Editorial No 15

 

EDITORIAL No 15 : « L’offre et la demande » :

 

(« Supply and Demand »)

 

Première Edition/1st Edition: 21/06/2015

Mise à jour/Update: 02/08/2015

 

Dernière minute (30/07/2015): Pour raisons de santé (même si cela va un peu mieux depuis quelques jours), il ne m'est pas encore possible actuellement de déguster de whisky (pour ne pas dire d'alcool) ni de me concentrer sur la rédaction d'un quelconque article ou de notes de dégustation, ce depuis plusieurs semaines, aussi veuillez m'en excuser. L'Editorial N°16 (ainsi que d'autres articles) est certes en préparation avec notamment l'annonce de nombreuses nouveautés mais il devra encore être retardé.  Merci de votre patience. / ENGLISH last minute note : For health reasons, even though I'm a little better these days, alcohol consumption & writing long articles about whisky are impossible things to do for me at the moment, so all my apologies for that. However, before these recent problems I started to work on Editorial N°16 (& on other articles), which will announce, as soon as possible, numerous new bottlings & some news as well. Please be patient...thanks.

 

 

INTRODUCTION :

Pour ce nouvel Editorial, l'actualité ayant imposé certains sujets et les nouveautés étant un peu moins importantes ou pertinentes à signaler, j'ai décidé de la scinder en deux parties seulement (en réalité deux gros sujets et un plus modeste), la première consacrée à l'actualité brûlante du whisky japonais, et du groupe NIKKA en particulier, l'autre à de brefs comptes-rendus sur des soirées dégustation et divers événements (KILCHOMAN, Douglas LAING) liés au whisky (soit pas moins de 15 notes de dégustations), puis enfin un mot sur le festival "Feis Ile" 2015. Hélas, vous trouverez aussi une information dramatique sur la distillerie bretonne GLANN AR MOR, qui va cesser ses activités très bientôt.

S'y ajoutent quelques liens vers des sujets en cours qui seront activés très prochainement concernant notamment un numéro spécial d'Express Notes consacré à un rapide tour d'horizon de certaines de mes dégustations passées et récentes (centré plutôt sur les whiskies écossais de type single-malt, essentiellement, officiels & de négoce, en de brèves notes-en effet un soucis technique m’empêchant de les publier dans le menu de gauche, par distillerie, je suis obligé de contourner l’obstacle en créant des sujets de forme blog, désolé pour cela), bientôt à celui sur les blended-whiskies écossais, plus du point de vue de la dégustation que de l'histoire des maisons d'assemblage cette fois, entre autres choses.

 

ENGLISH SUMMARY (Foreword) :

For this new Editorial, the News led me to speak about some topics more than others, also because they were less relevant new bottlings to write about this time. The first part is devoted to the worrying Japanese whisky situation, especially about NIKKA whiskies. Then I’ll evoke several tasting evenings or events, such as KILCHOMAN masterclass & Douglas LAING tastings in Paris (with no less than 15 tasting notes). Finally I will add progressively to this some links to others topics of mine, including very soon a quick survey of many single-malts tasting notes of mine listed in a row, brief notes (this is also due to temporary technical problems that doesn’t allow me to publish notes on the dedicated left menu, so I have to publish them in a blog form-apologies), then one about blended whiskies, with the same idea (less history & context, more tasting notes). There's also a word about the "Feis Ile" 2015 festival. Unfortunately, I also have a sad information for you I will develop on another entry on the website (see link below), about the closing in a month of Brittany boutique distillery GLANN AR MOR, which I believe was the best whisky distillery from France ever...

 

You can get an approximative translation of my full EDITORIAL by using « Google Translate ». Please click here below… :Translator link

 

 

NOUVELLES WHISKY (TOUS PAYS)/SCOTCH WHISKY NEWS :

 

-NIKKA revoit ses gammes de SINGLE-MALTS fortement à la baisse:

 

C'est un coup de tonnerre, un véritable Tsunami si j'ose dire pour les fans de ces deux distilleries (MIYAGIKYO et YOICHI) que j'apprends par voie de presse indirecte (rumeurs sur la toile, via des cavistes) puis, renseignement pris, de manière confirmée via des professionnels français (en liaison directe avec le groupe NIKKA par le fait qu'ils sont importateurs exclusifs de la marque) que nous allons être privés de nombreuses références de la marque et ce pour un moment.

 

 

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Désormais, tous les whiskies de cette photo prise il y a plusieurs années ont disparu du marché régulier (ou vont l'être sous peu pour le YOICHI). Photo: © Grégoire Sarafian

 

 Oui, en effet, cette décision survient plutôt brutalement, pour des raisons de pénurie des stocks liés à l'augmentation globale (surtout en 2014-2015) de la consommation de whiskies d'une part, consécutifs à une hausse importante de la demande intérieure japonaise de l'autre, et notamment à cause du succès d'une série télévisée: Oui, qui l'aurait cru, autrefois confidentielle ou connue que des passionnés de whisky (la plupart des japonais dégustant leur whisky en mode "mizuwari", avec beaucoup de glace, de soda et peu de whisky), l'histoire du whisky japonais et notamment ses débuts "romantiques"  liés à la rencontre de Masataka Taketsuru le japonais et de Jessica Roberta Cowan, alias Rita, a été mise en avant par une série télévisée nommée "Massan" retraçant cette rencontre et ses suites. Sa diffusion sur le long terme créant un engouement sans précédent de la part des japonais non seulement pour les blended-whiskies d'entrée de gamme, mais aussi pour les single-malts et les single-casks haut de gamme.

 

 

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Le fameux feuilleton télévisé japonais retracant la vie de Rita & Masataka Taketsuru, diffusé de Septembre 2014 à Mars 2015 sur la chaîne NHK.

 

A cela il faut ajouter parait il (information  sous réserve cette fois) une "razzia" sans précédent au Japon opérée par un certain nombre de touristes fortunés en provenance d'un grand pays voisin que je ne nommerais pas et qui auraient vidé (en les achetant, je vous rassure) toutes les références de single-casks des boutiques des 2 distilleries du groupe, voire même celles liées au siège. Des achats dit-on à forte visée spéculative cette fois-ci.

D'ou cette pénurie de vieux whiskies. Certes, l'on s'en doutait depuis un moment, lorsque certains des plus vieux fûts ont été incorporés dans les batches du NIKKA Taketsuru 35 ans d'âge il y a quelques années de cela, puis en 2014 avec la sortie du 40 ans d'âge. NIKKA l'avait dit, elle avait préféré utiliser pour ce blend notamment ses plus anciens fûts de la distillerie de YOICHI, datant de 1945, plutôt que de les sortir en single-malt.  Je pense aussi que la multiplication des marques d’assemblages de NIKKA (notamment sur le marché intérieur) a peut être aussi aggravé la situation. Je me rappelle ce catalogue en langue japonaise aimablement concédé par la société NIKKA il y a quelques années recensant tous les produits de chez ASAHI (célèbre brasseur propriétaire du groupe NIKKA) et ou le nombre de références de whiskies avait de quoi faire tourner la tête (de mémoire je crois plus d’une vingtaine, sans même aborder les single-malts…). Le groupe a peut être également mal anticipé le succès de ses whiskies qui a débuté en 2001 avec le prix donné à une version brut de fût du 10 ans d'âge. Par la suite, vers 2010, lorsque les récompenses s'accumulaient et la demande également, NIKKA n'a procédé à aucune expansion de ses distilleries, contrairement au groupe concurrent SUNTORY qui a augmenté les capacités de production de YAMAZAKI, notamment, puis a augmenté les prix de certaines éditions limitées également.

Concrètement, concernant MIYAGIKYO, les références 10 ans d'âge, 12 ans, 15 ans et les singles-casks sont abandonnées, tandis que pour YOICHI ce sont les 10, 12, 15 et 20 ans d'âge de la gamme régulière qui sont abandonnés, ainsi que les single-casks, et ce pour toute l'Europe.

 

 

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Le YOICHI 12 ans, selon moi un des plus grands single-malts de l'histoire (mondiale) du whisky...J'assume ces propos.

Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

En matière d'assemblage plus large, les références suivantes seront également abandonnées : Nikka "Pure-Malt"/White, Nikka "Tsuru" 17 ans, "The Blend of Nikka", "G & G", "Black Nikka" 8 ans, sa variante "SP" (ainsi que d'autres références locales non exportées ici comme "Malt Club", "Hakata", "Hi Nikka"), mais aussi (mais ça on le savait déjà en 2014) le Nikka "Taketsuru" 12 ans d'âge.

Les références d'assemblage maintenues sont : Nikka "Pure-Malt"/Black, Nikka "Pure-Malt"/Red, Nikka "Taketsuru" n.a.s., 17, 21 & 25 ans, le "Coffey Grain", le "Coffey Malt", bien sûr les Blended whiskies Nikka "From the barrel", une des plus grosses ventes de la marque en France & le "Super Nikka". D'autres références plutôt locales persisteront également (Nikka 12 ans, "The Rich Blend", "Clear Blend", "Deep Blend"; "Black Nikka"). Dernière minute (30/06/2015): le "NIKKA BLENDED Whisky" (étiquette orange) à 40 % est maintenu pour l'Europe seulement (c'est d'ailleurs une exciusivité européenne).

 

 

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Une partie de la gamme NIKKA de blended whiskies, blended malts et même un single-cask, à gauche, qui va devenir une denrée rare. Photo: © Constantin Sarafian

 

 

En revanche, ne subsisteront pour les deux distilleries de malt du groupe (MIYAGIKYO & YOICHI) que des références sans compte d'âge, mais pas les "Non Age" actuels (qui ont entre 5 et 8 ans environ et sont conditionnés en bouteilles de 50 cl), voire une seule par distillerie. Pourquoi? Parce que la distillerie doit non seulement reconstituer ses stocks de whiskies âgés mais aussi veiller à alimenter ses blended-whiskies comme ses blended-malts, dont le succès ne se dément pas non plus.

Les "remplaçants" de ces "Non Age" seront peut être présentés au prochain salon "Whisky Live Paris" 2015, (sinon au printemps 2016) avec, de manière encore incertaine, mais, selon les mêmes sources (dernière minute: 25/06/15), il n'y aura pas de nouveau single-cask de chacune des deux distilleries en dégustation, mais uniquement des bouteilles des millésimes présentés l'an dernier. En revanche, elles seront proposées uniquement dans le cadre du stand « Collector’s » (dégustations payantes, au verre, en quantités limitées).

 

 

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Dans l'ordre, le nouveau YOICHI & le nouveau MIYAGIKYO, tous deux sans compte d'âge. Photo : © Nonjatta.

 

Il n’y a aucun délai pour un retour à la normale de l'approvisionnement de ces références, mais on peut raisonnablement penser que cela n'arrive pas avant une décennie au moins (information au conditionnel pour ce point précis, la société, elle tablant plutôt sur un retour à des whiskies avec compte d'âge dans "on l'espère 5 à 6 ans").

Afin d'éviter toute polémique ou malentendu au sujet des sources de cet article, je tiens à préciser que ces informations proviennent autant de sites internes sérieux (ex.: Nonjatta, fortement recommandé : lien direct), de sources commerciales japonaises via des contacts français particuliers tout aussi sérieux, que d'informations recueillies auprès de La Maison du Whisky (dont le chef de produit NIKKA que j'ai contacté personnellement avant de vous présenter cet article), qui, rappelons-le, est l’importateur exclusif de la marque en France.

J'espère que ce sujet (l'essentiel des informations commence à être connu depuis peu) ne servira à pas à créer une panique ou pousser la spéculation, mais plutôt à encourager ceux qui hésitaient à acquérir une référence avec compte d'âge à peut être franchir le pas pendant qu'il en est encore temps....personnellement, je considère que toutes ces références (je parle de la gamme régulière, car je n'ai bien évidemment pas dégusté tous les single-casks produits par NIKKA-enfin en général les standard de qualité sont très élevés) sont bonnes, de grande qualité, mais j'attire votre attention sur des références importantes pour moi comme le YOICHI 12 ans, absolument remarquable de maturité et de classe, le YOICHI 15 ans et son élégance complexe, ou encore le MIYAGIKYO 12 ans, délicieusement fruité...je ne parle même pas des single-casks millésimés (voir le sujet sur le superbe millésime 1988 de YOICHI au Whisky Live Paris 2013-voir photo ci dessous et note de dégustation : cliquez ici / click here) des 2 distilleries.

 

 

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Le YOICHI "1988", un single-cask millésimé âgé (25 ans) tel qu'on en verra plus pendant de nombreuses années sur le marché, hélas. Photo: © Grégoire Sarafian

 

Par ailleurs, au sujet du groupe concurrent SUNTORY, même s'il n'y pas encore d'annonce officielle, les stocks s'amenuisent aussi pour les références âgées, les prix ont déjà augmenté en 2015 comme annoncé sur ce site, et vont continuer à l'être, avec une probable réaction similaire du groupe...Je doute qu'on puisse encore obtenir les HAKUSHU & YAMAZAKI 18 ans encore longtemps, sans parler des assemblages plus larges comme ceux liés aux blended whiskies "HIBIKI" âgés...

Concernant l'abandon du compte d'âge, l'on peut considérer que SUNTORY a pris un peu d'avance en dévoilant les versions n.a.s. dites "'Distiller's Reserve" il y a déjà plusieurs années. Du coup, les versions de 12 ans d'âge ont pris une courbe ascendante côté prix, mais rien ne dit qu'elles seront supprimées par la suite (la capacité de production d'HAKUSHU est également bien plus grande que celle de YOICHI, par exemple...). D'ailleurs le groupe SUNTORY ne vient il pas de (re) lancer une version sans compte d'âge du "HIBIKI" nommée "Harmony" ? (ce qui signifie la même chose en réalité). Une version pour l'heure locale, mais qui devrait arriver sans doute à l'automne prochain en Europe également.

 

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 Le SUNTORY "HIBIKI" 21 ans, un chef d'oeuvre en péril, à mon avis...à moyen terme, et hélas déjà frappé par la spéculation (certes pas au point d'un KARUIZAWA).

 

 

Enfin, je ne peux pas vous dire pour l’instant l’incidence qu’aura cette décision radicale de NIKKA de supprimer (même momentanément) ces références sur les autres distilleries ou marques de whiskies japonaises, mais si le report de l’intérêt, de la spéculation et des achats de passionnés vers celles-ci se produit, alors bien évidemment, pour des distilleries à faible quantité de production comme CHICHIBU ou MARS, cela peut poser problème (d’autant plus qu’elles importent en Europe leurs whiskies), certes sans doute moins pour WHITE OAK (qui conditionne déjà ses whiskies systématiquement en bouteilles de 50 cl au moins pour l'Europe), tandis que par exemple pour KIRIN et leur FUJI-GOTEMBA de 18 ans d’âge, il est évident que la référence ne pourra être maintenue longtemps. Je ne parle même pas de la distillerie fermée KARUIZAWA qui a probablement battu depuis longtemps les records de plus value spéculative, hélas…

 

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A SUIVRE :

D’autres NOUVELLES à venir concernant des ouvertures, mises en sommeil ou fermetures de distilleries en Ecosse ou ailleurs vous seront prochainement annoncées dans ce même Editorial, aussi n’hésitez pas à revenir sur le site le consulter en vérifiant la date de mise à jour. Merci de votre patience.

Dernière minute (02/07/2015): Comme je le craignais (rumeurs, contacts directs avec la distillerie...), et j'attendais pour l'annoncer moi-même la publication du communiqué de presse de la part de la distillerie, la distillerie bretonne GLANN AR MOR, située à Pleubian dans les côtes d'Armor va fermer ses portes le 15 août prochain. Cette micro-distillerie artisanale produisait des single-malts non tourbés sous le nom de GLANN AR MOR et des single-malts tourbés sous le nom de KORNOG. J'ai consacré un long sujet expliquant la raison officielle de cette fermeture, exposant les faits puis un avis et des hypothèses personnels, que faute de place vous trouverez dans une autre rubrique, voir ici : 

Les raisons de la fermeture...  

Dernière minute (02/08/15) : GLANN AR MOR a indiqué il y a quelques jours par voie de presse qu'après une reprise de contact avec l'I.N.A.O. (Institut National de l'Origine et de la Qualité), elle avait bon espoir d'avoir gain de cause et, du coup,  elle revenait sur sa décision de fermer la distillerie. Affaire à suivre....Je me réjouis personnellement de cette annonce, mais restons prudents, étant donné la nature du litige et les rebondissements passés. / GLANN AR MOR Distillery says they will reopen, because the I.N.A.O. institute accepted to reconsider some questions about the distillery's demand. These are good news for sure, but let's stay prudent as a lot of unforeseen developments have already happen in the recent past.

 

 

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RETOUR SUR QUELQUES EVENEMENTS WHISKY :

(Short reports on some recent Whisky events)

 

-Masterclass KILCHOMAN:

C'est à la boutique (que l'on nomme parfois la N°3) située au 28, Rue du Faubourg Poissonnière de l'enseigne Nicolas JULHES qu'a eu lieu le 18/06/2015 une dégustation "afterwork" de 4 références de la "ferme-distillerie" artisanale KILCHOMAN (située au Nord-Ouest de l’île d’Islay en Ecosse) comme elle aime bien être présentée, avec Leonie WOOD, ambassadrice de la distillerie, aidée d’Anaïs Boutron, des caves Julhès.

 

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Leonie WOOD, ambassadrice de la distillerie, parle avec passion de cette vraie distillerie artisanale.

Photo: Grégoire Sarafian

 

Quatre flacons étaient proposés à la dégustation, plus deux en démonstration seulement, certains déjà évoqués sur le site, d’autres non, dont une nouveauté et les autres en édition la plus récente possible. Les prix oscillent entre 49 € environ pour le « MACHIR BAY » et environ 100 € pour les deux dernières éditions limitées pas en dégustation (l’ « ORIGINAL CASK STRENGTH » et le « PORT CASK MATURED ») car en passe d’être épuisées (et toutes deux recommandées par votre serviteur, avec une préférence pour la première). Je ne reviens pas sur la présentation de la distillerie, que vous pouvez déjà trouver sur le site : cliquez ici / click here

 

 

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Les quatre versions en dégustation ce jour là. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce fut déjà un régal en matière de conditionnement (ou "packaging" si vous préférez) à connotation celtique et locale. Chez KILCHOMAN, l'on a pas peur de la couleur non plus, et cela fait plaisir à voir. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Quelques mots cependant, car l’ambassadrice nous a annoncé une nouveauté concernant la distillerie, à savoir qu’elle a décidé pour l’année prochaine d’augmenter sa capacité de production en passant de 140 000 à 200 000 litres d’alcool pur par an, ce qui n’est pas négligeable pour une si petite distillerie. C’est presque le double, et l’on pouvait s’y attendre, étant donné le succès de la distillerie depuis quelques années et l’annonce l’an dernier de l’extension de sa capacité de stockage par la construction de nouveaux chais. Leonie en profite pour nous rappeler les atouts de la distillerie, et notamment son choix de la fermentation lente (jusqu’à environ 100 heures, la ou "les autres ne vont en général que jusqu’à 40 ou 60 heures", dit elle-NDLR : J'ai eu un doute à ce sujet, aussi, renseignement pris, rappelons tout de même que chez TALISKER, par exemple, celle-ci peut aller jusqu'à 90h, de même que chez GLENFIDDICH, CAOL ILA, LAPHROAIG-ou elle débute vers les 60h-ou encore BRUICHLADDICH qui peut aller jusqu'à 110 h !). Elle précise également concernant la distillation que le « cœur de chauffe » est situé entre 74 et 65,5 %, et que seuls cinq minutes des têtes de distillation sont utilisées. Par ailleurs, pour information, si le distillat fait pas loin de 70 % à l’arrivée, il est traditionnellement réduit avant l’enfûtage à 63,5 %, comme la plupart des distilleries d’Ecosse.

 

La dégustation a débuté avec le KILCHOMAN « 100 % ISLAY » (d’environ 5 ans d’âge), étui livrée couleur sable, un single-malt très délicat malgré sa jeunesse et ses 50 %.

 

Cette version, élaborée essentiellement sur place, sur l’île d’Islay (enfin, pas totalement, puisqu’à la question posée par votre serviteur, j’apprends que la levure utilisée ne provient pas d’Islay), avec l’orge cultivée dans la ferme attenante. Une orge cependant en quantité insuffisante pour pourvoir à toute la production de la distillerie, d’où cette version, qui, au passage, contrairement aux autres versions dégustées ce même soir, n’est tourbée qu’à 25 p.p.m. (au lieu de 50 pour les autres), et, pour celle-ci, ne fait appel qu’à des fûts de Bourbon de premier remplissage, nous dit Leonie (des fûts rappelons-le en provenance de la distillerie BUFFALO TRACE, située dans le Kentucky).

 

 

 

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 Au premier plan de la tourbe en provenance d'Islay....Puis le "100 % ISLAY" dans son édition la plus récente. Photo: Grégoire Sarafian

 

 

Couleur : Or assez clair. Nez : Assez séduisant (fleurs, fruits, badiane, embruns, un rien de vanille) et paradoxalement assez fumé, et de manière très délicate. J’aime. Bouche : Une presque toute autre partition, car, à ma grande surprise, la tourbe a presque complètement disparu (en tout cas la fumée est très ténue), en tout cas en apparence (car il subsiste quelques notes terreuses, mais discrète), et mets en avant des notes fines et délicates d’embruns, de coquillages, de réglisse et de badiane, mais on aurait aimé qu’elles soient plus prononcées. Bien sûr le profil mets en valeur les différentes notes liées à la céréale (orge maltée), mais pas au point d’égaler la richesse d’un ARRAN « Orkney Bere Barley », par exemple. Tenue à la dilution : Ne pas trop diluer, car sinon cela renforcerait les (pourtant jolies) notes d’amertume de l’orge maltée. Avec quelques gouttes d’eau seulement, donc, quelques timides notes d’agrumes apparaissent (pamplemousse). La vanille est discrète et les esters encore plus, ce qui fait douter du premier remplissage (curieux, en effet, on est loin du style GLANN AR MOR, par exemple…). Conclusion : Une jolie version ayant le mérite de mettre en valeur la production locale, puisque là je pense qu’on peut parler de « terroir », mais que j’aurais aimée moins timide, plus aboutie. Note estimée à 88,5/100.

 

 

 

Puis elle s’est poursuite par la dégustation du KILCHOMAN « MACHIR BAY » (d’environ 4 à 5 ans d’âge), étui livrée couleur bleu roi, édition 2015, tourbé à 50 p.p.m. et titrant 46 %.

* = A signaler, ce fleuron de la gamme régulière ne comporte plus, depuis 2015, le bandeau diagonal sur l’étui rappelant la date de l’édition et de la mise en bouteille, ce sans doute pour des raisons d’économie. Cette version est issue d’un assemblage de fûts de premier et second remplissage tant de fûts ayant contenu du Bourbon que du Sherry.

 

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L'édition 2013 du KILCHOMAN "MACHIR BAY" *. Photo : © Grégoire Sarafian

 

 

Couleur : Or clair, légèrement plus soutenu que le précédent whisky. Nez : Assez différent du précédent, en cela qu’il fait moins dans la séduction et est davantage tributaire, déjà au nez, de sa part de fûts de Sherry : Les notes florales, marines (badiane, embruns) et de vanille sont donc associées avec des notes de fruits confits, de bacon et d’épices douces. Bien qu’il soit davantage tourbé, en revanche, l’impression au nez est curieusement moindre que chez le « 100 % ISLAY ». Bouche : Une version bien faite, équilibrée (d’un assez beau fondu), raffinée, mais demeurant assez légère. Elle reprend les notes florales, fruitées, marines et celles liées au Sherry en apportant une petite touche d’amertume noisettée en finale ma foi assez agréable. Moins de notes terreuses et là encore, une certaine timidité au regard du taux de p.p.m. En bouche on est pas si loin de CAOL ILA, alors qu’on devrait ressentir autant de puissance que dans un PORT CHARLOTTE, mais là…il s’agit d’un malt de la catégorie au dessus me dois-je de préciser à mon avis. Tenue à la dilution : Ne pas trop diluer, sinon, avec quelques gouttes d’eau seulement, ce whisky se comporte bien et apporte un peu de charme supplémentaire à l’affaire. Conclusion : Une belle version régulière, c’est sûr, mais là encore que j’aurais aimée moins timide, plus complexe et plus profonde. Note estimée à 89,5/100.

 

 

Ensuite j’ai pu enfin découvrir le KILCHOMAN « SANAIG », première édition, 2015, (étui livrée couleur violette), réduite à 46 %.

Il s'agit d'une nouveauté dont je vous avais déjà parlé, créée pour le marché français (un des plus importants pour la distillerie, nous précise Leonie). Il s’agit d’un assemblage à proportions égales (50/50) de fûts ayant contenu du Bourbon avec d’autres ayant contenu du Sherry. Elle est tourbée à 50 p.p.m. Prix env. 65 €.

