Editorial No 15

 

EDITORIAL No 15 : « L’offre et la demande » :

 

(« Supply and Demand »)

 

Première Edition/1st Edition: 21/06/2015

Mise Ă  jour/Update: 02/08/2015

 

Dernière minute (30/07/2015): Pour raisons de santĂ© (mĂŞme si cela va un peu mieux depuis quelques jours), il ne m'est pas encore possible actuellement de dĂ©guster de whisky (pour ne pas dire d'alcool) ni de me concentrer sur la rĂ©daction d'un quelconque article ou de notes de dĂ©gustation, ce depuis plusieurs semaines, aussi veuillez m'en excuser. L'Editorial N°16 (ainsi que d'autres articles) est certes en prĂ©paration avec notamment l'annonce de nombreuses nouveautĂ©s mais il devra encore ĂŞtre retardĂ©.  Merci de votre patience. / ENGLISH last minute note : For health reasons, even though I'm a little better these days, alcohol consumption & writing long articles about whisky are impossible things to do for me at the moment, so all my apologies for that. However, before these recent problems I started to work on Editorial N°16 (& on other articles), which will announce, as soon as possible, numerous new bottlings & some news as well. Please be patient...thanks.

 

 

INTRODUCTION :

Pour ce nouvel Editorial, l'actualité ayant imposé certains sujets et les nouveautés étant un peu moins importantes ou pertinentes à signaler, j'ai décidé de la scinder en deux parties seulement (en réalité deux gros sujets et un plus modeste), la première consacrée à l'actualité brûlante du whisky japonais, et du groupe NIKKA en particulier, l'autre à de brefs comptes-rendus sur des soirées dégustation et divers événements (KILCHOMAN, Douglas LAING) liés au whisky (soit pas moins de 15 notes de dégustations), puis enfin un mot sur le festival "Feis Ile" 2015. Hélas, vous trouverez aussi une information dramatique sur la distillerie bretonne GLANN AR MOR, qui va cesser ses activités très bientôt.

S'y ajoutent quelques liens vers des sujets en cours qui seront activés très prochainement concernant notamment un numéro spécial d'Express Notes consacré à un rapide tour d'horizon de certaines de mes dégustations passées et récentes (centré plutôt sur les whiskies écossais de type single-malt, essentiellement, officiels & de négoce, en de brèves notes-en effet un soucis technique m’empêchant de les publier dans le menu de gauche, par distillerie, je suis obligé de contourner l’obstacle en créant des sujets de forme blog, désolé pour cela), bientôt à celui sur les blended-whiskies écossais, plus du point de vue de la dégustation que de l'histoire des maisons d'assemblage cette fois, entre autres choses.

 

ENGLISH SUMMARY (Foreword) :

For this new Editorial, the News led me to speak about some topics more than others, also because they were less relevant new bottlings to write about this time. The first part is devoted to the worrying Japanese whisky situation, especially about NIKKA whiskies. Then I’ll evoke several tasting evenings or events, such as KILCHOMAN masterclass & Douglas LAING tastings in Paris (with no less than 15 tasting notes). Finally I will add progressively to this some links to others topics of mine, including very soon a quick survey of many single-malts tasting notes of mine listed in a row, brief notes (this is also due to temporary technical problems that doesn’t allow me to publish notes on the dedicated left menu, so I have to publish them in a blog form-apologies), then one about blended whiskies, with the same idea (less history & context, more tasting notes). There's also a word about the "Feis Ile" 2015 festival. Unfortunately, I also have a sad information for you I will develop on another entry on the website (see link below), about the closing in a month of Brittany boutique distillery GLANN AR MOR, which I believe was the best whisky distillery from France ever...

 

You can get an approximative translation of my full EDITORIAL by using « Google Translate Â». Please click here below… :Translator link

 

 

NOUVELLES WHISKY (TOUS PAYS)/SCOTCH WHISKY NEWS :

 

-NIKKA revoit ses gammes de SINGLE-MALTS fortement Ă  la baisse:

 

C'est un coup de tonnerre, un véritable Tsunami si j'ose dire pour les fans de ces deux distilleries (MIYAGIKYO et YOICHI) que j'apprends par voie de presse indirecte (rumeurs sur la toile, via des cavistes) puis, renseignement pris, de manière confirmée via des professionnels français (en liaison directe avec le groupe NIKKA par le fait qu'ils sont importateurs exclusifs de la marque) que nous allons être privés de nombreuses références de la marque et ce pour un moment.

 

 

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Désormais, tous les whiskies de cette photo prise il y a plusieurs années ont disparu du marché régulier (ou vont l'être sous peu pour le YOICHI). Photo: © Grégoire Sarafian

 

 Oui, en effet, cette dĂ©cision survient plutĂ´t brutalement, pour des raisons de pĂ©nurie des stocks liĂ©s Ă  l'augmentation globale (surtout en 2014-2015) de la consommation de whiskies d'une part, consĂ©cutifs Ă  une hausse importante de la demande intĂ©rieure japonaise de l'autre, et notamment Ă  cause du succès d'une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e: Oui, qui l'aurait cru, autrefois confidentielle ou connue que des passionnĂ©s de whisky (la plupart des japonais dĂ©gustant leur whisky en mode "mizuwari", avec beaucoup de glace, de soda et peu de whisky), l'histoire du whisky japonais et notamment ses dĂ©buts "romantiques"  liĂ©s Ă  la rencontre de Masataka Taketsuru le japonais et de Jessica Roberta Cowan, alias Rita, a Ă©tĂ© mise en avant par une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e nommĂ©e "Massan" retraçant cette rencontre et ses suites. Sa diffusion sur le long terme crĂ©ant un engouement sans prĂ©cĂ©dent de la part des japonais non seulement pour les blended-whiskies d'entrĂ©e de gamme, mais aussi pour les single-malts et les single-casks haut de gamme.

 

 

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Le fameux feuilleton télévisé japonais retracant la vie de Rita & Masataka Taketsuru, diffusé de Septembre 2014 à Mars 2015 sur la chaîne NHK.

 

A cela il faut ajouter parait il (information  sous rĂ©serve cette fois) une "razzia" sans prĂ©cĂ©dent au Japon opĂ©rĂ©e par un certain nombre de touristes fortunĂ©s en provenance d'un grand pays voisin que je ne nommerais pas et qui auraient vidĂ© (en les achetant, je vous rassure) toutes les rĂ©fĂ©rences de single-casks des boutiques des 2 distilleries du groupe, voire mĂŞme celles liĂ©es au siège. Des achats dit-on Ă  forte visĂ©e spĂ©culative cette fois-ci.

D'ou cette pĂ©nurie de vieux whiskies. Certes, l'on s'en doutait depuis un moment, lorsque certains des plus vieux fĂ»ts ont Ă©tĂ© incorporĂ©s dans les batches du NIKKA Taketsuru 35 ans d'âge il y a quelques annĂ©es de cela, puis en 2014 avec la sortie du 40 ans d'âge. NIKKA l'avait dit, elle avait prĂ©fĂ©rĂ© utiliser pour ce blend notamment ses plus anciens fĂ»ts de la distillerie de YOICHI, datant de 1945, plutĂ´t que de les sortir en single-malt.  Je pense aussi que la multiplication des marques d’assemblages de NIKKA (notamment sur le marchĂ© intĂ©rieur) a peut ĂŞtre aussi aggravĂ© la situation. Je me rappelle ce catalogue en langue japonaise aimablement concĂ©dĂ© par la sociĂ©tĂ© NIKKA il y a quelques annĂ©es recensant tous les produits de chez ASAHI (cĂ©lèbre brasseur propriĂ©taire du groupe NIKKA) et ou le nombre de rĂ©fĂ©rences de whiskies avait de quoi faire tourner la tĂŞte (de mĂ©moire je crois plus d’une vingtaine, sans mĂŞme aborder les single-malts…). Le groupe a peut ĂŞtre Ă©galement mal anticipĂ© le succès de ses whiskies qui a dĂ©butĂ© en 2001 avec le prix donnĂ© Ă  une version brut de fĂ»t du 10 ans d'âge. Par la suite, vers 2010, lorsque les rĂ©compenses s'accumulaient et la demande Ă©galement, NIKKA n'a procĂ©dĂ© Ă  aucune expansion de ses distilleries, contrairement au groupe concurrent SUNTORY qui a augmentĂ© les capacitĂ©s de production de YAMAZAKI, notamment, puis a augmentĂ© les prix de certaines Ă©ditions limitĂ©es Ă©galement.

Concrètement, concernant MIYAGIKYO, les références 10 ans d'âge, 12 ans, 15 ans et les singles-casks sont abandonnées, tandis que pour YOICHI ce sont les 10, 12, 15 et 20 ans d'âge de la gamme régulière qui sont abandonnés, ainsi que les single-casks, et ce pour toute l'Europe.

 

 

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Le YOICHI 12 ans, selon moi un des plus grands single-malts de l'histoire (mondiale) du whisky...J'assume ces propos.

Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

En matière d'assemblage plus large, les références suivantes seront également abandonnées : Nikka "Pure-Malt"/White, Nikka "Tsuru" 17 ans, "The Blend of Nikka", "G & G", "Black Nikka" 8 ans, sa variante "SP" (ainsi que d'autres références locales non exportées ici comme "Malt Club", "Hakata", "Hi Nikka"), mais aussi (mais ça on le savait déjà en 2014) le Nikka "Taketsuru" 12 ans d'âge.

Les références d'assemblage maintenues sont : Nikka "Pure-Malt"/Black, Nikka "Pure-Malt"/Red, Nikka "Taketsuru" n.a.s., 17, 21 & 25 ans, le "Coffey Grain", le "Coffey Malt", bien sûr les Blended whiskies Nikka "From the barrel", une des plus grosses ventes de la marque en France & le "Super Nikka". D'autres références plutôt locales persisteront également (Nikka 12 ans, "The Rich Blend", "Clear Blend", "Deep Blend"; "Black Nikka"). Dernière minute (30/06/2015): le "NIKKA BLENDED Whisky" (étiquette orange) à 40 % est maintenu pour l'Europe seulement (c'est d'ailleurs une exciusivité européenne).

 

 

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Une partie de la gamme NIKKA de blended whiskies, blended malts et même un single-cask, à gauche, qui va devenir une denrée rare. Photo: © Constantin Sarafian

 

 

En revanche, ne subsisteront pour les deux distilleries de malt du groupe (MIYAGIKYO & YOICHI) que des références sans compte d'âge, mais pas les "Non Age" actuels (qui ont entre 5 et 8 ans environ et sont conditionnés en bouteilles de 50 cl), voire une seule par distillerie. Pourquoi? Parce que la distillerie doit non seulement reconstituer ses stocks de whiskies âgés mais aussi veiller à alimenter ses blended-whiskies comme ses blended-malts, dont le succès ne se dément pas non plus.

Les "remplaçants" de ces "Non Age" seront peut ĂŞtre prĂ©sentĂ©s au prochain salon "Whisky Live Paris" 2015, (sinon au printemps 2016) avec, de manière encore incertaine, mais, selon les mĂŞmes sources (dernière minute: 25/06/15), il n'y aura pas de nouveau single-cask de chacune des deux distilleries en dĂ©gustation, mais uniquement des bouteilles des millĂ©simes prĂ©sentĂ©s l'an dernier. En revanche, elles seront proposĂ©es uniquement dans le cadre du stand « Collector’s Â» (dĂ©gustations payantes, au verre, en quantitĂ©s limitĂ©es).

 

 

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Dans l'ordre, le nouveau YOICHI & le nouveau MIYAGIKYO, tous deux sans compte d'âge. Photo : © Nonjatta.

 

Il n’y a aucun délai pour un retour à la normale de l'approvisionnement de ces références, mais on peut raisonnablement penser que cela n'arrive pas avant une décennie au moins (information au conditionnel pour ce point précis, la société, elle tablant plutôt sur un retour à des whiskies avec compte d'âge dans "on l'espère 5 à 6 ans").

Afin d'éviter toute polémique ou malentendu au sujet des sources de cet article, je tiens à préciser que ces informations proviennent autant de sites internes sérieux (ex.: Nonjatta, fortement recommandé : lien direct), de sources commerciales japonaises via des contacts français particuliers tout aussi sérieux, que d'informations recueillies auprès de La Maison du Whisky (dont le chef de produit NIKKA que j'ai contacté personnellement avant de vous présenter cet article), qui, rappelons-le, est l’importateur exclusif de la marque en France.

J'espère que ce sujet (l'essentiel des informations commence à être connu depuis peu) ne servira à pas à créer une panique ou pousser la spéculation, mais plutôt à encourager ceux qui hésitaient à acquérir une référence avec compte d'âge à peut être franchir le pas pendant qu'il en est encore temps....personnellement, je considère que toutes ces références (je parle de la gamme régulière, car je n'ai bien évidemment pas dégusté tous les single-casks produits par NIKKA-enfin en général les standard de qualité sont très élevés) sont bonnes, de grande qualité, mais j'attire votre attention sur des références importantes pour moi comme le YOICHI 12 ans, absolument remarquable de maturité et de classe, le YOICHI 15 ans et son élégance complexe, ou encore le MIYAGIKYO 12 ans, délicieusement fruité...je ne parle même pas des single-casks millésimés (voir le sujet sur le superbe millésime 1988 de YOICHI au Whisky Live Paris 2013-voir photo ci dessous et note de dégustation : cliquez ici / click here) des 2 distilleries.

 

 

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Le YOICHI "1988", un single-cask millésimé âgé (25 ans) tel qu'on en verra plus pendant de nombreuses années sur le marché, hélas. Photo: © Grégoire Sarafian

 

Par ailleurs, au sujet du groupe concurrent SUNTORY, même s'il n'y pas encore d'annonce officielle, les stocks s'amenuisent aussi pour les références âgées, les prix ont déjà augmenté en 2015 comme annoncé sur ce site, et vont continuer à l'être, avec une probable réaction similaire du groupe...Je doute qu'on puisse encore obtenir les HAKUSHU & YAMAZAKI 18 ans encore longtemps, sans parler des assemblages plus larges comme ceux liés aux blended whiskies "HIBIKI" âgés...

Concernant l'abandon du compte d'âge, l'on peut considérer que SUNTORY a pris un peu d'avance en dévoilant les versions n.a.s. dites "'Distiller's Reserve" il y a déjà plusieurs années. Du coup, les versions de 12 ans d'âge ont pris une courbe ascendante côté prix, mais rien ne dit qu'elles seront supprimées par la suite (la capacité de production d'HAKUSHU est également bien plus grande que celle de YOICHI, par exemple...). D'ailleurs le groupe SUNTORY ne vient il pas de (re) lancer une version sans compte d'âge du "HIBIKI" nommée "Harmony" ? (ce qui signifie la même chose en réalité). Une version pour l'heure locale, mais qui devrait arriver sans doute à l'automne prochain en Europe également.

 

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 Le SUNTORY "HIBIKI" 21 ans, un chef d'oeuvre en pĂ©ril, Ă  mon avis...Ă  moyen terme, et hĂ©las dĂ©jĂ  frappĂ© par la spĂ©culation (certes pas au point d'un KARUIZAWA).

 

 

Enfin, je ne peux pas vous dire pour l’instant l’incidence qu’aura cette décision radicale de NIKKA de supprimer (même momentanément) ces références sur les autres distilleries ou marques de whiskies japonaises, mais si le report de l’intérêt, de la spéculation et des achats de passionnés vers celles-ci se produit, alors bien évidemment, pour des distilleries à faible quantité de production comme CHICHIBU ou MARS, cela peut poser problème (d’autant plus qu’elles importent en Europe leurs whiskies), certes sans doute moins pour WHITE OAK (qui conditionne déjà ses whiskies systématiquement en bouteilles de 50 cl au moins pour l'Europe), tandis que par exemple pour KIRIN et leur FUJI-GOTEMBA de 18 ans d’âge, il est évident que la référence ne pourra être maintenue longtemps. Je ne parle même pas de la distillerie fermée KARUIZAWA qui a probablement battu depuis longtemps les records de plus value spéculative, hélas…

 

***

 

A SUIVRE :

D’autres NOUVELLES à venir concernant des ouvertures, mises en sommeil ou fermetures de distilleries en Ecosse ou ailleurs vous seront prochainement annoncées dans ce même Editorial, aussi n’hésitez pas à revenir sur le site le consulter en vérifiant la date de mise à jour. Merci de votre patience.

Dernière minute (02/07/2015): Comme je le craignais (rumeurs, contacts directs avec la distillerie...), et j'attendais pour l'annoncer moi-mĂŞme la publication du communiquĂ© de presse de la part de la distillerie, la distillerie bretonne GLANN AR MOR, situĂ©e Ă  Pleubian dans les cĂ´tes d'Armor va fermer ses portes le 15 aoĂ»t prochain. Cette micro-distillerie artisanale produisait des single-malts non tourbĂ©s sous le nom de GLANN AR MOR et des single-malts tourbĂ©s sous le nom de KORNOG. J'ai consacrĂ© un long sujet expliquant la raison officielle de cette fermeture, exposant les faits puis un avis et des hypothèses personnels, que faute de place vous trouverez dans une autre rubrique, voir ici : 

Les raisons de la fermeture...  

Dernière minute (02/08/15) : GLANN AR MOR a indiquĂ© il y a quelques jours par voie de presse qu'après une reprise de contact avec l'I.N.A.O. (Institut National de l'Origine et de la QualitĂ©), elle avait bon espoir d'avoir gain de cause et, du coup,  elle revenait sur sa dĂ©cision de fermer la distillerie. Affaire Ă  suivre....Je me rĂ©jouis personnellement de cette annonce, mais restons prudents, Ă©tant donnĂ© la nature du litige et les rebondissements passĂ©s. / GLANN AR MOR Distillery says they will reopen, because the I.N.A.O. institute accepted to reconsider some questions about the distillery's demand. These are good news for sure, but let's stay prudent as a lot of unforeseen developments have already happen in the recent past.

 

 

***

 

RETOUR SUR QUELQUES EVENEMENTS WHISKY :

(Short reports on some recent Whisky events)

 

-Masterclass KILCHOMAN:

C'est à la boutique (que l'on nomme parfois la N°3) située au 28, Rue du Faubourg Poissonnière de l'enseigne Nicolas JULHES qu'a eu lieu le 18/06/2015 une dégustation "afterwork" de 4 références de la "ferme-distillerie" artisanale KILCHOMAN (située au Nord-Ouest de l’île d’Islay en Ecosse) comme elle aime bien être présentée, avec Leonie WOOD, ambassadrice de la distillerie, aidée d’Anaïs Boutron, des caves Julhès.

 

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Leonie WOOD, ambassadrice de la distillerie, parle avec passion de cette vraie distillerie artisanale.

Photo: Grégoire Sarafian

 

Quatre flacons Ă©taient proposĂ©s Ă  la dĂ©gustation, plus deux en dĂ©monstration seulement, certains dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©s sur le site, d’autres non, dont une nouveautĂ© et les autres en Ă©dition la plus rĂ©cente possible. Les prix oscillent entre 49 € environ pour le « MACHIR BAY Â» et environ 100 € pour les deux dernières Ă©ditions limitĂ©es pas en dĂ©gustation (l’ Â« ORIGINAL CASK STRENGTH Â» et le « PORT CASK MATURED Â») car en passe d’être Ă©puisĂ©es (et toutes deux recommandĂ©es par votre serviteur, avec une prĂ©fĂ©rence pour la première). Je ne reviens pas sur la prĂ©sentation de la distillerie, que vous pouvez dĂ©jĂ  trouver sur le site : cliquez ici / click here

 

 

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Les quatre versions en dĂ©gustation ce jour lĂ . Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce fut dĂ©jĂ  un rĂ©gal en matière de conditionnement (ou "packaging" si vous prĂ©fĂ©rez) Ă  connotation celtique et locale. Chez KILCHOMAN, l'on a pas peur de la couleur non plus, et cela fait plaisir Ă  voir. Photo: Â© GrĂ©goire Sarafian

 

 

Quelques mots cependant, car l’ambassadrice nous a annoncĂ© une nouveautĂ© concernant la distillerie, Ă  savoir qu’elle a dĂ©cidĂ© pour l’annĂ©e prochaine d’augmenter sa capacitĂ© de production en passant de 140 000 Ă  200 000 litres d’alcool pur par an, ce qui n’est pas nĂ©gligeable pour une si petite distillerie. C’est presque le double, et l’on pouvait s’y attendre, Ă©tant donnĂ© le succès de la distillerie depuis quelques annĂ©es et l’annonce l’an dernier de l’extension de sa capacitĂ© de stockage par la construction de nouveaux chais. Leonie en profite pour nous rappeler les atouts de la distillerie, et notamment son choix de la fermentation lente (jusqu’à environ 100 heures, la ou "les autres ne vont en gĂ©nĂ©ral que jusqu’à 40 ou 60 heures", dit elle-NDLR : J'ai eu un doute Ă  ce sujet, aussi, renseignement pris, rappelons tout de mĂŞme que chez TALISKER, par exemple, celle-ci peut aller jusqu'Ă  90h, de mĂŞme que chez GLENFIDDICH, CAOL ILA, LAPHROAIG-ou elle dĂ©bute vers les 60h-ou encore BRUICHLADDICH qui peut aller jusqu'Ă  110 h !). Elle prĂ©cise Ă©galement concernant la distillation que le « cĹ“ur de chauffe Â» est situĂ© entre 74 et 65,5 %, et que seuls cinq minutes des tĂŞtes de distillation sont utilisĂ©es. Par ailleurs, pour information, si le distillat fait pas loin de 70 % Ă  l’arrivĂ©e, il est traditionnellement rĂ©duit avant l’enfĂ»tage Ă  63,5 %, comme la plupart des distilleries d’Ecosse.

 

La dĂ©gustation a dĂ©butĂ© avec le KILCHOMAN « 100 % ISLAY Â» (d’environ 5 ans d’âge), Ă©tui livrĂ©e couleur sable, un single-malt très dĂ©licat malgrĂ© sa jeunesse et ses 50 %.

 

Cette version, élaborée essentiellement sur place, sur l’île d’Islay (enfin, pas totalement, puisqu’à la question posée par votre serviteur, j’apprends que la levure utilisée ne provient pas d’Islay), avec l’orge cultivée dans la ferme attenante. Une orge cependant en quantité insuffisante pour pourvoir à toute la production de la distillerie, d’où cette version, qui, au passage, contrairement aux autres versions dégustées ce même soir, n’est tourbée qu’à 25 p.p.m. (au lieu de 50 pour les autres), et, pour celle-ci, ne fait appel qu’à des fûts de Bourbon de premier remplissage, nous dit Leonie (des fûts rappelons-le en provenance de la distillerie BUFFALO TRACE, située dans le Kentucky).

 

 

 

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 Au premier plan de la tourbe en provenance d'Islay....Puis le "100 % ISLAY" dans son Ă©dition la plus rĂ©cente. Photo: GrĂ©goire Sarafian

 

 

Couleur : Or assez clair. Nez : Assez sĂ©duisant (fleurs, fruits, badiane, embruns, un rien de vanille) et paradoxalement assez fumĂ©, et de manière très dĂ©licate. J’aime. Bouche : Une presque toute autre partition, car, Ă  ma grande surprise, la tourbe a presque complètement disparu (en tout cas la fumĂ©e est très tĂ©nue), en tout cas en apparence (car il subsiste quelques notes terreuses, mais discrète), et mets en avant des notes fines et dĂ©licates d’embruns, de coquillages, de rĂ©glisse et de badiane, mais on aurait aimĂ© qu’elles soient plus prononcĂ©es. Bien sĂ»r le profil mets en valeur les diffĂ©rentes notes liĂ©es Ă  la cĂ©rĂ©ale (orge maltĂ©e), mais pas au point d’égaler la richesse d’un ARRAN « Orkney Bere Barley Â», par exemple. Tenue Ă  la dilution : Ne pas trop diluer, car sinon cela renforcerait les (pourtant jolies) notes d’amertume de l’orge maltĂ©e. Avec quelques gouttes d’eau seulement, donc, quelques timides notes d’agrumes apparaissent (pamplemousse). La vanille est discrète et les esters encore plus, ce qui fait douter du premier remplissage (curieux, en effet, on est loin du style GLANN AR MOR, par exemple…). Conclusion : Une jolie version ayant le mĂ©rite de mettre en valeur la production locale, puisque lĂ  je pense qu’on peut parler de « terroir Â», mais que j’aurais aimĂ©e moins timide, plus aboutie. Note estimĂ©e Ă  88,5/100.

 

 

 

Puis elle s’est poursuite par la dĂ©gustation du KILCHOMAN « MACHIR BAY Â» (d’environ 4 Ă  5 ans d’âge), Ă©tui livrĂ©e couleur bleu roi, Ă©dition 2015, tourbĂ© Ă  50 p.p.m. et titrant 46 %.

* = A signaler, ce fleuron de la gamme régulière ne comporte plus, depuis 2015, le bandeau diagonal sur l’étui rappelant la date de l’édition et de la mise en bouteille, ce sans doute pour des raisons d’économie. Cette version est issue d’un assemblage de fûts de premier et second remplissage tant de fûts ayant contenu du Bourbon que du Sherry.

 

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L'édition 2013 du KILCHOMAN "MACHIR BAY" *. Photo : © Grégoire Sarafian

 

 

Couleur : Or clair, lĂ©gèrement plus soutenu que le prĂ©cĂ©dent whisky. Nez : Assez diffĂ©rent du prĂ©cĂ©dent, en cela qu’il fait moins dans la sĂ©duction et est davantage tributaire, dĂ©jĂ  au nez, de sa part de fĂ»ts de Sherry : Les notes florales, marines (badiane, embruns) et de vanille sont donc associĂ©es avec des notes de fruits confits, de bacon et d’épices douces. Bien qu’il soit davantage tourbĂ©, en revanche, l’impression au nez est curieusement moindre que chez le « 100 % ISLAY Â». Bouche : Une version bien faite, Ă©quilibrĂ©e (d’un assez beau fondu), raffinĂ©e, mais demeurant assez lĂ©gère. Elle reprend les notes florales, fruitĂ©es, marines et celles liĂ©es au Sherry en apportant une petite touche d’amertume noisettĂ©e en finale ma foi assez agrĂ©able. Moins de notes terreuses et lĂ  encore, une certaine timiditĂ© au regard du taux de p.p.m. En bouche on est pas si loin de CAOL ILA, alors qu’on devrait ressentir autant de puissance que dans un PORT CHARLOTTE, mais là…il s’agit d’un malt de la catĂ©gorie au dessus me dois-je de prĂ©ciser Ă  mon avis. Tenue Ă  la dilution : Ne pas trop diluer, sinon, avec quelques gouttes d’eau seulement, ce whisky se comporte bien et apporte un peu de charme supplĂ©mentaire Ă  l’affaire. Conclusion : Une belle version rĂ©gulière, c’est sĂ»r, mais lĂ  encore que j’aurais aimĂ©e moins timide, plus complexe et plus profonde. Note estimĂ©e Ă  89,5/100.

 

 

Ensuite j’ai pu enfin dĂ©couvrir le KILCHOMAN « SANAIG Â», première Ă©dition, 2015, (Ă©tui livrĂ©e couleur violette), rĂ©duite Ă  46 %.

Il s'agit d'une nouveauté dont je vous avais déjà parlé, créée pour le marché français (un des plus importants pour la distillerie, nous précise Leonie). Il s’agit d’un assemblage à proportions égales (50/50) de fûts ayant contenu du Bourbon avec d’autres ayant contenu du Sherry. Elle est tourbée à 50 p.p.m. Prix env. 65 €.

 

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La première édition du KILCHOMAN "SANAIG", assurément une réussite pour moi. Photo: Grégoire Sarafian

 

 

Couleur : Vieil or, assez soutenu. Nez : Wow, intĂ©ressant, au point au dĂ©but qu’on se demande si c’est la mĂŞme distillerie, avant de comprendre que oui…Un nez superbe, avec dĂ©jĂ  un Ă©quilibre assez spectaculaire entre les fĂ»ts de Bourbon, de Sherry, et son caractère marin et tourbĂ©. Rien qu’au nez, une profondeur Ă  laquelle la distillerie ne nous avait pas trop habituĂ©, et de belles notes fruitĂ©es et florales (difficile pour l’heure de prĂ©ciser sur cette seule dĂ©gustation, mais d’autres notes sont Ă  venir pour cette version…). Comme des notes d’abricots et de pĂŞches très mĂ»res, du plus bel effet. Je suis dĂ©jĂ  conquis au nez. Bouche : Une version remarquablement Ă©quilibrĂ©e encore une fois, avec un très beau fondu et une gourmandise inattendue, qui m’a rappelĂ© un peu certains JURA (je pense au « Legacy Â» ou au « Superstition Â», notamment) aussi par la palette. Bien sĂ»r toute comparaison est relative (et rappelons que chez KILCHOMAN, contrairement Ă  JURA, tous leurs whiskies sont non colorĂ©s et non filtrĂ©s Ă  froid), alors c’est surtout une impression personnelle. En bouche donc de belles notes d’épices douces, de fruits confits et au sirop, de complexes notes de thĂ©, voire de bruyère, de miel, un touchĂ© en bouche assez soyeux et un caractère gouleyant, très sĂ©duisant, et mine de rien une belle complexitĂ©. Les notes marines, fumĂ©es et chocolatĂ©es (blanc et au lait) prenant peu Ă  peu leur place pour crĂ©er une belle palette, inĂ©dite pour moi chez KILCHOMAN depuis que je les dĂ©guste. Belles notes maltĂ©es (cette fois Ă  peine marquĂ©es par la noisette ou alors adjointe de notes pralinĂ©es peut ĂŞtre ?), belle profondeur, et beaucoup de charme ! Tenue Ă  la dilution : Ne pas trop diluer, certes, mais plus de marge pour le faire que dans les Ă©ditions prĂ©cĂ©dentes (c’est un signe positif pour moi). Devient encore plus charmeur et Ă©voque maintenant un single-malt plus âgĂ© (presque un 10 ans). Conclusion : Une version assez bluffante, je dois dire, et absolument rĂ©ussie (well done, Mr Anthony Wills !) montrant un autre visage (plus ample, plus ouvert, certes un peu moins typique mais encore reconnaissable) de la distillerie, et vraiment pour le meilleur. Du coup très curieux de ce que pourrait ĂŞtre une version brute de fĂ»t de ce whisky ! Un excellent travail d’assemblage qui fera date. Note estimĂ©e Ă  91,5/100.

