EXPRESS NOTES No 6

 

 

 

EXPRESS NOTES No 6 :

 

Sujet publié le : 28/07/2018-Mise à Jour du : 14/08/2018

First published : 28/07/2018-Update : 14/08/2018

 

 

 Dans ce nouveau numéro d’EXPRESS NOTES, je publierais mes nouvelles notes de dégustation concernant aussi bien des whiskies de malt, de grain, de type Blended whisky ou Single Malt, Single Grain, assemblés ou en single-cask, concernant d'abord l’Ecosse : Suite à un « Tweet Tasting » dont j’ai récemment fait partie, je vous ferais découvrir 4 single malts d’une nouvelle gamme du négociant GORDON & MacPHAIL. Puis, en second lieu, suite à une rencontre amicale rare, ce numéro sera consacré à une distillerie, la James SEDGWICK Distillery, d’Afrique du Sud, et à 5 de ses whiskies.

Des notes de dégustation seront peut être ajoutées au fur et à mesure cet été. Merci donc de consulter cette page régulièrement.

Merci encore aux personnes (particuliers & professionnels) qui ont pu contribuer à fournir des échantillons pour ce sujet. C’est apprécié à sa juste valeur.

 

In this new EXPRESS NOTES number, I will publish new tasting notes, ones that can be varied & about malt whisky as well as grain whisky, mainly, blended or single cask, from 2 countries: Scotland, because I have been participating to a Tweet Tasting recently about a new GORDON & MacPHAIL range (you will discover 4 of the first references of a new range), and, due to a rare friendly meeting, South Africa, with 5 whiskies from the most famous distillery of the country, the James SEDGWICK distillery.

Other tasting notes may be added at different times this summer. So, please have a look on this page regularly.

Thanks again to professionals or amateurs contributions for their samples. It is much appreciated !

 

Rappel de mon barême de notation/Reminder of my rating system :

NOTATION/RATING

 

 

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 Les échantillons reçus dans le cadre du Tweet Tasting, Juin 2018. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

NOTES DE DEGUSTATION PUBLIEES DANS CE NUMERO :

(TASTING NOTES PUBLISHED IN THIS ISSUE)

 

 

-BALBLAIR 12 ans, Edition 2018, emb, GORDON & MacPHAIL/ gamme « Discovery », Bourbon casks, 43 % (Highlands du Nord, ECOSSE/R.U.)

-TORMORE 13 ans, Edition 2018, emb, GORDON & MacPHAIL/ gamme « Discovery », Bourbon casks, 43 % (Speyside, ECOSSE/R.U.)

-MILTONDUFF 10 ans, Edition 2018, emb, GORDON & MacPHAIL/ gamme « Discovery », Sherry casks, 43 % (Speyside, ECOSSE/R.U.)

-CAOL ILA 13 ans, Edition 2018, emb, GORDON & MacPHAIL/ gamme « Discovery », Bourbon casks, 43 % (Islay, ECOSSE/R.U.)

 

-BAIN’S officiel n.a.s. « Cape Mountain whisky », James Sedgwick Distillery, Edition 2018, 40 % (GRAIN Whisky, Afrique du Sud)

-THREE SHIPS officiel 5 ans « Premium Select Whisky », James Sedgwick Distillery, Edition 2018, 43 % (BLENDED WHISKY, Afrique du Sud)

-THREE SHIPS officiel 10 ans, « Vintage Edition, 2015 », James Sedgwick Distillery, Edition 2018, Bourbon casks, 46,2 % (idem, S.M.)

-THREE SHIPS officiel 15 ans, « Pinotage Cask » 2017, James Sedgwick Distillery, 2018, South African Wine casks, 46,2 % (idem, B.W.)

-THREE SHIPS de 6 ans (June 2018), bottled by PRIVATE BARREL Co from James Sedgwick Distillery, S.C., American Oak & Fino SHERRY Butt, Cask Strength, 54,6% (Wellington, région : Le Cap, Afrique du Sud/SINGLE MALT Whisky):

 

 

 

 

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BREVE PRESENTATION:

 

Nous partons d’abord en Ecosse, dans la ville d’Elgin, au Nord de la région du Speyside, pour découvrir l’une des 5 nouvelles gammes du prestigieux négociant GORDON & MacPHAIL, une maison de négoce parmi les plus importantes, notamment en terme de stocks de vieux whiskies écossais, mais aussi pour ses licences de commercialisation de grands noms du whisky écossais, souvent pour leur plus anciens fûts (citons entre autres distilleries MACALLAN, GLEN GRANT, GLENLIVET, LINKWOOD, MORTLACH ou encore STRATHISLA, vieillissant le plus souvent dans les chais du négociant depuis le début) et parmi les 2 ou 3 plus anciennes (cette maison familiale date de 1895, à l’époque une épicerie fine qui ne vendait pas que du whisky, et c’est John URQUHART, le premier URQUHART du nom, qui établira les règles de travail concernant la maturation du whisky au sein du négoce en 1915). Vous trouverez par ailleurs sur ce site un portrait d’un de ses descendants, Michael URQUHART, aujourd’hui en semi-retraite, mais il n’y a encore pas très longtemps défendant ses whiskies dans le cadre par exemple du Whisky Live Paris ou je l’ai souvent rencontré). 

Michael URQUHART (Portrait)

Voici 4 des nouvelles références (parmi les toutes premières) de single malts de la nouvelle gamme (“range”) dite “Discovery”, qui mettra en valeur des whiskies relativement jeunes classés en 3 catégories “Sherry”, “Smoky” & “Bourbon”. Elles m’ont été données à découvrir lorsque j’ai été sélectionné pour participer à une consultation de groupe de bloggeurs de whiskyen direct sur Tweeter, à l’occasion d’un “Tweet Tasting”, le mois dernier. Un événement organisé par le négociant et Steve Rush, du blog “The Whisky Wire”.

 

 

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Les échantillons reçus dans le cadre du Tweet Tasting, Juin 2018. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

ENGLISH SUMMARY: Our first step will lead us to Elgin, in the North of the Speyside area of Scotland, where prestigious & historical GORDON & MacPHAIL independent bottler is located. This society’s history goes back to 1895, where it was at first a delicatessen & spirits shop, and then establish rules about whisky maturation on their site in 1915, through John URQUHART, the first generation of what is still nowadays a family owned business. More than a century later, Michael URQUHART, who is now “half-retired” (still advising his family though) was the face of the GORDON & MacPHAIL house for instance for me, as a visitor of Whisky Live Paris each year or so, a few years ago. You can find his portrait in French in this website. Please click on the link above, at the end of the French text.

GORDON & MacPHAIL is one of the 2 or 3 oldest whisky independent bottler, in terms of old whiskies stocks for instance, but also in terms of maturing in its own warehouses licensed bottlings from great Scottish names that do not usually bottle very old whiskies officially (such as MACALLAN, GLEN GRANT, GLENLIVET, LINKWOOD, MORTLACH or STRATHISLA). They recently reorganised their whiskies offer within 5 different ranges, and here’s one of them:

Here we have 4 of the new expressions bottled within the new “Discovery” range, a range of rather young whiskies which will be described into 3 categories, “Sherry”, “Smoky” & “Bourbon”. I discovered these 4 new single malts when I have been selected last month to participate to a “Tweet Tasting” (an appointment on line of 20 selected whisky bloggers around the world to comment each of these whiskies live at a particular date & time together), an event organised by the independent bottler & Steve Rush from the blog “The Whisky Wire”.

 

 

SINGLE MALTS :

 

-BALBLAIR 12 ans, Edition 2018, emb, GORDON & MacPHAIL/ gamme « Discovery », Bourbon casks, 43 % (SINGLE MALT/Highlands du Nord, ECOSSE/Royaume-Uni) :

Couleur : Or clair, pâle. Nez : Assez fin, fruité (fruits confits, rhubarbe fraîche, et des fruits rouges discrets en arrière-plan), floral (fleurs capiteuses variées), sirop de grenadine, miel, puis quelques esters (bonbon anglais, fruits exotiques, dont ananas & banane). Bouche : Fine. Moins spectaculaire que le nez, mais très bonne. Le profil aromatique est certes délicatement floral & fruité, mais les notes sont plus en retrait qu’au nez, et l’on retrouve davantage le style traditionnel herbacé (herbes sèches) & épicé (gingembre, piment d’Espelette) de la distillerie. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, les herbes sèches et les épices sont ravivées, les fruits rouges disparaissent. Conclusion : Un BALBLAIR raffiné, de qualité, issu d’une belle sélection de fûts représentative du style de la distillerie, équilibré. Indication de Prix : n.c. (non communiqué, à venir sur le marché français). Note confirmée : 90/100

ENGLISH SUMMARY: A refined BALBLAIR nose. Fruity (candied fruit, fresh rhubarb, some discrete red fruit in the background), floral (varied heady flowers), grenadine syrup, honey, some esters (English liquorice all sorts, exotic fruit, including pineapple & banana). On the palate, it is refined too, but less spectacular, still very good. It is as fruity & floral as on the nose, but less straight forward, and it is melted in the more traditional distillery profile, with notes of dried herbs & spices (ginger, French Espelette pepper). With water the dried herbs & spices notes are coming through with a bit more insistence, and the red fruit disappear. Conclusion: A refined BALBLAIR for sure, a quality batch, a nice & significant cask selection which does really justice to the distillery. Confirmed rating: 90/100

 

 

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-TORMORE 13 ans, Edition 2018, emb, GORDON & MacPHAIL/ gamme « Discovery », Bourbon casks, 43 % (Speyside, Ecosse/Royaume-Uni, Single Malt):

Couleur : Or clair. Nez : Assez original, avec une dominante végétale (plantes aromatiques variées), comme une note de retsina (vin blanc résiné grec), de gentiane, voire de géranium (qui m’évoque plutôt certains malts jeunes de la distillerie AUCHENTOSHAN), mais aussi, paradoxalement, une forte sucrosité (fruits confits). Bouche : Fine, légère, reprenant les notes du nez (notes végétales, florales, fruitées), avec un côté assez citrique, sec et moins séduisant. Note épicée (gingembre) récurrente. Tenue à la dilution : L’ajout d’un peu d’eau rééquilibre un peu le profil de ce whisky, le rend plus aimable, mais l’ensemble demeure assez citrique, sec et sans beaucoup de complexité. Conclusion : Un whisky singulier, original, au nez plus qu’en bouche, pas désagréable, mais d’une certaine austérité, ce qui limite ici son intérêt. Indication de Prix : n.c. Note confirmée : 81/100

ENGLISH SUMMARY : This one is original on the nose, with dominant green notes, from varied botanical to Greek white wine Retsina, gentian, possibly geranium as well (which reminds me of some young AUCHENTOSHAN distillery whiskies), but also, surprisingly, a strong sugary note (candied fruit). On the palate, it is refined, light, as green, floral & fruity as the nose, but with a less sexy citric side, drying things a bit too much. The spicy note (ginger) is present all the way. With some water it gets a bit more gently, but the overall mouthfeel remains citric & dry, and not very complex. Conclusion: A singular whisky, original (more on the nose than on the palate), not unpleasant, but somewhat austere. Confirmed rating: 81/100

 

 

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-MILTONDUFF 10 ans, Edition 2018, emb, GORDON & MacPHAIL/ gamme « Discovery », Sherry casks, 43 % (Speyside, Ecosse/Royaume-Uni, Single Malt):

Couleur : Vieil or, à reflets dorés. Nez : Assez riche, marqué par des notes de fleurs capiteuses (lilas, violette), de notes fruitées (abricot, orange, mandarine, raisins secs), végétales (thé vert & thé Earl Grey, mentholé, à l’ancienne). Un peu moins séduisant la deuxième fois, avec à l’aération comme une note de pneu un peu brûlé, et une vague note de fumée (j’appelle cela une note de « BOWMORE moderne » personnellement…). L’ensemble demeure assez cohérent et séduisant. Bouche : Elle reprend fidèlement les notes florales, fruitées & végétales du nez, et y ajoute comme une note de café & d’épices « d’hiver » alsaciennes (cannelle, girofle, muscade, anis, coriandre, poivre), donc de pain d’épices, mais aussi de feuilles de tabac à cigare cubain. Superbe et clairement marqué par le sherry. Tenue à la dilution : L’ajout d’eau embellit encore l’ensemble, c’est superbe. Conclusion : Un joli single malt de qualité, avec un vieillissement en fûts de sherry qui, ici, fait la différence. Moins spectaculaire à la deuxième dégustation, mais je maintiens la note, les conditions de dégustation s’étant dégradées entre temps avec la chaleur. Indication de Prix : n.c. Note confirmée : 92/100

ENGLISH SUMMARY: Golden reddish sherry tone. On the nose, it is rich, driven by heady notes (lilac, violet), but also fruity notes (apricot, orange, mandarin, dried currant), then green notes (green & Earl Grey tea, with some menthol, old fashioned craft). Very seductive during the first tasting, it became a less appealing the second time, with some rubbery notes, burnt tyres note, and a vague smoky note, all this reminding me of some “modern” BOWMORE. There is some good consistency, though, in this whisky. On the palate, it is faithful to the floral, fruity and green notes of the nose, but adds to these some coffee note, and some “Alsacian Winter spices” too (cinnamon, cloves, nutmeg, green anise, coriander, pepper) or say, for English readers, rather gingerbread notes. I also get Havana cigars leaves notes, and less rubbery notes. It is clearly sherry driven (and probably refill casks). With some water drops it gets even more sexy. Conclusion: A quality single malt, spectacular at first try, a bit less after, but the second tasting was a bit biased by the heatwave & less good tasting conditions, so I have decided to rely on the first tastings impressions and keep the high rate. Confirmed rating: 92/100

 

 

 

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-CAOL ILA 13 ans, Edition 2018, emb, GORDON & MacPHAIL/ gamme « Discovery », Bourbon casks, 43 % (Islay, Ecosse/Royaume-Uni, Single Malt):

Couleur : Or clair. Nez : Assez étonnant, presque artificiel, car une note d’orange se mêle à de la tourbe grasse. Entre mandarine en sorbet & tourbe cendrée, et presque une note chocolatée de fondant à l’orange. Je comprends mieux certaines critiques sur d’autres whiskies parlant de soda Fanta Orange, car l’on en est pas loin. Bouche : En bouche, c’est un peu plus classique, mais avec cette étrange note d’orange en arrière-plan, de la tourbe grasse, des agrumes. Ce whisky est agréable, mais un peu plus unidimensionnel en bouche. Tenue à la dilution : Il s’assouplit un peu avec l’eau, sur les mêmes notes. Conclusion : Un whisky tourbé original, plutôt bon, mais peut-être pas pour les puristes ? Indication de Prix : n.c. Note confirmée : 86/100

ENGLISH SUMMARY : This one is of pale gold color. On the nose it is very surprising, unexpected. An almost artificial orange note arrives and is melted to grassy peat, and a wee note of (“fondant”) chocolate cake with orange. I understand better now some reviews (talking of other whiskies) mentioning a “Fanta” orange soda note. We are not far from it here. On the palate, it is is a bit more classic palate, with this strange orange note in the background & other citrus fruit. It is a pleasant whisky, but maybe a tad too one dimensional. With water it becomes more flexible, but doesn’t change much. Conclusion: An original (if not unusual) peated whisky, decent, but maybe not one for purists? Confirmed rating: 86/100

 

 

 

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BREVE PRESENTATION:

 

 

Nous partons cette fois-ci en Afrique du Sud, dans le Sud-Ouest du Pays, près du Cap, à Wellington, découvrir 4 whiskies embouteillés par la distillerie TheJames SEDGWICK distillery (propriété du DISTELL Group, qui possède aussi 3 distilleries écossaises lors de l'acquisition du groupe BURN STEWART Distillers qui a été dissous depuis), qui existe depuis 1886, mais ne produit du whisky que depuis 1990. La distillerie possède à la fois des installations utilisant des alambics à colonnes pour produire le whisky de grain, et des alambics à repasse pour distiller leur single malt, elle possède également 2 cuves de brassage & 23 cuves de fermentation, et ses 7 chais stockent près de 180 000 fûts.

Vous trouverez ici des notes de dégustation de leur fameux single grain de la marque BAIN’S, mais aussi un blended whisky & 2 single malts de la marque THREE SHIPS, puis enfin une rare mise en bouteille de négoce d’un single cask de la même distillerie, mais embouteillé sous la bannière de PRIVATE BARREL co. Hélas leurs whiskies ne sont toujours pas disponibles en France. Un grand merci à Jeannette Wentzel, du blog Sud-Africain « Whisky of the Week », pour ces samples:

 

 

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ENGLISH SUMMARY: Our second step will lead us now to South Africa, in the South West of the country, near a place called The Cape, at Wellington, where The James SEDGWICK distillery (owned by DISTELL Group, who is also the owner of the 3 Scottish distilleries of the ex-BURN STEWART Distillers group, that no longer exist since the take over) is located since its foundation in 1886. The distillery produces other spirits, but whisky only since 1990. The distillery has facilities with column stills (one for grain whisky, one for neutral spirit), as well as pot stills (for their single malt), 2 mash tuns & 23 washbacks. They have in their 7 warehouses no less than 180 000 casks.

You will find below 5 tasting notes, one about their famous grain whisky called BAIN’S, but also one about a 5 year old blended whisky & 2 other whiskies under the brand of THREE SHIPS, and one single cask from the same distillery but bottled under the name of an independent bottler called PRIVATE BARREL Co. A big thank you again to Jeannette Wentzel, from the South African whisky blog, for these samples, as, unfortunately, these whiskies are still not available in France in 2018.

 

 

-BAIN’S officiel n.a.s. « Cape Mountain whisky », James Sedgwick Distillery, Edition 2016 (Lot 6321F), 40 % (Grain Whisky, Wellington, près de Le Cap, Afrique du Sud/SINGLE GRAIN Whisky):

A Noter : Ce whisky de grains a été une première fois vieilli dans des fûts ayant contenu du Bourbon de premier remplissage durant 3 ans, puis vieilli 2 ans à nouveau dans d'autres fûts du même type.

Couleur : Vieil or (rectification: Il y a eu addition de caramel). Nez : Très séduisant, montrant un fin boisé, original, une subtilité qui m’évoque de suite les blended whiskies canadiens. Bois légèrement brûlé, muesli mêlé de caramel naturel, avec un caractère très pâtissier, et des noix nobles, mais aussi de la vanille, un rien crémeuse. Légères notes florales discrètes. Etonnamment, alors qu’aucun fût de sherry n’est utilisé ici, apparaît comme une pointe de fruits rouges, avec un côté acidulé (grenadine) comme lié à du seigle. Très intéressant ! Bouche : Elle reprend les notes subtilement boisées (bois légèrement brûlé et caramélisé), les notes de céréales diverses, dont du maïs mais aussi comme du seigle,et son caractère devient fortement pâtissier, avec non seulement de belles notes de noix nobles (noix de macadamia, noix de pécan), mais aussi une note pour moi bien précise de gâteau « Paris-Brest » au praliné. Note de caramel dur (carambar) et de fruits secs variés (dont raisins de Smyrne & dattes). Légères notes florales très discrètes difficile à identifier. Des épices douces se rajoutent à la fête, comme peut être de la muscade, de la cannelle, et de la vanille épicée (punch coco), voire de la noix de coco, à l’arrière-plan. Succulent ! Tenue à la dilution : Belles notes de plus en plus pâtissières, avec de plus en plus de moelleux. Dégusté sur glace, il ne perd pas tant que cela ce caractère pâtissier, alors il ne faut pas hésiter. Il devrait aussi être très intéressant en cocktail, à mon avis. Conclusion : Un whisky de grain absolument délicieux, et de grande qualité.Le meilleur whisky de grain en termes de rapport qualité/prix disponible sur le marché international (hélas pas distribué en France, malgré ses multiples récompenses à des concours prestigieux….), et pour moi le second meilleur single grain sans compte d’âge au monde après le CHITA de Suntory, qui a un profil aromatique assez différent. Autant dire que les deux sont fortement recommandés. Indication de Prix : Autour de 30 €, mais pas disponible en France. Note confirmée : 91/100

ENGLISH SUMMARY: This single grain has been matured first in ex-First FillBourbon casks for 3 years, and then again in another set of same kind of casks for 2 years. There is caramel added (Thanks to Andy Watts for this information). T.N.: Very seductive, original, apparently simple, but quickly showing it is in fact very complex & subtle. There is a refined woody note to start with, with Some slightly burnt wood, some natural caramel, a hint of a tad creamy vanilla, some breakfast muesli notes, and a strong pastry character, which, along with some noble nuts notes (pecan nut, macadamia nut) makes me think immediately of Canadian quality blended whiskies (which is now a great compliment for me). If it wasn’t enough, there are some amazing discrete red fruit notes coming through after a while, with some acidulous side (grenadine syrup), though there is neither sherry casks nor rye casks involved. Very interesting! On the palate, it is as subtle & charming & interesting as on the nose. Slightly burnt & caramelized wood, varied breakfast cereals, corn, but also rye like notes. The palate quickly delivers a really appealing pastry character group of notes, with for me to start with a very precise note of a French pastry filled with praline cream called “Paris-Brest”. Then some nobles nuts are coming through (pecan nut, macadamia nut), some great hard caramel (French “carambar” of our infancy’s days), as well as some more oriental dried fruit notes (dates, sultanas), as well as some hard to identify floral notes. Some sweet spices are joining in now, such as cinnamon, nutmeg & spiced vanilla (for coco punch drink), maybe some coconut too, in the background. Simply succulent! With water it gets even more a liquid pastry, with more & more softness. On ice it still keeps many of its qualities, so don’t hesitate to try it this way, and I’m sure it shall be very interesting in cocktails as well. Priced around the equivalent of 30 €, out of France. Conclusion: An absolutely delicious grain whisky, and of a great quality. For me it is the best no age statement grain whisky worldwide in terms of quality/price ratio, and the second best no age statement single grain whisky after Suntory’s CHITA (which is different in terms of aromatic profile), and no need to say those two are highly recommended. My only complaint is that I don’t understand that such as great whisky as the BAIN’S is still not distributed in France, despite a bunch of important awards this whisky gets! Confirmed rating: 91/100

 

 

 

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-THREE SHIPS officiel 5 ans « Premium Select Whisky », James Sedgwick Distillery, Edition 2018, 43 % (Wellington, région : Le Cap, Afrique du Sud/BLENDED WHISKY):

Couleur : Vieil or. Nez : Relativement fin et complexe, fruité (agrumes), floral, végétal & boisé, quoiqu’un peu fuyant. Notes de caoutchouc et de fumée de tourbe au second plan plus présents à la deuxième dégustation. Bouche : Aussi fine que le nez.Ronde, florale, fruitée, elle est également un peu maltée, puis évolue sur un ensemble de notes fondues d’ou émerge une petite note de caoutchouc brûlé (pneus ayant trop chauffé sur le bitume) moins agréable, en partie compensée par une note de fumée de tourbe plus classique. Il y a aussi dans cet ensemble des notes végétales (sous-bois, champignons, mousse) et boisées qui s’expriment fortement (lui apportant une petite amertume persistante), tandis que les rares notes fruitées bien moins qu’au début. La dominante fumée/caoutchouc brûlé/végétale, finit par prendre le pas sur le reste, et du coup cela déséquilibre un peu ce blend. Tenue à la dilution : L’eau trahit le (trop?) jeune âge de l’ensemble, mais quelques gouttes d’eau ne sont pas un obstacle à l’appréciation de ce whisky. Conclusion : Un blended whisky assez correct, mais nettement moins séduisant et moins original que le BAIN’S dégusté avant. Je préfère personnellement ce dernier, ou bien les versions single malts de marque THREE SHIPS. Je demeure un peu troublé par le fait que l’on sente peu le fantastique whisky de grain qu’est le BAIN’S dans ce whisky, qui, en théorie, devrait en contenir beaucoup…Est-ce à dire que celui utilisé pour cette version est plus jeune et moins sophistiqué ? Au vu du résultat, c’est probable et c’est dommage. J’ai du descendre la note aussi en fonction de cela.Indication de Prix : Non communiqué, et pas disponible en France. Note confirmée : 80/100

ENGLISH SUMMARY : Golden color. On the nose, this one is sharp & complex, with floral, fruity aromas, as well as green, woody & rubbery notes. The peat smoke gets bigger once the bottle (or sample) opened several times. Somewhat unsufficiently defined, maybe... On the palate, it is sharp as well, rounded, floral, fruity (citrus fruit), but also a bit malty, then evolves in an ensemble in which these notes are melted together and a bit overwhelmed by a persistent rubbery note (burnt tyres) that is less pleasant, a note mixed with a peat smoke note, and green elements again (forest moss & mushrooms), some oak as well, bringing some bitterness. These late notes are now getting dominant, and tend to limit the overall good balance of the blend. It surely looses some points there (where are the fruitiness & the flower notes gone?). Water doesn’t kill it (if it is only a few drops), but doesn’t help a lot too. Conclusion: A strange whisky, decent but not a masterpiece, a bit yoo young and probably not benefiting of the best casks around at the distillery, but also a bit “downed” by some smoky AND rubbery notes that kills it a bit. I’m much more convinced by the single grain whisky produced by the distillery (the BAIN’S). I’m a bit surprised that this blend do not seem to reflect the wonders from this grain whisky, so I suppose it’s another grain whisky recipe applied here...too bad. I also prefer the few THREE SHIPS single malts I had to occasion to taste. Confirmed rating: 80/100

 

 

 

 

 

 

-THREE SHIPS officiel 10 ans, « Vintage Edition, 2015 », James Sedgwick Distillery, Edition 2018, Bourbon casks, 46,2 % (Wellington, région : Le Cap, Afrique du Sud/SINGLE MALT Whisky):

Couleur : Vieil or. Nez : Fin & complexe : Boisé (dont une sensation de bois neuf), floral, fruité, mais d’abord marqué par une note d’orge maltée, de vêtement en lin (atelier de confection), puis ensuite par des notes de pâte d’amandes, de loukoums & diverses autres pâtisseries orientales. Original. Bouche : Sucrée, boisée (fortement), reprenant les notes d’orge maltée, de vêtement en lin (atelier de confection), puis confirmant son caractère pâtissier & oriental (dattes fourrées à la pâte d’amandes, loukoums, voire diverses autres pâtisseries orientales), et, surprise, une note sucrée de sirop de sucre (parfumé au miel) pour pâtisseries orientales (« Chamalli » arménien, par exemple). Un léger côté fumé apparaît alors, tandis que des épices douces apparaissent (gingembre, poivre blanc), et une certaine tendance à la sécheresse, qui rend le profil plus austère sur la fin. Légère note de fumée en arrière-plan. Tenue à la dilution : L’ajout d’un peu d’eau rend ce whisky un peu plus souple, mais encore un peu sec & boisé. Conclusion : Un whisky intéressant, original, plus convaincant que le blended whisky. Indication de Prix : n.c., pas disponible en France. Note confirmée : 86/100

ENGLISH SUMMARY:  Golden color. A sharp & complex nose, with quickly an impression of quite some new oak. Floral, fruity, it has a front note of malted barley, linen clothes (as in a tailoring studio), then almost paste is coming through, diverse oriental pastry including Turkish delights. Original nose. On the palate, it is a bit sugary, strongly woody, with the same malted barley & linen note, then confirming its rather Oriental pastry profile (dates stuffed with almond paste, Turkish delights, and possibly others). Surprise, now some sugary & honeyed syrup notes appear, but also a light smoky note, and sweet spices (ginger, white pepper) as well. It also becomes a bit dry, with some smoke on the background. The dryness tend to make it less easier to sip, somewhat austère. Adding water won't help, with more dry oak notes coming through. Conclusion:An interesting & original whisky, more convincing than the blended whisky. Confirmed rating: 86/100

 

 

 

 

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-THREE SHIPS officiel 15 ans, « Pinotage Cask Finish » 2017, James Sedgwick Distillery, Edition 2018 (limitée), South African Wine casks, 46,2 % (Wellington, région : Le Cap, Afrique du Sud/BLENDED Whisky):

A Noter: Il s’agit d’un assemblage de fûts de chêne américain ayant auparavant contenu puis, lors d’une seconde maturation, en fûts de vin Sud Africain nommé “Pinotage” (nom donné à un vin obtenu après des recherches de croisement de cépage par Abraham Perold, chercheur à l’université de Stellenbosch, en Afrique du Sud, en 1925. Perold inventa alors un assemblage qui réunit les cépages Pinot Noir & Cinsault, et rajoute le suffixe “tage”’ en hommage au fameux domaine français Tain L’Hermitage). L’assemblage a ici donné environ 4000 bouteilles, mais seules 3700 bouteilles seront commercialisées, les autres destinées au marketing.

