Editorial No 6

 

EDITORIAL No 6 : « NOUVEAUTES ET TENDANCES » (Mai 2014) :

 

Rédaction : 20/05/2014 -Révisions/Dernière Mise à Jour: 17/06/2014

 

Dernière minute: Comme nous sommes en période de fête des pères (sous peu) mais aussi de fête des mères (pourquoi pas?) ceux qui souhaiteraient pour faire des cadeaux avoir des références de whiskies par tranche de prix et par thème peuvent se référer à ma liste établie pour Noël 2013 (72 whiskies de moins de 60 €) ici:

Liste idées cadeaux whiskies

 

Remarque : Pour des raisons personnelles, l’éditorial d’Avril n’ayant pas pu vous être présenté, le voici décalé fin mai, et quelque peu différent de l’accoutumée, merci de votre compréhension. Je vous y présente une sélection de nouveautés internationales, de tendances, de lieux (un, en fait), voire plus. J’ai également par ailleurs mis à jour ma liste de distilleries préférées, que vous pouvez consulter ici : Mes TOP Distilleries

 

Comment : For personal reasons, I couldn’t publish (even write) April’s Editorial, so I delayed its issue until now, and it will be in a different form from the usual one, .i.e. this time I'll be talking about some selected novelties in whisky, new tendancies & new places (one to begin) as well. Thanks for your understanding. I also updated my « TOP Distilleries » list, so you can have a look on that too…more to be followed. My TOP 100 Distilleries

 

 

Plan/Topic map:

 

1/ Nouveautés WHISKY (Novelties)

2/ Tendances : SPIRIT DRINK /Whiskies aromatisés (Aromatised whiskies, a try)

3/ Nouveaux lieux : VIN ET WHISKY (a new place in Paris to buy and taste wine & whisky)

 

 

 

1/ Nouveautés WHISKY en version OFFICIELLE (première liste) :

 

Remarque : La liste des nouveautés est telle chaque année, que dis-je chaque mois que cela serait un casse-tête de tenter de toutes les énumérer, ne serait-ce même uniquement que pour les versions officielles, mais en voici tout de même une liste sélective, vous permettant d’aborder de manière un peu plus éclairée les prochains salons internationaux, ou tout simplement vos prochains achats ou recherches sur la toile. Pour des raisons pratiques et illustratives, j’ai parfois inclus dans ce « set » des versions éditées en 2013, ainsi que quelques versions de négoce (elles sont trop nombreuses pour être citées, je me suis concentré davantage sur les bouteilles éventuellement disponibles en France (à confirmer cependant). Je ne garantis pas de pouvoir vous fournir des notes de dégustation pour chacune, loin s’en faut, mais pour certaines, cela sera fait sans nul doute, alors, patience et à suivre !

 

ABERLOUR 18 ans, « BOURBON CASK MATURED » (mat. intégrale), Edition limitée pour La M.D.W., 43 %

ABERLOUR 18 ans « SHERRY CASK FINISH » (mat. intégrale), Edition limitée pour La M.D.W., 43 %

ABERLOUR « A’BUNADH », Batch N° 48, non chill filtered, Cask Strength, 59,7 %

Une distillerie qui semble avoir le vent en poupe au vu des précédentes versions A’Bunadh comme du superbe 12 ans d’âge en version « non chill filtered »…

 

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AMRUT « SINGLE-CASK » (BOURBON Cask, N°3436), Cask Strength 60 %

AMRUT « SINGLE-CASK » (P.X. SHERRY cask, N°2699), Cask Strength 62,8 %

AMRUT « SINGLE-CASK » (PEATED-PORT PIPE, N°2713), Cask Strength 59 %

Pour avoir dégusté un autre single-cask préludant cette série, et de nombreux AMRUT par ailleurs, je pense que l’on peut en attendre de belles choses  a priori…Dernière minute: Une sélection surtout disponible en ligne ou en boutique dans les pays anglo-saxons semble t'il (à confirmer)

 

AN CNOC n.a.s. « FLAUGHTER », 46 % (Limited Edition-Peated at 11 ppm)

AN CNOC n.a.s. « RUTTER », 46 % (Limited Edition-Peated at 14,8 ppm)

AN CNOC n.a.s. « TUSHKAR », 46 % (Limited Edition-Peated at 15 ppm)

En hommage aux origines tourbées des premiers single-malts de la distillerie, celle-ci sort pas moins de trois versions légèrement tourbées, pour le moment pas disponibles en France, mais elles semblent plutôt bien reçues de dégustateurs réputés…Un événement en tout cas, sans conteste, alors, à suivre !

 

 

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ARDBEG « AURIVERDES », 49,9 % (« Auri » signifie « Or » et « verdes », « vert », en hommage au Brésil qui accueille la coupe du monde de football cette année). Vieilli en fûts de Bourbon et 1er et second remplissage, dont les têtes d’origine ont été remplacées par des têtes issues de fûts neufs ayant subi un toastage d’importance non indiquée, tenue secrète.

Il y a beaucoup de marketing et de surenchère de prix autour de cette marque (certes, autour de quelques autres marques également). J’ai récemment eu l’occasion de redéguster le « ARDBOG » à l'aveugle, et il m’a paru assez bien fait (joli profil tourbé modéré et un peu fruité) bien qu’un peu alcooleux, voire entêtant (ce que j'ai trouvé gênant, mais d'autres durant la dégustation n'ont pas eu cette impression). Je ne sais pas ce qu’il faut attendre de cette dernière édition mais ARDBEG restant une distillerie sur laquelle il faut compter, bien qu’elle ne soit pas ma préférée d’Islay, pour ce qu’elle présente depuis quelque temps (hormis les excellents "Corryvreckan'", "Airigh Nam Beist", ou encore "Supernova"), je serais curieux de déguster cette version.

Dernière minute: Dégusté ce whisky à La Maison du Whisky le 31 Mai, à l'occasion de l' "Ardbeg Day" (proposé cette année dans 2 boutiques de la Maison du Whisky et 3 de chez Nicolas Julhès, notamment). J'ai été agréablement surpris. Cet "Auriverdes" démontre un bel équilibre entre fleurs, fruits, bois, tourbe et épices (modérées)...de la finesse aussi, comme une version plus aérienne du 10 ans. Il n'est pas alcooleux comme l' "Ardbog", par exemple. Une réussite, je pense, mais en revanche, le prix proche de 100 € est un peu dissuasif. Note provisoire estimée à 91,5/100, notes de dégustation plus précises à venir...

(temporary score for this well balanced nice new Ardbeg = 91,5/100-other notes, more precise, soon).

 

 

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ARRAN 17 ans, 46 %

ARRAN « MILLENIUM CASKS » (assemblage commémoratif de 45 fûts, soit 35 ex-fûts de Bourbon, 10 ex-fûts de Sherry, distillés entre le 31/12/99 et le 01/01/00, embouteillés au degré naturel de 53,5 %, toujours non filtré à froid et limité à 7800 bouteilles).

ARRAN « LOCHRANZA RESERVE » (maturation en fûts de Bourbon, sauf pour 10 % des fûts qui eux ont contenu du Sherry durant 6 mois), 43 %

Je tiens cette distillerie pour une des meilleures jeunes distilleries à l’heure actuelle, n’en déplaise à certains, déjà depuis les premières éditions sans compte d'âge, puis avec le 10 ans d'âge. De plus depuis que la distillerie peut aligner des 16 et 17 ans d’âge, il semble qu’elle soit revenue à plus de mesure côté affinages (plus que 3 versions régulières de ce type) et que le standard se soit encore élevé notamment à l’occasion de la sortie de certains single-casks (comme par exemple celui du Whisky Live Paris 2013). Alors je suis « toute ouïe » !

 

AUCHENTOSHAN « SOLERA » (PX SHERRY FINISH), 40 % (Travel Retail Edition) date 2012 ?

AUCHENTOSHAN 14 ans « COOPER’S RESERVE » (Bourbon & Sherry), 40 % (Travel Retail Edition) date 2012 ?

+ 3 autres versions (« Heartwood », « Springwood », « Silveroak »)

 

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Cette distillerie présente (en version officielle) un profil assez variable, avec parfois un profil majoritairement floral, parfois en partie végétal, souvent vanillé, un peu fruité, avec des notes de caramel (pas que naturelles). L'édition 2011 de la version dite "Valinch" (un brut de fût sans compte d'âge) ayant eu un certain succès (notes de dégustation à venir), l'on souhaiterait que les autres n.a.s. (n.a.s. pour "no age statement" = whiskies sans compte d'âge) présentés ici soient d'une qualité aussi grande, à suivre !

 

BALBLAIR Millésime « 1989 », 46 %

 Une belle distillerie avec un distillat parfois capricieux (qui hésite entre le fruité/floral d'un côté et les épices/herbes de l'autre). A suivre...

 

BALVENIE (The) 14 ans «  CARIBBEAN CASK », 43 %

BALVENIE (The) 15 SINGLE-BARREL « SHERRY CASK », 47,8 %

J’y reviendrais sous peu, ayant récemment dégusté ces nouvelles versions qui n’ont pas réellement répondu à mes attentes, je dois le dire. Il n’y a pas de miracles…J’attends davantage de cette distillerie artisanale et familiale…

 

 

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BOWMORE « SMALL BATCH RESERVE », 40 % (1st Fill &2nd Fill Bourbon casks), 40 %

-celui-ci est surtout disponible dans les magasins de la chaîne Nicolas.

BOWMORE « BLACK ROCK » (SPANISH SHERRY Casks), 40 % (Travel Retail Edition)

BOWMORE « GOLD REEF » (1st Fill BOURBON Casks), 43 % (Travel Retail Edition)

BOWMORE 17 ans « WHITE SANDS », (Ex-BOURBON Casks), 43 % (Travel Retail Edition)

Très curieux de déguster ces nouvelles versions….hélas il faut prendre l’avion pour les 3 dernières !

 

 

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BRORA 40 ans, 59,1 %

Une version historique, la première officielle si j’ai bien suivi…Score historique également, Serge Valentin, le célèbre écrivain du whisky, qui a eu la chance de le déguster, lui a décerné sans doute un de ses premiers 98/100…(la note la plus élevée chez lui). Même si chaque avis est subjectif (entendons nous bien, je tiens le sien en haute estime), et que le prix de ce whisky (disons simplement qu"il comporte 4 chiffres-environ 8500 € pour être précis- et probablement bientôt 5 chiffres !) fera que seul peu d'élus pourront le déguster, l’on ne peut rester indifférent à ce score !

 

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BUNNAHABHAIN « WESTERING HOME » 17 ans (maturation en fûts du Limousin français « Cognac casks matured », puis affinage dans des fûts ayant contenu du Sauternes, 53,4 % (lancé à la faveur du « Feis Isle » festival 2014-édition limitée à 301 bouteilles)

BUNNAHABHAIN «DRAM AN STIUREADAIR » 10 ans, maturation 9 ans dans des ex-fûts de Bourbon (« American Oak »), puis affinage 1 ans dans des fûts ayant contenu du Marsala, 56,7 % (lancé à la faveur du « Feis Isle » festival 2014-édition limitée à 632 bouteilles)

Une distillerie souvent mésestimée, de par ses embouteillages officiels souvent aseptisés, bien mieux servis par les indépendants…mais lorsque la distillerie sort des éditions limitées, elles sont parfois de grande qualité…à suivre.

 

 

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CAOL ILA « SPECIAL FESTIVAL EDITION » (FEIS ISLE BOTTLING), Refill American Oak Hogsheads, « personally selected by David Wood, distillery manager, ayant donné 1500 bouteilles, Natural Cask Strength, 55,5 %

Les mises en bouteille destinées à ce festival (le « Feis Isle ») très connu qui a lieu sur l’île d’Islay sont très recherchés et souvent considérés comme remarquables. A suivre.

