Editorial No 5

 

Editorial No 5 (Mars 2014) : « Less is more ? (pas sûr !) »

 

 

« Less is more » (moins, c'est plus), la célèbre devise du courant du Minimal Art contemporain (né aux U.S.A. en 1965) peut-elle s’appliquer à la situation du whisky aujourd’hui ? Peut-être, en apparence du moins, car je pense qu'hélas il n'en est rien. Aussi, il m’a semblé intéressant de mettre en perspective plusieurs aspects (certains n’étant parfois que peu traités) du problème en une tentative de synthèse « à plusieurs étages ».

 

1/ MOINS D’AGE ET PLUS DE TECHNOLOGIE :

D’un côté en effet, à force d’avoir moins de stock de whisky de 10 ans d’âge ou plus pour fournir la demande non seulement en Europe, mais bien entendu dans les pays dits « B.R.I.C.S. » (soit le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud) ou « nouveaux pays émergents » qui commandent beaucoup de whisky écossais, les principaux pays producteurs, et l’Ecosse en particulier semblent avoir pris le parti d’accepter cette raréfaction de l’offre pour leur marché intérieur, mais de pallier celle-ci par deux subterfuges, l’abandon du compte d’âge pour une grosse partie de leurs références de whiskies, ET la production de whiskies dits « technologiques » car travaillant le bois de manière à influencer profondément le contenu du fût et l’orienter vers un certain type de notes aromatiques (vanille, épices, boisé intense) censées être plus consensuelles et, à mon avis, cherchant surtout à couvrir le spectre tant des whiskies que des rhums d’aujourd’hui. L’abandon du compte d’âge (partiel ou total, suivant les marques) s’est également généralisé au Japon tant chez SUNTORY que chez NIKKA, plus seulement pour les single-malts jeunes dits « Non age », avec la sortie l’an dernier du NIKKA « Taketsuru » sans compte d’âge (y compris en version limitée « Sherry Wood finish »), puis des versions 70 cl des « Coffey Grain » et « Coffey Malt ». Il y a fort à parier que le « Hibiki » de SUNTORY, qui était initialement sans compte d’âge, le redevienne un jour.

 

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NIKKA « Taketsuru » (Sherry Wood Finish), 43 %, ou les notions de finish n’ont que peu de sens sans mention de l’âge principal de maturation..ce sans préjuger ici de la qualité (pas encore dégusté cette version) -Il s'agit d'un Blended-Malt (Photo © Grégoire Sarafian)

 

2/ MOINS D’AUTHENTICITE ET PLUS DE CLIENTELISME :

Et je ne parle même pas de la récente mode des whiskies aromatisés, emboîtant le pas des liqueurs de whiskies (qui elles existent depuis longtemps), des rhums ou bourbons aromatisés au miel (« honeyed ») ou aux épices (« spiced »), entre autres spiritueux suivant le même traitement. Les Bourbons, notamment, sont en tête de cette tendance (comme les Jim BEAM « Honeyed », les Jim BEAM/RED STAG, WILD TURKEY version « Spiced », ou encore le canadien WISER’S…mais aussi plus récemment JACK DANIEL'S, J & B, BALLANTINE'S, etc...la liste commence à être longue).

Cette « parkerisation » du whisky (si je puis dire), on en parle ici ou là depuis un moment, mais il me semble qu’elle franchit un nouveau pallier depuis qu’elle est conjuguée avec l’abandon du compte d’âge (ce que l’Irlande pratique depuis belle lurette !) pour des marques aussi réputées (et productrices de whisky en quantités importantes par ailleurs) que MACALLAN, ARDBEG, GLENMORANGIE, puis plus récemment GLENLIVET, GLENFIDDICH, ou encore TULLIBARDINE. En effet, elle tend à standardiser la production des entrées de gamme, d’une part, vers un goût boisé et épicé (principalement) issu du brûlage intense des fûts (pratique existante depuis un moment mais utilisée avec précaution et divers degrés de brûlage, et ce pour certaines versions, peu en général) mais aussi (et c’est la tendance des 5 dernières années environ) de l’utilisation plus systématique de fûts neufs nommés pudiquement « Virgin Oak » ou « New Oak », ce qui était interdit il y a encore 10 ans, pour le whisky écossais du moins.

Cette pratique, initiée me semble t’il d’abord avec le vin, puis avec le Cognac et le Rhum, est arrivée petit à petit dans l’univers du whisky jusqu’à s’ériger en une nouvelle religion…dont un des prêtres fut en son temps (en 2005, déjà !) John Glaser de COMPASS BOX. Ce dernier en effet, utilisa pour une version seulement (« The Spice Tree ») des plaquettes de bois collées aux douelles des fûts pour renforcer le caractère épicé et boisé de son assemblage de whisky, ce qui n'est pas autorisé. La S.W.A. (association de producteurs écossais qui définit les normes du whisky, les appellations aussi) fit pression d’ailleurs pour interdire ce whisky, qui prit une forme nouvelle plus tard, avec la seconde version produite en 2009, puis ensuite avec les expérimentations de la suite des « Canto Casks » (2007), de l’ « Oak Cross » (2006) et ainsi de suite, mais cette fois avec des techniques moins directes donc moins brutales pour le distillat.