Couleur : Vieil or, à reflets orangés. Nez : Absolument splendide ! Riche fruité aux accents pâtissiers, avec des notes d’abricots & de pêches jaunes au sirop, mais aussi de loukoums, de prunes, puis des notes végétales (thé noir, thé Earl Grey, légère touche mentholée), des notes de sherry à l’ancienne (cerises au marasquin), très peu de boisé ou alors tellement bien équilibré qu’on ne le sent pas ou peu. Note de fleurs capiteuses, discrètes, en filigrane. Avec l’aération, un boisé plus important et plus complexe se révèle, avec des notes d’eucalyptus et de cèdre, mais sans excès. Séduisant ! Bouche : Gourmande & séduisante, elle reprend fidèlement les riches notes pâtissières, florales et fruitées du nez, et y ajoute des épices variées, dont de la muscade et du poivre 5 baies. Equilibre impressionnant, avec influence importante du vin mais pas d’excès de vinosité, pas mal de rondeur fruitée (fruits rouges variés maintenant-grenade, framboise, fraise, mûres) et faiblement tannique. Boisé un peu plus ferme, mais il n’est pas dominant. Un peu plus d’acidité et de tannins apparaissent à la deuxième dégustation (avec l’aération), ainsi qu’un peu plus d’épices (muscade, cannelle, voire encore du poivre 5 baies), mais l’ensemble impressionne toujours autant par son équilibre. Tenue à la dilution : L’ajout d’un peu d’eau renforce son caractère vineux, son boisé, mais apporte aussi un peu de tannicité, de structure, à l’ensemble. Dans le même temps, il lui fait aussi perdre un peu de son charme, aussi, personnellement, je le préfère non dilué. Conclusion : Un remarquable blended whisky « de luxe », avec une maturation en fûts de vin local qui s’avère une belle réussite, tant les affinages ou maturations en fûts de vin rouge sont souvent une catastrophe, avec une dominante du vin et souvent aussi d’une acidité aigre peu agréable et qui massacre le distillat. Là ce n’est pas le cas et mené d’une main de maître, celle d’Andy Watts, le maître-distillateur (et certainement aussi le maître-assembleur) à qui je rends hommage ici. Gourmandise fruitée et équilibre sont les caractéristiques principales de ce whisky.Le secret de cet équilibre réside peut être aussi dans la nature du vin Sud-Africain utilisé, puisqu’un caviste me conviait récemment que le Cinsault était utile dans cet assemblage pour apporter de la rondeur fruitée sans apport de tannins et que cela compensait probablement aussi ceux souvent bien présents dans le Pinot noir. Indication de Prix : Autour de 100 €, mais pas disponible en France. Note confirmée : 93/100

ENGLISH SUMMARY: Note: This one has been matured in South african red wine casks, a wine called “Pinotage”, conceived in 1925 by Abraham Perold, a Stellenbosch University (South Africa) researcher, who mixed 2 grape varieties, Pinot Noir & Cinsault. The name “Pinotage” is also a tribute to a famous French wine “Hermitage” (& especially the “Tain l’Hermitage”) that Perold admired so much. This is a limited edition of around 4000 bottles, 3500 were available for regular sale, and the rest kept for marketing purposes.

Tasting Note: Golden color, with orange hues. On the nose, it’s absolutely splendid ! Richly fruity, with some pastry tendancies, with notes of tinned apricot & yellow peaches with syrup, but also with turkish delights, plums, then greener notes (black tea, Earl Grey tea, with a light mentholated touch), ancient/old fashioned sherry (with marasquino cherries), very few oak & some discrete heady flowers notes, all very well balanced. With some air, a bit more wood is coming through (eucalyptus & cedar mainly), but staying moderate. Seductive ! On the palate, it is faithful to the nose’s notes, with same rich pastry notes, heady flowers notes, fruity notes, and maybe it adds to it varies spices, including nutmeg & 5 berries pepper. The balance is impressive, with a big wine influence but almost no what I call “vinosity” (acidic/sour/very oxydative notes). Quite some fruitiness now, with rounded notes of varied red fruit including pomegranates, raspberries, strawberries & mulberries. What is great is that it’s only very slightly tannic & ok the oak is strong, firm, but not dominating. With some air, at second tasting, it got a bit more oaky & acidic, (but still very moderate), and some spices are coming through a bit more on the front (nutmeg, cinnamon, 5 berries pepper), but the ensemble’s balance is still impressive. With some water, it reinforces its slight winey side that turns from a very moderate one to more classic one, but brings also more tannins & structure to the ensemble. In doing so, it makes it lose part of its charm in my opinion, that’s why I prefer to drink it neat. Conclusion: A remarkable “de luxe” blended whisky, with a local wine maturation that is frankly a great success, unlike many wine finishes or full maturations that usually are a disaster, with a full wine domination and a very sour/acidic mouthfeel that slaughters the distillate. Here’s it is not the case, and is masterfully crafted by Andy Watts, the master-distiller (& master-blender I believe), to whom I would like to pay homage here. Fruity “Gourmetness” (I know this word doesn’t exist, but you’ll certainly get the picture) & balance are the key words here. The secret of its balance may also reside in the nature of this South African wine, as a wine specialist recently told me that the Cinsault grape variety was often used in wine assemblages to bring more roundness & fruitiness, with no tannic addition & also that it may compensate those tannins often consequent in Pinot noir grape variety. Confirmed rating: 93/100

 

 

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-THREE SHIPS de 6 ans (Selected in August 2017, released in June 2018), bottled by PRIVATE BARREL Co from James Sedgwick Distillery, SINGLE CASK (677 bottles), matured 3 years in American Oak & 3 years in a seasoned Fino SHERRY Butt, Cask Strength, 54,6% (Wellington, région : Le Cap, Afrique du Sud/SINGLE MALT Whisky):

A Noter: Il s’agit d’une mise en bouteille de négoce d’un single-cask brut de fût provenant de la distillerie James Sedgwick par le négociant PRIVATE BARREL & co.

Couleur : Vieil or, à reflets orangés, voire ambrés.Nez : Intense et complexe : Notes très fondues entre boisé, fruité (fruits mûrs variés), floral (la rose, surtout) et épices (poivre 5 baies). Profil comme un peu « verrouillé », fermé, mais aussi parce qu’il est très concentré, dense. A la deuxième dégustation, s’avère un peu fermé encore, mais commence à exprimer d’impressionnantes notes florales (rose) et boisées, mais aussi une certaine acidité et oxydation, évoquant un Fino Sherry un rien salé. Bouche : Intense, avec un boisé assez présent mais très bien fait (et en plus du bois de rose, mais aussi de l’eucalyptus et du cèdre), également un fruité concentré (toujours ces fruits mûrs variés difficiles à détailler), des fleurs capiteuses (dont la rose, très en avant, mais aussi un peu de violette), ainsi que des notes végétales (thé noir). Un autre bon point, elle est également peu oxydative (malgré l’affinage en Fino sherry). A la deuxième dégustation, la note de bois de rose, mais aussi de rose se font de plus en plus présents, dominateurs, mais c’est tellement beau que l’on pardonne ce côté un peu unidimensionnel au final. Tenue à la dilution : L’ajout d’un peu d’eau apporte plus de souplesse, de charme et d’équilibre entre floral (la rose) et fruité (la rhubarbe, surtout, voire de la goyave), donc je recommande une légère dilution. Conclusion : Un single malt étonnant, de grande qualité, avec ces exubérantes notes de rose (pour un whisky aussi jeune) qui le rendent un peu hors du commun. Beau travail de sélection. Indication de Prix : Non communiqué, et pas disponible en France. Note confirmée : 92/100

ENGLISH SUMMARY: Note: This one is an independent single cask bottling from bottler PRIVATE BARREL co. It has been first matured in American Oak & then finished in a seasoned Fino Sherry butt.

Tasting Note: Golden color, with orangey hues, almost amber too. On the nose, It needed some air to speak, as it was so concentrated, intense & complex. Melted oaky, fruity (varied ripe fruit), floral (rose, mainly) & spicy notes (mainly 5 berries pepper). At second tasting, it beguns to be more talkative, with impressive floral & woody notes, a certain level of acidity & a bit of saltiness testify that, yes, it did use some Fino Sherry wood! On the palate, it is intense as well, but with a good balance. The complex oaky notes are here on the front, but in a gentle & well made manner, with elegant rose wood, eucalyptus & cedar. The fruity part is concentrated as well, with melted ripe fruit I struggled to identify, but there are also important heady floral notes (with mainly exuberant rose, but also a bit of violet), and some black tea is coming through as well. Another good point, the palate is not too oxydative, despite the Fino sherry finish. At the second tasting, the rose flower note gets more and more on the front, along with the rose wood note, and, though making it a bit too one-dimensional, this domination is well received because it’s really beautiful. Adding a bit of water to it bring more supleness, more charm, more balance as well between floral notes (rose, mainly) and fruity notes (now some nice rhubarb notes are also coming through, and maybe some guava). So yes, I recommend to add some water to it. Conclusion: An amazing single malt, with an unusual profile for such a young whisky, with these exuberant rose notes that make it a bit out of this world. A superb cask selection here. Confirmed rating: 92/100

 

 

 

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Express Notes No 5

 

 

 

EXPRESS NOTES No 5 :

 

Sujet publié le : 10/03/2018-Mise à Jour du : 16/07/2018

First published : 10/03/2018-Update : 16/07/2018

 

 

Dans ce nouveau numéro (oui il etait temps que je fasse revivre cette rubrique !), je publierais mes notes de dégustation pour celles qui ne sont pas liées a un sujet précis, donc susceptibles d’être assez variées, concernant donc aussi bien des whiskies de malt, de grain, de type Bourbon, Rye, ou autres, assemblés ou en single-cask, et de tout pays. Le sujet sera augmenté au fur et à mesure sur la base d’une mise en ligne progressive, par petits groupes de notes, sur un mois, voire davantage, avant de changer de numéro (avec ou sans thème/fil conducteur).

Merci donc de consulter cette page régulièrement.

Merci encore aux personnes (particuliers ou professionnels) qui ont pu contribuer à fournir, le cas échéant, des échantillons (même si parfois ces notes de dégustation peuvent provenir également de mes propres acquisitions).

 

In this new number (it was about time i resume this section !) i will publish my tasting notes, the ones that are not especially related to a topic, so that they can be varied and about malt whisky as well as grain whisky, bourbon, rye or else, and from any country, blended or from one single-cask. this edition will be expanded on a regular basis within the following weeks, or maximum a month.

So, please have a look on this page on a regular basis.

Thanks again to the professionals or amateurs contributions for their samples, even if these notes are sometimes coming from my own purchases as well.

 

Rappel de mon barême de notation/Reminder of my rating system :

Mon Système de Notation/My Rating System

 

 

 NOTES DE DEGUSTATION PUBLIEES DANS CE NUMERO :

(TASTING NOTES PUBLISHED IN THIS ISSUE)

 

 

-ARRAN officiel « ORKNEY BERE » (Bere Barley), n.a.s. de 8 ans (2004-2012), 46 % 

-BOWMORE officiel 15 ans « DARKEST » (Sherry cask finished), Edition 2015, 43 % 

-The DEVERON officiel 10 ans (MACDUFF distillery), Edition 2018, 40 %

-« The GAULDRONS » de DOUGLAS LAING/R.R.M. (Campbeltown), 46,2 %

 -GLENFIDDICH officiel/Experimental Series, 01/IPA Cask Finish "Zesty and Hoppy", n.a.s., 2017, 43 %

 -GLENLIVET Millésimé « 1978 » (bottled 2010/32 ans), BERRY Bros & RUDD, B.o.s., S.C. (N°13511), 46 %

 -The GLENTURRET officiel « TRIPLE WOOD », n.a.s., Edition 2018, 46 %

 -The GLENTURRET officiel « SHERRY », n.a.s., Edition 2018, 46 %

 -The GLENTURRET officiel « PEATED », n.a.s., Edition 2018, 46 %

 -The GLENTURRET officiel 10 ans, Small Batch, Edition 2018, 40 %

-HAZELBURN officiel 10 ans (SPRINGBANK distillery), 1st Edition, 2014, 46 %

-HIGHLAND PARK officiel 10 ans « VIKING SCARS », Edition 2017, 40 %

 -JACK DANIEL’S « GENTLEMAN JACK » (Double filtered), Edition 2016, 40 %

-JACK DANIEL’S « Barrel Aged RYE », Edition 2018, 45 %

-JACK DANIEL’S « SINGLE BARREL RYE », Edition 2018, 45 %

-JIM BEAM 12 ans « SIGNATURE CRAFT », 1ère Edition 2013, 43 %

-KILKERRAN officiel 12 ans (GLENGYLE distillery), 1st Edition, 2106, 46 %

-LONGMORN officiel 15 ans (old bottling 1990-2000’s), 45 %

-« PORT ASKAIG » 8 ans, de The SPECIALITY DRINKS Ltd (ELIXIR Distillers), Edition 2018, 45,8 %

-« PORT ASKAIG » 14 ans, de The SPECIALITY DRINKS Ltd (ELIXIR Distillers), Edition 2018, 45,8 %

-« TORBA », de The SPECIALITY DRINKS Ltd/« ELEMENTS OF ISLAY », 56,1 %

-TULLAMORE DEW 12 ans « SHERRY CASK FINISH », Travel retail, 46 %

 -WOODFORD RESERVE « RYE », Edition 2018, 45,2 %

 

 ***

 

-ARRAN officiel « ORKNEY BERE » (Bere Barley), de 8 ans (millésimé 2004-mis en bouteille en 2012), American Oak barrels, 46 % (SINGLE MALT/Isle of Arran, ECOSSE/Royaume-Uni):

A Noter : Cette édition limitée parue une première fois fin 2012. Elle met en valeur une variété d’orge largement utilisée jusqu’au milieu du XIX ème siècle et nommée « Bere barley ». Cette variété aujourd’hui presque disparue d’orge à 6 rangs était très utile dans le cadre d’une saison agricole courte comme elle existe dans le Nord de l’Ecosse. Pour cette édition, la distillerie ARRAN a donc collaboré avec l’Institut de Recherche Agronomique des ïles Orcades (Orkney Islands), lui fournissant l’orge maltée cultivée sur les îles Orcades.

Couleur : Vieil or. Nez : Assez léger, très fin, sur l’orge maltée, les agrumes, le miel, mais aussi quelques épices (à ce stade on distingue un peu de cannelle). Bouche : Fine et douce, de prime abord, puis devenant plus épicée au fur et à mesure, mais cela reste modéré. Une légère amertume poivrée apparaît (poivre noir, poivre gris), ainsi que de la muscade, de la cannelle, une touche de gingembre aussi, et des herbes sèches. Note discrète de vanille en arrière-plan. Selon les dégustations et la température ambiante, l’amertume se fait plus ou moins sentir. L’orge maltée est au cœur du palais, dans ses divers aspects (amer, sucré, croquant, céréalé). Tenue à la dilution : L’ajout d’eau apporte un peu de souplesse, mais peut aussi raviver les notes épicées. Conclusion : Un ARRAN un peu plus austère que la moyenne, avec moins de vanille, de fleurs & de fruits que le 10 ans d’âge, par exemple, mais pas bien plus d’épices & d’herbes. Un whisky changeant, parfois difficile à appréhender & à évaluer, dépendant plus que d’autres de la température ambiante, en cela que plus elle sera chaude, plus son profil tendra à basculer vers l’amertume. Par contre le travail de cette orge millénaire est passionnant, donnant à cette édition limitée un caractère unique, une complexité différente du reste de la gamme. Indication de Prix : Autour de 65/70 € à sa sortie en fin 2012/début 2013. Il y eu par la suite en 2014 une autre édition, brut de fût (« Cask Strength »), cette fois-ci./Note confirmée : 87/100

ENGLISH SUMMARY : This limited edition of ARRAN, is matured in ex-Bourbon casks, but uses a rare & very old variety of malted barley called “Bere”, still only cultivated in very few areas of Scotland (previously, this 6-row barley was widely used until the middle of 19th century), here, in this case, developed by the Orkney College Agronomical Institute. T.N.: On the nose this is already complex, and seem to be sweet & showing partly unusual cereal notes, as well as some honey, citrus fruit and a hint of cinnamon. On the palate, it is sweet & refined, but slowly builds up with more complex cereal notes, honey, dried herbs, a discrete vanilla note, and brings different spices along the way (cinnamon, nutmeg, black & grey pepper & ginger). It stay moderate though, but depends on temperature of service, in the room, etc…This whisky’s profile has been changing a bit over the tastings, so it wasn’t easy to rate. Confirmed rating: 87/100

 

 

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-BOWMORE officiel 15 ans « DARKEST » (Sherry cask finished), Edition 2015*, 43 % (SINGLE MALT/Islay, ECOSSE/Royaume-Uni) :

A Noter : Il s’agit d’une version élevée en fûts de Bourbon durant 12 ans, puis affinée pendant 3 ans dans des fûts ayant contenu du Sherry Oloroso.

Couleur : Vieil or, à reflets ambrés, voire cuivrés. Nez : Un rien fermé au départ, et légèrement soufré, puis très marqué par le sherry (belles notes de fruits rouges), florales (un rien capiteuses), mais aussi par des notes boisées (bois précieux, en partie du moins), et végétales (tabac, thé noir très infusé, légère note mentholée). Bouche : Complexe et riche, souple et délicate, fragile, même. Attaque gourmande et gouleyante, à moitié grasse, puis vite plus souple et presque aqueuse, et assez fine. Des notes végétales & marines (à peine iodée, légèrement alguée, agrémentée d’une note humide de feuilles de tabac à cigare encore en train de sécher, de thé noir et vert mentholé), se mêlent à des notes florales capiteuses mais demeurant discrètes (pointe de violette, de lilas), des notes fruitées un rien oxydatives issues de la deuxième maturation en fûts de Sherry (groseilles, cerises fraîches, et une part de cerises au marasquin), et une légère note saumurée que vient perturber une note souterraine mais structurante de menthol et une pointe de chocolat noir. Quelques épices discrètes se joignent à la fête, comme du poivre 5 baies, et des baies roses. Très fondue, reprenant les notes du nez, demeurant légère, mais dense, la bouche mêle notes végétales, marines, florales & fruitées, pour s’achever sur une montée en puissance aromatique marquée par une belle fumée de tourbe très élégante qui fait gravir la finale d’un échelon. C’est superbe ! Tenue à la dilution : Entre souplesse et élégance florale & fruitée, notes oxydatives et saumurées, ce BOWMORE tire son épingle du jeu avec beaucoup de charme et de classe. Conclusion : Un BOWMORE de qualité, différent du 15 ans « MARINER » (davantage chocolaté et anisé), dont les mises en bouteille d’il y a 10/15 ans étaient à mon sens un peu trop fermées et austères, et qui semble s’être refait une santé depuis quelque temps (*y compris sur un autre lot récent dégusté de 2017), ce pour notre plus grand plaisir. Mon seul regret, qu’un titrage à 46 % ou 50 % n’ait pas été choisi, pour soutenir un peu plus ce whisky. Enfin, soulignons que le rapport qualité/prix demeure pour le moment assez spectaculaire. Indication de Prix : Autour de 50/55 €, certaines G.M.S. & cavistes. Note confirmée : 92/100

ENGLISH SUMMARY : This BOWMORE is basically matured in Bourbon casks as the regular 12 years old, then is matured three years morein Oloroso Sherry casks. On the nose, this BOWMORE is complex, refined and its notes are melted together in a blend that needs time to express itself. Don’t worry about some slight sulphur notes in the beginning, they will quickly fade and let all the other notes come through. As on the palate, the nose shows the qualities and the contradictions of this expression. The Sherry stand here discretely but proudly, with beautiful heady flowery notes (violet, lilac), complex sweet & sour red fruit (redcurrant, fresh cherries as well as some marasquino cherries), some brine and a thin note of dark chocolate lifted by menthol notes in the background. Other green notes are also coming through, such as black & green tea, tobacco leaves for cigars (taken while they are not completely dried).Add some discrete iodine & seaweed notes, some (partly) precious wood notes and some spices (5 berries pepper, pinkpeppercorn) and of course some smoke, and you will get the picture. You will find all these notes on the palate too, melted in a beautiful complex blend of flavors which remains as astonishly expressive as the body is between light and medium (weightwise). What I find truly remarkable on the palate is how the juicy & a bit acidic/briny fruity notes are lifted on the finish by a beautiful peat smoke note. A few drops of water (not more, please) will enhance the fruity notes & the sherry influence. Conclusion : Ten or fifteen years ago, I was not as enthousiastic as now about this expression, which was in all the batches I had tried often too tight, too woody and spicy, not enough delicate and expressive on the fruity side (contrarily to the « MARINER » expression, which ok remains a bit different, more focused on chocolate & star anise notes). It seems nowadays batches (I have recently tried another one close to this one) are much better and these are good news, though I would have prefered this one to be reduced at a slightly higher abv, say 46 % or 50 %. But as it is, I consider it as a superb BOWMORE and a remarkable single malt, with a spectacular quality/price ratio. Confirmed rating : 92/100

 

 

 

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-(The) DEVERON officiel 10 ans (MAC DUFF distillery), Edition 2017, 40 % (SINGLE MALT/Highlands de l’Est, ECOSSE/Royaume-Uni):

Couleur : Vieil or. Nez : Léger & très fondu, un rien floral, discrètement fruité (agrumes) et un peu végétal (thé noir longuement infusé).Soupçon d’iode et légère salinité, soulignant le caractère marin de ce whisky (la distillerie est située en dehors du « triangle d’or » du Speyside, un peu plus à l’Est, sur la côte). Bouche : Fine, très fondue également, elle est très subtile (pas aidée par un titrage trop faible à mon goût) et débute par des notes de pommes & des poires mûres cuites au four, par quelques esters discrets, avant de se poursuivre sur des notes de réglisse, de mélasse, d’iode & de fumée (en bouche ces 2 dernières notes sont vraiment infimes), mais aussi des notes végétales (mousse de sous-bois, champignons), avant de se terminer sur une note très légèrement fumée & & épicée. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le profil devient plus végétal encore, mais aussi plus épicé (gingembre, poivre). Conclusion : Un whisky qui ne manque pas de personnalité, mais qui n’est pas aidé, par son positionnement en entrée de gamme et donc son titrage trop faible (même si hélas les 12 & 18 ans sont également à 40 %), l’ajout probable de caramel et la filtration à froid. Il faut cependant prendre le temps de le découvrir. Indication de Prix : Autour de 25/30 €, GMS, cavistes./Note confirmée : 83,5/100

ENGLISH SUMMARY: This is the first reference from the core range, and is from a distillery which location (in the Eastern Highlands, near the sea) has some influence on its character. So yes, you can feel this coastal signature a bit on the nose (iodine & salt) and on the palate (iodine, salt & a touch of smokiness). Other than that, the nose & palate display some green notes (black tea, forest moss, mushrooms), some discrete floral notes & some fruity notes as well (mainly baked ripe apples & pears), but also a few esters in the background. As the palate evolves, and though everything is melted, other notes are coming through, such as molasses, liquorice, and gets back to soft smoky notes and also some spicy ones too (black & grey pepper). Water makes it more spicy & smoky. Conclusion: A rather decent whisky, rather on a light territory, with some personality, but not helped by the too low abv & (as usual) caramel added & chill filtration. Confirmed rating: 83,5/100

 

 

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-« The GAULDRONS » n.a.s., Edition 2017, du négociant DOUGLAS LAING/collection “Remarkable Regional Malts”, édition limitée, 46,2 % (BLENDED MALT, Campbeltown, ECOSSE/Grande-Bretagne):

A Noter: Il s’agit d’un assemblage de single malts de la region de Campbeltown, donc potentiellement uniquement des distilleries suivantes: GLEN SCOTIA, GLENGYLE (KILKERRAN) et SPRINGBANK. Une édition parue à l’automne 2017 pour célébrer la fête anglo-saxonne “Halloween”.