 

 

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CARDHU « AMBER ROCK », 40 %

On dit beaucoup de bien de cette version sans compte d’âge et clairement « technologique ». Je devrais en savoir plus sous peu et vous en rendrait compte, sans influence aucune…

 

CHICHIBU « ON THE WAY » (plus de 5 ans d’âge, assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon et de fûts de chêne japonais Mizunara), 58,5 %

CHICHIBU Vintage « 2010 »- « PEATED »—2013, Cask Strength 53,5 %

Une jeune et excellente distillerie, au distillat de grande qualité, mais dont les prix sont hélas en train de flamber….Je suis curieux de ces dernières versions.

 

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CHIVAS REGAL « MIZUNARA » (Wood finish), 40 %

What ? (à voir à quel point c’est sérieux….et perceptible -l’apport des futs de chêne rouge japonais). Une édition réservée à priori au marché...japonais. Pour les voyageurs...

 

DALMORE (The) Vintage « 2003 », 46 %

 

DUFFTOWN (The Singleton of) Officiel « SUNRAY », 40 %

DUFFTOWN (The Singleton of) Officiel « TAILFIRE », 40 %

DUFFTOWN (The Singleton of) Officiel « ARTISAN », 46%

DUFFTOWN (The Singleton of) Officiel « TRINITE », 40 %

DUFFTOWN (The Singleton of) Officiel « UNITE », 40 %

Beaucoup de versions récentes (en grande partie « technologiques ») pour cette distillerie jusqu’à il y a peu « oubliée » par DIAGEO, hormis la sortie récente des 12, 15 et 18 ans. A suivre…

 

 

 

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ENGLISH WHISKY & Co « CHAPTER 13 » -2nd Release (for St GEORGE’S day), 45 %

Une petite distillerie anglaise un peu confidentielle, "boutique", comme on dit aujourd'hui, cependant à ne pas négliger au vu des premières versions…peut être (je dis bien peut être) l'équivalent anglais de MACKMYRA en un sens...

 

GIRVAN « PATENT STILL » N°4 "Apps" (non-age), American Oak casks, 40 %

GIRVAN « PATENT STILL » 25 ans, (UK Market-2013), 42 %

Il est très rare de voir sortir des versions officielles de distilleries de grain. La distillerie PORT DUNDAS l’avait fait il y a quelques années (2011) avec un excellent 20 ans d’âge. On espère de belles choses avec ces deux sorties (le négociant Berry Bros & Rudd avait sorti de belles choses sous forme de small batches il y a quelques années) même si clairement la version sans compte d’âge et à 40 % n’est pas miraculeuse.

 

 

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GLEN DEVERON 16 ans, 40 %

GLEN DEVERON 20 ans, 40 %

GLEN DEVERON 30 ans, 40 %

Une distillerie (également nommée MACDUFF lorsqu'elle se vend en version de négoce) peu cotée mais qui pourrait surprendre. Les 10 et 15 ans d’âge réguliers ne sont certes pas des chefs-d’œuvre, mais l’on ne sait jamais.

 

GLEN GRANT 66 ans (semi-officiel) fût N°1369, non filtré à froid et mis en bouteille au degré naturel de 46,6 %

Un des plus vieux GLEN GRANT disponibles à l’heure actuelle….de l’histoire en bouteille !

 

GLENDRONACH « GRANDEUR », 48 %

GLENDULLAN (The Singleton of) Officiel « LIBERTY », 40%

GLENFARCLAS, gamme « The FAMILY CASKS », millésimes 1954, 1955, 1956, 1967

GLENFIDDICH 29 ans « SPIRIT OF A NATION », 48,8 %

GLENGLASSAUGH « TORFA » (« Richly Peated »), 50 % (ex-Bourbon casks-Peated at 20 ppm)

GLENGOYNE Officiel 25 ans, 48 %

A Rome fait comme les romains….dit on…Ces 6 "Sherry casks's distilleries" (pour la plupart en tout cas) peuvent donner le moyen comme le meilleur…Parmi les mieux placées en terme de rapport qualité/prix, il y a clairement à mon sens GLENGOYNE et GLENDRONACH….

 

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GLENLIVET (The) «GUARDIAN’S CHAPTER » (ou « Exotic »), 48,7 %

Pour l’avoir dégusté l’an dernier, clairement un exemple de whisky technologique sans grand intérêt, j’attends bien plus de cette distillerie, qui peut bien mieux, comme l’a récemment prouvé la commercialisation de l’excellent batch du 07/12 de « NADURRA »…

 

GLENMORANGIE « COMPANTA », 46 %

Une distillerie passée maître dans l’art de l’affinage (et qui l’a historiquement initié) capable d’excellente comme de demi-teinte insatisfaisante, à suivre (je devrais en savoir plus sous peu !).

 

GLENROTHES (The) Vintage « 2001 », 43 %

GLENROTHES (The) Vintage « 1969 », 42,9 %

GLENROTHES (The) « SHERRY CASK RESERVE », 40 %

Un des piliers des « Sherry distilleries », version subtile comme GLENGOYNE, à suivre…

 

HAKUSHU « DISTILLER’S RESERVE », 2014, 43 %

Une nouvelle entrée de gamme tourbée qui a plutôt bonne presse, à suivre sous peu !

 

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HAZELBURN « RUNDLETS & KILDERKINS », 50,1 %

La version LONGROW était magistrale, celle de SPRINGBANK un peu plus compliquée, celle-ci devrait être intéressante, j’en suis en tout cas très curieux. Rappelons que HAZELBURN est distillé trois fois.

 

HIGHLAND PARK Officiel « FREYA » (3rd of « The Valhalla Collection »), 51,2 %

La 3 ème et avant-dernière version de cette collection…au-delà de la teinte verte du verre (pas forcément de bon goût), je serais attentif au profil de cette édition limitée (ici sur un profil semble t'il plutôt "Bourbon") au prix de plus en plus conséquent…

 

 

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ICHIRO’S MALT & GRAIN « PREMIUM », 50 %

Ichiro Akuto-san a-t-il fait un flop ou ici un bel assemblage, avec ce blend qui contiendrait tant du HANYU, du CHICHIBU que du KARUIZAWA, voire d’autres distilleries, nous le verrons prochainement.

 

KILCHOMAN « LOCH GORM »,  2014 Edition, « Sherry Cask », 46 %

KILCHOMAN « COULL POINT », 2014 Limited Travel Retail Edition (UK only), 46 %

KILCHOMAN « 100 % ISLAY » , 4th Edition, 50 % (assemblage de 40 ex-fûts de Bourbon de premier remplissage soit 32 fûts de 5 ans d’âge et 8 de 4 ans d’âge-Edition limitée).

KILCHOMAN Edition Limitée 2014 « FEIS ISLE BOTTLING », issue de 2 fûts de Bourbon de premier remplissage ("Fresh Bourbon barrels"), affinés ensuite durant 3 mois dans des fûts de Fino Sherry ("Fino Sherry Butts"), ayant donné 525 bouteilles sans réduction ("CASK STRENGTH"-pas encore de précision du titrage).

Une distillerie artisanale écossaise qui tient à produire local le plus souvent possible, en essayant de ne pas faire trop monter les prix même si c’est difficile et avec un tel distillat, cela se respecte. J’ai beaucoup aimé ce qui était présenté au Whisky Live Paris 2013, j’en espère autant ici…à suivre !

 

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LAGAVULIN « SPECIAL FESTIVAL EDITION » (FEIS ISLE BOTTLING), European Oak Sherry Butts, casks selection by Iain McArthur, ayant donné 3500 bouteilles, Natural Cask Strength, 54,7 %

 

Les mises en bouteille destinées à ce festival (le « Feis Isle ») très connu qui a lieu sur l’île d’Islay sont très recherchés et souvent considérés comme remarquables. A fortiori avec cette distillerie, l’on peut attendre à de grandes choses (cf certains précédents embouteillages). A suivre.

 

 

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LAPHROAIG « QA » (Quercus Alba), 70 ou 100 cl, 40 % (Limited Travel Retail Edition)

 

LAPHROAIG « CASK STRENGTH », Batch 006, 58 %

 

LAPHROAIG « CAIRDEAS » (Elevage en « First Fill Bourbon casks », plus 2 ans de finition dans des « Spanish Oak Hogsheads » ayant contenu du Sherry de type Amontillado), ? % (env. 50 %) -réservé aux "Friends of Laphroaig".

 

LAPHROAIG Officiel « SELECT », 40 % :

Pour ce dernier, il s’agit d’un assemblage d’Oloroso Sherry butts, de « Straight American Oak » (fûts non remplis de Bourbon- ?!), des Hogsheads avinés avec du Sherry P.X., des Quarter Casks, de « First Fill Bourbon casks », (version non filtrée à froid et non colorée choisie parmi 6 avec l’aide d’un panel de F.O.L.) . Il s’agit d’un hommage à Ian Hunter, de la famille d’une des plus grandes parmi les anciens propriétaires de la distillerie il y a 70 ans (1886-1954). Deux versions controversées à suivre…

 

 

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MACALLAN (The) « SHERRY CASK » 18 ans millésimé « 1996 », 43 %

No comment, hormis que l’on aimerait espérer un sursaut…du niveau au minimum du « RUBY ».

 

MACKMYRA « SVENSK ROK » (50 cl), 46,1 % (tourbé)

MACKMYRA « MIDVINTER », 46,1 %

MACKMYRA « MIDNATTSOL », 46,1 %

MACKMYRA « MOMENT BARNSTEN », 51,1 %

Une belle distillerie de Suède, paraît il pas la meilleure, mais en tout cas pour moi qui a eu l’occasion de déguster nombre de versions, une distillerie bien intéressante, dans un registre différent… J’attends beaucoup notamment du « SVENS ROK »…attention aux prix, par contre !

 

 

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MILLSTONE 100 % RYE, 50 % (Hollande)

Pas encore dégusté déjà leur single-malt, alors un RYE, why not ?!

 

MORTLACH n.a.s. « RARE OLD », 43,4 % (50 cl)

MORTLACH 18 ans, 43,4 % (50 cl)

MORTLACH 25 ans, 43,4 % (50 cl)

MORTLACH n.a.s. « SPECIAL STRENGTH », 49 % (50 cl), Travel Retail exclusive

Contenance 50 cl, sauf pour les USA ou les bouteilles feront 75 cl

Une nouvelle gamme très controversée….personnellement tant que je n’aurais rien dégusté, je ne saurais en dire grand-chose, hormis l’attention portée au ratio volume/âge/prix…or là cela se présente mal…

 

 

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NIKKA « TAKETSURU » (non age), 43 %

NIKKA « TAKETSURU » 21 ans « PORT WOOD FINISH » (80 th Anniversary 1934-2014), 46 %

NIKKA « TAKETSURU » 21 ans « MADEIRA WOOD FINISH », (80 th Anniversary 1934-2014), 46 %

NIKKA a le vent en poupe, c’est clair, avec des productions de premier ordre en 2013, j’en ai parlé. J’attends beaucoup de ces versions notamment limitées, hélas pas toutes destinées à la France, semble t'il, mais je suis tout autant curieux de la version sans compte d’âge…

 

nikka taketsuru 21 yo portnmadeira wood finish

 

OLD PULTENEY « DUNCANSBY HEAD », n.a.s., 43 %

OLD PULTENEY  « FLOTILLA » Vintage 2004, 46 %

OLD PULTENEY « NAVIGATOR », n.a.s. , 46 %

OLD PULTENEY « NOSS HEAD », n.a.s. , 43 %

OLD PULTENEY « PENTLAND SKERRIES », 43 %

OLD PULTENEY est une distillerie sous-estimée selon moi, mais ces versions jeunes pourraient être l’arbre qui cache la forêt…la distillerie semble avoir de vieux fûts intéressants, alors à suivre…En tout cas l’avantage de la fraîcheur pour des versions comme le « FLOTILLA 2000 » et l’excellence pour les 17 et 21 ans, sans conteste !

 

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TOMATIN « CU BOCAN » millésimé « 1989 », (3 ex-Bourbon casks-Peated) 53,2 %

TOMATIN 14 ans « PORT WOOD FINISH » (1 an), 46 %

TOMATIN 25 ans millésimé « 1988 », Batch 1, 46 %

Encore une distillerie sous-cotée en version officielle et relativement populaire en version de négoce… à voir ce que peuvent donner ces versions (il est rare de voir des versions affinées au Porto). A noter, la première version est tourbée !