 

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La première édition du KILCHOMAN "SANAIG", assurément une réussite pour moi. Photo: Grégoire Sarafian

 

 

Couleur : Vieil or, assez soutenu. Nez : Wow, intéressant, au point au début qu’on se demande si c’est la même distillerie, avant de comprendre que oui…Un nez superbe, avec déjà un équilibre assez spectaculaire entre les fûts de Bourbon, de Sherry, et son caractère marin et tourbé. Rien qu’au nez, une profondeur à laquelle la distillerie ne nous avait pas trop habitué, et de belles notes fruitées et florales (difficile pour l’heure de préciser sur cette seule dégustation, mais d’autres notes sont à venir pour cette version…). Comme des notes d’abricots et de pêches très mûres, du plus bel effet. Je suis déjà conquis au nez. Bouche : Une version remarquablement équilibrée encore une fois, avec un très beau fondu et une gourmandise inattendue, qui m’a rappelé un peu certains JURA (je pense au « Legacy » ou au « Superstition », notamment) aussi par la palette. Bien sûr toute comparaison est relative (et rappelons que chez KILCHOMAN, contrairement à JURA, tous leurs whiskies sont non colorés et non filtrés à froid), alors c’est surtout une impression personnelle. En bouche donc de belles notes d’épices douces, de fruits confits et au sirop, de complexes notes de thé, voire de bruyère, de miel, un touché en bouche assez soyeux et un caractère gouleyant, très séduisant, et mine de rien une belle complexité. Les notes marines, fumées et chocolatées (blanc et au lait) prenant peu à peu leur place pour créer une belle palette, inédite pour moi chez KILCHOMAN depuis que je les déguste. Belles notes maltées (cette fois à peine marquées par la noisette ou alors adjointe de notes pralinées peut être ?), belle profondeur, et beaucoup de charme ! Tenue à la dilution : Ne pas trop diluer, certes, mais plus de marge pour le faire que dans les éditions précédentes (c’est un signe positif pour moi). Devient encore plus charmeur et évoque maintenant un single-malt plus âgé (presque un 10 ans). Conclusion : Une version assez bluffante, je dois dire, et absolument réussie (well done, Mr Anthony Wills !) montrant un autre visage (plus ample, plus ouvert, certes un peu moins typique mais encore reconnaissable) de la distillerie, et vraiment pour le meilleur. Du coup très curieux de ce que pourrait être une version brute de fût de ce whisky ! Un excellent travail d’assemblage qui fera date. Note estimée à 91,5/100.

 

 

Enfin ce fut le tour le KILCHOMAN « LOCH GORM » en édition 2015 (étui livrée rouge), une édition 100 % élevée en fûts ayant contenu du Sherry, et titre 46 %. 

A noter, cette fois, par rapport à l’édition précédente, des fûts de second remplissage sont assemblés à des fûts de premier remplissage (et non 100 % de fûts de premier remplissage). Une édition régulière mais limitée à 18000 bouteilles environ par an. Là encore tourbée à 50 p.p.m.

 

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La dernière édition en date du KILCHOMAN "LOCH GORM" ou la puissance expressive du sherry... Photo: Grégoire Sarafian

 

 

Couleur : Vieil or, soutenu, aux reflets légèrement ambrés. Nez : Encore autre chose. Le Sherry domine au début, puis cela se calme un peu. Quelques notes soufrées persistantes, des notes de fruits mûrs assez fondues, une note précise de chocolat noir, puis la fumée de tourbe, modérée mais bien présente tout de même. Un whisky avec plus de présence encore que le précédent, mais sur un registre différent, et manifestement moins équilibré. Bouche : Au début là encore un certain déséquilibre se ressent de par la domination du sherry sur le caractère de la distillerie, puis cela s’équilibre un peu plus (sans jamais atteindre la sérénité de la version « SANAIG »), avec en milieu de bouche une alliance sherry/fumée assez réussie, moins complexe que la version précédente, mais plus gourmande d’une certaine façon, ou plus directe en tout cas…Des fruits mûrs divers, du thé assez infusé, du chocolat noir, des épices (poivre, gingembre) modérées mais apportant du peps (que pour le coup la version « SANAIG » a un peu moins), et cette signature constante de fumée de tourbe qui nous ramène à la distillerie. Au final c’est assez réussi également, mais sur un registre différent du précédent. Belle longueur en bouche (on se croirait là à un peu plus de 50 % d’A.B.V.), et un équilibre plus important qu’au nez (c’est mieux dans ce sens là, non ?). Pas mal…Tenue à la dilution : Ne pas trop diluer, certes, car l’équilibre est plus fragile ici que dans la version « SANAIG », mais l’on peut tout de même le faire si l’on veut. Comme souvent, l’eau ravive le caractère vineux du Sherry, mais aussi comme une note de soupe de fruits rouges et noirs (avec de la mûre, par exemple), ma foi plutôt agréable. Conclusion : Une version assez réussie mais plus simple, plus directe que le « SANAIG », par exemple, mais un peu moins équilibrée. Après réflexion, d’ailleurs, et sans le faire exprès, je suis arrivé curieusement à la même note chiffrée pour ces deux whiskies, alors que leur profil et même leur tempérament sont assez différents, l’un ayant des qualités qui manquent à l’autre, idem pour les défauts (encore que le terme est un peu excessif). En résumé un excellent whisky, mais peut être pas le meilleur pour découvrir le style de la distillerie. En revanche, il pourrait bien bluffer les amateurs de sherry dans le cadre d’une dégustation à l’aveugle, par exemple…Note estimée à 91,5/100.

 

Au sujet de KILCHOMAN, à l’occasion du 10 ème anniversaire de la distillerie, signalons tout de même deux sorties très récentes en édition limitée et une à venir (voire même déjà disponible à la distillerie) :

D’abord l’édition anniversaire, nommée KILCHOMAN « 10 th Anniversary », un assemblage de fûts distillés entre 2005 et 2012 ayant contenu du Bourbon et d’autres du Sherry, et qui comporte notamment, fait rare, le premier fût jamais embouteillé par la distillerie, en 2005, et nommé « Cask 1/2005 ». Il s’agit d’une version brute de fût (« Cask Strength ») titrant 58,2 % et qui a donné 3000 bouteilles. Une version rare, et autant le dire, uniquement en vente à la distillerie.

 

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L’autre version rare et récente est celle qui a été produite dans le cadre du festival « FEIS ILE » 2015 (voir plus loin) qui a lieu chaque année sur l’île d’Islay. Cette édition limitée (742 bouteilles) de KILCHOMAN est un assemblage de 3 fûts ayant contenu du Bourbon de premier remplissage et le plus âgé des single-malts jamais sortis de la distillerie. Les bouteilles sont numérotées et titrent 58,2 %.

 

 

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Enfin, une édition limitée (« Small Batch Release ») uniquement vieillie en fûts ayant contenu du vin de madère, nommé « MADEIRA CASK MATURED », destinée au club de fidélité "The Kilchoman Club" et brute de fût titrant 58,4 %.

 

 

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-"Workshop" spécial Douglas LAING:

 

C'est à la boutique de La Maison du Whisky du 20, Rue d'Anjou qu'avait lieu le 20/06/2015 une journée de dégustation consacrée au prestigieux négociant écossais Douglas LAING sous l'égide de l'ambassadeur Jan BECKERS dans le cadre des nouveaux « ateliers » de « La MdW » comme on la surnomme parfois. Jan proposait dans un premier temps de découvrir ou redécouvrir une des références de blended-malt écossais de la maison qu’est le "TIMOROUS BEASTIE" (déjà dégusté & commenté, excellent, aussi je n'y reviens pas ici), avant de proposer des single-malts écossais de trois des différentes gammes de la maison :

 

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Le sémillant Jan BECKERS, dans la cave collector's de La Maison du Whisky. Photo © Grégoire Sarafian

 

J’ai fait le choix de ne pas déguster tous les whiskies, j’en ai dégusté 10 sur 14 en fait (je le regrette d’ailleurs pour au moins 2 références, le JURA de la gamme "Single-Minded" et le BEN NEVIS 16 ans de la gamme "Old Particular"). Voici les whiskies (presque tous des single-malts) dégustés (tous non filtrés à froid, non colorés), en grande partie dans l’ordre proposé par un des professionnels présents :

 

-BENRINNES 15 ans (Distillé en 1999-Mis en bouteille en 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular », Single-Cask Réf. DL 10102 (Sherry Butt, 268 bouteilles), n.c.f./n.c., Natural Cask Strength, 64,6 % /Région : SPEYSIDE :

 

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Le BENRINNES 15 ans, un single-malt plutôt vif (trop pour un début), mais intéressant. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Vieil or. Nez : Puissant et un presque alcooleux, à humer avec précaution. Dominé par un sherry axé sur des notes de caramel dur (naturel), principalement. Bouche : Difficile à appréhender pure, honnêtement (même si c’est davantage le titrage qu’un vrai caractère alcooleux), il dévoile cependant de puissantes notes de caramel dur, d’épices et de fruits divers. Tenue à la dilution : Vraiment nécessaire pour ce whisky, la dilution permet de percevoir un profil puissant, expressif, avec une nette domination des notes de caramel dur (carambar), de fruits secs, d’épices diverses (gingembre, piment d’Espelette), mais pas grand chose d’autre. Peut être quelques fruits mûrs exotiques (banane, papaye), mais je ne peux être catégorique en une dégustation. Ceci dit c’est assez plaisant. Conclusion : Un bon whisky et un bon BENRINNES, pas du tout sur les profils dégustés jusqu’ici, et un peu trop monolithique à mon goût, mais en y repensant, une fois domestiqué (par l’eau), un des meilleurs dégustés parmi les BENRINNES jusqu’ici (il vaut les 118 € annoncés à mon avis), et parmi les whiskies de cette dégustation. Par contre une erreur manifeste de l’avoir placé en ouverture de dégustation, car cela m'a agressé le palais et mal préparé à la suite (j'ai été mal conseillé, cela arrive malheureusement parfois).  Note (sous réserve) estimée à : 90,5/100

 

-CLYNELISH 18 ans (Distillé en 1996-Mis en bouteille en 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular », Single-Cask Réf. DL 10580 (Refill Hogshead), n.c.f., n.c., 48,4 % /Région : HIGHLANDS DU NORD :

 

 

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Un CLYNELISH très correct, mais sans surprise. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Or clair. Nez : Difficile de passer après le précédent, mais bon….Un nez assez fin, timide presque, miellé, avec des notes d’herbes fraîches, de moutarde (discrète au nez). Bouche : Certes moins timide qu’au nez, mais ou est passé le fameux « chat sauvage » ? (en effet, pour moi, ordinairement, c’est la comparaison qui sied le mieux aux purs et durs Clynelish…ce mélange de séduction féline et de virile brutalité). Finalement on y arrive, ce mélange d’agrumes (citron et pamplemousse surtout), de vanille, de miel, d’herbes sauvages, d’épices typiques de la distillerie (moutarde blanche, voire de Dijon également un peu, et de piment plus ou moins doux), mais tout cela sans grand panache. J’attendais plus. Tenue à la dilution : Honnêtement ici elle n’apporte pas grand-chose (en tout cas telle que j’ai pu la réaliser sur place), le rendant même un peu trop léger. Conclusion : Un bon whisky et un CLYNELISH plutôt correct, mais sans surprise et presque ennuyeux. Sans parler du prix (130 € !). Note (sous réserve) estimée à : 86,5/100

 

 

-HIGHLAND PARK 18 ans (Distillé en 1996-Mis en bouteille en 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular », Single-Cask Réf. DL 10589 (Refill Hogshead), n.c.f./n.c., 48,4 % /Région : Iles ORCADES :

 

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Un HIGHLAND PARK en partie atypique par rapport aux versions officielles. Photo © Grégoire Sarafian

 

 Couleur : Vieil or. Nez : Fin et complexe. Un peu timide également, mais j’arrive à y déceler des notes de cire, de miel, de noix, de fruits confits voire d’agrumes. On aurait aimé une version brute de fût pour celui-ci (à moins que cela ne soit réellement son degré naturel de réduction ? (pas de précision). Bouche : Encore un peu timide et peut être trop subtile pour ce contexte, mais en bouche aussi l’on perçoit une belle complexité dans ce whisky. Pas tous les marqueurs des bonnes versions officielles (c’est vraiment une des distilleries pour lesquelles à mon sens cela peut être vraiment déconcertant cette différence entre versions de négoce et officielles, avec par exemple ABERLOUR, GLENROTHES, JURA, LONGMORN ou encore MACALLAN), donc pas ou peu de bruyère, mais tout de même un peu de miel, de fruits secs, des agrumes (citrons confits) puis de la vanille, quelques épices douces, probablement quelques fleurs capiteuses aussi (chèvrefeuille, jasmin ?), mais en arrière-plan. Un peu frustrant, mais potentiel bien présent. Tenue à la dilution : N’ajouter que peu d’eau ici. Elle n’est pas vraiment nécessaire, n’apporte pas grand chose. Conclusion : Un bon whisky et un bon HIGHLAND PARK, plus naturel que bon nombre de versions récentes officielles, et c’est déjà là un grand mérite (ras-le-bol des whiskies « technologiques » -traduire jouant trop sur la création d’un profil standard boisé, caramélisé et épicé par le jeu sur le bois et les différents degrés de brûlage de ceux-ci, pour faire court). J’attendais cependant là aussi un peu plus de puissance et de personnalité, malgré tout il me paraît plus intéressant que le CLYNELISH et plus complexe aussi. Prix annoncé aux alentours de 154 €. Note (sous réserve) estimée à : 89/100

 

 

-ABERLOUR 20 ans (Distillé en 1995-Mis en bouteille en 2015), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular », Single-Cask Réf. DL 10102 (Refill Bourbon Hogshead), n.c.f./n.c., 51,5 %/Région : SPEYSIDE :

 

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Un ABERLOUR indépendant de qualité, mais un peu cher. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Vieil or. Nez : Un nez riche, fruité et pâtissier : Des fruits divers, assez mûrs, provenant des esters : La banane en tête, peut être un peu d’ananas et d’abricot-pêche. Quelques épices douces, du caramel naturel, un joli boisé. Engageant. Bouche : Elle reprend les notes séduisantes du nez, toujours sur un profil fruité, pâtissier et légèrement épicé, mais avec moins d’emphase qu’escompté et moins d’expressivité aussi, j’en reste un peu frustré. Un palais agréable, c’est sûr, mais, par exemple en matière de malt pâtissier du Speyside, je dois dire qu’en général les GLENLOSSIE rencontrés jusqu’ici tiennent bien plus les promesses de leur nez que cet ABERLOUR. Tenue à la dilution : Bon, allez, restons optimistes ! L’eau, à petites doses, est un bénéfice ici. Elle ravive un peu l’expressivité assez fruitée de cet ABERLOUR un peu atypique. Les notes de fruits jaunes (bananes, pêches, voire coing) tirent leur épingle du jeu. Conclusion : Un de plus agréables whiskies de cette dégustation, à qui il manque juste un petit quelque chose pour passer à la catégorie supérieure (un petit quelque chose que personnellement pour les 140 € annoncés me manque encore plus !). Je le recommande cependant, pour ceux qui recherchent un ABERLOUR un peu décalé par rapport aux versions officielles. Note (sous réserve) estimée à : 87/100

 

-TALISKER 5 ans (Pas précisions de dates sur la bouteille), emb. Douglas LAING, gamme « Premier Barrel », Single-Cask (Fût non précisé, 417 flacons), n.c.f./n.c., 46 % (servi carafé) /Région : ILE DE SKYE :

 

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Un TALISKER indépendant, ce n'est plus très courant de nos jours, une curiosité, sans plus. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Or très clair. Nez : Manifestement très jeune et ne « bénéficiant » pas de technologie du bois ni de fûts plus âgés ni de caramel ajouté derrière se cacher, et il faut déjà lui rendre hommage pour cela. Alors oui, c’est jeune, mais étonnamment expressif déjà : Tous les marqueurs TALISKER sont là, plus ou moins fortement exprimés certes, mais ils sont là et dans un bel équilibre. Il y a les éléments marins (sel, embruns en tête, mais aussi quelques coquillages), la fumée de tourbe si particulière, les agrumes, le caramel naturel, les fleurs et une pointe de poivre gris et noir. Bouche : Elle reprend fidèlement les notes du nez, avec toujours cet équilibre et cette maturité précoce que j’avoue je n’attendais pas d’elle. Et après les whiskies à fort ou moyen titrage dégustés avant, celui-ci n’en a que davantage de mérite. Tenue à la dilution : Pas vraiment nécessaire ici, elle dévoile curieusement une petite note soufrée : Ce fût serait il en réalité un fût ayant contenu du sherry ? J’avoue être surpris, je ne le pense pas, ou alors l’on a affaire à un Refill sherry cask (fût de sherry ayant contenu plusieurs remplissages) peu actif, laissant le distillat s’exprimer à plein. Le manque de maturité par contre se voit à ce stade, c’est une des limites à la dilution qui a déjà eu lieu par ailleurs. J’aurais d’ailleurs été curieux de le déguster brut de fût ! Conclusion : Un jeune whisky présenté dans un flacon opaque en grès & d’inspiration Victorienne, à l’ancienne, et issu d’un seul fût (comme le signale Salvatore de la Maison du Whisky, les fûts de TALISKER vendus aux négociants–à fortiori avec autorisation de mentionner le nom de la distillerie-se font rares de nos jours, d’où le coût de ce flacon, particulièrement onéreux, pour un whisky de cet âge, en convient il : 109 € !-S’en suit une discussion intéressante sur les mérites d’autres distilleries, plus artisanales, ou les coûts de production et la qualité finale justifient, d’après lui, et votre serviteur n’est pas loin de le penser, un tel prix). Bon, mais si l’on oublie le prix, assez excessif, je dois dire, ce TALISKER s’en sort pas si mal au cours de cette dégustation et donne envie d’en déguster d’autres…Allez, faites un effort, sortez nous un 7/8 ans d’âge en brut de fût la prochaine fois, merci d’avance ! Note (sous réserve) estimée à : 84,5/100

 

-CAOL ILA 18 ans (Distillé en 1996-Mis en bouteille en 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular », Single-Cask Réf. DL 10202 (Refill Hogshead, 268 bouteilles), 53,1 %/Région : ISLAY:

 

 

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Un CAOL ILA indépendant de qualité, que l'on peut recommander, même s'il y a mieux pour le prix. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Vieil or. Nez : Fin, clair, typé, équilibré, à peine marin, modérément tourbé, un rien fumé, floral, légèrement fruité & herbacé. Bouche : Plutôt bien fait, il est typé CAOL ILA de négoce, si j’ose dire, avec les avantages de la non filtration à froid et de la non coloration qui font davantage ressortir les notes de badiane, de tourbe cendrée, de coquillages, d’agrumes aussi, voire d’autres notes fruitées et florales. Après, l’ âge « adulte » (et plus) n’est peut être pas l’âge le plus intéressant pour CAOL ILA (je me suis déjà fait cette réflexion avec d’autres mises en bouteille), dans le sens ou l’âge n’apporte pas grand-chose de plus aux superbes qualités de ce single-malt, que ce soit en version officielle (qu’il soit « unpeated » de 8 ans d’âge ou peated de 12 ans) ou en négoce (avec comme exceptions ajouterais-je, comme certains Adelphi, Berry Bros & Rudd ou The Speciality Drinks Ltd, par exemple). Tenue à la dilution : A éviter… Conclusion : Un bon whisky et un bon CAOL ILA, mais pas indispensable (surtout au regard du prix annoncé, de 148 €, mais il faut reconnaître qu’il n’est pas excessif dans le contexte d’aujourd’hui…Simplement, à mon avis, rien que le 15 ans d’âge nommé « PORT ASKAIG » de chez The Speciality Drinks Ltd, un peu moins onéreux (et je ne parle pas du remarquable 19 ans d’âge), le bats à plate couture (Note estimée à 92/100, voire plus). Note (sous réserve) estimée à : 88/100

 

-LAPHROAIG 14 ans (Distillé en 2001-Mis en bouteille en 2015 pour le festival « FEIS ILE » 2015-voir plus bas), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular », Single-Cask Réf. DL 10202 (Refill Butt, 268 bouteilles), 48,4 % /Région : ISLAY:

 

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Un LAPHROAIG spécialement mis en bouteille pour le festival "Feis Ile 2015". Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Or clair. Nez : Assez beau, relativement équilibré, plus médicinal que marin (mais ça, on a l’habitude), modérément tourbé & fumé, floral, à peine fruité. Bouche : Plutôt bien fait, typé, assez équilibré là aussi, il reprend fidèlement les notes du nez, en en précisant certaines (la tourbe exhale de la fumée un peu cendrée, mais aussi des notes de badiane, de tourbe mêlée d’antiseptique (typique là aussi de la distillerie), quelques notes marines discrètes (embruns, iode-plus que dans le CAOL ILA qui précède-et un peu de sel), de timides notes d’agrumes, mais hélas peu de notes de fruits exotiques, comme on aime en trouver chez LAPHROAIG. Là encore c’est bien fait, mais on est loin de certaines versions du même négociant, mais dans la marque qu’il a aujourd’hui perdu au profit de son concurrent mais néanmoins frère Stewart, au sein de Hunter Laing, à savoir « Old Malt Cask ». Par exemple, un 18 ans d’âge présenté il y a deux ans environ lors d’un salon Nicolas Julhès dans cette gamme fut vraiment remarquable (et primé sur mon site en 2013). Tenue à la dilution : Possible, mais pas déterminante, n’apporte pas grand-chose. Conclusion : Un bon whisky et un bon LAPHROAIG (je sais, la formule peut agacer, mais elle permet de relativiser et la note chiffrée & les commentaires qui précédent en re-contextualisant ce whisky parmi l’offre actuelle), mais pas indispensable (surtout au regard du prix annoncé, de 130 €), d’autant plus que pour une mise en bouteille pour ce prestigieux festival qui a lieu chaque année sur l’île d’Islay, je m’attendais à bien mieux, à une des mises en bouteille spectaculaires et gourmandes dont Douglas LAING avait le secret il y a encore peu de temps. Un « one-off » lié à la crise (raréfaction des bons fûts à cause de la forte demande internationale) ? Espérons-le. Note (sous réserve) estimée à : 86/100

 

-ARDBEG/CRAIGELLACHIE n.a.s. (fûts âgés de 8 à 10 ans environ), 2014, emb. Douglas LAING, gamme « Double Barrel », Blended Malt de deux fûts (Sherry pour le second), 46 % /Région : ISLAY & SPEYSIDE:

 

 

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La gamme "DOUBLE-BARREL", ici un assemblage entre un fût d'ARDBEG et un fût de CRAIGELLACHIE, un pari à chaque mise en bouteille.

Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Vieil or. Nez : Au début assez capiteux, un peu marin et terreux, assez engageant, avec un certain équilibre (relatif, car évidemment avec cette proportion d’un fût assez tourbé et un non tourbé, le premier domine) malgré tout, et quelques notes fruitées qui arrivent à s’exprimer un peu. Engageant. Bouche : Légère, évidemment, un peu difficile à apprécier après les deux « compères » tourbés qui précèdent, mais assez bien faite, étonnamment équilibrée, elle combine assez bien le caractère terreux, humide et tourbé d’ARDBEG avec le caractère plus sec, herbacé et fruité de CRAIGELLACHIE. Cependant, question consistance et profondeur, ne rêvons pas, cela demeure jeune et un peu trop léger. Tenue à la dilution : Possible, si vous le dégustez seul, que cela apporte un peu de vivacité pendant un temps à votre whisky, mais dans le contexte ou je l’ai dégusté, l’ajout même de quelques gouttes s’est avéré quelque peu désastreux. Conclusion : Un whisky correct, un bon apéritif tourbé, mais pas le meilleur des « Double Barrel » dégustés jusqu’ici (certains des premiers assemblages de la gamme comme le « MACALLAN/LAPHROAIG » ou le « BOWMORE/HIGHLAND PARK » semblent aujourd’hui difficiles à égaler). Il ne fait pas le poids en subtilité et complexité par rapport au « ROCK OYSTER » du même négociant, ni en puissance par rapport au « BIG PEAT », mais pour ce dernier, la comparaison semble moins pertinente, puisque ce dernier ne comporte que des whiskies distillés sur l’île d’Islay. A sa décharge, il n’était probablement pas placé dans la meilleure position pour être apprécié correctement…Je serais curieux de le déguster à nouveau isolément. Note (sous une réserve certaine) estimée à : 80/100

 

 

-LITTLEMILL 26 ans (Distillé en Novembre 1988-Mis en bouteille en Décembre 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Extra Old Particular » (ou « X.O.P. »), Single-Cask Réf. DL 10599 (Refill Bourbon barrel, 315 bouteilles, avec coffret bois), n.c.f./n.c., Natural Cask Strength, 55,7 % /Région : LOWLANDS :

 

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La gamme "XOP", avec ici un joli LITTLEMILL, qui s'épanouit avec de l'eau, mais tout de même bien cher ! Photo © MdW

 

Couleur : Vieil or, à reflets ambrés. Nez : Un peu fermé « au démarrage », il lui faut un peu de temps pour s’exprimer pleinement. Complexe, il dévoile peu à peu ses qualités fruitées (fruits mûrs, coings, nèfles, pêches jaunes très mûres & fruits tropicaux), mais aussi florales végétales (thé à la bergamote très infusé), de cire (mêlée de glaçage pour mille-feuilles, de bois de santal, entre autres (à ce stade, le boisé est assez important, je dois dire). Bouche : Assez fine, un rien tannique (les tannins du bois ici), ferme et de prime abord moins séduisante que le nez. Reprend les notes du nez, mais à encore du mal à s’exprimer sans ajout d’eau. Frustrant (et perdant des points à ce stade). Tenue à la dilution : Vraiment utile pour ce whisky, car la dilution permet de mettre en valeur la complexité de ce whisky et ses qualités fruitées, florales, et un rien végétales (le thé à la bergamote), mais aussi boisées (plus plaisantes maintenant). La note de cire est désormais mêlée à du sucre du type utilisé pour le glaçage des mille-feuilles…Ce caractère pâtissier s’accentue un peu lorsque la note de thé devient plus marquée par l’orange, évoquant même un peu les gâteaux « chamonix » de notre enfance. Certes l’intensité est moindre que par exemple chez un bon GLENLOSSIE (je pense à deux versions de négoce en particulier, l’une de chez Ian McLeod, l’autre de chez Duncan Taylor), dont le profil est en partie similaire, mais c’est déjà bien mieux que sans eau. Quelques fleurs capiteuses complètent agréablement l’ensemble. Conclusion : Un bon whisky et un bon LITTLEMILL, dans un style pas si courant, à qui il ne manque pas grand-chose pour entrer dans la cour des grands, mais il y met juste un pied, si j’ose dire. Pour un whisky non filtré à froid, il manque un peu de corps tout de même (autrement il aurait pu atteindre 93/100). Ceci dit typiquement un whisky qui gagne à être aéré et légèrement dilué. Malgré tout, l’un des whiskies les plus intéressants à déguster ce soir là. Par contre, avec un prix annoncé de 272 €, mon enthousiasme faiblit tout à coup, c’est vraiment excessif. Note (sous réserve) estimée à : 90,5/100, voire davantage

 

 

-MORTLACH 22 ans (Distillé en Septembre 1992-Mis en bouteille en Décembre 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Extra Old Particular » (ou « X.O.P. »), Single-Cask Réf. DL 10507 (Sherry Butt, 225 bouteilles, avec coffret bois), n.c.f./n.c., Natural Cask Strength, 57,1 % /Région : SPEYSIDE

 

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Le dernier whisky dégusté, un MORTLACH, non sans tempérament, à apprivoiser là aussi avec un rien d'eau, mais onéreux. Photo © MdW

 

 

Couleur : Ambrée, à reflets rougeâtres. Nez : Un peu fermé là encore au début, assez tannique, marqué par le sherry, fruits mûrs et épices en tête. Notes de fruits rouges apparaissant peu à peu. Un certain temps d’aération est nécessaire, là encore, pour pouvoir l’apprécier, même s’il fait clairement trop chaud dans la pièce pour lui rendre vraiment justice. Bouche : Passée une première gorgée ou il s’avère trop ferme, restreint, tannique et un peu trop puissant pour être dégusté sec, il laisse dévoiler un peu des qualités que malgré tout quelques gouttes d’eau aideront à développer. Les fruits mûrs dominent, les épices sont présentes mais pas dominantes, et le boisé est racé et fin. Tenue à la dilution : Un peu d’eau (trop le tuerait) le rend plus souple et dévoile peu à peu les notes fruitées, légèrement acidulées (mais jamais acides) et plus riches (cerises, pruneaux, raisins secs, tous macérés dans du marasquin et de l’Armagnac), mais aussi, étroitement imbriquées dans celles-ci, de la cannelle, de la muscade, un rien de girofle, bref….du vin médiéval aux épices. Quelques belles notes de chocolat noir se mêlent à la fin aux notes fruitées. Là encore, comme pour le LITTLEMILL, un certain manque de corps se fait sentir (dommage, sinon ce whisky aurait peut être été noté au dessus de 92/100). Par contre, non seulement ce MORTLACH est à peine un peu vineux, mais personnellement je ne sens pas du tout cette note carnée, de viande rouge marinée dans un jus, avec une touche légèrement métallique qu’ont certaines versions. Un MORTLACH d’une expressivité plus immédiate que le LITTLEMILL qui lui a précédé. Rappelle certains GLENFARCLAS « Family Casks », mais sans les notes de cire (voire de parquet ciré suivant les versions) et d’herbes sèches, et surtout sans sa « corpulence ».