 

 

Enfin ce fut le tour le KILCHOMAN « LOCH GORM Â» en Ă©dition 2015 (Ă©tui livrĂ©e rouge), une Ă©dition 100 % Ă©levĂ©e en fĂ»ts ayant contenu du Sherry, et titre 46 %. 

A noter, cette fois, par rapport à l’édition précédente, des fûts de second remplissage sont assemblés à des fûts de premier remplissage (et non 100 % de fûts de premier remplissage). Une édition régulière mais limitée à 18000 bouteilles environ par an. Là encore tourbée à 50 p.p.m.

 

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La dernière édition en date du KILCHOMAN "LOCH GORM" ou la puissance expressive du sherry... Photo: Grégoire Sarafian

 

 

Couleur : Vieil or, soutenu, aux reflets lĂ©gèrement ambrĂ©s. Nez : Encore autre chose. Le Sherry domine au dĂ©but, puis cela se calme un peu. Quelques notes soufrĂ©es persistantes, des notes de fruits mĂ»rs assez fondues, une note prĂ©cise de chocolat noir, puis la fumĂ©e de tourbe, modĂ©rĂ©e mais bien prĂ©sente tout de mĂŞme. Un whisky avec plus de prĂ©sence encore que le prĂ©cĂ©dent, mais sur un registre diffĂ©rent, et manifestement moins Ă©quilibrĂ©. Bouche : Au dĂ©but lĂ  encore un certain dĂ©sĂ©quilibre se ressent de par la domination du sherry sur le caractère de la distillerie, puis cela s’équilibre un peu plus (sans jamais atteindre la sĂ©rĂ©nitĂ© de la version « SANAIG Â»), avec en milieu de bouche une alliance sherry/fumĂ©e assez rĂ©ussie, moins complexe que la version prĂ©cĂ©dente, mais plus gourmande d’une certaine façon, ou plus directe en tout cas…Des fruits mĂ»rs divers, du thĂ© assez infusĂ©, du chocolat noir, des Ă©pices (poivre, gingembre) modĂ©rĂ©es mais apportant du peps (que pour le coup la version « SANAIG Â» a un peu moins), et cette signature constante de fumĂ©e de tourbe qui nous ramène Ă  la distillerie. Au final c’est assez rĂ©ussi Ă©galement, mais sur un registre diffĂ©rent du prĂ©cĂ©dent. Belle longueur en bouche (on se croirait lĂ  Ă  un peu plus de 50 % d’A.B.V.), et un Ă©quilibre plus important qu’au nez (c’est mieux dans ce sens lĂ , non ?). Pas mal…Tenue Ă  la dilution : Ne pas trop diluer, certes, car l’équilibre est plus fragile ici que dans la version « SANAIG Â», mais l’on peut tout de mĂŞme le faire si l’on veut. Comme souvent, l’eau ravive le caractère vineux du Sherry, mais aussi comme une note de soupe de fruits rouges et noirs (avec de la mĂ»re, par exemple), ma foi plutĂ´t agrĂ©able. Conclusion : Une version assez rĂ©ussie mais plus simple, plus directe que le « SANAIG Â», par exemple, mais un peu moins Ă©quilibrĂ©e. Après rĂ©flexion, d’ailleurs, et sans le faire exprès, je suis arrivĂ© curieusement Ă  la mĂŞme note chiffrĂ©e pour ces deux whiskies, alors que leur profil et mĂŞme leur tempĂ©rament sont assez diffĂ©rents, l’un ayant des qualitĂ©s qui manquent Ă  l’autre, idem pour les dĂ©fauts (encore que le terme est un peu excessif). En rĂ©sumĂ© un excellent whisky, mais peut ĂŞtre pas le meilleur pour dĂ©couvrir le style de la distillerie. En revanche, il pourrait bien bluffer les amateurs de sherry dans le cadre d’une dĂ©gustation Ă  l’aveugle, par exemple…Note estimĂ©e Ă  91,5/100.

 

Au sujet de KILCHOMAN, Ă  l’occasion du 10 ème anniversaire de la distillerie, signalons tout de mĂŞme deux sorties très rĂ©centes en Ă©dition limitĂ©e et une Ă  venir (voire mĂŞme dĂ©jĂ  disponible Ă  la distillerie) :

D’abord l’édition anniversaire, nommĂ©e KILCHOMAN « 10 th Anniversary Â», un assemblage de fĂ»ts distillĂ©s entre 2005 et 2012 ayant contenu du Bourbon et d’autres du Sherry, et qui comporte notamment, fait rare, le premier fĂ»t jamais embouteillĂ© par la distillerie, en 2005, et nommĂ© « Cask 1/2005 Â». Il s’agit d’une version brute de fĂ»t (« Cask Strength Â») titrant 58,2 % et qui a donnĂ© 3000 bouteilles. Une version rare, et autant le dire, uniquement en vente Ă  la distillerie.

 

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L’autre version rare et rĂ©cente est celle qui a Ă©tĂ© produite dans le cadre du festival « FEIS ILE Â» 2015 (voir plus loin) qui a lieu chaque annĂ©e sur l’île d’Islay. Cette Ă©dition limitĂ©e (742 bouteilles) de KILCHOMAN est un assemblage de 3 fĂ»ts ayant contenu du Bourbon de premier remplissage et le plus âgĂ© des single-malts jamais sortis de la distillerie. Les bouteilles sont numĂ©rotĂ©es et titrent 58,2 %.

 

 

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Enfin, une Ă©dition limitĂ©e (« Small Batch Release Â») uniquement vieillie en fĂ»ts ayant contenu du vin de madère, nommĂ© « MADEIRA CASK MATURED Â», destinĂ©e au club de fidĂ©litĂ© "The Kilchoman Club" et brute de fĂ»t titrant 58,4 %.

 

 

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-"Workshop" spécial Douglas LAING:

 

C'est Ă  la boutique de La Maison du Whisky du 20, Rue d'Anjou qu'avait lieu le 20/06/2015 une journĂ©e de dĂ©gustation consacrĂ©e au prestigieux nĂ©gociant Ă©cossais Douglas LAING sous l'Ă©gide de l'ambassadeur Jan BECKERS dans le cadre des nouveaux « ateliers Â» de « La MdW Â» comme on la surnomme parfois. Jan proposait dans un premier temps de dĂ©couvrir ou redĂ©couvrir une des rĂ©fĂ©rences de blended-malt Ă©cossais de la maison qu’est le "TIMOROUS BEASTIE" (dĂ©jĂ  dĂ©gustĂ© & commentĂ©, excellent, aussi je n'y reviens pas ici), avant de proposer des single-malts Ă©cossais de trois des diffĂ©rentes gammes de la maison :

 

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Le sémillant Jan BECKERS, dans la cave collector's de La Maison du Whisky. Photo © Grégoire Sarafian

 

J’ai fait le choix de ne pas dĂ©guster tous les whiskies, j’en ai dĂ©gustĂ© 10 sur 14 en fait (je le regrette d’ailleurs pour au moins 2 rĂ©fĂ©rences, le JURA de la gamme "Single-Minded" et le BEN NEVIS 16 ans de la gamme "Old Particular"). Voici les whiskies (presque tous des single-malts) dĂ©gustĂ©s (tous non filtrĂ©s Ă  froid, non colorĂ©s), en grande partie dans l’ordre proposĂ© par un des professionnels prĂ©sents :

 

-BENRINNES 15 ans (DistillĂ© en 1999-Mis en bouteille en 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular Â», Single-Cask RĂ©f. DL 10102 (Sherry Butt, 268 bouteilles), n.c.f./n.c., Natural Cask Strength, 64,6 % /RĂ©gion : SPEYSIDE :

 

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Le BENRINNES 15 ans, un single-malt plutôt vif (trop pour un début), mais intéressant. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Vieil or. Nez : Puissant et un presque alcooleux, Ă  humer avec prĂ©caution. DominĂ© par un sherry axĂ© sur des notes de caramel dur (naturel), principalement. Bouche : Difficile Ă  apprĂ©hender pure, honnĂŞtement (mĂŞme si c’est davantage le titrage qu’un vrai caractère alcooleux), il dĂ©voile cependant de puissantes notes de caramel dur, d’épices et de fruits divers. Tenue Ă  la dilution : Vraiment nĂ©cessaire pour ce whisky, la dilution permet de percevoir un profil puissant, expressif, avec une nette domination des notes de caramel dur (carambar), de fruits secs, d’épices diverses (gingembre, piment d’Espelette), mais pas grand chose d’autre. Peut ĂŞtre quelques fruits mĂ»rs exotiques (banane, papaye), mais je ne peux ĂŞtre catĂ©gorique en une dĂ©gustation. Ceci dit c’est assez plaisant. Conclusion : Un bon whisky et un bon BENRINNES, pas du tout sur les profils dĂ©gustĂ©s jusqu’ici, et un peu trop monolithique Ă  mon goĂ»t, mais en y repensant, une fois domestiquĂ© (par l’eau), un des meilleurs dĂ©gustĂ©s parmi les BENRINNES jusqu’ici (il vaut les 118 € annoncĂ©s Ă  mon avis), et parmi les whiskies de cette dĂ©gustation. Par contre une erreur manifeste de l’avoir placĂ© en ouverture de dĂ©gustation, car cela m'a agressĂ© le palais et mal prĂ©parĂ© Ă  la suite (j'ai Ă©tĂ© mal conseillĂ©, cela arrive malheureusement parfois).  Note (sous rĂ©serve) estimĂ©e Ă  : 90,5/100

 

-CLYNELISH 18 ans (DistillĂ© en 1996-Mis en bouteille en 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular Â», Single-Cask RĂ©f. DL 10580 (Refill Hogshead), n.c.f., n.c., 48,4 % /RĂ©gion : HIGHLANDS DU NORD :

 

 

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Un CLYNELISH très correct, mais sans surprise. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Or clair. Nez : Difficile de passer après le prĂ©cĂ©dent, mais bon….Un nez assez fin, timide presque, miellĂ©, avec des notes d’herbes fraĂ®ches, de moutarde (discrète au nez). Bouche : Certes moins timide qu’au nez, mais ou est passĂ© le fameux « chat sauvage Â» ? (en effet, pour moi, ordinairement, c’est la comparaison qui sied le mieux aux purs et durs Clynelish…ce mĂ©lange de sĂ©duction fĂ©line et de virile brutalitĂ©). Finalement on y arrive, ce mĂ©lange d’agrumes (citron et pamplemousse surtout), de vanille, de miel, d’herbes sauvages, d’épices typiques de la distillerie (moutarde blanche, voire de Dijon Ă©galement un peu, et de piment plus ou moins doux), mais tout cela sans grand panache. J’attendais plus. Tenue Ă  la dilution : HonnĂŞtement ici elle n’apporte pas grand-chose (en tout cas telle que j’ai pu la rĂ©aliser sur place), le rendant mĂŞme un peu trop lĂ©ger. Conclusion : Un bon whisky et un CLYNELISH plutĂ´t correct, mais sans surprise et presque ennuyeux. Sans parler du prix (130 € !). Note (sous rĂ©serve) estimĂ©e Ă  : 86,5/100

 

 

-HIGHLAND PARK 18 ans (DistillĂ© en 1996-Mis en bouteille en 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular Â», Single-Cask RĂ©f. DL 10589 (Refill Hogshead), n.c.f./n.c., 48,4 % /RĂ©gion : Iles ORCADES :

 

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Un HIGHLAND PARK en partie atypique par rapport aux versions officielles. Photo © Grégoire Sarafian

 

 Couleur : Vieil or. Nez : Fin et complexe. Un peu timide Ă©galement, mais j’arrive Ă  y dĂ©celer des notes de cire, de miel, de noix, de fruits confits voire d’agrumes. On aurait aimĂ© une version brute de fĂ»t pour celui-ci (Ă  moins que cela ne soit rĂ©ellement son degrĂ© naturel de rĂ©duction ? (pas de prĂ©cision). Bouche : Encore un peu timide et peut ĂŞtre trop subtile pour ce contexte, mais en bouche aussi l’on perçoit une belle complexitĂ© dans ce whisky. Pas tous les marqueurs des bonnes versions officielles (c’est vraiment une des distilleries pour lesquelles Ă  mon sens cela peut ĂŞtre vraiment dĂ©concertant cette diffĂ©rence entre versions de nĂ©goce et officielles, avec par exemple ABERLOUR, GLENROTHES, JURA, LONGMORN ou encore MACALLAN), donc pas ou peu de bruyère, mais tout de mĂŞme un peu de miel, de fruits secs, des agrumes (citrons confits) puis de la vanille, quelques Ă©pices douces, probablement quelques fleurs capiteuses aussi (chèvrefeuille, jasmin ?), mais en arrière-plan. Un peu frustrant, mais potentiel bien prĂ©sent. Tenue Ă  la dilution : N’ajouter que peu d’eau ici. Elle n’est pas vraiment nĂ©cessaire, n’apporte pas grand chose. Conclusion : Un bon whisky et un bon HIGHLAND PARK, plus naturel que bon nombre de versions rĂ©centes officielles, et c’est dĂ©jĂ  lĂ  un grand mĂ©rite (ras-le-bol des whiskies « technologiques Â» -traduire jouant trop sur la crĂ©ation d’un profil standard boisĂ©, caramĂ©lisĂ© et Ă©picĂ© par le jeu sur le bois et les diffĂ©rents degrĂ©s de brĂ»lage de ceux-ci, pour faire court). J’attendais cependant lĂ  aussi un peu plus de puissance et de personnalitĂ©, malgrĂ© tout il me paraĂ®t plus intĂ©ressant que le CLYNELISH et plus complexe aussi. Prix annoncĂ© aux alentours de 154 €. Note (sous rĂ©serve) estimĂ©e Ă  : 89/100

 

 

-ABERLOUR 20 ans (DistillĂ© en 1995-Mis en bouteille en 2015), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular Â», Single-Cask RĂ©f. DL 10102 (Refill Bourbon Hogshead), n.c.f./n.c., 51,5 %/RĂ©gion : SPEYSIDE :

 

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Un ABERLOUR indépendant de qualité, mais un peu cher. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Vieil or. Nez : Un nez riche, fruitĂ© et pâtissier : Des fruits divers, assez mĂ»rs, provenant des esters : La banane en tĂŞte, peut ĂŞtre un peu d’ananas et d’abricot-pĂŞche. Quelques Ă©pices douces, du caramel naturel, un joli boisĂ©. Engageant. Bouche : Elle reprend les notes sĂ©duisantes du nez, toujours sur un profil fruitĂ©, pâtissier et lĂ©gèrement Ă©picĂ©, mais avec moins d’emphase qu’escomptĂ© et moins d’expressivitĂ© aussi, j’en reste un peu frustrĂ©. Un palais agrĂ©able, c’est sĂ»r, mais, par exemple en matière de malt pâtissier du Speyside, je dois dire qu’en gĂ©nĂ©ral les GLENLOSSIE rencontrĂ©s jusqu’ici tiennent bien plus les promesses de leur nez que cet ABERLOUR. Tenue Ă  la dilution : Bon, allez, restons optimistes ! L’eau, Ă  petites doses, est un bĂ©nĂ©fice ici. Elle ravive un peu l’expressivitĂ© assez fruitĂ©e de cet ABERLOUR un peu atypique. Les notes de fruits jaunes (bananes, pĂŞches, voire coing) tirent leur Ă©pingle du jeu. Conclusion : Un de plus agrĂ©ables whiskies de cette dĂ©gustation, Ă  qui il manque juste un petit quelque chose pour passer Ă  la catĂ©gorie supĂ©rieure (un petit quelque chose que personnellement pour les 140 € annoncĂ©s me manque encore plus !). Je le recommande cependant, pour ceux qui recherchent un ABERLOUR un peu dĂ©calĂ© par rapport aux versions officielles. Note (sous rĂ©serve) estimĂ©e Ă  : 87/100

 

-TALISKER 5 ans (Pas prĂ©cisions de dates sur la bouteille), emb. Douglas LAING, gamme « Premier Barrel Â», Single-Cask (FĂ»t non prĂ©cisĂ©, 417 flacons), n.c.f./n.c., 46 % (servi carafĂ©) /RĂ©gion : ILE DE SKYE :

 

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Un TALISKER indépendant, ce n'est plus très courant de nos jours, une curiosité, sans plus. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Or très clair. Nez : Manifestement très jeune et ne Â« bĂ©nĂ©ficiant Â» pas de technologie du bois ni de fĂ»ts plus âgĂ©s ni de caramel ajoutĂ© derrière se cacher, et il faut dĂ©jĂ  lui rendre hommage pour cela. Alors oui, c’est jeune, mais Ă©tonnamment expressif dĂ©jĂ  : Tous les marqueurs TALISKER sont lĂ , plus ou moins fortement exprimĂ©s certes, mais ils sont lĂ  et dans un bel Ă©quilibre. Il y a les Ă©lĂ©ments marins (sel, embruns en tĂŞte, mais aussi quelques coquillages), la fumĂ©e de tourbe si particulière, les agrumes, le caramel naturel, les fleurs et une pointe de poivre gris et noir. Bouche : Elle reprend fidèlement les notes du nez, avec toujours cet Ă©quilibre et cette maturitĂ© prĂ©coce que j’avoue je n’attendais pas d’elle. Et après les whiskies Ă  fort ou moyen titrage dĂ©gustĂ©s avant, celui-ci n’en a que davantage de mĂ©rite. Tenue Ă  la dilution : Pas vraiment nĂ©cessaire ici, elle dĂ©voile curieusement une petite note soufrĂ©e : Ce fĂ»t serait il en rĂ©alitĂ© un fĂ»t ayant contenu du sherry ? J’avoue ĂŞtre surpris, je ne le pense pas, ou alors l’on a affaire Ă  un Refill sherry cask (fĂ»t de sherry ayant contenu plusieurs remplissages) peu actif, laissant le distillat s’exprimer Ă  plein. Le manque de maturitĂ© par contre se voit Ă  ce stade, c’est une des limites Ă  la dilution qui a dĂ©jĂ  eu lieu par ailleurs. J’aurais d’ailleurs Ă©tĂ© curieux de le dĂ©guster brut de fĂ»t ! Conclusion : Un jeune whisky prĂ©sentĂ© dans un flacon opaque en grès & d’inspiration Victorienne, Ă  l’ancienne, et issu d’un seul fĂ»t (comme le signale Salvatore de la Maison du Whisky, les fĂ»ts de TALISKER vendus aux nĂ©gociants–à fortiori avec autorisation de mentionner le nom de la distillerie-se font rares de nos jours, d’oĂą le coĂ»t de ce flacon, particulièrement onĂ©reux, pour un whisky de cet âge, en convient il : 109 € !-S’en suit une discussion intĂ©ressante sur les mĂ©rites d’autres distilleries, plus artisanales, ou les coĂ»ts de production et la qualitĂ© finale justifient, d’après lui, et votre serviteur n’est pas loin de le penser, un tel prix). Bon, mais si l’on oublie le prix, assez excessif, je dois dire, ce TALISKER s’en sort pas si mal au cours de cette dĂ©gustation et donne envie d’en dĂ©guster d’autres…Allez, faites un effort, sortez nous un 7/8 ans d’âge en brut de fĂ»t la prochaine fois, merci d’avance ! Note (sous rĂ©serve) estimĂ©e Ă  : 84,5/100

 

-CAOL ILA 18 ans (DistillĂ© en 1996-Mis en bouteille en 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular Â», Single-Cask RĂ©f. DL 10202 (Refill Hogshead, 268 bouteilles), 53,1 %/RĂ©gion : ISLAY:

 

 

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Un CAOL ILA indépendant de qualité, que l'on peut recommander, même s'il y a mieux pour le prix. Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Vieil or. Nez : Fin, clair, typĂ©, Ă©quilibrĂ©, Ă  peine marin, modĂ©rĂ©ment tourbĂ©, un rien fumĂ©, floral, lĂ©gèrement fruitĂ© & herbacĂ©. Bouche : PlutĂ´t bien fait, il est typĂ© CAOL ILA de nĂ©goce, si j’ose dire, avec les avantages de la non filtration Ă  froid et de la non coloration qui font davantage ressortir les notes de badiane, de tourbe cendrĂ©e, de coquillages, d’agrumes aussi, voire d’autres notes fruitĂ©es et florales. Après, l’ âge « adulte Â» (et plus) n’est peut ĂŞtre pas l’âge le plus intĂ©ressant pour CAOL ILA (je me suis dĂ©jĂ  fait cette rĂ©flexion avec d’autres mises en bouteille), dans le sens ou l’âge n’apporte pas grand-chose de plus aux superbes qualitĂ©s de ce single-malt, que ce soit en version officielle (qu’il soit « unpeated Â» de 8 ans d’âge ou peated de 12 ans) ou en nĂ©goce (avec comme exceptions ajouterais-je, comme certains Adelphi, Berry Bros & Rudd ou The Speciality Drinks Ltd, par exemple). Tenue Ă  la dilution : A Ă©viter… Conclusion : Un bon whisky et un bon CAOL ILA, mais pas indispensable (surtout au regard du prix annoncĂ©, de 148 €, mais il faut reconnaĂ®tre qu’il n’est pas excessif dans le contexte d’aujourd’hui…Simplement, Ă  mon avis, rien que le 15 ans d’âge nommĂ© « PORT ASKAIG Â» de chez The Speciality Drinks Ltd, un peu moins onĂ©reux (et je ne parle pas du remarquable 19 ans d’âge), le bats Ă  plate couture (Note estimĂ©e Ă  92/100, voire plus). Note (sous rĂ©serve) estimĂ©e Ă  : 88/100

 

-LAPHROAIG 14 ans (DistillĂ© en 2001-Mis en bouteille en 2015 pour le festival « FEIS ILE Â» 2015-voir plus bas), emb. Douglas LAING, gamme « Old Particular Â», Single-Cask RĂ©f. DL 10202 (Refill Butt, 268 bouteilles), 48,4 % /RĂ©gion : ISLAY:

 

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Un LAPHROAIG spécialement mis en bouteille pour le festival "Feis Ile 2015". Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Or clair. Nez : Assez beau, relativement Ă©quilibrĂ©, plus mĂ©dicinal que marin (mais ça, on a l’habitude), modĂ©rĂ©ment tourbĂ© & fumĂ©, floral, Ă  peine fruitĂ©. Bouche : PlutĂ´t bien fait, typĂ©, assez Ă©quilibrĂ© lĂ  aussi, il reprend fidèlement les notes du nez, en en prĂ©cisant certaines (la tourbe exhale de la fumĂ©e un peu cendrĂ©e, mais aussi des notes de badiane, de tourbe mĂŞlĂ©e d’antiseptique (typique lĂ  aussi de la distillerie), quelques notes marines discrètes (embruns, iode-plus que dans le CAOL ILA qui prĂ©cède-et un peu de sel), de timides notes d’agrumes, mais hĂ©las peu de notes de fruits exotiques, comme on aime en trouver chez LAPHROAIG. LĂ  encore c’est bien fait, mais on est loin de certaines versions du mĂŞme nĂ©gociant, mais dans la marque qu’il a aujourd’hui perdu au profit de son concurrent mais nĂ©anmoins frère Stewart, au sein de Hunter Laing, Ă  savoir « Old Malt Cask Â». Par exemple, un 18 ans d’âge prĂ©sentĂ© il y a deux ans environ lors d’un salon Nicolas Julhès dans cette gamme fut vraiment remarquable (et primĂ© sur mon site en 2013). Tenue Ă  la dilution : Possible, mais pas dĂ©terminante, n’apporte pas grand-chose. Conclusion : Un bon whisky et un bon LAPHROAIG (je sais, la formule peut agacer, mais elle permet de relativiser et la note chiffrĂ©e & les commentaires qui prĂ©cĂ©dent en re-contextualisant ce whisky parmi l’offre actuelle), mais pas indispensable (surtout au regard du prix annoncĂ©, de 130 €), d’autant plus que pour une mise en bouteille pour ce prestigieux festival qui a lieu chaque annĂ©e sur l’île d’Islay, je m’attendais Ă  bien mieux, Ă  une des mises en bouteille spectaculaires et gourmandes dont Douglas LAING avait le secret il y a encore peu de temps. Un « one-off Â» liĂ© Ă  la crise (rarĂ©faction des bons fĂ»ts Ă  cause de la forte demande internationale) ? EspĂ©rons-le. Note (sous rĂ©serve) estimĂ©e Ă  : 86/100

 

-ARDBEG/CRAIGELLACHIE n.a.s. (fĂ»ts âgĂ©s de 8 Ă  10 ans environ), 2014, emb. Douglas LAING, gamme « Double Barrel Â», Blended Malt de deux fĂ»ts (Sherry pour le second), 46 % /RĂ©gion : ISLAY & SPEYSIDE:

 

 

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La gamme "DOUBLE-BARREL", ici un assemblage entre un fût d'ARDBEG et un fût de CRAIGELLACHIE, un pari à chaque mise en bouteille.

Photo © Grégoire Sarafian

 

Couleur : Vieil or. Nez : Au dĂ©but assez capiteux, un peu marin et terreux, assez engageant, avec un certain Ă©quilibre (relatif, car Ă©videmment avec cette proportion d’un fĂ»t assez tourbĂ© et un non tourbĂ©, le premier domine) malgrĂ© tout, et quelques notes fruitĂ©es qui arrivent Ă  s’exprimer un peu. Engageant. Bouche : LĂ©gère, Ă©videmment, un peu difficile Ă  apprĂ©cier après les deux « compères Â» tourbĂ©s qui prĂ©cèdent, mais assez bien faite, Ă©tonnamment Ă©quilibrĂ©e, elle combine assez bien le caractère terreux, humide et tourbĂ© d’ARDBEG avec le caractère plus sec, herbacĂ© et fruitĂ© de CRAIGELLACHIE. Cependant, question consistance et profondeur, ne rĂŞvons pas, cela demeure jeune et un peu trop lĂ©ger. Tenue Ă  la dilution : Possible, si vous le dĂ©gustez seul, que cela apporte un peu de vivacitĂ© pendant un temps Ă  votre whisky, mais dans le contexte ou je l’ai dĂ©gustĂ©, l’ajout mĂŞme de quelques gouttes s’est avĂ©rĂ© quelque peu dĂ©sastreux. Conclusion : Un whisky correct, un bon apĂ©ritif tourbĂ©, mais pas le meilleur des « Double Barrel Â» dĂ©gustĂ©s jusqu’ici (certains des premiers assemblages de la gamme comme le « MACALLAN/LAPHROAIG Â» ou le « BOWMORE/HIGHLAND PARK Â» semblent aujourd’hui difficiles Ă  Ă©galer). Il ne fait pas le poids en subtilitĂ© et complexitĂ© par rapport au « ROCK OYSTER Â» du mĂŞme nĂ©gociant, ni en puissance par rapport au « BIG PEAT Â», mais pour ce dernier, la comparaison semble moins pertinente, puisque ce dernier ne comporte que des whiskies distillĂ©s sur l’île d’Islay. A sa dĂ©charge, il n’était probablement pas placĂ© dans la meilleure position pour ĂŞtre apprĂ©ciĂ© correctement…Je serais curieux de le dĂ©guster Ă  nouveau isolĂ©ment. Note (sous une rĂ©serve certaine) estimĂ©e Ă  : 80/100

 

 

-LITTLEMILL 26 ans (DistillĂ© en Novembre 1988-Mis en bouteille en DĂ©cembre 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Extra Old Particular Â» (ou « X.O.P. Â»), Single-Cask RĂ©f. DL 10599 (Refill Bourbon barrel, 315 bouteilles, avec coffret bois), n.c.f./n.c., Natural Cask Strength, 55,7 % /RĂ©gion : LOWLANDS :

 

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La gamme "XOP", avec ici un joli LITTLEMILL, qui s'épanouit avec de l'eau, mais tout de même bien cher ! Photo © MdW

 

Couleur : Vieil or, Ă  reflets ambrĂ©s. Nez : Un peu fermĂ© Â« au dĂ©marrage Â», il lui faut un peu de temps pour s’exprimer pleinement. Complexe, il dĂ©voile peu Ă  peu ses qualitĂ©s fruitĂ©es (fruits mĂ»rs, coings, nèfles, pĂŞches jaunes très mĂ»res & fruits tropicaux), mais aussi florales vĂ©gĂ©tales (thĂ© Ă  la bergamote très infusĂ©), de cire (mĂŞlĂ©e de glaçage pour mille-feuilles, de bois de santal, entre autres (Ă  ce stade, le boisĂ© est assez important, je dois dire). Bouche : Assez fine, un rien tannique (les tannins du bois ici), ferme et de prime abord moins sĂ©duisante que le nez. Reprend les notes du nez, mais Ă  encore du mal Ă  s’exprimer sans ajout d’eau. Frustrant (et perdant des points Ă  ce stade). Tenue Ă  la dilution : Vraiment utile pour ce whisky, car la dilution permet de mettre en valeur la complexitĂ© de ce whisky et ses qualitĂ©s fruitĂ©es, florales, et un rien vĂ©gĂ©tales (le thĂ© Ă  la bergamote), mais aussi boisĂ©es (plus plaisantes maintenant). La note de cire est dĂ©sormais mĂŞlĂ©e Ă  du sucre du type utilisĂ© pour le glaçage des mille-feuilles…Ce caractère pâtissier s’accentue un peu lorsque la note de thĂ© devient plus marquĂ©e par l’orange, Ă©voquant mĂŞme un peu les gâteaux « chamonix Â» de notre enfance. Certes l’intensitĂ© est moindre que par exemple chez un bon GLENLOSSIE (je pense Ă  deux versions de nĂ©goce en particulier, l’une de chez Ian McLeod, l’autre de chez Duncan Taylor), dont le profil est en partie similaire, mais c’est dĂ©jĂ  bien mieux que sans eau. Quelques fleurs capiteuses complètent agrĂ©ablement l’ensemble. Conclusion : Un bon whisky et un bon LITTLEMILL, dans un style pas si courant, Ă  qui il ne manque pas grand-chose pour entrer dans la cour des grands, mais il y met juste un pied, si j’ose dire. Pour un whisky non filtrĂ© Ă  froid, il manque un peu de corps tout de mĂŞme (autrement il aurait pu atteindre 93/100). Ceci dit typiquement un whisky qui gagne Ă  ĂŞtre aĂ©rĂ© et lĂ©gèrement diluĂ©. MalgrĂ© tout, l’un des whiskies les plus intĂ©ressants Ă  dĂ©guster ce soir lĂ . Par contre, avec un prix annoncĂ© de 272 €, mon enthousiasme faiblit tout Ă  coup, c’est vraiment excessif. Note (sous rĂ©serve) estimĂ©e Ă  : 90,5/100, voire davantage

 

 

-MORTLACH 22 ans (DistillĂ© en Septembre 1992-Mis en bouteille en DĂ©cembre 2014), emb. Douglas LAING, gamme « Extra Old Particular Â» (ou « X.O.P. Â»), Single-Cask RĂ©f. DL 10507 (Sherry Butt, 225 bouteilles, avec coffret bois), n.c.f./n.c., Natural Cask Strength, 57,1 % /RĂ©gion : SPEYSIDE

 

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Le dernier whisky dégusté, un MORTLACH, non sans tempérament, à apprivoiser là aussi avec un rien d'eau, mais onéreux. Photo © MdW

 

 

Couleur : AmbrĂ©e, Ă  reflets rougeâtres. Nez : Un peu fermĂ© lĂ  encore au dĂ©but, assez tannique, marquĂ© par le sherry, fruits mĂ»rs et Ă©pices en tĂŞte. Notes de fruits rouges apparaissant peu Ă  peu. Un certain temps d’aĂ©ration est nĂ©cessaire, lĂ  encore, pour pouvoir l’apprĂ©cier, mĂŞme s’il fait clairement trop chaud dans la pièce pour lui rendre vraiment justice. Bouche : PassĂ©e une première gorgĂ©e ou il s’avère trop ferme, restreint, tannique et un peu trop puissant pour ĂŞtre dĂ©gustĂ© sec, il laisse dĂ©voiler un peu des qualitĂ©s que malgrĂ© tout quelques gouttes d’eau aideront Ă  dĂ©velopper. Les fruits mĂ»rs dominent, les Ă©pices sont prĂ©sentes mais pas dominantes, et le boisĂ© est racĂ© et fin. Tenue Ă  la dilution : Un peu d’eau (trop le tuerait) le rend plus souple et dĂ©voile peu Ă  peu les notes fruitĂ©es, lĂ©gèrement acidulĂ©es (mais jamais acides) et plus riches (cerises, pruneaux, raisins secs, tous macĂ©rĂ©s dans du marasquin et de l’Armagnac), mais aussi, Ă©troitement imbriquĂ©es dans celles-ci, de la cannelle, de la muscade, un rien de girofle, bref….du vin mĂ©diĂ©val aux Ă©pices. Quelques belles notes de chocolat noir se mĂŞlent Ă  la fin aux notes fruitĂ©es. LĂ  encore, comme pour le LITTLEMILL, un certain manque de corps se fait sentir (dommage, sinon ce whisky aurait peut ĂŞtre Ă©tĂ© notĂ© au dessus de 92/100). Par contre, non seulement ce MORTLACH est Ă  peine un peu vineux, mais personnellement je ne sens pas du tout cette note carnĂ©e, de viande rouge marinĂ©e dans un jus, avec une touche lĂ©gèrement mĂ©tallique qu’ont certaines versions. Un MORTLACH d’une expressivitĂ© plus immĂ©diate que le LITTLEMILL qui lui a prĂ©cĂ©dĂ©. Rappelle certains GLENFARCLAS « Family Casks Â», mais sans les notes de cire (voire de parquet cirĂ© suivant les versions) et d’herbes sèches, et surtout sans sa « corpulence Â».