 

 

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TORMORE Officiel 14 ans, (new edition-First fill ex-Bourbon casks), 43 %

Un beau duo l’an dernier (les nouveaux 10 et 16 ans) qui pourrait bien être suivi de celui là comme pivot…à voir !

 

YAMAZAKI « LIMITED EDITION » 2014 (Sherry cask & Port Pipe), Limited Edition-Japan (titrage ?)

YAMAZAKI « DISTILLER’S RESERVE », 2014, 43 %

Voilà deux versions (la première pour le marché japonais seul) bien attendues…à suivre !

 

 

 

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*Nouveautés de NEGOCE  (Brève Sélection):

 

ADELPHI :

CLYNELISH 1996, GLENROTHES 1991, LONGMORN 1985, MORTLACH 1987, ROYAL BRACHLA 1997, etc...

Un excellent négociant à suivre, assurément…mais hélas plus distribué en France…

 

A.D. RATTRAY : STRONACHIE (Undisclosed single-malt) 10 ans, 40 %

 

BERRY BROS & RUDD, gamme « Berry’s Own Selection » :

CAPERDONICH 1994, GLEN GRANT 1995, LONGMORN 1992 & 1997, SPEYSIDE 1995, etc…

Demeure encore un des meilleurs assembleurs et sélectionneurs de whiskies de négoce, à suivre.

 

CADENHEAD’S« Small batch » collection : ABERLOUR 23 ans, BOWMORE 13 ans, GLEN GRANT 15 ans, TOMATIN 19 ans

La nouvelle gamme du plus ancien négociant de single-malts écossais en brut de fûts fait fureur, la qualité est souvent élevée, je peux en attester, mais c’est à chacun de trouver « chaussure à son pied », car chaque fût ou lot est différent, et pas forcément toujours représentatif du style de la distillerie…Cela sera excitant de déguster ces nouveaux flacons si cela est possible…

 

COMPASS BOX : « The GENERAL », 53,4 % (Blended-Whisky)

John Glaser n’est pas avare de nouveautés et de surprises, cet assemblage de vieux blends en est une…note de dégustation à suivre sous peu…

 

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DOUGLAS LAING :

Gamme « OLD PARTICULAR » :

CLYNELISH 1996, LEDAIG 1993, LAPHROAIG 1999, MACALLAN 1997, etc..

Gamme « DIRECTOR’S CUT » :

BUNNAHABHAIN 1988, CAOL ILA 1979, HIGHLAND PARK 1984, LAPHROAIG 1992, NORTH OF SCOTLAND 1973, etc...

« SCALLYWAG » (DOUGLAS LAING) Blended-Whisky (à base de single-malts du Speyside, vieillis en fûts de Bourbon & de Sherry), non filtré à froid, non coloré, 46 %

Beaucoup de nouveautés chez ce négociant également historique hélas depuis peu divisé en deux (les deux frères se sont partagées les différentes gammes et en ont créés d’autres), dont je suis assez curieux…en général la qualité est là.

« SYNDICATE 58.6-PREMIUM » 12 ans (1 year Oloroso Sherry finish), emb. DOUGLAS LAING, Blended-whisky écossais, 40 %

Ce mystérieux ancien blend privé revient sur la scène, cette fois assemblé avec certitude par Richard Paterson, et pour la maison Douglas Laing, et est affiné un an de plus en fûts de Sherry. Pour avoir dégusté une version plus ancienne, toujours de 12 ans d’âge, et toujours en partie composé de single-malts provenant de distilleries fermées, je peux dire qu’il s’agit sans doute d’un assemblage de grande qualité et sûrement expressif, malgré ses 40 % que l’on peut regretter. De plus il est cette fois distribué en France, ce qui est très rare…J’ai hâte de déguster cette version récente.

 

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DUNCAN TAYLOR : « MAJESTY » 30 ans, Undisclosed single-malt, 40 % et :

ARBEG 1994, CAMERON BRIDGE 1978, CAOL ILA 1983 (2 BOTTLINGS), CAPERDONICH 1992, GLENTAUCHERS 2008, SPRINGBANK 1993, etc…

Un négociant qui peut aligner de sublimes fûts comme d’autres bien plus alcooleux, secs et rédhibitoires…ces dernières années néanmoins quelques belles choses dans les gammes « Dimensions », « Rare Auld » ou encore « Octave », mais aussi dans les blends rares, alors à suivre…

 

GORDON & MACPHAIL, gamme « OLD RESERVE » (nouveau packaging) :

COLEBURN 1972, GLEN ESK 1979, GLENLOCHY 1979, LITTLEMILL 1985…

La prestigieuse maison de négoce propose des raretés dans une ancienne gamme totalement relookée, excitant sur le papier, déjà !

 

HUNTER LAING et (entre autres) la gamme « DOUGLAS OF DRUMLARIG » :

STEWART LAING n’a pas chômé depuis sa scission d’avec son frère…il y a parfois de belles choses dans cette nouvelle gamme, comme l’an dernier avec des GLENCADAM, BALMENACH ou MORTLACH relativement jeunes…

 

MOGWAI « ROCK ACT », bottled by The GOOD SPIRITS Co (GLENALLACHIE Cask Strength)

Là je dois dire en tant que fan de post-rock et amateur du groupe MOGWAI (à l’initiative de cette sortie de bouteille parallèle à celle de son dernier album en 2013), j’ai été assez excité par cet embouteillage déjà sur le papier…Ensuite GLENALLACHIE étant plutôt rare, l’idée était doublement intéressante, malheureusement victime de son succès, je n’ai pas pu « voir la couleur » (non commercialisée en France de toute façon) de cette version, hélas…à bon entendeur ?!

 

 

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TEELING WHISKEY (The) «SINGLE-GRAIN », 46 %

Depuis son rachat par BEAM global inc., la distillerie COOLEY n’est plus aussi visible qu’avant, mais elle produit encore des merveilles, tant pour quelques indépendants (à fortiori comme ici pour le fils du fondateur de la distillerie) que parfois en version officielle. Très curieux de cette version sans âge.

 

« TITANIC BLEND » 5 ans, BELFAST Distillery, 40 % (Single-Blend/maison de négoce, Irlande-Cooley)

 

Emb par The BLENDED WHISKY COMPANY pour MASTER OF MALT : "THE LOST DISTILLERIES BLEND", Batch 4, 50,9 % (distilleries : GLEN KEITH, IMPERIAL, LITTLEMILL, MOSSTOWIE, PORT ELLEN, ROSEBANK et le single-grain PORT DUNDAS) :

Nommé meilleur blended whisky aux W.W.A. 2014, cela force le respect et suscite la curiosité…accrochez vous pour le prix par contre, au-delà de 400 €….pas encore dégusté.

 

 

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« WORLD WHISKY DAY BLEND » 2014, Blended-Whisky écossais (pas de précision), 40,1 %

Certains ont jugé opportun de décréter un, voire plusieurs « jours du whisky » dans le monde…En voici un des résultats, je ne sais quoi en penser (opportunisme ou vrai enthousiasme ?), à voir !

 

North-American Whiske(y)s :

 

ROCKTOWN RYE Whiskey, 46 % (Arkansas)

ROCKTOWN Hickory Smoked WHEAT Whiskey, 46 % (Arkansas)

ROCKTOWN Young BOURBON Whiskey, 46 % (Arkansas)

SONOMA COUNTY RYE, 48 % (Rye whiskey-Californie)

TIN CUP AMERICAN WHISKEY, 42 % (Rye whiskey-Californie)

WESTLAND WHISKEY « AMERICAN SINGLE-MALT » (3 ans), non filtré à froid, non coloré, 46 %

WOODFORD RESERVE « CLASSIC MALT », LABROT & GRAHAM’S « Master’s Collection », 45,2 % (SINGLE-MALT, Aged in Bourbon barrels-Kentucky)

WOODFORD RESERVE « FOUR WOOD », LABROT & GRAHAM'S « Master’s Collection », 47,2 % (BOURBON, Aged in Bourbon barrels, Maple barrels, Sherry casks & Port casks)

Beaucoup de bouleversements dans le marché des whiskeys américains (que ce soit des single-malts, des Rye ou des Bourbons, entre autres catégories) ces derniers temps, de par l’explosion de micro-distilleries, la hausse de qualité de certaines références ou encore la multiplication des sous-marques (pas forcément au sens péjoratif !)…en tout cas régulièrement quelques claques monumentales en dégustant ces whiskeys…mais nous y reviendrons sous peu !

 

 

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***

 

2/ Tendances : « SPIRIT DRINKS » (Whiskies aromatisés) :

 

Comme je l’évoquais précédemment, parmi les tendances les plus fortes actuellement, il y a l’aromatisation des whiskies (ou whiskeys, car cela concerne également les U.S.A.). Des blended-whiskies écossais, des Bourbons, des Tennessee ou des Ryes whiskeys sont proposés à la vente, avec, étant donné la présence d’additifs non autorisés par la S.W.A. et autres instances, l’interdiction de l’utilisation du mot « WHISKY », d’où la mention de substitution « SPIRIT DRINK ». Ces « whiskies aromatisés » titrent d’ailleurs guère plus 40 % mais un peu moins. Votre serviteur n’est pas un amateur de ce type de produit lorsque celui-ci cherche à se faire passer pour un whisky. Mais en tant qu’amateur de cocktails, si le produit est bien conçu, et en respectant le blend sur lequel il se greffe, je ne vois pas pourquoi l’on rejetterait d'emblée ce que l’on peut considérer (en général, pas toujours) comme une base cocktail de qualité, ou une boisson alcoolisée désaltérante si consommée (en plus de l’être avec modération) de manière adéquate.

Voici un exemple proposé par l’assembleur BALLANTINE’S, nommé « BRASIL » (nom du cocktail à base de ce produit = « BALLSAO ») mis « au banc d’essai » ce mois-ci. Mais lisons d’abord la description publicitaire de celui-ci :

« Après plus de deux années de recherche et développement, Sandy Hyslop, Master-Blender de Ballantine’s a mis au point un assemblage unique et original, véritable innovation. C’est la macération de l’écorce de citron vert fraîchement séchée dans les fûts de whisky qui confère à Ballantine’s Brasil la fraîcheur subtile de l’agrume, délicate et sans compromis sur la qualité premium de Ballantine’s ».

 

 

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Mon opinion sur ce nouveau produit :

 

-BALLANTINE'S "BRASIL", SPIRIT DRINK ("Scotch Whisky selectively cask steeped with Brazilian lime peel"), Batch LKAH 1625, 2014/05/06 9:26, 70 cl, 35 %:

 

Couleur : Vieil or.

Nez : Vanille et citron, clairement, sont étroitement liés. Evocation d’une tarte au citron (vert) meringuée. Crème glacée au citron vert, avec le whisky qui peine à se frayer un chemin.

Bouche : Etonnamment plus légère et équilibrée que le nez le laissait entendre. La vanille est présente, de la crème glacée au citron vert également, mais elle est mêlée au whisky de manière intelligente. Grande fraîcheur de l’assemblage.

Tenue à la dilution (eau fraîche): Le mélange est maintenant évocateur d’un sorbet plus que d’une crème glacée, son caractère crémeux se retire. Jus de fruits alcoolisé demeurant léger, quelque peu aqueux, mais agréable.

Tenue à la dilution (sur glace): Le citron vert s’exprime à la fois sous forme de zeste et de jus et répond bien au caractère boisé du BALLANTINE’S. C'est étonnant comme cela fonctionne mieux qu'avec juste un peu d'eau fraîche. Ne pas mettre tout de même trop de glace.

Observation sur la recette officielle (lien site officiel): En suivant la recette, le citron vert (que ce soit le jus ou sa peau) me paraissent un peu excessivement présents au regard du caractère déjà très citronné de l’assemblage. Personnellement j’ai trouvé la recette trop citrique ou trop acide si vous préférez, mais les amateurs de cocktails assez citronnés à base de tequila ou cachaça devraient y trouver leur compte.