Conclusion : Un bon whisky, à réserver aux connaisseurs, clairement. Probablement un bon MORTLACH également, mais sûr que ce soit la version la plus intéressante (ni la plus typique) sur le marché actuellement, surtout au prix annoncé (245 €). Malgré tout, là encore, l’un des whiskies les plus intéressants à déguster ce soir là. Note (sous réserve) estimée à : 91/100

 

 

Aparté (à propos du contexte de dégustation...) :

Que ce soit pour la dégustation ayant eu lieu chez Nicolas Julhès (dans une certaine mesure puisqu’au moins il y avait des fenêtres) ou à la Maison du Whisky rue d’Anjou, je tiens à rappeler encore une fois (hélas) et à déplorer les conditions non optimales de dégustation concernant le nombre de personnes acceptées dans des locaux relativement exigus et insuffisamment aérés et le fait que visiblement l’accueil de plus 20 personnes dans ces locaux durant plusieurs heures n’a pas été suffisamment étudié : Ainsi, par exemple, les locaux du 20, rue d’Anjou de la Maison du Whisky ayant été récemment rénovés et agrandis, de nouveaux espaces en sous-sol ayant été créés (curieusement bien plus exigus que ceux du rez-de-chaussée), je ne comprends pas pourquoi l’on l’a pas disposé un extracteur d’air ad hoc ni mis en place une climatisation adéquate (l’aérateur présent semble peu fonctionnel), qui est plus est dans un lieu demeurant sombre et ne permettant pas de voir la vraie couleur de ce que l’on déguste. De manière plus générale en France, il semble aussi (au delà de ces deux dégustations) que nombre d’établissements publics et privés semblent ne pas être au courant que l’on a inventé des systèmes d’éclairages directs et indirects sans chauffe des produits (et accessoirement des personnes !) avoisinants…

Tout cela donne des conditions assez médiocres de dégustation, l’espace est vite saturé, les whiskies sont trop chauds (alors que l’on se trouve dans une cave, un comble!) et la non régulation de l’arrivée du public (un défaut majeur dans les salons et dégustations dans notre pays) que l’on oblige par contre à s’inscrire par internet à l’avance (aucun contrôle à la MdW ce jour là, aussi cela n'a pas de sens) ne permet pas d’optimiser l’espace ni de laisser le temps de bien déguster sans être bousculé ou en nage à mi-parcours… Je passe sur d’autres choses, et sur certains publics parfois irrespectueux (que ce soit dans la vraie vie ou sur la toile, d'ailleurs), c’est minoritaire, mais cela arrive aussi…un peu trop souvent à mon goût. Une dégustation de whisky doit demeurer dans la convivialité à mon sens....

 

 

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Autre chose, voici le lien vers la rubrique « Coup de coeur » pour laquelle j’ai posté également une nouvelle note de dégustation sur un single-malt de la distillerie OLD PULTENEY. Ce n’est certes pas une nouveauté, mais une bouteille que j’apprécie beaucoup et devait normalement intégrer le menu de gauche. Seule la notice explicative et historique a pu être publiée, vous pouvez la consulter aussi via ce lien : Fiche OLD PULTENEY 15 ans officiel 1991-2006, 54,9 %

 

 

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EVENEMENTS WHISKY A L'ETRANGER:

 

-FESTIVAL "FEIS ILE" SUR ISLAY, EN ECOSSE:

 

-Le très attendu festival "FEIS ILE" (sous-titré « ISLAY FESTIVAL OF MUSIC AND MALT » ) édition 2015 vient d’avoir lieu du 23 au 30 Mai 2015 sur l’île d’Islay, en Ecosse, et au vu des échos sur la toile, des témoignages recueillis, et bien que (honte à moi, je sais !) je ne m’y sois pas encore rendu moi-même, je compte bien réparer cela pour faire au moins une visite des différentes distilleries de l’île d’ici un an ou deux. Je ne pouvais pas ne pas l’évoquer au moins brièvement, et l’illustrer grâce à des photos d’amis bloggeurs qui s’y sont rendus cette année. Un grand merci donc à Thomas & Ansgar Speller (lien vers leur excellent site internet ici : Whisky Speller) pour leur généreux partage de photos & récit de ce voyage, ainsi qu’à l’établissement hôtelier Islay House (lien vers leur site : Islay House (hôtel) ) pour cette belle photo de l’embouteillage de PORT CHARLOTTE spécialement produit pour eux par la distillerie BRUICHLADDICH.

 

 

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Un moment de complicité entre visiteurs du festival, apparemment, le "Ceilidh" (ou bal celtique si j'ose dire), à la distillerie ARDBEG.

Photo: © Thomas Speller

 

 

Certes, toute l’année déjà, l’île d’Islay est largement visitée par les touristes comme par les « anoraks » (passionnés) du whisky, et cette semaine là il y a encore davantage de monde au mètre carré (on m’a parlé de souvent une à deux heures de queue pour accéder à chaque distillerie lors des « Portes Ouvertes » spéciales qu’elles organisent à cette occasion) à de multiples événements mêlant dégustations de whiskies, concerts de musiques traditionnelles et autres, avec danses traditionnelles (et « Ceilidh », fête ou l’on est invité à partager des danses également), le tout associé à des dégustations de spécialités culinaires locales, d’associations culinaires avec le whisky, des visites guidées approfondies des distilleries, masterclasses avec des personnalités ou figures légendes souvent locales du whisky, etc…

 

 

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Pas de vrai festival sans musique, et la preuve qu'on peut allier tradition et modernité. Photo: © Thomas Speller

 

Mais le « FEIS ILE », c’est aussi (et surtout pour certains) l’occasion d’acquérir (voire même parfois d’embouteiller) sur place des éditions limitées spéciales, souvent proposées brutes de fût, voire même de déguster, voire d’acquérir des mises en bouteille spécifiques à cet événement proposées par des négociants (par exemple cette année Douglas Laing-voir note de dégustation de cette bouteille plus haut), mais aussi de rencontrer des amateurs de whiskies de toute la planète, bref, un événement très attendu. Signalons entre autres (je ne peux ici les citer toutes en détail, cet éditorial étant déjà long, car il y a en a au moins une par distillerie, plus d’autres spéciales ou de négoce-et bien sûr plusieurs liés aux deux distilleries fêtant leur bicentenaire cette année, à savoir ARDBEG avec le « Perpetuum » & LAPHROAIG avec une nouvelle version du « Cairdeas »), un CAOL ILA brut de fût, un très attendu LAGAVULIN triple maturation de 24 ans d’âge millésimé « 1991 » (maturation en fûts de Bourbon, sherry P.X. & « old oak » puncheon), 3500 bouteilles, titrant 59,9 % et vendu £ 124).

 

 

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Sans doute la photo la plus spectaculaire de tout le festival, lorsque tous les visiteurs de l' "Open day" posent devant la distillerie. Au premier plan

de nombreuses femmmes et bloggeuses (dont Ansgar Speller, que je salue au passage), preuve que le whisky n'est pas qu'un monde d'hommes.

Photo: © Thomas Speller (avec mes félicitations & remerciements)

 

 

La distillerie BRUICHLADDICH, qui fêtait aussi le départ à la retraire de Jim McEwan, n’était pas en reste, avec deux versions de BRUICHLADDICH plus un OCTOMORE (nommé « Discovery », c’est un 7 ans d’âge distillé 4 fois, vieille en fûts de sherry, cette fois en bouteille transparente & titrant 69,5 %), mais aussi le PORT CHARLOTTE produit pour l’Islay House (un 10 ans d’âge millésimé « 2004 » titrant 55 % entièrement vieilli en fûts de vin espagnol provenant de la ville de Cadix).

 

 

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Une véritable invitation au voyage que cette belle photo consacrée à une mise en bouteille spéciale destinée à ce grand hôtel d'Islay. Photo: © Islay House

 

 

Signalons aussi, outre plusieurs bruts de fût pour KILCHOMAN (voir sujet plus haut), deux mises en bouteille pour BUNNAHABHAIN (un 11 ans et un 18 ans avec affinage « Moscatel »), les pas moins de trois BOWMORE (voir photo ci-dessous) proposés à cette occasion (si l’on ne compte pas celui accordé à la société S.M.W.S., un 17 ans d’âge de code 3.243 à 57.1 %) : Le « Feis Ile 2015 Virgin Oak », un n.a.s. élevé en fûts neufs, un brut de fût titrant 55,7 %, 1000 bouteilles, titrage 55,7 %, Prix : £ 55 ; le « Feis Ile 2015 Oloroso Sherry Cask 2002 », un 12 ans d’âge à embouteiller soi-même à la distillerie, provenant du fût N° 2214, titrage n.c., Prix : £ 80, et enfin le « Feis Ile 2015 Sherry Cask 1988 », de 26 ans d’âge,248 bouteilles, titrage n.c., Prix : £ 350). De quoi peut être avoir envie de casser sa tirelire (mais attention, toutes ces bouteilles se vendent très rapidement déjà sur place).

 

 

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Un choix généreux de la part de la distillerie BOWMORE pour ce "Feis Ile 2015", avec plus de trois mises en bouteille (voici les 3 officielles). 

Photo: © Bowmore distillery

 

Un voyage par contre qui se prépare longtemps à l’avance, plus d’un an. Merci de consulter à cet effet les pages consacrées aux sites internet de tourisme sur mon site ici (vers la fin du sujet) : Sites internets conseillés

Voici par ailleurs le lien vers le site officiel du festival : Islay Festival (infos)

 

 

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Une démonstration de tonnellerie à la distillerie LAGAVULIN, une initiation à l'artisanat du whisky, c'est aussi cela, le "Feis Ile".

Photo: © Thomas Speller, que je remercie encore...

 

 

 

 

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Encore une belle photo, que l'on doit à  © Nickolls and Perks, des caves du même nom, dans les Midlands, merci à eux (leur site internet: Nickolls and Perks)

 

 

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Rêvez bien !

(Sweet dreams !)

 

 

Editorial No 14

 

EDITORIAL No 14 : « Un Temps d’Anniversaires… » (Birthday Time) :

 

 Dernière Mise à jour/Latest Updating: 10/06/2015

 

Dans ce nouvel EDITORIAL, je vous parlerais de l’actualité du whisky, d’une initiative intéressante sur les whiskies de France, d’une masterclass MACKMYRA, de dégustations diverses, de nouvelles sorties whiskies, de la disparition d’une figure féminine du whisky, du départ à la retrait d’un colosse du whisky d’Islay, mais aussi, entre autres choses, du nouveau REDBREAST (grâce à un invité et ami), d’un anniversaire lié à une société tricentenaire de Cognac, puis, tout au long de celui-ci, de mon avis sur certaines références plus ou moins attendues et sur certaines nouvelles tendances…J’espère que vous l’apprécierez.

 

ENGLISH SUMMARY :

In this new Editorial I will speak about new bottlings, some short news about whisky, about a MACKMYRA masterclass, but also about someone famous in the whisky world that recently passed away, also, among other things, about the new REDBREAST (thanks to a friendly guest!), about a retirement of a colossus of Islay, about an interesting project to support French distilleries, about a Cognac company celebrating 300 years of work, and, all throughout this article long, about my opinion on various topics. I hope you will enjoy it.

You can get an approximate translation of my full EDITORIAL by using « Google Translate ». Please click here below… :Translator link

 

INTRODUCTION :

(Foreword) :

Pas de point de vue global cette fois, mais plutôt des commentaires ciblés en exergue des différents sujets ou sorties de bouteilles (en violet), ce afin de davantage de clarté et réactivité, commentaires que vous retrouverez tout au long de cet Editorial. Par ailleurs, dès que possible, les notes de dégustation particulières vont reprendre, et à commencer par celles concernant les nouveautés COMPASS BOX dont j’ai parlé la dernière fois, grâce à des échantillons reçus entre temps et pour lesquels je remercie John Glaser et son équipe encore une fois. Voici d'ailleurs en attendant celle concernant l' "HEDONISM Quindecimus" : cliquez ici / click here (tasting note)

Suivront, entre autres, comme promis, mes notes sur les échantillons de whiskies hollandais reçus ou collectés depuis fin 2014, et bien sûr le sujet « EXPRESS NOTES » Spécial Blended-Whiskies, un autre sur un rapide tour d'horizon de divers whiskies avec de brèves notes de dégustations, puis un sujet sur une société de négoce familiale de Bas-Armagnac, entre autres choses. Voici déjà comme promis un "Gros Plan" sur Guilhem Grosperrin/Cognacs La Gabare S.A., un reportage sur mon voyage en 2014 sur les terres du Cognac :

Les Cognacs Grosperrin (cliquez ici)

A Signaler également, le soutien de ce site à une initiative relayée et mise en œuvre grâce au « crowdfunding » (financement participatif) ici avec Kisskissbankbank, je veux parler du projet de Robin Entreinger (aidé entre autres par Valentin Bonhomme) nommé « Le TOUR DE FRANCE DES WHISKIES ». Il s’agit d’un projet de visite de toutes les distilleries françaises (ou de la plupart en tout cas) qui produisent du whisky afin de tourner un documentaire qui sera diffusé gratuitement sur youtube (comme le précédent, en format de 22 minutes, sur Islay, déjà disponible), avec en plus un caractère participatif, l’édition d’un DVD, etc... J’avais déjà parlé, dans ma page "Projets", ce mon souhait de soutenir, lorsque c’était possible, des initiatives pour faire mieux connaître le whisky français, au-delà d’une actualité récente difficile pour celui-ci en raison des querelles fratricides entre distilleries sur la question des appellations contrôlées, que je déplore, aussi ce projet (dont je n’ai appris l’existence que très récemment) m’a paru pertinent à aider. Pour en savoir plus (félicitons nous qu’entre temps la mobilisation aie été un succès, le projet va pouvoir se faire ! bravo Robin !), merci de consulter le lien suivant :

Le Tour de France des whiskies

 

 

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RETOUR SUR QUELQUES EVENEMENTS WHISKY ET SPIRITUEUX:

(Short reports on some recent Whisky & Spirits events)

 

-Le 21 avril dernier avait lieu une soirée consacrée à la distillerie suédoise MACKMYRA (une « masterclass » comme on a coutume de le dire), dans la boutique N°3 (au 28, rue du faubourg Poissonnière) de l’enseigne (épicier/fromager/traiteur/caviste) Nicolas JULHES à Paris. C’est l’ambassadrice Lisa Joanna COLLINS qui présidait la soirée, aidée d’une traductrice de la Maison du Whisky (leur distributeur français) et d’Anaïs Boutron (chargée des événements pour la cave). Six flacons étaient proposés à la dégustation, certains déjà évoqués sur le site, d’autres non, dont une nouveauté et une réédition légèrement différente. Les prix oscillent entre 42 € pour le distillat et 75 € pour les deux dernières éditions limitées non tourbées. Je ne reviens pas sur la présentation de la distillerie, que vous pouvez déjà trouver sur le site : cliquez ici / click here

 

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La dégustation a débuté avec le « BRUKS », toujours aussi séduisant (fleurs, fruits, liés aux esters, crème d’amandes-91/100) titrant 41,4 %, suivi du « SVENSK EK » (une jolie version remplaçant la « FIRST EDITION », et comportant davantage de fûts de chêne suédois-note estimée à 91/100), titrant 46,1 %, dont la dégustation a été associée à celle d’un chèvre additionné de confiture de « cloudberry » (un fruit présent en Suède et que l’on pourrait traduire par « ronce des tourbières » ou « ronce petit-mûrier »), une association sucrée/salée assez réussie. La dégustation s’est poursuivie par le « new spirit » (distillat pur) réduit à 46,1 %, commercialisé sous le nom suédois de « VIT HUND » (pour « white dog », le surnom américain du distillat pur commercialisé, mais aussi le nom de l’instrument qui sert à sortir le distillat du fût). Un distillat très fruité, impressionnant, mais rendu trop timide hélas par la réduction. La bouteille est par ailleurs de 50 cl au lieu de 70. Une initiative à louer cependant, tant il est difficile de trouver pour un achat, hormis chez certaines nouvelles distilleries, du distillat pur des distilleries écossaises, par exemple, cela est rarement commercialisé. Pas de notes chiffrées ici à donner, mais c’est bon !

La dégustation s’est poursuivie par celle de deux éditions limitées de la même gamme, d’abord le « MIDNATTSSOL » (ou « Soleil de minuit » en suédois), un assemblage de 75 % de fûts ayant contenu du Bourbon & de 25 % de fûts ayant contenu du Sherry (tous deux élevés dans des fûts de 128 litres), puis l’ensemble a été affiné 4 mois durant dans des fûts ayant contenu du vin de sève de bouleau (« birch sap ») de Suède. Le whisky titre 46,1 %. Le résultat est séduisant, assez rond, légèrement vineux, acidulé, avec des esters et rappelle un peu (on aime ou l’on n’aime pas) le dernier YAMAZAKI « Distiller’s Reserve ». Note provisoire 88/100. L’autre édition limitée du jour était le « ISKRISTALL » (ou « cristal de glace »), un assemblage combinant des fûts ayant contenu du Bourbon, des fûts de chêne suédois avec un affinage de 4 mois dans des fûts ayant contenu du Sherry de type Pedro Ximenez (dit « P.X. »). Le whisky titre 46,1 %. Une version délicate, moins facile d’accès que la précédente, mais plus riche semble t’il, plus élégante, plus épicée aussi, et avec un bel équilibre entre les différents types de fûts…mon préféré de la soirée avec le « SVENSK EK ». Note estimée à 91-92/100. La dégustation s’est conclue avec une référence récente et assez bluffante de la distillerie, une version tourbée nommée « SVENSK ROK » (ou « fumée suédoise ») et réduite également à 46,1 %. Note 91/100. Un excellent whisky tourbé (modérément-et associée aux branches de genévrier, mais la note est discrète) qui pourrait bien faire la nique à certains Islay officiels…qu’on se le dise.

 

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-Le 09 avril dernier avait lieu à Paris la soirée inaugurale de l’ « Espace Collector’s » de boutique rue d’Anjou de La MAISON DU WHISKY qui avait été entièrement reconstruite et repensée à l’automne 2014, et désormais déployée dans un espace trois fois plus grand assez impressionnant tant pour le néophyte que pour le collectionneur. Aux gigantesques étagères et vitrines rétro-éclairées du premier étage s’ajoutent désormais deux espaces en sous-sol, dont l’un est désormais consacré aux soirées collector’s, masterclass ou encore académie du whisky (des cours dispensés sur place par des spécialistes de la maison), et plus récemment des « Workshops », des journées ou soirées dégustation thématiques et gratuites (mais sur inscription en ligne) autour d’une distillerie ou d’un négociant.

 

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La première des « Workshops » fût consacrée le mois précédent au whisky (il y en existe aussi sur d’autres spiritueux) fût celle concernant le négociant écossais SIGNATORY VINTAGE, au cours de laquelle une large sélection de whiskies fut présentée, puis le 16 mai autour du négociant italien SILVER SEAL, puis la suivante aura lieu le 20 juin autour du négociant écossais Douglas LAING, atelier auquel votre serviteur espère cette fois pouvoir assister…

La soirée inaugurale a débuté par la dégustation d’un GLENFARCLAS officiel (import italien) millésimé « 1971 » (un 5 ans d’âge embouteillé en 1976, à 40 %-note estimée à 87/100), jeune, léger mais très frais et floral (qui m’a davantage évoqué un AUCHENTOSHAN…). La maison proposait également des associations culinaires comme par exemple l’association avec du foie-gras de qualité avec un blended-malt NIKKA 21 ans « Taketsuru » en version « non chill-filtered » à 48 %, excellent, mais rendu un peu raide et plus épicé par la température de la pièce qui montait un peu trop avec l’affluence importante (note cette fois 88/100 seulement), puis un joli GLENDRONACH single-cask officiel 19 ans (cask N°538, Sherry Oloroso à 55 %-note estimée à 90/100) associé avec une succulente ganache chocolat de chez Pierre Hermé.

 

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Le clou de la soirée a été, tout de même (moi qui l’avait déjà dégusté et approuvé en 2009), un splendide LAPHROAIG officiel de 10 ans d’âge…mais mis en bouteille en 1979 (et à 43 % s’il vous plaît) pour l’importateur Bonfanti…Un sublime exemple d’équilibre parfait entre tourbe, fleurs, fruits, végétaux, notes marines & fumées. Beaucoup d’harmonie dans ce whisky, sans doute un peu d’O.B.E. (« old bottle effect » = fusion des saveurs plus poussée à cause de l’oxygénation), mais pas trop, et un touché en bouche presque soyeux ! (note confirmée = 96/100).

 

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-J'ai été très honoré d'être invité à la Conférence de Presse de Philippe GUETTAT, P.D.G. de la maison MARTELL (là il s’agit de Cognac, pas de Whisky, certes, mais ce n’est pas tous les jours qu’une société réputée de spiritueux fête ses 300 ans d’existence !), au Pavillon Kléber à Paris le 15 avril dernier, à l’occasion du tricentenaire de celle-ci. Cette conférence fut le prélude à toute une année et demie de festivités fastueuses, dont un dîner à Versailles le 20 mai pour quelques happy few en France et dans le monde, car l’anniversaire sera célébré dans 30 villes & un projet ambitieux (« Martell France 300 ») pour identifier les 300 talents qui symboliseront, selon le comité de sélection de la marque, « le rayonnement de la gastronomie, de l’art, la mode, la mixologie et le divertissement incarnant l’art de vivre à la française du XIème siècle ». Les lauréats seront désignés en Juin 2015. L’actrice et mannequin parfaitement francophone Diane KRUGER (en photo ci-dessous avec Mr GUETTAT), présente à cette conférence, a été par ailleurs désignée ambassadrice pour la maison Martell de ce tricentenaire.

 

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Plus prosaïquement, pour « revenir aux flacons », parmi les nouveautés présentées, et créées par le maître de chai Benoît FIL, signalons un « Assemblage 3 millésimes », regroupant des eaux-vie du XVIII, XIX & XX ème siècle des régions « Grande Champagne », « Fins Bois » et « Borderies », en un coffret bois luxueux (prix n.c.). 

 

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Egalement à signaler, une édition spéciale du célèbre « Cordon Bleu » (référence X.O. réputée de la gamme-vous trouverez bientôt sur le site mes notes de dégustation de la version régulière- j’en profite pour remercier ici chaleureusement la maison Martell pour cette invitation et cette opportunité de dégustation), que l'on pourrait nommer "Cordon Bleu 300", regroupant plus d'une centaine d'eaux-de-vie des principaux vignobles du Cognac en une bouteille plus haute et fine que celle de l'édition régulière. 

Enfin, parmi d’autres, l’artiste que je suis aussi n’a pas pu ne pas remarquer le joli travail du sculpteur Bernar VENET pour élaborer l’écrin & la carafe de l’édition limitée nommée « Premier Voyage », de moyenne d’âge de 80 ans environ, regroupant 18 eaux-de-vie allant de 1868 (une « Grande Champagne » anté-phylloxéra !) à 1977 (des « Borderies »). L’assemblage a été ensuite remis à marier dans 24 fûts de chêne issus du même arbre tricentenaire. Les 300 carafes ont également pour originalité d’être fixées sur leur socle (on ne peut servir le Cognac qu’en utilisant une pipette fournie, nommée « fusil »). Elles sont vendues au prix unitaire de 10000 €. Même si on est loin de certains excès de DALMORE (on doit féliciter Martell pour cela), il est clair que ces carafes ne seront pas à portée de tout le monde…Je demeure curieux du goût cependant. Joindre l’excellence de l’Art contemporain à celle du Cognac demeure en effet rare de nos jours !

 

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NOUVELLES WHISKY (TOUS PAYS)/SCOTCH WHISKY NEWS :

Pour cette fois j’ai voulu mettre en avant davantage des personnes plutôt que les nouvelles plus économiques ou généralistes…un choix dont j’espère l’on ne me tiendra pas rigueur. Les commentaires associés n’engagent que moi bien évidemment.