Couleur : Jaune très clair, pâle, évoquant des fûts de plusieurs remplissages (probablement 3 ou 4). Nez : Assez étonnant et déconcertant de prime abord. Très épicé, fin, herbacé, avec une tourbe cendrée modérément fumée. Notes de menthol au second plan. Bouche : Fine, tout aussi étonnante car centrée sur les épices, et les « épices de Noël » plus précisément (la cannelle et la muscade dominent, mais aussi comme une note un rien anisée, qui, elle évoque les biscuits alsaciens pour Noël), une forte note de pain d’épices, de miel, et une trace de tourbe cendrée (sèche) un peu fumée. Il lui a fallu un peu d’aération pour se livrer un peu davantage, mais le corps est mince et raide, & le spectre aromatique relativement étroit. La finale est courte. Une fois qu’on est habitué à ce style particulier, c’est plutôt plaisant, sans plus. Légère acidité et astringence. Et l’influence de la distillerie SPRINGBANK manque cruellement, comme si elle était infinitésimale dans l’assemblage, visiblement dominé par des fûts de GLEN SCOTIA qui ne sont pas de premier ordre. Dommage. Tenue à la dilution : Un peu mieux, avec plus de souplesse et du coup se livre un peu plus (épices douces, miel, boisé, fruits mûrs-dont des pommes rouges et de la poire mûre). Conclusion : Un whisky correct, mais l’on est loin des plus belles réussites de la superbe gamme « Remarkable Regional Malts ». C’est davantage une curiosité, donc. Indication de Prix : En France autour de 70 €, cavistes et boutiques spécialisées (whisky) seulement. Note confirmée : 80,5/100

ENGLISH SUMMARY : Pale in color, this one suggests several casks fillings & a relatively young age. On the nose, it kind of surprises a little bit at once, with an unexpected aromatic proflle, mainly spicy, a bit herbaceous, and moderate peat smoke. On the background, some mentholated notes are coming through. The palate is as surprising as the nose, because it is thin & a spices festival : I would say even « Christmas Spices » (cinnamon and nutmeg are the main notes, but there is also a light aniseed note, reminding me of French Christmas cakes from the Alsace area). There are also gingerbread notes, honey, and a trace of peat smoke that turns quicky to an ashy & dry smoke note. The body is thin and it took some time to reveal its qualities, despite a rather austere general profile, with, at times a bit of astringency and acidity. The finish is short. This whisky becomes a little better with a few drops of water, and opens up a bit to show other notes such as ripe fruit (pears & red apples), sweet spices and some gentle oak). Conclusion : A decent whisky, designed to be "in a Halloween style", but which is far here from the best expressions from this superb range that is « Remarkable Regional Malts » in my opinion. The SPRINGBANK distillery influence is so weak one can even wonder if there is some in the mix, apparently dominated by GLEN SCOTIA casks, but not the most expressive ones. Too bad. For me it’s more a curiosity than anything else. Confirmed rating : 80,5/100

 

 

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-GLENFIDDICH officiel/Experimental Series, 01/IPA Cask Finish "Zesty and Hoppy", n.a.s., 2017, 43 % (Speyside, Ecosse/Royaume-Uni, Single Malt):

Couleur : Vieil or. Nez : Fin, suave, fruité (fruits jaunes-pêche, coing-mais aussi agrumes, le citron en tête, en sorbet, fruits confits variés), herbacé, épicé, avec une note de houblon et de malt. Etonnamment, par certains aspects, il rappelle un vin de Sauternes. Bouche : Jolie attaque maltée, avec une note de bière (et pas seulement de houblon), apportant une légère amertume, mais sans excès. Le palais évolue vers des notes d’épices assez nettes (gingembre, poivre blanc & noir), puis se termine plus précisément sur le gingembre confit mêlé à une note d’agrumes confits (citron, voire du cédrat aussi) adoucie par de la vanille. Jolies notes de fleurs capiteuses très fondues entre elles. Plutôt agréable ! Tenue à la dilution : L’ajout d’un peu d’eau apporte plus de souplesse à l’ensemble, tout en maintenant cette finale poivrée. Ne pas trop diluer cependant, car le titrage est parfait et quelques gouttes d’eau maintiennent ce bel équilibre. Conclusion : Un single malt de grande qualité, expérimental, très bien conçu. Indication de Prix : Autour de 50/60 €, cavistes, mais parfois bien moins en grandes surfaces./Note confirmée : 91/100

ENGLISH SUMMARY : This GLENFIDDICH is part of a recent new series devoted to experiments. It is matured in Bourbon casks and then finished in Indian Pale Ale beer casks. This refined & a bit savoury complex single malt provides interesting yellow fruit notes (quince, citrus fruit), varied candied fruit notes and a delicate lemon sherbet note. On the nose it also shows a hoppy & zesty side, as said on the label, has some herbal notes as well as some Sauternes like floral & fruity & buttery notes. On the palate, which is faithful to the nose, it’s the same harmony, with a malty then a bit hoppy attack (with just a hint of bitterness), followed by precise spices notes (black plus white pepper, ginger), and finishes on candied ginger, lemon and maybe citron (« cédrat » in French), sweetened by some vanilla. Some heady flowers then appear, melted with the other notes. Rather a pleasant whisky ! With a few drops of water, it brings some flexibility to the palate, but don’t add too much because it is well balanced & with a perfect a.b.v. in my opinion. Conclusion : For an experimental « hop driven » whisky, I think it’s a really nice whisky, rather very well conceived. Confirmed rating : 91/100

 

 

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-GLENLIVET Millésimé « 1978 » (bottled 2010/32 ans), BERRY Bros & RUDD/Berry’s Own Selection, Single-Cask (Cask N° 13511), 46 % (Speyside, Ecosse/Royaume-Uni, Single Malt):

Couleur : Vieil or, à reflets or. Nez : Complexe, riche et fin : En attaque très belle note de thé Earl Grey (thé noir, bergamote), mais aussi des fruits mûrs variés (dont de l’abricot & de l’orange), un boisé mêlé de notes végétales (sous-bois), ainsi que des notes maltées, mais aussi de fudge. Evoque un fût de sherry de second remplissage, mais je n’ai aucun renseignement sur ce sujet (ni sur l’étiquette, ni sur le site). Bouche : Elle reprend les notes florales, fruitées, végétales, maltées et boisées, mais avec un peu plus de sécheresse. Surviennent aussi assez rapidement quelques épices (gingembre séché, piment doux). Elle évolue sur des notes fruitées, maltées et florales, à nouveau du thé et quelques herbes sèches & fraîches. Tenue à la dilution : Elle assouplit l’ensemble et adoucit les notes épicées, et dévoile une pointe de camomille, qu’elle associe au thé. Retour discret de la bergamote et d’herbes sèches. Hésite entre caramel, malt et fruits secs & thé. Conclusion : Un excellent whisky, parfois un peu changeant, tantôt sur l’exaltation du style typique de GLENLIVET fruité, floral, végétal et épicé, tantôt sur une palette plus feutrée et plus classique autour de notes de caramel et de malt. J’aime ce whisky, mais je reconnais qu’il lui manque une dimension supplémentaire pour rejoindre le podium des whiskies d’exception. Tout de même, à sa sortie, un rapport qualité/prix phénoménal pour un whisky de cet âge. Bon courage pour trouver l ‘équivalent de nos jours ! Indication de Prix : 99 € à sa sortie fin 2010, probablement 4 fois son prix de nos jours.../Note confirmée : 92,5/100

ENGLISH SUMMARY : This independent bottling of GLENLIVET is a single cask, but I have no idea of which type of cask it is, though I suspect a refill sherry cask. The nose is complex and refined, with some richness. A beautiful note of Earl Grey tea (with black tea & bergamot) starts it, then quickly some fruity notes come together (apricot, yellow peach & orange), then nice woody notes mixed with green notes (forest moss & mushrooms), some malty notes but also some delicious fudge notes. On the palate, it’s faithfull to the nose, floral, fruity, green, malty, woody, but with some dryness. Then it gets spicy (dried ginger, sweet pepper), herbal, and goes back to the Earl grey tea notes. With a few drops of water (not more), the herbal & spicy notes are sweetened, brings some camomile notes as well, some bergamot, dried herbs, tea & hesitate between caramel, malt and dried fruit. Conclusion: An excellent whisky, a bit changing, sometimes glorifying it’s fruity, floral, green & spicy typical GLENLIVET style, and at others more on a classical soft caramel and malt profile. I love this very good whisky but it lacks of some extra dimension to take the first place. I have to mention its really interesting price tag when it first came out (around £ 86). I’m sure now it would be way more expensive to get a GLENLIVET of that age. Confirmed rating: 92,5/100

 

 

 

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-The GLENTURRET officiel 10 ans, Small Batch (Bourbon barrels), Edition 2018, 40 % (Highlands du Sud, Ecosse/Royaume-Uni, Single Malt):

Couleur : Or clair, à reflets vieil or. Nez : Complexe, marqué par les céréales, dont l’orge maltée, très présente, mais aussi une pointe de bois brûlé, du miel, du praliné et/ou de la noisette. Un nez plutôt agréable, avec en finale sans doute une pointe de fruits rouges surmontant une crème anglaise. Bouche : Elle reprend fidèlement les notes du nez, mais avec comme une petite note aigre-douce en filigrane, qui peut perturber au début. Plutôt bien faite, elle est marquée par l’orge maltée, le caramel (je pense en grande partie naturel), mais également des fruits (pommes au four, fruits rouges variés, fruits secs variés), et une pointe d’épices douces également (poivre gris, muscade). Tenue à la dilution : Un peu d’eau ravive les notes épicées, mais aussi une note que j’ai eu du mal à définir, proche de la notion de rancio. Conclusion : Un whisky de qualité, complexe et fin, sans doute le meilleur disponible dans les comptes d’âges non élevés, et qui a bien évolué depuis une décennie. Sa disponibilité, par contre, est bien moindre qu’avant (et c’est devenu une édition limitée), le 12 ans d’âge ayant par ailleurs été supprimé. Dommage, car il bat les 3 versions sans compte d’âge existantes (« Triple Wood », « Sherry », et « Peated ») à plate couture. Indication de Prix : Autour de 40/50 €, quelques cavistes et VPC (internet)./ Note confirmée : 88,5/100

ENGLISH SUMMARY : This is the last (young) age statement official bottling from one of the oldest Scotland malt distilleries. A very old expression that isn’t discontinued but isn’t available everywhere, only produced in small batches & Bourbon casks matured. It also replaces the 12 y.o. expression. TN: A complex nose, with varied grain, including malted barley, very present here, a hint of burnt wood, honey, praline and/or hazelnut. A rather pleasant nose, with, for the finale, some delicate touch of red fruit topped custard. On the palate, it is faithful to the nose, but with also some sweet & sour note in the background, a note that can disturb a bit in the beginning. Rather well conceived, the palate then evolves to malted barley, caramel (probably mainly natural), but also some fruit (oven cooked apples, varied red fruit, varied dried fruit). A few spices are coming through as well towards the end (grey & black pepper, but also nutmeg). A few drops of water enhances the spicy notes, but also shows a special note I struggled to identify but ressembles to what we call rancio usually in wine & French spirits territory. Conclusion: A quality whisky for sure, complex & refined, probably the best of the distillery’s portfolio among the youngest age statement whiskies, but also, I have to say, far ahead of most of the current core range n.a.s. whiskies (« Triple Wood », « Sherry », et « Peated ») in my opinion. Confirmed rating: 88,5/100

 

 

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-The GLENTURRET officiel « TRIPLE WOOD » (American Oak Sherry & European Oak Sherry casks, American Oak Bourbon casks), n.a.s., Edition 2018, 43 % (Highlands du Sud, Ecosse/Royaume-Uni, Single Malt):

Couleur : Or clair, à reflets vieil or. Nez : Le sherry me semble assez présent dans cette version, au nez en tout cas, avec une légère vinosité, une note fine de fruits rouges, puis une ferme note de boisé apparaît. Il reste assez fermé et m’évoque déjà de la « wood technology » (traitement des fût plus poussé qu’à l’accoutumée). Bouche : Vive, très boisée, sèche et épicée, elle est assez fermée. Elle parvient néanmoins peu à peu à laisser parler d’autres notes, comme un joli fruité (orange, fruits rouges), certes un peu timide, et de jolies notes maltées. Très vite, hélas, le carcan boisé réapparaît, et dirige l’ensemble d’un main de fer, avec une modernité toute « wood technologique », qui lui donne un caractère assez épicé aussi (poivre noir, gingembre) & des tannins trop fermes. Un whisky probablement assez jeune (pas plus de 6 ou 7 ans dirais-je?). Tenue à la dilution : Un peu d’eau ouvre un peu la palette aromatique, apportant d’intéressantes notes de chocolat, de moka, apportant un léger mieux à l’ensemble. Conclusion : Un whisky entre deux styles, pas mauvais, mais prisonnier d’un carcan boisé très ferme qui ne lui permets pas d’exprimer toutes ses qualités. Ce GLENTURRET « high tech » fait pâle figure à côté du 10 ans d’âge récemment réevalué sur un lot récent. J’espère que dans l’avenir, cette vénérable distillerie, une des trois plus anciennes d’Ecosse (1775), et la plus ancienne après LITTLEMILL (1772), reviendra à un travail plus conventionnel ou en tout cas plus clair, par exemple en proposant une version élevée en fûts de Bourbon uniquement, ou en combinaison plus simple de fûts de Bourbon et de Sherry, dans l’esprit du 10 ans d’âge, et referra aussi apparaître un compte d’âge même modeste, comme BENROMACH a eu le courage de le faire. Indication de Prix : Autour de 60 €, cavistes./ Note confirmée : 79/100

ENGLISH SUMMARY : This one is one of the 3 current core range widely available expressions. This is a non age statement with three different casks types involved, 2 for the Sherry maturation (American Oak & European Oak) and 1 for the Bourbon maturation (American Oak). TN: On the nose, the sherry is obvious, with fruity notes (red fruit-with some refinement) as well as winey notes. But quickly a firm woody note appear, which closes the aromatic profile and seem to involve “wood technology” (heavily charred casks, more than usual). On the palate, it is very vivid, very woody, quite dry & spicy, and rather closed. However, after some time, some notes manage to come through, such as nice fruity notes (orange, varied red fruit) & nice malted barley notes as well. But, inevitably, that “woody confinement” takes the control again, and direct things, showing no mercy, and, I may be wrong, but I think it’s probably because of too much modern charring work on casks. So not only it is a bit too woody but also too dry & too spicy (black pepper, ginger) in my opinion, with some firm tannins. The whisky is probably young as well (not aged more than 6 or 7 years old). With some water, fortunately, it gets better, with some interesting notes of mocha & chocolate. Conclusion: A between two styles whisky, not bad, but prisoner of a wood barrier that doesn’t allow it to express its inner qualities enough. This “high tech” (read “wood tech”) GLENTURRET is really pale in comparison with the 10 years old expression from the same distillery (see above my comments on a recent batch). I really hope that in a near future this venerable distillery (one of the three oldest from Scotland-1775-and the oldest after LITTLEMILL-1772) will come back to more basic work and maybe a Bourbon casks only expression, with no special treatment (or Bourbon & Sherry, but more conventional), in the spirit of the 10 y.o., even if it is a bit younger, but with an age statement (as BENROMACH had the courage to launch a few years ago). Confirmed rating: 79/100

 

 

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-The GLENTURRET officiel « SHERRY », n.a.s., Edition 2018, 43 % (Highlands du Sud, Ecosse/Royaume-Uni, Single Malt):

Couleur : Vieil or, à reflets dorés, un rien ambrés. Nez : Assez marqué par le sherry, avec un caractère vineux et un peu alcooleux, un peu aigre-doux là encore (apparemment représentatif du caractère de la distillerie), évoluant vers une note de rancio, puis survient une note de noisette, presque une note de géranium, et à nouveau pas mal de boisé. Bouche : Sèche, vive, épicée, elle s’assouplit heureusement à la deuxième dégustation. Là aussi je sens un dialogue un peu difficile entre un sherry résolument moderne (plus vineux que fruité) et la technologie du bois contemporaine. Fort heureusement, cela ne suffit pas à masquer de jolies notes fruitées (fruits rouges variés, fruits secs). La note typique aigre-douce est ici celle de la groseille à maquereau. La bouche est un peu alcooleuse également, mais cela se calme un peu à la dilution. Tenue à la dilution : Un peu d’eau est bénéfique à ce whisky (pas trop par contre, juste quelques gouttes), faisant ressortir les notes de noisette, de praliné, et quelques notes souples de cerises à marasquin, mais assez diluées. Conclusion : Un whisky correct, sans plus, avec une influence du sherry significative, mais du sherry moderne. Une version seulement "à moitié réussie". Indication de Prix : Autour de 60 €, cavistes./ Note confirmée : 83/100

ENGLISH SUMMARY : This one is one of the 3 current core range widely available expressions. This is a non age statement with a Sherry casks maturation. TN: Obviously sherry driven, with some winey & spirity notes, and also what seem to be a distillery trademark, the sweet & sour note. Then a wee note of rancio is coming through, along with a hazelnut note, also some geranium, and a lot of wood. On the palate, it is dry, spicy, with some intensity, but, hopefully, during the second tasting, it became more flexible. In this expression I also feel some wood technology involved, a difficult dialog between modern sherry (more winey than fruity) and contemporary wood, but this time these elements do not prevent beautiful fruity notes to shine. Varied red & dried fruit, and I think that here the sweet & sour note comes from gooseberries. The palate is a bit spirity, but give it a bit time & a few drops of water and it will calm down. With water some nice hazelnut & praline are coming through, as well as some sweet cherry notes (a bit diluted). Conclusion: A decent whisky, with a significant sherry presence, but quite a modern sherry. It works relatively well, but not completely. Confirmed rating: 83/100

 

 

 

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-The GLENTURRET officiel « PEATED », n.a.s., Edition 2018, 43 % (Highlands du Sud, Ecosse/Royaume-Uni, Single Malt):

Couleur : Or, à reflets vieil or. Nez : Ah, là c'est qautre chose ! Marqué par de la tourbe sèche, voire cendrée (« continentale », donc), et des esters importants (sans doute dus à sa jeunesse et un vieillissement plus conventionnel que les 2 autres versions sans compte d’âge), elle est aussi marquée par une note aigre-douce (typique apparemment), mais aussi une note d’agrumes (citron, pamplemousse). Elle m’évoque tantôt un LAPHROAIG de négoce, tantôt un ARDMORE, de négoce également. Bouche : En bouche ce côté franc et direct, simple et efficace, fait mouche. Les esters se déploient (bonbons anglais, ananas) avec franchise, légèrement différents des autres distilleries par ce côté aigre-doux en second plan. Le combo esters/tourbe rappelle un peu certaines versions jeunes de KORNOG, mais en moins abouti. Tenue à la dilution : L’ajout d’eau trahit sa jeunesse, perturbant un peu ce joli équilibre, donc ne pas trop le diluer. Conclusion : Un whisky plus simple que les 2 autres de la gamme régulière sans compte d’âge, mais au final plus réussi.Intéressant pour débuter dans les single malts tourbés. Indication de Prix : Autour de 60 €, cavistes./ Note confirmée : 86/100

ENGLISH SUMMARY : This one is one of the 3 current core range widely available expressions. This is a non age statement with a Bourbon maturation & a peated finish. TN: Ah, now we’re talking ! With a dried peat (a bit ashy-it means for me “continental peat”) nose, a big amount of estery notes (probably from young casks and more classic ageing than the other core range expressions), it provides also the usual sweet & sour note from the distillate, as well as nice citrus fruit notes (lemon, grapefruit). With that direct & simple but very efficient style & the dried peat, it stands between an indie LAPHROAIG bottling & an indie ARDMORE bottling. On the palate this efficiency works pretty well, with estery notes spreading widely (English liquorice all sorts sweets, pineapple), but keeping thre distillery’s own style (with this sweet & sour touch). Water shows its youth & disturbs a bit its balance (it’s not necessary there). Conclusion: This unusual peat & esters combo reminds me a bit of French KORNOG single malt, but with less depth. A more simple expression than the 2 others from the n.a.s. core range, but, all in all, a more successful one in my opinion. An interesting proposal as well for “peat beginners”. Confirmed rating: 86/100

 

 

 

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-HAZELBURN officiel 10 ans (SPRINGBANK distillery), 1st Edition, 2014, Lot 14/331, Triple-distillation, non-chill filtered, non coloured, 46 % (SINGLE MALT/Campbeltown, ECOSSE/Royaume-Uni):

A Noter: Il s’agit de la version distillée trois fois et non tourbée du single malt SPRINGBANK. C’était aussi (comme LONGROW, la version très tourbée de SPRINGBANK) le nom d’une ancienne distillerie de la région.

Couleur : Or clair, presque pâle. Nez : Toute la noblesse de la céréale « orge »…et les subtilités de la maturation de celle-ci : Notes de vanille, de noix de coco, d’orge maltée, de bouillie d’orge (porridge-on est bien chez SPRINGBANK !), avec complexité, finesse, équilibre. Bouche : Fine, subtile, complexe : Attaque sur l’orge, la noix de coco, la vanille, puis un boisé discret entre en jeu, dont la délicatesse évoque les SPRINGBANK 10 ans (Bourbon matured) du début des années 2000, ainsi qu’une légère touche fermière, toute aussi caractéristique, mais pas de tourbe ici. Quelques épices douces très modérées. La bouche se développe ensuite sur des notes d’amandes douces en purée, des agrumes discrets (citronnade légèrement sucrée), peut être aussi de légères notes florales, avant de s’achever sur un rappel discret du chêne et de l’orge, qui demeure au premier plan. Tenue à la dilution : Un peu d’eau le rend encore plus séduisant, développant à l’infini ses qualités et notamment surtout ces notes de noix de coco, de vanille, d’orge & de pâte d’amandes (allégée en sucre). Conclusion : Un très bon S… je voulais dire un très bon HAZELBURN ! Chaudement recommandé, au-delà des amateurs du style SPRINGBANK. Indication de Prix : Autour de 60 €, cavistes./Note confirmée : 92,5/100

ENGLISH SUMMARY: This is the triple distilled version of SPRINGBANK (for those who may not know it) & an unpeated one as well. Tasting Notes: If you like the subtlety of the malted barley in this distillery’s productions, but not the peat, this one is for you. All the richness & the aspects of the malted barley are there, from the cereal itself to your tomorrow morning’s porridge, plus some splendid notes of coconut, vanilla, some discrete oak notes, a light farmy (stable) touch as well, and also some discrete sweet spices from the oak (it is Bourbon matured). Other notes come through as the palate develops, such as mashed almonds, light citrus fruit (even a lemonade with not too much sugar in it), maybe some flowers as well and a discrete finale on oak & barley. A few drops of water makes it even more appealing, with all its qualities & typical notes developed (lightly sugared almond paste, coconut, vanilla, barley…). Conclusion: A very good & subtle S….well, HAZELBURN I mean, which I warmly recommend to SPRINGBANK’s amateurs & beyond. Confirmed rating: 92,5/100

 

 

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-HIGHLAND PARK officiel 10 ans « VIKING SCARS », Edition 2017, 40 % (SINGLE MALT/Orkney Islands, ECOSSE/Royaume-Uni):

A Noter: Au départ, il s’agissait d’une version de 35 cl destinée au marché hors taxes d’aéroport, puis l’an dernier, cette version a été produite de manière plus importante et avec une distribution plus large en bouteilles de 70 cl.