Suggestion de recette alternative: Je suggère plutôt deux recettes testées tout à l’heure :

1/ Verser 5 cl de BALLANTINE’S « Brasil ». Ajouter de la glace, puis après quelques minutes, ajouter 2 cl de BALLANTINE’S « Finest », ainsi qu’un centilitre de jus de citron, agitez, c’est prêt.

2/ Verser 5 cl de BALLANTINE’S « Brasil ». Ajouter de la glace, puis après quelques minutes, ajouter 2 cl de BALLANTINE’S « Finest », ainsi que 3 cl de jus d’orange (l’alternative avec du jus de fruits exotiques est possible), puis 1 à 3 cl (à votre convenance) de liqueur de gingembre à 45 % (ne faites pas comme moi, trouvez en une non dégradée par du caramel ajouté et un peu trop de sucre ajouté!).*

Conclusion: Contre toute attente, et un préjugé plutôt dubitatif, ce BALLANTINE’S « Brasil » s’est avéré très intéressant à déguster seul déjà, sur glace ou avec un peu d’eau fraîche, et à expérimenter sous diverses associations « cocktailesques », même si clairement sur ce point je ne suis pas un expert. Nul doute que des professionnels du cocktails comme nous avons la chance d’avoir en France (j’en rencontre chaque année au salon professionnel « Cocktails Spirit »-le prochain est à venir sous peu, à suivre...) trouverons mieux que moi comment utiliser à son maximum ce produit à fort potentiel.

Note chiffrée (plus symbolique qu’autre chose-difficile de noter des whiskies aromatisés…alors merci de ne surtout pas comparer cette note avec un whisky classique, c'est la boisson que je note) = 90/100

 

 ***

 

3/ Nouveaux lieux : Bar & Cave "VIN ET WHISKY", à Paris :

 

Je tenais mettre en lumière un peu ce magnifique nouveau lieu dédié à moitié au whisky. J’y ai dégusté notamment les nouveaux BALVENIE (14 ans « Caribbean Cask » et 15 ans « Single-Barrel » version Sherry Cask (soirée animée par Damien Anglada) et par ailleurs le dernier The Glenrothes « 2001 » officiel, ainsi qu’un superbe GLENLOSSIE de chez Duncan Taylor, notes de dégustations à suivre pour ces whiskies):

 

CAVISTE, BAR A VINS, BAR A WHISKIES « VINS ET WHISKY » (MAISON CLAUDEL):

62, Rue Monge, Paris, 5° (Tél. 01.45.87.17.95)

Horaires: Mardi : 16h-21h, Mercredi à Vendredi : 9h30-14h30/16h-21h, Samedi : 9h30-21h, Dimanche : 9h30-14h30

(Fermé le Lundi).

 

 

devanture du bar et cave vin et whisky

 

 

« Un nouveau lieu (ouvert en décembre 2013) dédié à la fois au vin et au whisky, mais aussi à quelques autres alcools, convivial, avec un choix important de vins et de whiskies à la vente mais aussi un joli choix pour ce qu’il est possible de déguster sur place au verre, pour des prix raisonnables. L'accueil est chaleureux, le lieu tout en boiseries possède déjà un cachet, une fraîcheur sans pareil. Il s’y organise également des dégustations, alors, une adresse à suivre ! »

Site web : www.vinetwhisky-claudel.com

 

 

CRITERES D’EVALUATION :

NOTE :

REMARQUES :

Accueil :

*****

Charles et Michèle Claudel vous accueillent sans chichis dans ce magnifique endroit très bien agencé pour combiner vente et dégustation.

Conseil :

****

Un lieu de passionnés. Une carte des whiskies en dégustation est également proposée, avec des notes de dégustation pour aider la clientèle à choisir ses whiskies…ce qui est toujours un plus.

Choix :

*****

En voie d’extension : Déjà plus de 300 whiskies à la vente, l’objectif étant d’arriver à 400 prochainement.

55 whiskies en dégustation (bientôt 80), pour 24 vins, en comparaison, au verre. Un joli choix de mises en bouteille officielles de whiskies écossais et du Monde, et un choix impressionnant de versions de négoce, qui combinent des produits provenant tant de La Maison du Whisky que de la maison Dugas, voire même d’autres fournisseurs. Côté négociants, « bien sûr » Signatory Vintage (le négociant fétiche de la Maison du Whisky) règne en maître avec pas loin d’une trentaine de références, mais on y trouve également des Berry Bros & Rudd, Douglas Laing, Duncan Taylor, Ian McLeod, Compass Box, Gordon & MacPhail, et, plus rare, la nouvelle collection « Small Batch » de Cadenhead’s, voire bientôt d’autres, excusez du peu !

Intriguant (pas encore essayé, mais cela viendra !), le choix de 4 bières (en bouteille) en provenance d'île d'Arran ! (oui, l'île écossaise qui produit le single-malt du même nom).

Prix :

****

Assez raisonnable, pour la plupart des prix (souvent proche du P.V.C.= Prix de vente conseillé par le distributeur). Peut être des formules à imaginer pour se démarquer des concurrents ? Par exemple, en dégustation comme en vente, le whisky du mois, un peu moins cher ? Ou bien une formule duo ou trio de whiskies en dégustation, avec un prix intéressant pouvant inclure des tapas ? Ce ne sont que des suggestions, et la cave a le temps d’imaginer moult formules et offres pour le public. Je crois que certaines suggestions sont déjà à l'étude.

Dégustations

(Possibilités de) :

Oui*

Erratum 02/06/14: Afin de guider le choix d'achat des clients, il est possible de déguster gratuitement l'une des 55 références disponibles actuellement. Autrement, dégustations de whiskies sur place de 7 € à environ 25 € le verre (contenance = 4 cl), mais aussi de vins, conservées sous azote. Egalement soirées thématiques avec dégustation la plupart du temps gratuites sur inscription (nombre de places limitées), ou parfois payantes (ce dernier point est à confirmer).

Le point faible :

 

Les horaires, peut être, mais uniquement pour la partie « bar », car on aurait pu imaginer venir faire une dégustation après dîner…sinon les horaires sont intéressants en tant que cave, c’est certain.

Le point fort :

 

Le choix et la variété des fournisseurs, la qualité de l’accueil, mais aussi le cadre …ET le fait, déjà cité plus haut, et pas si répandu, que la future carte des whiskies comportera des commentaires de dégustation pour chaque whisky ! Autre point, pour ceux qui souhaitent déguster plusieurs whiskies, un dispositif ingénieux est prévu pour que distinguer à tout moment votre premier choix de whisky à déguster du second (intéressant par exemple pour faire des dégustations comparées ou ne pas se louper sur la succession des whiskies à déguster...)

Le petit plus :

 

Fallait y penser : Moyennant 7 € (droit de bouchon), vous pouvez déguster (de préférence avec des amis, et modération, n’est ce pas ?) sur place la bouteille que vous venez d’acheter…qui sait pour fêter une occasion spéciale ?

 

 PS : Vous trouverez d'autres BONNES ADRESSES à travers le lien suivant :

Mes Bonnes adresses

Editorial No 5

 

Editorial No 5 (Mars 2014) : « Less is more ? (pas sûr !) »

 

 

« Less is more » (moins, c'est plus), la célèbre devise du courant du Minimal Art contemporain (né aux U.S.A. en 1965) peut-elle s’appliquer à la situation du whisky aujourd’hui ? Peut-être, en apparence du moins, car je pense qu'hélas il n'en est rien. Aussi, il m’a semblé intéressant de mettre en perspective plusieurs aspects (certains n’étant parfois que peu traités) du problème en une tentative de synthèse « à plusieurs étages ».

 

1/ MOINS D’AGE ET PLUS DE TECHNOLOGIE :

D’un côté en effet, à force d’avoir moins de stock de whisky de 10 ans d’âge ou plus pour fournir la demande non seulement en Europe, mais bien entendu dans les pays dits « B.R.I.C.S. » (soit le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud) ou « nouveaux pays émergents » qui commandent beaucoup de whisky écossais, les principaux pays producteurs, et l’Ecosse en particulier semblent avoir pris le parti d’accepter cette raréfaction de l’offre pour leur marché intérieur, mais de pallier celle-ci par deux subterfuges, l’abandon du compte d’âge pour une grosse partie de leurs références de whiskies, ET la production de whiskies dits « technologiques » car travaillant le bois de manière à influencer profondément le contenu du fût et l’orienter vers un certain type de notes aromatiques (vanille, épices, boisé intense) censées être plus consensuelles et, à mon avis, cherchant surtout à couvrir le spectre tant des whiskies que des rhums d’aujourd’hui. L’abandon du compte d’âge (partiel ou total, suivant les marques) s’est également généralisé au Japon tant chez SUNTORY que chez NIKKA, plus seulement pour les single-malts jeunes dits « Non age », avec la sortie l’an dernier du NIKKA « Taketsuru » sans compte d’âge (y compris en version limitée « Sherry Wood finish »), puis des versions 70 cl des « Coffey Grain » et « Coffey Malt ». Il y a fort à parier que le « Hibiki » de SUNTORY, qui était initialement sans compte d’âge, le redevienne un jour.

 

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NIKKA « Taketsuru » (Sherry Wood Finish), 43 %, ou les notions de finish n’ont que peu de sens sans mention de l’âge principal de maturation..ce sans préjuger ici de la qualité (pas encore dégusté cette version) -Il s'agit d'un Blended-Malt (Photo © Grégoire Sarafian)

 

2/ MOINS D’AUTHENTICITE ET PLUS DE CLIENTELISME :

Et je ne parle même pas de la récente mode des whiskies aromatisés, emboîtant le pas des liqueurs de whiskies (qui elles existent depuis longtemps), des rhums ou bourbons aromatisés au miel (« honeyed ») ou aux épices (« spiced »), entre autres spiritueux suivant le même traitement. Les Bourbons, notamment, sont en tête de cette tendance (comme les Jim BEAM « Honeyed », les Jim BEAM/RED STAG, WILD TURKEY version « Spiced », ou encore le canadien WISER’S…mais aussi plus récemment JACK DANIEL'S, J & B, BALLANTINE'S, etc...la liste commence à être longue).

Cette « parkerisation » du whisky (si je puis dire), on en parle ici ou là depuis un moment, mais il me semble qu’elle franchit un nouveau pallier depuis qu’elle est conjuguée avec l’abandon du compte d’âge (ce que l’Irlande pratique depuis belle lurette !) pour des marques aussi réputées (et productrices de whisky en quantités importantes par ailleurs) que MACALLAN, ARDBEG, GLENMORANGIE, puis plus récemment GLENLIVET, GLENFIDDICH, ou encore TULLIBARDINE. En effet, elle tend à standardiser la production des entrées de gamme, d’une part, vers un goût boisé et épicé (principalement) issu du brûlage intense des fûts (pratique existante depuis un moment mais utilisée avec précaution et divers degrés de brûlage, et ce pour certaines versions, peu en général) mais aussi (et c’est la tendance des 5 dernières années environ) de l’utilisation plus systématique de fûts neufs nommés pudiquement « Virgin Oak » ou « New Oak », ce qui était interdit il y a encore 10 ans, pour le whisky écossais du moins.

Cette pratique, initiée me semble t’il d’abord avec le vin, puis avec le Cognac et le Rhum, est arrivée petit à petit dans l’univers du whisky jusqu’à s’ériger en une nouvelle religion…dont un des prêtres fut en son temps (en 2005, déjà !) John Glaser de COMPASS BOX. Ce dernier en effet, utilisa pour une version seulement (« The Spice Tree ») des plaquettes de bois collées aux douelles des fûts pour renforcer le caractère épicé et boisé de son assemblage de whisky, ce qui n'est pas autorisé. La S.W.A. (association de producteurs écossais qui définit les normes du whisky, les appellations aussi) fit pression d’ailleurs pour interdire ce whisky, qui prit une forme nouvelle plus tard, avec la seconde version produite en 2009, puis ensuite avec les expérimentations de la suite des « Canto Casks » (2007), de l’ « Oak Cross » (2006) et ainsi de suite, mais cette fois avec des techniques moins directes donc moins brutales pour le distillat.