Conclusion : Un bon whisky, Ă  rĂ©server aux connaisseurs, clairement. Probablement un bon MORTLACH Ă©galement, mais sĂ»r que ce soit la version la plus intĂ©ressante (ni la plus typique) sur le marchĂ© actuellement, surtout au prix annoncĂ© (245 €). MalgrĂ© tout, lĂ  encore, l’un des whiskies les plus intĂ©ressants Ă  dĂ©guster ce soir lĂ . Note (sous rĂ©serve) estimĂ©e Ă  : 91/100

 

 

ApartĂ© (Ă  propos du contexte de dĂ©gustation...) :

Que ce soit pour la dĂ©gustation ayant eu lieu chez Nicolas Julhès (dans une certaine mesure puisqu’au moins il y avait des fenĂŞtres) ou Ă  la Maison du Whisky rue d’Anjou, je tiens Ă  rappeler encore une fois (hĂ©las) et Ă  dĂ©plorer les conditions non optimales de dĂ©gustation concernant le nombre de personnes acceptĂ©es dans des locaux relativement exigus et insuffisamment aĂ©rĂ©s et le fait que visiblement l’accueil de plus 20 personnes dans ces locaux durant plusieurs heures n’a pas Ă©tĂ© suffisamment Ă©tudiĂ© : Ainsi, par exemple, les locaux du 20, rue d’Anjou de la Maison du Whisky ayant Ă©tĂ© rĂ©cemment rĂ©novĂ©s et agrandis, de nouveaux espaces en sous-sol ayant Ă©tĂ© crĂ©Ă©s (curieusement bien plus exigus que ceux du rez-de-chaussĂ©e), je ne comprends pas pourquoi l’on l’a pas disposĂ© un extracteur d’air ad hoc ni mis en place une climatisation adĂ©quate (l’aĂ©rateur prĂ©sent semble peu fonctionnel), qui est plus est dans un lieu demeurant sombre et ne permettant pas de voir la vraie couleur de ce que l’on dĂ©guste. De manière plus gĂ©nĂ©rale en France, il semble aussi (au delĂ  de ces deux dĂ©gustations) que nombre d’établissements publics et privĂ©s semblent ne pas ĂŞtre au courant que l’on a inventĂ© des systèmes d’éclairages directs et indirects sans chauffe des produits (et accessoirement des personnes !) avoisinants…

Tout cela donne des conditions assez médiocres de dégustation, l’espace est vite saturé, les whiskies sont trop chauds (alors que l’on se trouve dans une cave, un comble!) et la non régulation de l’arrivée du public (un défaut majeur dans les salons et dégustations dans notre pays) que l’on oblige par contre à s’inscrire par internet à l’avance (aucun contrôle à la MdW ce jour là, aussi cela n'a pas de sens) ne permet pas d’optimiser l’espace ni de laisser le temps de bien déguster sans être bousculé ou en nage à mi-parcours… Je passe sur d’autres choses, et sur certains publics parfois irrespectueux (que ce soit dans la vraie vie ou sur la toile, d'ailleurs), c’est minoritaire, mais cela arrive aussi…un peu trop souvent à mon goût. Une dégustation de whisky doit demeurer dans la convivialité à mon sens....

 

 

***

 

Autre chose, voici le lien vers la rubrique « Coup de coeur Â» pour laquelle j’ai postĂ© Ă©galement une nouvelle note de dĂ©gustation sur un single-malt de la distillerie OLD PULTENEY. Ce n’est certes pas une nouveautĂ©, mais une bouteille que j’apprĂ©cie beaucoup et devait normalement intĂ©grer le menu de gauche. Seule la notice explicative et historique a pu ĂŞtre publiĂ©e, vous pouvez la consulter aussi via ce lien : Fiche OLD PULTENEY 15 ans officiel 1991-2006, 54,9 %

 

 

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EVENEMENTS WHISKY A L'ETRANGER:

 

-FESTIVAL "FEIS ILE" SUR ISLAY, EN ECOSSE:

 

-Le très attendu festival "FEIS ILE" (sous-titrĂ© « ISLAY FESTIVAL OF MUSIC AND MALT Â» ) Ă©dition 2015 vient d’avoir lieu du 23 au 30 Mai 2015 sur l’île d’Islay, en Ecosse, et au vu des Ă©chos sur la toile, des tĂ©moignages recueillis, et bien que (honte Ă  moi, je sais !) je ne m’y sois pas encore rendu moi-mĂŞme, je compte bien rĂ©parer cela pour faire au moins une visite des diffĂ©rentes distilleries de l’île d’ici un an ou deux. Je ne pouvais pas ne pas l’évoquer au moins brièvement, et l’illustrer grâce Ă  des photos d’amis bloggeurs qui s’y sont rendus cette annĂ©e. Un grand merci donc Ă  Thomas & Ansgar Speller (lien vers leur excellent site internet ici : Whisky Speller) pour leur gĂ©nĂ©reux partage de photos & rĂ©cit de ce voyage, ainsi qu’à l’établissement hĂ´telier Islay House (lien vers leur site : Islay House (hĂ´tel) ) pour cette belle photo de l’embouteillage de PORT CHARLOTTE spĂ©cialement produit pour eux par la distillerie BRUICHLADDICH.

 

 

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Un moment de complicité entre visiteurs du festival, apparemment, le "Ceilidh" (ou bal celtique si j'ose dire), à la distillerie ARDBEG.

Photo: © Thomas Speller

 

 

Certes, toute l’annĂ©e dĂ©jĂ , l’île d’Islay est largement visitĂ©e par les touristes comme par les « anoraks Â» (passionnĂ©s) du whisky, et cette semaine lĂ  il y a encore davantage de monde au mètre carrĂ© (on m’a parlĂ© de souvent une Ă  deux heures de queue pour accĂ©der Ă  chaque distillerie lors des « Portes Ouvertes Â» spĂ©ciales qu’elles organisent Ă  cette occasion) Ă  de multiples Ă©vĂ©nements mĂŞlant dĂ©gustations de whiskies, concerts de musiques traditionnelles et autres, avec danses traditionnelles (et « Ceilidh Â», fĂŞte ou l’on est invitĂ© Ă  partager des danses Ă©galement), le tout associĂ© Ă  des dĂ©gustations de spĂ©cialitĂ©s culinaires locales, d’associations culinaires avec le whisky, des visites guidĂ©es approfondies des distilleries, masterclasses avec des personnalitĂ©s ou figures lĂ©gendes souvent locales du whisky, etc…

 

 

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Pas de vrai festival sans musique, et la preuve qu'on peut allier tradition et modernité. Photo: © Thomas Speller

 

Mais le « FEIS ILE Â», c’est aussi (et surtout pour certains) l’occasion d’acquĂ©rir (voire mĂŞme parfois d’embouteiller) sur place des Ă©ditions limitĂ©es spĂ©ciales, souvent proposĂ©es brutes de fĂ»t, voire mĂŞme de dĂ©guster, voire d’acquĂ©rir des mises en bouteille spĂ©cifiques Ă  cet Ă©vĂ©nement proposĂ©es par des nĂ©gociants (par exemple cette annĂ©e Douglas Laing-voir note de dĂ©gustation de cette bouteille plus haut), mais aussi de rencontrer des amateurs de whiskies de toute la planète, bref, un Ă©vĂ©nement très attendu. Signalons entre autres (je ne peux ici les citer toutes en dĂ©tail, cet Ă©ditorial Ă©tant dĂ©jĂ  long, car il y a en a au moins une par distillerie, plus d’autres spĂ©ciales ou de nĂ©goce-et bien sĂ»r plusieurs liĂ©s aux deux distilleries fĂŞtant leur bicentenaire cette annĂ©e, Ă  savoir ARDBEG avec le « Perpetuum Â» & LAPHROAIG avec une nouvelle version du « Cairdeas Â»), un CAOL ILA brut de fĂ»t, un très attendu LAGAVULIN triple maturation de 24 ans d’âge millĂ©simĂ© « 1991 Â» (maturation en fĂ»ts de Bourbon, sherry P.X. & « old oak Â» puncheon), 3500 bouteilles, titrant 59,9 % et vendu ÂŁ 124).

 

 

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Sans doute la photo la plus spectaculaire de tout le festival, lorsque tous les visiteurs de l' "Open day" posent devant la distillerie. Au premier plan

de nombreuses femmmes et bloggeuses (dont Ansgar Speller, que je salue au passage), preuve que le whisky n'est pas qu'un monde d'hommes.

Photo: © Thomas Speller (avec mes félicitations & remerciements)

 

 

La distillerie BRUICHLADDICH, qui fĂŞtait aussi le dĂ©part Ă  la retraire de Jim McEwan, n’était pas en reste, avec deux versions de BRUICHLADDICH plus un OCTOMORE (nommĂ© « Discovery Â», c’est un 7 ans d’âge distillĂ© 4 fois, vieille en fĂ»ts de sherry, cette fois en bouteille transparente & titrant 69,5 %), mais aussi le PORT CHARLOTTE produit pour l’Islay House (un 10 ans d’âge millĂ©simĂ© « 2004 Â» titrant 55 % entièrement vieilli en fĂ»ts de vin espagnol provenant de la ville de Cadix).

 

 

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Une véritable invitation au voyage que cette belle photo consacrée à une mise en bouteille spéciale destinée à ce grand hôtel d'Islay. Photo: © Islay House

 

 

Signalons aussi, outre plusieurs bruts de fĂ»t pour KILCHOMAN (voir sujet plus haut), deux mises en bouteille pour BUNNAHABHAIN (un 11 ans et un 18 ans avec affinage « Moscatel Â»), les pas moins de trois BOWMORE (voir photo ci-dessous) proposĂ©s Ă  cette occasion (si l’on ne compte pas celui accordĂ© Ă  la sociĂ©tĂ© S.M.W.S., un 17 ans d’âge de code 3.243 Ă  57.1 %) : Le « Feis Ile 2015 Virgin Oak Â», un n.a.s. Ă©levĂ© en fĂ»ts neufs, un brut de fĂ»t titrant 55,7 %, 1000 bouteilles, titrage 55,7 %, Prix : ÂŁ 55 ; le « Feis Ile 2015 Oloroso Sherry Cask 2002 Â», un 12 ans d’âge Ă  embouteiller soi-mĂŞme Ă  la distillerie, provenant du fĂ»t N° 2214, titrage n.c., Prix : ÂŁ 80, et enfin le « Feis Ile 2015 Sherry Cask 1988 Â», de 26 ans d’âge,248 bouteilles, titrage n.c., Prix : ÂŁ 350). De quoi peut ĂŞtre avoir envie de casser sa tirelire (mais attention, toutes ces bouteilles se vendent très rapidement dĂ©jĂ  sur place).

 

 

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Un choix gĂ©nĂ©reux de la part de la distillerie BOWMORE pour ce "Feis Ile 2015", avec plus de trois mises en bouteille (voici les 3 officielles). 

Photo: © Bowmore distillery

 

Un voyage par contre qui se prépare longtemps à l’avance, plus d’un an. Merci de consulter à cet effet les pages consacrées aux sites internet de tourisme sur mon site ici (vers la fin du sujet) : Sites internets conseillés

Voici par ailleurs le lien vers le site officiel du festival : Islay Festival (infos)

 

 

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Une démonstration de tonnellerie à la distillerie LAGAVULIN, une initiation à l'artisanat du whisky, c'est aussi cela, le "Feis Ile".

Photo: © Thomas Speller, que je remercie encore...

 

 

 

 

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Encore une belle photo, que l'on doit Ă   © Nickolls and Perks, des caves du mĂŞme nom, dans les Midlands, merci Ă  eux (leur site internet: Nickolls and Perks)

 

 

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RĂŞvez bien !

(Sweet dreams !)

 

 

Editorial No 14

 

EDITORIAL No 14 : « Un Temps d’Anniversaires… » (Birthday Time) :

 

 Dernière Mise Ă  jour/Latest Updating: 10/06/2015

 

Dans ce nouvel EDITORIAL, je vous parlerais de l’actualité du whisky, d’une initiative intéressante sur les whiskies de France, d’une masterclass MACKMYRA, de dégustations diverses, de nouvelles sorties whiskies, de la disparition d’une figure féminine du whisky, du départ à la retrait d’un colosse du whisky d’Islay, mais aussi, entre autres choses, du nouveau REDBREAST (grâce à un invité et ami), d’un anniversaire lié à une société tricentenaire de Cognac, puis, tout au long de celui-ci, de mon avis sur certaines références plus ou moins attendues et sur certaines nouvelles tendances…J’espère que vous l’apprécierez.

 

ENGLISH SUMMARY :

In this new Editorial I will speak about new bottlings, some short news about whisky, about a MACKMYRA masterclass, but also about someone famous in the whisky world that recently passed away, also, among other things, about the new REDBREAST (thanks to a friendly guest!), about a retirement of a colossus of Islay, about an interesting project to support French distilleries, about a Cognac company celebrating 300 years of work, and, all throughout this article long, about my opinion on various topics. I hope you will enjoy it.

You can get an approximate translation of my full EDITORIAL by using « Google Translate Â». Please click here below… :Translator link

 

INTRODUCTION :

(Foreword) :

Pas de point de vue global cette fois, mais plutôt des commentaires ciblés en exergue des différents sujets ou sorties de bouteilles (en violet), ce afin de davantage de clarté et réactivité, commentaires que vous retrouverez tout au long de cet Editorial. Par ailleurs, dès que possible, les notes de dégustation particulières vont reprendre, et à commencer par celles concernant les nouveautés COMPASS BOX dont j’ai parlé la dernière fois, grâce à des échantillons reçus entre temps et pour lesquels je remercie John Glaser et son équipe encore une fois. Voici d'ailleurs en attendant celle concernant l' "HEDONISM Quindecimus" : cliquez ici / click here (tasting note)

Suivront, entre autres, comme promis, mes notes sur les Ă©chantillons de whiskies hollandais reçus ou collectĂ©s depuis fin 2014, et bien sĂ»r le sujet « EXPRESS NOTES Â» SpĂ©cial Blended-Whiskies, un autre sur un rapide tour d'horizon de divers whiskies avec de brèves notes de dĂ©gustations, puis un sujet sur une sociĂ©tĂ© de nĂ©goce familiale de Bas-Armagnac, entre autres choses. Voici dĂ©jĂ  comme promis un "Gros Plan" sur Guilhem Grosperrin/Cognacs La Gabare S.A., un reportage sur mon voyage en 2014 sur les terres du Cognac :

Les Cognacs Grosperrin (cliquez ici)

A Signaler Ă©galement, le soutien de ce site Ă  une initiative relayĂ©e et mise en Ĺ“uvre grâce au « crowdfunding Â» (financement participatif) ici avec Kisskissbankbank, je veux parler du projet de Robin Entreinger (aidĂ© entre autres par Valentin Bonhomme) nommĂ© « Le TOUR DE FRANCE DES WHISKIES Â». Il s’agit d’un projet de visite de toutes les distilleries françaises (ou de la plupart en tout cas) qui produisent du whisky afin de tourner un documentaire qui sera diffusĂ© gratuitement sur youtube (comme le prĂ©cĂ©dent, en format de 22 minutes, sur Islay, dĂ©jĂ  disponible), avec en plus un caractère participatif, l’édition d’un DVD, etc... J’avais dĂ©jĂ  parlĂ©, dans ma page "Projets", ce mon souhait de soutenir, lorsque c’était possible, des initiatives pour faire mieux connaĂ®tre le whisky français, au-delĂ  d’une actualitĂ© rĂ©cente difficile pour celui-ci en raison des querelles fratricides entre distilleries sur la question des appellations contrĂ´lĂ©es, que je dĂ©plore, aussi ce projet (dont je n’ai appris l’existence que très rĂ©cemment) m’a paru pertinent Ă  aider. Pour en savoir plus (fĂ©licitons nous qu’entre temps la mobilisation aie Ă©tĂ© un succès, le projet va pouvoir se faire ! bravo Robin !), merci de consulter le lien suivant :

Le Tour de France des whiskies

 

 

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RETOUR SUR QUELQUES EVENEMENTS WHISKY ET SPIRITUEUX:

(Short reports on some recent Whisky & Spirits events)

 

-Le 21 avril dernier avait lieu une soirĂ©e consacrĂ©e Ă  la distillerie suĂ©doise MACKMYRA (une « masterclass Â» comme on a coutume de le dire), dans la boutique N°3 (au 28, rue du faubourg Poissonnière) de l’enseigne (Ă©picier/fromager/traiteur/caviste) Nicolas JULHES Ă  Paris. C’est l’ambassadrice Lisa Joanna COLLINS qui prĂ©sidait la soirĂ©e, aidĂ©e d’une traductrice de la Maison du Whisky (leur distributeur français) et d’AnaĂŻs Boutron (chargĂ©e des Ă©vĂ©nements pour la cave). Six flacons Ă©taient proposĂ©s Ă  la dĂ©gustation, certains dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©s sur le site, d’autres non, dont une nouveautĂ© et une rĂ©Ă©dition lĂ©gèrement diffĂ©rente. Les prix oscillent entre 42 € pour le distillat et 75 € pour les deux dernières Ă©ditions limitĂ©es non tourbĂ©es. Je ne reviens pas sur la prĂ©sentation de la distillerie, que vous pouvez dĂ©jĂ  trouver sur le site : cliquez ici / click here

 

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La dĂ©gustation a dĂ©butĂ© avec le « BRUKS Â», toujours aussi sĂ©duisant (fleurs, fruits, liĂ©s aux esters, crème d’amandes-91/100) titrant 41,4 %, suivi du « SVENSK EK Â» (une jolie version remplaçant la « FIRST EDITION Â», et comportant davantage de fĂ»ts de chĂŞne suĂ©dois-note estimĂ©e Ă  91/100), titrant 46,1 %, dont la dĂ©gustation a Ă©tĂ© associĂ©e Ă  celle d’un chèvre additionnĂ© de confiture de « cloudberry Â» (un fruit prĂ©sent en Suède et que l’on pourrait traduire par « ronce des tourbières Â» ou « ronce petit-mĂ»rier Â»), une association sucrĂ©e/salĂ©e assez rĂ©ussie. La dĂ©gustation s’est poursuivie par le « new spirit Â» (distillat pur) rĂ©duit Ă  46,1 %, commercialisĂ© sous le nom suĂ©dois de « VIT HUND Â» (pour « white dog Â», le surnom amĂ©ricain du distillat pur commercialisĂ©, mais aussi le nom de l’instrument qui sert Ă  sortir le distillat du fĂ»t). Un distillat très fruitĂ©, impressionnant, mais rendu trop timide hĂ©las par la rĂ©duction. La bouteille est par ailleurs de 50 cl au lieu de 70. Une initiative Ă  louer cependant, tant il est difficile de trouver pour un achat, hormis chez certaines nouvelles distilleries, du distillat pur des distilleries Ă©cossaises, par exemple, cela est rarement commercialisĂ©. Pas de notes chiffrĂ©es ici Ă  donner, mais c’est bon !

La dĂ©gustation s’est poursuivie par celle de deux Ă©ditions limitĂ©es de la mĂŞme gamme, d’abord le « MIDNATTSSOL Â» (ou « Soleil de minuit Â» en suĂ©dois), un assemblage de 75 % de fĂ»ts ayant contenu du Bourbon & de 25 % de fĂ»ts ayant contenu du Sherry (tous deux Ă©levĂ©s dans des fĂ»ts de 128 litres), puis l’ensemble a Ă©tĂ© affinĂ© 4 mois durant dans des fĂ»ts ayant contenu du vin de sève de bouleau (« birch sap Â») de Suède. Le whisky titre 46,1 %. Le rĂ©sultat est sĂ©duisant, assez rond, lĂ©gèrement vineux, acidulĂ©, avec des esters et rappelle un peu (on aime ou l’on n’aime pas) le dernier YAMAZAKI « Distiller’s Reserve Â». Note provisoire 88/100. L’autre Ă©dition limitĂ©e du jour Ă©tait le « ISKRISTALL Â» (ou « cristal de glace Â»), un assemblage combinant des fĂ»ts ayant contenu du Bourbon, des fĂ»ts de chĂŞne suĂ©dois avec un affinage de 4 mois dans des fĂ»ts ayant contenu du Sherry de type Pedro Ximenez (dit « P.X. Â»). Le whisky titre 46,1 %. Une version dĂ©licate, moins facile d’accès que la prĂ©cĂ©dente, mais plus riche semble t’il, plus Ă©lĂ©gante, plus Ă©picĂ©e aussi, et avec un bel Ă©quilibre entre les diffĂ©rents types de fĂ»ts…mon prĂ©fĂ©rĂ© de la soirĂ©e avec le « SVENSK EK Â». Note estimĂ©e Ă  91-92/100. La dĂ©gustation s’est conclue avec une rĂ©fĂ©rence rĂ©cente et assez bluffante de la distillerie, une version tourbĂ©e nommĂ©e « SVENSK ROK Â» (ou « fumĂ©e suĂ©doise Â») et rĂ©duite Ă©galement Ă  46,1 %. Note 91/100. Un excellent whisky tourbĂ© (modĂ©rĂ©ment-et associĂ©e aux branches de genĂ©vrier, mais la note est discrète) qui pourrait bien faire la nique Ă  certains Islay officiels…qu’on se le dise.

 

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-Le 09 avril dernier avait lieu Ă  Paris la soirĂ©e inaugurale de l’ Â« Espace Collector’s Â» de boutique rue d’Anjou de La MAISON DU WHISKY qui avait Ă©tĂ© entièrement reconstruite et repensĂ©e Ă  l’automne 2014, et dĂ©sormais dĂ©ployĂ©e dans un espace trois fois plus grand assez impressionnant tant pour le nĂ©ophyte que pour le collectionneur. Aux gigantesques Ă©tagères et vitrines rĂ©tro-Ă©clairĂ©es du premier Ă©tage s’ajoutent dĂ©sormais deux espaces en sous-sol, dont l’un est dĂ©sormais consacrĂ© aux soirĂ©es collector’s, masterclass ou encore acadĂ©mie du whisky (des cours dispensĂ©s sur place par des spĂ©cialistes de la maison), et plus rĂ©cemment des « Workshops Â», des journĂ©es ou soirĂ©es dĂ©gustation thĂ©matiques et gratuites (mais sur inscription en ligne) autour d’une distillerie ou d’un nĂ©gociant.

 

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La première des « Workshops Â» fĂ»t consacrĂ©e le mois prĂ©cĂ©dent au whisky (il y en existe aussi sur d’autres spiritueux) fĂ»t celle concernant le nĂ©gociant Ă©cossais SIGNATORY VINTAGE, au cours de laquelle une large sĂ©lection de whiskies fut prĂ©sentĂ©e, puis le 16 mai autour du nĂ©gociant italien SILVER SEAL, puis la suivante aura lieu le 20 juin autour du nĂ©gociant Ă©cossais Douglas LAING, atelier auquel votre serviteur espère cette fois pouvoir assister…

La soirĂ©e inaugurale a dĂ©butĂ© par la dĂ©gustation d’un GLENFARCLAS officiel (import italien) millĂ©simĂ© « 1971 Â» (un 5 ans d’âge embouteillĂ© en 1976, Ă  40 %-note estimĂ©e Ă  87/100), jeune, lĂ©ger mais très frais et floral (qui m’a davantage Ă©voquĂ© un AUCHENTOSHAN…). La maison proposait Ă©galement des associations culinaires comme par exemple l’association avec du foie-gras de qualitĂ© avec un blended-malt NIKKA 21 ans « Taketsuru Â» en version « non chill-filtered Â» Ă  48 %, excellent, mais rendu un peu raide et plus Ă©picĂ© par la tempĂ©rature de la pièce qui montait un peu trop avec l’affluence importante (note cette fois 88/100 seulement), puis un joli GLENDRONACH single-cask officiel 19 ans (cask N°538, Sherry Oloroso Ă  55 %-note estimĂ©e Ă  90/100) associĂ© avec une succulente ganache chocolat de chez Pierre HermĂ©.

 

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Le clou de la soirĂ©e a Ă©tĂ©, tout de mĂŞme (moi qui l’avait dĂ©jĂ  dĂ©gustĂ© et approuvĂ© en 2009), un splendide LAPHROAIG officiel de 10 ans d’âge…mais mis en bouteille en 1979 (et Ă  43 % s’il vous plaĂ®t) pour l’importateur Bonfanti…Un sublime exemple d’équilibre parfait entre tourbe, fleurs, fruits, vĂ©gĂ©taux, notes marines & fumĂ©es. Beaucoup d’harmonie dans ce whisky, sans doute un peu d’O.B.E. (« old bottle effect Â» = fusion des saveurs plus poussĂ©e Ă  cause de l’oxygĂ©nation), mais pas trop, et un touchĂ© en bouche presque soyeux ! (note confirmĂ©e = 96/100).

 

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-J'ai Ă©tĂ© très honorĂ© d'ĂŞtre invitĂ© Ă  la ConfĂ©rence de Presse de Philippe GUETTAT, P.D.G. de la maison MARTELL (lĂ  il s’agit de Cognac, pas de Whisky, certes, mais ce n’est pas tous les jours qu’une sociĂ©tĂ© rĂ©putĂ©e de spiritueux fĂŞte ses 300 ans d’existence !), au Pavillon KlĂ©ber Ă  Paris le 15 avril dernier, Ă  l’occasion du tricentenaire de celle-ci. Cette confĂ©rence fut le prĂ©lude Ă  toute une annĂ©e et demie de festivitĂ©s fastueuses, dont un dĂ®ner Ă  Versailles le 20 mai pour quelques happy few en France et dans le monde, car l’anniversaire sera cĂ©lĂ©brĂ© dans 30 villes & un projet ambitieux (« Martell France 300 ») pour identifier les 300 talents qui symboliseront, selon le comitĂ© de sĂ©lection de la marque, « le rayonnement de la gastronomie, de l’art, la mode, la mixologie et le divertissement incarnant l’art de vivre Ă  la française du XIème siècle Â». Les laurĂ©ats seront dĂ©signĂ©s en Juin 2015. L’actrice et mannequin parfaitement francophone Diane KRUGER (en photo ci-dessous avec Mr GUETTAT), prĂ©sente Ă  cette confĂ©rence, a Ă©tĂ© par ailleurs dĂ©signĂ©e ambassadrice pour la maison Martell de ce tricentenaire.

 

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Plus prosaĂŻquement, pour « revenir aux flacons Â», parmi les nouveautĂ©s prĂ©sentĂ©es, et crĂ©Ă©es par le maĂ®tre de chai BenoĂ®t FIL, signalons un « Assemblage 3 millĂ©simes Â», regroupant des eaux-vie du XVIII, XIX & XX ème siècle des rĂ©gions « Grande Champagne Â», « Fins Bois Â» et « Borderies Â», en un coffret bois luxueux (prix n.c.). 

