen-et tarte aux fruits variés façon tatin). Quelques épices douces et parfumées (cannelle, muscade), Le corps du whisky devient un peu plus mince lors des dégustations suivantes, et la tourbe un peu plus médicinale, mais j’adore ce profil généreux et très expressif. Tenue à la dilution: Plutôt bonne, à la condition de ne vraiment rajouter que quelques gouttes. Elle apportera alors souplesse aux notes fruitées et finesse aux notes fumées, mais avec un peu plus d’eau des notes vineuses apparaissent, risquant de déséquilibrer le whisky. Personnellement, j’ai apprécié davantage de déguster ce whisky sec. Conclusion: Il est rare de voir un LAPHROAIG affiné ou élevé (comme ici) dans des fûts de Madère, c’est assez risqué. Or ce whisky est délicieux, d’un équilibre assez fabuleux, à la fois médicinal, floral, généreusement fruité et subtilement épicé, c’est un single malt dense et complet, de premier ordre ! Prix indicatif: 185 €, cavistes spécialisés, mais probablement déjà épuisé à l’heure ou je publie ces lignes. Merci encore à ELIXIR Distillers pour le sample...-Note confirmée: 93,5/100

ENGLISH NOTES : This fantastic whisky is an incredible and unusual blend of 3 ex-Madeira casks (which can be risky) that provides on the nose subtle & rich fruity notes & partly medicinal smoke. On the palate it is very generous and as rich as the nose promises. It is as you were standing in a French pastry, hesitating (or in fact having both) between a tatin pie (with caramelized apples), a fruit pie (with blood oranges, apricots, candied quince, red fruit, and a dried fruit Christmas assortment, or even a Christmas French cake from the Alsacian area. Add a few « Christmas spices » (cinnamon, nutmeg), make it taste a bit like a Rye whiskey (there are plenty of esters as well here), and gently smoke it ! With a bit time, the medicinal side grows a bit, but the balance between fruit & peat smoke is great all the way. I wouldn’t advise to add water on this one, it could unbalance it a bit. It is great as it is, and delicious... A stunner for sure ! Grab it if you manage to find one (it is getting rare). Confirmed rating : 93,5/100

 

 

 

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-PORT ASKAIG 15 ans « SHERRY CASK » (un BUNNAHABHAIN), Edition 2017, du négociant ELIXIR Distillers (The Speciality Drinks Ltd), gamme « ELEMENTS OF ISLAY », 45,8 %, SINGLE MALT/ECOSSAIS :

A Noter : Il s’agit d’un assemblage de fûts du millésimes 1997-très tourbé, à 20 %- & de fûts du millésime 2001, à 80 %-plutôt fruité, tous de Sherry de premier remplissage. 5000 bouteilles de cette version ont été produites.

Couleur: Vieil or. Nez: Discret, fin, subtil, avec un corps relativement mince, de fines et jolies notes de fruits rouges issues de l’élevage en fûts de sherry (cerises au marasquin, fraises, groseilles), et discrètement fumé. Pointe de fleurs capiteuses. Bouche: Elle reprend fidèlement les notes du nez, avec finesse & équilibre, en alliant une belle fumée de tourbe aux notes fruitées issues du sherry. Le corps de ce whisky est relativement mince, ce qui est un peu frustrant, mais vraiment très joli & sexy ! Tenue à la dilution: Bonne, à la condition de n’utiliser que très peu d’eau. L’eau assouplit les notes fruitées & lisse son caractère tourbé. En fait son titrage est parfait tel quel. Conclusion: Une belle et subtile variation du même thème tourbé, fumé, ici en version fruitée. Chaudement recommandé. Prix indicatif: 125 €, MdW & cavistes spécialisés. Merci encore à ELIXIR Distillers pour le sample...-Note confirmée: 92,5/100

ENGLISH NOTES : This one is a new expression matured in Sherry casks, and still peated & smoky, from another distillery than for the 8 y.o. or the « 100 Proof » expressions. This is about subtle peat, refinement, gentle smoke wrapped in a red fruit basket (marasquino cherries, strawberries & redcurrant). This is not a Sherry monster, but rather closer to a mix of Lapsang Souchong tea & red fruit infusion….but with alcohol ! Some nice heady flowers complete the scene, and softly ashy peat making it even sexier. A few drops of water (not much is needed here, I would personally even not dilute it) will makes the fruity notes rounder & softens its smoky side. Conclusion : A beautiful & subtle variation on a peated theme, with nice red fruit notes on top of it, and it’s a treat. Warmly recommended. Confirmed rating : 92,5/100

 

 


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Et enfin, last but not least:

-LE WHISKY MYSTERE !.....Pour mieux célébrer Noël:

 -THE MYSTERIOUS WHISKY!....A tasting note to celebrate Christmas:

 

 

 

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La solution:

J’ai eu la chance de découvrir ce whisky récemment (là il s’agit de l’édition 2016, mais il existe une édition 2017), une édition limitée (la première) destinée à être proposée chaque année à la distillerie. Il s’agit d’une version réservée aux visiteurs de la distillerie. Hélas, il est impossible de s’en procurer à distance pour un résident non américain. Je remercie d’autant plus la distillerie de son généreux échantillon si joliment présenté dans sa petite boîte en bois, telle une cabane de Noël, merci Matt !