 

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 TALISKER officiel « Storm », 2013, 45,8 %-Single-malt écossais, exemple de whisky technologique, presque rattrapé en style par les lots récents du 10 ans, plutôt moyens, ce qui n’est pas rassurant. (Photo © Grégoire Sarafian)

 

3/ MOINS DE WHISKIES DISPONIBLES ET PLUS DE CHANCES POUR L’ARTISANAT :

Donc nous avons d’un côté une offre moindre certes, pour un temps, une offre de whiskies le plus souvent « industriels », produits à grande échelle, et disons-le plus jeunes et plus technologiques qu’auparavant (en provenance d’Ecosse et d’Irlande, notamment, mais cela touche également les distilleries nord-américaines, comme celles qui tentent d’accélérer artificiellement le vieillissement par des techniques nouvelles liées au son…mais on est loin des méthodes douces du type de celles utilisées au Japon pour élever le bœuf de Kobé, incroyablement tendre et fin) et de l’autre le contraire, soit la floraison presque partout dans le monde de nouvelles micro-distilleries à caractère clairement artisanal, voire « bio-compatible » (écologique si vous préférez), ou la recherche de la qualité sur la quantité prévaut. Est-ce une garantie de qualité pour autant, souvent, mais pas toujours, lorsque la mode s’en mêle (comme les maturations multiples lorsqu’elles ne sont pas maîtrisées). Mais il me semble que l’on tient la une piste majeure de progrès, avec notamment les exemples que semblent être, entre autres, les distilleries (de petite ou moyenne taille, récentes ou non) comme ARMORIK, GLANN AR MOR & LE DOMAINE DES HAUTES GLACES (France), ABHAINN DEARG, ARRAN, BEN NEVIS, BRUICHLADDICH-dans une certaine mesure seulement- GLENGOYNE, KILCHOMAN, SPRINGBANK (Ecosse), THE OWL DISTILLERY (Belgique), AMRUT & PAUL JOHN (Inde), MACKMYRA & SMOGEN (Suède), PENDERYN (Pays de Galles), LARK & SULLIVAN’S COVE (Australie), sans parler du Japon ou de l’Amérique du Nord, et, espérons-le avec les nouveaux projets de distillerie, de l’Irlande.

 

4/ MOINS DE WHISKY, D’OU BIENTOT DAVANTAGE DE DISTILLERIES :

L’industrie du whisky, pour répondre à cette demande plus grande, a donc décidé ces dernières années (et l’on peut dire que 2012-2014 constituera un pic avec de nombreux projets décidés ou commencés d’être mis en œuvre) d’investir massivement dans la construction de nouvelles distilleries pour tenter de ravir la première place (pour les single-malts, comme pour alimenter des blends) qu’occupe encore GLENFIDDICH (en termes de ventes et capacité de production, mais cela est déjà en train de changer), mais aussi d’agrandir des distilleries déjà existantes dans leur portefeuille (comme The GLENLIVET en 2010, CAOL ILA en 2012, et bientôt CLYNELISH, GLEN ORD, TEANINICH-nous y reviendrons), ou de relancer enfin de nouvelles références de leur single-malt (comme TORMORE, TAMDHU en 2013, et plus récemment MORTLACH), ou encore les remettre en service (comme par exemple GLEN KEITH, l’an dernier). Une crainte tout de même, que l'on se retrouve un jour dans la situation de 1982/1983...surproduction, puis fermeture massive de distilleries, non sans stockage spéculatif de certaines références pour les revendre plus tard de plus en plus cher (comme l'a fait Diageo avec PORT ELLEN et BRORA).

 

DISTILLERIES EN CONSTRUCTION (ECOSSE) pour 2014:

A noter, nombre de ces distilleries reprennent des noms de distilleries disparues…Je les ai placées dans l’ordre supposé (annoncé) de construction (début de la production entre 2014 et 2015) :

 

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 La distillerie de malt ARDNAMURCHAN, projet du négociant ADELPHI (Photo © Adelphi).

 

-INCHDAIRNIE, dans le comté de Fife (Highlands du Sud) : Propriétaire: John Fergus & co, associé au groupe indien Kyndal (Indian Beverages) pour produire du malt destiné à alimenter le marché indien, africain et extrême-oriental. Objectif de production à moyen terme: 2 Millions de litres/an. Production de blends surtout.

-ARDNAMURCHAN (ou ADELPHI Distillery), dans le comté d’Argyll & Bute (région allant de Campbeltown au Sud jusqu’aux îles de Tiree et Coll au Nord, incluant les îles productrices de whisky de la région, comme par exemple Islay) : Propriétaire: Le négociant ADELPHI. Objectif de production à moyen terme: 250 000 litres/an. Son whisky sera tourbé et non tourbé.

-BALLINDALLOCH, dans le Morayshire (Highlands de l’est) près de la distillerie CRAGGANMORE : Propriétaire: Non communiqué. Objectif de production à moyen terme: 90 000 litres/an.

-ANNANDALE, dans le Dumfriesshire (Lowlands). Propriétaire: David Thompson & Teresa Church, soit la Annandale distillery Company (depuis 2007). Objectif de production à moyen terme: 250 000 litres/an. Il s’agit d’une restauration de l’ancienne distillerie du même nom, active entre 1830 et 1919 (mise en sommeil), puis fermée en 1921.

-FALKIRK, dans le Stirlingshire (Lowlands). Propriétaire: Isle of Arran Brewery. Objectif de production à moyen terme: 750 000 litres/an. Le projet, ambitieux, est de recréer en quelque sorte le style spécifique du plus mythique single-malt de la région qu’était celui de ROSEBANK, distillerie fermée en 1993. Pour cela une triple-distillation sera pratiquée. Le projet inclue, outre une distillerie, une brasserie (restant à confirmer), un centre d’accueil des visiteurs, un restaurant et des locaux commerciaux, mais l’ancien propriétaire de ROSEBANK, à savoir le géant DIAGEO, empêchera toute production de whisky avant 2017 pour des raisons liées à la vente des droits.

-KINGSBARNS, dans le comté de Fife (Highlands du Sud) : Propriétaire: Le négociant WEMYSS Malts. Objectif de production à moyen terme: 500 000 litres/an. Le projet de Doug Clement de 2009 (aidé du distillateur australien Bill Lark) va enfin prendre vie sous la houlette d’un négociant écossais.

-IMPERIAL II (nom provisoire), près du village de Carron, dans le Morayshire (Highlands de l’Est). Propriétaire: Pernod-Ricard. Objectif de production à moyen terme: 6 Millions de litres/an. Il s’agit d’un projet débuté en 2012 afin d’édifier une nouvelle distillerie sur le site de l’ancienne distillerie IMPERIAL, fermée en 1998. Le nom de la distillerie est encore à déterminer.

Par ailleurs il y a de nombreux projets de construction de distilleries encore en Ecosse (comme par exemple celui du français Jean Donnay nommé GARTBRECK, sur Islay-mais il y a au moins 10 autres projets), ils sont trop nombreux pour les citer dans ce cadre, et ils sont parfois incertains, aussi nous y reviendrons en temps voulu. De même que les projets initiés il y a parfois de nombreuses années et qui sont « en souffrance », généralement faute de capitaux, comme ceux de HUNTLY, le projet du négociant DUNCAN TAYLOR, ou ISLE OF BARRA, tous deux annoncés en 2008, ou pire encore ceux des distilleries PORT CHARLOTTE ou encore SLEAT, sur Skye cette fois, toutes deux annoncées depuis l’an 2000. Bon courage à tous ces projets.

 

PROJETS (AUTRES PAYS) : A suivre dans un autre sujet à venir…

 

5/ MOINS DE GARANTIES DE QUALITE, PLUS DE DEMESURE DES PRIX :

Par ailleurs, la concentration des moyens de production étant limitée par la loi dans une certaine mesure dans le monde anglo-saxon, notamment, certains rachats importants & récents vont entraîner la dispersion de sociétés qui ont acquis un statut historique, notamment dans le domaine de la création de blended-whiskies (je pense bien entendu à WHYTE & MACKAY, qui va être en partie démantelé-pour la logistique en tout cas) et la séparation de distilleries d’un même portefeuille qui étaient jusqu’alors les deux faces d’une même pièce, en quelque sorte (à savoir DALMORE & ISLE OF JURA), unies jusqu’ici bien sûr par le travail de promotion à la fois si théâtral et si sympathique de l’assembleur Richard Paterson (en effet, les distilleries de malt Isle of JURA, FETTERCAIRN et la distillerie de grain INVERGORDON sont à vendre). De manière moins « violente », la société de négoce Murray McDAVID, elle, ne sera plus gérée par la direction de la distillerie BRUICHLADDICH, mais par un de ses anciens cadres, le dynamique Eamonn Jones (qui m’avait délivré une information cruciale sur la distillerie, sur laquelle je reviendrais bientôt).

Une autre donnée à prendre en ligne de compte, est le repositionnement des hauts de gamme de nombreuses marques vers la catégorie de prix au dessus, avec des augmentations exponentielles se rapprochant de celles que peut prendre un tableau de grand maître (je ne parle pas du prix, entendons nous bien, mais de sa progression), ou le seul nom fait déjà fonctionner la table de multiplication…Je donnais récemment (sur la fiche de la distillerie BUNNAHABHAIN) l’exemple de la disproportion entre un 40 ans d’âge officiel (issu de nombreux fûts) vendues à plus de 2000 € et de certaines versions de négoce (en single-cask ou small batch) d’âge similaire, vendues, elles, à un peu plus de…200 € il y a encore peu de temps. Certes l’écart se resserre lorsqu’il s’agit de distilleries très cotées (comme ARDBEG, BRORA, PORT ELLEN-encore que selon moi la hausse de prix des 2 plus prestigieuses distilleries fermées écossaises soit plus logique que pour une distillerie active). L'exemple frappant de 2013 c'est que les prix de certains whiskies de négoce ont vraiment explosé jusqu'à presque rejoindre ceux des versions officielles (je pense par exemple à un PORT ELLEN 1979 de chez Gordon & MacPhail, à plus de 800 €, probablement la plus chère bouteille de négoce de cette distillerie jamais sortie?-en tout cas pour celles mises en bouteille récemment provenant de cette distillerie…et bien entendu les prix pratiqués (et les logiques de spéculation) par les sites de vente aux enchères n’arrangent pas les choses. Et je ne parle même pas de KARUIZAWA, de plus en plus spéculatif. Mais l’exemple n’est pas valable pour les distilleries qui, par exemple, ne vendent pas leur distillat ou leurs fûts à des tiers (comme The BALVENIE ou GLENMORANGIE), là impossible d’y couper, pas de version de négoce moins chère, il faudrait payer « plein pot » ! Il y aussi l'exemple illustré ci-dessous, de jeune distillerie comme KAVALAN, qui constitue à mon avis un record.

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 KAVALAN « Fino Sherry Cask », 57,8 % -Single-malt taïwanais d’environ 5 ans vendu en France à environ 280 €,

sans doute un record absolu en ratio âge/prix ?! (Photo © www.whisky.fr).

 

6/ PLUS D’EXCES, MAIS DES CONSOMMATEURS MOINS CREDULES, ON L’ESPERE :

Et même si pour le moment, les single-grains, blended-whiskies et blended-malts sont un peu épargnés (enfin, l’inflation a débuté il y a 3 ou 4 ans, mais ne touche pas encore trop les whiskies écossais par rapport aux whiskies japonais), l’industrie du whisky trouve toujours le moyen d’augmenter les prix, en faisant des éditions spéciales luxueuses de blended-whiskies (comme par exemple lorsque CHIVAS REGAL se voit redessiner son conditionnement en édition limitée pour le 18 ans par un célèbre carrossier italien, mais aussi avec son nouveau 25 ans, concurrent du GRANT’S 25 ans) comme de single-malts (je pense notamment aux éditions spéciales des YAMAZAKI 18 et 20 ans conçues par l’artisan Bill Amberg, mais il y a d’autres exemples), mais aussi en augmentant les prix du moindre single-malt dépassant les 15 ans d’âge. Là ou cela semble moins bien fonctionner, c’est dans les tentatives de susciter l’engouement d’un nouveau public vers les blended-whiskies de luxe de haut de gamme (officiels, s’entend). Les ventes suivent peut être, dans les zones duty-free des aéroports, mais guerre mieux. Le même sort (mais là l’on reviendrait au débat déjà évoqué) semble réservé pour les single-malts à un des initiateurs de l’abandon du compte d’âge, The MACALLAN.