-Décès d’Helen ARTHUR, écrivain du whisky, auteur notamment de « Le Whisky Single-Malt  (Guide du bon vivant) », 2001, publié aux éditions Taschen (traduction de son ouvrage « The Single-Malt Whisky Companion. A Connoisseur’s Guide » publié en 1997. ISBN : 3-8228-1041-X). Ce livre fut un de mes premiers livres de chevet sur le whisky et il m’a été fort utile pour découvrir les distilleries d’Ecosse. Il s’agit également d’un des premiers livres sur le whisky à l’époque à être écrit par une femme, ce qui maintenant est un peu plus répandu, même si l’univers éditorial du whisky (c’est moins vrai pour l’industrie, quoique…vaste débat) s’est un peu plus ouvert depuis, notamment grâce à des personnalités incontournables comme Martine NOUET. De plus en plus impliquées dans le marketing, mais aussi dans la distillation voire l’assemblage, les femmes d’aujourd’hui comptent dans le whisky, mais c’est un fait encore méconnu, aussi nous y reviendrons certainement…

 

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-Départ  la retraite de Jim McEWAN de la distillerie BRUICHLADDICH après 52 ans dans l’industrie du whisky (enfin, une retraite partielle, en vérité, car ce dernier habitera tout près de la distillerie et sera sollicité de manière ponctuelle pour seconder Simon McLAUGHLIN, qui le remplace désormais). Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Jim McEWAN a été le directeur de production et le maître-distillateur de la distillerie BRUICHLADDICH depuis sa réouverture en 2000. Avec Mark REYNIER, entre autres, il a été l’instigateur du renouveau de la gamme, pour le meilleur (avec de belles réussites, comme les pendants tourbés que sont OCTOMORE & PORT CHARLOTTE, mais aussi parfois quelques éditions de BRUICHLADDICH, comme par exemple les 2 premières éditions de l’ « INFINITY », ou les 20 ans d’âge), mais aussi, pour le pire, avec, on le dit moins, des échecs, comme les très nombreux affinages en fûts de vins français ou autres, opération le plus souvent destinée à valoriser de vieux fûts fatigués provenant de stocks restants en les affinant dans des fûts de vins récupérés par REYNIER (il l’a récemment lui-même avoué dans une interview), qui a travaillé dans le monde du vin auparavant. Une pratique qui avait cours en attendant que la distillerie sorte leur premier nouveau 10 ans d’âge, ce qui fut fait en 2011.

 

 

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Il était également responsable avec Mark REYNIER de la sélection des fûts et des affinages pour les différentes gammes de whiskies (dont la prestigieuse « Mission ») de la maison de négoce Murray McDAVID dont il était à l’époque co-propriétaire. Jim McEWAN avait appris le métier à Glasgow, comme assembleur, puis a travaillé également pour la distillerie BOWMORE auparavant, et est de fait viscéralement attaché à l’île d’Islay. C’est un ambassadeur infatigable de la distillerie comme de l’île (ça, on ne peut pas le nier !), qu’il loue lors de salons, festivals ou portes-ouvertes à la distillerie, ou dans ses nombreuses vidéos promotionnelles ou il parlait de chaque version, avec un plaisir non dissimulé, mais, ce qui me gênait quelque peu, sans aucun recul sur ses créations…Mais c’est sans doute aussi cela qui fait partie de son charme, en plus de son travail en famille, avec sa femme Barbara et notamment sa fille Lynne, chose dont je peux attester ! Bonne (semi) retraite, Jim !

 

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NOUVEAUTES WHISKY AUTRES PAYS/OTHER COUNTRIES NEW BOTTLINGS :

 

-A l’occasion du 30 ème anniversaire du lancement de la gamme « Very Rare », la distillerie irlandaise MIDLETON sort une nouvelle référence haut de gamme, « Very Rare Pearl Edition », comprenant un whisky de grain millésimé « 1981 » et un single-pot still millésimé « 1984 » (il s’agit d’un 30 ans d’âge). L’assemblage a été mis en bouteille (117 bouteilles) en 2014 au titrage naturel de 53,1 %, dans un coffret en bois irlandais comportant en outre une mignonnette de 5 cl du même whisky, ce pour le prix d’environ 6800 €.

Que dire sinon que le prix le rend encore moins abordable que les éditions régulières du « Very Rare », ce qui n’est pas très enthousiasmant. Ceci dit, je serais curieux de le déguster !

 

 

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-Plus modestement, la distillerie MIDLETON propose aussi une version du POWERS (toujours sans compte d’âge) apparemment réservée pour le moment (en France) à la chaîne Comptoir Irlandais, nommée POWERS « Signature Release », un Single-Pot Still (ou Pure Pot Still si vous préférez !) faisant la part belle aux fûts ayant contenu du Bourbon avec juste une petite part de fûts ayant contenu du Sherry. Il titre 46 % et est vendu dans les 50 € environ.

Etant donné les notes de dégustation fournies par le producteur, faisant état notamment de fortes notes d’épices (poivre), de vanille et miel, il est fort probable qu’il s’agisse d’une version avec pas mal de technologie du bois (brûlage important probable), très « contemporaine », donc, et à mon avis, le pendant plus haut de gamme (enfin, en apparence) du « Gold Reserve » de JAMESON. Une dégustation nous en apprendra certainement plus. Mon enthousiasme est très modéré sur cette version…

 

 

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-Je vous ai récemment parlé du nouveau REDBREAST «  Mano a Lamh » de chez MIDLETON également, une version disponible qu’à la distillerie ou en vente en ligne auprès d’eux. Un ami bloggeur, Frédéric LORRAIN, webmestre du site www.quelwhisky.org a pu le déguster (certes votre serviteur pas encore), a accepté que je diffuse sa note de dégustation sur mon site, aussi je l’en remercie, là voici :

 

 

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-REDBREAST « Mano a Lámh », Sherry casks, non chill-filtered, 2015, 46 %, Distillery bottling only, note de dégustation par Frédéric Lorrain :

« J'ai enfin ouvert une bouteille de REDBREAST « Mano a Lámh » que j'avais depuis le mois de mars. Une super bonne surprise ! Je suis ravi !

Nez : Même si les 46 % sont bien présents dans le verre à l'ouverture de la bouteille, les parfums se révèlent assez vite. Il s'agit d'un délicat mélange entre le style irlandais avec une orientation claire vers le xérès : Abricots et raisins secs, avec une base plus céréale assez gourmande. Ma femme a regretté le manque de vanille et le miel, mais ici, point de fût de bourbon !

Bouche : L'attaque est franche et immédiatement fruitée. Elle est cohérente avec le nez mais se révèle plus gourmande. Les épices sont bien maitrisées et l'ensemble s'oriente vers les pêches et poires bien mures. Le style irlandais, quoiqu'en retrait, tient bien son rôle. C'est bien mêlé avec des notes franches de fruits et plusieurs autres notes gourmandes plus subtiles. Très réjouissant tout ça ! La rétro olfaction fonctionne à plein régime, véhiculant tout un tas de parfums fugaces qu'une première dégustation peine à correctement analyser (entre la céréale et les fleurs). C'est intéressant comme certains LITTLEMILL "bonbons" indépendants.

Bouche (avec un temps d’aération) : Avec le temps, la bouche s'assèche et révèle des notes de cacao et de torréfaction avec des pointes boisées en rétro olfaction. Beaucoup de marqueurs xérès qui s'atténuent, peut être, un peu trop vite. Il ne s'agit pas d'un « sherry Monster » avec des notes lourdes de cire d’antiquaire. Et pas une seule pointe de soufre ! Tout est gourmand et printanier, un vrai régal ! Le nez est plein de promesses et la bouche est cohérente, que demander de plus !
Conclusion : C'est un n.a.s., et je doute qu'il contienne de vieux fûts de REDBREAST. Il est plus parfumé mais moins persistant qu'un 12 ans d’âge. On pourra donc certes regretter une finale un peu courte, mais je reste extrêmement content de mon achat. Je mets une note temporaire de 90/100 en attendant les prochaines dégustations. Il est possible que tous ces parfums se tassent après l'ouverture... En comparaison avec le REDBREAST 21 ans, je pense que le 21 gagne le point, plus intense, plus dans l'esprit REDBREAST 12 ans et 15 ans. Il a plus de longueur également. Mais ce REDBREAST « Mano a Làmh » est vraiment bien sympa et 3 fois moins cher ! »

 

 

-La société de négoce belge The NECTAR, propose dans sa gamme « The Nectar of the Daily Dram » un nouvelle référence anonyme de single-malt « Distilled in IRELAND » (probablement encore en provenance de la distillerie BUSHMILLS, mais ce n’est qu’une hypothèse) âgé cette fois de 23 ans (distillé en 1991-mise en bouteille en 2015), un Single-Cask (N° de fût non précisé), au titrage de 54,6 %.

 

Je n’ai pas dégusté cette nouvelle référence, mais pour en avoir dégusté trois autres dans cette même série (voir reportage sur le Whisky Live Paris 2013: cliquez ici / click here), je peux vous dire que la qualité a de grandes chances d’être au rendez vous. Les trois références précédentes, un 22, 24 & un 26 ans étaient toutes superbes, très fruitées, complexes et d’un raffinement irlandais inouï. En revanche, comme j’ai entendu parler de cette nouveauté via un ami belge, rien ne dit qu’elle sera disponible en France…A suivre.

 

 

 

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-La distillerie japonaise MARS (ou MARS SHINSHU), située à Nagano, sur l’île d’Honshu, ré-ouverte en 2011, propose (en importation française via La Maison du Whisky) un nouveau 3 ans d’âge nommé "Komagatake" élevé cette fois à la fois en fûts de Sherry et de Bourbon, un brut de fût ("cask strength") titrant 57 %. Ce single-malt sera vendu aux alentours de 135 €. De nombreuses autres références existent (notamment des mises en bouteille d’anciens stocks de la distillerie âgés de plus de 20 ans), mais elles ne sont pas disponibles en Europe pour le moment, et ce n’est pas sûr qu’elles le seront un jour vu l’engouement actuel (pour ne pas dire la folie d’achat et de spéculation) tant sur le marché local qu’international.

 

 

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***

 

 

NOUVEAUTES WHISKY ECOSSAIS/SCOTCH WHISKY NEW BOTTLINGS :

 

Quelques nouveautés en matière de single-malts écossais encore ce mois-ci, cette fois je vais en limiter davantage le nombre (cette liste est de toute façon non exhaustive), aussi à cause de ce qui suit : Une nouveauté en effet dans cette rubrique (enfin, presque…), davantage de parti-pris, parfois, même a priori, concernant les bouteilles, histoire d’apporter un éclairage personnel à la situation à partir de mon opinion qui n’engage que moi (en violet pour ne pas vous perturber sur le caractère d’abord nécessairement informatif de cette rubrique):

 

-La distillerie de l’île d’Islay ARDBEG sort à l'occasion de son bicentenaire une nouveauté toujours sans compte d'âge (mais apparemment âgée de 10 ans) nommée "Perpetuum" qui sera lancée à l'occasion de l' "'ARDBEG Day" qui aura lieu le 30 Mai. Il y a déjà controverse sur cette nouveauté, tout comme pour celle en provenance de l'autre distillerie d'Islay qui fête également son bicentenaire, à savoir LAPHROAIG, car les deux ont annoncé une disponibilité limitée de cette nouveauté à destination des membres de leur club de fidélité respectif (le "Committee", pour ce qui est d'ARDBEG), mais il s'avère que la diffusion sera plus large au final. Dans le cas d'ARDBEG, la confusion est d'autant plus grande que les premiers articles consacrés au sujet ont fait état d'une version embouteillée à 49,2 % (qui correspond en fait à la version réservée au "Committee Reserve" et/ou en vente à la distillerie même, version comportant sur l'étiquette la mention "Distillery Release"), annoncée par le site "The Whisky Saga" à 70 £, mais d'autres articles, et plus sûrement la distillerie elle-même (contactée à cette occasion par votre serviteur, j’attends sa réponse que j’intégrerais ici) précisent (à confirmer) que la version qui sera réservée à une plus large audience titrera 47,4 %.

Intéressant, mais encore une fois, comment vendre un whisky d’environ 10 ans d’âge à un peu plus de 46 % deux fois son prix d’origine (si ce n’est pas trois avec le prétexte de l’anniversaire) ? La dégustation prochaine de ce whisky à l’occasion du 31 mai me démentira peut être sur la forme, mais sur le fond, non, l’escalade des prix continue…

 

 

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-La distillerie du Speyside The BALVENIE présente un nouveau 25 ans d’âge nommé « Single-Barrel » (Traditional Oak », traduire fût ayant contenu du Bourbon), après la version nommée « Triple Cask » et réservée au marché hors taxe (« travel retail »), cette fois dans sa gamme « Single-Barrel ». Il est non filtré à froid et titre 47,8 %.

 

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-Oui ! Ils l’ont fait…non content de produire ce qui semble être probablement le meilleur single-malt 10 ans d’âge au monde, puis, envers et contre tous (enfin, essentiellement envers et contre Diageo, Pernod-Ricard & Beam Suntory, indirectement, du moins), d’avoir sorti un 5 ans d’âge, la "lutte anti-N.A.S." (involontaire ou pas, c’est une autre question…-j'avoue je plaisante un peu, plus qu'autre chose, qu'on ne se formalise pas !) se poursuit avec la distillerie indépendante BENROMACH (propriété du négociant GORDON & MacPHAIL) qui sort désormais un 15 ans d’âge, yes, et à 43 %.

Hallelujah ! Quel pied de nez…Sur le papier, je dois dire que je suis ravi ! Félicitations à la distillerie !

 

 

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-La distillerie du Speyside GLEN MORAY sort une nouvelle version du « Classic » (sans compte d’âge, il est âgé de moins de 8 ans, probablement plus près de 6 ans) intitulé « Peated », réduit à 40 %.

Suivant la politique « économe » (pour être poli) du propriétaire La Martiniquaise (qui produit notamment le whisky Glen Turner et le blended whisky Label 5) depuis quelques années, je ne peux que déplorer cette politique de grand-écart, entre des versions potentiellement intéressantes (le brut de fût en avant-première de la version « Portwood » 1995 était une tuerie, j’ai eu la chance de le déguster en 2010, idem pour le Chardonnay aux fûts de 2001, 2002, 2003–de superbes versions jamais livrées aux distributeurs, malgré mon insistance), mais réduites au minimum commercial de 40 %, colorées et filtrées à froid (castrées pour dire clair) aux rares brut de fûts présentés l’an dernier au Salon Dugas, sans parler du très problématique 25 ans « Portwood » (presque totalement raté selon moi, avec de gros défauts concernant les fûts), je ne suis pas très enthousiaste, mais le dégusterais avec plaisir. J’aime pourtant cette distillerie dont j’ai eu la chance (merci Graham, son fabuleux maître-distillateur !) de déguster de sublimes jeunes ET vieux single-casks qui me rendent malades de voir son propriétaire sous-utiliser ses trésors…Si j’en avais les moyens, je ne vous le cache pas, je rachèterais cette distillerie, afin de n’en faire sortir que des produits de qualité optimale.

 

 

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-La distillerie des Highlands GLENGOYNE propose désormais une édition limitée, sorte de version « turbo » de sa référence réservée aux visiteurs de la distillerie, le « Teapot Dram » (sans compte d’âge) décliné en « Tea Pot Dram IV », cette fois en brut de fût (« Cask Strength ») titrant 58,7 %. Il s’agit d’un assemblage de 7 fûts de Sherry de premier remplissage (« First Fill ») ayant donné 3178 bouteilles. Il sera vendu sur le site web de la distillerie et sur place à 90 £ (env. 125 €), et 6 bouteilles maximum par personne.

 

 

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-La distillerie The GLENLIVET sort un 50 ans d’âge sélectionné en partie par Alan Winchester (d’où le nom de « The Winchester collection »), le maître-distillateur de nombreuses distilleries du groupe Pernod-Ricard et notamment d’ABERLOUR, STRATHISLA et dernièrement The GLENLIVET en particulier. Il s’agit en quelque sorte d’un hommage aux 40 années qu’il a passées dans l’industrie du whisky. L’offre comprend une bouteille de 75 cl, millésimée « 1964 », titrant 42,3 % (degré naturel) dans un luxueux coffret en bois produit à 100 exemplaires, plus une mignonnette de 5 cl du même whisky. Le prix ? Plus de 25000 € sur le marché anglo-saxon…

Je ne sais pas si j’aurais un jour l’occasion de visiter cette distillerie, déguster des whiskies de la « Cellar Collection » ou celui-ci (j’en doute un peu), mais je salue Alan, que j’ai pu rencontrer il y a plus de 10 ans au Whisky Live Paris et dont le travail et l’approche m’ont marqué…Les temps changent, c’est clair, avec l’abandon progressif ou sélectif du 12 ans d’âge, qui fut mon premier single-malt, quelque chose que j’accepte mal, je dois dire, même si je n’ai pas encore dégusté son remplaçant sans compte d’âge, le « Founder’s Reserve », et j’espère tout de même des lendemais meilleurs pour la distillerie…A suivre !

 

 

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-La distillerie des Highlands du Nord GLENMORANGIE sort une nouvelle version d’un litre sans compte d’âge intitulée « The Duthac » (allusion à un saint de l’époque médiévale célébré notamment par le biais du Roi James IV dans l’enceinte même du domaine de la distillerie à Tain), titrant 43 % et issu d’une nouvelle gamme nommée « Legends » réservée au marché hors taxe (« travel retail »). Il s’agit d’un assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon, puis affiné dans des fûts ayant contenu du Sherry de type « Pedro Ximenez » et des fûts neufs (« Virgin oak »). Comptez entre 60 et 100 €.

Dans le cas présent, il s’agit encore une fois d’une version sans compte d’âge, dans une gamme et une proposition qui laissent entendre un nivellement par le bas, mais limité…L’exigence élevée de l’assembleur Bill Lumsden, cependant, au vu des précédentes propositions notamment dans la remarquable gamme « Private Edition », peut laisser augurer une certaine qualité. Une prochaine dégustation, je l’espère du moins, nous en dira plus.

 

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-La distillerie de l’île d’Islay KILCHOMAN propose une nouvelle référence permanente nommée « Sanaig », issue d’un assemblage d’égale quantité entre fûts de Bourbon et de Sherry, titrant 50 % et est vendue dans les 60/70 €.

C’est toujours avec curiosité que j’accueille les nouveautés de cette distillerie artisanale, prometteuse…à suivre.

 

 

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-La distillerie de l’île d’Islay LAPHROAIG propose, à l’occasion de ses 200 ans d’existence, et devant la demande insistante de nombreux amateurs de la distillerie, le retour du 15 ans d’âge, avec un nouvel assemblage, une nouvelle édition nommée « 200th Anniversary Edition » et titrant 43 %. Présentée au départ comme une version limitée aux amis de la distillerie (les « Friends of Laphroaig », qui sont 630000, votre serviteur compris) et en quantités très réduites, sauf erreur de ma part, il apparaît qu’en réalité près de 72000 bouteilles seront disponibles au fur et à mesure. Les rumeurs parlent également de 2 nouveaux embouteillages peut être à venir pour cet anniversaire, un 21 ans et un 32 ans d’âges, en plus de la mise en bouteille annuelle du « Cairdeas » pour le club, mais c’est à confirmer.

Je ne sais pas si l’on peut parler d’intox, mais, comme pour le cas du nouvel ARDBEG, il semble qu’on joue sur le buzz lié à la notoriété de la marque pour créer une demande forte…Le tout avec bien sûr un prix de vente qui semble plus près des 100 € (prix de lancement de 75 £ par exemple, chez The Whisky Shop) que du prix bien moins élevé du précédent 15 ans d’âge. Les premières critiques sur le net sont d’ailleurs plus favorables à cette dernière pour le moment.

 

 

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-La distillerie de la presqu’île de Campbeltown SPRINGBANK présente une nouvelle référence âgée de 12 ans, millésimée « 2003 », une version brut de fût (« Cask Strength ») ayant été élevée entièrement en fûts de Porto nommée « Port Pipe » et issue d’un fût unique (« Single-Cask ») a donné 696 bouteilles et elle titre 58,3 %. Réservée au marché anglo-saxon, elle devrait être vendue dans les 70 £ environ (95 €).

Cette version, je dois dire, sur le papier, a de quoi susciter de ma part une forte curiosité…Je suis très amateur d’affinages Porto, certes un peu moins des élevages intégraux que j’ai pu tester jusqu’ici, dont certains sont pour moi des échecs patents (BOWMORE 16 ans Portwood OB, GLEN MORAY 25 ans Portwood OB, etc…), mais connaissant le caractère artisanal et plutôt performant de la distillerie ces dernières années (avec notamment une série de lots plutôt excellents du 12 ans en version brut de fût), cela devrait s’avérer intéressant. La suite nous dira (si j’arrive à mettre la main sur une bouteille !) si j’ai raison d’être enthousiaste ou pas…

 

 

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DU COTE DES NEGOCIANTS ECOSSAIS :

 

-Je ne pouvais pas ne pas signaler la sortie, au sein de la prestigieuse gamme « X.O.P. » (ou « Extra-Old-Particular ») cette rare nouveauté proposée par le négociant écossais DOUGLAS LAING : Oui, un PORT ELLEN (ils se font rares, alors…) de 32 ans d’âge (distillé en Octobre 1982, mis en bouteille en Octobre 2014), issu d’un fût unique (« Single-cask ») reconstitué de plusieurs remplissages (« Refill Hogshead ») et titrant 54,6 %. Il sera vendu au prix d'un peu plus de 1100 €, mais pour le moment pas disponible en France. 

Si j’en parle aussi c’est que, même si tout est relatif (!), cette version fait partie des versions de négoce moins chères (pour le moment) que les versions officielles…A bon entendeur…

 

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-Le négociant écossais HUNTER LAING présente une nouvelle gamme de whiskies nommée "The First Editions/Author's Series", consacrant des auteurs célèbres de la littérature, à priori anglo-saxonne en priorité, associés à des single-malts de haut de gamme, avec pour écrin un coffret de cuir brun serti de métal doré. Les premières mises en bouteille proposées sont quasiment toutes des mises en bouteille de fûts ayant subi plusieurs remplissages ("Refill Hogshead" ou "Refill barrel") et embouteillés au degré naturel: Citons un ARDBEG de 21 ans (1993-2015) à 56,4 %, associé à Rudyard Kipling, un MACALLAN de 21 ans également (1993-2015) à 54,8 % associé à Charles Dickens, un CLYNELISH de 18 ans d'âge (1996-2015) à 56,1 % associé à Edgar Allan Poe et enfin un Speyside anonyme de la fameuse série "Probably Speyside's Finest" de 28 ans d'âge (1986-2015) à 48 % associé à Robert Louis Stevenson. Les prix annoncés (lancement sur The Whisky Shop, distributeur exclusif au Royaume-Uni, sauf erreur) oscillent entre 190 £ pour ce dernier à 900 £ pour l'ARDBEG...

 

 

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Par ailleurs HUNTER LAING propose, entre autres nouveautés, une référence rarement disponible à cet âge, un single-malt de la distillerie TEANINICH millésimé 1973, âgé de 40 ans, dans sa gamme "Old and Rare". Il s'agit d'un brut de fût titrant 48,9 %.

Curieux de cette nouvelle gamme « The Author’s Series » (l’idée n’est pas nouvelle, cela a déjà été fait en Ecosse & aux Etats-Unis, et plus récemment du Pays-de-Galles, via la distillerie PENDERYN) qui semble faire la part belle aux plus prestigieuses distilleries par régions, en théorie du moins. Comme son désormais concurrent direct en tant que négociant DOUGLAS LAING, HUNTER LAING souhaite placer la barre haute avec des références pour certaines (comme le « Probably Speyside’s Finest ») auparavant apparentées à la société DOUGLAS LAING avant la scission entre les deux frères, Stewart (qui créé alors Hunter LAING) et Fred (qui conserve le nom Douglas LAING) en 2013. Après, même si l’association avec les noms d’auteurs peut sembler artificielle, je ne jetterais pas la pierre à cette idée car je l’évoque en quelque sorte dans mon tableau de « Correspondances artistiques » (lien !!!) sur le site et dans certaines de mes idées pour fonder une éventuelle société de négoce (sauf que je choisirais personnellement d’autres références).

 

 

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-Le prestigieux négociant italien SAMAROLI (importé depuis peu en France par La Maison du Whisky) fête son 45 ème anniversaire. Pour cela, elle présente une nouvelle version de son blended-malt de luxe « Evolution », ici la version 2013 comportant des single-malts âgés de 15 à 50 ans d’âge et titrant 47 %. La recette est comme d’habitude secrète, cependant l’on a pu savoir que ces malts proviennent des régions suivantes : Campbeltown, Highlands, Islay & Speyside. Le prix en est d’un peu plus de 400 €.

Elle propose également une nouvelle fois un TOMINTOUL millésimé « 1967 » (cette fois âgé de plus de 45 ans), mis en bouteille en 2014 au titrage de 40 %. Là encore le prix dépasse les 400 €.

Curieux de ce blended-malt « Evolution », mais il va être difficile à déguster vu son prix et sa rareté. Par ailleurs, je gardei un souvenir ému d’une autre bouteille de TOMINTOUL « 1967 » (cask N° 2562, bottled 2011, 40 %) du même négociant qui avait été présentée au Whisky Live 2012…Sublime, malgré ses 40 %.