Couleur : Or clair. Nez : Très léger, et presque inexistant à la première dégustation (première note : 66,5/100). Nécessite un peu de temps d’aération. Le titrage à 40 % n’est pas une bonne idée ici (d’aucuns ajouteraient: « …non plus »). Vagues notes d’huile de lin, de thé noir, et boisé léger. L’on sent en revanche une certaine sucrosité résiduelle, ce qui n’est pas très engageant et nous ramène à des blended whiskies ou single malts bas de gamme. Bouche : Curieuse. Très légère, très fondue, elle présente peu d’attraits et un manque de corps certains qui ne semble exister que par du sucre résiduel en trop grandes quantités (je ne parle pas de sucre véritable, mais d’impression de sucre). Ce n’est seulement qu’à la troisième dégustation que j’ai commencé à en tirer quelque chose, avec l’apparition de notes un peu plus précises d’orge maltée, de caramel naturel, de fruits secs, de trace de miel de bruyère et de fumée de tourbe (très légères, très subtiles). Finale sucrée légèrement épicée. Tenue à la dilution : L’eau met en valeur le caramel (naturel depuis 2007 !) et le malt. Conclusion : Un des HIGHLAND PARK les plus frustrants que j’ai eu à déguster (encore plus que le « DARK ORIGINS »). Lecteurs, attention, car il y a un monde entre ce 10 ans d’âge et le 12 ans d’âge ! (et au passage, 18 points d’écarts dans mon barème, dans la cas des meilleurs batches du 12 ans, et pas beaucoup moins pour les autres !). Une version que je ne recommande pas ! Indication de Prix : Curieusement variable, entre 30 et 40 €, G.M.S./ Note confirmée : 74/100

ENGLISH SUMMARY: This 10 y.o. (70 cl) is part of the new range, but was initially launched a few years ago as a travel retail limited edition (and of 35 cl only). T.N.: Very light & almost absent at first tasting…(I first rated it 66,5/100 !). This whisky deserves to breathe for sure, and the low abv doesn’t help the understanding of it. Sure there are a few notes coming through (linen oil, black tea, light wood), but mostly lots of sugar (residual, as an impression, not real sugar) & it took quite a while for me before some other notes came through (natural caramel, dried fruit, malted barley, a trace of very light & subtle heather honey & of peat smoke). The finish is a bit spicy & “sugary”. Water will bring more caramel & more malt. Conclusion: One of the most frustrating HIGHLAND PARK I have come across (along with the “DARK ORIGINS” for other reasons), if not bland. Dear readers, beware, as this one is really different from the 12 years old…(when you come across a very good batch, the 12 yo. Scores 18 points more than this one !). So I am not recommending this one to you, but rather the twelve years old, of course. Confirmed rating: 74/100

 

 

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-JACK DANIEL’S « GENTLEMAN JACK » (Double filtered), Edition 2016, 40 % (TENNESSEE WHISKEY, Tennessee, Etats-Unis) :

A noter : Il s’agit d’un version alternative du « OLD N°7 », avec une double filtration à travers une couche de 3 mètres de charbon de bois d’érable (donc une de plus que pour le N°7, la version standard), la première filtration ayant lieu avant la mise en fûts, la seconde avant la mise en bouteille. Pour l’anecdote, Jack DANIEL lui-même avait déjà envisagé de procéder ainsi, afin de rendre le whiskey encore plus doux, mais il s’est heurté à des contraintes techniques. C’est seulement en 1988 qu’à pu être lancée cette version que je n’ai découvert moi-même qu’il y a peu de temps.

Couleur : Vieil or. Nez : Comme on pouvait le prévoir, le nez est d’une grande douceur. Au départ il peut présenter un caractère un peu résiné, mais cela se dissipe avec le temps. Jolies notes de bois d’érable, vite mêlées de fruits variés, dont voire de fruits exotiques (papaye) acidulés. Les esters sont puissants, et « à la mode américaine » (produit par le maïs, voire la filtration double, mais non par l’orge). Bouche : D’une grande finesse, elle présente les caractéristiques aromatiques habituelles du « OLD N°7 », mais avec une douceur exceptionnelle : Note de bois d’érable dominante, puis notes suaves de fruits jaunes (pêches, coing), de fruits exotiques (goyave, papaye), d’épices douces (cannelle & poivre 5 baies, surtout, voire girofle & muscade) en quantité très modérée, et d’un soupçon de réglisse, sur un lit discret de vanille et de bois brûlé. Délicieux ! Tenue à la dilution : Comme il s’agit d’une version filtrée deux fois ET réduite à 40 %, il faut prendre garde à ne pas noyer ce délicat whisky, l’affaiblir. Quelques gouttes d’eau peuvent suffire pour ouvrir les arômes et apprécier la délicatesse de l’ érable, notamment. Conclusion : Un très joli whisky apéritif, ou pour les cocktails, pas vraiment idéal pour être consommé sur glace (il est très délicat), contrairement au « OLD N°7 ». Mais qu’on ne s’y trompe pas, s’il s’agit d’une version plus subtile et plus légère du « OLD N°7 », elle démontre tout le savoir faire de la maison JACK DANIEL’S. Indication de Prix : Entre 25 et 35 €/ Note confirmée : 87,5/100

ENGLISH SUMMARY: FW (Foreword): This one is a double (maplewood charcoal) filtered expression, where the "'OLD N°7" is only filtered once. It is made in order to sweeten even more the whiskey and has been launched in 1988, while the original idea came from Jack DANIEL himself, so long time ago, but due to technical problems he had to give up the idea. TN (Tasting Note): As expected, the nose is shows a great sweetness, with beautiful maple wood notes, quickly rejoined by varied fruit notes, even exotic ones such as papaya, with an acidulous moutfeel. Esters are powerful too, but if I may say, "the American way' (coming from the corn, not from the barley). On the palate this significant sweetness is obvious, showing the "OLD N°7"'s qualities, but brought to an exceptional level of sweetness & also to a more than decent complexity: Of course the maple wood notes are  prominent, but there are also some yellow fruit sweet notes (peaches, quince) coming through, then exotic fruit (guava, papaya), moderate amount of sweet spices -mostly cinnamon & 5 berries pepper, and a hint of cloves & nutmeg), and a trace of liquorice. All these notes sit on a bed of discreet vanilla & burn wood. Delicious ! With some water : As it is a double filtered expresssion and as it is bottled at 40 %, one has to be cautious not to drown this delicate whisky. I suggest to add only a few drops of water, in order to open up the flavors and enjoy the maple wood’s delicacy, for instance. Conclusion : Contrarily to the « OLD N°7 », this one is not the ideal companion to ice cubes, but will be a nice aperitive drink, and probably a great base for cocktails. Don’t get me wrong, it is a lighter & more delicate expression than the usual one, but it shows all the JACK DANIEL’S distillery’s expertise. Confirmed rating : 87,5/100

 

 

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Eclipsé par le succès du "OLD No 7" (première vente au monde), ce "GENTLEMAN JACK" est pourtant une réussite. Photo © Grégoire Sarafian

 

 

 -JACK DANIEL’S « TENNESSEE RYE » (Barrel Aged RYE), Edition 2018, 45 % (TENNESSEE WHISKEY, Tennessee, Etats-Unis) :

A noter : Il s’agit d’un assemblage composé à 70 % de seigle, à 18 % de maïs & enfin à 12 % d’orge. Il s’agit d’une nouveauté 2018 pour son propriétaire BROWN-FORMAN, et qui devrait être réservée aux cavistes. Merci à BROWN-FORMAN & SO-WINE pour la dégustation en avant-première de ce whisky le 19/03/2018 au cours d’une soirée qui mettait en valeur le seigle, via également la dégustation de cocktails dédiés (recette en fin de note) et la présentation du travail de l’artisan boulanger Gontrand Cherrier qui avait préparé des pains pour l’occasion selon différents pourcentages de seigle (jusqu’à 90 % pour l’un d’entre eux!) et recettes.

Couleur : Vieil or, à reflets ambrés. Nez : Fin, séduisant et marqué par l’érable, très dominateur, puis se recentre très vite sur une note de solvant associée au seigle, un peu entêtante, avant de s’apaiser pour exprimer des notes de fruits rouges & d’épices douces, et un peu de bois précieux. Bouche : Belle attaque sur l’érable, le solvant et le seigle (limite agressive et alcooleuse au début), avant de vite se recentrer davantage sur le seigle, qui parvient à mi-chemin à trouver un équilibre, et se voit accompagné de belles notes de fruits rouges un rien acidulées (fruits des bois, groseilles), des notes d’épices douces (cannelle, girofle, muscade) mêlées à du caramel, ainsi que des notes de bois précieux. Le travail d’assemblage est, je dois, le dire, remarquable. Tenue à la dilution : Bonne, avec quelques gouttes d’eau, mais ne pas diluer davantage. Conclusion : Une belle surprise que cette nouveauté à forte personnalité (présence importante du seigle dans le mélange) que je préfère même, fait rare, à la version « SINGLE-BARREL » dégustée le même soir, alors que pour le « OLD N°7 », c’est le contraire, je lui préfère le « SINGLE-BARREL » alternative de la version classique. Ce « Barrel Aged RYE » est complexe et très expressif, tout en tempérant ses ardeurs « ryesques » si j’ose dire. Indication de Prix : PVC : 24,90 €, cavistes, voire certaines G.M.S./ Note confirmée : 90/ 100

 

 

 

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ENGLISH SUMMARY: FW (Foreword): This one is a novelty, with a rare 70 % rye in the mashbill, then 18 % corn & 12 % barley. I had the opportunity to try this one neat, then in a cocktail (a « Tennessee Mule »-see the recipe below), during a press launch event in Paris, on March, 19 of this year, where French craft-baker Gontrand Cherrier presented 3 different recipes of bread made of rye. Thanks to BROWN-FORMAN, the brand owner & to SO WINE, event organizer agency for the invitation. TN (Tasting Note): Golden color with amber reflections. The nose is refined, seductive, maple wood driven, then evolves to a solvent note related to rye, a note that is a bit heady before it calms down & let red fruit & sweet spices notes come through. There is also a hint of precious wood. On the palate, the attack is nice mixes maple wood, solvent & rye (it’s a bit agressive & spirity at the start, but it quickly finds a balance, focusing on the rye) . There are also notes of acidulous red fruit notes (mixed berries, redcurrant), sweet spices (cinnamon, cloves, nutmeg), melted with caramel & precious wood. The blending work is remarkable here, I have to say. It takes water well, but not much is needed. Conclusion : A pleasant surprise, and, surprisingly, I prefer this version than the « SINGLE-BARREL » one, while for the « OLD N°7 », it’s the contrary. This « Barrel aged RYE » is complex & very expressive, and managed to tame the rye, if I may say. Confirmed rating : 90/100

 

 

 

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La fiche de présentation du whiskey avec la recette du cocktail présenté lors de la soirée du 19/03/2018 (recentrée sur la recette). Merci à BROWN-FORMAN.

 

 

 

-JACK DANIEL’S « SINGLE-BARREL RYE », Edition 2018, 45 % (TENNESSEE WHISKEY, Tennessee, Etats-Unis) :

A noter : Il s’agit d’un assemblage composé à 70 % de seigle, à 18 % de maïs & enfin à 12 % d’orge. En moyenne, chaque lot donne environ 300 bouteilles, et diffère forcément un peu du précédent. Il s’agit d’une nouveauté 2018 pour son propriétaire BROWN-FORMAN, et qui devrait être réservée aux cavistes. Merci à BROWN-FORMAN & SO-WINE pour la dégustation en avant-première de ce whisky le 19/03/2018 au cours d’une soirée qui mettait en valeur le seigle, via également la dégustation de cocktails dédiés (recette en fin de note) et la présentation du travail de l’artisan boulanger Gontrand Cherrier qui avait préparé des pains pour l’occasion selon différents pourcentages de seigle et recettes.

Couleur : Vieil or, à reflets ambrés. Nez : Puissant, marqué par l’érable, mais encore davantage marqué par une forte note de solvant, puis de seigle, elle est assez entêtante, au point d’être au bord du déséquilibre. En cela, déjà, je constate que la version assemblée est plus tempérée. L’on perçoit bien d’autres notes, au second plan, comme des notes de fruits rouges, quelques épices (plus ou moins douces) et du chêne. Bouche : Attaque plus puissante sur le solvant et le seigle (quelque peu agressive et alcooleuse) que sur le bois d’érable. L’équilibre est fragile. Petit à petit d’autres notes s’expriment, comme un beau fruité (fruits rouges un rien acidulés), et plus d’épices que dans la version assemblée, mais les mêmes (cannelle, girofle, muscade), voire du caramel. Le boisé demeure assez présent, mais non sans une certaine sécheresse. Tenue à la dilution : Correcte, avec quelques gouttes d’eau, mais ne pas diluer davantage. Conclusion : Une étonnante nouvelle version, toute dévolue au seigle, avec une forte personnalité et un léger manque d’équilibre qui me lui fait préférer sa version assemblée (curieusement embouteillée au même titrage?). Un beau whisky tout de même, et qui fait mouche dans un cocktail prestigieux et également très expressif nommé « Vieux Carré » , avec des ingrédients en partie français (recette ci-dessous). Indication de Prix : PVC : 51,50 €, cavistes / Note estimée à 86,5/100

 

 

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ENGLISH SUMMARY: FW (Foreword): This one is a novelty, with a rare 70 % rye in the mashbill, then 18 % corn & 12 % barley. I had the opportunity to try this one neat, then in a cocktail (a “Vieux Carré”-see the recipe below), during a press launch event in Paris, on March, 19 of this year, where French craft-baker Gontrand Cherrier presented 3 different recipes of bread made of rye. Thanks to BROWN-FORMAN, the brand owner & to SO WINE, event organizer agency for the invitation. TN (Tasting Note): Golden color with reddish amber reflections. The nose is very powerful,at first maple wood driven, then very quickly evolving to a strong & heady (if not spirity) solvent & rye note. At this stage it becomes obvious for me that the blended rye expression is significantly more balanced & tempered. Some other notes are then coming through, but on a second ground (red fruit, spices). On the palate, the attack is a bit aggressive & spirity on spices, solvent & rye, but, after a moment, the maple wood comes through. Some beautiful fruity acidulous notes also appear then, more spices than on the blended expression (cinnamon, cloves, nutmeg), and probably some caramel as well. The wood is very upfront, with some dryness. It is nice, but the balance is fragile. It is not the best swimmer, but a few drops may help sweeten it. Conclusion : An amazing new JACK DANIEL’S expression, pretty much devoted to rye glory, with a strong personality, slightly unbalanced, but still a good whisky, and very good in a prestigious & very expressive cocktail called “Vieux Carré” which mixes French famous spirits with it. Personally, I prefer this version to the « SINGLE-BARREL RYE », while for the « OLD N°7 », it’s the contrary. Rating (under reservations): 86,5/100

 

 

 

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La fiche de présentation du whiskey avec la recette du cocktail présenté lors de la soirée du 19/03/2018 (recentrée sur la recette). Merci à BROWN-FORMAN.

 

 

 

-JIM BEAM 12 ans « SIGNATURE CRAFT », 1ère Edition 2013, 43 % (BOURBON WHISKEY, Kentucky, Etats-Unis) :

A Noter: Il s’agit d’une édition limitée de petits lots (“small batch”) élaborée par le master distiller actuel (Fred Noe), de la 7 ème génération de la famille Beam. Son vieillissement important pour un whisky américain se distingue également des habituels 2 à 5 ans d’âge des autres whiskeys les plus connus de la gamme, et plus généralement des Bourbons sur le marché.

Couleur : Vieil or, à reflets dorés, voire ambrés. Nez : Assez. Vif, boisé, un peu vert à la première dégustation, puis prenant vraiment de l’ampleur dès la suivante, plus spectaculaire et plus complexe . Il dévoile alors de belles notes de fruits rouges, de fruits exotiques, des notes de seigle, un bel acidulé, de subtiles notes de boisé et de caramel dur avec une certaine noblesse (sans doute dus à l’âge avancé et au brûlage parfait des fûts). Intéressant ! Bouche : A l’ouverture de la bouteille, de jolies notes fruitées et boisées, puis un côté agressif et alcooleux (solvant), qui heureusement disparaît dès la seconde dégustation : Belle attaque, un peu mentholée, avec un retour de bois d’érable un peu inattendu, se poursuivant sur un fruité complexe et assez intéressant (fruits rouges variés, fruits exotiques-goyave, papaye, et même mangue), de belles notes florales très fondues, du caramel dur de toute beauté, du miel de bruyère je crois bien aussi, des noix nobles (pécan, macadamia), des pommes rouges bien mûres, une pointe de cerises se mêlant à du bois de rose et du bois de santal en finale (fabuleuse), ce qui m’a fait (sur la base de plusieurs autres dégustations) augmenter encore la note chiffrée. Tenue à la dilution : Une légère dilution exaltera les qualités de ce whiskey dont le titrage à 43 % a été judicieux. Conclusion : Un whiskey qui a mis un peu de temps à s’ouvrir et s’équilibrer, mais une fois que cela fût fait, quelle merveille ! Un beau compromis entre l’exubérance de certains « Rye whiskeys » et les « Bourbons » purs et durs, tirant peut être profit du meilleur des deux. Chaudement recommandé ! Indication de Prix : Autour de 35/45 €, cavistes, voire certaines G.M.S./ Note confirmée : 92/100

ENGLISH SUMMARY: FW (Foreword): This one is a limited edition, a small batch, selected by current master distiller Fred Noe, from Beam’s family 7th generation. Its long maturation (for an American whiskey-many are just matured 2 to 5 years long) makes him stand aside the core range, but also aside from the current other bourbons brands. TN (Tasting Note): When I opened my bottle, it was a bit closed, spirity and showing a curious resinous note on the nose, but then it got better at each tasting, kind of stabilizing itself at the third tasting. But right from the start the beautiful fruity & woody notes were there, even if they seem to improve each time. Subtle caramel notes did shine through as well, and a certain grandeur. On the palate, once oxygenated a bit, it showed a beautiful slightly mentholated attack, complex fruity & woody notes (varied red fruit, exotic fruit, such as guava & papaya, also even some mango), nice floral notes as well, wonderful hard caramel notes, heather honey (if not mistaken), then evolving to noble nut notes (pecan nut, macadamia nut), ripe red apples, a hint of cherries as well, melted with beautiful rose wood & sandal wood for such a beautiful finish that I had to add one point more to the rating. This JIM BEAM will benefit of a few drops of water, but not more, as the abv for me is just perfect or close. Conclusion: This whiskey took a bit of time to deliver its qualities, but when it did, it was worth the wait! A superb mix of the best of Rye & Bourbon whiskeys it seems, synthetising their exuberance. Warmly recommended! Confirmed rating: 92/100

 

 

 

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-KILKERRAN officiel 12 ans (GLENGYLE distillery), 1st Edition, 2106, non-chill filtered, non coloured, 46 % (SINGLE MALT/Campbeltown, ECOSSE/Royaume-Uni):

A Noter: Il s’agit de la première édition du single malt KILKERRAN de plus de 10 ans d’âge et avec un compte d’âge mise en bouteille pour une édition régulière (auparavant ce whisky était produit en édition limitée et souvent nommée « Work in Progress ».KILKERRAN est le nom du single malt produit par la distillerie GLENGYLE (à Campbeltown) relancée en 2004 (initialement en fut ouverte en 1872 puis fermée à diverses reprises), et propriété de la famille MITCHELL (depuis 2000) qui possède également la distillerie SPRINBGANK. C’est d’ailleurs le personnel de cette dernière qui gère la distillerie GLENGYLE. A savoir, le premier whisky (3 ans d’âge) de KILKERRAN est sorti en 2007.

Couleur : Or clair, à reflets or paille. Nez : Assez proche du style SPRINGBANK…Notes légèrement fermières, présence du malt, légères notes florales, et aussi du caramel naturel. Légère note de fumée de tourbe. Bouche : Plutôt fine. Le profil est plus complexe, fondu et tempéré que le nez le laissait supposer : Les notes fermières (étable) sont vraiment légères et au second plan (mais elles sont associées à des notes végétales), tandis qu’un ensemble de notes assez fondues entre elles se détache du reste, mené par l’orge maltée, puis par la noix de coco, le caramel naturel, les épices douces, des fruits (abricots secs, agrumes dont oranges mûres, nèfles), et une touche de fumée de tourbe. L’ensemble est plutôt cohérent, équilibré, et montre l’influence des 30 % de fûts de sherry intégrées à la majeure de fûts de bourbon (70 %). Tenue à la dilution : L’eau rend l’ensemble plus harmonieux et fondu. Conclusion : Un excellent nouveau single malt, légèrement différent du SPRINGBANK, mais dans la même famille, à tous points de vue. Cette nouvelle version est livrée avec un marque-page témoin rappelant les précédentes versions de KILKERRAN et sa charte de couleurs d'étiquette. Indication de Prix : Autour de 60 € en France (MdW, cavistes), moins au Royaume-Uni (autour de 40 € !). /Note confirmée : 91/100

ENGLISH SUMMARY: This KILKERRAN is the name of the single malt produced since 2004 (first single malt bottling was out in 2007) by GLENGYLE distillery (by the name of the old distillery founded in 1872 & closed several times) from Campbeltown & owned by the MITCHELL family since 2000, a company who also owns SPRINGBANK distillery (so the staff of KILKERRAN comes from SPRINGBANK too). T.N.: Honestly this is very close to SPRINGBANK, maybe less focused on malted barley, but it shows too. A bit of stable notes (but more on the nose than on the palate), a bit of floral notes, some natural caramel, a hint of peat smoke, and on the palate some coconut, sweet spices, ok now more malted barley notes, and quite some fruity notes (dried apricot, citrus fruit including ripe oranges, medlar) melted with the other ones. It’s complex, well balanced & quite coherent, also showing it’s made with 30 % sherry casks (& 70 % bourbon casks). This new bottling comes out with a bookmark which is a reminder of all previous expressions within the W.I.P. range, with its label color chart. Conclusion: An excellent new comer (not really, but new as a 12 y.o.) to follow ! Confirmed rating: 91/100

 

 

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-LONGMORN officiel 15 ans, ancienne édition (années 1990/2000), 45 % (Type de whisky-Région, Pays) (SINGLE MALT/Speyside, ECOSSE/Royaume-Uni):

Couleur : Vieil or, à reflets dorés, voire orangés. Nez : Assez fin, suave, richement fruité (orange & abricot en tête, divers fruits secs, fruits rouges à l’arrière-plan), au boisé fin et subtil, avec une légère touche tourbée en arrière-plan, et du thé Earl Grey longuement infusé. Bouche : Elle reprend les notes du nez, avec toutes ses composantes florales, fruitées, végétales, légèrement fumées, boisées, mais y ajoute encore en complexité avec des notes de chocolat noir, d’épices variées. Tenue à la dilution : L’eau aide à développer de belles notes fruitées (comme une note de gâteau Chamonix à l’orange, avec son glaçage sucré intégré), y ajoute aussi une note de marmelade d’orange anglaise (légèrement amère-cela vient des fûts de sherry), de cerises au marasquin (avec une légère acidité), ainsi que ravive un peu les épices (gingembre, poivre 5 baies). Conclusion : Un grand single malt à l’ancienne (certes un peu affaibli par le caramel ajouté & le filtrage à froid), remarquable de complexité et de gourmandise. Egalement une version bien plus intéressante que le 16 ans actuel, à mon avis. Indication de Prix : Autour de 35/40 € à sa sortie, maintenant bien plus aux enchères, mais encore abordable./ Note confirmée : 91,5/100

ENGLISH SUMMARY: Refinement & « gourmandise » (the fact of being gourmet, in French) are the key words here ! On the nose it’s smooth, richly fruity (orange & apricot are on the front row, but there are also some dried fruit, red fruit, the latter on the background). It is also subtly woody (with no excess of wood), leafy (with some long time infused Earl Grey tea) & a hint of peat (very moderate). On the palate it is faithful to the nose, with quite some density (it’s almost sticky, as the orange marmelade notes that are coming through now), some depth & there are also some dark chocolate notes as well, complimented by some varied spices. With a few drops of water, fruity notes are blossoming, some are now close to a French pastry called « Chamonix » (an industrial one, but rather gourmet, orange based with a lot of sugar & topped by a delicious icing), as well as significant sherry notes (marasquino cherries, again that orange marmelade note-bringing some bitterness), and awakens some spices (ginger, 5 berries pepper). This is a complex whisky. Conclusion : Forget the current 16 y.o. reference ! This one is way more interesting, and you may still find it in old shops stock or in auctions. A great old fashioned single malt (some would say like they should still be!) from the Speyside, ok a bit weakened by the fact it’s chill filtered & coloured, but closer than the 16 y.o. to « The Real McCoy » in my opinion. Confirmed rating : 91,5/100

 

 

 

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-« PORT ASKAIG » 8 ans, du négociant The SPECIALITY DRINKS Ltd/Elixir Distillers, Edition 2017, 45,8 % (SINGLE MALT-Islay, ECOSSE/Grande-Bretagne):

A Noter: Il s’agit d’un single malt provenant vraisemblablement de la distillerie CAOL ILA, sans filtration à froid ni coloration.