 

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Egalement Ă  signaler, une Ă©dition spĂ©ciale du cĂ©lèbre « Cordon Bleu Â» (rĂ©fĂ©rence X.O. rĂ©putĂ©e de la gamme-vous trouverez bientĂ´t sur le site mes notes de dĂ©gustation de la version rĂ©gulière- j’en profite pour remercier ici chaleureusement la maison Martell pour cette invitation et cette opportunitĂ© de dĂ©gustation), que l'on pourrait nommer "Cordon Bleu 300", regroupant plus d'une centaine d'eaux-de-vie des principaux vignobles du Cognac en une bouteille plus haute et fine que celle de l'Ă©dition rĂ©gulière. 

Enfin, parmi d’autres, l’artiste que je suis aussi n’a pas pu ne pas remarquer le joli travail du sculpteur Bernar VENET pour Ă©laborer l’écrin & la carafe de l’édition limitĂ©e nommĂ©e « Premier Voyage Â», de moyenne d’âge de 80 ans environ, regroupant 18 eaux-de-vie allant de 1868 (une « Grande Champagne Â» antĂ©-phylloxĂ©ra !) Ă  1977 (des « Borderies Â»). L’assemblage a Ă©tĂ© ensuite remis Ă  marier dans 24 fĂ»ts de chĂŞne issus du mĂŞme arbre tricentenaire. Les 300 carafes ont Ă©galement pour originalitĂ© d’être fixĂ©es sur leur socle (on ne peut servir le Cognac qu’en utilisant une pipette fournie, nommĂ©e « fusil Â»). Elles sont vendues au prix unitaire de 10000 €. MĂŞme si on est loin de certains excès de DALMORE (on doit fĂ©liciter Martell pour cela), il est clair que ces carafes ne seront pas Ă  portĂ©e de tout le monde…Je demeure curieux du goĂ»t cependant. Joindre l’excellence de l’Art contemporain Ă  celle du Cognac demeure en effet rare de nos jours !

 

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NOUVELLES WHISKY (TOUS PAYS)/SCOTCH WHISKY NEWS :

Pour cette fois j’ai voulu mettre en avant davantage des personnes plutôt que les nouvelles plus économiques ou généralistes…un choix dont j’espère l’on ne me tiendra pas rigueur. Les commentaires associés n’engagent que moi bien évidemment.

-DĂ©cès d’Helen ARTHUR, Ă©crivain du whisky, auteur notamment de « Le Whisky Single-Malt  (Guide du bon vivant) Â», 2001, publiĂ© aux Ă©ditions Taschen (traduction de son ouvrage « The Single-Malt Whisky Companion. A Connoisseur’s Guide Â» publiĂ© en 1997. ISBN : 3-8228-1041-X). Ce livre fut un de mes premiers livres de chevet sur le whisky et il m’a Ă©tĂ© fort utile pour dĂ©couvrir les distilleries d’Ecosse. Il s’agit Ă©galement d’un des premiers livres sur le whisky Ă  l’époque Ă  ĂŞtre Ă©crit par une femme, ce qui maintenant est un peu plus rĂ©pandu, mĂŞme si l’univers Ă©ditorial du whisky (c’est moins vrai pour l’industrie, quoique…vaste dĂ©bat) s’est un peu plus ouvert depuis, notamment grâce Ă  des personnalitĂ©s incontournables comme Martine NOUET. De plus en plus impliquĂ©es dans le marketing, mais aussi dans la distillation voire l’assemblage, les femmes d’aujourd’hui comptent dans le whisky, mais c’est un fait encore mĂ©connu, aussi nous y reviendrons certainement…

 

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-DĂ©part  la retraite de Jim McEWAN de la distillerie BRUICHLADDICH après 52 ans dans l’industrie du whisky (enfin, une retraite partielle, en vĂ©ritĂ©, car ce dernier habitera tout près de la distillerie et sera sollicitĂ© de manière ponctuelle pour seconder Simon McLAUGHLIN, qui le remplace dĂ©sormais). Pour ceux qui ne le connaĂ®traient pas, Jim McEWAN a Ă©tĂ© le directeur de production et le maĂ®tre-distillateur de la distillerie BRUICHLADDICH depuis sa rĂ©ouverture en 2000. Avec Mark REYNIER, entre autres, il a Ă©tĂ© l’instigateur du renouveau de la gamme, pour le meilleur (avec de belles rĂ©ussites, comme les pendants tourbĂ©s que sont OCTOMORE & PORT CHARLOTTE, mais aussi parfois quelques Ă©ditions de BRUICHLADDICH, comme par exemple les 2 premières Ă©ditions de l’ Â« INFINITY Â», ou les 20 ans d’âge), mais aussi, pour le pire, avec, on le dit moins, des Ă©checs, comme les très nombreux affinages en fĂ»ts de vins français ou autres, opĂ©ration le plus souvent destinĂ©e Ă  valoriser de vieux fĂ»ts fatiguĂ©s provenant de stocks restants en les affinant dans des fĂ»ts de vins rĂ©cupĂ©rĂ©s par REYNIER (il l’a rĂ©cemment lui-mĂŞme avouĂ© dans une interview), qui a travaillĂ© dans le monde du vin auparavant. Une pratique qui avait cours en attendant que la distillerie sorte leur premier nouveau 10 ans d’âge, ce qui fut fait en 2011.

 

 

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Il Ă©tait Ă©galement responsable avec Mark REYNIER de la sĂ©lection des fĂ»ts et des affinages pour les diffĂ©rentes gammes de whiskies (dont la prestigieuse « Mission Â») de la maison de nĂ©goce Murray McDAVID dont il Ă©tait Ă  l’époque co-propriĂ©taire. Jim McEWAN avait appris le mĂ©tier Ă  Glasgow, comme assembleur, puis a travaillĂ© Ă©galement pour la distillerie BOWMORE auparavant, et est de fait viscĂ©ralement attachĂ© Ă  l’île d’Islay. C’est un ambassadeur infatigable de la distillerie comme de l’île (ça, on ne peut pas le nier !), qu’il loue lors de salons, festivals ou portes-ouvertes Ă  la distillerie, ou dans ses nombreuses vidĂ©os promotionnelles ou il parlait de chaque version, avec un plaisir non dissimulĂ©, mais, ce qui me gĂŞnait quelque peu, sans aucun recul sur ses crĂ©ations…Mais c’est sans doute aussi cela qui fait partie de son charme, en plus de son travail en famille, avec sa femme Barbara et notamment sa fille Lynne, chose dont je peux attester ! Bonne (semi) retraite, Jim !

 

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NOUVEAUTES WHISKY AUTRES PAYS/OTHER COUNTRIES NEW BOTTLINGS :

 

-A l’occasion du 30 ème anniversaire du lancement de la gamme « Very Rare Â», la distillerie irlandaise MIDLETON sort une nouvelle rĂ©fĂ©rence haut de gamme, « Very Rare Pearl Edition Â», comprenant un whisky de grain millĂ©simĂ© « 1981 Â» et un single-pot still millĂ©simĂ© « 1984 Â» (il s’agit d’un 30 ans d’âge). L’assemblage a Ă©tĂ© mis en bouteille (117 bouteilles) en 2014 au titrage naturel de 53,1 %, dans un coffret en bois irlandais comportant en outre une mignonnette de 5 cl du mĂŞme whisky, ce pour le prix d’environ 6800 €.

Que dire sinon que le prix le rend encore moins abordable que les Ă©ditions rĂ©gulières du « Very Rare Â», ce qui n’est pas très enthousiasmant. Ceci dit, je serais curieux de le dĂ©guster !

 

 

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-Plus modestement, la distillerie MIDLETON propose aussi une version du POWERS (toujours sans compte d’âge) apparemment rĂ©servĂ©e pour le moment (en France) Ă  la chaĂ®ne Comptoir Irlandais, nommĂ©e POWERS « Signature Release Â», un Single-Pot Still (ou Pure Pot Still si vous prĂ©fĂ©rez !) faisant la part belle aux fĂ»ts ayant contenu du Bourbon avec juste une petite part de fĂ»ts ayant contenu du Sherry. Il titre 46 % et est vendu dans les 50 € environ.

Etant donnĂ© les notes de dĂ©gustation fournies par le producteur, faisant Ă©tat notamment de fortes notes d’épices (poivre), de vanille et miel, il est fort probable qu’il s’agisse d’une version avec pas mal de technologie du bois (brĂ»lage important probable), très « contemporaine Â», donc, et Ă  mon avis, le pendant plus haut de gamme (enfin, en apparence) du « Gold Reserve Â» de JAMESON. Une dĂ©gustation nous en apprendra certainement plus. Mon enthousiasme est très modĂ©rĂ© sur cette version…

 

 

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-Je vous ai rĂ©cemment parlĂ© du nouveau REDBREAST «  Mano a Lamh Â» de chez MIDLETON Ă©galement, une version disponible qu’à la distillerie ou en vente en ligne auprès d’eux. Un ami bloggeur, FrĂ©dĂ©ric LORRAIN, webmestre du site www.quelwhisky.org a pu le dĂ©guster (certes votre serviteur pas encore), a acceptĂ© que je diffuse sa note de dĂ©gustation sur mon site, aussi je l’en remercie, lĂ  voici :

 

 

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-REDBREAST « Mano a Lámh Â», Sherry casks, non chill-filtered, 2015, 46 %, Distillery bottling only, note de dĂ©gustation par FrĂ©dĂ©ric Lorrain :

« J'ai enfin ouvert une bouteille de REDBREAST « Mano a Lámh Â» que j'avais depuis le mois de mars. Une super bonne surprise ! Je suis ravi !

Nez : MĂŞme si les 46 % sont bien prĂ©sents dans le verre Ă  l'ouverture de la bouteille, les parfums se rĂ©vèlent assez vite. Il s'agit d'un dĂ©licat mĂ©lange entre le style irlandais avec une orientation claire vers le xĂ©rès : Abricots et raisins secs, avec une base plus cĂ©rĂ©ale assez gourmande. Ma femme a regrettĂ© le manque de vanille et le miel, mais ici, point de fĂ»t de bourbon !

Bouche : L'attaque est franche et immĂ©diatement fruitĂ©e. Elle est cohĂ©rente avec le nez mais se rĂ©vèle plus gourmande. Les Ă©pices sont bien maitrisĂ©es et l'ensemble s'oriente vers les pĂŞches et poires bien mures. Le style irlandais, quoiqu'en retrait, tient bien son rĂ´le. C'est bien mĂŞlĂ© avec des notes franches de fruits et plusieurs autres notes gourmandes plus subtiles. Très rĂ©jouissant tout ça ! La rĂ©tro olfaction fonctionne Ă  plein rĂ©gime, vĂ©hiculant tout un tas de parfums fugaces qu'une première dĂ©gustation peine Ă  correctement analyser (entre la cĂ©rĂ©ale et les fleurs). C'est intĂ©ressant comme certains LITTLEMILL "bonbons" indĂ©pendants.

Bouche (avec un temps d’aĂ©ration) : Avec le temps, la bouche s'assèche et rĂ©vèle des notes de cacao et de torrĂ©faction avec des pointes boisĂ©es en rĂ©tro olfaction. Beaucoup de marqueurs xĂ©rès qui s'attĂ©nuent, peut ĂŞtre, un peu trop vite. Il ne s'agit pas d'un « sherry Monster Â» avec des notes lourdes de cire d’antiquaire. Et pas une seule pointe de soufre ! Tout est gourmand et printanier, un vrai rĂ©gal ! Le nez est plein de promesses et la bouche est cohĂ©rente, que demander de plus !
Conclusion : C'est un n.a.s., et je doute qu'il contienne de vieux fĂ»ts de REDBREAST. Il est plus parfumĂ© mais moins persistant qu'un 12 ans d’âge. On pourra donc certes regretter une finale un peu courte, mais je reste extrĂŞmement content de mon achat. Je mets une note temporaire de 90/100 en attendant les prochaines dĂ©gustations. Il est possible que tous ces parfums se tassent après l'ouverture... En comparaison avec le REDBREAST 21 ans, je pense que le 21 gagne le point, plus intense, plus dans l'esprit REDBREAST 12 ans et 15 ans. Il a plus de longueur Ă©galement. Mais ce REDBREAST « Mano a LĂ mh Â» est vraiment bien sympa et 3 fois moins cher ! Â»

 

 

-La sociĂ©tĂ© de nĂ©goce belge The NECTAR, propose dans sa gamme « The Nectar of the Daily Dram Â» un nouvelle rĂ©fĂ©rence anonyme de single-malt « Distilled in IRELAND Â» (probablement encore en provenance de la distillerie BUSHMILLS, mais ce n’est qu’une hypothèse) âgĂ© cette fois de 23 ans (distillĂ© en 1991-mise en bouteille en 2015), un Single-Cask (N° de fĂ»t non prĂ©cisĂ©), au titrage de 54,6 %.

 

Je n’ai pas dégusté cette nouvelle référence, mais pour en avoir dégusté trois autres dans cette même série (voir reportage sur le Whisky Live Paris 2013: cliquez ici / click here), je peux vous dire que la qualité a de grandes chances d’être au rendez vous. Les trois références précédentes, un 22, 24 & un 26 ans étaient toutes superbes, très fruitées, complexes et d’un raffinement irlandais inouï. En revanche, comme j’ai entendu parler de cette nouveauté via un ami belge, rien ne dit qu’elle sera disponible en France…A suivre.

 

 

 

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-La distillerie japonaise MARS (ou MARS SHINSHU), située à Nagano, sur l’île d’Honshu, ré-ouverte en 2011, propose (en importation française via La Maison du Whisky) un nouveau 3 ans d’âge nommé "Komagatake" élevé cette fois à la fois en fûts de Sherry et de Bourbon, un brut de fût ("cask strength") titrant 57 %. Ce single-malt sera vendu aux alentours de 135 €. De nombreuses autres références existent (notamment des mises en bouteille d’anciens stocks de la distillerie âgés de plus de 20 ans), mais elles ne sont pas disponibles en Europe pour le moment, et ce n’est pas sûr qu’elles le seront un jour vu l’engouement actuel (pour ne pas dire la folie d’achat et de spéculation) tant sur le marché local qu’international.

 

 

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NOUVEAUTES WHISKY ECOSSAIS/SCOTCH WHISKY NEW BOTTLINGS :

 

Quelques nouveautĂ©s en matière de single-malts Ă©cossais encore ce mois-ci, cette fois je vais en limiter davantage le nombre (cette liste est de toute façon non exhaustive), aussi Ă  cause de ce qui suit : Une nouveautĂ© en effet dans cette rubrique (enfin, presque…), davantage de parti-pris, parfois, mĂŞme a priori, concernant les bouteilles, histoire d’apporter un Ă©clairage personnel Ă  la situation Ă  partir de mon opinion qui n’engage que moi (en violet pour ne pas vous perturber sur le caractère d’abord nĂ©cessairement informatif de cette rubrique):

 

-La distillerie de l’île d’Islay ARDBEG sort à l'occasion de son bicentenaire une nouveauté toujours sans compte d'âge (mais apparemment âgée de 10 ans) nommée "Perpetuum" qui sera lancée à l'occasion de l' "'ARDBEG Day" qui aura lieu le 30 Mai. Il y a déjà controverse sur cette nouveauté, tout comme pour celle en provenance de l'autre distillerie d'Islay qui fête également son bicentenaire, à savoir LAPHROAIG, car les deux ont annoncé une disponibilité limitée de cette nouveauté à destination des membres de leur club de fidélité respectif (le "Committee", pour ce qui est d'ARDBEG), mais il s'avère que la diffusion sera plus large au final. Dans le cas d'ARDBEG, la confusion est d'autant plus grande que les premiers articles consacrés au sujet ont fait état d'une version embouteillée à 49,2 % (qui correspond en fait à la version réservée au "Committee Reserve" et/ou en vente à la distillerie même, version comportant sur l'étiquette la mention "Distillery Release"), annoncée par le site "The Whisky Saga" à 70 £, mais d'autres articles, et plus sûrement la distillerie elle-même (contactée à cette occasion par votre serviteur, j’attends sa réponse que j’intégrerais ici) précisent (à confirmer) que la version qui sera réservée à une plus large audience titrera 47,4 %.

IntĂ©ressant, mais encore une fois, comment vendre un whisky d’environ 10 ans d’âge Ă  un peu plus de 46 % deux fois son prix d’origine (si ce n’est pas trois avec le prĂ©texte de l’anniversaire) ? La dĂ©gustation prochaine de ce whisky Ă  l’occasion du 31 mai me dĂ©mentira peut ĂŞtre sur la forme, mais sur le fond, non, l’escalade des prix continue…

 

 

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-La distillerie du Speyside The BALVENIE prĂ©sente un nouveau 25 ans d’âge nommĂ© « Single-Barrel Â» (Traditional Oak Â», traduire fĂ»t ayant contenu du Bourbon), après la version nommĂ©e « Triple Cask Â» et rĂ©servĂ©e au marchĂ© hors taxe (« travel retail Â»), cette fois dans sa gamme « Single-Barrel Â». Il est non filtrĂ© Ă  froid et titre 47,8 %.

 

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-Oui ! Ils l’ont fait…non content de produire ce qui semble ĂŞtre probablement le meilleur single-malt 10 ans d’âge au monde, puis, envers et contre tous (enfin, essentiellement envers et contre Diageo, Pernod-Ricard & Beam Suntory, indirectement, du moins), d’avoir sorti un 5 ans d’âge, la "lutte anti-N.A.S." (involontaire ou pas, c’est une autre question…-j'avoue je plaisante un peu, plus qu'autre chose, qu'on ne se formalise pas !) se poursuit avec la distillerie indĂ©pendante BENROMACH (propriĂ©tĂ© du nĂ©gociant GORDON & MacPHAIL) qui sort dĂ©sormais un 15 ans d’âge, yes, et Ă  43 %.

Hallelujah ! Quel pied de nez…Sur le papier, je dois dire que je suis ravi ! FĂ©licitations Ă  la distillerie !

 

 

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-La distillerie du Speyside GLEN MORAY sort une nouvelle version du « Classic Â» (sans compte d’âge, il est âgĂ© de moins de 8 ans, probablement plus près de 6 ans) intitulĂ© « Peated Â», rĂ©duit Ă  40 %.

Suivant la politique « Ă©conome Â» (pour ĂŞtre poli) du propriĂ©taire La Martiniquaise (qui produit notamment le whisky Glen Turner et le blended whisky Label 5) depuis quelques annĂ©es, je ne peux que dĂ©plorer cette politique de grand-Ă©cart, entre des versions potentiellement intĂ©ressantes (le brut de fĂ»t en avant-première de la version « Portwood Â» 1995 Ă©tait une tuerie, j’ai eu la chance de le dĂ©guster en 2010, idem pour le Chardonnay aux fĂ»ts de 2001, 2002, 2003–de superbes versions jamais livrĂ©es aux distributeurs, malgrĂ© mon insistance), mais rĂ©duites au minimum commercial de 40 %, colorĂ©es et filtrĂ©es Ă  froid (castrĂ©es pour dire clair) aux rares brut de fĂ»ts prĂ©sentĂ©s l’an dernier au Salon Dugas, sans parler du très problĂ©matique 25 ans « Portwood Â» (presque totalement ratĂ© selon moi, avec de gros dĂ©fauts concernant les fĂ»ts), je ne suis pas très enthousiaste, mais le dĂ©gusterais avec plaisir. J’aime pourtant cette distillerie dont j’ai eu la chance (merci Graham, son fabuleux maĂ®tre-distillateur !) de dĂ©guster de sublimes jeunes ET vieux single-casks qui me rendent malades de voir son propriĂ©taire sous-utiliser ses trĂ©sors…Si j’en avais les moyens, je ne vous le cache pas, je rachèterais cette distillerie, afin de n’en faire sortir que des produits de qualitĂ© optimale.

 

 

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-La distillerie des Highlands GLENGOYNE propose dĂ©sormais une Ă©dition limitĂ©e, sorte de version « turbo Â» de sa rĂ©fĂ©rence rĂ©servĂ©e aux visiteurs de la distillerie, le « Teapot Dram Â» (sans compte d’âge) dĂ©clinĂ© en « Tea Pot Dram IV Â», cette fois en brut de fĂ»t (« Cask Strength Â») titrant 58,7 %. Il s’agit d’un assemblage de 7 fĂ»ts de Sherry de premier remplissage (« First Fill Â») ayant donnĂ© 3178 bouteilles. Il sera vendu sur le site web de la distillerie et sur place Ă  90 ÂŁ (env. 125 €), et 6 bouteilles maximum par personne.

 

 

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-La distillerie The GLENLIVET sort un 50 ans d’âge sĂ©lectionnĂ© en partie par Alan Winchester (d’oĂą le nom de « The Winchester collection Â»), le maĂ®tre-distillateur de nombreuses distilleries du groupe Pernod-Ricard et notamment d’ABERLOUR, STRATHISLA et dernièrement The GLENLIVET en particulier. Il s’agit en quelque sorte d’un hommage aux 40 annĂ©es qu’il a passĂ©es dans l’industrie du whisky. L’offre comprend une bouteille de 75 cl, millĂ©simĂ©e « 1964 Â», titrant 42,3 % (degrĂ© naturel) dans un luxueux coffret en bois produit Ă  100 exemplaires, plus une mignonnette de 5 cl du mĂŞme whisky. Le prix ? Plus de 25000 € sur le marchĂ© anglo-saxon…

Je ne sais pas si j’aurais un jour l’occasion de visiter cette distillerie, dĂ©guster des whiskies de la « Cellar Collection Â» ou celui-ci (j’en doute un peu), mais je salue Alan, que j’ai pu rencontrer il y a plus de 10 ans au Whisky Live Paris et dont le travail et l’approche m’ont marqué…Les temps changent, c’est clair, avec l’abandon progressif ou sĂ©lectif du 12 ans d’âge, qui fut mon premier single-malt, quelque chose que j’accepte mal, je dois dire, mĂŞme si je n’ai pas encore dĂ©gustĂ© son remplaçant sans compte d’âge, le « Founder’s Reserve Â», et j’espère tout de mĂŞme des lendemais meilleurs pour la distillerie…A suivre !

 

 

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-La distillerie des Highlands du Nord GLENMORANGIE sort une nouvelle version d’un litre sans compte d’âge intitulĂ©e « The Duthac Â» (allusion Ă  un saint de l’époque mĂ©diĂ©vale cĂ©lĂ©brĂ© notamment par le biais du Roi James IV dans l’enceinte mĂŞme du domaine de la distillerie Ă  Tain), titrant 43 % et issu d’une nouvelle gamme nommĂ©e « Legends Â» rĂ©servĂ©e au marchĂ© hors taxe (« travel retail Â»). Il s’agit d’un assemblage de fĂ»ts ayant contenu du Bourbon, puis affinĂ© dans des fĂ»ts ayant contenu du Sherry de type « Pedro Ximenez Â» et des fĂ»ts neufs (« Virgin oak Â»). Comptez entre 60 et 100 €.

Dans le cas prĂ©sent, il s’agit encore une fois d’une version sans compte d’âge, dans une gamme et une proposition qui laissent entendre un nivellement par le bas, mais limité…L’exigence Ă©levĂ©e de l’assembleur Bill Lumsden, cependant, au vu des prĂ©cĂ©dentes propositions notamment dans la remarquable gamme « Private Edition Â», peut laisser augurer une certaine qualitĂ©. Une prochaine dĂ©gustation, je l’espère du moins, nous en dira plus.

 

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-La distillerie de l’île d’Islay KILCHOMAN propose une nouvelle rĂ©fĂ©rence permanente nommĂ©e « Sanaig Â», issue d’un assemblage d’égale quantitĂ© entre fĂ»ts de Bourbon et de Sherry, titrant 50 % et est vendue dans les 60/70 €.

C’est toujours avec curiosité que j’accueille les nouveautés de cette distillerie artisanale, prometteuse…à suivre.

 

 

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-La distillerie de l’île d’Islay LAPHROAIG propose, Ă  l’occasion de ses 200 ans d’existence, et devant la demande insistante de nombreux amateurs de la distillerie, le retour du 15 ans d’âge, avec un nouvel assemblage, une nouvelle Ă©dition nommĂ©e « 200th Anniversary Edition Â» et titrant 43 %. PrĂ©sentĂ©e au dĂ©part comme une version limitĂ©e aux amis de la distillerie (les « Friends of Laphroaig Â», qui sont 630000, votre serviteur compris) et en quantitĂ©s très rĂ©duites, sauf erreur de ma part, il apparaĂ®t qu’en rĂ©alitĂ© près de 72000 bouteilles seront disponibles au fur et Ă  mesure. Les rumeurs parlent Ă©galement de 2 nouveaux embouteillages peut ĂŞtre Ă  venir pour cet anniversaire, un 21 ans et un 32 ans d’âges, en plus de la mise en bouteille annuelle du « Cairdeas Â» pour le club, mais c’est Ă  confirmer.

Je ne sais pas si l’on peut parler d’intox, mais, comme pour le cas du nouvel ARDBEG, il semble qu’on joue sur le buzz lié à la notoriété de la marque pour créer une demande forte…Le tout avec bien sûr un prix de vente qui semble plus près des 100 € (prix de lancement de 75 £ par exemple, chez The Whisky Shop) que du prix bien moins élevé du précédent 15 ans d’âge. Les premières critiques sur le net sont d’ailleurs plus favorables à cette dernière pour le moment.

 

 

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-La distillerie de la presqu’île de Campbeltown SPRINGBANK prĂ©sente une nouvelle rĂ©fĂ©rence âgĂ©e de 12 ans, millĂ©simĂ©e « 2003 Â», une version brut de fĂ»t (« Cask Strength Â») ayant Ă©tĂ© Ă©levĂ©e entièrement en fĂ»ts de Porto nommĂ©e « Port Pipe Â» et issue d’un fĂ»t unique (« Single-Cask Â») a donnĂ© 696 bouteilles et elle titre 58,3 %. RĂ©servĂ©e au marchĂ© anglo-saxon, elle devrait ĂŞtre vendue dans les 70 ÂŁ environ (95 €).

Cette version, je dois dire, sur le papier, a de quoi susciter de ma part une forte curiosité…Je suis très amateur d’affinages Porto, certes un peu moins des Ă©levages intĂ©graux que j’ai pu tester jusqu’ici, dont certains sont pour moi des Ă©checs patents (BOWMORE 16 ans Portwood OB, GLEN MORAY 25 ans Portwood OB, etc…), mais connaissant le caractère artisanal et plutĂ´t performant de la distillerie ces dernières annĂ©es (avec notamment une sĂ©rie de lots plutĂ´t excellents du 12 ans en version brut de fĂ»t), cela devrait s’avĂ©rer intĂ©ressant. La suite nous dira (si j’arrive Ă  mettre la main sur une bouteille !) si j’ai raison d’être enthousiaste ou pas…

 

 

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DU COTE DES NEGOCIANTS ECOSSAIS :

 

-Je ne pouvais pas ne pas signaler la sortie, au sein de la prestigieuse gamme « X.O.P. Â» (ou « Extra-Old-Particular Â») cette rare nouveautĂ© proposĂ©e par le nĂ©gociant Ă©cossais DOUGLAS LAING : Oui, un PORT ELLEN (ils se font rares, alors…) de 32 ans d’âge (distillĂ© en Octobre 1982, mis en bouteille en Octobre 2014), issu d’un fĂ»t unique (« Single-cask Â») reconstituĂ© de plusieurs remplissages (« Refill Hogshead Â») et titrant 54,6 %. Il sera vendu au prix d'un peu plus de 1100 €, mais pour le moment pas disponible en France. 

Si j’en parle aussi c’est que, même si tout est relatif (!), cette version fait partie des versions de négoce moins chères (pour le moment) que les versions officielles…A bon entendeur…

 

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-Le négociant écossais HUNTER LAING présente une nouvelle gamme de whiskies nommée "The First Editions/Author's Series", consacrant des auteurs célèbres de la littérature, à priori anglo-saxonne en priorité, associés à des single-malts de haut de gamme, avec pour écrin un coffret de cuir brun serti de métal doré. Les premières mises en bouteille proposées sont quasiment toutes des mises en bouteille de fûts ayant subi plusieurs remplissages ("Refill Hogshead" ou "Refill barrel") et embouteillés au degré naturel: Citons un ARDBEG de 21 ans (1993-2015) à 56,4 %, associé à Rudyard Kipling, un MACALLAN de 21 ans également (1993-2015) à 54,8 % associé à Charles Dickens, un CLYNELISH de 18 ans d'âge (1996-2015) à 56,1 % associé à Edgar Allan Poe et enfin un Speyside anonyme de la fameuse série "Probably Speyside's Finest" de 28 ans d'âge (1986-2015) à 48 % associé à Robert Louis Stevenson. Les prix annoncés (lancement sur The Whisky Shop, distributeur exclusif au Royaume-Uni, sauf erreur) oscillent entre 190 £ pour ce dernier à 900 £ pour l'ARDBEG...

 

 

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Par ailleurs HUNTER LAING propose, entre autres nouveautés, une référence rarement disponible à cet âge, un single-malt de la distillerie TEANINICH millésimé 1973, âgé de 40 ans, dans sa gamme "Old and Rare". Il s'agit d'un brut de fût titrant 48,9 %.

Curieux de cette nouvelle gamme « The Author’s Series Â» (l’idĂ©e n’est pas nouvelle, cela a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fait en Ecosse & aux Etats-Unis, et plus rĂ©cemment du Pays-de-Galles, via la distillerie PENDERYN) qui semble faire la part belle aux plus prestigieuses distilleries par rĂ©gions, en thĂ©orie du moins. Comme son dĂ©sormais concurrent direct en tant que nĂ©gociant DOUGLAS LAING, HUNTER LAING souhaite placer la barre haute avec des rĂ©fĂ©rences pour certaines (comme le « Probably Speyside’s Finest Â») auparavant apparentĂ©es Ă  la sociĂ©tĂ© DOUGLAS LAING avant la scission entre les deux frères, Stewart (qui crĂ©Ă© alors Hunter LAING) et Fred (qui conserve le nom Douglas LAING) en 2013. Après, mĂŞme si l’association avec les noms d’auteurs peut sembler artificielle, je ne jetterais pas la pierre Ă  cette idĂ©e car je l’évoque en quelque sorte dans mon tableau de « Correspondances artistiques Â» (lien !!!) sur le site et dans certaines de mes idĂ©es pour fonder une Ă©ventuelle sociĂ©tĂ© de nĂ©goce (sauf que je choisirais personnellement d’autres rĂ©fĂ©rences).