 

 

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-Le négociant écossais SIGNATORY VINTAGE propose, en tout cas pour la France, de nouvelles références au sein de sa gamme « Cask Strength Collection » (single-cask & brut de fût). Je ne peux les citer toutes, mais en voici quelques unes sélectionnées en fonction de leur pertinence supposée sur le papier, en attendant de pouvoir peut être en déguster quelques unes prochainement j’espère : BALMENACH 25 ans (Distillé en 1988) à 54,3 %, BEN NEVIS 22 ans (Distillé en 1991) Sherry à 58,3 %, BLAIR ATHOL 23 ans (Distillé en 1989) à 54,9 %, BRUICHLADDICH 24 ans (Distillé en 1990-Refill cask) à 54,6 %, GLEN ELGIN 23 ans (Distillé en 1990-Sherry Butt) à 49,2 %, GLEN GARIOCH 24 ans (Distillé en 1990) à 48,8 %, GLENLIVET 32 ans (Distillé en 1981) à 51,1 %, HIGHLAND PARK 23 ans (Distillé en 1990-« Wine treated Butt ») à 55,9 %, JURA Heavily Peated 24 ans (Distillé en 1989) à 57,3 %, LEDAIG 10 ans (Distillé en 2004-1st Fill Sherry butt) à 61,2 %, MORTLACH 23 ans (Distillé en 1990-Refill Sherry cask) à 51,6 % et le single-grain CAMBUS 23 ans (Distillé en 1981) à 53,9 %.

 

On le sait, je considère ce négociant capable du meilleur comme du pire (d’autres également, rassurez vous), et comme ayant produit pas mal de choses assez irrégulières ces dernières années, avec un profil aromatique souvent agressif et sec, quelque soit la distillerie, ce pour certaines raisons à mon avis, tenant tant au stockage moderne des fûts qu’à la manière de réduire (pour les versions concernées), par exemple. J’ai conscience que ces propos ne seront pas du goût de tout le monde et qu’ils sont à relativiser par de très belles sorties de manière ponctuelle (comme lorsque je décerne un prix à un fût de BOWMORE pour une version proposée en 2013 dans la cadre du Whisky Live Paris). Je demeure curieux cependant de ces nouveautés et vous en rendrait compte en cas de dégustation…

 

 

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-Un nouveau négociant récemment apparu sur le marché, THE LOST DISTILLERY Company, est désormais importé en France par La Maison du Whisky. Cette société propose un concept original même si risqué en proposant des blended-malts présentés dans des bouteilles opaques (pourtant aucun colorant n’est utilisé, nous dit-on) sur lesquelles seule l’étiquette change pour illustrer un contenu censé être une tentative de reconstituer le style de distilleries fermées d’Ecosse (au XIX ème comme au XX ème siècle), comme par exemple AUCHNAGIE, GERSTON, JERICHO, STRATHEDEN, ce à partir d’écrits retrouvés et analysés minutieusement par les personnes qui dirigent cette société. Les whiskies ne sont pas des single-malts mais des assemblages, sans compte d’âge, ni précision de type de fûts. Ils sont d’après la société ni colorés ni filtrés à froid et titrent 43 ou 46 %. Ils sont vendus entre 60 et 80 € en moyenne. J'espère avoir l'occasion d'en déguster prochainement afin de vous dire ce que j'en pense.

J’ai été d’abord séduit et surpris par cette initiative, puis devant les difficultés pour les déguster et le caractère opaque au sens propre et au figuré de ces whiskies (le site internet de la société ne nous apprend pas grand-chose, en réalité), j’avoue être assez dubitatif et demander à voir (je veux dire à tester !). En effet, des questions se posent toujours : Lorsque le maître-assembleur Richard Paterson reconstitue le « MacKinlay’s Shackleton’s whisky » en 2007, il se base sur des archives de la société à laquelle il appartient par ailleurs, et son expérience de plus 40 ans. Certes dans la recette initiale du XXème siècle, certaines des distilleries dont les fûts ont été utilisés ont disparu depuis belle lurette, mais il subsistait suffisamment de vieux fûts de celles-ci et d’autres de distilleries actuelles dont le style est comparable, pour que l’assembleur constitue une recette cohérente, qu’il a en plus pu comparer avec le contenu des bouteilles retrouvées dans la glace arctique. Dans le cas de The LOST DISTILLERY Company, l'on ne sait pas qui est ou sont les assembleurs, dans quelle mesure les archives en question sont suffisamment explicites, pourquoi ce choix d'un blended-malt au lieu d'un single-malt, ou carrément d'un blended-whisky alors, également pourquoi utilise t’on des bouteilles opaques, pourquoi ne donne t’on pas un compte d’âge (on n’est pas chez SAMAROLI non plus…ou le facteur confiance est tout de même plus élevé, dégustations à l'appui...) et enfin nous n’avons pas le moyen de vérifier le caractère authentique (ou disons fiable) de ces reconstitutions. C’est bien pratique de bénéficier de l’aura de distilleries passées, ce sans aucun lien avec elles (contrairement à ce qu’à fait BRUICHLADDICH avec Port Charlotte ou SPRINGBANK avec Hazelburn, qui se justifie), mais le travail doit être à la hauteur. Bien entendu, je ne demande qu’à être convaincu « sur pièces », à l’épreuve d’une dégustation.

 

 

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CONCLUSION :

 

Elle sera brève… : « Tout va mal, mais tout va bien aussi »…Bon, pour être un peu moins normand, disons plutôt que si certaines choses vont mal (augmentation des prix, spéculation, baisse globale de la qualité pour les grandes marques, etc…), d’autres sont plus encourageantes, que ce soit des initiatives comme « Le Tour de France des whiskies », des nouveautés parfois excitantes, le dynamisme de distilleries écossaises plus artisanales et/ou familiales ou de distilleries de pays « non historiques du whisky » ou de certains négociants…la consommation du whisky qui, malgré une légère baisse, se maintient malgré tout…Alors, essayons de rester optimistes !

 

Editorial No 13

 

EDITORIAL No 13 : « N.A.S. & PARADOXES » :

 

Dernières Mises à jour/Latest Updating: 18/04/2015

 

Dans ce nouvel EDITORIAL, je vous parlerais de l’actualité du whisky, de quelques nouvelles sorties whiskies, mais aussi à nouveau de la polémique sur les whiskies sans mention d’âge, s’inquiétant de leur généralisation et de la disparition de certaines références emblématiques.

ENGLISH SUMMARY :

In this new Editorial I will speak about new bottlings, some short news about whisky, but also about the n.a.s question & argue, because while they are getting more and more numerous, some emblematic beginner’s malts will disappear.

You can get an approximative translation of my full EDITORIAL by using « Google Translate ». Please click here below… :Translator link

 

 

 INTRODUCTION/UN POINT DE VUE :

(Foreword/A Point of view) :

 

Mon avis brièvement sur quelques points d’actualité. J’avais envie de rebondir un peu sur le débat à propos des « N.A.S. » (pour « no age statement », ou whiskies sans compte d’âge) et sur certains paradoxes que cela entraîne. Par ailleurs, je souhaitais en même temps répondre à certaines questions reçues dans le courriel du site, concernant les prix et qualités de ce type de whiskies ainsi que d'autres types sur le marché actuellement. J'espère que vous pourrez peut être y voir un peu plus clair après cela.

 

Des "N.A.S." Officiels ? Les Indépendants aussi le font !

A plusieurs reprises, je vous ai parlé du phénomène des « n.a.s. », de sa généralisation progressive et de la montée des prix qui va avec. Mais souvent, lorsqu’on parle de ce sujet, on néglige le fait que cela touche non seulement les mises en bouteille officielles, mais aussi parfois certains whiskies ou gammes entières de whiskies de négoce ou grossiste ayant ses propres gammes de whiskies. Ainsi, par exemple, et pour ne parler que des single-malts, que ce soit chez MASTER OF MALT (avec sa gamme « That Boutique-Y-Whisky Company »), ou encore The WHISKY EXCHANGE (avec sa gamme « Elements of Islay »), à aucun moment l’âge des whiskies n’est indiqué, ce qui ne présage en rien de la qualité de chacun de ces whiskies, ni de leur jeunesse (certains étant parfois assez âgés). Par contre, ils sont relativement chers car présentés (ce pour les deux marques) dans des contenants de 50 cl au lieu de 70. Après, pour ceux que j’ai dégusté dans ces gammes tout de même destinées à des connaisseurs, c’est plutôt la qualité que semble au rendez vous, enfin, en général. Notons également, à la décharge des deux sociétés citées, qu'elles mettent un point d'honneur à également proposer au moins une gamme de single-malts (comme par exemple l'excellente gamme "Port Askaig" de The WHISKY EXCHANGE, ou encore la gammme des "Speyside" de 10 à 50 ans d'âge de MASTER OF MALT-que je n'ai certes pas encore pu déguster) ou de blended-whiskies avec un compte d'âge (parfois conséquent d'ailleurs) et un prix abordable en général. D'autres sociétés, en revanche, ont la main moins heureuse sur les stocks de whiskies écossais et peinent à convaincre à mon avis...mais ce serait trop long de vous les énumérer ici.

 

Une question complexe, avec d'autres paradoxes encore...

Rappelons encore une fois que ce débat sur les N.A.S. pour moi ne concerne pas à mon avis les premiers types de N.A.S. apparus sur le marché dans les années 2000-2010, notamment ceux qui sont en réalité ce que l'on nommerait aujourd'hui des "multi-vintages", faisant appel à différents âges et à (souvent, en tout cas) un travail soigné d'assemblage...Les meilleurs exemples en sont à mon avis l'ABERLOUR "A'Bunadh", le LAPHROAIG "Quarter Cask", le JURA "Superstition" et le LONGROW "C.V.", entre autres (comme il m'arrive souvent de citer ces références car elles me semblent de qualité, sous réserve bien sûr de ne pas tomber sur un lot moins bon, le lecteur ne s'en étonnera pas, en tout cas je veux lui donner l'assurance, au passage, que ni ces distilleries ni aucune autre ni aucune autre structure ne me paient pour en parler, voilà, c'est dit et gravé dans le marbre..). Le débat ne concerne pas non plus bien évidemment les jeunes distilleries (et/ou de petite capacité) qui n'ont pas suffisamment de stock âgé pour alimenter le marché...même si certaines comme KILCHOMAN par exemple, pourraient, à court terme au moins à mon avis, indiquer la mention de "Over 5 years old" pour certaines références. Par ailleurs, dans certains pays, comme les Etats-Unis ou l'Inde, le vieillissement étant souvent plus rapide qu'en Ecosse, la mention d'âge devient, pour certains producteurs en tout cas, superflue et pas trop "dans la tradition" (avec certaines exceptions). Il en est de même parfois pour les pays du Nouveau Monde (l'Australie, notamment) ou l'on est fort réticent à apposer cette mention d'âge sur l'étiquette...Cela ne signifie pas, pour autant, que l'on a affaire automatiquement à des whiskies médiocres.

Dernière minute, en matière de paradoxes, elle se pose là...Malgré la crise, malgré l'avènement des N.A.S. ou whiskies sans compte d'âge, trois distilleries écossaises sortent en ce printemps un 18 ans d'âge ! Il s'agit de DEANSTON, The GLENTURRET (mais certes en version très limitée en single-cask et brut de fût) et LEDAIG. Voir leur présentation dans la partie "NOUVEAUTES WHISKIES ECOSSAIS" plus bas.

 

L’âge n’importe plus ? Le prix, oui !

Plus généralement, l’argument commercial passé le plus courant (que l’on pourrait résumer grossièrement à « plus c’est âgé mieux c’est » ou « age matters » en anglais) a disparu aujourd’hui au profit d’un « l’âge ne compte pas, c’est plutôt la qualité du bois » ou bien un caractère superlatif « le plus tourbé de… », ou « le plus au Nord », et, par ailleurs des marqueurs descriptifs pas toujours évidents…mais l’argument le plus limite est quand même celui employé par Diageo pour le MORTLACH « Rare old »…sans mention d’âge, en carafe de 50 cl et au prix frisant les 70 € ! Je ne l’ai pas goûté, certes, mais il ne semble pas de plus avoir une presse fabuleuse. Comme j’ai déjà parlé du « Dark Origin » d’HIGHLAND PARK (c’est vrai qu’on peut rajouter également à la liste le récent « Odin » de la Valhalla Collection, plus cher que les précédents…), je n’y reviens pas, hormis pour dénoncer encore une fois l’équation « plus de marketing, plus de wood technology, moins d’âge = un whisky deux fois plus cher ». La tendance à l’augmentation des prix, chers lecteurs, va hélas s’accentuer, je le crains, et au vu de la progressive réévaluation des plus de 15 ans d’âge vers le marché de niche haut de gamme pour certaines références (amorcée par le GLENFIDDICH 18 ans l’an dernier, passé de 35/40 € à environ 90 € avec changement de conditionnement), la baisse de 2 % des taxes sur les whiskies outre-Manche n’y changera rien.

 

La fin d’une époque, les bouteilles emblématiques disparaissent…

Mais là on l’on attend le point le plus sensible, pour moi, c’est lorsqu’on touche à des symboles, c’est à dire souvent des whiskies avec lesquels nombre d’entre nous ont débuté leur apprentissage des single-malts, que ce soit le The GLENLIVET 12 ans (qui va être remplacé sous peu pour le marché européen par un n.a.s., le « Founder’s Reserve ») qui fut mon premier single-malt et demeure une référence importante pour moi et indispensable, avec ses qualités florales, fruitées, ou bien le TALISKER 10 ans et son association redoutable d’éléments marins, épicés et fumés. L’emblématique distillerie d’île de Skye, qui au passage sort son troisième whisky sans compte d’âge en deux ans, fait dans le jeu de mots facile en effet avec le nouveau « Skye », destiné à remplacer le 10 ans d’âge (même si c’est encore officieux). L’on franchit là, me semble t’il, un nouveau un pas dans l’aseptisation générale de la production de whisky de masse (là encore au vu des premiers commentaires de dégustateurs de confiance, qui expliquent qu’on a édulcoré leur tempéramenteux dix ans d’âge...avec davantage de bois, mais presque plus de fumée ni d’épices, etc…), enfin, en théorie pour le moment (je ne l’ai pas encore dégusté). Amateurs de flacons avec mentions d’âge en provenance de gros propriétaires, vous savez ce qu’il vous reste à faire, car je pense qu’on n’en restera pas là, car d’autres marques vont être affectées par ce phénomène, certainement…

 

Mais, « au milieu des romains, un gaulois résiste ! »

Oui, au milieu de cela, et à contre-courant, la distillerie BENROMACH (qui appartient au négociant Gordon & MacPhail) ose sortir deux embouteillages témoignant de leur mépris pour ce phénomène des n.a.s. et leur approche un minimum traditionnelle : En effet, non content du succès de leur 10 ans d’âge (dont certains lots de l’an dernier sont tout simplement à tomber et écrasent toute concurrence, je peux en témoigner, je l’ai dégusté à l’aveugle, en plus et confondu avec un BUNNAHABHAIN bien plus âgé !), mais elle sort non seulement sa version brut de fût ou apparentée (« 100 PROOF ») mais aussi un…5 ans d’âge ! Notes de dégustation à venir pour ces deux whiskies…

Une première dégustation du 5 ans s’est avérée mitigée, mais intéressante (certes j’aurais préféré qu’il fut embouteillé à 7 ou 8 ans d’âge et non 5, et à 50 % au lieu de 40 %) et prometteuse (le distillat, déjà devenu whisky, a beaucoup de caractère et fait preuve d'une certaine délicatesse). Je tiens à saluer malgré cette initiative de la distillerie pour ces deux sorties improbables…car, parallèlement, concernant les bruts de fût notamment, d’autres distilleries (TAMDHU et TOMATIN, par exemple) suppriment le compte d’âge lors du passage de la version réduite à la version brut de fût. Aussi je me permets de leur suggérer un compromis me semble t'il honorable, s'engager à ajouter sur l'étiquette au moins la mention "Over 8 years old", par exemple..mais aussi de moins jouer sur le brûlage des fûts, ou encore, pour finir, de demeurer crédible & raisonnable, au niveau des prix...

 

 

 

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PROCHAINEMENT SUR LE SITE (entre autres choses):

(On the website soon, between other things)

 

-Le dernier numéro d’EXPRESS NOTES (N°5), cette fois re-titré « REALLY EXPRESS NOTES », et qui sera consacré, une fois n’est pas coutume, aux blended-whiskies écossais, en un survol conséquent.

-Un sujet sur les whiskies hollandais, en commençant par la distillerie ZUIDAM (MILLSTONE whisky), en Hollande, autour des échantillons reçus (désormais au nombre de 6), mais aussi un premier avis sur deux autres distilleries du pays, UIS HEIT (FRYSK HYNDER whisky) et la plus récente des 3, l’ALAMBIK Distillery (OLDAMBSTER whisky).

-Les notes de dégustation de plusieurs single-malts en provenance de la distillerie GLANN AR MOR, en version tourbée (KORNOG) ou non, dont deux versions SHERRY (Oloroso, P.X.), ce dès que de récents problèmes techniques (qui m'empêchent désormais de poster des fiches de dégustation individuelles) seront résolus. Nos excuses pour ce problème....

Signalons qu'entre temps, GLANN AR MOR a d’ailleurs sorti une autre version du GLANN AR MOR, avec cette fois de l’orge de type « Marris Otter », variété d'orge peu utilisée de nos jours par les distilleries dont je vous avais déjà parlé lors du numéro précédent, au sujet d'une nouveauté de la distillerie GLENMORANGIE.

 

 

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NOUVEAUTES & NOUVELLES SPECIAL IRLANDE :

(Special IRISH NEWS & NEW BOTTLINGS) 

 

Honneur à l’Irlande après la St Patrick qui a eu lieu il y a quelques semaines (certes G.W.G. fête cela avec retard !), avec un mélange de nouvelles brèves et de présentation de nouveaux flacons… :

 

1/LA DISTILLATION A DEBUTE CHEZ TEELING WHISKEY A DUBLIN :

(Irish Independent bottler TEELING Whiskey Company has started to distillate…People will discover its first productions –single-malt as well as blended whiskeys- in 3 years).

Le négociant TEELING Whiskey Company (fondée par Jack Teeling en 2012) voit désormais sa distillerie pleinement opérationnelle, avec la première distillation (dans 3 alambics en cuivre) intervenue en ce mois de mars 2015, qui sera lancée en tant que whiskey irlandais dans 3 ans. Les frères Teeling (Jack & Stephen), qui ont investi 10 millions d’euros dans l’affaire, prévoient de produire près de 500 000 litres d’alcool pur par an, au sein de cette distillerie flambant neuve qui, par ailleurs, disposera également d’un centre d’accueil des visiteurs (qui sera ouvert en mai) et emploiera 30 personnes en permanence (il en a fallu 100 pour la construire). Côté chiffres encore, il s’agit de la première distillerie à Dublin depuis 125 ans.

 

 

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2/ OUI, L'ON PEUT DESORMAIS EMBOUTEILLER SON PROPRE JAMESON SUR PLACE :

(Jameson starts the « bottle your own » operation to let visitors bottle a cask strength version of its blended-whiskey)

Brian Nation, maître-distillateur chez MIDLETON, a inauguré le 12 Mars dernier à Dublin (mais cela sera également possible à Cork) l’installation permettant désormais aux visiteurs d’embouteiller eux-mêmes (« Bottle your own ») leur propre JAMESON directement en une nouvelle version disponible pour la première fois en brut de fût (un des fûts, le 61096, titre 59 %), version nommée « Jameson Select Reserve Cask StrengthBlack Barrel », un blended-whiskey issu d’une petite cuvée (« small batch »), assemblage de single-pot still, élevé en fût ayant contenu principalement du Bourbon, et de grain whiskey. Le prix annoncé est de 100 €. Cette étape personnalisée (avec embouteillage & étiquette à la main, puis inscription dans un registre dédié), souvent appréciée des visiteurs de distilleries écossaises (par exemple), fait partie du tour nommé « Jameson Experience ».

 

 

 

 

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3/ NOUVELLE REFERENCE PLUS IRLANDAISE QUE JAMAIS POUR MIDLETON :

(Pernod-Ricard’s MIDLETON distillery launched its first Irish Wood Finish !)

Pernod-Ricard, propriétaire du complexe MIDLETON (qui produit entre autres le blend JAMESON), lance une nouvelle référence dans sa gamme de luxe « MIDLETON » avec un Single-Pot Still Whiskey nommé « Dair Ghaelach » (ce qui signifie : Chêne irlandais) élaboré à partir de fûts âgés de 15 à 22 ans qui sont ensuite remis à marier une année de plus en fûts de chêne irlandais reconstitués (ou « Hogshead »), ce qui est assez rare pour être signalé. Il s’agit également de la première sortie parmi plusieurs qui seront prochainement proposées au sein de la « Virgin Irish oak Collection ». Le bois utilisé pour cet affinage irlandais provient de la forêt de Grinsell, dans l’Etat de Ballaghtobin, à Kilkenny. Les plus âgés des chênes dont le bois a été utilisé pour cette version ont jusqu’à 130 ans. Ils on t donné, après 15 mois de séchage, 48 Hogsheads et ont été embouteillés sans réduction au titrage de 58,2 %. Ce nouveau MIDLETON sera commercialisé en avril aux Etats-Unis, en France et en Afrique du Sud, pour un prix (annoncé en dollars) de 250 $.

 

 

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4/ VRAIE FAUSSE NOUVEAUTE IRLANDAISE CHEZ TULLAMORE DEW :

(William Grant’s TULLAMORE DEW distillery re-launches a Sherry finish Edition for more markets)

La distillerie TULLAMORE DEW, propriété du groupe William Grant & Sons et désormais à nouveau active, lance à nouveau une version auparavant uniquement destinée au marché hors taxe (« global travel retail ») le 12 ans d’âge « Sherry Cask finish », édition limitée, toujours en un litre et titrant 46 %. Comptez entre 45 et 55 €, en France en tout cas, moins sur place. Notes de dégustation à venir.

 

 

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NOUVELLES DU WHISKY ECOSSAIS :

(SCOTCH WHISKY NEWS)

 

 

1/ BAISSE DE LA TAXE SUR LES ALCOOLS AU ROYAUME-UNI :

(2 % duty cut for the U.K. whisky industry)

La S.W.A. (Scotch Whisky Association) gagne finalement son bras de fer avec le gouvernement britannique afin de baisser les taxes (exubérantes au Royaume-Uni puisqu’elle dépasse 65 % du prix d’un whisky) et parvient à faire baisser ces taxes de 2 % signalons qu’il s’agit de la première baisse depuis 20 ans). Toutefois, d’après certains calculs, lorsque l’on achète une bouteille dans ce pays, une fois arrivé à la caisse, en intégrant la T.V.A. dans le calcul, il y a toujours 77 % qui reviendraient à l’état. Cette légère baisse (d’environ 1 % en réalité) suffira t’il a freiner d’une part la pénurie en whisky écossais et de l’autre l’augmentation du nombre de whiskies sans compte d’âge (ou « n.a.s. ») et l’augmentation des prix, pas sûr. Tout au plus cela apportera, d’après des observateurs, un peu plus de marge de manœuvre dans un secteur qui emploie, rappelons-le, près de 40000 personnes.

 

2/ RESULTATS DES WORLD WHISKIES AWARDS 2015 :

(World Whiskies Awards results for 2015)

Le résultat du concours des W.W.A., ou World Whiskies Awards a été publié pour l’année 2015. Le jury est composé de professionnels du whisky et au-delà & de journalistes, et se base sur autant le goût que le design, avec, par exemple, comme critères originaux différents d’autres concours, par exemple la « fonctionnalité ». Surprenant. Le résultat ? Encore une fois un pays non traditionnel du whisky en tête, Taïwan, avec 3 prix pour la distillerie KAVALAN, avec la version « Vinho Barrique » (fûts de chêne américain fortement brûlés et ayant contenu du vin blanc & rouge) en brut de fût à 58,6 % (photo d'un autre fût que celui élu). Il est élu meilleur single-malt au monde & meilleur single-malt asiatique, notamment. Personnellement, je n’ai pas testé la dernière version en date, mais une version 2008 embouteillée en 2013, et qui a obtenu 90-92/100, mais pas plus, ce avec un joli profil sherry, fruité, oxydatif, mais encore un peu jeune. Avec certaines versions du « Solist » brut de fût, c’est sans doute un des meilleurs malts de la distillerie à l’heure actuelle.

 

 

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Parmi les autres prix, le site de vente en ligne mais aussi négociant MASTER OF MALT obtient 3 prix, avec comme prix du meilleur blended whisky au monde, un whisky de la gamme « That Boutique-y-Whisky Company » (ici le "Blended-whisky, 1, batch 1", à 50,3 %), puis comme prix du meilleur whisky aromatisé (oui, je sais…) un assemblage maison également, et de 40 ans d’âge (n’est-ce-pas du gâchis ? A voir, un vrai coup de poker…), et enfin comme meilleur whisky de grain au monde un whisky de la gamme « Darkness » (vieilli dans des fûts de petite taille), un NORTH BRITISH 18 ans « Oloroso Cask Finish » à 50,40 %. L’Amérique du Nord n’est pas en reste, avec comme meilleur whisky canadien, le FORTY CREEK « Confederation Oak », 40 % (une distillerie que je n’ai pas encore eu l’occasion de déguster et qui n’est pas distribuée en France). Les Etats-Unis, eux, sont encore une fois fortement représentés par la distillerie BUFFALO TRACE, véritablement incontournable, avec un de leurs fers de lance haut de gamme, le Thomas HANDY SAZERAC Straight Rye, qui titre 64,6 %.

 

 

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Moins de surprise pour les autres prix, hormis celui du meilleur design pour le blend HAIG « Club », là j’avoue, je ne comprends pas. Hormis exalter le flacon de parfum pour homme des années 70 au verre coloré de la plus grande banalité, je ne vois pas. Nombre d’autres prix de cette catégorie me semblent bien plus justifiés, comme celui de l’agence Stranger & Stranger (ABERFELDY, CRAIGELLACHIE, le négociant COMPASS BOX, entre autres marques...) ou Tridimage (BALBLAIR), BrandOpus (TAMDHU), sans parler du chef d’œuvre qu’est le NIKKA 25 ans « Taketsuru » (nom de l’agence non communiqué), tant pour le contenant que pour le contenu, mais ce n’est pas une nouveauté (le conditionnement du NIKKA 40 ans, lui, me paraît déjà moins fin).

 

 

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La gamme ABERFELDY, totalement relookée l'an dernier, ici avec le désormais somptueux nouveau design du coffret du 21 ans d'âge.

Encore une belle réussite pour l'agence STRANGER & STRANGER.