Il semble que le marketing soit en train d’échouer encore une fois, avec la gamme des « Couleurs » (se substituant au compte d’âge pour une partie de ses références en tout cas), alors qu’il avait déjà sérieusement écorné la réputation de la distillerie avec le lancement (au succès très mitigé) de la gamme « Fine Oak ». HIGHLAND PARK, s’il n’y prend garde, subira probablement le même sort, pour ses gammes duty-free sans compte d’âge et au profil aromatique semble t’il sans grand rapport avec la thématique (virile et épique) avancée par le département marketing (je pense en cela à la gamme des « Warrior Series »). Depuis, GLENFIDDICH a annoncé elle aussi la sortie de trois références pour le même marché hors taxe.

 

glenfiddich_cask_collection_t.r.

 GLENFIDDICH « Cask Collection », pour les boutiques hors-taxe (travel retail), 1 litre, 40 %. Lorsque les noms de whiskies laissent carrément perplexe (cask=fût, mais de quel fût s’agit il ? Un seul, non, peu, non plus; un brut de fût ? non plus, puis on parle de « réserve », etc… Idem pour la version "Vintage cask", sans ....vintage. Pour être équitable, on peut prendre d’autres exemples chez bien d’autres distilleries.

-Single-malt (Photo © Edinburgh whisky club).

 

Dernièrement, pour des raisons financières mais peut être aussi pour l’attrait de la nouveauté, nombre de consommateurs, et même des passionnés, se sont récemment détournés des whiskies pour aller vers d’autres types d’alcools bruns (vieillis en fûts) et d’alcools blancs : La Maison du Whisky ne s’y est pas trompée avec le tournant choisi 2010, lorsqu’elle a ajouté « …& Fine Spirits »  au nom de sa boutique et de son magazine, histoire d’embarquer dans l’aventure un nouveau type de public, plus jeune, festif, voire aisé, pour les initier à des alcools pour lesquels la marge de bénéfices est potentiellement bien plus grande à l’heure actuelle (et pour certains de coût inférieur de fabrication aux whiskies de malt, disons-le). Du coup, plus aucun magazine (papier) en France entièrement consacré au whisky. Ceci dit, certains d’entre nous apprécient beaucoup ces autres spiritueux, avec une préférence pour ma part pour les Cognacs naturels, les Rhums de dégustation et les belles eaux-de-vie de fruits. De là à renoncer aux whiskies, non.

Espérons cependant que la majorité des amateurs de whisky continuera à s’intéresser, parallèlement aux single-malts, aux blended-whiskies, qui demeurent, qu’on le veuille ou non, les locomotives de cette industrie, et empêchent certains de ses « wagons » (les distilleries de malt) de rester à quai.

 

Grégoire Sarafian, le 01/03/2014-révisé et augmenté le 29/03/14

 

(Sources : voir bibliographie papier et liens web, plus les sites web des futures distilleries ainsi que des journaux en ligne anglo-saxons comme le Caledonian Mercury, etc…).

 


Editorial No 4

 

 

GREG'S WHISKY GUIDE vous souhaite une...

 

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2014 !

 

 

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Non, il ne neige pas actuellement là ou je réside, et ce n'est pas une de mes bouteilles, mais celle d'un ami qui

vit en Belgique et la photo date de l'hiver dernier...J'ai dégusté ce sample durant les fêtes, une version réduite mais bien typée

de ma distillerie préférée...(Photo: © Denis), j'en profite pour le remercier ici et parler d'une ou deux choses plus bas...

 

 

 

GREG'S WHISKY GUIDE wishes you a ....

 

HAPPY NEW YEAR 2014 !

 

Chers lecteurs, j'espère que vos fêtes de fin d'année se sont bien déroulées et que vous avez pu profiter  de l'offre de whiskies que nous avons dans notre pays et au delà, via internet (de préférence avec modération et en privilégiant la qualité à la quantité). Au fait, en parlant de "modération", savez vous que ce site comporte, fait assez rare pour ne pas le souligner, une rubrique consacrée à la prévention contre les excès alcooliques? Je vous dit cela juste au cas ou cela vous intéresse....J'ai tenté de répondre à certaines questions récurrentes dans ce domaine et aux idées reçues (j'en parle aussi dans la rubrique F.A.Q.):

-voir ici: Prevention

Donc, si vous êtes encore là (je plaisante!) et en bon état (sinon, s'il vous plaît, soignez-vous), je vous souhaite une BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2014, en vous souhaitant de découvrir encore plein de choses cette année de cet univers passionnant et très riche qu'est le whisky. Au delà du whisky, ou en commençant par là, je voulais vous souhaiter aussi: SANTE, BONHEUR et PROSPERITE pour vous et vos proches, et, si vous le permettez, que je fasse mienne pour une fois (ou encore une fois!), la devise de John Glaser de Compass Box, "Above all, share and enjoy" (par dessus tout, sachez partager et apprécier). Je vous souhaite donc de beaux moments de découverte et de partage, avec un esprit d'ouverture, de curiosité, de prendre le temps et de bien vous entourer, avec les bons verres et les bonnes conditions de dégustation, car c'est cela aussi je pense l'esprit très spécifique de cette boisson, et j'espère que pour cela aussi mon site pourra vous y aider.

 

 

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Le fameux "motto" (ou devise en français) de John Glaser, au dessus de son bureau, haut sur le mur

(Photo : © Grégoire Sarafian).

 

 

Par ailleurs, le choix de cette photo et de cette bouteille, au delà de la légende que j'ai mise, n'est pas innocent...Le whisky représenté ici provient d'une distillerie fermée, Port Ellen, que j'adore, et il est ici mis en bouteille par le négociant Gordon & MacPhail, sauf erreur, dans une gamme nommée "Spirit of Scotland". La bouteille est légèrement penchée sur la photo, elle ne risque pas de tomber, mais elle peut subir des dommages... A l'image de ce whisky, je souhaitais utiliser cette métaphore pour rappeler qu'en cette époque de spéculation et de forte demande de la part de certains pays ou clientèles par forcément passionnés par le whisky (voire qui ne boiront jamais ce qu'ils achètent?), et de floraison de whiskies dits "technologiques" et sans compte d'âge (même si certains sont bons, attention), il était important de ne pas oublier le "Spirit of Scotland", autrement dit, l' "Esprit de l'Ecosse", je veux dire un certain esprit d'exigence, de qualité, d'authenticité aussi de la production de whisky, et des single-malts en particulier. Et si en plus ils sont produits de manière "verte"  (écologique et presque en auto-suffisance énergétique, et approvisionnant des locaux extérieurs à la distillerie), c'est tant mieux par les temps qui courent. J'aurais l'occasion d'y revenir, mais je déplore que cet esprit soit un peu en péril ces derniers temps, en Ecosse et ailleurs...

 

 

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Le whisky, c'est aussi savoir passer de bons moments dans un salon (ici au Whisky Live Paris 2013, votre serviteur, avec Dave Broom,

écrivain écossais  du whisky à ma gauche), ce...même quand votre verre est vide ! (Photo: © Constantin Sarafian).

 

Concernant le site internet, je suis en train de travailler avec la personne qui m'aide techniquement à un nouveau système de fiche de dégustation simplifié et moins fastidieux tant à lire pour vous qu'à remplir pour moi, système qui est proche de celui que j'avais souhaité utiliser dès le départ mais que nous n'avons pas pu mettre en place jusqu'ici. Cela me permettrait de poster davantage de notes de dégustation et d'avancer sur le traitement de la présentation des principales distilleries écossaises (au moins) et autres. Une version expérimentale est en ligne pour essai (cf Highland Park officiel 12 ans- Fiche TEST) car il y a encore des problèmes techniques à résoudre mais j'ai bon espoir de les solutionner, alors à suivre !

Mes excuses et salutations aux internautes canadiens ou amateurs de whiskies canadiens (et en particulier québécois et ontariens bien sûr!) car je n'ai pas pu encore traiter de l'histoire des whiskies de ce pays, mais je le ferais prochainement, c'est promis (voir aussi le bref mot posté à la rubrique "CANADA" ou je cite certains des whiskies de ce pays que je serais amené à chroniquer).

N'hésitez pas à m'écrire pour donner votre avis, vos suggestions ou donner des informations (si vous en avez de sûres, s.v.p.) sur l'actualité ou l'histoire des distilleries ou de tel ou tel whisky dont j'aurais déjà parlé.

 

(Please do not hesitate to write to me, even in english, to give your opinion or make

 suggestions about my web site).

 

Vous pouvez le faire avec le lien ci-dessous/you can write me with the link below:

Pour m écrire

Par ailleurs, je suis en train de préparer pour cette année certaines choses et reportages que j'espère voir aboutir mais pour lesquelles je n'ai pas encore de confirmation, notamment un voyage lointain pour visiter une distillerie qui est à l'honneur dans mon PALMARES DES MEILLEURS WHISKIES de l'ANNEE 2013, et une dégustation en région parisienne pour en honorer une autre, en espérant que cela aboutisse. Je vous tiendrais au courant de ces événements à venir dans un prochain "Editorial" ou à la rubrique "Evénements",dès que j'en aurais confirmation.

A Nouveau une EXCELLENTE ANNEE A VOUS TOUS ET A VOUS TOUTES (il n'y a pas assez de femmes dans l'univers du whisky, ajouterais-je à titre personnel, c'est dommage...). Et merci de votre fidélité, de vos encouragements mais aussi de votre regard critique, c'est tout cela qui aide à avancer.

 

Grégoire Sarafian, le 06-09/01/2014

 

 

Addendum "Whisky & Arts" (07/01/2014):

 

Un mot pour vous signaler qu'en attendant que tous les onglets du menu supérieur soient installés (oui, il y en a encore un autre à venir, avec plusieurs rubriques sur des sujets différents, dont "Whisky & Arts"), je voulais vous donner un bref aperçu d'une autre facette de mon activité, la création artistique, et pour la partie susceptible de vous intéresser ici, celle sur le thème du whisky.

En effet, suite à mon premier voyage en Ecosse en 2002 chez Glenmorangie (une célèbre distillerie des Highlands du Nord), un court séjour d'un week end que j'avais gagné à l'occasion d'un jeu, j'ai réalisé plusieurs séries de dessins avec différentes techniques (crayon, pastels gras, feutres-pinceaux, collages, etc...) au cours du séjour et par la suite, en 2002. Au delà ce ce voyage, le thème du whisky a suscité chez moi également quelques peintures, réalisées entre 2005 et 2008. Ce sujet demeure toutefois minoritaire dans ma pratique picturale générale qui est plus large, dans un style plutôt expressionniste abstrait, parfois géométrique mais aussi expressionniste figuratif, voire parfois néo-pop figuratif centré sur des paysages), et couvre une période allant de 1987 à 2013 avec différents types de supports & techniques, principalement sur toile, voire bas-relief, sculpture peinte ou encore parfois en installations.

Voici donc quelques exemples d’oeuvres, qui ont toutes figuré dans une exposition nommée « Peinture et Whisky » qui a eu lieu en 2008 dans le restaurant La Zygothèque, à Paris (un restaurant qui, pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, organise régulièrement dans l'année des repas complets au whisky-je précise proposés en quantités raisonnables par plat).