 

 

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-Le prestigieux nĂ©gociant italien SAMAROLI (importĂ© depuis peu en France par La Maison du Whisky) fĂŞte son 45 ème anniversaire. Pour cela, elle prĂ©sente une nouvelle version de son blended-malt de luxe « Evolution Â», ici la version 2013 comportant des single-malts âgĂ©s de 15 Ă  50 ans d’âge et titrant 47 %. La recette est comme d’habitude secrète, cependant l’on a pu savoir que ces malts proviennent des rĂ©gions suivantes : Campbeltown, Highlands, Islay & Speyside. Le prix en est d’un peu plus de 400 €.

Elle propose Ă©galement une nouvelle fois un TOMINTOUL millĂ©simĂ© « 1967 Â» (cette fois âgĂ© de plus de 45 ans), mis en bouteille en 2014 au titrage de 40 %. LĂ  encore le prix dĂ©passe les 400 €.

Curieux de ce blended-malt « Evolution Â», mais il va ĂŞtre difficile Ă  dĂ©guster vu son prix et sa raretĂ©. Par ailleurs, je gardei un souvenir Ă©mu d’une autre bouteille de TOMINTOUL « 1967 Â» (cask N° 2562, bottled 2011, 40 %) du mĂŞme nĂ©gociant qui avait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e au Whisky Live 2012…Sublime, malgrĂ© ses 40 %.

 

 

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-Le nĂ©gociant Ă©cossais SIGNATORY VINTAGE propose, en tout cas pour la France, de nouvelles rĂ©fĂ©rences au sein de sa gamme « Cask Strength Collection Â» (single-cask & brut de fĂ»t). Je ne peux les citer toutes, mais en voici quelques unes sĂ©lectionnĂ©es en fonction de leur pertinence supposĂ©e sur le papier, en attendant de pouvoir peut ĂŞtre en dĂ©guster quelques unes prochainement j’espère : BALMENACH 25 ans (DistillĂ© en 1988) Ă  54,3 %, BEN NEVIS 22 ans (DistillĂ© en 1991) Sherry Ă  58,3 %, BLAIR ATHOL 23 ans (DistillĂ© en 1989) Ă  54,9 %, BRUICHLADDICH 24 ans (DistillĂ© en 1990-Refill cask) Ă  54,6 %, GLEN ELGIN 23 ans (DistillĂ© en 1990-Sherry Butt) Ă  49,2 %, GLEN GARIOCH 24 ans (DistillĂ© en 1990) Ă  48,8 %, GLENLIVET 32 ans (DistillĂ© en 1981) Ă  51,1 %, HIGHLAND PARK 23 ans (DistillĂ© en 1990-« Wine treated Butt Â») Ă  55,9 %, JURA Heavily Peated 24 ans (DistillĂ© en 1989) Ă  57,3 %, LEDAIG 10 ans (DistillĂ© en 2004-1st Fill Sherry butt) Ă  61,2 %, MORTLACH 23 ans (DistillĂ© en 1990-Refill Sherry cask) Ă  51,6 % et le single-grain CAMBUS 23 ans (DistillĂ© en 1981) Ă  53,9 %.

 

On le sait, je considère ce négociant capable du meilleur comme du pire (d’autres également, rassurez vous), et comme ayant produit pas mal de choses assez irrégulières ces dernières années, avec un profil aromatique souvent agressif et sec, quelque soit la distillerie, ce pour certaines raisons à mon avis, tenant tant au stockage moderne des fûts qu’à la manière de réduire (pour les versions concernées), par exemple. J’ai conscience que ces propos ne seront pas du goût de tout le monde et qu’ils sont à relativiser par de très belles sorties de manière ponctuelle (comme lorsque je décerne un prix à un fût de BOWMORE pour une version proposée en 2013 dans la cadre du Whisky Live Paris). Je demeure curieux cependant de ces nouveautés et vous en rendrait compte en cas de dégustation…

 

 

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-Un nouveau négociant récemment apparu sur le marché, THE LOST DISTILLERY Company, est désormais importé en France par La Maison du Whisky. Cette société propose un concept original même si risqué en proposant des blended-malts présentés dans des bouteilles opaques (pourtant aucun colorant n’est utilisé, nous dit-on) sur lesquelles seule l’étiquette change pour illustrer un contenu censé être une tentative de reconstituer le style de distilleries fermées d’Ecosse (au XIX ème comme au XX ème siècle), comme par exemple AUCHNAGIE, GERSTON, JERICHO, STRATHEDEN, ce à partir d’écrits retrouvés et analysés minutieusement par les personnes qui dirigent cette société. Les whiskies ne sont pas des single-malts mais des assemblages, sans compte d’âge, ni précision de type de fûts. Ils sont d’après la société ni colorés ni filtrés à froid et titrent 43 ou 46 %. Ils sont vendus entre 60 et 80 € en moyenne. J'espère avoir l'occasion d'en déguster prochainement afin de vous dire ce que j'en pense.

J’ai Ă©tĂ© d’abord sĂ©duit et surpris par cette initiative, puis devant les difficultĂ©s pour les dĂ©guster et le caractère opaque au sens propre et au figurĂ© de ces whiskies (le site internet de la sociĂ©tĂ© ne nous apprend pas grand-chose, en rĂ©alitĂ©), j’avoue ĂŞtre assez dubitatif et demander Ă  voir (je veux dire Ă  tester !). En effet, des questions se posent toujours : Lorsque le maĂ®tre-assembleur Richard Paterson reconstitue le « MacKinlay’s Shackleton’s whisky Â» en 2007, il se base sur des archives de la sociĂ©tĂ© Ă  laquelle il appartient par ailleurs, et son expĂ©rience de plus 40 ans. Certes dans la recette initiale du XXème siècle, certaines des distilleries dont les fĂ»ts ont Ă©tĂ© utilisĂ©s ont disparu depuis belle lurette, mais il subsistait suffisamment de vieux fĂ»ts de celles-ci et d’autres de distilleries actuelles dont le style est comparable, pour que l’assembleur constitue une recette cohĂ©rente, qu’il a en plus pu comparer avec le contenu des bouteilles retrouvĂ©es dans la glace arctique. Dans le cas de The LOST DISTILLERY Company, l'on ne sait pas qui est ou sont les assembleurs, dans quelle mesure les archives en question sont suffisamment explicites, pourquoi ce choix d'un blended-malt au lieu d'un single-malt, ou carrĂ©ment d'un blended-whisky alors, Ă©galement pourquoi utilise t’on des bouteilles opaques, pourquoi ne donne t’on pas un compte d’âge (on n’est pas chez SAMAROLI non plus…ou le facteur confiance est tout de mĂŞme plus Ă©levĂ©, dĂ©gustations Ă  l'appui...) et enfin nous n’avons pas le moyen de vĂ©rifier le caractère authentique (ou disons fiable) de ces reconstitutions. C’est bien pratique de bĂ©nĂ©ficier de l’aura de distilleries passĂ©es, ce sans aucun lien avec elles (contrairement Ă  ce qu’à fait BRUICHLADDICH avec Port Charlotte ou SPRINGBANK avec Hazelburn, qui se justifie), mais le travail doit ĂŞtre Ă  la hauteur. Bien entendu, je ne demande qu’à ĂŞtre convaincu « sur pièces Â», Ă  l’épreuve d’une dĂ©gustation.

 

 

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CONCLUSION :

 

Elle sera brève… : « Tout va mal, mais tout va bien aussi Â»â€¦Bon, pour ĂŞtre un peu moins normand, disons plutĂ´t que si certaines choses vont mal (augmentation des prix, spĂ©culation, baisse globale de la qualitĂ© pour les grandes marques, etc…), d’autres sont plus encourageantes, que ce soit des initiatives comme « Le Tour de France des whiskies Â», des nouveautĂ©s parfois excitantes, le dynamisme de distilleries Ă©cossaises plus artisanales et/ou familiales ou de distilleries de pays « non historiques du whisky Â» ou de certains nĂ©gociants…la consommation du whisky qui, malgrĂ© une lĂ©gère baisse, se maintient malgrĂ© tout…Alors, essayons de rester optimistes !

 

Editorial No 13

 

EDITORIAL No 13 : « N.A.S. & PARADOXES » :

 

Dernières Mises à jour/Latest Updating: 18/04/2015

 

Dans ce nouvel EDITORIAL, je vous parlerais de l’actualité du whisky, de quelques nouvelles sorties whiskies, mais aussi à nouveau de la polémique sur les whiskies sans mention d’âge, s’inquiétant de leur généralisation et de la disparition de certaines références emblématiques.

ENGLISH SUMMARY :

In this new Editorial I will speak about new bottlings, some short news about whisky, but also about the n.a.s question & argue, because while they are getting more and more numerous, some emblematic beginner’s malts will disappear.

You can get an approximative translation of my full EDITORIAL by using « Google Translate Â». Please click here below… :Translator link

 

 

 INTRODUCTION/UN POINT DE VUE :

(Foreword/A Point of view) :

 

Mon avis brièvement sur quelques points d’actualitĂ©. J’avais envie de rebondir un peu sur le dĂ©bat Ă  propos des « N.A.S. » (pour « no age statement Â», ou whiskies sans compte d’âge) et sur certains paradoxes que cela entraĂ®ne. Par ailleurs, je souhaitais en mĂŞme temps rĂ©pondre Ă  certaines questions reçues dans le courriel du site, concernant les prix et qualitĂ©s de ce type de whiskies ainsi que d'autres types sur le marchĂ© actuellement. J'espère que vous pourrez peut ĂŞtre y voir un peu plus clair après cela.

 

Des "N.A.S." Officiels ? Les IndĂ©pendants aussi le font !

A plusieurs reprises, je vous ai parlĂ© du phĂ©nomène des « n.a.s. », de sa gĂ©nĂ©ralisation progressive et de la montĂ©e des prix qui va avec. Mais souvent, lorsqu’on parle de ce sujet, on nĂ©glige le fait que cela touche non seulement les mises en bouteille officielles, mais aussi parfois certains whiskies ou gammes entières de whiskies de nĂ©goce ou grossiste ayant ses propres gammes de whiskies. Ainsi, par exemple, et pour ne parler que des single-malts, que ce soit chez MASTER OF MALT (avec sa gamme « That Boutique-Y-Whisky Company Â»), ou encore The WHISKY EXCHANGE (avec sa gamme « Elements of Islay Â»), Ă  aucun moment l’âge des whiskies n’est indiquĂ©, ce qui ne prĂ©sage en rien de la qualitĂ© de chacun de ces whiskies, ni de leur jeunesse (certains Ă©tant parfois assez âgĂ©s). Par contre, ils sont relativement chers car prĂ©sentĂ©s (ce pour les deux marques) dans des contenants de 50 cl au lieu de 70. Après, pour ceux que j’ai dĂ©gustĂ© dans ces gammes tout de mĂŞme destinĂ©es Ă  des connaisseurs, c’est plutĂ´t la qualitĂ© que semble au rendez vous, enfin, en gĂ©nĂ©ral. Notons Ă©galement, Ă  la dĂ©charge des deux sociĂ©tĂ©s citĂ©es, qu'elles mettent un point d'honneur Ă  Ă©galement proposer au moins une gamme de single-malts (comme par exemple l'excellente gamme "Port Askaig" de The WHISKY EXCHANGE, ou encore la gammme des "Speyside" de 10 Ă  50 ans d'âge de MASTER OF MALT-que je n'ai certes pas encore pu dĂ©guster) ou de blended-whiskies avec un compte d'âge (parfois consĂ©quent d'ailleurs) et un prix abordable en gĂ©nĂ©ral. D'autres sociĂ©tĂ©s, en revanche, ont la main moins heureuse sur les stocks de whiskies Ă©cossais et peinent Ă  convaincre Ă  mon avis...mais ce serait trop long de vous les Ă©numĂ©rer ici.

 

Une question complexe, avec d'autres paradoxes encore...

Rappelons encore une fois que ce débat sur les N.A.S. pour moi ne concerne pas à mon avis les premiers types de N.A.S. apparus sur le marché dans les années 2000-2010, notamment ceux qui sont en réalité ce que l'on nommerait aujourd'hui des "multi-vintages", faisant appel à différents âges et à (souvent, en tout cas) un travail soigné d'assemblage...Les meilleurs exemples en sont à mon avis l'ABERLOUR "A'Bunadh", le LAPHROAIG "Quarter Cask", le JURA "Superstition" et le LONGROW "C.V.", entre autres (comme il m'arrive souvent de citer ces références car elles me semblent de qualité, sous réserve bien sûr de ne pas tomber sur un lot moins bon, le lecteur ne s'en étonnera pas, en tout cas je veux lui donner l'assurance, au passage, que ni ces distilleries ni aucune autre ni aucune autre structure ne me paient pour en parler, voilà, c'est dit et gravé dans le marbre..). Le débat ne concerne pas non plus bien évidemment les jeunes distilleries (et/ou de petite capacité) qui n'ont pas suffisamment de stock âgé pour alimenter le marché...même si certaines comme KILCHOMAN par exemple, pourraient, à court terme au moins à mon avis, indiquer la mention de "Over 5 years old" pour certaines références. Par ailleurs, dans certains pays, comme les Etats-Unis ou l'Inde, le vieillissement étant souvent plus rapide qu'en Ecosse, la mention d'âge devient, pour certains producteurs en tout cas, superflue et pas trop "dans la tradition" (avec certaines exceptions). Il en est de même parfois pour les pays du Nouveau Monde (l'Australie, notamment) ou l'on est fort réticent à apposer cette mention d'âge sur l'étiquette...Cela ne signifie pas, pour autant, que l'on a affaire automatiquement à des whiskies médiocres.

Dernière minute, en matière de paradoxes, elle se pose là...Malgré la crise, malgré l'avènement des N.A.S. ou whiskies sans compte d'âge, trois distilleries écossaises sortent en ce printemps un 18 ans d'âge ! Il s'agit de DEANSTON, The GLENTURRET (mais certes en version très limitée en single-cask et brut de fût) et LEDAIG. Voir leur présentation dans la partie "NOUVEAUTES WHISKIES ECOSSAIS" plus bas.

 

L’âge n’importe plus ? Le prix, oui !

Plus gĂ©nĂ©ralement, l’argument commercial passĂ© le plus courant (que l’on pourrait rĂ©sumer grossièrement Ă  « plus c’est âgĂ© mieux c’est Â» ou « age matters Â» en anglais) a disparu aujourd’hui au profit d’un « l’âge ne compte pas, c’est plutĂ´t la qualitĂ© du bois Â» ou bien un caractère superlatif « le plus tourbĂ© de… Â», ou « le plus au Nord Â», et, par ailleurs des marqueurs descriptifs pas toujours Ă©vidents…mais l’argument le plus limite est quand mĂŞme celui employĂ© par Diageo pour le MORTLACH « Rare old Â»â€¦sans mention d’âge, en carafe de 50 cl et au prix frisant les 70 € ! Je ne l’ai pas goĂ»tĂ©, certes, mais il ne semble pas de plus avoir une presse fabuleuse. Comme j’ai dĂ©jĂ  parlĂ© du « Dark Origin Â» d’HIGHLAND PARK (c’est vrai qu’on peut rajouter Ă©galement Ă  la liste le rĂ©cent « Odin Â» de la Valhalla Collection, plus cher que les prĂ©cĂ©dents…), je n’y reviens pas, hormis pour dĂ©noncer encore une fois l’équation « plus de marketing, plus de wood technology, moins d’âge = un whisky deux fois plus cher Â». La tendance Ă  l’augmentation des prix, chers lecteurs, va hĂ©las s’accentuer, je le crains, et au vu de la progressive rĂ©Ă©valuation des plus de 15 ans d’âge vers le marchĂ© de niche haut de gamme pour certaines rĂ©fĂ©rences (amorcĂ©e par le GLENFIDDICH 18 ans l’an dernier, passĂ© de 35/40 € Ă  environ 90 € avec changement de conditionnement), la baisse de 2 % des taxes sur les whiskies outre-Manche n’y changera rien.

 

La fin d’une époque, les bouteilles emblématiques disparaissent…

Mais lĂ  on l’on attend le point le plus sensible, pour moi, c’est lorsqu’on touche Ă  des symboles, c’est Ă  dire souvent des whiskies avec lesquels nombre d’entre nous ont dĂ©butĂ© leur apprentissage des single-malts, que ce soit le The GLENLIVET 12 ans (qui va ĂŞtre remplacĂ© sous peu pour le marchĂ© europĂ©en par un n.a.s., le « Founder’s Reserve Â») qui fut mon premier single-malt et demeure une rĂ©fĂ©rence importante pour moi et indispensable, avec ses qualitĂ©s florales, fruitĂ©es, ou bien le TALISKER 10 ans et son association redoutable d’élĂ©ments marins, Ă©picĂ©s et fumĂ©s. L’emblĂ©matique distillerie d’île de Skye, qui au passage sort son troisième whisky sans compte d’âge en deux ans, fait dans le jeu de mots facile en effet avec le nouveau « Skye Â», destinĂ© Ă  remplacer le 10 ans d’âge (mĂŞme si c’est encore officieux). L’on franchit lĂ , me semble t’il, un nouveau un pas dans l’aseptisation gĂ©nĂ©rale de la production de whisky de masse (lĂ  encore au vu des premiers commentaires de dĂ©gustateurs de confiance, qui expliquent qu’on a Ă©dulcorĂ© leur tempĂ©ramenteux dix ans d’âge...avec davantage de bois, mais presque plus de fumĂ©e ni d’épices, etc…), enfin, en thĂ©orie pour le moment (je ne l’ai pas encore dĂ©gustĂ©). Amateurs de flacons avec mentions d’âge en provenance de gros propriĂ©taires, vous savez ce qu’il vous reste Ă  faire, car je pense qu’on n’en restera pas lĂ , car d’autres marques vont ĂŞtre affectĂ©es par ce phĂ©nomène, certainement…

 

Mais, « au milieu des romains, un gaulois rĂ©siste ! Â»

Oui, au milieu de cela, et Ă  contre-courant, la distillerie BENROMACH (qui appartient au nĂ©gociant Gordon & MacPhail) ose sortir deux embouteillages tĂ©moignant de leur mĂ©pris pour ce phĂ©nomène des n.a.s. et leur approche un minimum traditionnelle : En effet, non content du succès de leur 10 ans d’âge (dont certains lots de l’an dernier sont tout simplement Ă  tomber et Ă©crasent toute concurrence, je peux en tĂ©moigner, je l’ai dĂ©gustĂ© Ă  l’aveugle, en plus et confondu avec un BUNNAHABHAIN bien plus âgĂ© !), mais elle sort non seulement sa version brut de fĂ»t ou apparentĂ©e (« 100 PROOF Â») mais aussi un…5 ans d’âge ! Notes de dĂ©gustation Ă  venir pour ces deux whiskies…

Une première dégustation du 5 ans s’est avérée mitigée, mais intéressante (certes j’aurais préféré qu’il fut embouteillé à 7 ou 8 ans d’âge et non 5, et à 50 % au lieu de 40 %) et prometteuse (le distillat, déjà devenu whisky, a beaucoup de caractère et fait preuve d'une certaine délicatesse). Je tiens à saluer malgré cette initiative de la distillerie pour ces deux sorties improbables…car, parallèlement, concernant les bruts de fût notamment, d’autres distilleries (TAMDHU et TOMATIN, par exemple) suppriment le compte d’âge lors du passage de la version réduite à la version brut de fût. Aussi je me permets de leur suggérer un compromis me semble t'il honorable, s'engager à ajouter sur l'étiquette au moins la mention "Over 8 years old", par exemple..mais aussi de moins jouer sur le brûlage des fûts, ou encore, pour finir, de demeurer crédible & raisonnable, au niveau des prix...

 

 

 

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PROCHAINEMENT SUR LE SITE (entre autres choses):

(On the website soon, between other things)

 

-Le dernier numĂ©ro d’EXPRESS NOTES (N°5), cette fois re-titrĂ© « REALLY EXPRESS NOTES Â», et qui sera consacrĂ©, une fois n’est pas coutume, aux blended-whiskies Ă©cossais, en un survol consĂ©quent.

-Un sujet sur les whiskies hollandais, en commençant par la distillerie ZUIDAM (MILLSTONE whisky), en Hollande, autour des Ă©chantillons reçus (dĂ©sormais au nombre de 6), mais aussi un premier avis sur deux autres distilleries du pays, UIS HEIT (FRYSK HYNDER whisky) et la plus rĂ©cente des 3, l’ALAMBIK Distillery (OLDAMBSTER whisky).

-Les notes de dégustation de plusieurs single-malts en provenance de la distillerie GLANN AR MOR, en version tourbée (KORNOG) ou non, dont deux versions SHERRY (Oloroso, P.X.), ce dès que de récents problèmes techniques (qui m'empêchent désormais de poster des fiches de dégustation individuelles) seront résolus. Nos excuses pour ce problème....

Signalons qu'entre temps, GLANN AR MOR a d’ailleurs sorti une autre version du GLANN AR MOR, avec cette fois de l’orge de type « Marris Otter Â», variĂ©tĂ© d'orge peu utilisĂ©e de nos jours par les distilleries dont je vous avais dĂ©jĂ  parlĂ© lors du numĂ©ro prĂ©cĂ©dent, au sujet d'une nouveautĂ© de la distillerie GLENMORANGIE.

 

 

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NOUVEAUTES & NOUVELLES SPECIAL IRLANDE :

(Special IRISH NEWS & NEW BOTTLINGS) 

 

Honneur Ă  l’Irlande après la St Patrick qui a eu lieu il y a quelques semaines (certes G.W.G. fĂŞte cela avec retard !), avec un mĂ©lange de nouvelles brèves et de prĂ©sentation de nouveaux flacons… :

 

1/LA DISTILLATION A DEBUTE CHEZ TEELING WHISKEY A DUBLIN :

(Irish Independent bottler TEELING Whiskey Company has started to distillate…People will discover its first productions –single-malt as well as blended whiskeys- in 3 years).

Le nĂ©gociant TEELING Whiskey Company (fondĂ©e par Jack Teeling en 2012) voit dĂ©sormais sa distillerie pleinement opĂ©rationnelle, avec la première distillation (dans 3 alambics en cuivre) intervenue en ce mois de mars 2015, qui sera lancĂ©e en tant que whiskey irlandais dans 3 ans. Les frères Teeling (Jack & Stephen), qui ont investi 10 millions d’euros dans l’affaire, prĂ©voient de produire près de 500 000 litres d’alcool pur par an, au sein de cette distillerie flambant neuve qui, par ailleurs, disposera Ă©galement d’un centre d’accueil des visiteurs (qui sera ouvert en mai) et emploiera 30 personnes en permanence (il en a fallu 100 pour la construire). CĂ´tĂ© chiffres encore, il s’agit de la première distillerie Ă  Dublin depuis 125 ans.

 

 

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2/ OUI, L'ON PEUT DESORMAIS EMBOUTEILLER SON PROPRE JAMESON SUR PLACE :

(Jameson starts the « bottle your own Â» operation to let visitors bottle a cask strength version of its blended-whiskey)

Brian Nation, maĂ®tre-distillateur chez MIDLETON, a inaugurĂ© le 12 Mars dernier Ă  Dublin (mais cela sera Ă©galement possible Ă  Cork) l’installation permettant dĂ©sormais aux visiteurs d’embouteiller eux-mĂŞmes (« Bottle your own Â») leur propre JAMESON directement en une nouvelle version disponible pour la première fois en brut de fĂ»t (un des fĂ»ts, le 61096, titre 59 %), version nommĂ©e « Jameson Select Reserve Cask StrengthBlack Barrel Â», un blended-whiskey issu d’une petite cuvĂ©e (« small batch Â»), assemblage de single-pot still, Ă©levĂ© en fĂ»t ayant contenu principalement du Bourbon, et de grain whiskey. Le prix annoncĂ© est de 100 €. Cette Ă©tape personnalisĂ©e (avec embouteillage & Ă©tiquette Ă  la main, puis inscription dans un registre dĂ©diĂ©), souvent apprĂ©ciĂ©e des visiteurs de distilleries Ă©cossaises (par exemple), fait partie du tour nommĂ© « Jameson Experience Â».

 

 

 

 

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3/ NOUVELLE REFERENCE PLUS IRLANDAISE QUE JAMAIS POUR MIDLETON :

(Pernod-Ricard’s MIDLETON distillery launched its first Irish Wood Finish !)

Pernod-Ricard, propriĂ©taire du complexe MIDLETON (qui produit entre autres le blend JAMESON), lance une nouvelle rĂ©fĂ©rence dans sa gamme de luxe « MIDLETON Â» avec un Single-Pot Still Whiskey nommĂ© « Dair Ghaelach Â» (ce qui signifie : ChĂŞne irlandais) Ă©laborĂ© Ă  partir de fĂ»ts âgĂ©s de 15 Ă  22 ans qui sont ensuite remis Ă  marier une annĂ©e de plus en fĂ»ts de chĂŞne irlandais reconstituĂ©s (ou « Hogshead Â»), ce qui est assez rare pour ĂŞtre signalĂ©. Il s’agit Ă©galement de la première sortie parmi plusieurs qui seront prochainement proposĂ©es au sein de la « Virgin Irish oak Collection Â». Le bois utilisĂ© pour cet affinage irlandais provient de la forĂŞt de Grinsell, dans l’Etat de Ballaghtobin, Ă  Kilkenny. Les plus âgĂ©s des chĂŞnes dont le bois a Ă©tĂ© utilisĂ© pour cette version ont jusqu’à 130 ans. Ils on t donnĂ©, après 15 mois de sĂ©chage, 48 Hogsheads et ont Ă©tĂ© embouteillĂ©s sans rĂ©duction au titrage de 58,2 %. Ce nouveau MIDLETON sera commercialisĂ© en avril aux Etats-Unis, en France et en Afrique du Sud, pour un prix (annoncĂ© en dollars) de 250 $.

 

 

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4/ VRAIE FAUSSE NOUVEAUTE IRLANDAISE CHEZ TULLAMORE DEW :

(William Grant’s TULLAMORE DEW distillery re-launches a Sherry finish Edition for more markets)

La distillerie TULLAMORE DEW, propriĂ©tĂ© du groupe William Grant & Sons et dĂ©sormais Ă  nouveau active, lance Ă  nouveau une version auparavant uniquement destinĂ©e au marchĂ© hors taxe (« global travel retail Â») le 12 ans d’âge « Sherry Cask finish Â», Ă©dition limitĂ©e, toujours en un litre et titrant 46 %. Comptez entre 45 et 55 €, en France en tout cas, moins sur place. Notes de dĂ©gustation Ă  venir.

 

 

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NOUVELLES DU WHISKY ECOSSAIS :

(SCOTCH WHISKY NEWS)

 

 

1/ BAISSE DE LA TAXE SUR LES ALCOOLS AU ROYAUME-UNI :

(2 % duty cut for the U.K. whisky industry)

La S.W.A. (Scotch Whisky Association) gagne finalement son bras de fer avec le gouvernement britannique afin de baisser les taxes (exubĂ©rantes au Royaume-Uni puisqu’elle dĂ©passe 65 % du prix d’un whisky) et parvient Ă  faire baisser ces taxes de 2 % signalons qu’il s’agit de la première baisse depuis 20 ans). Toutefois, d’après certains calculs, lorsque l’on achète une bouteille dans ce pays, une fois arrivĂ© Ă  la caisse, en intĂ©grant la T.V.A. dans le calcul, il y a toujours 77 % qui reviendraient Ă  l’état. Cette lĂ©gère baisse (d’environ 1 % en rĂ©alitĂ©) suffira t’il a freiner d’une part la pĂ©nurie en whisky Ă©cossais et de l’autre l’augmentation du nombre de whiskies sans compte d’âge (ou « n.a.s. Â») et l’augmentation des prix, pas sĂ»r. Tout au plus cela apportera, d’après des observateurs, un peu plus de marge de manĹ“uvre dans un secteur qui emploie, rappelons-le, près de 40000 personnes.

 

2/ RESULTATS DES WORLD WHISKIES AWARDS 2015 :

(World Whiskies Awards results for 2015)

Le rĂ©sultat du concours des W.W.A., ou World Whiskies Awards a Ă©tĂ© publiĂ© pour l’annĂ©e 2015. Le jury est composĂ© de professionnels du whisky et au-delĂ  & de journalistes, et se base sur autant le goĂ»t que le design, avec, par exemple, comme critères originaux diffĂ©rents d’autres concours, par exemple la « fonctionnalitĂ© Â». Surprenant. Le rĂ©sultat ? Encore une fois un pays non traditionnel du whisky en tĂŞte, TaĂŻwan, avec 3 prix pour la distillerie KAVALAN, avec la version « Vinho Barrique Â» (fĂ»ts de chĂŞne amĂ©ricain fortement brĂ»lĂ©s et ayant contenu du vin blanc & rouge) en brut de fĂ»t Ă  58,6 % (photo d'un autre fĂ»t que celui Ă©lu). Il est Ă©lu meilleur single-malt au monde & meilleur single-malt asiatique, notamment. Personnellement, je n’ai pas testĂ© la dernière version en date, mais une version 2008 embouteillĂ©e en 2013, et qui a obtenu 90-92/100, mais pas plus, ce avec un joli profil sherry, fruitĂ©, oxydatif, mais encore un peu jeune. Avec certaines versions du « Solist Â» brut de fĂ»t, c’est sans doute un des meilleurs malts de la distillerie Ă  l’heure actuelle.

 

 

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Parmi les autres prix, le site de vente en ligne mais aussi nĂ©gociant MASTER OF MALT obtient 3 prix, avec comme prix du meilleur blended whisky au monde, un whisky de la gamme « That Boutique-y-Whisky Company Â» (ici le "Blended-whisky, 1, batch 1", Ă  50,3 %), puis comme prix du meilleur whisky aromatisĂ© (oui, je sais…) un assemblage maison Ă©galement, et de 40 ans d’âge (n’est-ce-pas du gâchis ? A voir, un vrai coup de poker…), et enfin comme meilleur whisky de grain au monde un whisky de la gamme « Darkness Â» (vieilli dans des fĂ»ts de petite taille), un NORTH BRITISH 18 ans « Oloroso Cask Finish Â» Ă  50,40 %. L’AmĂ©rique du Nord n’est pas en reste, avec comme meilleur whisky canadien, le FORTY CREEK « Confederation Oak Â», 40 % (une distillerie que je n’ai pas encore eu l’occasion de dĂ©guster et qui n’est pas distribuĂ©e en France). Les Etats-Unis, eux, sont encore une fois fortement reprĂ©sentĂ©s par la distillerie BUFFALO TRACE, vĂ©ritablement incontournable, avec un de leurs fers de lance haut de gamme, le Thomas HANDY SAZERAC Straight Rye, qui titre 64,6 %.