Couleur : Jaune pâle, comme un whisky de l’île d’Islay issu de fûts de Bourbon ayant connu plusieurs remplissages. Nez : Assez engageant, nous plongeant avec délectation dans la badiane, la tourbe grasse, avec légèreté et finesse. Belles notes d’agrumes, centrées sur les différentes déclinaisons du citron. Quelques notes florales et des notes de bonbon anglais au second plan (esters). Bouche : Fine et gourmande à la fois, avec linéarité et cohérence (elle reprend fidèlement les notes du nez), elle est très accessible et très plaisante à boire. C’est comme un voluptueux bain de badiane et d’agrumes, avec quelques autres notes (esters, notamment) fondues dans l’ensemble, et cette belle tourbe grasse et légère (presque aérienne) à la fois qui est assez fascinante. Un single malt d’un charme certain. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky prend encore un peu plus d’assurance, et révèle une belle note proche du sucre d’orge (et évoquant l’orge maltée), mêlée de badiane, et c’est succulent ! Les notes d’agrumes (le citron en tête) deviennent alors presque juteuses. Conclusion : Un très joli jeune mais déjà « bien élevé » CAOL ILA. Une belle addition à la gamme « PORT ASKAIG » que je recommande chaudement également. Indication de Prix : Autour de 50 €, LaMDW & cavistes partenaires. Note confirmée : 90,5/100

ENGLISH SUMMARY : Pale in color,engaging, with a delightful star anise note, oily peat, beautiful & varied citrus fruit notes (with all kinds of lemons), some floral notes as well, and English liquorice allsorts sweets. On the quite refined & gourmet palate, this is very consistent too, with a sensual, very drinkable moutfeel, and basically it’s like a voluptuous oily peat bath where citrus fruit, esters & star anise are endlessly playing together. Some notes are melted and gourmet, but there is some lightness (almost aerial) in it that is quite fasctinating. With a few drops of water, the whisky gets even more expressive and structured and make other notes come through, such as a beautiful note of barley sugar melted with a star anise nose & these notes (plus a now becoming almost juicy complex lemon note) are delicious. Conclusion: An attractive « young but ready » CAOL ILA which is a very welcome new expression from the PORT ASKAIG range, a whole range that I warmly recommend too. Confirmed Rating : 90,5/100

 

 

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-« PORT ASKAIG » 14 ans, du négociant The SPECIALITY DRINKS Drinks Ltd (ELIXIR Distillers), Edition 2018, Bourbon casks, 45,8 % (SINGLE MALT-Islay, ECOSSE/Grande-Bretagne):

A Noter: Il s’agit d’un single malt provenant vraisemblablement de la distillerie BUNNAHABHAIN, mis en bouteille sans filtration à froid ni coloration.

Couleur : Or pâle. Nez : Assez Très jolies notes florales en attaque, mêlées de fruité (agrumes-citron & pamplemousse surtout) & de badiane, mais aussi étonnamment pas mal d’esters (bonbon anglais, fruits exotiques, poire en sorbet). Bouche : Délicate & gourmande, elle reprend fidèlement les notes du nez (fleurs, fruits, badiane, agrumes, esters), avec une belle simplicité, mais aussi une droiture remarquable. Facile à boire, elle se fait presque aérienne au fur et à mesure de la dégustation, avec en fil rouge cette sublime badiane & tourbe grasse (et quelques embruns) si engageante. Il y a de la sensualité là dedans, une belle souplesse et un équilibre fabuleux. Le fruité se fait très fondu, autour du citron en sorbet (allégé en sucre) & des esters (sorbet poire, ananas, banane et peut être aussi une pointe de goyave, pour l’acidité), notes auxquelles l’ont peut rajouter des épices douces. & quelques notes végétales. Les fleurs sont difficiles à discerner mais sont bel et bien là, et s’intègrent parfaitement à l’ensemble, sans véritable caractère médicinal (l’on est pas chez LAPHROAIG, clairement). C’est vraiment superbe. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky se fait encore plus cajoleur, renforcant le beau fondu entre agrumes, fruits exotiques, badiane, embruns, et c’est succulent ! Conclusion : Encore une superbe sélection d’Oliver Chilton, qui réussit à proposer une référence raffinée & gourmande, à la fois différente du 8 ans d’âge, du 15 ans d’âge et du « 100 PROOF » ! Une très belle addition à la gamme « PORT ASKAIG » qui laisse rêveur sur ce que l’on pourrait encore nous proposer à l’avenir et que je recommande chaudement également. Indication de Prix : Autour de 85 €, LaMDW & cavistes partenaires. Note confirmée : 93/100

ENGLISH SUMMARY : Pale in color, but with quite an engaging nose (about whiskies, and especially Islay whiskies, please never judge a book by its cover!). This new proposal is different from the both the recent 8 years old, the 15 years old & the “100 PROOF” (this for the current range). This is said to be a bourbon matured BUNNAHABHAIN. T.N.: On the nose (if you let it breathe a bit), it’s already there, all the promises that will be fulfilled on the palate: A delicious star anise note, oily peat, some juicy & shorbety citrus fruit notes (mainly lemon & grapefruit), some floral notes as well (but difficult to identify), and a generous amount of estery notes (english liquorice allsorts, exotic fruit such as pineapple, banana, but also some guava -& some acidity coming with it, and pear shorbet). There is a beautiful oily peat note along the way, always combined with the star anise note, topped with some exquisite sea spray notes as well. Everything comes on point & melts with the other notes to form a very sensual, perfectly balanced, refined & gourmet palate, but also some aerial feeling about it, and it’s fantastic ! You can add a little water for more “peat galore”’ pleasure. Conclusion: Once again, a remarkable selection made by Oliver Chilton, and one that manages to propose something slightly different from the rest of the PORT ASKAIG range (thinking of what could come next put a wide smile on my face I have to say), and of course another one that I warmly recommend. Confirmed Rating : 93/100

 

 

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-« TORBA », du négociant The SPECIALITY DRINKS Ltd/Elixir Distiller/gamme “Elements of Islay”, Edition 2017 (70ème anniversaire de VELIER), 50 cl, 56,1 % (BLENDED MALT-Islay, ECOSSE/Grande-Bretagne):

A Noter: Il s’agit d’un blended malt très tourbé (comme une variante du “PEAT”) composé de 3 single malts different (non précisés) en édition limitée à 1200 bouteilles exclusive destinée à la Maison du Whisky, France, pour fêter l’anniversaire de la prestigieuse maison VELIER. Un whisky non filtré à froid & non coloré.

Couleur : Jaune très pâle (vin de muscadet clair). Nez : Assez fin, avec de discrètes notes d’agrumes, de la tourbe mi-grasse, mi-sèche, un léger côté médicinal (suggérant une part de fûts de la distillerie LAHPROAIG dans l’assemblage), mais aussi une certaine austérité. Bouche : Fine et sèche, un peu tendue, évoquant clairement une variante du « PEAT », avec un peu plus de puissance, mais pas davantage de corps. Plus tourbée que ce dernier, en effet, en bouche, cette version légèrement réglissée est également peu florale et peu fruitée (un peu aux antipodes de la gamme « PORT ASKAIG »), et peu épicée. La badiane s’y fait rare également. Un whisky de bonne tenue, ceci dit. Tenue à la dilution : L’ajout d’un peu d’eau provoque un léger mieux, avec le réveil de quelques notes (pointe de badiane, mais aussi de gentiane), plus de présence de plantes aromatiques variées, et un caractère un peu plus médicinal. Conclusion : Un whisky tourbé très correct, bien fait, mais sans grande surprise, un peu trop monolithique peut être pour passer dans la catégorie supérieure. Indication de Prix : Autour de 75 €, LaMDW & cavistes affiliés. Note confirmée : 86/100

ENGLISH SUMMARY : Pale in color, this limited edition was conceived last year as a tribute to VELIER’s 70 anniversary. It is a blended malt made of 3 Islay distilleries, but we don’t know which ones. As usual in the « Elements of Islay » range, it is bottled at cask strength in these amazing laboratory-like 50 cl bottles. On the nose, it take some time to open up but when it does, it shows discrete citrus fruit notes, half-oily, half dry peat smoke notes, some medicinal notes (suggesting some LAPHROAIG presence ?). On the palate, it is a bit tense (the relatively high ABV doesn’t help) and sounds like a more powerful (but a bit thin though) variant of the « PEAT » from the same range. Medicinal, not very fruity or floral, with some liquorice and dry peat smoke. Adding some water will help its drinkabiliy, with some notes awakening such as aromatic plants, some star anise, but also some gentian. To conclude, I will say that a pretty decent whisky, but I find it a tad too one-dimensional to be part of the upper category. Confirmed rating : 86/100

 

 

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-TULLAMORE DEW 12 ans, Bourbon casks (Sherry cask finish), Edition 2015-Travel Retail/1 litre, ncf, 46 % (SINGLE MALT/République d’Irlande) –Source du distillat: COOLEY distillery (désormais également mentionnée comme KILBEGGAN distillery)

A Noter:Il s’agit de la version « Single Malt » du TULLAMORE DEW 12 ans d’âge, à ne pas confondre avec la version « Blended whiskey ».

Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire ambrés. Nez : Après plusieurs aérations salutaires, une note un rien désagréable et très oxydative (saumure mêlée de rancio lié au sherry ?) accompagnée d’une note soufrée, s’est faite plus discrète et a laissé se développer des notes fruitées (fruits mûrs variés, mais surtout des pommes à cidre, avec pas mal d’acidité, des pommes rouges fraîches et des notes de fruits rouges comprenant des cerises au premier plan, et des groseilles au second, ce qui perturbe un peu le nez conduit d’un côté vers l’acidité et de l’autre vers le sucre). Légères notes beurrées également, et aussi peut être des notes végétales. Bouche: En bouche il en va de même, et l’on met un certain temps à s’habituer à ce mélange acide/sucré issu des notes fruitées d’une part, et ce boisé un peu rancioté et mouillé (apportant un rien d’amertume et de côté un peu renfermé, acide, comme de la saumure) contredit par ce fruité franc issu également du sherry, mais pour moi ce whisky s’est amélioré à chaque dégustation. Mais ces notes franches de fruits rouges et de pommes cuites sont rendues plus compliquées à distinguer en raison de la présence de notes d’arachides, de notes de bourgeon de cassis typiques des whiskeys irlandais, d’autant plus (et je l’ai découvert très tard) qu’elles sont agrémentées de notes végétales (thé vert, thé noir, feuilles de menthe non fraîches-un rien terreuses) qui rendent la dégustation compliquée (ce côté mentholé et végétal on ne l’attend pas du tout), mais aussi fascinante. Tenue à la dilution: Un peu d’eau lisse l’ensemble et le rend plus accessible, mais mine de rien, mets aussi en valeur ces notes si particulières à la fois fruitées et mentholées. Elle réveille aussi d’autres notes fruitées (des esters provenant de la première maturation en fûts de bourbon (fruits jaunes, bonbons anglais, fruits exotiques) mais cela reste modéré.

Conclusion: Un whisky au bord du déséquilibre, quelque peu contradictoire et d’une grande complexité qui a eu besoin de beaucoup d’aération pour donner tout son potentiel. Un whiskey très irlandais en tout cas et une version plus complexe que son équivalent en version blended whiskey (que je recommande également), plutôt différent en fin de compte (plus lisse et classique). Recommandé pour les palais curieux et « ouverts ». Prix indicatif: Autour de 45/55 €, boutiques hors taxes (« travel retail ») & certains cavistes. Note confirmée: 87,5/100

ENGLISH SUMMARY : This is the « Single Malt » version of the 12 years old, not to be confused with the« Blended whiskey » one. The color is from gold to amber, and suggest more sherry than in the blended whiskey version. This expression has been difficult to assess and changed a bit since I opened the bottle, it needed quite some air to get approachable and leave some light sulphur & sour notes behind, but when it did, the whisky could really « take off » and me write more developped tasting notes : The nose is complex and displays varied fruity notes (ripe fruit, cider acidic apples, red apples, cherry and redcurrant notes (cherry on the first ground, redcurrant on the second), some sourness as well, and a more surprising buttery note, plus some green notes as well. On the palate, it take some time to get used to a complex and sometimes contradictory aromatic profile : On one hand I get some wet wood, rancio wood & a bit acidic and sour fruity & green notes, and on the other, more fruity, more typical (blackcurrant buds, peanuts plants) and sugary notes of Single Pot Still style of whisky. What is also a bit disturbing is that those fruity notes get some contradiction from some heavy znd complex green notes (black tea, green tea and overiped tea leaves), with a mentholated & almost earthy note I wasn’t expecting at all. With a few drops of water, this whisky gets more approachable and more balanced, with mentholated notes as well as more estery notes (liquorice allsorts, exotic fruit, quince, yellow peaches). Conclusion : A whisky sometimes on the edge, fragile, but very complex and very interesting to analyze. Give it some time & air and it will rewarding (especially for open-minded consumers). Different (less classical) & more complex than the blended whiskey version (which I also recommend). Confirmed rating : 87,5/100

 

 

 

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-WOODFORD RESERVE officiel « RYE », Edition 2018, 45,2 % (RYE WHISKEY, Kentucky, Etats-Unis) :

A noter : Il s’agit d’un assemblage composé de 53 % de seigle, 33 % de maïs et 14 % d’orge. Ce n’est pas une nouveauté à proprement parler, mais disons d’un lancement plus important sur le marché français après son lancement l’an dernier. Merci à BROWN-FORMAN & SO-WINE pour la dégustation de ce whisky le 19/03/2018 au cours d’une soirée qui mettait en valeur le seigle, via également la dégustation de cocktails dédiés (recette en fin de note) et la présentation du travail de l’artisan boulanger Gontrand Cherrier qui avait préparé des pains pour l’occasion selon différents pourcentages de seigle et recettes.

Couleur : Vieil or, à reflets ambrés. Nez : Très fin, très fondu. Les notes de seigle se reconnaissent, mais ne dominent pas l’ensemble, laissant celles de maïs et même d’orge de s’exprimer. Un nez acidulé, épicé, avec une fine note d’érable, de fruits rouges (entre rhubarbe & cassis, voire fruits des bois). Enjôleur. Bouche : Fine, vraiment fine et fondue (beaucoup de liant), avec de belles notes fruitées (fruits rouges divers plus ou moins acidulés, mais aussi des pommes rouges assez mûres), du miel, et de belles notes épicées (cannelle, girofle, muscade) surmontant un boisé délicat, avec une pointe menthe poivrée en finale. Délicieux, mais un peu timide. Tenue à la dilution : Paradoxalement, pour ce whiskey déjà très fondu, la réaction chimique créée par l’ajout d’eau va raviver un peu toute sa palette, et apporter souplesse et suavité en bouche. Conclusion : Un whiskey de qualité, bien fait, qui fera merveille en cocktail (voir ci-dessous la recette du superbe « Manhattan » dégusté ce soir-là, recette telle que préconisée par le producteur) et peut tout à fait s’apprécier sec, en prenant le temps, car il est excellent, même si plus timide que le « Distiller’s Select » et moins expressif que le « Double Oaked », qui semblent tous deux difficiles à détrôner ! Indication de Prix : PVC :Entre 46 & 49 € €/ Note confirmée : 89,5/100

 

 

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ENGLISH SUMMARY: FW (Foreword): This core range new expression from last year (but recently relaunched in France) is a made of 53 % rye, 33 % corn and 14 % barley. I had the opportunity to try this one neat, then in a cocktail (a “Manhattan”-see the recipe below), during a press launch event in Paris, on March, 19 of this year, where French craft-baker Gontrand Cherrier presented 3 different recipes of bread made of rye. Thanks to BROWN-FORMAN, the brand owner & to SO WINE, event organizer agency for the invitation. TN (tasting note): The nose is very melted, and while one can recognize the rye presence, it doesn’t dominate the mix, letting corn & barley notes equally come through. It is acidulous, spicy, with a thin maple wood note, but also red fruit (between rhubarb & blackcurrant, mixed berries) notes. On the palate, It is refined and melted, with beautiful fruity notes (varied red fruit, more or less acidulous, but also ripe red apples), honey, beautiful spices (cinnamon, cloves, nutmeg), topping a delicate oak, with a hint of peppermint on the finish. It may seem a bit shy, but it is delicious. Adding water will enhance this melted palette of flavors, bringing more sweetness & suppleness on the palate. Conclusion: A quality whiskey, well made, which will work perfectly in cocktails (see below the recipe of the gorgeous “Manhattan” I had that night-the producer’s own recipe), but is also quite enjoyable neat, taking your time, because it is excellent, even if I found it more shy than the “Distiller’s Select” or the “Double Oaked’” expressions, two core range classics that seem hard to beat ! Confirmed rating: 89,5/100

 

 

 

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 La fiche de présentation du whiskey avec la recette du cocktail présenté lors de la soirée du 19/03/2018 (recentrée sur la recette). Merci à BROWN-FORMAN.

 

 

 

A SUIVRE /TO BE CONTINUED....

 

 

 

Express Notes No 4

 

EXPRESS NOTES No 4 :

Dégustation de 7 samples du négociant « HUNTER LAING »

 (Tasting 7 samples from independant bottler HUNTER LAING)

 

 Mise en ligne du : 12/12/14-Mise à Jour du 14/12/14

 

HUNTER LAING

 Négociant et assembleur écossais actif depuis 2013*

HUNTER LAING & Company Ltd, 16 Park Circus, Glasgow G3 6AX

 

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Stewart LAING dans son bureau, fêtant un anniversaire... Photo : © Hunter Laing & co

 

*Brève présentation : L’histoire de Stewart LAING se confond jusqu’en 2013 (ou ils décident de scinder en deux sociétés distinctes l’affaire familiale) avec celle de son frère Fred H. LAING: Depuis plus de 50 ans en effet, la société  Douglas LAING, établie à Glasgow en 1948, est propriétaire d’une des maisons de négoce les plus réputées d’Ecosse, spécialiste de mises en bouteille de single-malts écossais (le plus souvent en single-cask) sans coloration artificielle ni filtrage à froid, ce sous la houlette au départ de leur père, Fred Douglas LAING, lié également à la famille McGIBBONS par un mariage. La société se fait vite un nom auprès des connaisseurs, notamment par sa gamme « Old Malt Cask » (des single-casks mis en bouteille à 50 %, sauf exceptions), mais aussi par les gammes plus abordables mais de qualité comme « Provenance » (single-malts issus d’un ou plusieurs fûts réduits à 43 ou 46 %) ou « Tartan » (single-malts d’entrées de gamme pour la Maison du Whisky), ou encore également les gammes prestigieuses comme « Old & rare » ou « Platinum ». Les hauts de gamme de la société mettent en valeur le patrimoine écossais avec notamment de prestigieuses mises en bouteille des distilleries telles ARDBEG, BRORA, GLENFARCLAS, PORT ELLEN ou encore TALISKER, entre autres, bien entendu). Avec CADENHEAD et GORDON & MacPHAIL, Douglas LAING furent les premiers en Ecosse à mettre en bouteille des single-casks le plus naturels possibles et destinés à mettre en valeur les spécificités du style d’une distillerie, quitte à s’éloigner parfois du style des versions officielles produites en grandes quantités. Elle commercialisera également des single-grains (parmi les premières), sous la marque « Clan Denny », mais aussi des blended-malts thématiques, voire des blended-whiskies. Par la suite, la société Douglas LAING développa également des blended-malts de concept plus moderne, notamment sous la marque « Double-barrel », un assemblage de fûts provenant de deux distilleries différents couplées par thème, le plus souvent une distillerie du Speyside ou des Highlands avec un whiskies tourbé des îles, un Islay de préférence. C'est elle qui produit également le blended-malt îlien « Big Peat ».

En 2013, à la surprise générale, les deux frères décident de se séparer professionnellement. Fred LAING conserve le nom de Douglas LAING, et les gammes « Provenance » et « Double Barrel », « Premier Barrel » (whiskies présentés en carafe en grès), puis crée de nouvelles gammes comme « Old Particular » (le pendant de « Old Malt Cask ») ,« Single-Minded », « Director’s Cut » (pendant de la gamme « Old & Rare »), le blended malt « Big Peat », entre autres, tandis que Stewart conserve les gammes « Old Malt Cask », « Old & Rare » et crée la game « Douglas of Drumlarig » (le pendant de la gamme « Provenance »). Au sein de Douglas LAING, Fred travaillera désormais notamment avec sa fille Cara, tandis qu’au sein de Hunter LAING, Stewart travaillera notamment avec ses fils Scott & Andrew. Ce fut pour moi un déchirement d’apprendre cette nouvelle, étant amateur de nombreuses mises en bouteille de la société historique Douglas LAING, « sans distinction de frères », et ayant rencontré les deux, aussi je tente depuis de me tenir au courant du travail des deux sociétés, sans aucun parti pris ni pour l’une ni pour l’autre, même s’il est évident que j’ai davantage rencontré certains de ses acteurs que d’autres au fil des années lors des salons Whiskies Live Paris, par exemple. J’ai également eu l’honneur de présider une soirée dégustation pour la marque, à titre exceptionnel et gracieux, en remplacement d’un ambassadeur, au cours d’un dîner ayant eu lieu (avant la scission !) en 2008 au restaurant La Zygothèque à Paris. Le « line-up » des whiskies était tout bonnement exceptionnel, se concluant par un PORT ELLEN de grande classe. Tout est dit.

 

Pour en savoir plus sur HUNTER LAING & co, voir leur site internet : cliquer ici / click here

 

 

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Les samples reçus de la part de HUNTER LAING -Photo: © Grégoire Sarafian

 

 Ces whiskies ont été dégustés deux fois et en partie séparément (mais les 3 BENRINNES ensemble), donc pas forcément dans l’ordre de la rédaction ci-dessous. Malheureusement je n’ai pu obtenir les prix ni les lieux de distribution précis pour ces versions, mais on peut en trouver par exemple dans les boutiques Le Repaire de Bacchus ou chez Nicolas Julhès, par exemple. Merci à Hunter Laing pour les samples.

These whiskies have all been tasted twice, but they haven’t been tasted in the order where they are listed below, except the 3 BENRINNES all tasted in a row. I don’t have an idea of the prices, or places where you can find these whiskies, but you can find some (in France) in the different shops of Le Repaire de Bacchus (a channel of retailers) or at Nicolas Julhès’s shops (3 in Paris). Thanks to Hunter Laing for the samples.

 

Distillerie BENRINNES :

 

Brève présentation : Cette distillerie méconnue du grand public, fondée en 1826 dans la région du Speyside, est typiquement une distillerie dont l’essentiel de la production est utilisée pour l’élaboration de blended-whiskies de marques connues tels le J & B ou le JOHNNIE WALKER ou moins connus tels le CRAWFORD 3 Stars. Ce qui fait qu’hormis quelques rares versions officielles (dont un 21 ans brut de fût dans la prestigieuse gamme des « Rare Malts Selection », un 15 ans dans la gamme « Flora & Fauna » à 43 %, un 23 ans d’âge millésimé 1985 sorti en 2009 à 58,8 %, un « Manager’s Choice » millésimé 1996 sorti en 2010, un 21 ans en 2014), ce sont surtout des négociants comme GORDON & MacPHAIL (par exemple) qui ont fait connaître cette distillerie. Elle a pratiqué la triple-distillation pendant un temps avec de plus un mode de distillation assez particulier (deux alambics de Wash pour 4 alambics de Still, pour résumer). Elle produit près de 3,5 millions de litres d’alcool pur par an. Elle est la propriété du groupe Diageo.

 Trois versions dégustées:

 

 

 1/-BENRINNES 11 ans, Edition 2014, gamme « DOUGLAS OF DRUMLARIG », réf. : 399, 46 % :

De couleur or clair, le nez est légèrement marqué par le Sherry (probablement pas de 1er remplissage), assez ténu, mais assez complexe également. Avec des notes de cire, de vanille, de citron, de fruits confits, il est assez représentatif du style de la distillerie. En bouche, il est également citronné, vanillé et épicé. De tempérament vif et sec, il est également assez citrique, acide et un peu aqueux. Quelques fleurs et herbes sauvages agrémentent l’ensemble avec légèreté. Avec une légère dilution, cela n’est pas forcément plus plaisant, car les herbes sauvages et les épices sont ravivées et une note cartonneuse peut apparaître. Une version correcte, mais guère excitante. L’on est plus près de BLADNOCH que des BENRINNES très Sherry que l’on voyait il y a quelques années. Note confirmée (confirmed score): 81/100

A moderately complex Speysider, that tastes more like a Lowlander (BLADNOCH ?), with its citrus, vanilla & wild herbs notes. It seems sherried, but very lightly (certainly from refill casks). A bit harsh as well, but water won’t help a lot here (you get some cardboardy notes & it gets agressively herbal spicy). On the palate, I also get some candied fruit, lots of spices and the overall profile is a bit too citric & sharp. Not a bad version, but not much exciting.