 

 

Pour en savoir plus sur tous les prix de ce concours :

WWA 2015

 

 

3/ LA SOCIETE GLENMORANGIE VEND LA S.M.W.S. :

(GLENMORANGIE sells The Scotch Malt Whisky Society to private investors)

Afin de se redynamiser les marques & distilleries qu’elle possède, à savoir ARDBEG & GLENMORANGIEet les assemblages associés, la société The GLENMORANGIE P.l.c. a préféré céder la Scotch Malt Whisky Society (S.M.W.S.) a des investisseurs privés. La S.M.W.S., qui compte 26000 membres, représente aujourd’hui 350 single-casks produits chaque année, en provenance de 19 pays, de nombreuses distilleries écossaises de malt et de grain, mais aussi de distilleries irlandaises, japonaises, américaines, voire françaises, mais concernant le Cognac, l’Armagnac et le Rhum.

 

 

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 Le Queen Street bar d'EDINBURGH, un des Q.G. du S.M.W.S. Quelques notes de dégustation sont à venir...

 

 

4/ BACARDI PREND UNE PART PLUS IMPORTANTE DANS LA SOCIETE COMPASS BOX :

(BACARDI Group buys minority stake in independent artisan bottler & Compass Box Whisky co.)

Le groupe BACARDI, qui possède déjà plusieurs références de spiritueux dans son catalogue et de références de whisky en particulier via la société John DEWAR & Sons (distilleries ABERFELDY, AULTMORE, CRAIGELLACHIE, MACDUFF/DEVERON, ROYAL BRACKLA, mais aussi les blend DEWAR’S & William LAWSON), a acquis une participation minoritaire dans le capital de la société COMPASS BOX Whisky & co, aux termes d’un accord à long terme, également destiné à assurer la diversification et l’approvisionnement en whisky (de malt, mais probablement aussi de grain) de cette dernière. John Glaser assure que cela ne va pas affecter l’indépendance de sa société tant en termes de créativité qu’en termes de diversification de son approvisionnement en whisky (rappelons que COMPASS BOX a un accord important et pluri-annuel avec le groupe Diageo, qui lui fournit notamment des fûts des distilleries de malt CLYNELISH, CAOL ILA, etc…, mais aussi du whisky de grain, comme par exemple CAMERON BRIDGE, la plus grande distillerie de grain du groupe).

 

 

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 Un groupe de bouteilles de chez COMPASS BOX, avec parfois un conditionnement ancien. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

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NOUVEAUTES & NOUVELLES WHISKY AUTRES PAYS:

(OTHER COUNTRIES WHISKY NEWS)

 

Pour ne pas être trop long je ne vais pas trop traiter de whiskies non écossais dans cette rubrique, mais j’aurais l’occasion d’y revenir….voici déjà deux nouvelles :

 

-Marianne Barnes, qui a travaillé 5 ans pour le groupe Brown-Forman (Etats-Unis), et notamment sous la direction de Chris Morris, de la distillerie Woodford Reserve, devient la première femme à diriger une distillerie dans l’Etat du Kentucky. Alliée à deux chefs d’entreprise, Will Arvin & Wesley Murry, elle va rénover et remettre en route l’ancienne distillerie OLD TAYLOR créée par le Colonel E.H. Taylor Jr en 1887, puis mise en sommeil en 1972, mais le whiskey qui sera produit sera proposé sous un nouveau nom, et ne sera pas vendu en tant que distillat pur (« new make » comme l’on dit en Ecosse, ou « moonshine » comme l’on dit sur place). Il s’y produira également du gin, avec même la culture de ses composants naturels botaniques sur place. J’avoue être curieux.

 

 

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-La distillerie suédoise MACKMYRA sort un nouveau whisky dans sa gamme consacrée aux « Saisons ». Après « MIDNATTSOL », « MIDVINTER », voici « ISKRISTALL » (ou le « crystal de glace »), un whisky combinant comme souvent chêne suédois et américain neuf et usagés (ex-Bourbon, donc) avec une seconde maturation (affinage plutôt) en fûts de sherry de type Pedro Ximenez. Par contre sur la fiche individuelle fournie par la distillerie, on parle de fûts « saturés par du sherry P.X. » pour chaque type de fût. Est-ce à dire qu’il y a eu « traitement » du fût, en clair, un rinçage avec du sherry ? Ou bien est-ce cela qu’ils nomment finition sherry Pedro Ximenez…allez savoir. A suivre. Le whisky (un single-malt, toujours) est comme d’habitude ni filtré à froid, ni coloré et il titre 46,1 %. Sa sortie n’est pas réellement récente, mais c'est seulement depuis peu qu’on en entend parler ici, et qu'il est disponible à la vente (environ 75 €, MdW).

 

 

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-AMRUT "NAARANGI" (pour fût d'"ORANGE"), 6 ans d'âge, 2015, 50 % :

L'on pensait avoir tout vu en matière de spiritueux à base de whisky aromatisé (arômes de miel, d'épice, de pomme, d'érable, cerises, citron vert, etc...), mais là on franchit un cap (enfin, tout est relatif, on voudrait plutôt nous le faire croire-voir plus loin pourquoi) en matière de maturation et d'affinage de whisky dans des fûts ayant contenu autre chose que des breuvages traditionnels de maturation du whisky que sont le Bourbon ou le Sherry par exemple. Non, la distillerie AMRUT a osé faire vieillir un de ses distillats de 3 ans d'âge dans des fûts ayant contenu du Sherry, mais aussi du vin âgé et des écorces d'orange (de Madikeri, en Inde), puis remettre à marier le tout durant 3 années. J’ai eu peur à un moment donné qu’il s’agisse de jus d’orange (ne riez pas !) car leur marketing & une partie de la presse ont joué sur cette ambiguïté, mais non, et celui-ci, qui est bien qualifié de single-malt whisky (et qui s'il était écossais n'aurait plus droit à cette appellation du fait de cet additif, même naturel, en raison des règles strictes qui régissent la dénomination "whisky écossais", et influent sur l'appelation "whisky" tout court, enfin, en général) sur le papier en tout cas, lorgne plutôt du côté de l’ « ORANGERIE » de Compass Box ou d'autres boissons plus anciennes (comme le vieux "SOUTHERN COMFORT", qui contient également d'autres additifs) ou encore de certaines expérimentations récentes de différentes distilleries, dont MACKMYRA. Le "NAARANGI" d'AMRUT sera distribué sur les marchés européens, du Canada et d'Asie du Sud-Est. 900 bouteilles de cette version ont été produites, pour un prix en France supérieur à 80 €. Concernant le mode d'élaboration de ce whisky, faut il se réjouir ou s'indigner? Je ne sais pas...Je suis tout de même curieux de le déguster, non sans une petite appréhension il est vrai.

 

 

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-ENGLISH WHISKY & CO (embouteillage officiel) "The Founders Private Cellar Final Signature case", 2015 (2 bouteilles) :

La société ENGLISH WHISKY & Co (connue également sous le nom de ST GEORGE Distillery-nom que je ne préfère pas employer car il désigne également une distillerie de spiritueux et de malt de Californie), qui produit un des rares whiskies en provenance d'Angleterre et qui avait perdu le créateur de sa distillerie, James Nelstrop, en septembre dernier, lui rend hommage en mettant en vente un coffret constitué de deux bouteilles issus de single-casks qu'il avait lui même sélectionnés pour leurs qualités parmi ses fûts préférés, dont le plus âgé de la distillerie (7 ans). Le coffret (une mallette en cuir) contient en effet un 6 ans d'âge "Peated Sherry Cask" titrant 55,7 %, mais aussi un 7 ans d'âge élevé en fût de rhum et titrant 55,1 %, chacun accompagné de son certificat d'authenticité, puis d'un cruchon en grès, de 4 tumblers, et un livret historique avec un caractère autobiographique. Les 238 "attachés-case" qui ont été produits sont d'ores et déjà en vente au prix conseillé de 795  £ (soit environ 1092 €).

 

 

 

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NOUVEAUTES WHISKY ECOSSAIS/SCOTCH WHISKY NEW BOTTLINGS :

Deux flacons de prestige pour débuter cette liste commentée, de vieux whiskies de grains qui donnent envie, chez les deux frères LAING devenus concurrents (bien sûr les deux maisons proposent également de nombreuses nouveautés en matière de single-malts de plusieurs régions…à suivre peut être bientôt ?) :

-DUMBARTON 1964-2015, 50 ans (Refill Hogshead), par Hunter LAING, gamme « Sovereign », 43,8 % (P.V.C. 290 £, chez The Whisky Exchange, alias TWE-env. 400 €) :

Cette distillerie de grain fondée en 1938 par Hiram Walker (ne pas confondre avec une distillerie de malt du même nom) était une des plus grandes distilleries de grain d’Ecosse, voire la plus grande (on comptait 25 millions de litres d’alcool en 2001, servant à alimenter les blends BALLANTINE’S. Elle fut fermée en 2002 au profit notamment de STRATHCLYDE, aux installations plus faciles à moderniser. Les bouteilles de cette distillerie sont très rares, et le peu de mises en bouteilles qui ont été mises sur le marché (notamment dans les années 1990, par Signatory Vintage, Douglas Laing ou encore Cadenhead) sont surtout des millésimes des années 1960.

 

 

 

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-INVERGORDON 1974-2014, 40 ans, refill Bourbon Barrel (171 bouteilles) par Douglas LAING, gamme « X.O.P. » (Extra Old Particular), 50 % (P.V.C. 235 £, soit environ 327 € , TWE)

Une distillerie de grain bien plus connue et plus souvent mise en bouteille (par le négociant Duncan Taylor, essentiellement).

 

 

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Pour rester, au moins pour la première des 2 nouveautés, dans le whisky de grain, signalons deux nouvelles références chez l’artisan négociant COMPASS BOX à l’occasion du 15 ème anniversaire de la société :

-« HEDONISM QUINDECIMUS », « 15th Anniversary Edition », 15/04/2015, 46 % (5689 bouteilles, dont 840 pour la France), emb. COMPASS BOX (Blended-Grain) (160 £, TWE)

Cette version est une relecture de sa création originale, en 2000, « Hedonism » (le premier blended-grain de l’histoire du whisky, rappelons-le), un assemblage mettant en œuvre des fûts âgés de 20 à 32 ans en provenance de 5 distilleries différentes de grain. Il est annoncé pour le 15 avril sur le marché européen (prix de lancement environ 150-160 € pour la France-vu à la Maison du Whisky hier le 10/04/15 !), et au 1er juin pour les Etats-Unis. Il est bien possible que je puisse le déguster sous peu, alors… « stay tuned », ou plutôt restez à l’écoute, si j’ose dire (rappelons au lecteur occasionnel que souvent, lorsque je ne peux mettre à jour le site, c’est sur mon compte Twitter (cliquez sur l’icône en haut à droite de la page du site) que je publie en premier certaines nouvelles ou impressions de dégustation…Cette version sera-t-elle meilleure que le chef d’œuvre qu’est « The Last Vatted Grain » ? Cela va être difficile, mais l'on ne sait jamais. Vivement la dégustation...

 
 

 

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-« THE PEAT MONSTER MAGNUM », « 15th Anniversary Edition », 15/04/12015, Cask Strength, 57,3 %, (2000 bouteilles de 150 cl*), emb. COMPASS BOX (Blended-Malt) :

Une version assurément plus « monster » que la version réduite (voir les deux bouteilles en photo ci-dessous), même pas besoin de déguster pour le savoir, proposée ici en magnum (1,5 l, 1,75 l pour les Etats-Unis), comme déjà le « RESERVE », sorti il y a quelques années, au prix d'environ 140 € en France  (vu à la Maison du Whisky, Paris, hier le 10/04/15 !).

 

 

 

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-« THE LAST DROP » 1960, 48 ans, dernière édition, (592 bouteilles), 48,6 % (Blended-Whisky):

Une curiosité hors de prix (accrochez vous, le prix avoisine les 2600 £, soit environ 3540 €) et assez mystérieuse de provenance, produit par la société The Last Drop Distillers Limited, qui propose également The Last Drop 1950 « Cognac » et The Last Drop 50 ans « Blended Scotch Whisky » (2014). Les plus anciens whiskies de l’assemblage (tant de grain que de malt), provenant de distilleries parfois aujourd’hui fermées, ont été distillés en 1965, ce qui ne peut qu’émouvoir votre visiteur, dont c’est le millésime…Chaque édition est vendue avec une mignonnette du même « nectar » ("nectar" supposé ou avéré, aucune idée…je n'ai jamais pu le déguster pour le moment, et je ne suis pas le seul).

 

 

 

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Du côté des SINGLE-MALTS ECOSSAIS, les NOUVEAUTES, en bref :

(What's new on SCOTTISH Single-malts side)

 

 

-AN CNOC Millésime « 1975 », Officiel, n.c.f. (non filtré à froid) & n.c. (non coloré), 3 casks (American & European oak), Natural Cask Strength, 44,2 % :

Une distillerie encore sous estimée (également nommée KNOCK DHU), mais qui peut donner de belles choses, aussi je suis curieux de cette nouveauté…1590 bouteilles ont été produites, et le prix de vente annoncé est d'environ 300 £ (environ 360 € à la M.d.W.).

 

 

 

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-ARRAN 18 ans, Officiel, première édition (limitée), 2015, 46 % :

La première édition de ce 18 ans d’âge (une édition limitée) a été intégralement vieillie dans des fûts de Sherry de type Hogshead. Le prix annoncé est autour de 100 €.

 

 

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-BENRIACH 18 ans, Officiel, "ALBARIZA", Heavily Peated/American Oak & P.X. (Pedro Ximenez) Finish, 46 % : Prix environ 100 €, MdW & cavistes partenaires.

-BENRIACH 15 ans, Officiel, Bourbon wood, « SAUTERNES WOOD FINISH », 46 % : (Prix env. 68 €)

BENRIACH continue son petit bonhomme de chemin avec une certaine prise de risque (déjà entamée avec le « SOLSTICE », très réussi, à mon avis, et dont j’ai déjà parlé ici)…A suivre, après les dégustations, je l’espère en tout cas !

 

 

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-BENROMACH 5 ans, Officiel (une édition 2014, en réalité), 40 % : Prix non communiqué (apparemment pas disponible en France pour le moment).

-BENROMACH 10 ans, Officiel « 100 PROOF », 57 % (Prix env. 79 €,MdW) :

Voir l’Introduction de l’EDITORIAL…Concernant ces deux whiskies, l’on ne peut que saluer cette initiative, à contre-courant de l’industrie ! -Notes de dégustation à suivre…

 

 

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-DEANSTON 18 ans, Officiel, première édition (limitée) 2015, "Un-Chill filtered" (non filtré à froid), 46,3 % :

Cette distillerie méconnue des Highlands du Sud a fait un retour remarqué il y a quelques années lorsque son propriétaire, Burn Stewart Distillers, a décidé, tout comme pour les autres distilleries du groupe, BUNNAHABHAIN et LEDAIG, de supprimer la coloration artificielle et la filtration à froid de ces whiskies, un geste à saluer... Cette première édition de ce 18 ans d’âge (une édition limitée) a subi une seconde maturation durant 6 ans dans des fûts ayant contenu du Cognac. Prix non communiqué, mais disponible en ligne (sites U.S.) autour de 180 $.

 

 

 

 

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-GLEN SCOTIA « HEAVILY PEATED » 10 ans, Officiel, Nouvelle série "Legends of Scotia" : « Campbeltown Picture House Commemorative bottling »,  n.c.f./n.c., 50 % :

Une nouvelle version et gamme pour "l'autre distillerie" de la presqu'île de Campbeltown, à l'Ouest. Je dis l'autre, car elle est souvent éclipsée par sa "soeur" SPRINGBANK... Sans avoir dégusté cette version, j’ai déjà un a priori favorable, grâce à un conditionnement enfin à peu près digne de la distillerie…même si on aimerait (toujours) bien voir la couleur du whisky avant de l’acheter. Le non filtrage à froid, la non coloration, les 50 % plaident aussi favorablement pour cette nouveauté…à suivre si j’arrive à trouver comment la déguster. Prix inconnu.

 

 

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-GLENDRONACH 18 ans, Officiel, « MARSALA CASK FINISH », 46 % :

La distillerie, très prolifique, se met elle aussi aux finitions un peu casse-gueules…Elle continue aussi à sortir de nombreux Single-casks (maturation en Sherry Oloroso surtout). Prix inconnu, disponibilité inconnue également.

 

 

-GLENLIVET (The) Officiel "FOUNDER'S RESERVE", N.A.S. (= No Age Statement, sans mention d’âge), 40 % (Prix : 30 à 36 £ environ):

Cette version est destinée à remplacer à cours ou moyen terme le 12 ans d’âge au Royaume- Uni et en Allemagne, puis dans le reste de l’Europe, voire davantage (sauf aux Etats-Unis & au Canada). Lancée discrètement en réalité le 31/10/14 par le biais du marché hors taxe, cette version sans compte d’âge arrive bientôt en France…-Voir également l’Introduction de l’EDITORIAL…Concernant ce remplacement, vous comprendrez je ne peux pas approuver cette décision (voir plus haut pourquoi, dans mon "Point de vue"), même si je la comprends au regard de la crise actuelle…A suivre lorsque je n'aurais dégustée !

 

 

 

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-GLENTURRET (The) 18 ans, Officiel, Edition limitée, Single-Cask, 2015, Cask Strength, 46,3 % :

Rares sont les single-casks officiels de cette distillerie des Highlands appartenant au groupe Edrington (d'ailleurs ce single-malt est une des bases du blended-whisky The FAMOUS GROUSE) à voir le jour ces derniers temps, alors, à bon entendeur, pour les amateurs de la distillerie, déjà. Rappelons aussi, accessoirement, que The GLENTURRET est la première distillerie d'Ecosse historiquement ouverte et à être encore en activité, puisqu'elle date de 1775. La première tout court demeurant LITTLEMILL, en 1772, mais elle est fermée depuis 1996 puis fût détruite. Ensuite, c'est la distillerie BOWMORE qui est la plus ancienne (1779). Prix pour le marché U.K. (pas sûr qu'il soit disponible en France), sur le site de The Whisky Exchange, à un peu plus de 230 €.

 

 

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-HIGHLAND PARK Officiel 10 ans « AMBASSADOR'S CHOICE », nouvelle édition, 70 cl, 46 % :

Il s'agissait à l’origine d'une version limitée à la Suède (car il s’agit d’un assemblage choisi par l’ambassadeur pour la Suède d’HIGHLAND PARK, à savoir Martin Markvandsen) et autrefois uniquement conditionnée en flacons de 35 cl, titrant 40 %. Elle est de retour cette fois-ci en version normale (70 cl) et titrant 46 %, ce que l’on ne peut que saluer. Agé de 10 ans, il s’agit d’un assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon (70%) et de fûts ayant contenu du Sherry de type Oloroso (pour 30%). Le prix est d’environ 87 € (chez T.W.E. en tout cas). Il n’est pas encore vendu en France. Je ne suis pas certain qu’il le sera.

 

 

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-LADYBURN 40 ans (Distillé en 1974, mis en bouteille le 21/11/2014, sortie 2015), Officiel, Single-Cask (Fût N°89/199-74 ayant donné 157 bouteilles), 48,6 % (Disponible seulement via The Whisky Shop, Royaume-Uni) -Prix communiqué 2500 £, soit plus de 3400 €.

Ce très rare single-malt, qu’il m’a été donné seulement une fois de déguster (il s’agissait d’un millésime « 1973 » embouteillé en 2012 sauf erreur par le négociant Blackadder, excellent) est encore plus rare en version officielle, alors…LADYBURN était une distillerie de la région des Lowlands, construite à coté de la distillerie de grain de GIRVAN. Toutes deux appartiennent au groupe William Grant & Sons, qui possède visiblement encore quelques fûts de LADYBURN, et la licence. Cette distillerie fermée a produit un single-malt entre 1966 et 1975 seulement, avant d’être détruite dans les années 1980. Il sort de temps à autre une version chez les négociants (Signatory Vintage, Gordon & MacPhail, Van Wees ou encore Wilson & Morgan), souvent sous la mention anonyme de « Rare Ayrshire » (du nom de la région), mais la dernière version officielle date de l’an 2000 (un 27 ans d’âge millésimé « 1973 », brut de fût à 50,4 %).

 

 

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-LEDAIG Officiel « DUSGADH » 42 ans (Distillé en 1972, mis en bouteille en 2014, sortie 2015), 500 bouteilles, 46,3 % (Disponible seulement via The Whisky Shop, Royaume-Uni) :

D’après l’écrivain Charles MacLean, qui a eu la chance de la déguster, il s’agirait d’un assemblage de quelques fûts de type différents, dont le contenu à été remis à marier ensuite en 2001 dans des fûts de sherry de type Oloroso en provenance de chez Gonzales Byass. Ce single-malt en provenance de l'ïle de Mull (dont la version non tourbée est nommée TOBERMORY) est par ailleurs nettement tourbé. Prix annoncé d'environ 3500 £ (soit plus de 4700 €), ce qui va calmer de suite certaines ardeurs !

 

 

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-LEDAIG Officiel 18 ans, Nouvelle et première Edition 2015, "Un-Chill filtered" (non filtré à froid), 46,3 % :

Dernier né de la distillerie LEDAIG/TOBERMORY, ce nouveau 18 ans d'âge est un assemblage de quelques fûts de type différents, dont le contenu à été ensuite affiné un certain temps dans des fûts de sherry Oloroso. Un single-malt que l'on nous dit complexe, floral, fruité, épicé et par ailleurs tourbé. Prix non communiqué pour le moment (nouveauté printemps 2015).

 

 

 

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-OBAN Officiel « LITTLE BAY » (N.A.S.), Edition limitée 2015), « Small batch », « Small casks », 43 % (Disponible pour le moment seulement en zone hors taxe d’aéroport, voire sur le marché du Royaume-Uni-information à confirmer-au prix d’environ 70 €) :

La pittoresque petite distillerie de la côte Ouest de l’Ecosse qu’est OBAN, propose un nouvel embouteillage, ce qui n’est déjà pas courant pour une distillerie presque confidentielle bien qu'appartenant au groupe Diageo. D’après la distillerie, il s’agit d’une petite cuvée, qui, de plus, est élevée en fûts plus petits, ce afin de renforcer sa complexité, lui donnant un caractère plus riche, plus boisé et un peu plus épicé. Elle ne cache pas s’être inspirée du succès qu’a été et est encore le « Quarter Cask » de LAPHROAIG. Je vous avouerais que j'ai un faible pour cette distillerie et que je suis curieux de le déguster.

 

 

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-SPRINGBANK Officiel 17 ans « SHERRYWOOD » (100 % Sherry cask -9120 bouteilles), n.c.f./n.c., Cask Strength, 52,3 % -Prix U.K.85 £ (soit environ 117 €)

La célèbre distillerie artisanale & familiale de la presqu’île de Campbeltown présentait en février 3 nouveautés, toujours sous distribution française par la maison Dugas, dont un 17 ans qui a fait un certain « buzz » sur la toile, qui m’intrigue aussi, mais que je n’ai pas encore dégusté. Je ne désespère pas de le faire prochainement, alors à suivre...

 

 

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-SPRINGBANK Officiel 12 ans « CASK STRENGTH », Batch 10 (Bourbon & Sherry casks), n.c.f./n.c., 53,2 % -Prix U.K. 47 £ (soit environ 65 €)

Le batch 10 du 12 ans brut de fût, s’il est aussi bon que les précédents (ou au moins que les 2 derniers dégustés par votre serviteur) devrait faire à nouveau quelques heureux parmi les « anoraks ».

-SPRINGBANK Officiel 21 ans, (Bourbon & Sherry casks-3160 bouteilles), n.c.f./n.c., 46 % : -Prix U.K.180 £ (soit environ 247 €)

Le 21 ans, lui, est présenté dans une livrée différente, plus moderne, et d’après certains, sans la superbe gourmandise de la version des années 1990 (étiquette crème). A vérifier, car je connaissais et appréciait grandement la version ancienne en question…

 

 

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-TALISKER Officiel (N.A.S.) « SKYE », 45,8 % (Prix supérieur à 35 €, peut être entre 45 et 55 €, à confirmer)

Il se murmure (de source professionnelle) que cette version sortie sans tambours ni trompettes en février dernier va remplacer le 10 ans d’âge sous peu ! Si cela se confirme, je ne peux pas saluer cette décision, même si je la comprends au regard de la crise actuelle……-Voir également l’Introduction de l’EDITORIAL…

 

 

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-TAMDHU Officiel (N.A.S.), n.c.f., « CASK STRENGTH », 58.8 % (Prix U.K. annoncé 57 £, soit environ 78 €)

(commentaires : voir whisky suivant)

 

 

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-TOMATIN Officiel (N.A.S.), Bourbon & Sherry casks,« CASK STRENGTH », 57,5 % (Prix U.K. annoncé 50 £, soit environ 68 €)

Deux distilleries différentes commençant par un « T » et appartenant à des propriétaires bien différents aussi (la première appartient au négociant Ian MacLeod, tandis que la deuxième toujours à un groupe japonais, Marubeni Europe plc, via la société de Takara Shuzo). Les deux ont la même idée à peu près en même temps (et ce ne sont pas les seuls), de rebondir sur le boom du « no age statement », mais en proposant un brut de fût, susceptible par sa puissance, de compenser la jeunesse…Nous verrons si la mission est accomplie à la dégustation…

 

 

 

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BREVE CONCLUSION :

Comme j’ai été un peu long, elle sera courte : Etant donné la conjoncture, sachez appréciez les bouteilles que vous avez déjà, reconditionnez-en le contenu s’il baisse dangereusement pour le faire durer davantage, n’hésitez pas s’il y a des affaires à faire, collectionnez davantage des samples que des bouteilles (c’est moins cher !), déguster si possible avant d’acheter, et, si la qualité est là, privilégiez les approches authentiques aux approches biaisées et aseptisées des grandes (voire petites) maisons…et…n’achetez pas si c’est également trop cher pour ce que c’est. Bonnes dégustations à venir !