 

 

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Moins de surprise pour les autres prix, hormis celui du meilleur design pour le blend HAIG « Club Â», lĂ  j’avoue, je ne comprends pas. Hormis exalter le flacon de parfum pour homme des annĂ©es 70 au verre colorĂ© de la plus grande banalitĂ©, je ne vois pas. Nombre d’autres prix de cette catĂ©gorie me semblent bien plus justifiĂ©s, comme celui de l’agence Stranger & Stranger (ABERFELDY, CRAIGELLACHIE, le nĂ©gociant COMPASS BOX, entre autres marques...) ou Tridimage (BALBLAIR), BrandOpus (TAMDHU), sans parler du chef d’œuvre qu’est le NIKKA 25 ans « Taketsuru Â» (nom de l’agence non communiquĂ©), tant pour le contenant que pour le contenu, mais ce n’est pas une nouveautĂ© (le conditionnement du NIKKA 40 ans, lui, me paraĂ®t dĂ©jĂ  moins fin).

 

 

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La gamme ABERFELDY, totalement relookée l'an dernier, ici avec le désormais somptueux nouveau design du coffret du 21 ans d'âge.

Encore une belle réussite pour l'agence STRANGER & STRANGER.

 

 

Pour en savoir plus sur tous les prix de ce concours :

WWA 2015

 

 

3/ LA SOCIETE GLENMORANGIE VEND LA S.M.W.S. :

(GLENMORANGIE sells The Scotch Malt Whisky Society to private investors)

Afin de se redynamiser les marques & distilleries qu’elle possède, à savoir ARDBEG & GLENMORANGIEet les assemblages associés, la société The GLENMORANGIE P.l.c. a préféré céder la Scotch Malt Whisky Society (S.M.W.S.) a des investisseurs privés. La S.M.W.S., qui compte 26000 membres, représente aujourd’hui 350 single-casks produits chaque année, en provenance de 19 pays, de nombreuses distilleries écossaises de malt et de grain, mais aussi de distilleries irlandaises, japonaises, américaines, voire françaises, mais concernant le Cognac, l’Armagnac et le Rhum.

 

 

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 Le Queen Street bar d'EDINBURGH, un des Q.G. du S.M.W.S. Quelques notes de dĂ©gustation sont Ă  venir...

 

 

4/ BACARDI PREND UNE PART PLUS IMPORTANTE DANS LA SOCIETE COMPASS BOX :

(BACARDI Group buys minority stake in independent artisan bottler & Compass Box Whisky co.)

Le groupe BACARDI, qui possède déjà plusieurs références de spiritueux dans son catalogue et de références de whisky en particulier via la société John DEWAR & Sons (distilleries ABERFELDY, AULTMORE, CRAIGELLACHIE, MACDUFF/DEVERON, ROYAL BRACKLA, mais aussi les blend DEWAR’S & William LAWSON), a acquis une participation minoritaire dans le capital de la société COMPASS BOX Whisky & co, aux termes d’un accord à long terme, également destiné à assurer la diversification et l’approvisionnement en whisky (de malt, mais probablement aussi de grain) de cette dernière. John Glaser assure que cela ne va pas affecter l’indépendance de sa société tant en termes de créativité qu’en termes de diversification de son approvisionnement en whisky (rappelons que COMPASS BOX a un accord important et pluri-annuel avec le groupe Diageo, qui lui fournit notamment des fûts des distilleries de malt CLYNELISH, CAOL ILA, etc…, mais aussi du whisky de grain, comme par exemple CAMERON BRIDGE, la plus grande distillerie de grain du groupe).

 

 

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 Un groupe de bouteilles de chez COMPASS BOX, avec parfois un conditionnement ancien. Photo: © GrĂ©goire Sarafian

 

 

 

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NOUVEAUTES & NOUVELLES WHISKY AUTRES PAYS:

(OTHER COUNTRIES WHISKY NEWS)

 

Pour ne pas ĂŞtre trop long je ne vais pas trop traiter de whiskies non Ă©cossais dans cette rubrique, mais j’aurais l’occasion d’y revenir….voici dĂ©jĂ  deux nouvelles :

 

-Marianne Barnes, qui a travaillĂ© 5 ans pour le groupe Brown-Forman (Etats-Unis), et notamment sous la direction de Chris Morris, de la distillerie Woodford Reserve, devient la première femme Ă  diriger une distillerie dans l’Etat du Kentucky. AlliĂ©e Ă  deux chefs d’entreprise, Will Arvin & Wesley Murry, elle va rĂ©nover et remettre en route l’ancienne distillerie OLD TAYLOR crĂ©Ă©e par le Colonel E.H. Taylor Jr en 1887, puis mise en sommeil en 1972, mais le whiskey qui sera produit sera proposĂ© sous un nouveau nom, et ne sera pas vendu en tant que distillat pur (« new make Â» comme l’on dit en Ecosse, ou « moonshine Â» comme l’on dit sur place). Il s’y produira Ă©galement du gin, avec mĂŞme la culture de ses composants naturels botaniques sur place. J’avoue ĂŞtre curieux.

 

 

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-La distillerie suĂ©doise MACKMYRA sort un nouveau whisky dans sa gamme consacrĂ©e aux « Saisons Â». Après « MIDNATTSOL Â», « MIDVINTER Â», voici « ISKRISTALL Â» (ou le « crystal de glace Â»), un whisky combinant comme souvent chĂŞne suĂ©dois et amĂ©ricain neuf et usagĂ©s (ex-Bourbon, donc) avec une seconde maturation (affinage plutĂ´t) en fĂ»ts de sherry de type Pedro Ximenez. Par contre sur la fiche individuelle fournie par la distillerie, on parle de fĂ»ts « saturĂ©s par du sherry P.X. Â» pour chaque type de fĂ»t. Est-ce Ă  dire qu’il y a eu « traitement Â» du fĂ»t, en clair, un rinçage avec du sherry ? Ou bien est-ce cela qu’ils nomment finition sherry Pedro Ximenez…allez savoir. A suivre. Le whisky (un single-malt, toujours) est comme d’habitude ni filtrĂ© Ă  froid, ni colorĂ© et il titre 46,1 %. Sa sortie n’est pas rĂ©ellement rĂ©cente, mais c'est seulement depuis peu qu’on en entend parler ici, et qu'il est disponible Ă  la vente (environ 75 €, MdW).

 

 

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-AMRUT "NAARANGI" (pour fût d'"ORANGE"), 6 ans d'âge, 2015, 50 % :

L'on pensait avoir tout vu en matière de spiritueux Ă  base de whisky aromatisĂ© (arĂ´mes de miel, d'Ă©pice, de pomme, d'Ă©rable, cerises, citron vert, etc...), mais lĂ  on franchit un cap (enfin, tout est relatif, on voudrait plutĂ´t nous le faire croire-voir plus loin pourquoi) en matière de maturation et d'affinage de whisky dans des fĂ»ts ayant contenu autre chose que des breuvages traditionnels de maturation du whisky que sont le Bourbon ou le Sherry par exemple. Non, la distillerie AMRUT a osĂ© faire vieillir un de ses distillats de 3 ans d'âge dans des fĂ»ts ayant contenu du Sherry, mais aussi du vin âgĂ© et des Ă©corces d'orange (de Madikeri, en Inde), puis remettre Ă  marier le tout durant 3 annĂ©es. J’ai eu peur Ă  un moment donnĂ© qu’il s’agisse de jus d’orange (ne riez pas !) car leur marketing & une partie de la presse ont jouĂ© sur cette ambiguĂŻtĂ©, mais non, et celui-ci, qui est bien qualifiĂ© de single-malt whisky (et qui s'il Ă©tait Ă©cossais n'aurait plus droit Ă  cette appellation du fait de cet additif, mĂŞme naturel, en raison des règles strictes qui rĂ©gissent la dĂ©nomination "whisky Ă©cossais", et influent sur l'appelation "whisky" tout court, enfin, en gĂ©nĂ©ral) sur le papier en tout cas, lorgne plutĂ´t du cĂ´tĂ© de l’ Â« ORANGERIE » de Compass Box ou d'autres boissons plus anciennes (comme le vieux "SOUTHERN COMFORT", qui contient Ă©galement d'autres additifs) ou encore de certaines expĂ©rimentations rĂ©centes de diffĂ©rentes distilleries, dont MACKMYRA. Le "NAARANGI" d'AMRUT sera distribuĂ© sur les marchĂ©s europĂ©ens, du Canada et d'Asie du Sud-Est. 900 bouteilles de cette version ont Ă©tĂ© produites, pour un prix en France supĂ©rieur Ă  80 €. Concernant le mode d'Ă©laboration de ce whisky, faut il se rĂ©jouir ou s'indigner? Je ne sais pas...Je suis tout de mĂŞme curieux de le dĂ©guster, non sans une petite apprĂ©hension il est vrai.

 

 

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-ENGLISH WHISKY & CO (embouteillage officiel) "The Founders Private Cellar Final Signature case", 2015 (2 bouteilles) :

La sociĂ©tĂ© ENGLISH WHISKY & Co (connue Ă©galement sous le nom de ST GEORGE Distillery-nom que je ne prĂ©fère pas employer car il dĂ©signe Ă©galement une distillerie de spiritueux et de malt de Californie), qui produit un des rares whiskies en provenance d'Angleterre et qui avait perdu le crĂ©ateur de sa distillerie, James Nelstrop, en septembre dernier, lui rend hommage en mettant en vente un coffret constituĂ© de deux bouteilles issus de single-casks qu'il avait lui mĂŞme sĂ©lectionnĂ©s pour leurs qualitĂ©s parmi ses fĂ»ts prĂ©fĂ©rĂ©s, dont le plus âgĂ© de la distillerie (7 ans). Le coffret (une mallette en cuir) contient en effet un 6 ans d'âge "Peated Sherry Cask" titrant 55,7 %, mais aussi un 7 ans d'âge Ă©levĂ© en fĂ»t de rhum et titrant 55,1 %, chacun accompagnĂ© de son certificat d'authenticitĂ©, puis d'un cruchon en grès, de 4 tumblers, et un livret historique avec un caractère autobiographique. Les 238 "attachĂ©s-case" qui ont Ă©tĂ© produits sont d'ores et dĂ©jĂ  en vente au prix conseillĂ© de 795  ÂŁ (soit environ 1092 €).

 

 

 

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NOUVEAUTES WHISKY ECOSSAIS/SCOTCH WHISKY NEW BOTTLINGS :

Deux flacons de prestige pour dĂ©buter cette liste commentĂ©e, de vieux whiskies de grains qui donnent envie, chez les deux frères LAING devenus concurrents (bien sĂ»r les deux maisons proposent Ă©galement de nombreuses nouveautĂ©s en matière de single-malts de plusieurs rĂ©gions…à suivre peut ĂŞtre bientĂ´t ?) :

-DUMBARTON 1964-2015, 50 ans (Refill Hogshead), par Hunter LAING, gamme « Sovereign Â», 43,8 % (P.V.C. 290 ÂŁ, chez The Whisky Exchange, alias TWE-env. 400 €) :

Cette distillerie de grain fondée en 1938 par Hiram Walker (ne pas confondre avec une distillerie de malt du même nom) était une des plus grandes distilleries de grain d’Ecosse, voire la plus grande (on comptait 25 millions de litres d’alcool en 2001, servant à alimenter les blends BALLANTINE’S. Elle fut fermée en 2002 au profit notamment de STRATHCLYDE, aux installations plus faciles à moderniser. Les bouteilles de cette distillerie sont très rares, et le peu de mises en bouteilles qui ont été mises sur le marché (notamment dans les années 1990, par Signatory Vintage, Douglas Laing ou encore Cadenhead) sont surtout des millésimes des années 1960.

 

 

 

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-INVERGORDON 1974-2014, 40 ans, refill Bourbon Barrel (171 bouteilles) par Douglas LAING, gamme « X.O.P. Â» (Extra Old Particular), 50 % (P.V.C. 235 ÂŁ, soit environ 327 € , TWE)

Une distillerie de grain bien plus connue et plus souvent mise en bouteille (par le négociant Duncan Taylor, essentiellement).

 

 

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Pour rester, au moins pour la première des 2 nouveautĂ©s, dans le whisky de grain, signalons deux nouvelles rĂ©fĂ©rences chez l’artisan nĂ©gociant COMPASS BOX Ă  l’occasion du 15 ème anniversaire de la sociĂ©tĂ© :

-« HEDONISM QUINDECIMUS Â», « 15th Anniversary Edition Â», 15/04/2015, 46 % (5689 bouteilles, dont 840 pour la France), emb. COMPASS BOX (Blended-Grain) (160 ÂŁ, TWE)

Cette version est une relecture de sa crĂ©ation originale, en 2000, « Hedonism Â» (le premier blended-grain de l’histoire du whisky, rappelons-le), un assemblage mettant en Ĺ“uvre des fĂ»ts âgĂ©s de 20 Ă  32 ans en provenance de 5 distilleries diffĂ©rentes de grain. Il est annoncĂ© pour le 15 avril sur le marchĂ© europĂ©en (prix de lancement environ 150-160 € pour la France-vu Ă  la Maison du Whisky hier le 10/04/15 !), et au 1er juin pour les Etats-Unis. Il est bien possible que je puisse le dĂ©guster sous peu, alors… Â« stay tuned Â», ou plutĂ´t restez Ă  l’écoute, si j’ose dire (rappelons au lecteur occasionnel que souvent, lorsque je ne peux mettre Ă  jour le site, c’est sur mon compte Twitter (cliquez sur l’icĂ´ne en haut Ă  droite de la page du site) que je publie en premier certaines nouvelles ou impressions de dĂ©gustation…Cette version sera-t-elle meilleure que le chef d’œuvre qu’est « The Last Vatted Grain Â» ? Cela va ĂŞtre difficile, mais l'on ne sait jamais. Vivement la dĂ©gustation...

 
 

 

hedonism_quindecimus_2015_46_2cp

 

 

 

-« THE PEAT MONSTER MAGNUM », « 15th Anniversary Edition Â», 15/04/12015, Cask Strength, 57,3 %, (2000 bouteilles de 150 cl*), emb. COMPASS BOX (Blended-Malt) :

Une version assurĂ©ment plus « monster Â» que la version rĂ©duite (voir les deux bouteilles en photo ci-dessous), mĂŞme pas besoin de dĂ©guster pour le savoir, proposĂ©e ici en magnum (1,5 l, 1,75 l pour les Etats-Unis), comme dĂ©jĂ  le « RESERVE Â», sorti il y a quelques annĂ©es, au prix d'environ 140 € en France  (vu Ă  la Maison du Whisky, Paris, hier le 10/04/15 !).

 

 

 

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-« THE LAST DROP Â» 1960, 48 ans, dernière Ă©dition, (592 bouteilles), 48,6 % (Blended-Whisky):

Une curiositĂ© hors de prix (accrochez vous, le prix avoisine les 2600 ÂŁ, soit environ 3540 €) et assez mystĂ©rieuse de provenance, produit par la sociĂ©tĂ© The Last Drop Distillers Limited, qui propose Ă©galement The Last Drop 1950 « Cognac Â» et The Last Drop 50 ans « Blended Scotch Whisky Â» (2014). Les plus anciens whiskies de l’assemblage (tant de grain que de malt), provenant de distilleries parfois aujourd’hui fermĂ©es, ont Ă©tĂ© distillĂ©s en 1965, ce qui ne peut qu’émouvoir votre visiteur, dont c’est le millĂ©sime…Chaque Ă©dition est vendue avec une mignonnette du mĂŞme « nectar Â» ("nectar" supposĂ© ou avĂ©rĂ©, aucune idĂ©e…je n'ai jamais pu le dĂ©guster pour le moment, et je ne suis pas le seul).

 

 

 

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Du cĂ´tĂ© des SINGLE-MALTS ECOSSAIS, les NOUVEAUTES, en bref :

(What's new on SCOTTISH Single-malts side)

 

 

-AN CNOC MillĂ©sime Â« 1975 Â», Officiel, n.c.f. (non filtrĂ© Ă  froid) & n.c. (non colorĂ©), 3 casks (American & European oak), Natural Cask Strength, 44,2 % :

Une distillerie encore sous estimée (également nommée KNOCK DHU), mais qui peut donner de belles choses, aussi je suis curieux de cette nouveauté…1590 bouteilles ont été produites, et le prix de vente annoncé est d'environ 300 £ (environ 360 € à la M.d.W.).

 

 

 

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-ARRAN 18 ans, Officiel, première Ă©dition (limitĂ©e), 2015, 46 % :

La première édition de ce 18 ans d’âge (une édition limitée) a été intégralement vieillie dans des fûts de Sherry de type Hogshead. Le prix annoncé est autour de 100 €.

 

 

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-BENRIACH 18 ans, Officiel, "ALBARIZA", Heavily Peated/American Oak & P.X. (Pedro Ximenez) Finish, 46 % : Prix environ 100 €, MdW & cavistes partenaires.

-BENRIACH 15 ans, Officiel, Bourbon wood, « SAUTERNES WOOD FINISH Â», 46 % : (Prix env. 68 €)

BENRIACH continue son petit bonhomme de chemin avec une certaine prise de risque (dĂ©jĂ  entamĂ©e avec le « SOLSTICE Â», très rĂ©ussi, Ă  mon avis, et dont j’ai dĂ©jĂ  parlĂ© ici)…A suivre, après les dĂ©gustations, je l’espère en tout cas !

 

 

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-BENROMACH 5 ans, Officiel (une Ă©dition 2014, en rĂ©alitĂ©), 40 % : Prix non communiquĂ© (apparemment pas disponible en France pour le moment).

-BENROMACH 10 ans, Officiel « 100 PROOF Â», 57 % (Prix env. 79 €,MdW) :

Voir l’Introduction de l’EDITORIAL…Concernant ces deux whiskies, l’on ne peut que saluer cette initiative, Ă  contre-courant de l’industrie ! -Notes de dĂ©gustation Ă  suivre…

 

 

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-DEANSTON 18 ans, Officiel, première Ă©dition (limitĂ©e) 2015, "Un-Chill filtered" (non filtrĂ© Ă  froid), 46,3 % :

Cette distillerie méconnue des Highlands du Sud a fait un retour remarqué il y a quelques années lorsque son propriétaire, Burn Stewart Distillers, a décidé, tout comme pour les autres distilleries du groupe, BUNNAHABHAIN et LEDAIG, de supprimer la coloration artificielle et la filtration à froid de ces whiskies, un geste à saluer... Cette première édition de ce 18 ans d’âge (une édition limitée) a subi une seconde maturation durant 6 ans dans des fûts ayant contenu du Cognac. Prix non communiqué, mais disponible en ligne (sites U.S.) autour de 180 $.

 

 

 

 

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-GLEN SCOTIA « HEAVILY PEATED Â» 10 ans, Officiel, Nouvelle sĂ©rie "Legends of Scotia" : « Campbeltown Picture House Commemorative bottling Â»,  n.c.f./n.c., 50 % :

Une nouvelle version et gamme pour "l'autre distillerie" de la presqu'île de Campbeltown, à l'Ouest. Je dis l'autre, car elle est souvent éclipsée par sa "soeur" SPRINGBANK... Sans avoir dégusté cette version, j’ai déjà un a priori favorable, grâce à un conditionnement enfin à peu près digne de la distillerie…même si on aimerait (toujours) bien voir la couleur du whisky avant de l’acheter. Le non filtrage à froid, la non coloration, les 50 % plaident aussi favorablement pour cette nouveauté…à suivre si j’arrive à trouver comment la déguster. Prix inconnu.

 

 

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-GLENDRONACH 18 ans, Officiel, « MARSALA CASK FINISH Â», 46 % :

La distillerie, très prolifique, se met elle aussi aux finitions un peu casse-gueules…Elle continue aussi à sortir de nombreux Single-casks (maturation en Sherry Oloroso surtout). Prix inconnu, disponibilité inconnue également.

 

 

-GLENLIVET (The) Officiel "FOUNDER'S RESERVE", N.A.S. (= No Age Statement, sans mention d’âge), 40 % (Prix : 30 Ă  36 ÂŁ environ):

Cette version est destinée à remplacer à cours ou moyen terme le 12 ans d’âge au Royaume- Uni et en Allemagne, puis dans le reste de l’Europe, voire davantage (sauf aux Etats-Unis & au Canada). Lancée discrètement en réalité le 31/10/14 par le biais du marché hors taxe, cette version sans compte d’âge arrive bientôt en France…-Voir également l’Introduction de l’EDITORIAL…Concernant ce remplacement, vous comprendrez je ne peux pas approuver cette décision (voir plus haut pourquoi, dans mon "Point de vue"), même si je la comprends au regard de la crise actuelle…A suivre lorsque je n'aurais dégustée !

 

 

 

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-GLENTURRET (The) 18 ans, Officiel, Edition limitĂ©e, Single-Cask, 2015, Cask Strength, 46,3 % :

Rares sont les single-casks officiels de cette distillerie des Highlands appartenant au groupe Edrington (d'ailleurs ce single-malt est une des bases du blended-whisky The FAMOUS GROUSE) à voir le jour ces derniers temps, alors, à bon entendeur, pour les amateurs de la distillerie, déjà. Rappelons aussi, accessoirement, que The GLENTURRET est la première distillerie d'Ecosse historiquement ouverte et à être encore en activité, puisqu'elle date de 1775. La première tout court demeurant LITTLEMILL, en 1772, mais elle est fermée depuis 1996 puis fût détruite. Ensuite, c'est la distillerie BOWMORE qui est la plus ancienne (1779). Prix pour le marché U.K. (pas sûr qu'il soit disponible en France), sur le site de The Whisky Exchange, à un peu plus de 230 €.

 

 

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-HIGHLAND PARK Officiel 10 ans « AMBASSADOR'S CHOICE Â», nouvelle Ă©dition, 70 cl, 46 % :

Il s'agissait à l’origine d'une version limitée à la Suède (car il s’agit d’un assemblage choisi par l’ambassadeur pour la Suède d’HIGHLAND PARK, à savoir Martin Markvandsen) et autrefois uniquement conditionnée en flacons de 35 cl, titrant 40 %. Elle est de retour cette fois-ci en version normale (70 cl) et titrant 46 %, ce que l’on ne peut que saluer. Agé de 10 ans, il s’agit d’un assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon (70%) et de fûts ayant contenu du Sherry de type Oloroso (pour 30%). Le prix est d’environ 87 € (chez T.W.E. en tout cas). Il n’est pas encore vendu en France. Je ne suis pas certain qu’il le sera.

 

 

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-LADYBURN 40 ans (Distillé en 1974, mis en bouteille le 21/11/2014, sortie 2015), Officiel, Single-Cask (Fût N°89/199-74 ayant donné 157 bouteilles), 48,6 % (Disponible seulement via The Whisky Shop, Royaume-Uni) -Prix communiqué 2500 £, soit plus de 3400 €.

Ce très rare single-malt, qu’il m’a Ă©tĂ© donnĂ© seulement une fois de dĂ©guster (il s’agissait d’un millĂ©sime « 1973 Â» embouteillĂ© en 2012 sauf erreur par le nĂ©gociant Blackadder, excellent) est encore plus rare en version officielle, alors…LADYBURN Ă©tait une distillerie de la rĂ©gion des Lowlands, construite Ă  cotĂ© de la distillerie de grain de GIRVAN. Toutes deux appartiennent au groupe William Grant & Sons, qui possède visiblement encore quelques fĂ»ts de LADYBURN, et la licence. Cette distillerie fermĂ©e a produit un single-malt entre 1966 et 1975 seulement, avant d’être dĂ©truite dans les annĂ©es 1980. Il sort de temps Ă  autre une version chez les nĂ©gociants (Signatory Vintage, Gordon & MacPhail, Van Wees ou encore Wilson & Morgan), souvent sous la mention anonyme de « Rare Ayrshire Â» (du nom de la rĂ©gion), mais la dernière version officielle date de l’an 2000 (un 27 ans d’âge millĂ©simĂ© « 1973 Â», brut de fĂ»t Ă  50,4 %).

 

 

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-LEDAIG Officiel « DUSGADH Â» 42 ans (DistillĂ© en 1972, mis en bouteille en 2014, sortie 2015), 500 bouteilles, 46,3 % (Disponible seulement via The Whisky Shop, Royaume-Uni) :

D’après l’écrivain Charles MacLean, qui a eu la chance de la dĂ©guster, il s’agirait d’un assemblage de quelques fĂ»ts de type diffĂ©rents, dont le contenu Ă  Ă©tĂ© remis Ă  marier ensuite en 2001 dans des fĂ»ts de sherry de type Oloroso en provenance de chez Gonzales Byass. Ce single-malt en provenance de l'ĂŻle de Mull (dont la version non tourbĂ©e est nommĂ©e TOBERMORY) est par ailleurs nettement tourbĂ©. Prix annoncĂ© d'environ 3500 ÂŁ (soit plus de 4700 €), ce qui va calmer de suite certaines ardeurs !

 

 

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-LEDAIG Officiel 18 ans, Nouvelle et première Edition 2015, "Un-Chill filtered" (non filtré à froid), 46,3 % :

Dernier né de la distillerie LEDAIG/TOBERMORY, ce nouveau 18 ans d'âge est un assemblage de quelques fûts de type différents, dont le contenu à été ensuite affiné un certain temps dans des fûts de sherry Oloroso. Un single-malt que l'on nous dit complexe, floral, fruité, épicé et par ailleurs tourbé. Prix non communiqué pour le moment (nouveauté printemps 2015).

 

 

 

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-OBAN Officiel « LITTLE BAY Â» (N.A.S.), Edition limitĂ©e 2015), Â« Small batch Â», « Small casks Â», 43 % (Disponible pour le moment seulement en zone hors taxe d’aĂ©roport, voire sur le marchĂ© du Royaume-Uni-information Ă  confirmer-au prix d’environ 70 €) :

La pittoresque petite distillerie de la cĂ´te Ouest de l’Ecosse qu’est OBAN, propose un nouvel embouteillage, ce qui n’est dĂ©jĂ  pas courant pour une distillerie presque confidentielle bien qu'appartenant au groupe Diageo. D’après la distillerie, il s’agit d’une petite cuvĂ©e, qui, de plus, est Ă©levĂ©e en fĂ»ts plus petits, ce afin de renforcer sa complexitĂ©, lui donnant un caractère plus riche, plus boisĂ© et un peu plus Ă©picĂ©. Elle ne cache pas s’être inspirĂ©e du succès qu’a Ă©tĂ© et est encore le « Quarter Cask Â» de LAPHROAIG. Je vous avouerais que j'ai un faible pour cette distillerie et que je suis curieux de le dĂ©guster.

 

 

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-SPRINGBANK Officiel 17 ans « SHERRYWOOD Â» (100 % Sherry cask -9120 bouteilles), n.c.f./n.c., Cask Strength, 52,3 % -Prix U.K.85 ÂŁ (soit environ 117 €)

La cĂ©lèbre distillerie artisanale & familiale de la presqu’île de Campbeltown prĂ©sentait en fĂ©vrier 3 nouveautĂ©s, toujours sous distribution française par la maison Dugas, dont un 17 ans qui a fait un certain « buzz Â» sur la toile, qui m’intrigue aussi, mais que je n’ai pas encore dĂ©gustĂ©. Je ne dĂ©sespère pas de le faire prochainement, alors Ă  suivre...

 

 

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-SPRINGBANK Officiel 12 ans « CASK STRENGTH Â», Batch 10 (Bourbon & Sherry casks), n.c.f./n.c., 53,2 % -Prix U.K. 47 ÂŁ (soit environ 65 €)

Le batch 10 du 12 ans brut de fĂ»t, s’il est aussi bon que les prĂ©cĂ©dents (ou au moins que les 2 derniers dĂ©gustĂ©s par votre serviteur) devrait faire Ă  nouveau quelques heureux parmi les « anoraks Â».

-SPRINGBANK Officiel 21 ans, (Bourbon & Sherry casks-3160 bouteilles), n.c.f./n.c., 46 % : -Prix U.K.180 ÂŁ (soit environ 247 €)

Le 21 ans, lui, est présenté dans une livrée différente, plus moderne, et d’après certains, sans la superbe gourmandise de la version des années 1990 (étiquette crème). A vérifier, car je connaissais et appréciait grandement la version ancienne en question…

 

 

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-TALISKER Officiel (N.A.S.) « SKYE Â», 45,8 % (Prix supĂ©rieur Ă  35 €, peut ĂŞtre entre 45 et 55 €, Ă  confirmer)

Il se murmure (de source professionnelle) que cette version sortie sans tambours ni trompettes en fĂ©vrier dernier va remplacer le 10 ans d’âge sous peu ! Si cela se confirme, je ne peux pas saluer cette dĂ©cision, mĂŞme si je la comprends au regard de la crise actuelle……-Voir Ă©galement l’Introduction de l’EDITORIAL…

 

 

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-TAMDHU Officiel (N.A.S.), n.c.f., « CASK STRENGTH Â», 58.8 % (Prix U.K. annoncĂ© 57 ÂŁ, soit environ 78 €)

(commentaires : voir whisky suivant)

 

 

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-TOMATIN Officiel (N.A.S.), Bourbon & Sherry casks,« CASK STRENGTH Â», 57,5 % (Prix U.K. annoncĂ© 50 ÂŁ, soit environ 68 €)

Deux distilleries diffĂ©rentes commençant par un « T Â» et appartenant Ă  des propriĂ©taires bien diffĂ©rents aussi (la première appartient au nĂ©gociant Ian MacLeod, tandis que la deuxième toujours Ă  un groupe japonais, Marubeni Europe plc, via la sociĂ©tĂ© de Takara Shuzo). Les deux ont la mĂŞme idĂ©e Ă  peu près en mĂŞme temps (et ce ne sont pas les seuls), de rebondir sur le boom du « no age statement Â», mais en proposant un brut de fĂ»t, susceptible par sa puissance, de compenser la jeunesse…Nous verrons si la mission est accomplie Ă  la dĂ©gustation…

 

 

 

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BREVE CONCLUSION :

Comme j’ai Ă©tĂ© un peu long, elle sera courte : Etant donnĂ© la conjoncture, sachez apprĂ©ciez les bouteilles que vous avez dĂ©jĂ , reconditionnez-en le contenu s’il baisse dangereusement pour le faire durer davantage, n’hĂ©sitez pas s’il y a des affaires Ă  faire, collectionnez davantage des samples que des bouteilles (c’est moins cher !), dĂ©guster si possible avant d’acheter, et, si la qualitĂ© est lĂ , privilĂ©giez les approches authentiques aux approches biaisĂ©es et aseptisĂ©es des grandes (voire petites) maisons…et…n’achetez pas si c’est Ă©galement trop cher pour ce que c’est. Bonnes dĂ©gustations Ă  venir !