 

2/- BENRINNES 11 ans, Edition 2014, gamme « HEPBURN’S CHOICE », réf. : 0037, 46 % :

De couleur or clair, le nez est différent du précédent, agréablement marqué par les esters (bonbons anglais gélifiés, fruits exotiques), mais aussi la vanille et les amandes. Suggère un élevage en fûts de Bourbon de premier remplissage. En bouche, les notes d’esters sont bien là, de manière plaisante, mais aussi réchauffante, avec un surgissement d’épices (moutarde, gingembre) et d’herbes sauvages. D’une certaine complexité, elle présente aussi de jolies notes de citron, de noix de coco, de vanille, d’amandes (presque de pâte d’amandes, même), et l’ajout d’un peu d’eau révèle même de belles notes de toffee. Un peu d’eau suffit, car l’on découvre une légère vinosité issue cette fois d’éventuels fûts de Sherry. Mystérieux ! D’une belle élégance, plus complexe que la version pour la gamme « Douglas of Drumlarig », ce BENRINNES là est assez plaisant, je dois dire, et se rapproche du profil des CLYNELISH « classiques ». Note Sous Réserve (score under reserve): 89/100

A different profile than the previous one (above), this BENRINNES is more complex as well. On the nose, it displays some pleasant estery notes (liquorice all sorts & acid drops, exotic fruit), but also vanilla & wild herbs. On the palate, you get the same notes but others as well, with a warming feeling (spices such as French mustard, ginger), coconut, almonds (even almond pasta). A few drops of water brings some surprising slightly winey notes, that suggests this time more a Sherry cask component (refill cask?) than a Bourbon one. This one has some elegance & charm, I have to say. A bit in classic CLYNELISH’s territory. Recommended.

 

3/- BENRINNES 19 ans, Edition 2014, gamme « OLD MALT CASK », réf. : 2380, 50 % :

De couleur or, à reflets dorés. Le nez est capiteux (fleurs capiteuses, dont du lys), encore plus dense que le précédent, marqué par les herbes sauvages, la vanille, mais aussi le citron et la moutarde forte, voire aussi de l’angélique (ce qui lui donne beaucoup de charme). Un profil pas loin là aussi d’un CLYNELISH. En bouche, celui-ci s’avère assez serein, puis plus épicé et plus sec qu’escompté. La finale est citronnée, épicée (moutarde forte), vanillée, mais avec un beau retour de fleurs capiteuses (le lys en tête). Avec un peu d’eau, ce profil n’est pas vraiment plus doux (les épices et herbes sauvages ne sont pas loin !). Une version avec du tempérament, mais aussi une certaine classe. -Note confirmée (confirmed score): 89,5/100

This one is not far from the previous one, though it has much less estery notes & is a bit wilder. On the nose, it has the usual citrus, vanilla, wild herbs & mustardy notes (regarding the two previous ones tasted), but displays some interesting heady flowers notes (lilies, mostly). On the palate, it is the same, except that it gets more and more warming, wild & spicy over time, but staying elegant & complex as well. Do not add too much water to that one (it will get even more agressive). This BENRINNES has a lot of character, but some class as well. Again, one cannot help thinking of a CLYNELISH. Recommended.

 

 

Distillerie CRAIGELLACHIE :

Brève présentation : Cette distillerie fondée en 1891 dans la région du Speyside est elle aussi méconnue du grand public. Propriété depuis 1998 du groupe Bacardi (au sein de la société John Dewar & Sons), il s’agit également d’une distillerie dont l’essentiel de la production est utilisée pour l’élaboration d’un blended-whisky, le DEWAR’S. Il existait peu de versions officielles jusqu’à cette année, hormis un 14 ans en version officielle, dans la gamme « Flora & Fauna », ainsi que certaines éditions limitées, mais la distillerie a relancé dernièrement la marque en lançant pas moins de 4 versions officielles dont 3 dans la nouvelle gamme régulière, un 13 ans, un 17 ans et un 23 ans, tous non filtrés à froid et non colorés artificiellement, plus un 19 ans pour le marché hors taxe (« travel retail ») et prévoit de sortir bientôt un 31 ans d’âge. Les négociants proposent depuis longtemps des mises en bouteilles réduites, mais en moins grand nombre que pour d’autres distilleries de ce type. C’est le célèbre négociant Gordon & MacPhail qui semble en avoir proposé le plus par le passé, du moins pour le marché Français. Parmi les dernières versions sorties, citons celles du désormais concurrent Douglas LAING (un 10 ans millésimé 2003 dans la gamme « Provenance », et réduit à 46 %, non testé) et un plutôt bon millésime 1994 sorti en 2013 par le négociant Cadenhead dans sa gamme « Small Batch », un 18 ans d’âge à 54,4 %.

 

4/-CRAIGELLACHIE 18 ans, Edition 2014, gamme « OLD MALT CASK », réf. : 2389, 50 % :

De couleur vieil or, à reflets légèrement ambrés. Le nez débute avec une belle note beurrée (voire de paraffine), rappelant les single-malts à l’ancienne, puis de Sherry (de second remplissage sans doute ?) avec une légère vinosité, mais aussi des fruits confits variés, des épices probablement et quelques notes végétales (thé). La bouche reprend les notes du nez avec précision et les développe. Complexe, elle dévoile également de thé Earl Grey, mais aussi des notes d’infusion à l’orange (voire d’ « Orangerie » de Compass Box, c’est-à-dire d’infusion d’écorces d’oranges et d’épices, sans sucre, imprégnées de whisky), de cire, d’herbes fraîches et sèches à la fois, de biscuits Chamonix allégés en sucre, voire de loukoums, mais aussi de laurier et d’une légère note de bois précieux. Très belle réaction avec juste quelques gouttes d’eau (ne pas en mettre trop) pour un profil presque pâtissier (le thé ET son accompagnement). Elégante, fine, fraîche, elle est bien équilibrée, même si la deuxième dégustation (13 jours après la première) a donné un profil un peu plus agressif. Un single-malt à l’ancienne comme je les aime et un des plus beaux CRAIGELLACHIE parmi ceux dégustés ces dernières années. Egalement sans aucun doute le plus beau whisky de cette dégustation. Note confirmée (confirmed score): 91/100

This classy old school CRAIGELLACHIE is one of the best I have come across these last years. The nose is complex, starting with a lovely buttery (even paraffin wax) note, then light Sherry (from a refill cask probably), candied fruit & soft spices. Elegant. On the palate, it is the same, but with maybe more complexity & oomph. With a lot of refinement & a good balance, it develops some beautifully complex & natural orange notes through tea & infusion (even Scotch whisky infusion, because it reminds me a bit of Compass Box’s « Orangerie »), some wax again, dried & fresh herbs, turkish delights & French delights called Chamonix (a diet one!), bay tree, a hint of sandal wood as well. Gets a bit more agressive with some air (tasted 13 days after the first try). Nice reaction with a few drops of water (it doesn’t need more). As if you were having tea & a pastry aside ! By far, the most elegant & the best whisky of this tasting. Warmly recommended.

 

Distillerie ARRAN :

Brève présentation : Voir la page consacrée à cette distillerie sur mon site, lien ici : cliquez ici / click here

 

5/-ARRAN 18 ans, Edition 2014, gamme « « OLD MALT CASK  », réf. HL : 10439 (Refill Hogshead, 347 b.), 54,9 % :

De couleur or clair, à reflets dorés. Un nez complexe et un rien déconcertant de prime abord. De la cire (voire de la paraffine), de l’orge dans tous ses états (bouillie, sucre d’orge, orge maltée), des raisins secs, des fruits confits variés. Un nez un peu fermé et qui a nécessité une certaine aération pour s’exprimer. En bouche, tout aussi complexe et…bizarre. D’abord fermée, elle s’exprime timidement par un profil épicé, sec, herbacé (herbes sèches), avec du miel, des agrumes confits et de la vanille. Le fût semble cependant peu actif à ce stade. Avec plus de temps (aération), l’on obtient enfin un des marqueurs aromatiques de la distillerie, à savoir une note de raisin blanc, mais pas très fraîche. C’est mieux. Avec un peu d’eau des notes cartonneuses de mauvais aloi surgissent, mais heureusement la deuxième dégustation fut meilleure, avec l’accentuation de cette note de raisin blanc, combinée ici à une note d’orge assez pure et des amandes. Ce whisky un rien changeant a été difficile à évaluer et noter (première note 79/100-je rappelle que ma moyenne n’est pas de 50/100 mais plutôt 75/100, pour des raisons complexes, voir mon barême), mais, ayant pris davantage de temps à la deuxième dégustation, il a pu révéler quelques qualités supplémentaires. Un ARRAN cependant moins intéressant d’autres versions officielles d’un âge comparable (je pense à la version 17 ans du Whisky Live Paris 2013 ou au 17 ans « Miss Black »). Un peu frustrant…Note confirmée (confirmed score): 82,5/100

This indie ARRAN is not bad, but a bit weird & frustrating, hiding its qualities for a while. The nose is a tad closed, reluctant to express its qualities, but, with some air, it kind of opens up: I get some paraffin wax, barley sugar & a kind of porridge, and some fresh white grape. On the palate, it is as weird as complex, but not uninteresting. It needs time to open up more. Once you are there, you get some spices, dried herbs, honey, candied citrus fruit & some vanilla. The cask seem rather not very active at this point. Then, with more time, you get (at last !) one of the markers of ARRAN, this lovely white grape note, but not as fresh as you would like. It is better with a dash of water, the grape gets more natural, and is enhanced by nice barley & fresh almond notes, but also some cardboardy notes during the first tasting. This one has been hard to assess & to score (first one was low, with 79/100-as the average score on my scale is 75/100, not 50/100, why ? See my scoring system), but was behaving better during the second tasting. A less interesting expression than for instance two official others, such a recent limited edition « Miss Black », or Whisky Live Paris 2013 special bottling, both 17 y.o.

 

Distillerie BLADNOCH:

Brève présentation : La distillerie BLADNOCH a été fondée en 1817 dans la région des Lowlands, au Sud Ouest de la ville de Dumfries. La distillerie eu de nombreux propriétaires avant d’être sauvée de l’oubli par Raymond Armstrong (rejoint plus tard par son frère Colin), originaire d’Irlande du Nord, qui rachète la distillerie en 1994 (elle été auparavant la propriété du Guinness Group) alors qu’elle était en sommeil depuis un an. La production ne redémarrera qu’en décembre 2000, sortira des single-malts issus de l’ancienne production en 2003, mais il faudra attendre l’année 2009 pour voir sortir un 8 ans d’âge issu de la nouvelle production. La distillerie est artisanale et de petite capacité (250 000 litres par an) et a comme particularité rare de louer ses chais à d’autres distilleries (notamment du groupe Diageo), mais aussi d’avoir crée un club/forum sur internet, qui a commercialisé durant quelques années des bouteilles de single-malts et single-grains rares à des prix incroyablement bas (dont un superbe 25 ans d’âge de la distillerie PORT ELLEN). Hélas, les coûts de production et la demande trop faible conduisent son propriétaire à fermer la distillerie en 2014, qui, à l’heure ou j’écris ses lignes, attend toujours un repreneur, malgré certains rumeurs de reprise par un groupe étranger (extrême-orient). BLADNOCH est encore disponible en version officielle (des versions de 12, 15, 22 ans d’âge, notamment), et de temps à autre disponible en version de négoce, que ce soit chez Cadenhead, Gordon & MacPhail, Malts of Scotland ou encore Signatory Vintage, par exemple.

 

6/-BLADNOCH 21 ans, Edition 2014, gamme « OLD MALT CASK », réf. : 2381, 50 % :

De couleur or clair. Un nez un peu beurré, fermier, peu agréable. A la deuxième dégustation, des épices, des herbes sèches, quelques fleurs (mais peu expressives), des épices. Un nez peu expressif, probablement le signe d’un fût peu actif. En bouche, la pauvreté du fût se confirme, il ne se passe pas grand-chose. En bouche, un peu de citron, quelques herbes, des épices, sinon pas grand-chose. Meilleur à la deuxième dégustation, avec un profil pas très complexe : Herbes & fleurs sauvages, épices (moutarde forte), plus une note cartonneuse en finale, plutôt de mauvais aloi. Avec un peu d’eau, devient encore plus cartonneux, exagérément boisé, pire que tout. Moins mauvais à la deuxième dégustation, avec quelques notes de fleurs et d’amandes. Cependant, je dois le dire, un des pires BLADNOCH jamais dégustés. Note confirmée (confirmed score): 71/100

Starts a bit farmy, buttery, spicy, not very pleasant. At second tasting, I had more spices, dried herbs, some flowers (not the freshest). Not a very expressive nose, probably the sign of a rather inactive cask. On the palate, the cask seems definitively poor, there is not much going on here except same notes as on the nose, but not very expressive. During the second tasting, I got some wild herbs & flowers, spices (French hot mustard), but also, less pleasant, some cardboardy notes on the finish. Alas these notes become more important with a dash of water, even if it was less bad at second tasting, with some extra almondy notes. Frankly, it is one of the worst BLADNOCH ever tasted.

 

 

Distillerie LAPHROAIG:

Brève présentation : Voir la page consacrée à cette distillerie sur mon site, lien ici : cliquez ici / click here

 

7/-LAPHROAIG 15 ans, Edition 2014, gamme « OLD MALT CASK », réf. : 2385, 50 % :

 

De couleur vieil or. Le nez est typé, avec de la fumée de tourbe, de la badiane, et la deuxième fois une note davantage cendrée, avec une note pas très agréable de tabac, mais pas de cigare, plutôt de cigarette. En bouche, étonnant, bien tourbé, plutôt bien fait, pas très fruité (peut être quelques agrumes au second plan), mais avec un « woodsmoke » (fumée de bois) plutôt modéré. Comporte également de belles notes marines sous-jacentes qui rappellent LAGAVULIN. Un peu moins brillant à la deuxième dégustation, certes. Ne pas trop diluer. Un joli LAPHROAIG, peu fruité, mais joliment tourbé. -Note confirmée (confirmed score): 89,5/100

Not the most fruity LAPHROAIG, but a good one. The nose is state of the art LAPHROAIG, with peat smoke, a hint of aniseed. On the palate (pretty spectacular at first tasting, a little less during the second one), I get peat smoke, woodsmoke, some aniseed, maybe some citrus fruit, but not on the front, all well balanced. It has also some pleasant seaweed & brine notes that reminds me of some LAGAVULIN. Do not dilute much this one. A nice LAPHROAIG, pleasantly peated, efficient ! Recommended.

 

 

Express Notes No 3

 

 

EXPRESS NOTES No 3 : Dégustation de single-malts de 2 distilleries écossaises

 

« Distilleries BENRIACH & GLENDRONACH », Vin & Whisky, Paris, le 18/11/2014

 

Mise en ligne : 08/11/14-Mise à Jour :  14/12/14

 

Les distilleries BENRIACH & GLENDRONACH sont deux distilleries écossaises, une de la région du Speyside (BENRIACH), l'autre (GLENDRONACH) en bordure, donc plutôt classée dans les Highlands de l'Est, et actives depuis le XIX ème siècle. Elles appartiennent au même groupe, la BENRIACH Distillery co. J'ai déjà dégusté de nombreux whiskies de ces distilleries, mais comme je n'en avais pas encore trop parlé sur le site, c'était l'occasion de le faire, et de réviser mon opinion (ou non) sur certaines références. Cette dégustation avait lieu dans un lieu parisien qui commence sérieusement à se faire un nom. L’on ne présente plus en effet la cave & bar (à vins & à whiskies) Vin & Whisky dirigée par Charles et Michèle Claudel. Depuis l’an dernier ce lieu propose régulièrement des soirées thématiques, et notamment ces derniers temps plusieurs qui étaient consacrées aux whiskies. Pour plus d’informations sur cette cave, voir la rubrique « Bonnes Adresses » et les Editoriaux N° 6 et 7. Des soirées intéressantes, notamment à l’occasion des Masterclasses comme celle-ci, qui permettent de refaire le point sur une ou plusieurs distilleries, hors du contexte souvent chargé des dégustations de salons.

Another successful tasting at new French good wine & whisky tasting & buying address (at 62 Monge street in the fifth district of Paris), opened for a little more than a year now, a recommended place I already talked you about in previous Editorials (6 & 7), hosting here in November 18 a BENRIACH & GLENDRONACH tasting, presented by brand ambassador Nigel Robinson. These two distilleries from Speyside or Eastern Highlands belong to the same owner, Benriach Distillery co., and there were opened during the 19 th Century. Nine expressions are reviewed here after a short presentation of each distillery:

 

 

La Distillerie GLENDRONACH

 

Brève présentation : Cette distillerie fondée par James Allardes est la deuxième de sa région à obtenir une licence officielle de distillation en 1826. La distillerie est située à la lisière Nord-Est de la région du Speyside, non loin de la ville de Huntly. Après un incendie en 1837 et plusieurs propriétaires, dont le blender William Teacher & Sons, puis Allied Breweries, puis Pernod-Ricard (via sa filiale Chivas Brothers Ltd) en 2005, et enfin depuis 2008 elle appartient au propriétaire des distilleries BENRIACH & GLENGLASSAUGH, à savoir la société BENRIACH Distillery co. La gamme fut entièrement refondée et relancée en 2009, à partir de 3 éditions régulières (les 12, 15 et 18 ans) auxquels s’ajoutent des éditions limitées, dont plusieurs single-casks, puis l’édition régulière du 21 ans « PARLIAMENT » en 2011 et, outre de nombreux affinages et un 33 ans d’âge, a proposé en 2013 deux éditions limitées au nom français, une édition de 24 ans d’âge nommée « Grandeur », et un single-cask de 44 ans nommé « Recherché ». La distillerie est en effet renommée pour ses élevages et affinages en fûts de SHERRY de type OLOROSO et PEDRO XIMENEZ, essentiellement (et souvent associés), mais aussi parfois en fûts de SAUTERNES, ce souvent en éditions millésimées et limitées, en nombre tellement important chaque année qu’il serait impossible de toutes les citer ici. Les plus prestigieuses (dont j’ai eu la chance de déguster quelques versions) sont sans doute les millésimes des années 1970, 1971, 1972 (surtout) au profil boisé et marqué par le SHERRY. La première édition régulière mais limitée du « CASK STRENGTH » date de 2012. La distillerie dispose de 4 alambics. La capacité de production de la distillerie est d’environ 1 million de litres d’alcool pur par an. Il y a actuellement près de 35000 fûts dans les chais de GLENDRONACH.

Adresse : GLENDRONACH Distillery, Forgue, Huntly, Aberdeenshire, AB54 6DA -Site web : www.glendronachdistillery.com

 

 

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1/-GLENDRONACH Officiel « ORIGINAL » 12 ans, Edition 2014, 43 %: Une édition régulière composée de fûts de SHERRY de type OLOROSO & PEDRO XIMENEZ. Un nez séduisant et très caractéristique. Beaucoup de fruits rouges (jusqu’à des notes de confiture de fraise et fraises des bois), un boisé très particulier, avec une sorte de « rancio avant l’heure » évoquant un whisky bien plus âgé. Une légère vinosité se fait sentir, mais de la meilleure manière qui soit, parfaitement intégrée aux autres notes, de même que quelques épices. L’équilibre est bluffant, et la constance de cette version à travers le temps (j’ai une des premières éditions de 2007, à l’époque réduite à 40 % et elle est presque identique !). Conclusion: Un des meilleurs single-malts de 12 ans d’âge d’Ecosse, et pour moi bien plus stable et gratifiant que les 15 et 21 ans, par ailleurs plus onéreux. Prix environ 49 €. Note confirmée (confirmed score): 91,5/100

The entry level of the GLENDRONACH distillery is a real treat, an underestimate gem that beats, in my humble opinion, the 15 & 21 y.o. because of its balance, fruitiness & clean profile. If you like red fruits (even ripe strawberries), this one’s for you. Clearly one of the best 12 y.o. Scotch whiskies on the market. Highly recommended.

 

 

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2/-GLENDRONACH Officiel « REVIVAL » 15 ans, Edition 2014, 46 %: Une édition régulière entièrement élevée en fûts de SHERRY de type OLOROSO (issu d’une vingtaine de fûts), et, d’après l’ambassadeur de la distillerie, non colorée artificiellement et non filtrée à froid (mais il n’y a pas d’indications sur l’étiquette dans ce sens). Un GLENDRONACH au nez complexe, fruité (fruits cuits divers, fruits rouges), caramélisé, avec une légère vinosité, assez engageant. En bouche, il dévoile des notes plus austères, assez épicées, sèches, fermes, tanniques, un peu vineuses. Un profil un peu restreint donc, mais encore intéressant par son fruité (certes moins exubérant et frais que dans le 12 ans d’âge). Ne pas trop diluer. Conclusion: Une version assez populaire, que personnellement je trouve correcte mais un peu frustrante, et peut être moins équilibrée que le 18 ans (non dégusté ce jour là mais précédemment). Néanmoins une version à recommander aux amateurs de SHERRY. Prix environ 66 €. Note confirmée (confirmed score): 86/100

A popular core range expression, a bit on the dry, spicy, tanic side of Sherry. Still complex, still fruity, still interesting, though not my kind of Sherry I have to say. A bit winey as well, but still ok. Don’t add too much water to that one. My rating is rather good though because of a complex, seductive nose (with some sexy caramely & red fruit notes), for me ahead of the nose.

 

 

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3/-GLENDRONACH Officiel « PARLIAMENT » 21 ans, Edition 2014, 48 %: Une édition régulière entièrement élevée en fûts de SHERRY de type OLOROSO. De couleur cuivrée à reflets orangés, son nez est fin, marqué par le SHERRY de manière plus intense au nez que le 15 ans, y compris par un de ses corollaires, cette petite note de soufre qui peut parfois tout gâcher mais là passe au bout d’un moment. A aérer un peu, d’ailleurs. Le nez est d’une grande finesse et profond, prometteur. Malheureusement, à mon avis, le palais soufre du même défaut que le 15 ans, en plus marqué. Au positif, il est d’une grande finesse en bouche, avec un fruité délicat. Au négatif, l’on se demande ce que ce whisky donnerait à 40 ou 43 % tant il est ténu, tannique, sec et peu généreux en bouche. Les notes qui parviennent à se frayer un chemin malgré tout sont en partie superbes, joliment fruitées (fruits rouges), mais cela ne dure pas et n’a aucune ampleur, apportant pas mal de frustration. L’ajout d’eau ne lui est pas bénéfique. Au regard du prix, je serais tenté de dire que l’on a plus de finesse que dans le 12 ans de toute évidence, mais 2 fois moins de gourmandise et d’équilibre, ce qui est un problème. Pour inconditionnels du SHERRY seulement, et encore (même si je sais que nombre de connaisseurs ne sont pas du même avis, et trouvent que c'est la plus belle version, peu importe). Prix environ 104 €. Note confirmée (confirmed score): 84/100

A very frustrating GLENDRONACH, because of its restrained profile (ferm, tanic, dry), regarding both the price, the age & the A.B.V.. For me it is the exact opposite in that to the 12 y.o., clearly. The latter is much more fruity, balanced & of a much better value, though obviously younger. On the positive side, it is refined, has some depth, a beautiful nose (alas far ahead of the palate) & displays some thin but real red fruits notes. For SHERRY anoraks only (I know I must be the only one that doesn’t seem to approve this expression, but I don’t care).

 

 

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4/-GLENDRONACH Officiel « CASK STRENGTH » n.a.s. (env. 13/14 ans), Batch 3, Edition 2014, 54,9 %: Une version régulière mais limitée, élevée à la fois en fûts de SHERRY de type OLOROSO & PEDRO XIMENEZ. Le batch 1 était véritablement fantastique, d’un raffinement inouï, à l’ancienne, un assemblage de main de maître. Celui-ci est excellent, peut être un peu moins flamboyant, mais très bien assemblé. Il écrase sans peine les deux versions dégustées juste avant (15 et 21 ans). La robe est cuivrée et le nez vineux (dans le bon sens du terme) et gorgé de fruits (abricot, oranges et orange sanguines, cerises au marasquin, groseilles, fraises, et j’en passe), d’épices et de plantes et de fleurs capiteuses (poivre de Sichuan, laurier, lys, thé Earl Grey, etc…). La finale est interminable et d’une finesse, d’une gourmandise qui rappelle celle du 12 ans en plus développé et plus complexe. L’équilibre est parfait, il y a une légère tannicité et vinosité, mais de bon aloi, modérée, maîtrisée. Belle réaction avec quelques gouttes d’eau apportant une belle souplesse et plus de fondu encore. Il ne faut pas le dire, mais c’est un whisky d’un excellent rapport qualité/prix, d’une qualité rare aujourd’hui. Prix environ 79 €. Note Sous Réserve (score under reserve): 93/100

This limited edition (a bit more than a small batch) but part of the core range (I know it sounds weird !) is one of the best n.a.s. whiskies I have come accross over the years (more than 15 years already!). Along with a lovely fruity, gorgeous nose, the batch one had a really consistent, perfectly balanced & very fruity palate. Aged of more than 13 y.o., thiough a bit less spectacular, this third batch has almost the best combination of Oloroso & P.X. Sherry casks possible. It gives a richness, a depth & an astonishing complexity to it. Not only this one is very fruity (with lots of fruit including peaches, oranges, blood oranges, apricots, strawberries, cherries, red currant, etc…), but it displays lovely heady flowers notes (such as lilies), some bay tree, Sichuan pepper, Earl Grey tea, etc… It is sligthly tanic & winey, but not enough to threat the beautiful balanced profile it displays. More than a good value, almost an exception in the market. Go for it.