 

Ci-dessous un des dessins consacrés à mon voyage en Ecosse, dans les Highlands du Nord, au domaine de la distillerie Glenmorangie, en 2002. Ici une vue de la salle des alambics, intitulée « Glenmorangie, from the inside », réalisé aux feutres-pinceaux sur papier à en-tête de la distillerie (disponible dans les chambres du domaine à la « Cadboll House », à Tain) de format A4.

 

 

glenmorangie_ distillery_fr_the_inside_10.07.02.

 Photo: © Grégoire Sarafian

 

Ci-dessous un dessin d'une série plus "contemporaine" (avec récupération de papier pré-imprimé avec erreurs d'impressions, collage et diverses techniques mixtes) sur le thème de la distillerie Bruichladdich (réalisée en 2005). Ici le dessin « U.B. Series, 5 (For Real)", de format A4 et de technique mixte (collages divers matériaux, feutres-pinceaux, acrylique, coulure de vrai whisky Bruichladdich 15 ans, gommettes, etc…).

 

 

 

u.b._series.5_for_real_a4v_17.08.05

 Photo: © Grégoire Sarafian

 

Ci-dessous voici une oeuvre un peu ludique et semi-académique sur le thème des formes d'alambics écossais, voire japonais (réalisée en 2006). Je me suis inspiré pour ce dessin formellement des albums de sciences naturelles de type « Volumétrix » qui m’ont marqué dans mon enfance. Il s’agit d’un format A4 réalisé avec des stylos-feutres puis mis en couleurs avec des feutres-pinceaux.

 

 

twenty_stills_a4_2008

 Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Enfin ci-dessous une peinture semi-abstraite, allusive, sur le thème des alambics, dans la série "Spirit" (2006-série non close). Il s’agit de « Spirit,3 » (80 x 80 cm, technique acrylique sur toile, 2006).

 

 

 

spirit 3 80 x 80 cm acryl.t. 2006.

 Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

En espérant que cela vous aura éventuellement intéressé. Merci d'avoir consacré quelques secondes

à quelque chose qui n'est pas uniquement lié à du whisky. Dès que cela me sera possible, j'inclurais une nouvelle

entrée dans le menu du haut avec une galerie photos...A suivre !

 

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Editorial No 3

 

 

EDITORIAL N°3 (Décembre 2013): « Tant que cela durera… ».

 

 

Presque trois mois déjà que le site est lancé…quelle aventure !…et quelle avalanche de dégustations, cette année encore, la scène du whisky est plus vivante que jamais, malgré la crise, y compris en France, et même si de sombres perspectives d’inflation et de spéculation s’annoncent, avec une production de whisky en « flux tendu » pour beaucoup de distilleries, et une généralisation de la production de whiskies sans compte d'âge de la part de distilleries anciennes, il y a des signes encourageants pour ceux qui « tiennent  bon », en France, en Ecosse et au delà, jusqu'à l'autre bout de la planète, le cap d’une production la plus authentique possible et la plus exigente…Ce sont ces approches là que j’ai voulu encourager autant que possible travers de mon premier...

 

...PALMARES DES MEILLEURS WHISKIES DE L’ANNEE 2013, que vous trouverez sur le site

dès aujourd’hui, en deux endroits du site, exceptionnellement:

 

http://www.gregswhiskyguide.com/actualites/les-evenements.html

 

http://www.gregswhiskyguide.com/qui-suis-je/palmares-awards.html

 

Je tenais aussi à remercier les internautes, inconnus ou amis, les professionnels aussi, pour leurs encouragements, ainsi que parfois aussi pour leurs critiques constructives. Je remercie aussi Frédérick, un proche, sans qui ce projet n’aurait pu démarrer et qui m’accompagne dans cette aventure. Nous essaierons tous deux autant que possible d’améliorer le site en 2014 pour vous donner plus ample satisfaction.

 

Cette année a été riche en dégustations, que ce soit dans un cadre amical (ou le partage demeure inestimable et avec un bon esprit de découverte) ou dans un cadre public (Salons, invitations diverses, etc…) ou d’autres belles choses ont pu se passer aussi. Il m’est difficile de reporter toutes les notes prises rien que cette année (une centaine) en plus des milliers (près de 1800) déjà comptabilisées et rédigées auparavant, de nombreuses devant être réactualisées et mises dans la forme très spécifique qui est celle choisie pour le site. Si je ne parviens pas à le faire plus vite, je prendrais d’autres options comme les articles par thème, avec des notes un peu plus en vrac, nous verrons…

 

Enfin, j’ai pensé, en vous souhaitant de passer de bonnes fêtes, terminer en listant quelques points susceptibles de vous intéresser en cette période et en tentant d’y apporter des réponses :

 

 

1/Vous souhaitez des Idées pour un Cadeau Whisky de Dernière Minute?

 

-Jetez un coup d’œil sur ma première LISTE THEMATIQUE de « DECOUVERTE du WHISKY

avec un BON RAPPORT QUALITE/PRIX ». Vous y trouverez 72 whiskies de moins de 60 €:

 

http://www.gregswhiskyguide.com/qui-suis-je/listes-thematiques.html

 

 

2/Vous aimeriez tenter durant ces fêtes des associations culinaires, en famille ou entre amis avec quelques bons « drams », alors voici quelques suggestions, dans un registre relativement classique.

 

Merci de vous rappeler que le whisky est un alcool fort, donc les quantités à servir seront plus faibles que pour un verre de vin, disons 2 à 3 centilitres de whisky par plat, en se limitant à quelques uns. Oubliez l’idée de prendre le volant après également…

 

1/ Apéritif:

Si vous voulez goûter des mets délicats ensuite, partez sur un whisky léger, un blend ou un single-malt pas trop âgé, pas ou peu tourbé, pas trop marqué par le Sherry non plus. Un GLENLIVET officiel 15 ans « French Oak », un BALBLAIR 1997 (la version à 46 %), un blend subtil (comme un DIMPLE 15 ans ou un GREAT KING STREET de Compass Box), ou, plus original, un PENDERYN « Sherry Cask », ou encore un ARMORIK « Classic ».

 

2/ Entrée:

-Avec une tranche de saumon fumé :

Plutôt un TALISKER 10 ans, un « PEAT MONSTER » de Compass Box, ou un jeune ARDMORE de négoce…

-Avec des coquilles Saint-Jacques juste poêlées:

Un TALISKER officiel un peu plus âgé, plus délicat, comme le 18 ans d’âge, ou un jeune CAOL ILA de négoce, ou encore un BOWMORE élevé en fûts de Bourbon (comme le « Tempest »). On peut aussi en verser légèrement dessus en marinade (car sinon il va vite s’évaporer) ou en spray. Ou, version de luxe, avec un PORT ELLEN, en version peu tourbée, très florale et un peu marine (comme un 25 ans Berry Bros & Rudd ou un 27 ans Douglas Laing/OMC).

-Avec du foie-gras:

A la place d’un vin de Sauternes, un whisky affiné en fûts de Sauternes, comme le GLENMORANGIE «Nectar d’Or», ou un Islay modéré (comme un BOWMORE 12 ans ou un KILCHOMAN élevé en fûts de Bourbon), ou encore, en contrepied, un MACKMYRA «Bruks whisky» ou un KORNOG (breton) dilué…si c’est une version élevée en fûts de Sauternes, c'est encore mieux. Un BALVENIE 17 ans, un GLEN MORAY 10 ans « Chardonnay finish », mais aussi un LAGAVULIN 16 ans pourraient être envisageables aussi.

 

3/ Plat:

-Avec une dinde aux marrons ou une viande en sauce (champignons, etc..) pas trop prononcée :

Une approche Sherry modérée (le degré aussi) peut faire l’affaire, en choisissant par exemple la touche délicatement vineuse d'un GLENDRONACH 12 ans officiel, le caractère un peu acidulé d’un EDRADOUR 12 ans « Caledonia », ou encore la subtilité fruitée et chocolatée d’un GLENGOYNE 15 ans officiel, ou bien encore deux choix, un HIGHLAND PARK 15 ans officiel, ou un GLENFARCLAS officiel 12 ans…

 

4/ Fromage:

Avec du vieux comté:

-Un TALISKER 10 ou 18 ans est vraiment l’idéal. Ne pas hésiter à le diluer un peu.

Avec du Roquefort:

-Un LAGAVULIN 16 ans (donc subtilement tourbé) est l’association culinaire la plus explosive qui soit…si vous aimez les deux (la tourbe et le roquefort), il faut tester cela au moins une fois dans votre vie.

 

5/ Dessert:

Avec une bûche de Noël (marrons, chocolat, vanille):

-Le choix est délicat mais l’on peut accompagner le côté doux et sucré avec un ABERLOUR (12 ans Unchillfiltered), un MACALLAN 12 ans « Fine Oak », ou un GLENLIVET 18 ans, ou prendre le contrepoint avec quelque chose de différent comme un whisky de grain (par exemple le NIKKA « Coffey grain » réduit à 45 %).

Avec un fondant au chocolat:

-Là les single-malts ayant été élevés ou en deuxième maturation en fûts de Sherry de type Pedro-Ximenez font merveille (un GLENDRONACH « Cask Strength » par exemple, et même en version tourbée, le LAGAVULIN « Distiller’s Edition »), mais aussi les irlandais comme le TULLAMORE DEW 12 ans, le POWER’S 12 ans, le BUSHMILLS 16 ans « Matured in Three Woods » - très subtil- ou encore un JAMESON 18 ans, le choix est grand.

 

6/ Presque sacrilège…le pousse-café, dans la tasse avec le café tiède presque terminé:

-Un GLENFIDDICH 15 ans verra ses notes de poire mûre, de chocolat noir et de fleurs blanches exaltées et vous le fera voir différemment…bien sûr avec les whiskeys irlandais cités plus haut, c’est plus évident. Le fin du fin (à moins que vous ne préfèreriez le Calvados bien entendu) cela peut être aussi (si vous arrivez encore à en trouver) quelques gouttes de l'"ORANGERIE" de Compass Box, un subtil élixir artisanal aux vraies écorces d'orange et aux épices, mais sans sucre, en fait une "Scotch Whisky infusion" comme le dit John Glaser, donc pas réellement légalement du whisky, mais qui fait merveille associé à du chocolat ou même au fond d'un café (rigolez pas, j'ai même essayé cela devant John, qui ne connaissait pas cette pratique bien française, lors de ma visite à son QG en 2007).

 

 

Bon appétit, et bonne dégustation !

Voilà, merci de votre fidélité et à bientôt, passez de Bonnes Fêtes…

 

 

Santé,

Ou Slainthe, si vous préférez ! (en gaélique écossais)

 

 

Grégoire Sarafian, le 23/12/2013

Editorial No 2

 

EDITORIAL N°2: « Une rentrée chargée, de nouvelles tendances ».

 

« La rentrée » de septembre/octobre 2013 a été chargée pour moi comme pour d’autres, à commencer par les professionnels du whisky.

 

Beaucoup de salons en France et à l’Etranger, des salons ouverts au public comme aux professionnels comme le salon « Whisky Live Paris », qui fêtait ses 10 ans d’existence (eh, oui, déjà !) à la Maison de la Mutualité, fin septembre (voir le reportage illustré à la rubrique « Evénements ») et d’autres salons, professionnels non ouverts au public ceux-là, comme le salon « Club Expert » de la Maison Dugas en Octobre au Musée des Arts Forains à Paris Bercy (un lieu superbe et mystérieux). A l'occasion de ce dernier, j'ai pu constater la vitalité de certaines distilleries telle l'américaine Labrot & Graham qui produit le seul Bourbon distillé trois fois "Woodford Reserve" et qui proposait pas moins de 5 versions à la dégustation, toutes de qualité (dont le "Double Oaked", "Four Wood", "Double-Rye"). La distillerie écossaise Glen Moray présentait un 25 ans "Portwood" finish millésimé "1986" réduit à 43 % qui aurait pu être remarquable si la décision du barman de laisser la bouteille ouverte (pour raison de défaut ou odeur bizarre détectée) n'avait pas été lourde de conséquences (après un nez et une attaque en partie prometteurs, fruités malgré une note poussiéreuse (et typiquement "O.B.E."= Old Bottle effect) mais pas rédhibitoire pour autant si demeurant à petite dose, le whisky s'est vite cassé la figure à la dégustation, et j'ai eu l'impression qu'il aurait pu être meilleur). 