 

 

Editorial No 12

 

EDITORIAL No 12 : « SANS TITRE » ("Untitled"):

 

 

 Dernières Mises à jour /Latest Updating: 08/02/2015

 

(Addendum: 05/02/2015-voir sujet N°2 & à la fin)

 

Pour différentes raisons, dont certaines liées à ma santé, mon EDITORIAL vous est présenté plus tard que prévu, j’en suis navré. Cependant, c’est aussi paradoxalement une chance, car cela va me permettre de vous parler d’une visite fort sympathique que j’ai eu entre temps, de la part de Govert Pennings, un bloggeur du whisky qui nous vient des Pays-Bas, auteur d’un blog - www.recursiewhisky.nl déjà mentionné dans les liens (et que je recommande) et avec qui nous avons alterné dégustations & discussions sur le whisky, la musique, etc…

Je vous parlerais également de l’actualité du whisky, de quelques nouvelles sorties whiskies, en attendant de me remettre au travail sur mes (nombreuses) notes de dégustations, reportages et interviews en souffrance ou nouvelles (sur des whiskies mais aussi d’autres spiritueux)…bref, de quoi se changer les idées tout au long de cette année 2015, qui n’a pas vraiment bien commencé, c’est le moins qu’on puisse dire...

 

ENGLISH SUMMARY :

For personal reasons (mainly health), my new Editorial has been delayed a bit, but it is not such bad news, because meanwhile I received a nice visit from a Dutch whisky blogger called Govert Pennings, author of a blog called www.recursiewhisky.nl already quoted in my recommended website list, and we had a nice talk & tasting, speaking about different things related to whisky news, as well as music, etc… I will also speak about new bottlings, some short news about whisky, and then will start new series of tastings, reports & interviews about whisky, but maybe also other spirits. Many things of what to change the ideas throughout this year of 2015 that didn’t start well, to say the least…

You can get an approximative translation of my full EDITORIAL by using « Google Translate ». Please click here below… :Translator link

 

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Un des moments forts partagés avec mon visiteur Govert, le single-cask YOICHI 1988 vedette du salon "Whisky Live Paris" 2013.

Le généreux cadeau d'anniversaire de plusieurs amis, l'an dernier, qu'ils soient encore remerciés à cette occasion!

Photo © Govert Pennings & Grégoire Sarafian

 

 

PLAN DE L’EDITORIAL / EDITORIAL MAP :

 

1/ NOUVELLES BREVES (Short NEWS) :

2/ VISITE AMICALE D’UN BLOGGEUR HOLLANDAIS (A friendly visit from a Dutch blogger) :

3/ NOUVELLES BOUTEILLES (New Bottlings) :

 

 
 

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Greg's Whisky Guide est à l'heure hollandaise, pour l'occasion, avec un échantillon de single-malt de la distillerie US HEIT.

Notes  de dégustation à suivre. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

***

 

1/NOUVELLES BREVES (Short NEWS):

 

-Décès le 17 décembre dernier de Takeshi TAKETSURU à l’âge de 90 ans. Il était le neveu de Masataka Taketsuru, le fondateur de la société japonaise productrice des whiskies NIKKA Whisky distilling co. Takeshi Taketsuru fut adopté par son oncle après la deuxième guerre mondiale et les bombardements d’Hiroshima et deviendra le master-blender (maître-assembleur) de la firme à partir de 1980, puis la dirigea durant les années 1980. C’est sous sa responsabilité que sera construite la deuxième distillerie du groupe, MIYAGIKYO, en 1969 (la première étant YOICHI construite en 1934), mais aussi créée la référence originale et d’une certaine façon unique au monde que constitue le « Coffey Malt », un assemblage de malts distillés dans de complexes alambics de distillation continue, d’ordinaire destinés à la production de whisky de grain. (Merci à Whisky Magazine & Fine Spirits en ligne pour cette information-06/06/2015).

 

 

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C'est un morceau d'histoire du whisky japonais qui s'en va avec Takeshi TAKETSURU...

 

 

En très bref, du nouveau à Paris:

-La Maison du Whisky, boutique et importateur de whisky qui existe depuis 1956, a fait peau neuve fin 2014, et outre l’extension de ses locaux au rez-de-chaussée, elle dispose désormais d’un espace au sous-sol pour des cours sur le whisky, séminaires et possibles privatisations, d’un espace collectors avec plus de 600 références. Au total, le nouvel espace sur deux étages propose jusqu’à 2000 références et a été entièrement repensé pour laisser plus d’espace aux visiteurs, avec une approche moderne, comme notamment des vitrines éclairées, un peu comme dans le nouvel Espace du Bon Marché (la Grande Epicerie), rénové lui aussi en 2014, suivi par les Galeries Gourmandes du Boulevard Haussmann, qui ont déménagé dans l’immeuble d’en face. Lorsque ma santé le permettra, je rendrais une petite visite (elle s'impose !) à toutes ces enseignes et vous en reparlerais….

 

 

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Le "temple du whisky" français, La Maison du Whisky, fait peau neuve dans sa boutique principale et historique...

 

 

-Les chiffres sur la vente de whiskies écossais l’année 2014 ont été publiés par la S.W.A. (Scotch Whisky Association) à l’occasion de son rapport annuel et leur résumé vient d’être traduit par le journal canadien « La Presse ». A raison de 7 milliards d’euros pour l’économie britannique et 40300 emplois, ils permettent de mettre en perspective le débat qui a fait rage sur l’indépendance de cette région, ou en tout cas, d’en rappeler certains enjeux. J'aurais sans doute l'occasion d'y revenir. Voici le lien vers l’article (merci à Maxime Gilger pour cette information):

La Presse, 27/01/15

 

Et pour les anglophones, ce qu'en dit la S.W.A. elle même en résumé :

(the S.W.A. conclusions, in English)

S.W.A., 28/01/15

 

 

***

 

 

2/ VISITE AMICALE D’UN BLOGGEUR HOLLANDAIS (A friendly visit from a Dutch whisky blogger) :

 

Malgré des soucis de santé persistants en ce début d’année 2015 (entre autres choses, une mauvaise sciatique), je n’ai pas voulu annuler une visite un peu exceptionnelle, car l’homme a du faire 7 heures de train pour venir me voir et rien que pour cela, il a du mérite ! En effet, j’ai eu le plaisir de recevoir de Govert PENNINGS, un bloggeur du whisky qui nous vient des Pays-Bas, auteur d’un blog -http://www.recursiewhisky.nl/- déjà mentionné dans les liens.

 

 

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Govert, mon invité, en train de noter ses impressions sur le YOICHI 1988-2013, single-cask (N°100215) titrant 62 %.

Photo © Grégoire Sarafian

 

Govert dit être plutôt nouveau dans le monde du whisky, n'ayant dégusté des hauts de gamme semble t’il que depuis peu, mais j’ai trouvé son palais très fin et son vocabulaire descriptif assez aiguisé, sans doute cela t’il un lien avec le fait qu’il ait travaillé à un moment donné en lien avec l’univers du parfum. J’ai souhaité lui organiser une dégustation large tant sur le plan des âges que sur les pays survolés (8 au total, en commençant par la Suède avec MACKMYRA, puis plus tard l’Australie avec SULLIVANS COVE, mais aussi la France avec GLANN AR MOR & WARENGHEM, l’Ecosse, bien sûr, majoritaire, mais aussi l’Irlande avec un BUSHMILLS, le Japon avec 4 distilleries, le Pays de Galles, avec PENDERYN, les Etats-Unis...), à partir de mon expérience de 15 ans dans ce domaine. Il s’est montré très ouvert et très réceptif, et nos discussions ont été passionnantes et par moments étendues à la musique (Govert est également bassiste à ses heures, et un grand fan de PINK FLOYD, par exemple). Le fait que j’ai dû alléger le programme (pas de visites touristiques ni de caves à whisky) pour cas de force majeure nous a laissé plus de temps pour discuter. Govert et moi partageons le goût pour les whiskies artisanaux, de préférence non filtrés à froid et sans coloration artificielle, mais aussi pour l'exercice de l'assemblage-maison (ou « home-blending »), une question sur laquelle je reviendrais par ailleurs.

Dernière minute: J'ai depuis la rédaction de ce sujet chroniqué deux assemblages faits par Govert, voici un lien vers ces deux critiques:

Solera Peated Reserve (Blended-Malt)

Deideag (Blended-Whisky)

 

 

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Un des fleurons du single-malt français de la distillerie GLANN AR MOR, le KORNOG en fûts de Sauternes, un must.

Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

A Noter: Voir à la rubrique suivante pour 3 nouveautés de la distillerie GLANN AR MOR. 

 

De même, à l’exception des versions antérieures à cette tendance et aux productions des jeunes distilleries, il est comme moi assez déçu par les « N.A.S. » (whiskies sans compte d’âge) qui sortent de plus en plus sur le marché. Il en a même fait un point d’honneur en établissant une charte à laquelle il souhaite sensibiliser les amateurs de whiskies sur les réseaux sociaux. Comme moi, il apprécie d’ailleurs la démarche que propose Ralfy Mitchell dans ses vidéos de dégustation et de conseils sur le whisky. Nous avons pensé à lui à plusieurs reprises au cours de ce séjour, aussi je ne résiste pas à vous proposer de visionner une de mes vidéos préférées de lui, au sujet d’un excellent single-malt de la distillerie SPRINGBANK de ma collection, une version (12 ans "Cask Strength", Batch 08, 01/2014, 52,3 %) dont je vous parlerais prochainement (et sans doute Govert également, car je lui en ai samplé un peu, alors, santé, collègue !):

 

cliquez ici pour voir la vidéo/ click here for Ralfy's video


Parmi les sujets évoqués pendant son court séjour, j’ai découvert également que de très nombreux clubs de whiskies existent en Hollande (voir son site), et que, comme en Belgique, ils sont souvent très formalisés, avec une association, voire un lieu, des tenues à l’enseigne de ceux-ci, etc… Il existe de nombreux salons du whisky locaux ou nationaux. Sur le plan des prix également, il semble que l’offre soit importante et les prix plus raisonnables que chez nous. Certains lieux (bar à bières & à whiskies) proposent des dégustations de hauts de gamme en formule « découverte » assez intéressante. J’aurais sans doute l’occasion de vous en reparler car je compte bien lui rendre la politesse de sa visite un jour ! Et puis, histoire de lui laisser un bon souvenir, j’ai pu lui faire déguster des whiskies (en échantillon pour les plus rares) de mes distilleries préférées, à savoir PORT ELLEN (pour les distilleries fermées) & YOICHI (pour les distilleries actives), mais aussi des mises en bouteille pas forcément onéreuses (et encore trouvables !) mais significatives de meilleures époques de production avec notamment un TALISKER officiel de 10 ans d’âge mais embouteillé dans les années 1990. Un flacon de toute beauté: Notes de dégustation ici : 

cliquez ici / click here

 

 

 

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Une version splendide du TALISKER 10 ans d'âge, tel qu'il était, embouteillé dans les années 1990.

Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Enfin, en échange de bons procédés, j’étais heureux de faire découvrir à Govert des whiskies français (sur place et en différé), en l’occurrence pour cette fois des whiskies des distilleries GLANN AR MOR et WARENGHEM (certes il en connaissait déjà certaines références), tandis que lui va pouvoir me faire découvrir des whiskies de deux distilleries hollandaises, la distillerie ZUIDAM (qui produit des single-malts et un Rye whiskey sous le nom de MILLSTONE) & la distillerie US HEIT (single-malt FRYSK HYNDER), dont les whiskies ne sont pas disponibles en France. J’aurais l’occasion de reparler de ces whiskies dans la nouvelle rubrique « WORLD distilleries » de mon site (menu gauche) ou en créant une fiche spécifique de distillerie. A suivre…

 

 

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Quatre échantillons de la distillerie ZUIDAM, avec notamment un RYE whiskey, cela ne se voit pas tous les jours !

Notes de dégustation à suivre.  Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

 

 

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La version de 12 ans d'âge élevée en fûts de Sherry du single-malt MILLSTONE semble avoir la faveur de nombre d'amateurs

du whisky. Je vous dirais prochainement ce que j'en pense...

 

 

 ***

 

 

POST-SCRIPTUM:

 

A SUIVRE à la fin de cet EDITORIAL....

(To be followed at the End of this EDITORIAL)

 

 

***

 

 

3/ NOUVELLES BOUTEILLES (New Bottlings) :

 

-La distillerie écossaise AN CNOC (Highlands de l’Est) sortir à la fois un nouveau millésime « 2000 », un assemblage de fûts de Sherry et de Bourbon titrant 46 % (annoncé dans les 75 € chez les cavistes) et un 18 ans d’âge, avec un assemblage de fûts de Sherry de second remplissage et de fûts de Bourbon de premier remplissage, qui constitue une addition à la gamme régulière. Ce dernier est d’ores et déjà en vente en France à un peu plus de 100 € chez les cavistes.

 

 

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 -La distillerie écossaise The DALMORE (Highlands du Nord) sortira coup sur coup d’ici le printemps prochain 3 mises en bouteille pour le marché hors taxes (« global travel retail »), dans une gamme nommée « Fortuna Merita Collection » (« la fortune sourit aux audacieux », en latin). Il s’agit (est-ce une surprise ?) de 3 « N.A.S. » (whiskies sans compte d’âge) tous vieillis en fûts de Sherry en provenance de la prestigieuse maison Gonzalez Byass, mais avec 3 types de Sherry différents mis en œuvre : Le « REGALIS » (« Royal ») est vieilli en fûts de Sherry « Amoroso » et titre 40 % (PVC : 75 €), tandis que le « LUCEO » (« Je brille »), lui est vieilli en fûts de Sherry « Apostoles » et titre 40 % (PVC : 85 €), tandis que le « DOMINIUM » (« Possession »), lui, est vieilli en fûts de Sherry « Matusalem » et titre 43 % (PVC : 120 €).

 

 

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Dernière minute: Par ailleurs, la distillerie GLANN AR MOR sort pour la première fois deux versions single-cask du KORNOG (version tourbée) de son single-malt, versions élevées en fût de Sherry (une en "OLOROSO", l'autre en "PEDRO XIMENEZ"), mais aussi une version du GLANN AR MOR (non tourbée) "TAOL ESA" nommée "B2 HEIZ KORN", élaborée à partir d'orge locale (et bio). Toutes ces versions sont comme d'habitude non filtrées à froid, non colorées et titrent 46 %. 

 

 

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 La version "B2 Heiz Korn" du GLANN AR MOR "Taol Esa" (non tourbé), 46 %, élaborée pour la première fois avec de l'orge locale et bio.

Notes de dégustation à venir. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-La distillerie écossaise GLENMORANGIE (Highlands du Nord) sort dans sa gamme « PRIVATE EDITION » (une série d’éditions limitées annuelles lancée en 2009 avec le « SONNALTA »), une nouvelle version (la sixième) nommée « TUSAIL » (qui signifie en gaélique « Originaire »), concoctée comme d’habitude par le spécialiste maison du vieillissement, j’ai nommé Sir Bill Lumsden. Cette fois il n’est pas question d’affinage, mais de faire revivre une ancienne variété d’orge commercialisée il y a 50 ans (en 1965 exactement), nommée « Marris Otter » et utilisée dans le passé par nombre de brasseurs, mais aussi par des distillateurs. Selon la volonté de Mr Lumsden, cette orge a été pour l’occasion maltée de manière traditionnelle (et non mécanique) mais l’histoire ne dit pas si cette opération fut réalisée sur place (rappelons que très peu de distilleries écossaises maltent leur orge sur place de nos jours, et à ma connaissance, sauf erreur, aucune à 100 % de ses besoins). L’objectif recherché ici (Bill Lumsden parle de profil « riche et rustique ») est apparemment de retrouver des notes aromatiques de torréfaction du malt, d’orge douce, de toffee, d’épices (cannelle, gingembre), censées mettre en valeur par contraste les notes traditionnellement fruitées (entre autres) du style maison. Cette version est sans mention d’âge (mais l’on peut supposer qu’elle a une dizaine d’années de moyenne d’âge), non filtrée à froid, non colorée et titre 46 %. Elle est vendue outre-manche à environ 76 £, soit environ 100 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort une nouvelle référence en matière de son "SINGLE-POT STILL" (nouvelle appellation du "PURE POT STILL", mais c'est la même chose) RED BREAST nommée "MANO A LAMH"-"main dans la main" en gaélique-("All Sherry Limited Edition",2015), sans mention d'âge ("n.a.s."), uniquement constituée de fûts de chêne en provenance du Nord de l'Espagne, élaborés par la maison Antonio Paez Lobato, puis remplis de Sherry de diverses bodegas du Sud de l'Espagne. Il s'agit de la première version entièrement composé de fûts de Sherry (Oloroso). Elle est non filtrée à froid, titre 46 %et limitée à 2000 bouteilles, uniquement disponibles à travers le club de fidélité de la marque RED BREAST, club nommé "The Stillhouse" (www.singlepotstill.com), au prix de 65 €.

 

 

 

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-La distillerie nord-américaine WOODFORD RESERVE (anciennement nommée LABROT & GRAHAM et située à Versailles dans le Kentucky) lancera en Février sous le nom de « RYE », tout simplement, sa première référence de gamme régulière de whiskey à base de seigle (la loi exige 51 % minimum de seigle mais elle en comportera 53 % au moins). D’après Chris Morris, le maître-distillateur, la raison de l’arrivée de cette nouvelle référence est une forte demande de la part de consommateurs. En effet, deux autres mises en bouteille avaient déjà été produites auparavant, en 2011, mais en édition limitée (sous le nom de « Master’s Collection », en coffret bois & en flacons de forme originale et à contenance de 50 cl (l’un était nommé « New Cask Rye » et l’autre « Aged Cask Rye », chacun titrant 46,2 %). Cette nouvelle version permanente sera âgée de 7 à 8 ans et aura comme titrage 45,2 % (soit le titrage original à sa lancée du « Distiller’s Select », aujourd’hui de 43,2 %) et rejoindra ainsi les deux autres références permanentes que sont le « Distiller’s Select » et le « Double-Oaked ». En revanche, elle ne sera pas tout de suite commercialisée partout aux Etats-Unis et sera exportée ultérieurement hors du pays.

 

 

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-Le négociant écossais Douglas LAING sort une nouvelle référence en matière de BLENDED-MALT: Après le « BIG PEAT », mettant en valeur les single-malts de l’île d’Islay, le « SCALLYWAG » consacré à ceux du Speyside et le « TIMOROUS BEASTIE » consacré aux single-malts des Highlands, voici « ROCK OYSTER », une mise en bouteille en série limitée (small batch) rassemblant des single-malts des îles, d’après le communiqué de presse, en provenance d’Arran, Jura, Orkney, mais aussi d’Islay, pour donner un assemblage « gentiment marqué par la fumée de tourbe, vanillé, miellé et salé ». Son titrage est de 46,8 %, il est non filtré à froid et non coloré artificiellement, comme les 3 précédents assemblages de la maison. Je reviendrais sur cet assemblage pour lequel j’ai reçu un échantillon, et sa note de dégustation sera mise en ligne prochainement*. Pour information, il est déjà en vente sur le site de La Maison du Whisky pour la somme de 56 €.

*= Dernière minute/latest update, notes de dégustation ici (tasting notes here) : cliquez ici / click here

 

 

 

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***

 

 

 

Je vous souhaite encore une fois une BONNE & HEUREUSE ANNEE 2015 à tous & à toutes.

Une année avec le sens du PARTAGE, de la MESURE, de la PASSION, 

ce avec DISCERNEMENT.

 

 

 

POST-SCRIPTUM:

Comment conclure une belle rencontre? Avec un whisky exceptionnel...le PORT ELLEN officiel "2nd Release" 24 ans (1978-2002), 59,35 %. Non, ne rêvez pas, ce n'était pas ma bouteille, mais un dernier échantillon dont nous avons savouré la moindre goutte. Que voulez-vous, les belles choses sont éphémères ! Je vous en souhaite plein pour cette année...

 

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How to conclude a memorable meeting? With a memorable whisky (Govert uses the word "dramtastic" for that !). "There you go"....with official PORT ELLEN "2nd Release" 24 y.o. (1978-2002), Bottled at 59,35 %. No, you are not dreaming, it was not my bottle though, but a wee sample (my last sample) & we saved & enjoyed every drop of it.  That aim to be, the beautiful things are short-lived! I wish you height for this year...

 

 

ADDENDUM:

Comme ce bloggeur (Govert Pennings) a eu l’amabilité de publier sur son site une note de dégustation au sujet d'un de mes assemblages maison ou « private blend », le N°61, réalisé en 2014, et que je suis toujours intéressé par un poste d’assembleur et/ou un mécène ou partenaire pour monter ma propre société de négoce & d’assemblage, je me permets de vous en transmettre le lien ci-dessous :

For your information, as this blogger, Govert Pennings, has recently written the first public review ever of a private home-made blended whisky of mine, a whisky just called "N°61", created in 2014. I mention this because I am still looking for a job in the whisky industry (or even better, in whisky « artisanry ») or a partner & / or sponsor to start an independant bottling & blending company some day, so here is what he says about it :

Review of Gregoire Sarafian's No 61 Private Blended-Whisky

 

 

 

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Mon assemblage No 61 (un blended-whisky maison, hors commerce, à plus de 80 % de malt) mis en bouteille le 28/12/14.

Photo © Grégoire Sarafian

 

 My blended-whisky, a private, not for sale home blending, named No 61, bottled in december 2014-with no less than 80 % malt.

 

Editorial No 11

 

EDITORIAL No 11 : « CQFD… » (Décembre 2014):

 

(« QED… » -December 2014’s Editorial)

 

Dernière Mise à jour /Latest Updating: 21/12/2014 ( & **15/02/15)

 

Période de fêtes….l’éditorial arrive un peu tard, certes, mais pour les retardataires qui voudraient faire des « cadeaux whisky » (il y en a toujours et je ne les blame pas, les temps sont durs !), je vous propose une belle liste de single-malts écossais tourbés et non tourbés (de moyenne voire haut de gamme), ainsi que ma liste de whiskies plus large (concernant celle-ci d’autres pays que l’Ecosse) déjà en ligne, liste récemment révisée, soit au total 150 whiskies tout de même ! Je ferais un point informatif également sur le site internet, sur l’actualité du whisky, et une partie plus éditoriale (« Point de vue »), histoire de donner un avis sur des sujets « chauds » du moment…avec la franchise qui me caractérise.

Sorry but due to some delay, there will be no English summary this time too. It is too much work at the moment. Apologies. You still can get an approximative translation by using « Google Translate ». Please click here below… :Translator link

Basically, to put a long story short, this Editorial speaks about whisky news, this website’s news, advises on your last gifts for Christmas (150 whiskies recommended, from 40 to 150 €), and I’m also expressing my point of view  about recent events or trends in the whisky industry, and especially about Scotch whisky shortage, the quite alarming increasing of prices since one or two years, and the speculation that goes with it, even in French retailers world. All this with no censorship, as usual.

 

1/ACTUALITE FESTIVE :

 

-Pour vos CADEAUX de Noël de dernière minute, je vous propose plusieurs LISTES thématiques de WHISKIES:

a/ Liste de Whiskies de plusieurs types et pays de moins de 60 €

 

b/Liste de Whiskies de type Single-malt (en majorité écossais) de moins de 150 €

1/ Tourbé

2/ Non tourbé

 

Voici le lien vers les deux listes :

(here's a link to a list of 150 whiskies I advise from less than 60 € to less than 150 €):

 

LISTES THEMATIQUES

 

 

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Un retardataire dans les listes, tout du moins dans cette version, car pas encore testée, mais je promets de déguster l'échantillon reçu durant ces fêtes, alors à suivre ! Il s'agit d'une version brut de fût du célèbre blended-malt "BIG PEAT" du négociant Douglas Laing, un assemblage de single-malts de l'île d'Islay, titrant ici 55,7 %. Un choix de circonstance !

 

 

 

2/ ACTUALITE DU SITE :

 

Vous l’aurez compris, ces derniers mois ont été difficiles à plusieurs égards, cela a pu entraîner des retards dans la publication, voire dans la rédaction de plusieurs sujets importants et de nombreuses notes de dégustation (…). C’est autant de travail supplémentaire qui m’attend en 2015, en espérant vous satisfaire comme j’espère l’avoir fait, au moins en partie, en 2014, au vu des échos plutôt positifs reçus. Merci à vous lecteurs de continuer à faire vivre le site par votre soutien et vos questions. Le résultat du sondage est reporté, étant donné les problèmes évoqués auparavant.

Sur le plan technique, j’ai commencé à harmoniser un peu le visuel des fiches de dégustation anciennes par rapport aux plus récentes, mais cela prend beaucoup de temps, alors merci de patienter pour cela aussi. Idem pour les problèmes d’affichage anormaux de drapeaux en tête des notes de dégustation, c’est à l’étude.

J’en profite aussi pour remercier encore tout le monde (professionnels et amateurs) pour les échantillons reçus ou les échanges. Pour précision, je leur suis également reconnaissant d’accepter que les notes et commentaires associés ne leur soient pas forcément favorables (sinon quel intérêt, ce n’est pas un site publicitaire-ce qui n’empêche pas en revanche les bonnes relations et échanges de vues avec les professionnels, c'est important), comme l’a récemment prouvé la société Compass Box (John Glaser est en effet le parrain du site) dont j’ai égratigné plusieurs de leurs créations récentes (mais qui aime bien, châtie bien, n’est ce pas ?).

Je vous tiendrais au courant des éventuelles dégustations que votre serviteur pourrait organiser en 2015, dans la limite de ce qui est possible, questions logistiques et financières obligent (je rappelle que ce site internet est gratuit, mais les soirées dégustations ne le seront sans doute pas). D’autres rencontres, interviews, voire sujets plus complets, et pas que sur le whisky, sont prévus. Merci de votre patience. Par ailleurs j’annonce que j’ai repris mon travail de création d’assemblages maison à titre expérimental et en exemplaire unique. C’est passionnant, et j’envisage, dès que possible, de vous proposer un atelier consacré à ce sujet.