 

 

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La Distillerie BENRIACH :

 

Brève présentation : Cette distillerie fondée par John Duff & co en 1897 non loin des distilleries LINKWOOD, LONGMORN et GLEN ELGIN, près de la ville d’Elgin. Après avoir connu plusieurs propriétaires, dont Seagram Distillers en 1978, puis Allied Breweries, puis Pernod-Ricard (via sa filiale Chivas Brothers Ltd) en 2001 qui l’a mettra en sommeil immédiatement, elle est rachetée en 2004 par Billy Walker et deux investisseurs étrangers, qui fondent la société BENRIACH Distillery co, qui possède également les distilleries GLENDRONACH & GLENGLASSAUGH. La distillerie possédait sa propre aire de maltage mais peu avant 2000 stoppa son utilisation, hormis quelques fois pour jamais plus de 10 % de ses besoins en orge maltée. Elle dispose de cuves de brassage et de fermentation en acier inoxydable et de 4 alambics. La gamme régulière comporte une édition sans compte d’âge nommée « HEART OF SPEYSIDE » (parmi les plus anciennes), un 10 ans d’âge tourbé nommé « CURIOSITAS » (la distillerie propose un single-malt tourbé en fait depuis 1983), un 12, 16 et un 20 ans, ce depuis 2004. Viendront s’y ajouter plus tard d’abord un 21 ans tourbé nommé « AUTHENTICUS », puis un 25 ans, en version tourbée, un 30 et un 40 ans d’âge, puis des éditions régulières avec affinages à partir de 2008, dont une version en fûts de MADERE & tourbée, également un 15 ans d’âge affiné en fûts de SAUTERNES, puis par la suite des affinages en fûts de vin (GAJA BAROLO, MOSCATEL, etc…). La distillerie proposera des versions avec des surnoms latins par la suite (comme les « HEREDOTUS », « ARUMATICUS » et « MADERENDIS », « SEPTENDECIM »-un 17 ans d’âge très tourbé), et une version régulière jeune très tourbée nommée « BIRNIE MOSS ». Elle produit également une version distillée trois fois au lieu de deux habituellement et nommée « HORIZONS ». La distillerie BENRIACH, qui produit de nombreuses éditions limitées millésimées (en single-casks le plus souvent), et utilise davantage de fûts de BOURBON que GLENDRONACH, est elle aussi renommée pour ses élevages et affinages en fûts de SHERRY de type OLOROSO essentiellement, mais aussi pour ses millésimes des années 1970 (dont certains fameux 1976) aux exubérantes notes de fruits exotiques. La capacité de production de la distillerie est d’environ 2,8 millions de litres d’alcool pur par an, mais plus de 50 % de la production alimente les blended-whiskies de Pernod-Ricard, dont le blend CHIVAS REGAL.

Adresse : BENRIACH Distillery, Longmorn, Elgin, Morayshire, IV30 85J -Site web : www.benriachdistillery.co.uk

 

 

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5/-BENRIACH Officiel 20 ans, Edition 2014, 43 % :

Une version âgée en réalité de davantage d’années (entre 24 et 25 ans d’âge) que celle indiquée et issue de plusieurs types d’élevages (maturation d’environ 20 ans en fûts de BOURBON de 1er et 2 ème remplissages, puis affinages en fûts de MADERE et de SHERRY de plusieurs remplissages. De couleur cuivrée, c’est une version d’une grande douceur déjà au nez : Lisse, douce, équilibrée, fruitée (fruits variés au sirop), un rien végétale (feuilles de tabac à cigare Havane, thé Earl Grey adouci), légèrement florale, la bouche est d’une belle sérénité, avec une belle et fine touche de tourbe en arrière-plan. Pas de touches vineuses vraiment perceptibles, mais l’apport du Sherry et du Madère semblent avoir apporté de la complexité et de l’élégance à l’ensemble, et un rien de rancio, au sein d’un joli boisé. Superbe et facile à boire. Prix environ 92 €. Note sous réserve (score under reserve): 91/100

This BENRIACH is one of the sweetest & most delicate I have come accross. This Bourbon matured (much more than 20 y.o.) expression is finished in both Madeira & Sherry casks. It is well balanced & displays nice fruity in syrup notes as well as soft Earl Grey tea notes & tobacco (for Havana cigars), some flowers, nice woody notes. Very clean & serene, it is really easily enjoyable & a good value. Warmly recommended !

 

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6/-BENRIACH Officiel 12 ans « SHERRY WOOD » (Red label), Edition 2014, 46 % : Une version du 12 ans d’âge élevée en fûts de BOURBON et de SHERRY. De couleur vieil or, elle présente un joli nez marqué modérément par le Sherry, avec de belles notes de fruits rouges. En bouche son profil est un peu plus dur, avec un caractère épicé, un rien tannique, moins expressif et moins équilibré que le 20 ans, clairement, mais pas inintéressant. Ne pas diluer. Une version un peu frustrante. Prix environ 47 €. Note sous réserve (score under reserve): 84/100

A partly sherried version of the 12 y.o.. Starts with a fruity note, then becomes a bit winey on the nose, probably spicy, and restrained. On the palate it is a bit restrained, spicy, woody, and…a bit frustrating, too bad. Do not add water to this one, it could be really sour & too woody. Much less exciting than the 20 y.o. or even the 10 yo, it is not bad, but not the most interesting expression from this distillery to my opinion.

 

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7/-BENRIACH Officiel « DARK RUM FINISH » 15 ans, Edition 2014, 46 % : Une version issue d’un assemblage de 11 fûts ayant contenu du BOURBON et de 4 fûts ayant contenu du RHUM. De couleur vieil or, cette séduisante version fait entendre la part prise par le rhum dès le nez, mais sans qu’il y ait non plus domination, car la vanille et les épices de la part Bourbon de l’élevage est bien présente. En bouche, cela devient carrément sexy avec un fondu remarquable de notes vanillées, caramélisées, et même chocolatées (chocolat au lait), ainsi que de jolies notes de fruits secs (les raisins en tête) et d’épices douces. Ne pas trop diluer. Une version très bien faite et équilibrée. Prix environ 65 € -Note Sous Réserve (score under reserve): 88/100

The nose shows the nice interplay between Bourbon & Rum casks you will find then on the palate. The palate is sexy with a great balance between the different types of casks used here, and displays generous yet subtle milk chocolate, dried fruits, caramel, vanilla & sweet spice. Do not add much water on this one. Another cracker from BENRIACH distillery. It works very well.

 

 

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8/-BENRIACH Officiel « CURIOSITAS » 10 ans (PEATED MALT), 46 % : Une version issue d’un élevage en fûts ayant contenu du BOURBON, mais cette fois avec un malt tourbé. De couleur or clair. Un joli nez, relativement simple mais bien expressif, avec de belles notes d’orge maltée, de bouillie de céréales (un peu façon SPRINGBANK), de pâte d’amandes, de vanille, mais aussi de tourbe et de réglisse. Engageant, tout cela ! En bouche, cela fonctionne parfaitement. Sans être d’une complexité renversante, il y a un jeu intéressant entre le caractère propre au Bourbon ici présent (vanille, épices douces, quelques fleurs & agrumes) et les notes de pâte d’amande (allégée en sucre !), de tourbe (sèche, légèrement terreuse), de badiane (légère) et de réglisse (subtile) apportées par ce choix de tourber le malt. Excellent et recommandé comme alternative efficace aux Islay. Prix environ 48 €.- Note Sous Réserve (score under reserve) : 89/100

One of the rare peated Speysider you can come across (though there are more peated expressions available from several distilleries around now than 15 years ago, starting of course with ARDMORE...). Driven by Bourbon casks, this one displays a simple but efficient profile on the nose already, with a nice vanilla, soft spices, barley (some as a porridge breakfast meal) and (diet) almond paste, along with engaging peat & liquorice notes. On the palate this works even better though not being very complex. As for the « Dark Rum Finish » expression, there is a nice interplay between notes coming from Bourbon casks (here some vanilla, soft spices, some flowers & citrus fruit) and those coming from the peat (slightly earthy peat, aniseed, almond paste, liquorice-all moderate). Recommended & interesting as well as an outsider to Islay malts.

 

 

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Ce dernier whisky fut présenté à la fin, comme une surprise, par lambassadeur Nigel Robinson:

 

9/-BENRIACH Officiel « SOLSTICE » 17 ans, Edition limitée (2nd Edition-2014 ?), sous-titrée « HEAVILY PEATED PORT FINISH », 50 %: Une version élevée en fûts de BOURBON de premier et deuxième remplissage puis de PORTO de deuxième remplissage, et, de plus, légèrement tourbée. De couleur assez ambrée, à reflets nettement cuivrés, cette version fut réellement le clou de la soirée. Le nez est parfumé, à la fois floral (dont une belle pointe de violette), et fruité (fruits variés au sirop, dont fruits rouges), mais aussi médicinal (avec une tourbe différente de celle du « Curiositas »), avec comme une impression d’influence de fûts de sherry (refill casks) alors qu’il s’agit de finition Porto (pas de sensation de vinosité à ce stade). En bouche c’est complexe, riche et généreux, un peu sec, mais également très fin et très fondu. La tourbe est profondément intégrée au profil général, avec un côté cendré cette fois, sans être non plus trop intense, il y a un peu plus d’épices, des fruits secs et des fruits variés au sirop, mais aussi de la réglisse, une pointe de végétaux (thé noir & aux épices de Noël très infusés, mousse), des fleurs capiteuses (mais en arrière-plan), peut être une note de bois précieux, de chocolat (noir cette fois) et…un je ne sais quoi de whisky « à l’ancienne » comme on les aime. Le plus beau BENRIACH de ce soir, avec le 20 ans d'âge. Une édition limitée remarquable et chaudement recommandée ! Prix environ 91 € - Note Sous Réserve (score under reserve): 91/100

Clearly one of the best whiskies of this evening, probably the most complex one among the BENRIACH tasted & the one with the most refinement, along with the 20 y.o. This one has a lot to tell…The nose is appealing already, but on the palate this is even more efficient : You get ripe fruits (including red fruits, various fruits on syrup), heady flowers (violet mostly), medicinal notes & kind of ashy peat, also some overinfused tea, moss, maybe sandal wood, and something « old fashioned » (say ancient whisky) that is very appealing. A remarkable limited edition BENRIACH. Warmly recommended !

 

 

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Express Notes No 2 (Part 2/3)

 

 

EXPRESS NOTES : No 2 : « US WHISKEYS, Part 2/3 » (Lettres K à W)

(Bourbon, Tennessee & Rye)

 

Sujet : 15/06/2014 ; Dernière mise à jour : 26/06/14

 

US WHISKEYS/Whiskeys des Etats-Unis

 

 

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 L'auteur au Mohonk Mountain Park, Lake Mohonk, New Paltz, côte Est des U.S.A., autre vue, 2002

(Photo © Grégoire Sarafian-désolé pour la qualité, prise avec un jetable!)

 

Cette série sur les U.S.A. est dédiée à la mémoire d’un ami, George Bobby Jones (né à Louisville, dans le Kentucky, en 1943 et décédé à Nyack, N.Y. en 2011), avec qui j’ai partager de bons moments en parlant d’art et le whisky, entre autres choses, et grâce à qui j’ai pu exposer là bas, l’assister parfois sur place dans son cours sur l’art (il était aussi enseignant) et visiter en 2002 cette magnifique vallée de la rivière Hudson. Je ne l’oublierais pas.

This series of reviews is dedicated to the memory of my friend of mine (painter & sculptor as well) , George Bobby Jones, born in Louisville, Kentucky, who died in 2011 in Nyack, N.Y.S.. -R.I.P. We enjoyed together occasionally a dram or two (Maker’s Mark was our fav.), exhibited together (I’m also a painter) in 2002, did some Art class with him as well, (as guest artist) & visited this wonderfull Hudson Valley. I won’t forget.

Pour en savoir plus sur lui, voir le lien ci-dessous (to learn more about him, please click below) :

G.B. Jones

 

 

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Avec George Bobby Jones, en pause à Newburgh, sur la route vers le Nord-Est, Vallée de l'Hudson, automne 2002

(Photo © Grégoire Sarafian-désolé pour la qualité, prise avec un jetable!)

 

 

Je vous propose, pour ce nouveau numéro, au prétexte de l’actualité historique (le 70 ème anniversaire du débarquement des troupes alliées en Normandie-qui comportait de nombreux américains, ma façon de les saluer ici), une première sélection de whiskeys des Etats-Unis, divisée en deux parties, et cette fois en partant des genres traditionnels (Bourbon, Rye, Tennessee). Une manière aussi de rattraper un peu le retard pris à traiter des whiskeys de ce pays. A ce titre, exceptionnellement, les notices seront publiées dans leur intégralité en français, avec en plus un résumé en anglais. Une autre sélection traitera plus tard en partie d’autres types de whiskeys,  comme par exemple de single-malts, parfois même tourbés !

 

For this second number of « Express Notes » (short reviews of whisk-e-ys with each time a special theme), I changed the program to pay tribute to our american friends because of 70 th Anniversary of the landing of the Allied troups in Normandy during W.W.II, but also because I’ve been late to speak about american whiskeys & distilleries & reviewed none of them except some mentions & awards in my 2013 Awards pages. Apologies again for that. Anyway, this first special number about US Whiskeys (in two parts) is mostly about Bourbon, and then about Tennessee & Rye whiskeys, but the next one (I mean the third one), later on, will speak about US single-malts as well, even about one which is peated ! Other than that, for this second number as well, French tasting notes will be fully published, and English language readers will have an idea of them with a short (but a bit longer than usual) summary. I hope they will like it.

 

 

9/ -KNOB CREEK (Jim Beam distillery):

La distillerie JIM BEAM est créée en 1795 à Clermont, dans le Kentucky. Elle est familiale depuis 7 générations. Le JIM BEAM « White », notamment, deviendra le whiskey le plus vendu au monde en 1985. Mais la distillerie élabore également la gamme « Small batch Bourbons » (KNOB CREEK, BOOKER’S, BASIL HAYDEN, de JIM BEAM. De maturation plus longue que les versions plus grand public sous la marque JIM BEAM (sauf l’exception du 12 ans d’âge), cette gamme est destinée à commémorer l’esprit des whiskeys produits avant la Prohibition américaine (1919-1933). Cependant, toutes les versions ne sont pas toujours faciles à trouver en France. C’est Booker Noe, le petit-fils de Jim BEAM, qui, devenu maître-distillateur, en 1960, en sera l’instigateur, en 1985. KNOB CREEK est en fait le nom de la maison d’enfance d’Abraham Lincoln, située sur les rives du ruisseau du même nom, aux eaux réputées très pures. Il est composé de 78 % de maïs, de 13,5 % de seigle, et de 8,5 %d’orge maltée. Il est élevé durant 9 ans dans des fûts de chêne blanc fortement brûlés.

 

 

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-KNOB CREEK, 9 ans, SMALL BATCH Kentucky STRAIGHT BOURBON (JIM BEAM Brands) «100 PROOF » ( = 50 % ):

Couleur: Ambrée, à reflets cuivrés. Nez: Puissant, épicé, assez parfumé, plutôt boisé. Notes d’érable, de noix nobles, de fruits mûrs. Bouche: Charpentée et de caractère, elle n’en est pas moins d’un équilibre assez remarquable. Elle débute par une belle attaque boisée, vanillé et sucrée (notes de sirop d’érable contenues), noix nobles, puis un milieu de bouche assez sec et épicé (girofle, cannelle, muscade, poivre) quelque peu plus rude et « western », pas fait pour les tendres ! Heureusement, l’attaque de la diligence à épices s’achève bientôt et l’on peut alors se reposer dans un rocking-chair, au « saloon » d’à côté, pour savourer le retour à la douceur que nous propose la finale, d’une belle rondeur feutrée (fruits mûrs, orange, caramel), mais aussi miellée et réglissée. Ici, les saveurs semblent comme plus étouffées/contenues que dans un BLANTON’S « Original » à 46,5 %, par exemple, et le profil est nettement plus sec, mais en contrepartie cette « retenue » donne une élégance inattendue. Tenue à la dilution: Une dilution légère ouvre grand les arômes, de façon plaisante, mais attention, trop d’eau bouleverse son équilibre et apporte de l’amertume et des notes trop épicées qui deviennent médicinales (la girofle du dentiste, si, si!). Conclusion: D’une grande finesse, ce Bourbon nous emmène quelque part entre les USA et le CANADA. Un Bourbon d’une rare élégance, mais aussi d’une rare intensité. Un digestif qui s’avèrera austère pour certains, superbe pour d’autres…. NB: L’ouverture de la bouteille (avec son bouchon noir cacheté à la cire) est en soit un cérémonial très agréable, et je me dois de faire remarquer l’originalité du packaging – cf la typographie début XXème et le papier façon kraft. Prix : 35-40 € environ/ Note confirmée (confirmed score)= 92,5/100

 

I’ve separated this one’s review from the previous one (Jim Beam « Black »), because of their huge difference in terms of aromatic profile. This one is dryer, at times over-oaky, maple wood driven, along with ripe fruit, orange & caramel driven, with honey & liquorice as well, and a full bag of spices (cinnamon, clove, nutmeg, black & 5 berries pepper). Don’t add too much water to it unless you want to find yourself in the dentist chair with a bitter taste in your mouth. A rather intense Bourbon, but also elegant & refined. Definitely not for beginners.

 

 

10/-MAKER’S MARK:

L’actuelle distillerie MAKER’S MARK a été fondée à Loretto, dans l’Etat du Kentucky par Bill Samuels Sr en 1953 sur le site de l’ancienne distillerie qui date elle de 1889, sans parler des premiers temps, vers 1780, ou dit on, la famille Samuels distilla le premier Bourbon américain. La fameuse bouteille trapue à la base presque carrée et au bouchon de cire rouge (en hommage aux bouteilles de Cognac-cf garantie de l’origine) a été lancée en 1958, date également de la première mise en bouteille de ce whiskey à majeure de maïs (70 %), et comprenant également, entre autres céréales du Blé rouge d’hiver (à raison de 16 %), de l’orge maltée (14 %), mais pas de seigle. La recette actuelle de ce whisky (ses fondateurs tiennent à la connotation écossaise du terme plutôt qu’au mot « whiskey » ordinairement utilisée dans le Kentucky) date de 170 ans. D’ailleurs une levure datant d’avant la Prohibition (donc d’avant 1919) est cultivée et utilisée sur place. Les cuves de fermentation sont en érable (plutôt qu’en pin ou en inox). Artisanale et écologiste, cette distillerie est une des plus populaires et des plus visitées des Etats-Unis. Elle est actuellement la propriété du groupe Pernod-Ricard. MAKER’S MARK est présenté comme ayant « vieilli durant 6 étés ». Les fûts sont déplacés chaque année dans le chai à une hauteur différente avant d’être choisis pour l’assemblage, et non sélectionnés « en diagonale » comme souvent par ailleurs. Enfin, c’est à la femme de Bill Samuels Sr, Maggie, que l’on doit le nom de ce whisky, le « poinçon du fabricant », tel qu’on pouvait le trouver sur des pièces d’étain d’importation européenne. Le sceau « SIV » se réfère à « Samuels IV ème génération »).

 

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10/-MAKER’S MARK, sans précision d’âge (circa 5 à 7 ans*), Small Batch BOURBON (« RED CAP » -Bouchon recouvert de cire rouge), « Star Hill Farm », Edition 2009, 45 % :

Couleur: Or, à reflets ambrés. Nez: Exubérant, très séduisant, avec des notes riches d’érable (sûrement dues aux cuves de fermentation qui sont faites avec ce type de bois), de blé noir, de fruits rouges et jaunes (dont la pêche), de boisé/vanillé. Bouche: Très gourmande (plus que dans mon souvenir), la bouche est riche et plutôt ronde, très fruitée, un rien réglissée, à peine épicée et très ronde de bout en bout. Légère touche de cèdre. Notes de tarte aux noix de pécan. D’apparence lisse et simple, elle m’apparaît aujourd’hui comme assez complexe et très bien structurée. La finale fruitée est très longue, un rien plus sèche, et s’achève en un beau diminuendo. Tenue à la dilution: Agréable et intéressante, mais attention, trop diluer amènerait un peu trop d’amertume. Conclusion: Mon premier bourbon, et un des plus fameux whiskies à vocation de digestif, au degré idéal, ses saveurs pleines et profondes en font un must incontournable ! Prix : 25-35 € environ/ Note confirmée (confirmed score) = 94/100

 My first Bourbon ever…very rounded, very rich, very fruity (red fruit & all kind of peaches, sultanas), not too spicy, more complex than it seems, with a touch of pecan pie, and vanilla on top of that, but perfectly integrated. Incredible balance between fruits & sweetness on one hand, and wood & dryness on the other. Still one of the finest Bourbons on the market.

 

 

11/-MICHTER’S :

MICHTER’S, distillerie méconnue en Europe, revendique le titre de la plus ancienne distillerie américaine (1753), d’abord sous le nom de Shenk (mais on mentionne aussi le nom de Bomberger’s), du nom de son fondateur John Shenk, un fermier installé en Pennsylvanie, à l’époque. Suite à une période de surproduction de seigle, Shenk décide un jour de produire du whiskey avec cet excédent, en construisant une petite distillerie, de ses propres mains. Le whiskey produit par la distillerie était si renommé qu’à la fin de la guerre d’Indépendance, le général George Washington décida de la racheter pour pouvoir réconforter ses soldats face à un hiver s’annonçant rude. Le destin de la distillerie fut ensuite plus tortueux, avec de nombreux changements de propriétaires, une faillite, son statut parfois pratiquement de musée de la distillation, jusqu’à la vente totale du matériel et des stocks de whiskey dans les années 1970 et sa fermeture en 1988. La distillerie produisit même un Bourbon nommé « HIRSCH Reserve » en 1974, commercialisé par Preiss Imports. Mais c’est durant les années 1990 que la distillerie renaît, s’installant désormais à Louisville, dans l’Etat du Kentucky, grâce à la volonté de deux hommes, Joseph J. Magliocco (très impliqué à l’époque dans une société de vins et de spiritueux) et Richard Newman (surnommé Dick Newman, c’est un vétéran décoré de la guerre de Corée qui a géré plusieurs marques de whiskey, dont OLD GRANDAD, au sein de la National Distillers, puis WILD TURKEY). MICHTER’S a pour ambition de faire renaître un véritable whiskey à l’ancienne mais pouvant rivaliser avec les productions d’autres pays du whisky.

Pour ce faire, elle utilise des méthodes particulières, rares, voire uniques dans le milieu du whiskey. Willie Pratt, le maître-distillateur fort expérimenté (40 ans, au service notamment de Brown-Forman) de MICHTER’S, a eu carte blanche, comme me l’explique Matthew T. Magliocco (directeur général des ventes et associé-rencontré au cours du dernier salon professionnel « Cocktail Spirits », à Paris), pour mettre en œuvre ces méthodes de production coûteuses et exigeantes: En effet, non seulement le choix a été fait de réduire le titrage du distillat avant le passage en fûts en le réduisant à 51,7 %, mais aussi de chauffer les chais afin de provoquer plusieurs cycles supplémentaires de chauffe, et d’aller extraire les saveurs au cœur du fût (en allant chercher la fameuse « ligne rouge », là ou la vanille est la plus concentrée). Ainsi, au négatif, la part des anges (évaporation) est beaucoup plus importante qu’à l’accoutumée (d’où un coût élevé du whiskey, et une disponibilité moindre), mais au positif celui-ci est plus fin, délicat et plus concentré à la fois (j’en ai fait l’expérience), mais cela n’est pas tout. MICHTER’S réutilise ses fûts une deuxième fois (ce qui normalement est interdit par la loi américaine, mais il n’est pas le seul-et joue sur un toastage, puis un brûlage des fûts), et, par ailleurs, préfère filtrer à froid ses whiskeys, et les conditionne dans des bouteilles aux étiquettes proches de celles des origines de la distillerie. Elle tient à préciser également le temps de séchage préalable des fûts qu’elle utilise (18 mois environ). La distillerie dispose de 2 petits alambics. MICHTER’S propose 9 références de whiskeys, incluant un Rye, un assemblage de grains nommé « (Unblended) American Whiskey » (unblended signifie ici sans ajout d’alcool neutre), un autre type de Bourbon nommé «Sour Mash », un « Straight Rye », ainsi que des versions plus âgées (10 et 25 ans). MICHTER’S n’est pas encore distribué en France, mais avec une telle qualité, je pense que cela ne devrait plus tarder.

 

 

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11/ MICHTER’S « BOURBON » US-1, Small Batch (Batch N° 14C/23), n.a.s (âge déclaré 4 ans+poss. environ 8,5 ans), 45,7 % (91,4 % US PROOF), KENTUCKY STRAIGHT BOURBON:

A noter: La distillerie précise avoir, pour cette version utilisé des fûts neufs américains toastés puis brûlés à la flamme (« Toasted & fire-charred new American Oak barrels »).