 

 

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 Chez WESTLAND, l'on ne fait pas les choses à moitié lorsque l'on envoie un échantillon... Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

-WESTLAND « WINTER », Edition exclusive pour la distillerie, Batch de l’année 2016, 3 ans d’âge, 2400 bouteilles, 50 %, SINGLE MALT/ETATS-UNIS:

A Noter : Il s’agit d’un assemblage de 9 fûts, soit 6 fûts ayant contenu du Bourbon, 1 fût ayant contenu du Sherry de type Oloroso, 1 fût neuf (New American Oak), et enfin 1 fût américain de premier remplissage & fortement tourbé (au total, 21 % du contenu est tourbé).

Couleur: Vieil or. Nez: A la fois dense et léger, ne faisant pas son titrage. Complexe, très fin, boisé, légèrement tourbé. L’accent porté sur la précision des notes de caractère céréalier et malté rappelle un peu le single malt AMRUT dans sa version non tourbée. Très élégant. Bouche: Très fine et complexe, elle a beaucoup de classe et son assemblage est remarquable. Le palais présente de beaux esters (bonbon anglais, fruits exotiques), mais pas seulement. Il comporte aussi des fruits compotés (pommes, poires), des fleurs sauvages, une pointe de sherry (fruits rouges), des épices douces (un bouquet dont l’on a du mal à détacher une des épices en particulier), puis la fumée de tourbe vient souligner les autres notes en toute fin et aussi en rétro-olfaction, ajoutant une dimension supplémentaire. C’est splendide ! Tenue à la dilution: Bonne, si l’on procède avec parcimonie (l’eau souligne les esters et les épices), mais ne pas trop diluer. Personnellement je le trouve parfait à 50 %. Conclusion: Une version limitée, rare, et de premier ordre…L’équilibre des saveurs est parfait, et je pèse mes mots (ce whisky obtient 10/10 en indice qualitatif d’équilibre). J’aimerais beaucoup qu’elle soit un jour ajoutée à la gamme régulière, ou du moins disponible en France. Prix indicatif: n.c., disponible uniquement à la distillerie.-Note confirmée: 94/100

ENGLISH NOTES : This is a limited edition that celebrates winter and is supposed to be released each year. In fact it is the very first one ! Very impressive, this complex & subtle whisky combines the best of the distillery core range expression, with a little bit of esters (liquorice all sorts, exotic fruit), a little bit of wood, nice cereal & malted barley notes, varied fruits (even stewed apples), wild flowers, a wee touch of sherry, and a very subtle (discrete but distinct) hint of peat smoke that comes as an underline the other flavours at the very end of the palate. The balance here is perfect (this whisky gets 10/10 on the balance criteria, which is rare), and the 50 % abv doesn’t even show (some wee drops of water may sweeten things, but I prefer to have it neat). Serenity, complexity & refinement in whisky, in the U.S.A., yes, it can be ! I really hope something like that will some day enter the core range, or at least be available in France, because it is really stunning. Congrats, Matt & again a big thank you for the sample! Availability : Only at the distillery. No price tag available. Confirmed rating : 94/100

 

 

 

 

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 Les détails de la composition de cette édition très spéciale et à mon avis exceptionnelle. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

 CONCLUSION: 

 

Et voilà, comme c'est probablement la derrnière ou avant dernière publication de l'année, j'en profite pour vous souhaiter de JOYEUSES FETES DE FIN D'ANNEE à tous et à toutes!

Parmi les prochains sujets à venir en 2018, je vous proposerais un Spécial CANADA, à partir d'un certain nombre d'échantillons, mais aussi de bouteilles de ma collection, et certainement dès que possible quelque chose de plus important qu'auparavant sur l'assemblage en général, et des les blended whiskies en particulier. Il y aura aussi un Spécial PAYS-BAS. Par ailleurs au fur et à mesure de la progression de mes projets personnels, je vous parlerais de l'évolution du site, et de son éventuelle transformation plus en profondeur, si d'aventure certains projets à vocation professionnelle aboutissent en 2018 ou 2019. En attendant, bonne lecture, et côté consommation d'alcool, faites vous plaisir pendant ces fêtes, mais avec modération, et en ayant si possible à l'esprit la devise "consommez moins, mais consommez mieux"!

 

 

 

 

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