 

 

Editorial No 12

 

EDITORIAL No 12 : « SANS TITRE » ("Untitled"):

 

 

 Dernières Mises Ă  jour /Latest Updating: 08/02/2015

 

(Addendum: 05/02/2015-voir sujet N°2 & à la fin)

 

Pour différentes raisons, dont certaines liées à ma santé, mon EDITORIAL vous est présenté plus tard que prévu, j’en suis navré. Cependant, c’est aussi paradoxalement une chance, car cela va me permettre de vous parler d’une visite fort sympathique que j’ai eu entre temps, de la part de Govert Pennings, un bloggeur du whisky qui nous vient des Pays-Bas, auteur d’un blog - www.recursiewhisky.nl déjà mentionné dans les liens (et que je recommande) et avec qui nous avons alterné dégustations & discussions sur le whisky, la musique, etc…

Je vous parlerais également de l’actualité du whisky, de quelques nouvelles sorties whiskies, en attendant de me remettre au travail sur mes (nombreuses) notes de dégustations, reportages et interviews en souffrance ou nouvelles (sur des whiskies mais aussi d’autres spiritueux)…bref, de quoi se changer les idées tout au long de cette année 2015, qui n’a pas vraiment bien commencé, c’est le moins qu’on puisse dire...

 

ENGLISH SUMMARY :

For personal reasons (mainly health), my new Editorial has been delayed a bit, but it is not such bad news, because meanwhile I received a nice visit from a Dutch whisky blogger called Govert Pennings, author of a blog called www.recursiewhisky.nl already quoted in my recommended website list, and we had a nice talk & tasting, speaking about different things related to whisky news, as well as music, etc… I will also speak about new bottlings, some short news about whisky, and then will start new series of tastings, reports & interviews about whisky, but maybe also other spirits. Many things of what to change the ideas throughout this year of 2015 that didn’t start well, to say the least…

You can get an approximative translation of my full EDITORIAL by using « Google Translate Â». Please click here below… :Translator link

 

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Un des moments forts partagés avec mon visiteur Govert, le single-cask YOICHI 1988 vedette du salon "Whisky Live Paris" 2013.

Le généreux cadeau d'anniversaire de plusieurs amis, l'an dernier, qu'ils soient encore remerciés à cette occasion!

Photo © Govert Pennings & Grégoire Sarafian

 

 

PLAN DE L’EDITORIAL / EDITORIAL MAP :

 

1/ NOUVELLES BREVES (Short NEWS) :

2/ VISITE AMICALE D’UN BLOGGEUR HOLLANDAIS (A friendly visit from a Dutch blogger) :

3/ NOUVELLES BOUTEILLES (New Bottlings) :

 

 
 

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Greg's Whisky Guide est Ă  l'heure hollandaise, pour l'occasion, avec un Ă©chantillon de single-malt de la distillerie US HEIT.

Notes  de dĂ©gustation Ă  suivre. Photo: © GrĂ©goire Sarafian

 

 

***

 

1/NOUVELLES BREVES (Short NEWS):

 

-DĂ©cès le 17 dĂ©cembre dernier de Takeshi TAKETSURU Ă  l’âge de 90 ans. Il Ă©tait le neveu de Masataka Taketsuru, le fondateur de la sociĂ©tĂ© japonaise productrice des whiskies NIKKA Whisky distilling co. Takeshi Taketsuru fut adoptĂ© par son oncle après la deuxième guerre mondiale et les bombardements d’Hiroshima et deviendra le master-blender (maĂ®tre-assembleur) de la firme Ă  partir de 1980, puis la dirigea durant les annĂ©es 1980. C’est sous sa responsabilitĂ© que sera construite la deuxième distillerie du groupe, MIYAGIKYO, en 1969 (la première Ă©tant YOICHI construite en 1934), mais aussi crĂ©Ă©e la rĂ©fĂ©rence originale et d’une certaine façon unique au monde que constitue le « Coffey Malt Â», un assemblage de malts distillĂ©s dans de complexes alambics de distillation continue, d’ordinaire destinĂ©s Ă  la production de whisky de grain. (Merci Ă  Whisky Magazine & Fine Spirits en ligne pour cette information-06/06/2015).

 

 

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C'est un morceau d'histoire du whisky japonais qui s'en va avec Takeshi TAKETSURU...

 

 

En très bref, du nouveau Ă  Paris:

-La Maison du Whisky, boutique et importateur de whisky qui existe depuis 1956, a fait peau neuve fin 2014, et outre l’extension de ses locaux au rez-de-chaussée, elle dispose désormais d’un espace au sous-sol pour des cours sur le whisky, séminaires et possibles privatisations, d’un espace collectors avec plus de 600 références. Au total, le nouvel espace sur deux étages propose jusqu’à 2000 références et a été entièrement repensé pour laisser plus d’espace aux visiteurs, avec une approche moderne, comme notamment des vitrines éclairées, un peu comme dans le nouvel Espace du Bon Marché (la Grande Epicerie), rénové lui aussi en 2014, suivi par les Galeries Gourmandes du Boulevard Haussmann, qui ont déménagé dans l’immeuble d’en face. Lorsque ma santé le permettra, je rendrais une petite visite (elle s'impose !) à toutes ces enseignes et vous en reparlerais….

 

 

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Le "temple du whisky" français, La Maison du Whisky, fait peau neuve dans sa boutique principale et historique...

 

 

-Les chiffres sur la vente de whiskies Ă©cossais l’annĂ©e 2014 ont Ă©tĂ© publiĂ©s par la S.W.A. (Scotch Whisky Association) Ă  l’occasion de son rapport annuel et leur rĂ©sumĂ© vient d’être traduit par le journal canadien « La Presse Â». A raison de 7 milliards d’euros pour l’économie britannique et 40300 emplois, ils permettent de mettre en perspective le dĂ©bat qui a fait rage sur l’indĂ©pendance de cette rĂ©gion, ou en tout cas, d’en rappeler certains enjeux. J'aurais sans doute l'occasion d'y revenir. Voici le lien vers l’article (merci Ă  Maxime Gilger pour cette information):

La Presse, 27/01/15

 

Et pour les anglophones, ce qu'en dit la S.W.A. elle même en résumé :

(the S.W.A. conclusions, in English)

S.W.A., 28/01/15

 

 

***

 

 

2/ VISITE AMICALE D’UN BLOGGEUR HOLLANDAIS (A friendly visit from a Dutch whisky blogger) :

 

MalgrĂ© des soucis de santĂ© persistants en ce dĂ©but d’annĂ©e 2015 (entre autres choses, une mauvaise sciatique), je n’ai pas voulu annuler une visite un peu exceptionnelle, car l’homme a du faire 7 heures de train pour venir me voir et rien que pour cela, il a du mĂ©rite ! En effet, j’ai eu le plaisir de recevoir de Govert PENNINGS, un bloggeur du whisky qui nous vient des Pays-Bas, auteur d’un blog -http://www.recursiewhisky.nl/- dĂ©jĂ  mentionnĂ© dans les liens.

 

 

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Govert, mon invité, en train de noter ses impressions sur le YOICHI 1988-2013, single-cask (N°100215) titrant 62 %.

Photo © Grégoire Sarafian

 

Govert dit ĂŞtre plutĂ´t nouveau dans le monde du whisky, n'ayant dĂ©gustĂ© des hauts de gamme semble t’il que depuis peu, mais j’ai trouvĂ© son palais très fin et son vocabulaire descriptif assez aiguisĂ©, sans doute cela t’il un lien avec le fait qu’il ait travaillĂ© Ă  un moment donnĂ© en lien avec l’univers du parfum. J’ai souhaitĂ© lui organiser une dĂ©gustation large tant sur le plan des âges que sur les pays survolĂ©s (8 au total, en commençant par la Suède avec MACKMYRA, puis plus tard l’Australie avec SULLIVANS COVE, mais aussi la France avec GLANN AR MOR & WARENGHEM, l’Ecosse, bien sĂ»r, majoritaire, mais aussi l’Irlande avec un BUSHMILLS, le Japon avec 4 distilleries, le Pays de Galles, avec PENDERYN, les Etats-Unis...), Ă  partir de mon expĂ©rience de 15 ans dans ce domaine. Il s’est montrĂ© très ouvert et très rĂ©ceptif, et nos discussions ont Ă©tĂ© passionnantes et par moments Ă©tendues Ă  la musique (Govert est Ă©galement bassiste Ă  ses heures, et un grand fan de PINK FLOYD, par exemple). Le fait que j’ai dĂ» allĂ©ger le programme (pas de visites touristiques ni de caves Ă  whisky) pour cas de force majeure nous a laissĂ© plus de temps pour discuter. Govert et moi partageons le goĂ»t pour les whiskies artisanaux, de prĂ©fĂ©rence non filtrĂ©s Ă  froid et sans coloration artificielle, mais aussi pour l'exercice de l'assemblage-maison (ou « home-blending Â»), une question sur laquelle je reviendrais par ailleurs.

Dernière minute: J'ai depuis la rédaction de ce sujet chroniqué deux assemblages faits par Govert, voici un lien vers ces deux critiques:

Solera Peated Reserve (Blended-Malt)

Deideag (Blended-Whisky)

 

 

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Un des fleurons du single-malt français de la distillerie GLANN AR MOR, le KORNOG en fûts de Sauternes, un must.

Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

A Noter: Voir Ă  la rubrique suivante pour 3 nouveautĂ©s de la distillerie GLANN AR MOR. 

 

De mĂŞme, Ă  l’exception des versions antĂ©rieures Ă  cette tendance et aux productions des jeunes distilleries, il est comme moi assez déçu par les « N.A.S. Â» (whiskies sans compte d’âge) qui sortent de plus en plus sur le marchĂ©. Il en a mĂŞme fait un point d’honneur en Ă©tablissant une charte Ă  laquelle il souhaite sensibiliser les amateurs de whiskies sur les rĂ©seaux sociaux. Comme moi, il apprĂ©cie d’ailleurs la dĂ©marche que propose Ralfy Mitchell dans ses vidĂ©os de dĂ©gustation et de conseils sur le whisky. Nous avons pensĂ© Ă  lui Ă  plusieurs reprises au cours de ce sĂ©jour, aussi je ne rĂ©siste pas Ă  vous proposer de visionner une de mes vidĂ©os prĂ©fĂ©rĂ©es de lui, au sujet d’un excellent single-malt de la distillerie SPRINGBANK de ma collection, une version (12 ans "Cask Strength", Batch 08, 01/2014, 52,3 %) dont je vous parlerais prochainement (et sans doute Govert Ă©galement, car je lui en ai samplĂ© un peu, alors, santĂ©, collègue !):

 

cliquez ici pour voir la vidéo/ click here for Ralfy's video


Parmi les sujets Ă©voquĂ©s pendant son court sĂ©jour, j’ai dĂ©couvert Ă©galement que de très nombreux clubs de whiskies existent en Hollande (voir son site), et que, comme en Belgique, ils sont souvent très formalisĂ©s, avec une association, voire un lieu, des tenues Ă  l’enseigne de ceux-ci, etc… Il existe de nombreux salons du whisky locaux ou nationaux. Sur le plan des prix Ă©galement, il semble que l’offre soit importante et les prix plus raisonnables que chez nous. Certains lieux (bar Ă  bières & Ă  whiskies) proposent des dĂ©gustations de hauts de gamme en formule « dĂ©couverte Â» assez intĂ©ressante. J’aurais sans doute l’occasion de vous en reparler car je compte bien lui rendre la politesse de sa visite un jour ! Et puis, histoire de lui laisser un bon souvenir, j’ai pu lui faire dĂ©guster des whiskies (en Ă©chantillon pour les plus rares) de mes distilleries prĂ©fĂ©rĂ©es, Ă  savoir PORT ELLEN (pour les distilleries fermĂ©es) & YOICHI (pour les distilleries actives), mais aussi des mises en bouteille pas forcĂ©ment onĂ©reuses (et encore trouvables !) mais significatives de meilleures Ă©poques de production avec notamment un TALISKER officiel de 10 ans d’âge mais embouteillĂ© dans les annĂ©es 1990. Un flacon de toute beautĂ©: Notes de dĂ©gustation ici : 

cliquez ici / click here

 

 

 

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Une version splendide du TALISKER 10 ans d'âge, tel qu'il était, embouteillé dans les années 1990.

Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Enfin, en Ă©change de bons procĂ©dĂ©s, j’étais heureux de faire dĂ©couvrir Ă  Govert des whiskies français (sur place et en diffĂ©rĂ©), en l’occurrence pour cette fois des whiskies des distilleries GLANN AR MOR et WARENGHEM (certes il en connaissait dĂ©jĂ  certaines rĂ©fĂ©rences), tandis que lui va pouvoir me faire dĂ©couvrir des whiskies de deux distilleries hollandaises, la distillerie ZUIDAM (qui produit des single-malts et un Rye whiskey sous le nom de MILLSTONE) & la distillerie US HEIT (single-malt FRYSK HYNDER), dont les whiskies ne sont pas disponibles en France. J’aurais l’occasion de reparler de ces whiskies dans la nouvelle rubrique « WORLD distilleries Â» de mon site (menu gauche) ou en crĂ©ant une fiche spĂ©cifique de distillerie. A suivre…

 

 

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Quatre Ă©chantillons de la distillerie ZUIDAM, avec notamment un RYE whiskey, cela ne se voit pas tous les jours !

Notes de dĂ©gustation Ă  suivre.  Photo: © GrĂ©goire Sarafian

 

 

 

 

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La version de 12 ans d'âge élevée en fûts de Sherry du single-malt MILLSTONE semble avoir la faveur de nombre d'amateurs

du whisky. Je vous dirais prochainement ce que j'en pense...

 

 

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POST-SCRIPTUM:

 

A SUIVRE Ă  la fin de cet EDITORIAL....

(To be followed at the End of this EDITORIAL)

 

 

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3/ NOUVELLES BOUTEILLES (New Bottlings) :

 

-La distillerie Ă©cossaise AN CNOC (Highlands de l’Est) sortir Ă  la fois un nouveau millĂ©sime « 2000 Â», un assemblage de fĂ»ts de Sherry et de Bourbon titrant 46 % (annoncĂ© dans les 75 € chez les cavistes) et un 18 ans d’âge, avec un assemblage de fĂ»ts de Sherry de second remplissage et de fĂ»ts de Bourbon de premier remplissage, qui constitue une addition Ă  la gamme rĂ©gulière. Ce dernier est d’ores et dĂ©jĂ  en vente en France Ă  un peu plus de 100 € chez les cavistes.

 

 

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 -La distillerie Ă©cossaise The DALMORE (Highlands du Nord) sortira coup sur coup d’ici le printemps prochain 3 mises en bouteille pour le marchĂ© hors taxes (« global travel retail Â»), dans une gamme nommĂ©e « Fortuna Merita Collection Â» (« la fortune sourit aux audacieux Â», en latin). Il s’agit (est-ce une surprise ?) de 3 « N.A.S. Â» (whiskies sans compte d’âge) tous vieillis en fĂ»ts de Sherry en provenance de la prestigieuse maison Gonzalez Byass, mais avec 3 types de Sherry diffĂ©rents mis en Ĺ“uvre : Le « REGALIS Â» (« Royal Â») est vieilli en fĂ»ts de Sherry « Amoroso Â» et titre 40 % (PVC : 75 €), tandis que le « LUCEO Â» (« Je brille Â»), lui est vieilli en fĂ»ts de Sherry « Apostoles Â» et titre 40 % (PVC : 85 €), tandis que le « DOMINIUM Â» (« Possession Â»), lui, est vieilli en fĂ»ts de Sherry « Matusalem Â» et titre 43 % (PVC : 120 €).

 

 

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Dernière minute: Par ailleurs, la distillerie GLANN AR MOR sort pour la première fois deux versions single-cask du KORNOG (version tourbĂ©e) de son single-malt, versions Ă©levĂ©es en fĂ»t de Sherry (une en "OLOROSO", l'autre en "PEDRO XIMENEZ"), mais aussi une version du GLANN AR MOR (non tourbĂ©e) "TAOL ESA" nommĂ©e "B2 HEIZ KORN", Ă©laborĂ©e Ă  partir d'orge locale (et bio). Toutes ces versions sont comme d'habitude non filtrĂ©es Ă  froid, non colorĂ©es et titrent 46 %. 

 

 

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 La version "B2 Heiz Korn" du GLANN AR MOR "Taol Esa" (non tourbĂ©), 46 %, Ă©laborĂ©e pour la première fois avec de l'orge locale et bio.

Notes de dégustation à venir. Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

-La distillerie Ă©cossaise GLENMORANGIE (Highlands du Nord) sort dans sa gamme « PRIVATE EDITION Â» (une sĂ©rie d’éditions limitĂ©es annuelles lancĂ©e en 2009 avec le « SONNALTA Â»), une nouvelle version (la sixième) nommĂ©e « TUSAIL Â» (qui signifie en gaĂ©lique « Originaire Â»), concoctĂ©e comme d’habitude par le spĂ©cialiste maison du vieillissement, j’ai nommĂ© Sir Bill Lumsden. Cette fois il n’est pas question d’affinage, mais de faire revivre une ancienne variĂ©tĂ© d’orge commercialisĂ©e il y a 50 ans (en 1965 exactement), nommĂ©e « Marris Otter Â» et utilisĂ©e dans le passĂ© par nombre de brasseurs, mais aussi par des distillateurs. Selon la volontĂ© de Mr Lumsden, cette orge a Ă©tĂ© pour l’occasion maltĂ©e de manière traditionnelle (et non mĂ©canique) mais l’histoire ne dit pas si cette opĂ©ration fut rĂ©alisĂ©e sur place (rappelons que très peu de distilleries Ă©cossaises maltent leur orge sur place de nos jours, et Ă  ma connaissance, sauf erreur, aucune Ă  100 % de ses besoins). L’objectif recherchĂ© ici (Bill Lumsden parle de profil « riche et rustique Â») est apparemment de retrouver des notes aromatiques de torrĂ©faction du malt, d’orge douce, de toffee, d’épices (cannelle, gingembre), censĂ©es mettre en valeur par contraste les notes traditionnellement fruitĂ©es (entre autres) du style maison. Cette version est sans mention d’âge (mais l’on peut supposer qu’elle a une dizaine d’annĂ©es de moyenne d’âge), non filtrĂ©e Ă  froid, non colorĂ©e et titre 46 %. Elle est vendue outre-manche Ă  environ 76 ÂŁ, soit environ 100 €.

 

 

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-La distillerie Irlandaise MIDLETON sort une nouvelle référence en matière de son "SINGLE-POT STILL" (nouvelle appellation du "PURE POT STILL", mais c'est la même chose) RED BREAST nommée "MANO A LAMH"-"main dans la main" en gaélique-("All Sherry Limited Edition",2015), sans mention d'âge ("n.a.s."), uniquement constituée de fûts de chêne en provenance du Nord de l'Espagne, élaborés par la maison Antonio Paez Lobato, puis remplis de Sherry de diverses bodegas du Sud de l'Espagne. Il s'agit de la première version entièrement composé de fûts de Sherry (Oloroso). Elle est non filtrée à froid, titre 46 %et limitée à 2000 bouteilles, uniquement disponibles à travers le club de fidélité de la marque RED BREAST, club nommé "The Stillhouse" (www.singlepotstill.com), au prix de 65 €.

 

 

 

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-La distillerie nord-amĂ©ricaine WOODFORD RESERVE (anciennement nommĂ©e LABROT & GRAHAM et situĂ©e Ă  Versailles dans le Kentucky) lancera en FĂ©vrier sous le nom de « RYE Â», tout simplement, sa première rĂ©fĂ©rence de gamme rĂ©gulière de whiskey Ă  base de seigle (la loi exige 51 % minimum de seigle mais elle en comportera 53 % au moins). D’après Chris Morris, le maĂ®tre-distillateur, la raison de l’arrivĂ©e de cette nouvelle rĂ©fĂ©rence est une forte demande de la part de consommateurs. En effet, deux autres mises en bouteille avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© produites auparavant, en 2011, mais en Ă©dition limitĂ©e (sous le nom de « Master’s Collection Â», en coffret bois & en flacons de forme originale et Ă  contenance de 50 cl (l’un Ă©tait nommĂ© « New Cask Rye Â» et l’autre « Aged Cask Rye Â», chacun titrant 46,2 %). Cette nouvelle version permanente sera âgĂ©e de 7 Ă  8 ans et aura comme titrage 45,2 % (soit le titrage original Ă  sa lancĂ©e du « Distiller’s Select Â», aujourd’hui de 43,2 %) et rejoindra ainsi les deux autres rĂ©fĂ©rences permanentes que sont le « Distiller’s Select Â» et le « Double-Oaked Â». En revanche, elle ne sera pas tout de suite commercialisĂ©e partout aux Etats-Unis et sera exportĂ©e ultĂ©rieurement hors du pays.

 

 

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-Le nĂ©gociant Ă©cossais Douglas LAING sort une nouvelle rĂ©fĂ©rence en matière de BLENDED-MALT: Après le « BIG PEAT Â», mettant en valeur les single-malts de l’île d’Islay, le « SCALLYWAG Â» consacrĂ© Ă  ceux du Speyside et le « TIMOROUS BEASTIE Â» consacrĂ© aux single-malts des Highlands, voici « ROCK OYSTER Â», une mise en bouteille en sĂ©rie limitĂ©e (small batch) rassemblant des single-malts des Ă®les, d’après le communiquĂ© de presse, en provenance d’Arran, Jura, Orkney, mais aussi d’Islay, pour donner un assemblage « gentiment marquĂ© par la fumĂ©e de tourbe, vanillĂ©, miellĂ© et salĂ© Â». Son titrage est de 46,8 %, il est non filtrĂ© Ă  froid et non colorĂ© artificiellement, comme les 3 prĂ©cĂ©dents assemblages de la maison. Je reviendrais sur cet assemblage pour lequel j’ai reçu un Ă©chantillon, et sa note de dĂ©gustation sera mise en ligne prochainement*. Pour information, il est dĂ©jĂ  en vente sur le site de La Maison du Whisky pour la somme de 56 €.

*= Dernière minute/latest update, notes de dégustation ici (tasting notes here) : cliquez ici / click here

 

 

 

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Je vous souhaite encore une fois une BONNE & HEUREUSE ANNEE 2015 Ă  tous & Ă  toutes.

Une annĂ©e avec le sens du PARTAGE, de la MESURE, de la PASSION, 

ce avec DISCERNEMENT.

 

 

 

POST-SCRIPTUM:

Comment conclure une belle rencontre? Avec un whisky exceptionnel...le PORT ELLEN officiel "2nd Release" 24 ans (1978-2002), 59,35 %. Non, ne rêvez pas, ce n'était pas ma bouteille, mais un dernier échantillon dont nous avons savouré la moindre goutte. Que voulez-vous, les belles choses sont éphémères ! Je vous en souhaite plein pour cette année...

 

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How to conclude a memorable meeting? With a memorable whisky (Govert uses the word "dramtastic" for that !). "There you go"....with official PORT ELLEN "2nd Release" 24 y.o. (1978-2002), Bottled at 59,35 %. No, you are not dreaming, it was not my bottle though, but a wee sample (my last sample) & we saved & enjoyed every drop of it.  That aim to be, the beautiful things are short-lived! I wish you height for this year...

 

 

ADDENDUM:

Comme ce bloggeur (Govert Pennings) a eu l’amabilitĂ© de publier sur son site une note de dĂ©gustation au sujet d'un de mes assemblages maison ou « private blend Â», le N°61, rĂ©alisĂ© en 2014, et que je suis toujours intĂ©ressĂ© par un poste d’assembleur et/ou un mĂ©cène ou partenaire pour monter ma propre sociĂ©tĂ© de nĂ©goce & d’assemblage, je me permets de vous en transmettre le lien ci-dessous :

For your information, as this blogger, Govert Pennings, has recently written the first public review ever of a private home-made blended whisky of mine, a whisky just called "N°61", created in 2014. I mention this because I am still looking for a job in the whisky industry (or even better, in whisky « artisanry Â») or a partner & / or sponsor to start an independant bottling & blending company some day, so here is what he says about it :

Review of Gregoire Sarafian's No 61 Private Blended-Whisky

 

 

 

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Mon assemblage No 61 (un blended-whisky maison, hors commerce, Ă  plus de 80 % de malt) mis en bouteille le 28/12/14.

Photo © Grégoire Sarafian

 

 My blended-whisky, a private, not for sale home blending, named No 61, bottled in december 2014-with no less than 80 % malt.

 

Editorial No 11

 

EDITORIAL No 11 : « CQFD… » (DĂ©cembre 2014):

 

(« QED… » -December 2014’s Editorial)

 

Dernière Mise Ă  jour /Latest Updating: 21/12/2014 ( & **15/02/15)

 

PĂ©riode de fĂŞtes….l’éditorial arrive un peu tard, certes, mais pour les retardataires qui voudraient faire des « cadeaux whisky Â» (il y en a toujours et je ne les blame pas, les temps sont durs !), je vous propose une belle liste de single-malts Ă©cossais tourbĂ©s et non tourbĂ©s (de moyenne voire haut de gamme), ainsi que ma liste de whiskies plus large (concernant celle-ci d’autres pays que l’Ecosse) dĂ©jĂ  en ligne, liste rĂ©cemment rĂ©visĂ©e, soit au total 150 whiskies tout de mĂŞme ! Je ferais un point informatif Ă©galement sur le site internet, sur l’actualitĂ© du whisky, et une partie plus Ă©ditoriale (« Point de vue Â»), histoire de donner un avis sur des sujets « chauds Â» du moment…avec la franchise qui me caractĂ©rise.

Sorry but due to some delay, there will be no English summary this time too. It is too much work at the moment. Apologies. You still can get an approximative translation by using « Google Translate Â». Please click here below… :Translator link

Basically, to put a long story short, this Editorial speaks about whisky news, this website’s news, advises on your last gifts for Christmas (150 whiskies recommended, from 40 to 150 €), and I’m also expressing my point of view  about recent events or trends in the whisky industry, and especially about Scotch whisky shortage, the quite alarming increasing of prices since one or two years, and the speculation that goes with it, even in French retailers world. All this with no censorship, as usual.

 

1/ACTUALITE FESTIVE :

 

-Pour vos CADEAUX de NoĂ«l de dernière minute, je vous propose plusieurs LISTES thĂ©matiques de WHISKIES:

a/ Liste de Whiskies de plusieurs types et pays de moins de 60 €

 

b/Liste de Whiskies de type Single-malt (en majorité écossais) de moins de 150 €

1/ Tourbé

2/ Non tourbé

 

Voici le lien vers les deux listes :

(here's a link to a list of 150 whiskies I advise from less than 60 € to less than 150 €):

 

LISTES THEMATIQUES

 

 

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Un retardataire dans les listes, tout du moins dans cette version, car pas encore testée, mais je promets de déguster l'échantillon reçu durant ces fêtes, alors à suivre ! Il s'agit d'une version brut de fût du célèbre blended-malt "BIG PEAT" du négociant Douglas Laing, un assemblage de single-malts de l'île d'Islay, titrant ici 55,7 %. Un choix de circonstance !

 

 

 

2/ ACTUALITE DU SITE :

 

Vous l’aurez compris, ces derniers mois ont été difficiles à plusieurs égards, cela a pu entraîner des retards dans la publication, voire dans la rédaction de plusieurs sujets importants et de nombreuses notes de dégustation (…). C’est autant de travail supplémentaire qui m’attend en 2015, en espérant vous satisfaire comme j’espère l’avoir fait, au moins en partie, en 2014, au vu des échos plutôt positifs reçus. Merci à vous lecteurs de continuer à faire vivre le site par votre soutien et vos questions. Le résultat du sondage est reporté, étant donné les problèmes évoqués auparavant.

Sur le plan technique, j’ai commencé à harmoniser un peu le visuel des fiches de dégustation anciennes par rapport aux plus récentes, mais cela prend beaucoup de temps, alors merci de patienter pour cela aussi. Idem pour les problèmes d’affichage anormaux de drapeaux en tête des notes de dégustation, c’est à l’étude.

J’en profite aussi pour remercier encore tout le monde (professionnels et amateurs) pour les Ă©chantillons reçus ou les Ă©changes. Pour prĂ©cision, je leur suis Ă©galement reconnaissant d’accepter que les notes et commentaires associĂ©s ne leur soient pas forcĂ©ment favorables (sinon quel intĂ©rĂŞt, ce n’est pas un site publicitaire-ce qui n’empĂŞche pas en revanche les bonnes relations et Ă©changes de vues avec les professionnels, c'est important), comme l’a rĂ©cemment prouvĂ© la sociĂ©tĂ© Compass Box (John Glaser est en effet le parrain du site) dont j’ai Ă©gratignĂ© plusieurs de leurs crĂ©ations rĂ©centes (mais qui aime bien, châtie bien, n’est ce pas ?).

Je vous tiendrais au courant des éventuelles dégustations que votre serviteur pourrait organiser en 2015, dans la limite de ce qui est possible, questions logistiques et financières obligent (je rappelle que ce site internet est gratuit, mais les soirées dégustations ne le seront sans doute pas). D’autres rencontres, interviews, voire sujets plus complets, et pas que sur le whisky, sont prévus. Merci de votre patience. Par ailleurs j’annonce que j’ai repris mon travail de création d’assemblages maison à titre expérimental et en exemplaire unique. C’est passionnant, et j’envisage, dès que possible, de vous proposer un atelier consacré à ce sujet.