 

3/ ACTUALITE DU WHISKY :

a/ Point de Vue :

 

« WHISKY, PENURIE, AUGMENTATION DES PRIX & SPECULATION (ou CQFD) » :

 

Tout le monde en parle dans le milieu du whisky, que ce soit chez les professionnels ou les amateurs, il est clair que nous vivons une période de légère récession (enfin, tout est relatif !) sur le plan des exportations de whisky (-10 % globalement pour le premier semestre 2014). Elles n’augmentent en fait que pour la France (+ 6 %-cela fait tout de même près de 200 millions de bouteilles vendues…), Taïwan (+ 39 %) et les Emirats Arabes Unis (+ 26 %), tandis que c’est la dégringolade notamment aux Etats-Unis (- 16 %), à Singapour (-46 %), en Allemagne (-22 %), au Brésil (1 19 %), et j’en passe. A Contrario, l’Inde importe 31 % de plus de whiskies écossais…Et la France, me direz-vous ? Les blended-whiskies tiennent toujours, logiquement, le haut du pavé, en France comme ailleurs (92 % des ventes environ), avec, pour la France, en tête des ventes les marques William PEEL, puis GRANT’S, puis ensuite LABEL 5, CLAN CAMPBELL, BALLANTINE’S, etc... Quand aux single-malts (je n’ai pas les chiffres pour la France), les plus vendus dans le monde sont GLENFIDDICH, The GLENLIVET, The MACALLAN (eh oui, malgré les « Fine Oak » et les « Color series »), GLENMORANGIE, The SINGLETON (des 3 distilleries de la marque–« of.. » : DUFFTOWN, GLEN ORD, GLENDULLAN), GLEN GRANT, ABERLOUR, The BALVENIE, LAPHROAIG ET CARDHU. Mais j’arrêterais là les statistiques…

Nous avons donc, d’un côté un public néophyte majoritairement consommateur de blended-whiskies de bas de gamme, associé souvent à d’autres boissons ou de la glace, et au moment de l’apéritif, de l’autre une minorité d’amateurs (du débutant au connaisseur averti), qui s’intéresse aux produits, qu’ils soient conçus en Ecosse ou ailleurs, même si l’Ecosse, L’Irlande, le Japon ou les Etats-Unis continuent d’attirer plus de clientèle que les productions venues de France. Ceci dit, au vu de certains propos qui m’ont été tenus (d’une distillerie envers une autre, en public), je doute que les distilleries françaises fassent front commun pour s’imposer, ou en tout cas certaines tensions (et allégations diffamatoires) demeurent et c’est dommage.

Je tenais aussi à rebondir sur la récente polémique de l’attribution de certains prix (distinctions) par des personnalités connues du monde du whisky, que ce soient des écrivains plus ou moins appointés pour dire régulièrement du bien de telle ou telle marque (point de certitude, mais l’on peut avoir légitimement un doute au vu de certaines incohérences ou invraisemblances de notation), ou des associations ou clubs plus sérieux et faisant autorité auprès des connaisseurs comme des professionnels. Une partie de cette polémique était liée au fait qu’un écrivain, Jim Murray, avait élu un single-malt japonais, le YAMAZAKI « Sherry Cask » (édition 2013), un whisky sans compte d’âge annoncé (ou « n.a.s. », pour « no age statement » en anglais), ainsi que d’autres whiskies japonais ou américains, reléguant au second plan toutes les productions écossaises ou presque, ce que d’ailleurs les « Malt Maniacs » ont fait récemment de manière un peu différente, mais, sur le fond, identique (en placant des whiskies taïwanais, japonais et américains en tête de leur palmarès 2014). Le problème, c’est qu’étant donné la forte demande en whisky écossais (et whisky écossais âgé de surcroît !) des « BRICS » (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), les fûts âgés de qualité commencent à manquer chez de nombreuses distilleries.

 

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La qualité s’en ressent, quoiqu’en disent certains professionnels, l’économie et la prudence sont de mise, d’où l’essor et la généralisation (qu’on se le dise !) des « n.a.s. », des whiskies sans mention d’âge. Et….ce que l’on dit moins, des whiskies dits « technologiques » (qui tendent à uniformiser le style des blends comme des single-malts, par le travail du bois usagé et neuf de manière intensive, orientée et risquant de dénaturer le caractère de la distillerie). J’en ai déjà parlé, j’y reviens que brièvement, pour rappeler que si les grands propriétaires de distilleries qui travaillent de manière industrielle nous proposent désormais des whiskies sans compte d’âge plutôt fades et sans style (sauf exceptions, ou « n.a.s. » d’avant cette politique, comme par ex. les ABERLOUR « A’Bunadh », l'ISLE OF JURA "Superstition" ou encore le LAPHROAIG « Quarter Cask » et la série des "C.V." des 3 marques de SPRINGBANK....) heureusement, les distilleries artisanales écossaises restantes, et les nouvelles distilleries (écossaises ou pas, d’ailleurs), montrent l’exemple (sauf exceptions) de la voie à suivre, c’est-à-dire de produire « bio », artisanalement et localement (avec la maîtrise si possible de toute la chaîne de production, de la culture de l’orge à la mise en bouteille du distillat sur place), mais aussi en respectant le caractère de la distillerie.

Le succès de GLANN AR MOR, KILCHOMAN, MACKMYRA ou SPRINGBANK, entre autres exemples, est là pour le prouver, à mon avis en tout cas. Ce qui est excitant, dans cette période, paradoxalement, c’est le nombre de projets de micro-distilleries (ou de plus grandes aussi d’ailleurs) qui sont en train d’aboutir, en Ecosse, en Irlande (au moins 3 projets bien avancés) et aux Etats-Unis (on parle même d’une nouvelle distillerie japonaise sur l’île d’Hokkaïdo), mais aussi en Angleterre (The LAKES) en France, et…en Ecosse par des français (j’en profite pour souhaiter bonne chance à Jean Donnay qui monte la distillerie GARTBRECK sur Islay).

Sur le problème des prix, évidemment lié au sujet précédent, nous assistons depuis un an surtout à leur montée de manière importante : Je parle du prix à la vente entre professionnels (à la vente aux détaillants voire avant, entre distributeurs et autres intervenants) comme entre particuliers (avec l’explosion des ventes aux enchères en ligne de whiskies), et là personne ne doit s’en réjouir. Il est clair désormais que, sauf exceptions, il n’y a plus que deux cibles au lieu de trois, le néophyte plutôt jeune avec peu de moyens et qui s’intéresse aux autres alcools (pour lesquels les « n.a.s. » ont été créés) qui achèteraient des whiskies de moins de 60 € (quoique avec l’HIGHLAND PARK « Dark Origins », on en est loin avec un prix variant entre 75 et 90 € !), et de l’autre côté, les personnes plus fortunées, prêtes à mettre entre 300 et plus de 3000 € dans un whisky, sans parler du grand luxe, qui est apparemment l’apanage des français pour ce qui concerne le whisky. Bien sûr, il existe encore une tranche intermédiaire, mais elle est faible, les prix tendant à grimper vers la tranche supérieure, et à mon avis elle va donc s’amincir rapidement.

Les professionnels ont beau jeu de parler de la montée du coût de production, de la forte demande (voir plus loin le sujet sur SUNTORY), certes cela est vrai, mais cela conduit à des excès de plus en plus flagrants chez certaines marques et pas chez d’autres: Par exemple, sous prétexte que le YAMAZAKI « Sherry Cask » (édition 2013)* a été nommé Whisky de l’Année 2014 par l’écrivain du whisky Jim Murray, le prix de cette bouteille, auparavant (par exemple) de £ 99,95 € (soit environ 127 €) en début d’année 2014 (renseignement pris auprès de la grande maison The Whisky Exchange, à Londres), ou 115/120 € environ en France (auprès de plusieurs cavistes parisiens connus), a grimpé de manière exponentielle en moins d’un an. Par exemple, un caviste propose aujourd’hui cette bouteille à plus de 650 €…soit plus de 5 fois le prix initial, et ce, AVANT l’augmentation prévue en 2015 pour nombre de références de SUNTORY (voir plus loin également). Personnellement, je trouve cela lamentable, et très intéressé.

Je trouve malgré tout presque plus honnête la pratique d’autres caves, qui est de, pour les références « sensibles » (traduire "spéculatives"-oui, nous sommes déjà dans le sujet suivant de cet éditorial !), ne pas indiquer de prix, que ce soit sur leur site web ou en direct en boutique, et à la place d’opter pour la mention « prix sur demande », en espérant que ce procédé soit utilisé pour adapter le prix de ces bouteilles aux ressources supposées ou connues du client, ce qui hélas n’est pas certain ni marqué sur le front du dit client. L’habit ne fait pas toujours le moine…Il n’y a pas de solution réellement satisfaisante et je ne peux être optimiste sur ce sujet, hélas.

* = Sur le fond, je ne peux pas parler de cette version en particulier, ne l’ayant pas dégustée, mais en revanche, je l’ai fait pour les 3 éditions précédentes (2009 à 2012) et pour résumer il s’agissait à chaque fois d’un bel assemblage, plutôt équilibré, demeurant assez léger sur le Sherry, de qualité certaine (la plus forte note donnée par votre serviteur étant de 94/100 pour l’édition 2009), mais manquant un peu de puissance, et surtout pas comparable avec les plus belles éditions (notamment certains bruts de fut millésimés) et ne méritant pas forcément le titre de meilleur whisky de type single-malt de l’année, à mon humble avis.

En ce qui concerne la spéculation (idem !), sans transition (hm..), le problème le plus souvent évoqué, y compris sur ce site, est celui du prix fixé par la distillerie (enfin, son propriétaire, son chef de produit, ou autre décideur commercial, rarement les producteurs eux-mêmes) vers le distributeur, puis vers le caviste (pour faire simple), mais l’on oublie un autre élément, le client ! Eh oui, si cette spéculation existe, elle est le fruit de la conjugaison entre ces deux facteurs, l’offre et la demande, ce dont vous vous doutez bien. Or la demande, forte de l’éducation de plus en plus pointue du public en matière de spiritueux et sur le whisky en particulier, en France notamment (via des boutiques spécialisées, salons, dégustations, blogs, livres), même si l’on parle là d’une minorité (la part des 8 % dévolue à la vente de single-malts parmi les ventes de whisky), s’est portée ces dernières années de plus en plus vers certaines marques en particulier, renommées mais encore relativement plus accessibles que d’autres, attirant l’attention des spéculateurs (peu conduits par l’amour du partage !), voyant là une belle occasion de s’enrichir à peu de frais, en vendant par exemple certaines bouteilles acquises à 300 € à dix fois leur prix sur les sites de vente aux enchères en ligne, qu’ils soient d’ailleurs spécialisés ou pas. Ne comptez pas sur moi pour citer ici à ce sujet des marques « porteuses », au-delà d’exemples basiques connus.

Etant donné les excès des années 2013 et 2014 spécialement (pour vous en convaincre, jetez un coup d’œil à l’occasion sur ces sites, concernant vos marques favorites de single-malts et vous serez ébahis par les sommes atteintes par des bouteilles parfois encore accessibles il y a seulement 6 mois ou un an), il y a aussi deux autres phénomènes qui sont apparus et qui vont compliquer l’affaire, c’est d’abord ce que je qualifierais la « revente utile », et que l’on ne peut guère blâmer de la même façon: En effet, les collectionneurs et amateurs passionnés mais peu fortunés ne pouvant plus suivre la cadence des augmentations de prix, certains d’entre eux sont tentés par une spéculation limitée à quelques bouteilles rares, dont la plus-value à la vente leur permettra de se réapprovisionner tout au long de l’année en autres bouteilles, ce qui peut se comprendre. « Cela reste dans la famille, si j’ose dire », ou plutôt dans le circuit économique du whisky. Sans parler des problèmes de fins de mois difficiles, le whisky devenant alors un peu comme le vin, une valeur que l’on est sûr de pouvoir revendre aux moments critiques suffisamment pour tenir le coup, enfin, sur le papier en tout cas, car tout ne se vend pas de manière égale : Il y a en effet un monde entre le prix d’un KNOCKANDO de 21 ans d’âge, encore trouvable à moins de 70 €, et un ARDBEG du même âge (et pas un officiel encore)…là vous pourriez bien tout simplement avoir à ajouter un 0 !

L’autre phénomène, moins connu, plus polémique et très impopulaire à évoquer, c’est clairement la spéculation au dernier stade de la vente au public, c’est-à-dire quand le professionnel caviste choisit sciemment de ne pas vendre tout son stock de telle ou telle marque, en garde une certaine quantité, suffisamment pour relancer la vente d’ici quelques mois ou années avec une bascule conséquente et le prétexte (bien commode) du whisky qui serait devenu « Collector » entre temps, que cela soit justifié ou pas. Je n’affirme pas ici que tous le pratiquent, entendons nous bien, mais l’on me rapporte régulièrement ces faits, par rapport à nombre d’enseignes, et…surtout j’en ai été témoin moi-même, alors que l’on ne me dise pas que cela n’existe pas !

Par ailleurs, c’est dans le contexte décrit ci-dessus, que j’ai décidé, après réflexion, de ne pas attribuer de prix, autrement dit de ne pas établir de palmarès des meilleurs whiskies cette année, contrairement à l'an dernier. Inutile d’alimenter encore la spéculation, d’une part, et de ne parler que d’une partie très limitée de la production (étant donnée la difficile accessibilité à de nombreux whiskies écossais et du monde, et l’explosion de l’offre). En revanche, de manière plus raisonnable, il vous suffira de vous reporter aux différents événements chroniqués sur le site, et de regarder les meilleurs commentaires, ou encore de consulter les listes thématiques, voire de me suivre sur Twitter, pour connaître mes préférences.

 

b/ Nouvelles « BREVES » (Sélection):

 

-Mauvaise nouvelle, SUNTORY (nommé depuis l’an dernier Beam Suntory après sa fusion avec le groupe JIM BEAM), va augmenter ses prix en 2015 de manière significative (entre 20 et 25 % pour les références japonaises, et entre 17 et 25 % pour les références écossaises), pour faire face à l’augmentation des matières premières et à la forte demande internationale. L’augmentation concernerait surtout les marques de whisky exportées de SUNTORY, mais pas les blended whiskies locaux du groupe (KAKUBIN, TORYS, etc…), par contre elle affecterait également en priorité les distilleries écossaises LAPHROAIG et probablement celles appartenant précédemment à Suntory-voir plus bas. Les prix n’auraient pas augmenté depuis 2008, mais en réalité, il y a déjà eu un cap franchi cette année, avec notamment l’apparition des références de single-malts SUNTORY sans mention d’âge qui a fait basculer les deux 12 ans d’âge (YAMAZAKI et HAKUSHU) dans la tranche au dessus (env. 20 € de plus par référence en un an). Une version du blend «HIBIKI » sans compte d’âge (ce qui est en fait un retour aux sources, car historiquement, une des premières versions de ce blend ne comportait pas d’âge) sortira en Mars 2015 au Japon, puis après sur certains marchés.

Beam SUNTORY est propriétaire des distilleries japonaises HAKUSHU, YAMAZAKI et CHITA (distillerie de grain) et des blended-whiskies associés (dont les HIBIKI, KAKUBIN, TORYS et ROYAL…), mais aussi de distilleries ou marques américaines (JIM BEAM et marques associées, MAKER’S MARK, OLD GRAND DAD, OLD OVERHOLT Rye, RI 1 Rye), canadiennes (ALBERTA, CANADIAN CLUB, TANGLE RIDGE, WINDSOR) irlandaises (COOLEY et KILBEGGAN), espagnoles (DYC) et écossaises ARDMORE, LAPHROAIG, ainsi que celles du groupe Morrisson Bowmore (AUCHENTOSHAN, BOWMORE, GLEN GARIOCH, et des blended-whiskies associés -TEACHER’S, entre autres-plus des « Spirit drinks » dérivés de whiskies, et de bien d’autres spiritueux). Par contre, contrairement à ce que dit l’article qui est à la source de ce paragraphe (parution du 16.12.14 dans l’excellent blog consacré aux whiskies japonais nommé www.nonjatta.com), la distillerie The BALVENIE n’appartient pas au groupe Beam Suntory, mais au groupe William Grant & Sons, de même que The MACALLAN cité dans l'article (je m'y laissé prendre moi-même!) qui appartient toujours à The Edrington group. J’ai ajouté à des extraits de l’article des précisions sur les marques du groupe qui n’y figurent pas…

Malheureusement, comme je le disais plus haut, certaines manœuvres spéculatives n’ont pas attendu cette augmentation pour frapper des références comme les « Sherry Cask » des distilleries japonaises du groupe SUNTORY.

 

 

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Les chais de la distillerie YAMAZAKI, première distillerie japonaise de whisky en activité au Japon.

 

 

-Mark Reynier, ancien négociant en vins et co-directeur de la distillerie écossaise BRUICHLADDICH & de la maison de négoce Murray McDavid durant une dizaine d’années, et qui en est parti après la reprise de la distillerie par le groupe Rémy Cointreau en 2012, a racheté l’ancienne brasserie Guinness à Waterford, en Irlande, afin d’y fonder, grâe à sa société Renegade Spirits (qui avait fait parler d’elle avec plusieurs embouteillages de négoce en édition très limitée) une distillerie de whisky destinée à produire environ 3 millions de litres d’alcool par an. Reynier compte produire un single-malt (sans précisions de style) et peut être un Pure Pot Still de style irlandais. La distillerie emploierait de 15 à 20 personnes. Les projets concernant l’Irlande ont décidément le vent en poupe !

 

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***

 

-Parmi les sorties à signaler, sachez que le négociant CADENHEAD sort une version de 48 ans d’âge du single-malt écossais GLENLOSSIE (très rarement disponible à cet âge) dans sa récente gamme « Single-Cask » dumpy (bouteilles trapues), avec un titrage de 43,5 %. Pour £ 460 livres environ, c’est rassurant sur le plan des prix, comparé à d’autres mises en bouteille de l’année 2014. Par contre, sa disponibilité en France n’est pas garantie (voir avec son distributeur, la maison Dugas).

 

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-AN CNOC (ou KNOCKDHU, si vous préférez), distillerie écossaise des Highlands, sort un 18 ans d’âge, assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon (1st Fill) et de fûts ayant contenu du Sherry (2ème remplissage). Il est disponible en France, en cave spécialisée pour un peu plus de 100 €.

-AULTMORE, distillerie écossaise du Speyside appartenant au groupe BACARDI (incluant la société John DEWAR & Sons et ses 5 distilleries de whisky), est la troisième distillerie, après CRAIGELLACHIE et ABERFELDY à bénéficier d’un relooking complet, dans le cadre de la relance de ces marques au sein d’une gamme nommée « The Last Great Malts » et surtout, comme CRAIGELLACHIE, à voir « sortir de terre » de nouvelles versions officielles, avec notamment un 12, 25 et un 30 ans d’âge (versions toutes non filtrées à froid, sans coloration et réduites à 46 %-elles sont déjà disponibles sur le marché anglo-saxon), mais aussi un 17 ans destiné au marché hors taxe (« travel retail »). Il n’y avait pas eu de nouvelles versions officielles depuis 10 ans, ce qui peut s’expliquer également par le fait que l’essentiel de la production est utilisée pour alimenter le blended-whisky DEWAR’S.

 

 

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-La distillerie EDRADOUR (propriété du négociant Signatory Vintage) sort la première version officielle régulière tourbée avec compte d’âge de son single-malt sous le nom de BALLECHIN 10 ans, une version tourbée à 50 p.p.m. et titrant 46 %. BALLECHIN est le nom de la version tourbée d’EDRADOUR lancée pour la première fois en 2006. Ce single-malt était disponible auparavant en version plus jeune, sans compte d’âge mais souvent millésimée, et disponible en versions diverses, de nombreux affinages ayant été tentés (dont Bordeaux, Bourgogne, Madère, Porto, Sauternes), comme pour la marque EDRADOUR.

 

 

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-La distillerie BENRIACH (Speyside) sort un 35 ans d’âge (titrant 42,5 %) qui va remplacer le 30 ans d’âge. Il a été mis en bouteille sous la direction à l’époque de The Glenlivet Distillers Ltd.

 

 

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-BENROMACH (appartenant au négociant Gordon & MacPhail) sort deux versions millésimées avec finitions en fûts ayant contenu des vins français, un millésime « 2005 » en fûts d’Hermitage et un millésime « 2006 » en fûts de Château Cisse (un vin du Haut-Médoc). Les deux titrent 45 % et sont vendus dans les 70 €.

-Le négociant Douglas Laing sort une nouvelle gamme mettant en valeur de manière plus luxueuse et en brut de fût certaines références de la gamme « Old Particular », sous le nom de « XOP » pour « EXTRA OLD PARTICULAR », vendues dans un coffret en bois. Parmi les premières références disponibles au Royaume Uni, un CAOL ILA « 1984 » de 30 ans d’âge à 54,7 %, un HIGHLAND PARK « 1989 » de 25 ans d’âge à 43,3 %, un MACALLAN « 1988 » de 26 ans à 43,9, et les single-grains INVERGORDON « 1974 » 40 ans à 47,2 % et PORT DUNDAS « 1978 » de 36 ans à 59,3 % (qui fait suite au merveilleux 35 ans de l’an dernier).

 

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-GLANN AR MOR (distillerie bretonne située à Pleubian, dans les Côtes d'Armor) sort plusieurs versions de son single-malt pour la fin de l'année (newsletter du 14/12/14): Quatre versions du GLANN AR MOR en version tourbée, donc nommées KORNOG, deux en fût de Bourbon, l'un réduit à 46 % est nommé "Taouarc'h Seizved 14 BC", l'autre est un brut de fût à 58,2 % nommé "Taouarc'h Chwec'hved 14 BC". A ceux là s'ajoutent deux versions vieillis en fûts de Sherry, un en fût d'Oloroso, nommé "Kornog "Oloroso Shery Cask 14", et le dernier est nommé "Pedro Ximenez Sherry Cask 14". Tous deux sont réduits à 46 %, tous les 4 non filtrés à froid et non colorés. Disponibilité plutôt sur le site internet de la distillerie (http://www.tregorwhisky.com/whiskies-bretagne-c-7.html) qu'en cave, mais cela peut arriver aussi.

 

 

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-GLENGLASSAUGH (distillerie des Highlands, appartenant au groupe Benriach distillery co) sort un single-malt de 51 ans d’âge, un des plus anciens fûts de la distillerie. Distillé en février 1951, mis en bouteille en mai 2014, il s’agit d’un fût ayant contenu du Bourbon numéroté 3301 et qui titre à l’arrivée 41,7 %. Il est vendu au Royaume Uni pas loin de £ 5000.

 

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-The GLENROTHES sort pas moins de 3 versions officielles sans compte d’âge (n.a.s.) destinées au marché hors taxe (« Travel retail »). Toutes réduites à 43 %, elles ont pour nom « MANSE RESERVE » (vendu dans les £ 50), « ELDER’S RESERVE » (d’environ 18 ans d’âge minimum, vendu dans les £ 110) et « MINISTER’S RESERVE » (d’environ 21 ans d’âge minimum, vendu dans les £ 160).

 

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-KAVALAN, l’une des distilleries taïwanaises (eh oui, depuis, j’ai appris qu’il y en avait une autre, nommée NANTOU dont le 5 ans d’âge brut de fût vient d’être primés par les Malt Maniacs !), aux whiskies déjà primés mondialement, sort, entre autres, un « PEATY CASK » (première version tourbée disponible ici), un single-cask titrant 54 % sélectionné par La Maison du Whisky. Le prix par contre, pour un peu plus de 140 €, « pique un peu ».

 

 

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-La Maison du Whisky sort des versions que nous qualifierons de "post-officielles" (**= Dernière minute, 15/02/15: Il s'agit en fait de mises en bouteille exclusives pour La Maison du Whisky de whiskies faisant partie du stock personnel de fûts de Mark Reynier, qui rappelons-le ne fait plus partie de BRUICHLADDICH) du single-malt BRUICHLADDICH en version tourbée sous la forme de 4 références sous la marque « Rest & Be Thankful Whisky Co. », deux OCTOMORE de 6 ans d’âge (un élevé dans un fût unique avec affinage Bourbon et titrant 65,8 %, l’autre, également élevé dans un fût unique, puis affiné en fût de Sauternes et titrant 63 % et deux PORT CHARLOTTE de 12 ans d’âge & millésimes « 2001 »: L’un élevé ou affiné dans un fût de Pomerol (titrant 61,5 %), l’autre dans un fût de Syrah (titrant 63,3 %). Les OCTOMORE sont vendus à près de 290 € tandis que les PORT CHARLOTTE un peu plus de 200 €.

 

 

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-SPRINGBANK, la distillerie artisanale de Campbeltown n’en démords pas, elle qui avait clairement pris le parti, avec son blended-whisky « SPIRIT OF FREEDOM » de 30 ans d’âge, d’inciter à voter « Oui » à l’indépendance de l’Ecosse, elle propose désormais une version de ce blend sous-titrée « 45 », élaborée avec 45 whiskies, faisant allusion au score final du « Oui ». Le titrage de cette version ? Eh bien, 45 %, évidemment ! En revanche, il ne vous en coûtera pas 45 livres sterling, mais plutôt 25-27.

-Pernod-Ricard, via sa branche Chivas Brothers limited, sort dans la série des single-casks en édition limitée réservée en principe aux visiteurs de la distillerie (quoique là…les distilleries de grain ne se visitent pas en général, c’est dommage, d’ailleurs…), ici un single-grain de la distillerie STRATHCLYDE de 13 ans d’âge titrant 64,4 % (coût env. £ 40). C’est assez rare pour être signalé. C’est sous cette marque de Chivas Brothers ltd (qui n’est pas, encore une fois, un négociant) que sont sorties dans le passé des versions plutôt populaires des single-malts SCAPA, GLENBURGIE ou encore STRATHISLA. Toutes ces versions sont mises en bouteille en flacons de 50 cl.

 

 

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***

 

Bonnes fêtes de fin d’année à tous et à toutes, avec partage, passion, et, notre ami de toujours (enfin, il faut du moins essayer !), Mr modération !

 

Happy (Responsible) Christmas & all that jazz, share & enjoy…

 

Slainthe !

Cheers !

Santé !

Kampaï !

Skol !

Etc…

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