 

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Le Glen Moray officiel 25 ans d'âge "Portwood finish", à 43 %, au salon Dugas (Photo : © Grégoire Sarafian)

 

 

J. & A. Mitchell présentait, entre autres, un advance-sample du dernier Springbank 9 ans (à 54 %) affiné en fûts de "Gaja Barolo", comme il y a quelque temps un Longrow. C'est une réussite, le vin est juste présent ce qu'il faut pour donner une teinte, une acidité, une "couleur" aromatique supplémentaire. Cependant il n'y avait pas toujours des nouveautés sur plusieurs stands importants hélas. La relativement bonne surprise fut d'avoir la possibilité (pas longtemps) de déguster deux collector's chacun, moi ce fut le Glen Moray puis le Bunnahabhain officiel 40 ans (à 41,7 %) et qui frise (ou dépasse, je ne sais plus) les 2500 € ! J'avoue que l'attaque du nez vaut son pesant d'or, c'est aérien, floral, presque évanescent, superbe, mais très vite le défaut de ce whisky ressort hélas, à savoir une présence écrasante du bois, mais un bois "vert" (cèdre, eucalyptus), mouillé, amer, et qui gâche un peu la fête. De là à dire qu'il était mauvais, non. Une affaire de goût d'une part (aimer le bois en excès) et de l'autre un choix de fûts (pour produire une certaine quantité de bouteilles) et un assemblage pas forcément assez judicieux.  J'ai été très heureux de déguster ce whisky, attention, là n'est pas la question, c'est une opportunité rare, mais le rapport qualité/prix est loin d'être à son avantage. A côté, le millésime "1968" de 41 ans d'Adelphi (issu de 3 fûts de sherry, titrage faible, là aussi, 41,2 %) sorti il y a quelques années pour un peu plus de 200 € (en 2010) fait preuve d'un équilibre parfait et d'une complexité semble t'il plus grande.

Côté négociants, je dois dire que j'ai vu beaucoup de médiocrité, surtout sur les affinages, souvent désastreux (qu'ils soient sur un profil ultra-vineux-ou pas) chez Ian McLeod (en nette perte de vitesse depuis un moment-seul le "Smokehead" 18 ans présent sur le stand a tiré son épingle du jeu, c'est assez bien fait. Heureusement que le négociant est propriétaire de la brillante distillerie Glengoyne, dont je connaissais déjà l'excellente nouvelle gamme, qui propose de très fins single-malts au profil sherry unique. Nouveau venu aussi dans le portefeuille du négociant, la distillerie Tamdhu, remise en selle côté single-malts, présentait son tout nouveau 10 ans d'âge à 43 % (avec sa bouteille en forme de flacon de parfum) d'une délicatesse à réserver aux (vrais) amateurs de whisky (pour vous donner une idée, il se situe entre la finesse d'un The Glenrothes "1987" et le caractère malté/sherry délicat du Glengoyne 18 ans). Les bas de gamme de chez Dun Bheagan (gamme qui appartient à Ian McLeod également) ne m'ont pas paru "passionnants" (hormis un joli et léger "Islay" 8 ans, générique-un Laphroaig de toute évidence-très buvable...et le Braeval 16 ans qui ne s'en tire pas trop mal, assez plaisant, même si j'ai dégusté bien meilleur de cette distillerie). Dommage, aucun haut de gamme (de bien meilleure réputation) n'était disponible sur le stand. Le négociant Duncan Taylor, lui, avait quelques jolies choses à présenter dont un Mortlach 17 ans (à 46 %) atypique, très rond, et un très fin et expressif (thé, fruits d'été) Strathmill 21 ans (un sherry cask à 55 %), tous deux dans la gamme "Dimensions".

Mais la véritable "vedette" chez les indépendants ce fut pour moi la réapparition au salon d'un stand dédié et vraiment à sa mesure du négociant Cadenhead's (tout de même le plus ancien négociant écossais à avoir proposé des single-malts en bruts de fût), venu en force via le dynamique nouvel ambassadeur Mark Watt (que j'avais déjà rencontré) avec pas moins de 4 mises en bouteille différentes dans la nouvelle gamme dite "Small batch" (ici un Fettercairn 19 ans à 54,1 %, Glenrothes 18 ans à 46 %, Clynelish 17 ans à 57,3 %, et enfin un Bowmore 14 ans à 46 %) mais hélas pas le déjà sold-out (ou presque?) Highland Park 25 ans* de très bonne réputation et qui fait déjà l'objet d'une certaine spéculation. Tous étaient intéressants chacun dans leur genre, sans doute la puissance était symbolisée par le Clynelish atypique (très sherry) tandis que la délicatesse l'était par les autres, et pour l'exubérance florale & fruitée plutôt par le Fettercairn, et dommage que le nez du Bowmore soit supérieur à la bouche. * = (Dernière minute, dégusté récemment ce H.P. m'a paru plutôt réussi et gourmand en fruits issu de l'élevage en fût de Sherry, mais au négatif il avait perdu nombre de marqueurs aromatiques de la distillerie, et c'est dommage).

 

Stand_Cadenheads_salon_Dugas_2013

Le stand Cadenhead's au Salon "Club Expert" Dugas 2013, avec 4 whiskies et un nouveau look (Photo : © Grégoire Sarafian).

 

Bruichladdich était là, eux aussi, avec notamment un "Scottish Barley" et un "Islay Barley 2006" jeunes et assez "fermiers" mais de qualité, bien sûr le nouvel "Octomore" (que je n'ai pas eu le temps de déguster finalement), et un 16 ans d'âge (gamme régulière) qui m'a laissé sur la fin. Rien à voir avec le P.C. 10, le "Peat Project" ou les "Octomore" précédents, références que je préfère désormais aux Bruichladdich désormais chez cette distillerie.

Et je ne parle pas des nombreux salons étrangers que je n'ai pu visiter cette année (mais nous serons amenés à en reparler plus tard).

 

Une rentrée chargée, donc, mais aussi de nouvelles tendances « world whisky »: 

Le mouvement de fond d’émergence pour certains, de consolidation pour d’autres continue: De « nouveaux » pays émergents du whisky comme Taïwan mettent en avant, grâce au distributeur français aussi, leur production (le single-malt Kavalan) au plus grand salon public du whisky de Paris, des pays inattendus pour la production de whisky comme l’Italie présentent leurs créations pour la première fois en France (comme la distillerie Puni), tandis que d’autres comme l’Inde reviennent enfin au Whisky Live, soit pour consolider leur position de leader en Europe (en tant que distillerie indienne) comme Amrut, de Bangalore, soit pour se faire connaître des français comme la distillerie Paul John, située à Goa. Encore plus loin de chez nous, les néo-zélandais de la distillerie fermée Willowburn sont enfin disponibles chez nous grâce à un négociant, produisant la gamme « The New Zealand Whisky ». Du côté de son voisin australien, moins de distilleries présentes en France dans les salons, hélas, et pour le moment pour moi le leadership est toujours tenu par la Tasmania distillery et leur single-malt Sullivans Cove, mais de nouvelles distilleries arrivent sur le marché local, donc c'est à suivre.

Pour revenir à l'Europe ça bouge également, avec la distillerie galloise Penderyn toujours en progrès. Il y a par ailleurs désormais pas moins de 9 distilleries en Suède, mais toujours une seule distribuée en France (Mackmyra), excellente, certes mais l'on est curieux des autres. Il en va un peu de même pour la France, avec les distilleries Warenghem (et les versions de plus en plus intéressantes de son single-malt Armorik), Bertrand (single-malt Uberach-hélas non testé cette année, désolé!), ou encore Glen Rozelieures ou P & M (on me permettra d'être bien moins enthousiaste sur les productions de ces deux dernières, jusqu'à preuve du contraire...), mais il en manque d'autres, qu'on aimerait voir plus présentes dans les boutiques parisiennes. Heureusement il y a le Domaine des Hautes Glaces (qui fait office de cadet) qui force le respect avec son approche "verte" et artisanale, et plusieurs nouveautés (dont presque un single-malt maintenant). Mais alors que les mises en bouteilles du new spirit l’an dernier étaient prometteuses, le « démon de l’affinage obligatoire » semble encore menacer l'équilibre de certaines versions et brouiller la lecture du style maison en plein devenir (un petit soucis à surveiller chez plusieurs distilleries, certaines, que je ne nommerais pas ici, s'acharnant à vouloir passer du côté obscur !). Le vrai bonheur, lui, vient de quelques sublimes exceptions, et là je pense à Glann Ar Mor, par exemple, avec encore de belles choses cette année. D'autres projets semblent être sur le point d'aboutir, en Ecosse, en Irlande, parfois même grâce à des français (à suivre d'ailleurs le projet d'ouverture de distillerie de Jean Donnay sur Islay, par exemple). 

 

Parmi les nouvelles tendances, arrivant bien entendu toujours un peu en retard en France par rapport au reste de l’Europe, figure l’émergence de nouvelles sociétés de négoce irlandaises, comme celle de Teeling Whiskey & co, dirigée par Jack Teeling, le fondateur de la distillerie Cooley (et qui a accès à une partie des stocks de la distillerie, même après son rachat par Beam Global brands l’an dernier) et la distribution française plus large semble t’il de « The IrishMan », gamme de pot still whiskeys et de single-malts proposée par la société du même nom de Paul Walsh depuis 1999 (pour le blend) et 2007 (pour le single-malt). Signalons l'excellente version "Cask Strength" de cet embouteilleur, assez réussie. Et encore il y a d’autres projets dans les cartons de plusieurs décideurs comme la création de plusieurs nouvelles distilleries irlandaises…

 

The_Irishman_C.S._2013

 

 

Avec "The Irishman" en version brut de fût, Paul Walsh propose une alternative inédite aux blends de la Midleton distillery

tout en s'approvisionnant chez eux mais sans ajouter de whiskey de grain (que du Pure Pot Still & du single-malt).

 

Du côté du site web de votre serviteur, dont beaucoup de choses sont encore à consolider et à compléter, je dirais que les premières réactions sont encourageantes, notamment celles des confrères, et que je tiens compte des critiques pour essayer d’avancer pour offrir un outil plus efficace à l’internaute passionné ou juste curieux du whisky…cela prend beaucoup de temps et d’énergie, j’y reviens pas plus que cela (voir l’éditorial N°1). Depuis le précédent numéro, j’ai étoffé la présentation des pays producteurs du whisky, il me reste un pays et un topo global à faire sur les (autres) pays producteurs européens et le plus gros sera de compléter petit à petit les notices descriptives & historiques des distilleries, maisons d’assemblage et de négoce écossaises (en priorité, puis irlandaises, japonaises, états-uniens, etc…) et bien sûr continuer de transférer sur le site peu à peu mes notes de dégustation. Un travail important, et de (très) longue haleine, autant le dire.

 

Vous trouverez ce mois-ci sur le site, outre un reportage illustré sur le dernier salon du whisky, le « Whisky Live Paris 2013 », une interview de Daryl Haldane, ambassadeur de la distillerie écossaise HIGHLAND PARK, un article sur l’Histoire du Whisky des Etats-Unis (« relativement exhaustif » sauf pour les micro-distilleries !), l’illustration de l’article sur l’histoire du Whisky japonais (récemment complété), celle à venir de la même rubrique mais pour l’Ecosse et l’Irlande, et quelques remarques pour aider à naviguer sur le site dans les rubriques ad hoc.

 

 Chris Maybin de Compass Box dans la pièce spéciale aménagée pour une présentation interactive (avec machine à voter!)

des nouveaux batches expérimentaux du "Great King Street", l'un tourbé, l'autre marqué par le sherry (Photo : © Constantin Sarafian).

 

 

Bonne lecture maltée !

 

Grégoire Sarafian, le 31/10/2013 (et modifié les 04/11 & 10/12//2013)

 

 

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