 

3/ ACTUALITE DU WHISKY :

a/ Point de Vue :

 

« WHISKY, PENURIE, AUGMENTATION DES PRIX & SPECULATION (ou CQFD) » :

 

Tout le monde en parle dans le milieu du whisky, que ce soit chez les professionnels ou les amateurs, il est clair que nous vivons une pĂ©riode de lĂ©gère rĂ©cession (enfin, tout est relatif !) sur le plan des exportations de whisky (-10 % globalement pour le premier semestre 2014). Elles n’augmentent en fait que pour la France (+ 6 %-cela fait tout de mĂŞme près de 200 millions de bouteilles vendues…), TaĂŻwan (+ 39 %) et les Emirats Arabes Unis (+ 26 %), tandis que c’est la dĂ©gringolade notamment aux Etats-Unis (- 16 %), Ă  Singapour (-46 %), en Allemagne (-22 %), au BrĂ©sil (1 19 %), et j’en passe. A Contrario, l’Inde importe 31 % de plus de whiskies Ă©cossais…Et la France, me direz-vous ? Les blended-whiskies tiennent toujours, logiquement, le haut du pavĂ©, en France comme ailleurs (92 % des ventes environ), avec, pour la France, en tĂŞte des ventes les marques William PEEL, puis GRANT’S, puis ensuite LABEL 5, CLAN CAMPBELL, BALLANTINE’S, etc... Quand aux single-malts (je n’ai pas les chiffres pour la France), les plus vendus dans le monde sont GLENFIDDICH, The GLENLIVET, The MACALLAN (eh oui, malgrĂ© les « Fine Oak Â» et les « Color series Â»), GLENMORANGIE, The SINGLETON (des 3 distilleries de la marque–« of.. Â» : DUFFTOWN, GLEN ORD, GLENDULLAN), GLEN GRANT, ABERLOUR, The BALVENIE, LAPHROAIG ET CARDHU. Mais j’arrĂŞterais lĂ  les statistiques…

Nous avons donc, d’un côté un public néophyte majoritairement consommateur de blended-whiskies de bas de gamme, associé souvent à d’autres boissons ou de la glace, et au moment de l’apéritif, de l’autre une minorité d’amateurs (du débutant au connaisseur averti), qui s’intéresse aux produits, qu’ils soient conçus en Ecosse ou ailleurs, même si l’Ecosse, L’Irlande, le Japon ou les Etats-Unis continuent d’attirer plus de clientèle que les productions venues de France. Ceci dit, au vu de certains propos qui m’ont été tenus (d’une distillerie envers une autre, en public), je doute que les distilleries françaises fassent front commun pour s’imposer, ou en tout cas certaines tensions (et allégations diffamatoires) demeurent et c’est dommage.

Je tenais aussi Ă  rebondir sur la rĂ©cente polĂ©mique de l’attribution de certains prix (distinctions) par des personnalitĂ©s connues du monde du whisky, que ce soient des Ă©crivains plus ou moins appointĂ©s pour dire rĂ©gulièrement du bien de telle ou telle marque (point de certitude, mais l’on peut avoir lĂ©gitimement un doute au vu de certaines incohĂ©rences ou invraisemblances de notation), ou des associations ou clubs plus sĂ©rieux et faisant autoritĂ© auprès des connaisseurs comme des professionnels. Une partie de cette polĂ©mique Ă©tait liĂ©e au fait qu’un Ă©crivain, Jim Murray, avait Ă©lu un single-malt japonais, le YAMAZAKI « Sherry Cask Â» (Ă©dition 2013), un whisky sans compte d’âge annoncĂ© (ou « n.a.s. Â», pour « no age statement Â» en anglais), ainsi que d’autres whiskies japonais ou amĂ©ricains, relĂ©guant au second plan toutes les productions Ă©cossaises ou presque, ce que d’ailleurs les « Malt Maniacs Â» ont fait rĂ©cemment de manière un peu diffĂ©rente, mais, sur le fond, identique (en placant des whiskies taĂŻwanais, japonais et amĂ©ricains en tĂŞte de leur palmarès 2014). Le problème, c’est qu’étant donnĂ© la forte demande en whisky Ă©cossais (et whisky Ă©cossais âgĂ© de surcroĂ®t !) des « BRICS Â» (BrĂ©sil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), les fĂ»ts âgĂ©s de qualitĂ© commencent Ă  manquer chez de nombreuses distilleries.

 

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La qualitĂ© s’en ressent, quoiqu’en disent certains professionnels, l’économie et la prudence sont de mise, d’oĂą l’essor et la gĂ©nĂ©ralisation (qu’on se le dise !) des « n.a.s. Â», des whiskies sans mention d’âge. Et….ce que l’on dit moins, des whiskies dits « technologiques Â» (qui tendent Ă  uniformiser le style des blends comme des single-malts, par le travail du bois usagĂ© et neuf de manière intensive, orientĂ©e et risquant de dĂ©naturer le caractère de la distillerie). J’en ai dĂ©jĂ  parlĂ©, j’y reviens que brièvement, pour rappeler que si les grands propriĂ©taires de distilleries qui travaillent de manière industrielle nous proposent dĂ©sormais des whiskies sans compte d’âge plutĂ´t fades et sans style (sauf exceptions, ou « n.a.s. Â» d’avant cette politique, comme par ex. les ABERLOUR « A’Bunadh Â», l'ISLE OF JURA "Superstition" ou encore le LAPHROAIG « Quarter Cask Â» et la sĂ©rie des "C.V." des 3 marques de SPRINGBANK....) heureusement, les distilleries artisanales Ă©cossaises restantes, et les nouvelles distilleries (Ă©cossaises ou pas, d’ailleurs), montrent l’exemple (sauf exceptions) de la voie Ă  suivre, c’est-Ă -dire de produire « bio Â», artisanalement et localement (avec la maĂ®trise si possible de toute la chaĂ®ne de production, de la culture de l’orge Ă  la mise en bouteille du distillat sur place), mais aussi en respectant le caractère de la distillerie.

Le succès de GLANN AR MOR, KILCHOMAN, MACKMYRA ou SPRINGBANK, entre autres exemples, est là pour le prouver, à mon avis en tout cas. Ce qui est excitant, dans cette période, paradoxalement, c’est le nombre de projets de micro-distilleries (ou de plus grandes aussi d’ailleurs) qui sont en train d’aboutir, en Ecosse, en Irlande (au moins 3 projets bien avancés) et aux Etats-Unis (on parle même d’une nouvelle distillerie japonaise sur l’île d’Hokkaïdo), mais aussi en Angleterre (The LAKES) en France, et…en Ecosse par des français (j’en profite pour souhaiter bonne chance à Jean Donnay qui monte la distillerie GARTBRECK sur Islay).

Sur le problème des prix, Ă©videmment liĂ© au sujet prĂ©cĂ©dent, nous assistons depuis un an surtout Ă  leur montĂ©e de manière importante : Je parle du prix Ă  la vente entre professionnels (Ă  la vente aux dĂ©taillants voire avant, entre distributeurs et autres intervenants) comme entre particuliers (avec l’explosion des ventes aux enchères en ligne de whiskies), et lĂ  personne ne doit s’en rĂ©jouir. Il est clair dĂ©sormais que, sauf exceptions, il n’y a plus que deux cibles au lieu de trois, le nĂ©ophyte plutĂ´t jeune avec peu de moyens et qui s’intĂ©resse aux autres alcools (pour lesquels les « n.a.s. Â» ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s) qui achèteraient des whiskies de moins de 60 € (quoique avec l’HIGHLAND PARK « Dark Origins Â», on en est loin avec un prix variant entre 75 et 90 € !), et de l’autre cĂ´tĂ©, les personnes plus fortunĂ©es, prĂŞtes Ă  mettre entre 300 et plus de 3000 € dans un whisky, sans parler du grand luxe, qui est apparemment l’apanage des français pour ce qui concerne le whisky. Bien sĂ»r, il existe encore une tranche intermĂ©diaire, mais elle est faible, les prix tendant Ă  grimper vers la tranche supĂ©rieure, et Ă  mon avis elle va donc s’amincir rapidement.

Les professionnels ont beau jeu de parler de la montĂ©e du coĂ»t de production, de la forte demande (voir plus loin le sujet sur SUNTORY), certes cela est vrai, mais cela conduit Ă  des excès de plus en plus flagrants chez certaines marques et pas chez d’autres: Par exemple, sous prĂ©texte que le YAMAZAKI « Sherry Cask Â» (Ă©dition 2013)* a Ă©tĂ© nommĂ© Whisky de l’AnnĂ©e 2014 par l’écrivain du whisky Jim Murray, le prix de cette bouteille, auparavant (par exemple) de ÂŁ 99,95 € (soit environ 127 €) en dĂ©but d’annĂ©e 2014 (renseignement pris auprès de la grande maison The Whisky Exchange, Ă  Londres), ou 115/120 € environ en France (auprès de plusieurs cavistes parisiens connus), a grimpĂ© de manière exponentielle en moins d’un an. Par exemple, un caviste propose aujourd’hui cette bouteille Ă  plus de 650 €…soit plus de 5 fois le prix initial, et ce, AVANT l’augmentation prĂ©vue en 2015 pour nombre de rĂ©fĂ©rences de SUNTORY (voir plus loin Ă©galement). Personnellement, je trouve cela lamentable, et très intĂ©ressĂ©.

Je trouve malgrĂ© tout presque plus honnĂŞte la pratique d’autres caves, qui est de, pour les rĂ©fĂ©rences « sensibles Â» (traduire "spĂ©culatives"-oui, nous sommes dĂ©jĂ  dans le sujet suivant de cet Ă©ditorial !), ne pas indiquer de prix, que ce soit sur leur site web ou en direct en boutique, et Ă  la place d’opter pour la mention « prix sur demande Â», en espĂ©rant que ce procĂ©dĂ© soit utilisĂ© pour adapter le prix de ces bouteilles aux ressources supposĂ©es ou connues du client, ce qui hĂ©las n’est pas certain ni marquĂ© sur le front du dit client. L’habit ne fait pas toujours le moine…Il n’y a pas de solution rĂ©ellement satisfaisante et je ne peux ĂŞtre optimiste sur ce sujet, hĂ©las.

* = Sur le fond, je ne peux pas parler de cette version en particulier, ne l’ayant pas dégustée, mais en revanche, je l’ai fait pour les 3 éditions précédentes (2009 à 2012) et pour résumer il s’agissait à chaque fois d’un bel assemblage, plutôt équilibré, demeurant assez léger sur le Sherry, de qualité certaine (la plus forte note donnée par votre serviteur étant de 94/100 pour l’édition 2009), mais manquant un peu de puissance, et surtout pas comparable avec les plus belles éditions (notamment certains bruts de fut millésimés) et ne méritant pas forcément le titre de meilleur whisky de type single-malt de l’année, à mon humble avis.

En ce qui concerne la spĂ©culation (idem !), sans transition (hm..), le problème le plus souvent Ă©voquĂ©, y compris sur ce site, est celui du prix fixĂ© par la distillerie (enfin, son propriĂ©taire, son chef de produit, ou autre dĂ©cideur commercial, rarement les producteurs eux-mĂŞmes) vers le distributeur, puis vers le caviste (pour faire simple), mais l’on oublie un autre Ă©lĂ©ment, le client ! Eh oui, si cette spĂ©culation existe, elle est le fruit de la conjugaison entre ces deux facteurs, l’offre et la demande, ce dont vous vous doutez bien. Or la demande, forte de l’éducation de plus en plus pointue du public en matière de spiritueux et sur le whisky en particulier, en France notamment (via des boutiques spĂ©cialisĂ©es, salons, dĂ©gustations, blogs, livres), mĂŞme si l’on parle lĂ  d’une minoritĂ© (la part des 8 % dĂ©volue Ă  la vente de single-malts parmi les ventes de whisky), s’est portĂ©e ces dernières annĂ©es de plus en plus vers certaines marques en particulier, renommĂ©es mais encore relativement plus accessibles que d’autres, attirant l’attention des spĂ©culateurs (peu conduits par l’amour du partage !), voyant lĂ  une belle occasion de s’enrichir Ă  peu de frais, en vendant par exemple certaines bouteilles acquises Ă  300 € Ă  dix fois leur prix sur les sites de vente aux enchères en ligne, qu’ils soient d’ailleurs spĂ©cialisĂ©s ou pas. Ne comptez pas sur moi pour citer ici Ă  ce sujet des marques « porteuses Â», au-delĂ  d’exemples basiques connus.

Etant donnĂ© les excès des annĂ©es 2013 et 2014 spĂ©cialement (pour vous en convaincre, jetez un coup d’œil Ă  l’occasion sur ces sites, concernant vos marques favorites de single-malts et vous serez Ă©bahis par les sommes atteintes par des bouteilles parfois encore accessibles il y a seulement 6 mois ou un an), il y a aussi deux autres phĂ©nomènes qui sont apparus et qui vont compliquer l’affaire, c’est d’abord ce que je qualifierais la « revente utile Â», et que l’on ne peut guère blâmer de la mĂŞme façon: En effet, les collectionneurs et amateurs passionnĂ©s mais peu fortunĂ©s ne pouvant plus suivre la cadence des augmentations de prix, certains d’entre eux sont tentĂ©s par une spĂ©culation limitĂ©e Ă  quelques bouteilles rares, dont la plus-value Ă  la vente leur permettra de se rĂ©approvisionner tout au long de l’annĂ©e en autres bouteilles, ce qui peut se comprendre. « Cela reste dans la famille, si j’ose dire Â», ou plutĂ´t dans le circuit Ă©conomique du whisky. Sans parler des problèmes de fins de mois difficiles, le whisky devenant alors un peu comme le vin, une valeur que l’on est sĂ»r de pouvoir revendre aux moments critiques suffisamment pour tenir le coup, enfin, sur le papier en tout cas, car tout ne se vend pas de manière Ă©gale : Il y a en effet un monde entre le prix d’un KNOCKANDO de 21 ans d’âge, encore trouvable Ă  moins de 70 €, et un ARDBEG du mĂŞme âge (et pas un officiel encore)…lĂ  vous pourriez bien tout simplement avoir Ă  ajouter un 0 !

L’autre phĂ©nomène, moins connu, plus polĂ©mique et très impopulaire Ă  Ă©voquer, c’est clairement la spĂ©culation au dernier stade de la vente au public, c’est-Ă -dire quand le professionnel caviste choisit sciemment de ne pas vendre tout son stock de telle ou telle marque, en garde une certaine quantitĂ©, suffisamment pour relancer la vente d’ici quelques mois ou annĂ©es avec une bascule consĂ©quente et le prĂ©texte (bien commode) du whisky qui serait devenu « Collector Â» entre temps, que cela soit justifiĂ© ou pas. Je n’affirme pas ici que tous le pratiquent, entendons nous bien, mais l’on me rapporte rĂ©gulièrement ces faits, par rapport Ă  nombre d’enseignes, et…surtout j’en ai Ă©tĂ© tĂ©moin moi-mĂŞme, alors que l’on ne me dise pas que cela n’existe pas !

Par ailleurs, c’est dans le contexte dĂ©crit ci-dessus, que j’ai dĂ©cidĂ©, après rĂ©flexion, de ne pas attribuer de prix, autrement dit de ne pas Ă©tablir de palmarès des meilleurs whiskies cette annĂ©e, contrairement Ă  l'an dernier. Inutile d’alimenter encore la spĂ©culation, d’une part, et de ne parler que d’une partie très limitĂ©e de la production (Ă©tant donnĂ©e la difficile accessibilitĂ© Ă  de nombreux whiskies Ă©cossais et du monde, et l’explosion de l’offre). En revanche, de manière plus raisonnable, il vous suffira de vous reporter aux diffĂ©rents Ă©vĂ©nements chroniquĂ©s sur le site, et de regarder les meilleurs commentaires, ou encore de consulter les listes thĂ©matiques, voire de me suivre sur Twitter, pour connaĂ®tre mes prĂ©fĂ©rences.

 

b/ Nouvelles « BREVES Â» (SĂ©lection):

 

-Mauvaise nouvelle, SUNTORY (nommĂ© depuis l’an dernier Beam Suntory après sa fusion avec le groupe JIM BEAM), va augmenter ses prix en 2015 de manière significative (entre 20 et 25 % pour les rĂ©fĂ©rences japonaises, et entre 17 et 25 % pour les rĂ©fĂ©rences Ă©cossaises), pour faire face Ă  l’augmentation des matières premières et Ă  la forte demande internationale. L’augmentation concernerait surtout les marques de whisky exportĂ©es de SUNTORY, mais pas les blended whiskies locaux du groupe (KAKUBIN, TORYS, etc…), par contre elle affecterait Ă©galement en prioritĂ© les distilleries Ă©cossaises LAPHROAIG et probablement celles appartenant prĂ©cĂ©demment Ă  Suntory-voir plus bas. Les prix n’auraient pas augmentĂ© depuis 2008, mais en rĂ©alitĂ©, il y a dĂ©jĂ  eu un cap franchi cette annĂ©e, avec notamment l’apparition des rĂ©fĂ©rences de single-malts SUNTORY sans mention d’âge qui a fait basculer les deux 12 ans d’âge (YAMAZAKI et HAKUSHU) dans la tranche au dessus (env. 20 € de plus par rĂ©fĂ©rence en un an). Une version du blend «HIBIKI Â» sans compte d’âge (ce qui est en fait un retour aux sources, car historiquement, une des premières versions de ce blend ne comportait pas d’âge) sortira en Mars 2015 au Japon, puis après sur certains marchĂ©s.

Beam SUNTORY est propriĂ©taire des distilleries japonaises HAKUSHU, YAMAZAKI et CHITA (distillerie de grain) et des blended-whiskies associĂ©s (dont les HIBIKI, KAKUBIN, TORYS et ROYAL…), mais aussi de distilleries ou marques amĂ©ricaines (JIM BEAM et marques associĂ©es, MAKER’S MARK, OLD GRAND DAD, OLD OVERHOLT Rye, RI 1 Rye), canadiennes (ALBERTA, CANADIAN CLUB, TANGLE RIDGE, WINDSOR) irlandaises (COOLEY et KILBEGGAN), espagnoles (DYC) et Ă©cossaises ARDMORE, LAPHROAIG, ainsi que celles du groupe Morrisson Bowmore (AUCHENTOSHAN, BOWMORE, GLEN GARIOCH, et des blended-whiskies associĂ©s -TEACHER’S, entre autres-plus des « Spirit drinks Â» dĂ©rivĂ©s de whiskies, et de bien d’autres spiritueux). Par contre, contrairement Ă  ce que dit l’article qui est Ă  la source de ce paragraphe (parution du 16.12.14 dans l’excellent blog consacrĂ© aux whiskies japonais nommĂ© www.nonjatta.com), la distillerie The BALVENIE n’appartient pas au groupe Beam Suntory, mais au groupe William Grant & Sons, de mĂŞme que The MACALLAN citĂ© dans l'article (je m'y laissĂ© prendre moi-mĂŞme!) qui appartient toujours Ă  The Edrington group. J’ai ajoutĂ© Ă  des extraits de l’article des prĂ©cisions sur les marques du groupe qui n’y figurent pas…

Malheureusement, comme je le disais plus haut, certaines manĹ“uvres spĂ©culatives n’ont pas attendu cette augmentation pour frapper des rĂ©fĂ©rences comme les « Sherry Cask Â» des distilleries japonaises du groupe SUNTORY.

 

 

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Les chais de la distillerie YAMAZAKI, première distillerie japonaise de whisky en activité au Japon.

 

 

-Mark Reynier, ancien nĂ©gociant en vins et co-directeur de la distillerie Ă©cossaise BRUICHLADDICH & de la maison de nĂ©goce Murray McDavid durant une dizaine d’annĂ©es, et qui en est parti après la reprise de la distillerie par le groupe RĂ©my Cointreau en 2012, a rachetĂ© l’ancienne brasserie Guinness Ă  Waterford, en Irlande, afin d’y fonder, grâe Ă  sa sociĂ©tĂ© Renegade Spirits (qui avait fait parler d’elle avec plusieurs embouteillages de nĂ©goce en Ă©dition très limitĂ©e) une distillerie de whisky destinĂ©e Ă  produire environ 3 millions de litres d’alcool par an. Reynier compte produire un single-malt (sans prĂ©cisions de style) et peut ĂŞtre un Pure Pot Still de style irlandais. La distillerie emploierait de 15 Ă  20 personnes. Les projets concernant l’Irlande ont dĂ©cidĂ©ment le vent en poupe !

 

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***

 

-Parmi les sorties Ă  signaler, sachez que le nĂ©gociant CADENHEAD sort une version de 48 ans d’âge du single-malt Ă©cossais GLENLOSSIE (très rarement disponible Ă  cet âge) dans sa rĂ©cente gamme « Single-Cask Â» dumpy (bouteilles trapues), avec un titrage de 43,5 %. Pour ÂŁ 460 livres environ, c’est rassurant sur le plan des prix, comparĂ© Ă  d’autres mises en bouteille de l’annĂ©e 2014. Par contre, sa disponibilitĂ© en France n’est pas garantie (voir avec son distributeur, la maison Dugas).

 

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-AN CNOC (ou KNOCKDHU, si vous préférez), distillerie écossaise des Highlands, sort un 18 ans d’âge, assemblage de fûts ayant contenu du Bourbon (1st Fill) et de fûts ayant contenu du Sherry (2ème remplissage). Il est disponible en France, en cave spécialisée pour un peu plus de 100 €.

-AULTMORE, distillerie Ă©cossaise du Speyside appartenant au groupe BACARDI (incluant la sociĂ©tĂ© John DEWAR & Sons et ses 5 distilleries de whisky), est la troisième distillerie, après CRAIGELLACHIE et ABERFELDY Ă  bĂ©nĂ©ficier d’un relooking complet, dans le cadre de la relance de ces marques au sein d’une gamme nommĂ©e « The Last Great Malts Â» et surtout, comme CRAIGELLACHIE, Ă  voir « sortir de terre Â» de nouvelles versions officielles, avec notamment un 12, 25 et un 30 ans d’âge (versions toutes non filtrĂ©es Ă  froid, sans coloration et rĂ©duites Ă  46 %-elles sont dĂ©jĂ  disponibles sur le marchĂ© anglo-saxon), mais aussi un 17 ans destinĂ© au marchĂ© hors taxe (« travel retail Â»). Il n’y avait pas eu de nouvelles versions officielles depuis 10 ans, ce qui peut s’expliquer Ă©galement par le fait que l’essentiel de la production est utilisĂ©e pour alimenter le blended-whisky DEWAR’S.

 

 

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-La distillerie EDRADOUR (propriété du négociant Signatory Vintage) sort la première version officielle régulière tourbée avec compte d’âge de son single-malt sous le nom de BALLECHIN 10 ans, une version tourbée à 50 p.p.m. et titrant 46 %. BALLECHIN est le nom de la version tourbée d’EDRADOUR lancée pour la première fois en 2006. Ce single-malt était disponible auparavant en version plus jeune, sans compte d’âge mais souvent millésimée, et disponible en versions diverses, de nombreux affinages ayant été tentés (dont Bordeaux, Bourgogne, Madère, Porto, Sauternes), comme pour la marque EDRADOUR.

 

 

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-La distillerie BENRIACH (Speyside) sort un 35 ans d’âge (titrant 42,5 %) qui va remplacer le 30 ans d’âge. Il a été mis en bouteille sous la direction à l’époque de The Glenlivet Distillers Ltd.

 

 

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-BENROMACH (appartenant au nĂ©gociant Gordon & MacPhail) sort deux versions millĂ©simĂ©es avec finitions en fĂ»ts ayant contenu des vins français, un millĂ©sime « 2005 Â» en fĂ»ts d’Hermitage et un millĂ©sime « 2006 Â» en fĂ»ts de Château Cisse (un vin du Haut-MĂ©doc). Les deux titrent 45 % et sont vendus dans les 70 €.

-Le nĂ©gociant Douglas Laing sort une nouvelle gamme mettant en valeur de manière plus luxueuse et en brut de fĂ»t certaines rĂ©fĂ©rences de la gamme « Old Particular Â», sous le nom de « XOP Â» pour « EXTRA OLD PARTICULAR Â», vendues dans un coffret en bois. Parmi les premières rĂ©fĂ©rences disponibles au Royaume Uni, un CAOL ILA « 1984 Â» de 30 ans d’âge Ă  54,7 %, un HIGHLAND PARK « 1989 Â» de 25 ans d’âge Ă  43,3 %, un MACALLAN « 1988 Â» de 26 ans Ă  43,9, et les single-grains INVERGORDON « 1974 Â» 40 ans Ă  47,2 % et PORT DUNDAS « 1978 Â» de 36 ans Ă  59,3 % (qui fait suite au merveilleux 35 ans de l’an dernier).

 

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-GLANN AR MOR (distillerie bretonne situĂ©e Ă  Pleubian, dans les CĂ´tes d'Armor) sort plusieurs versions de son single-malt pour la fin de l'annĂ©e (newsletter du 14/12/14): Quatre versions du GLANN AR MOR en version tourbĂ©e, donc nommĂ©es KORNOG, deux en fĂ»t de Bourbon, l'un rĂ©duit Ă  46 % est nommĂ© "Taouarc'h Seizved 14 BC", l'autre est un brut de fĂ»t Ă  58,2 % nommĂ© "Taouarc'h Chwec'hved 14 BC". A ceux lĂ  s'ajoutent deux versions vieillis en fĂ»ts de Sherry, un en fĂ»t d'Oloroso, nommĂ© "Kornog "Oloroso Shery Cask 14", et le dernier est nommĂ© "Pedro Ximenez Sherry Cask 14". Tous deux sont rĂ©duits Ă  46 %, tous les 4 non filtrĂ©s Ă  froid et non colorĂ©s. DisponibilitĂ© plutĂ´t sur le site internet de la distillerie (http://www.tregorwhisky.com/whiskies-bretagne-c-7.html) qu'en cave, mais cela peut arriver aussi.

 

 

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-GLENGLASSAUGH (distillerie des Highlands, appartenant au groupe Benriach distillery co) sort un single-malt de 51 ans d’âge, un des plus anciens fûts de la distillerie. Distillé en février 1951, mis en bouteille en mai 2014, il s’agit d’un fût ayant contenu du Bourbon numéroté 3301 et qui titre à l’arrivée 41,7 %. Il est vendu au Royaume Uni pas loin de £ 5000.

 

glenglassaugh_51_yo_2014_41.7_

 

-The GLENROTHES sort pas moins de 3 versions officielles sans compte d’âge (n.a.s.) destinĂ©es au marchĂ© hors taxe (« Travel retail Â»). Toutes rĂ©duites Ă  43 %, elles ont pour nom « MANSE RESERVE Â» (vendu dans les ÂŁ 50), « ELDER’S RESERVE Â» (d’environ 18 ans d’âge minimum, vendu dans les ÂŁ 110) et « MINISTER’S RESERVE Â» (d’environ 21 ans d’âge minimum, vendu dans les ÂŁ 160).

 

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-KAVALAN, l’une des distilleries taĂŻwanaises (eh oui, depuis, j’ai appris qu’il y en avait une autre, nommĂ©e NANTOU dont le 5 ans d’âge brut de fĂ»t vient d’être primĂ©s par les Malt Maniacs !), aux whiskies dĂ©jĂ  primĂ©s mondialement, sort, entre autres, un « PEATY CASK Â» (première version tourbĂ©e disponible ici), un single-cask titrant 54 % sĂ©lectionnĂ© par La Maison du Whisky. Le prix par contre, pour un peu plus de 140 €, « pique un peu Â».

 

 

kavalan_peaty_sc_mdw_2014_54

 

 

-La Maison du Whisky sort des versions que nous qualifierons de "post-officielles" (**= Dernière minute, 15/02/15: Il s'agit en fait de mises en bouteille exclusives pour La Maison du Whisky de whiskies faisant partie du stock personnel de fĂ»ts de Mark Reynier, qui rappelons-le ne fait plus partie de BRUICHLADDICH) du single-malt BRUICHLADDICH en version tourbĂ©e sous la forme de 4 rĂ©fĂ©rences sous la marque « Rest & Be Thankful Whisky Co. Â», deux OCTOMORE de 6 ans d’âge (un Ă©levĂ© dans un fĂ»t unique avec affinage Bourbon et titrant 65,8 %, l’autre, Ă©galement Ă©levĂ© dans un fĂ»t unique, puis affinĂ© en fĂ»t de Sauternes et titrant 63 % et deux PORT CHARLOTTE de 12 ans d’âge & millĂ©simes « 2001 Â»: L’un Ă©levĂ© ou affinĂ© dans un fĂ»t de Pomerol (titrant 61,5 %), l’autre dans un fĂ»t de Syrah (titrant 63,3 %). Les OCTOMORE sont vendus Ă  près de 290 € tandis que les PORT CHARLOTTE un peu plus de 200 €.

 

 

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-SPRINGBANK, la distillerie artisanale de Campbeltown n’en dĂ©mords pas, elle qui avait clairement pris le parti, avec son blended-whisky « SPIRIT OF FREEDOM Â» de 30 ans d’âge, d’inciter Ă  voter « Oui Â» Ă  l’indĂ©pendance de l’Ecosse, elle propose dĂ©sormais une version de ce blend sous-titrĂ©e « 45 Â», Ă©laborĂ©e avec 45 whiskies, faisant allusion au score final du « Oui Â». Le titrage de cette version ? Eh bien, 45 %, Ă©videmment ! En revanche, il ne vous en coĂ»tera pas 45 livres sterling, mais plutĂ´t 25-27.

-Pernod-Ricard, via sa branche Chivas Brothers limited, sort dans la série des single-casks en édition limitée réservée en principe aux visiteurs de la distillerie (quoique là…les distilleries de grain ne se visitent pas en général, c’est dommage, d’ailleurs…), ici un single-grain de la distillerie STRATHCLYDE de 13 ans d’âge titrant 64,4 % (coût env. £ 40). C’est assez rare pour être signalé. C’est sous cette marque de Chivas Brothers ltd (qui n’est pas, encore une fois, un négociant) que sont sorties dans le passé des versions plutôt populaires des single-malts SCAPA, GLENBURGIE ou encore STRATHISLA. Toutes ces versions sont mises en bouteille en flacons de 50 cl.

 

 

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***

 

Bonnes fĂŞtes de fin d’annĂ©e Ă  tous et Ă  toutes, avec partage, passion, et, notre ami de toujours (enfin, il faut du moins essayer !), Mr modĂ©ration !

 

Happy (Responsible) Christmas & all that jazz, share & enjoy…

 

Slainthe !

Cheers !

SantĂ© !

KampaĂŻ !

Skol !

Etc…

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