Couleur: Vieil or, à reflets orangés. Nez: Assez léger, évoquant d’abord un solvant pour bois (entre paraffine et cire), du sucre glace, du caramel légèrement brûlé, puis le maïs domine, mais l’ensemble demeure assez doux et équilibré. Bouche: Très fine et expressive, elle se démarque des autres Bourbons. Du maïs, bien sûr, mais aussi des fruits (pêches jaunes et blanches, pommes rouges en pomme d’amour, de fines notes de vanille et de sucre glace (et glaçage de mille-feuilles), quelques notes de fleurs blanches, quelques épices douces et voilà. La finale est en decrescendo, sur la finesse, mais il faut y revenir pour s’apercevoir que ce n’est pas une faiblesse, mais la caractéristique d’un style, délicat et singulier. Beaucoup de charme, là aussi. Tenue à la dilution: Etant donné que les méthodes d’élaboration des whiskeys définis par MICHTER’S comprennent une réduction du titrage à 51,7 % avant mise en fûts (une importante réduction, la plupart des producteurs préférant ne réduire qu’à 63,5 % voire presque pas ou pas du tout pour certaines références), l’ajout d’eau pourrait déséquilibrer le profil. Je le déconseille même si je l’ai essayé, cela affadit le profil. Le choix du titrage fait par la distillerie est donc le bon. Conclusion: Encore une création intéressante et un peu différente, de la distillerie MICHTER’S, la plus ancienne distillerie des Etats-Unis. Du travail d’orfèvre, très délicat et parfaitement équilibré. Température de service conseillée : Entre 16 et 20°, plutôt 18. Un Bourbon qui nécessite un peu d’aération pour être pleinement apprécié. Prix n.c. /pas en vente en France pour le moment-(merci à Matt pour le sample)/Note confirmée (confirmed score) = 92,5/100

I learn only this year that MICHTER’S could really be the first American whiskey distillery, back in 1753, amazing news indeed! And if not enough, I came across to four of their whiskeys this year, thanks to a professional festival in France called « Cocktails Spirits », where there is always something to discover (I have to explain that this distillery’s productions are not yet sold in my country, too bad). All these whiskeys were good, to my opinion, and this one stands out as a very refined and singular Bourbon, different and definitely worth trying. Lots of fruit, some flowers, sweet spices and moderate wood, all together blended with skills to create a very delicate palate. Yes, MICHTER’S distillery is one to watch.

 

12/ MICHTER’S « Unblended AMERICAN WHISKEY » US-1, Small Batch (Batch N° 14-D/241), n.a.s (Avril 2014, âge déclaré « plus de 4 ans »), 41,7 % (83,4 % US PROOF:

A Noter : Recette utilisant aussi des fûts de Bourbon de second remplissage ce qui est normalement interdit, et d’autres céréales que le maïs, mais pas d’alcool neutre (le nom « American Whiskey », en effet signifie aux Etats-Unis mauvais assemblage de whiskey incluant une forte part d’alcool neutre). Il y a donc deux passages successifs en fût du distillat, la première dans un fût neuf, la deuxième dans un fut ayant contenu du Bourbon (« Bourbon soaked American white oak barrels »):

Couleur: Ambrée, à reflets vieil or, voire orangés. Nez: Complexe, très fin et gourmand à la fois. Très fruité (fruits confits voire même fruits confiturés, fruits frais-prune, abricot, coing, framboise), mais exprime aussi des notes de pain d’épices, de seigle, de miel (de bruyère et d’acacia), bonbon gélifiés (évoquant les esters d’un scotch), un peu floral aussi, presque pâtissier et d’un boisé léger (même si profondément brûlé) et bien intégré. Superbe. Bouche: Souple et élégante, d’une grande finesse, elle reprend les notes du nez, fidèlement, en commençant par une vraie corbeille de fruits liquide, puis par un petit surgissement d’épices (plutôt douces), puis un note de bois brûlé, mais aussi, plus troublant et proustien, comme une note de carambar liquide liée à ce boisé…et une note clairement pâtissière, sous la forme d’une improbable note de brioche de Pâques (avec une pointe d’orange et de bergamote,  et je pense aussi d’angélique) qui ajoute encore à la complexité du profil, le tout avec un bon dosage de la sucrosité (naturelle, s’entend). L’équilibre ici est parfait, vraiment. La finale, longue et élégante, achève de me convaincre. Le palais sera d’autant plus apprécié (comme pour d’autres whisk-e-ys, d’ailleurs) que l’alcool sera servi à la bonne température (je recommande un peu moins de 20°, disons entre 16 et 18°) et bien entendu dans un verre de dégustation adapté. Tenue à la dilution: Un des premiers whisk-e-ys ou pour une fois la question est inutile. En effet, préalablement réduit à 51,7 % avant mise en fûts, il bénéficie déjà d’une importante réduction, aussi encore un peu plus d’eau lui serait dommageable, ou bien alors deux ou trois gouttes pour l’étudier. Ne me parlez pas de glaçons ou de coca dans le cas présent, ce serait inutile et un véritable massacre. Conclusion: Singulière, complexe, équilibrée et d’une grande finesse, dans ses notes fruitées également, cette version d’une distillerie historique des Etats-Unis dont je ne connaissais pas l’existence il y a encore un mois, possède beaucoup de charme et de classe, revendiquant d’entrée de jeu les plus hautes marches du podium. On comprend pourquoi ! Impressionnant travail d’élaboration du whiskey comme de son assemblage. Un des plus beaux whiskeys jamais dégustés. Chapeau bas ! Prix n.c. /pas en vente en France pour le moment-(merci à Matt pour le sample)/Note confirmée (confirmed score) = 95/100

United States historical first Whiskey distillery (as I learn this year), innovates as well, and really delivers with this beautifully crafted « all grains » whiskey showing incredible qualities. Expect gourmet complex fruity notes allied to burnt caramel, spices & bergamot orange, gingerbread, french brioche and some floral notes as well. The cask management here is very impressive (no wood dominance), as well as the distillation mastery. The finish is long & elegant, and the balance is just perfect. For a better appreciation, if room temperature is too hot, my advice is to cool down the whiskey a bit (just 10 mn in the fridge, not colder !) to lower it to 16 to 18° and you will be really rewarded. One of the best Whiskeys I’ve ever came across (or some would say, close to « the real McCoy »), and a distillery to watch, for sure ! (not on sale in France, yet, so, what are you waiting for, compatriots ?).

 Je recommande également les versions suivantes : « SOUR MASH » US-1 (par ex. le Batch N°14A/29) à 43 % et le « STRAIGHT RYE » US-1 (par ex. le batch N°14C/153), tous deux de 2014 et âgés de plus de 4 ans. Je suis très curieux des autres versions…

 

 

13/-NOAH’S MILL :

Dans le passé, ce Small Batch Bourbon whiskey était produit à la distillerie WILLETT (du nom du premier membre de la famille à avoir distillé du whiskey, au XIXème siècle, John David Willett), à Bardstown, entre les années 1936 et jusqu’au début des années 1980. Après une période de sommeil, Even G. Kulsveen, un descendant de la famille des WILLETT, fonde la société Kentucky Bourbon Distillers en 1984 (qui produit également les marques JOHNNY DRUM, KENTUCKY VINTAGE, OLD BARDSTOWN, PURE KENTUCKY XO, ROWAN’S CREEK, WILLETT Pot Still Reserve et Family Estate Bottled Bourbon), ayant un statut particulier, entre société de négoce (car tous les fûts entrant dans la composition du NOAH’S MILL d’aujourd’hui ne proviennent pas seulement de la distillerie)-et distillerie rebâtie sur les fondations d’une ancienne distillerie. En effet, après une période un peu floue, entre 1984 et 2011, ou le whiskey était produit presque plus que sur commande, la reprise de la production (avec une part de reconstruction de la distillerie et des chais) date seulement de 2012. La distillerie proposait avant un NOAH’S MILL de 15 ans d’âge, mais faute d’approvisionnement certain des stocks de vieux fûts, préfère commercialiser désormais cette référence en version sans compte d’âge, comprenant des fûts âgés de 4 à 20 ans, mais pas forcément tous produits par la distillerie.

 

 

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-NOAH’SMILL 15 ans, CASK STRENGTH, 57,15 % (« 114.3 PROOF »), Distillerie WILLETT, fermée dans les années 80 ϯ (KENTUCKY STRAIGHT BOURBON):

Gras et dense, il se situe aromatiquement entre un single-barrel du Tennessee et un très vieux bourbon. Quasi -sirupeux, titrant un fort degré (57 %!), c’est déjà de toutes façons une expérience unique et intéressante. Beaucoup plus gourmand, épicé et rustique que nombre de ses confrères, il est aussi différemment marqué par le bois, plus proche d’un vieux SPEYSIDE maturé en fûts de SHERRY OLOROSO ou d’un vieux RYE sec que d’un bourbon. L’érable semble présent en filigrane, certes, mais aussi le vieux cuir et les fruits très mûrs. L’ensemble, remarquablement équilibré, n’est pas exempt d’une certaine classe. Prix circa 2005-2007 de 72 €, MdW (et merci Laurent pour cette dégustation) –Note sous réserve (ancienne)-(old score, under reserve)= 90+/100

An amazing whiskey right from the start. At times very sirupy, at others very woody, dry as no other (except maybe as the « Knob Creek »), spicy and fruity as well, like an impossible mix between a Speyside malt matured in Oloroso Sherry & a Rye whiskey, it only makes me mention on word, and it is « rustic ». Ripe fruit & leather complete « the aromatic team », for an unusual but singular & pretty much interesting journey. Curious to learn if the profile is the same today.

Je conseille à défaut de trouver le 15 ans d’âge de se reporter sur la version sans compte d’âge actuellement encore commercialisée (un assemblage de fûts de 4 à 20 ans).

 

 

14/-OLD POTRERO :

A l’origine de la société ANCHOR DISTILLING COMPANY, basée à Potrero Hill, San Francisco, il y a Fritz Maytag, directeur depuis 1965 d’une brasserie, l’ANCHOR STEAM BREWERY (précurseur du phénomène des micro-brasseries). Désireux de retrouver l’esprit des premiers whiskeys américains, il décide d’y fonder également sa propre distillerie, au sein de la nouvelle ANCHOR DISTILLING COMPANY en 1993 (premier fût rempli le 09/12/94, premier commercialisé en 1996). Il se met à produire alors à petite échelle des whiskeys à partir d’alambics de type « Pot Still », comme en Ecosse, ce qui était inhabituel jusque là aux Etats-Unis, voire un temps illégal, à partir de malt de seigle exclusivement (la distillerie rappelle que le premier style de whiskeys américains fut élaboré à partir de seigle (« rye »), et ce à 100 % (contre les 51 % minimum exigés) et non de maïs (la distillation de « corn » ou « maze » donnant plus tard le « Bourbon », à condition qu’il en comporte au moins 51 %). Elle produit des Single-malts de Rye sous la marque d’OLD POTRERO, dont une édition nommée « HOTALINGS » de 17 ans d’âge, en hommage au célèbre tremblement de terre de 1906, une version nommée « OLD POTRERO 18th CENTURY WHISKEY » issue de malt de seigle à 100 % et élevée dans des fûts non brûlés et titrant 51,2 %, un Rye Whiskey (« OLD POTRERO RYE »), mais aussi du gin. 

 

 

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-OLD POTRERO « STRAIGHT RYE WHISKEY » (élaboré avec 100 % de Seigle Malté), Small Batch (assemblage de quelques fûts de chêne neuf), 45 % : (Premiers commentaires, à confirmer):

Couleur: De cuivrée à ambrée (demeurant claire), à reflets dorés soutenus. Nez: Très fin, et très agréable. Le velouté, le fruité et les épices typiques du seigle (« rye ») s’expriment bien, sur un joli fond boisé. L’autre note très spéciale du nez, plus difficile à cerner, est quelque chose qui se situerait entre le solvant, la cire, et le pain d’épices. Cela s’achève sur une note de bois précieux. Bouche: Elle reprend les notes du nez, avec une grande fraîcheur fruitée (l’on pense presque à des fruits exotiques plus une pointe de fruits rouges). Les épices sont présentes, mais sans agressivité, avec une rondeur inattendue. Belles notes de miel. Tenue à la dilution: Non testée cette fois là. Conclusion: Un OVNI pour moi à l’époque, très agréable à boire et avec une personnalité différente de tout ce que j’avais dégusté provenant des Etats-Unis jusqu’ici. A confirmer (à suivre surtout).Prix environ 70 € il y a quelques années en France (MdW), probablement davantage maintenant./Note sous réserve (à confirmer-score under reserve) = Estimée à 86 ?/100

A Fascinating distillery, as it is quite remote from those from Kentucky & using malted rye only here, plus no charring process. The result is excellent, with nice & fresh fruity notes, gingerbread, honey and sandal wood. Remarkably fresh and different (like America’s « Red Breast » ?), it is easily approachable, and popular here in France, though not always easily available. More notes & a confirmed score later on, so please don’t overlook at it because of the « under 90 » score (which is already a good score).

 

 

15/-PAPPY VAN WINKLE :

1/Pour commencer ce survol (voir précédent volet), à tout seigneur tout honneur, peut être la plus belle distillerie nord-américaine (que les autres me pardonnent), et une des 20 ou 30 meilleures distilleries au monde (il n’y a pas que moi qui le dit), j’ai nommé BUFFALO TRACE (née sous le nom d’« ANCIENT AGE » vers 1930), importante distillerie du Kentucky localisée à Frankfort, commercialisant de nombreuses marques (dont GEORGE T. STAGG, OLD CHARTER, ROCK HILLS FARMS, ou encore les RYE nommés THOMAS H. HANDY & SAZERAC, mais aussi, moins connu, en partenariat, la production et distribution des rares Bourbons et Rye PAPPY VAN WINKLE (voir plus loin pour ces derniers). Ici la marque BLANTON’S et sa célèbre carafe et son bouchon surmonté d’une figure de cavalier changeant de position suivant les versions. Par ailleurs une des marques qui ont concouru à convaincre des inconditionnels des whiskies écossais que l’on pouvait aussi avoir de la complexité et beaucoup d’intensité aromatique avec un brut de fût venant d’ailleurs (avec les versions « Straight from the Barrel ») :

 

 

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-PAPPY VAN WINKLE 23 ans, « FAMILY RESERVE », SMALL BATCH (Bottled circa 2012), Edition limitée, 75 cl (US Market), 47,8 %(KENTUCKY STRAIGHT BOURBON WHISKEY) :

Couleur: Ambrée, à reflets orangés. Nez: Complexe, incroyablement fin et élégant à la fois, et ayant son propre style. Un moyen de placer d’entrée la barre très haut. Notes de solvant, de boisé profond, de potiron (plus étonnant), de fruits divers (oranges, abricots, pêches, nèfles), de fleurs aussi. Peut être miellé, et un rien vanillé en arrière-plan. Bouche: Wow, tout simplement! L’on comprend tout de suite que l’on a affaire à un chef d’œuvre. Epoustouflant de finesse et de fondu (comme un très vieux Cognac), d’élégance et d’équilibre (23 ans pour un Bourbon, sachant que le distillat vieilli beaucoup plus vite qu’en Ecosse, c’est énorme, le risque d’avoir un whiskey écrasé par le bois est important). Très fine, très équilibrée, très complexe, très boisée (mais le bois est superbement intégré aux autres notes), la bouche est à la fois fruitée (agrumes, l’orange en tête), florale (fleurs blanches et jaunes), légèrement noisettée, miellée, avec quelques accents végétaux (champignons, thé) et herbacés sur un lit (discret et douillet !) de vanille de la plus haute qualité. Interminable, elle est comme une soyeuse caresse pour le palais. Tenue à la dilution: Il faut très peu d’eau ici, sous peine de massacrer ce whiskey. Mais le peu de cette eau exaltera les saveurs les plus délicates de fleurs et de fruits. Conclusion: C’est avec beaucoup d’émotion et de surprise que j’ai découvert (à l’aveugle) ce whiskey très rare et très recherché par les connaisseurs, et à juste titre. Un bijou ciselé par un expert (la marque et les productions VAN WINKLE sont depuis quelque temps sous la responsabilité de production et de conservation de la distillerie BUFFALO TRACE, située à Frankfort, dans l’Etat du Kentucky). Il existe peu de whiskies et de whiskeys qui arrivent à la hauteur de celui-ci qui a reçu de nombreuses distinctions (y compris celle du meilleur Bourbon par votre serviteur). Si vous avez les moyens et l’opportunité d’en acquérir une bouteille, n’en ratez pas l’occasion ! Très chaudement recommandé. Prix, autrefois moins de 200 €, comptez probablement plus de 1000 € en vente en ligne aujourd’hui./ Note confirmée (révisée en 2014) = 96/100 et H.C. (Hors catégorie/Beyond any category).

Versions également conseillées : Entre autres, les versions régulières de 15 et 20 ans d’âge.

 

As I already said it, I consider BUFFALO TRACE (& so here this PAPPY VAN WINKLE 23 y.o. expression) as one of the best distilleries in the world (let’s even say one of the 20 or 30 best distilleries). That said, I also consider this expression one of the very few best Bourbons ever conceived, and one of the 2 or 3 most refined, sophisticated, complex & remarkable on the market (though, I have to warn you, this one is really rare & becomes really expensive !). Such a mastery & sheer elegance is rare even in the whole whisky world, or, in other words, it is not sure that, during a blind tasting, many Scotch whiskies could beat this ! Expect nutty, fruity (all kinds !), floral, honeyed, vegetal (mushrooms, autumn leaves, tea) notes, embraced by the softest wood nest you could imagine, and you will only have a tiny idea of what this masterpiece is all about. One of the happiest maturation ever seen (23 y.o. is very long for a whiskey, as it matures faster than a Scotch, for instance) and an unbeatable balance for sure. Only a slightly lack of body prevents it for being scored at, say 98/100. But, who cares anyway, it is such an unforgettable rare gem.

 

 

16/-SAZERAC :

(Pour la présentation, voir à BLANTON’S dans le précédent numéro, ou PAPPY VAN WINKLE un peu plus haut).

 

 

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-SAZERAC 18 ans, (Dist. « Spring 1983 »-Bottled « Fall 2011 »), distillerie Buffalo Trace, « 90 PROOF », 75 cl, 45 %, (KENTUCKY « STRAIGHT RYE WHISKEY ») :

 

Couleur : Or, à reflets ambrés, légèrement rougeâtres. Nez : Superbe, atypique pour ceux qui n’ont pas l’habitude de déguster des Rye whiskeys. Complexe et expressif à souhait, c’est déjà un grand rien qu’au nez. Epicé (gingembre), profondément boisé (érable, eucalyptus, cèdre), marqué par des notes de solvant, il est cependant également assez fruité. Bouche : Très boisée mais pas écoeurante. Belles notes reprenant celles du nez, que ce soit pour le bois, les épices ou le fruit (on y perçoit même des notes de fruits rouges en finale-une pointe de cranberry et de grenade) faisant preuve d’une belle acidité. Evolutif, c’est sans doute un des plus complexes whiskeys nord-américains qu’il m’ait été donné de déguster. Tenue à la dilution : Etonnant là encore, ce SAZERAC accepte l’eau de manière très harmonieuse. Celle-ci exalte les notes fruitées, boisées et ne ravive pas trop les épices. Conclusion : Un grand Rye whiskey, et un grand whiskey tout court ! Fin, complexe, gourmand, que demander de plus ? Prix non disponible, mais compter plus de 130/150 € probablement de nos jours/ Note sous réserve (score under reserve) = 92,5/100

 

There is a lot of character in this whiskey, one of the best ryes I came across, for sure. Expect fruity (including red fruit), spicy (ginger), solvant, and very complex & dominant woody notes (cedar, maple wood, eucalyptus). Displays some acidity & deep woody notes that not everyone would like (especially beginners), but others (many connoisseurs praise it) will love this. Very well made, this is another treat (probably underscored ?) from the BUFFALO TRACE team !

 

 

17/ WOODFORD RESERVE (Labrot & Graham):

Enfin, la seule distillerie des Etats-Unis (à ma connaissance) à pratiquer la triple-distillation, et depuis peu une de celles qui produit de manière habilement détournée des whiskeys utilisant également des fûts usagés ce que la loi normalement ne permets pas. Appartenant à la Brown-Forman corporation, tout comme JACK DANIEL’S, elle fût fondée en 1812 par Elijah Pepper (mais le projet débuta en 1797) dans le Woodford County, mais déplacée en 1996, à Versailles (oui, toujours dans Kentucky !), apparaissant tout d’abord sous le nom de LABROT & GRAHAM. C’est l’une des plus petites du pays sans pour autant être une micro-distillerie. Elle est aussi une de celles dont les alambics à repasse en cuivre (au nombre de 3) sont les plus ressemblants à ceux des distilleries écossaises, et ce n’est pas un hasard. Les cuves de fermentation sont également très particulières, faites en cyprès plutôt qu’en pin d’Oregon ou en acier inoxydable. Pour certaines versions, de la levure fraîche est utilisée (technique dite « Sweet Mash », non la technique du « Sour Mash » de réutilisation, habituellement utilisée dans le Kentucky. De plus, la maturation est longue (pas de version de moins de 6 ou 7 ans commercialisée). La distillerie propose plusieurs gammes, et j’ai choisi une des versions les plus singulières :

 

woodford_reserve_double_oaked_2014

 

17/-WOODFORD RESERVE « DOUBLE-OAKED », distillerie LABROT & GRAHAM, Lot L077410725 de 2014), 45,2 % (90,4 ° PROOF), mais 43,2 % pour la France (KENTUCKY STRAIGHT BOURBON WHISKEY):

A noter: Cette version très particulière, s’inspirant des recherches du maître-distillateur Chris Morris (notamment des versions « Seasoned Oak » et « Maple Wood »), est nommée ainsi car elle combine des fûts neufs fortement brûlés (7 ans en moyenne) puis le distillat est transféré dans des fûts pour subir une deuxième maturation de 9 mois des fûts légèrement toastés seulement pour ne pas altérer l’équilibre. Par ailleurs, par son côté à la fois très boisé et très fruité, elle est splendide en « Mint Julep » !

Couleur: Ambrée à cuivrée, à reflets orangés soutenus. Nez: Wow ! Complexe et très séduisant. Tour à tour pâtissier (millefeuille, sucre glace, vanille-avec une pointe d’angélique en plus), fruité (abricots mûrs, pêches jaunes, orange et orange sanguine, voire mandarine), boisé (bois d’érable, bois brûlé) important mais maîtrisé, restant en arrière-plan, enfin comme une note de solvant devenant un peu plus présente (et moins plaisante) après un certain temps d’aération. Bouche: Intensément boisée (plus de présence qu’au nez) avec une forte note d’érable, mais liée à d’autres (ce n’est pas du JACK !). Reprenant les notes du nez, elle est très fruitée (orange, orange sanguine, mandarine, pointe de fruits rouges), légèrement florale, évoque par moments un Cognac, également par ses fortes notes de solvant. Epicée (cannelle, girofle, gingembre, muscade, voire pointe de piment d’Espelette), elle s’achève sur de séduisantes notes de vanille mêlées d’orange et de mandarine. Température de service recommandée à un peu moins de 20 °. Tenue à la dilution: Clairement, à mon avis, à ne pas diluer, sous peine de renforcer son style très boisé et de créer un déséquilibre vers beaucoup d’amertume. En revanche, quelques gouttes peuvent convenir, mais n’apportent rien dans le cas présent (ou moins de fruité). Conclusion: Un superbe WOODFORD RESERVE, parfois pas loin du déséquilibre, sur le fil du rasoir, mais très bien conçu et ménageant un peu de place pour de belles notes fruitée et pâtissières entre les notes boisées et épicées. Une version un peu moins facile d’accès que le « DISTILLER’S SELECT » mais de belle facture. Et j’adore son conditionnement aux notes cuivrées. Prix entre 45 et 55 €, cavistes-merci encore à Woodford Reserve pour le sample/Note confirmée (confirmed score) = 91,5/100

Version également conseillée : La version régulière nommée « DISTILLER’S SELECT », mise en bouteille autrefois à 45,2 %, elle a perdu un peu de puissance récemment (43,2 % est désormais son titrage), mais demeure une référence de qualité en matière de whiskey raffiné.

 

A very special WOODFORD RESERVE, as it uses as its maximum wood extraction. Woody & spicy it is, yes, but also very fruity, with some very attractive orange & mandarin notes, with some vanilla on top of it. It’s more complex than it seems, even if it is on the edge (it is still well balanced, but water kills it, so don’t add any unless you are bitterness a lot). Less « quiet » and balanced than the regular expression called « DISTILLER’S SELECT », this one takes risks that for some are too big, but for me interesting. Another Chris Morris performance there…

 

 

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Pour accéder rapidement au numéro précédent (US Whiskeys Part 1/3, whiskeys des lettres A à J) cliquez ci-dessous:

If you wish to have a quick access to previous survey on US Whiskeys, Part 1/3-letters A to J,

please click below:

US Whiskeys Part 1/3

 

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Pour accéder rapidement à la rubrique "Express Notes" sur la distillerie écossaise STRATHISLA, cliquez ci-dessous:

If you wish to have a quick access to previous "Express Notes N°1" devoted to Scottish distillery called STRATHISLA, please click below:

Express Notes N°1/Strathisla

 

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Dans le numéro précédant, j’avais traité des distilleries (ou noms de whiskeys) des lettres A à J. Dans le numéro suivant (3/3), je traiterais de Bourbons et de Ryes, mais aussi d’autres types de whiskeys, et notamment de single-malts, y compris tourbés (oui, vous avez bien lu) en provenance des Etats-Unis toujours, au fur et à mesure des découvertes, cette fois à suivre un peu plus tard...

 

To be followed a bit later on for N°3/3!

 

 

 

 

 

 

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