 

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 TALISKER officiel « Storm », 2013, 45,8 %-Single-malt écossais, exemple de whisky technologique, presque rattrapé en style par les lots récents du 10 ans, plutôt moyens, ce qui n’est pas rassurant. (Photo © Grégoire Sarafian)

 

3/ MOINS DE WHISKIES DISPONIBLES ET PLUS DE CHANCES POUR L’ARTISANAT :

Donc nous avons d’un côté une offre moindre certes, pour un temps, une offre de whiskies le plus souvent « industriels », produits à grande échelle, et disons-le plus jeunes et plus technologiques qu’auparavant (en provenance d’Ecosse et d’Irlande, notamment, mais cela touche également les distilleries nord-américaines, comme celles qui tentent d’accélérer artificiellement le vieillissement par des techniques nouvelles liées au son…mais on est loin des méthodes douces du type de celles utilisées au Japon pour élever le bœuf de Kobé, incroyablement tendre et fin) et de l’autre le contraire, soit la floraison presque partout dans le monde de nouvelles micro-distilleries à caractère clairement artisanal, voire « bio-compatible » (écologique si vous préférez), ou la recherche de la qualité sur la quantité prévaut. Est-ce une garantie de qualité pour autant, souvent, mais pas toujours, lorsque la mode s’en mêle (comme les maturations multiples lorsqu’elles ne sont pas maîtrisées). Mais il me semble que l’on tient la une piste majeure de progrès, avec notamment les exemples que semblent être, entre autres, les distilleries (de petite ou moyenne taille, récentes ou non) comme ARMORIK, GLANN AR MOR & LE DOMAINE DES HAUTES GLACES (France), ABHAINN DEARG, ARRAN, BEN NEVIS, BRUICHLADDICH-dans une certaine mesure seulement- GLENGOYNE, KILCHOMAN, SPRINGBANK (Ecosse), THE OWL DISTILLERY (Belgique), AMRUT & PAUL JOHN (Inde), MACKMYRA & SMOGEN (Suède), PENDERYN (Pays de Galles), LARK & SULLIVAN’S COVE (Australie), sans parler du Japon ou de l’Amérique du Nord, et, espérons-le avec les nouveaux projets de distillerie, de l’Irlande.

 

4/ MOINS DE WHISKY, D’OU BIENTOT DAVANTAGE DE DISTILLERIES :

L’industrie du whisky, pour répondre à cette demande plus grande, a donc décidé ces dernières années (et l’on peut dire que 2012-2014 constituera un pic avec de nombreux projets décidés ou commencés d’être mis en œuvre) d’investir massivement dans la construction de nouvelles distilleries pour tenter de ravir la première place (pour les single-malts, comme pour alimenter des blends) qu’occupe encore GLENFIDDICH (en termes de ventes et capacité de production, mais cela est déjà en train de changer), mais aussi d’agrandir des distilleries déjà existantes dans leur portefeuille (comme The GLENLIVET en 2010, CAOL ILA en 2012, et bientôt CLYNELISH, GLEN ORD, TEANINICH-nous y reviendrons), ou de relancer enfin de nouvelles références de leur single-malt (comme TORMORE, TAMDHU en 2013, et plus récemment MORTLACH), ou encore les remettre en service (comme par exemple GLEN KEITH, l’an dernier). Une crainte tout de même, que l'on se retrouve un jour dans la situation de 1982/1983...surproduction, puis fermeture massive de distilleries, non sans stockage spéculatif de certaines références pour les revendre plus tard de plus en plus cher (comme l'a fait Diageo avec PORT ELLEN et BRORA).

 

DISTILLERIES EN CONSTRUCTION (ECOSSE) pour 2014:

A noter, nombre de ces distilleries reprennent des noms de distilleries disparues…Je les ai placées dans l’ordre supposé (annoncé) de construction (début de la production entre 2014 et 2015) :

 

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 La distillerie de malt ARDNAMURCHAN, projet du négociant ADELPHI (Photo © Adelphi).

 

-INCHDAIRNIE, dans le comté de Fife (Highlands du Sud) : Propriétaire: John Fergus & co, associé au groupe indien Kyndal (Indian Beverages) pour produire du malt destiné à alimenter le marché indien, africain et extrême-oriental. Objectif de production à moyen terme: 2 Millions de litres/an. Production de blends surtout.

-ARDNAMURCHAN (ou ADELPHI Distillery), dans le comté d’Argyll & Bute (région allant de Campbeltown au Sud jusqu’aux îles de Tiree et Coll au Nord, incluant les îles productrices de whisky de la région, comme par exemple Islay) : Propriétaire: Le négociant ADELPHI. Objectif de production à moyen terme: 250 000 litres/an. Son whisky sera tourbé et non tourbé.

-BALLINDALLOCH, dans le Morayshire (Highlands de l’est) près de la distillerie CRAGGANMORE : Propriétaire: Non communiqué. Objectif de production à moyen terme: 90 000 litres/an.

-ANNANDALE, dans le Dumfriesshire (Lowlands). Propriétaire: David Thompson & Teresa Church, soit la Annandale distillery Company (depuis 2007). Objectif de production à moyen terme: 250 000 litres/an. Il s’agit d’une restauration de l’ancienne distillerie du même nom, active entre 1830 et 1919 (mise en sommeil), puis fermée en 1921.

-FALKIRK, dans le Stirlingshire (Lowlands). Propriétaire: Isle of Arran Brewery. Objectif de production à moyen terme: 750 000 litres/an. Le projet, ambitieux, est de recréer en quelque sorte le style spécifique du plus mythique single-malt de la région qu’était celui de ROSEBANK, distillerie fermée en 1993. Pour cela une triple-distillation sera pratiquée. Le projet inclue, outre une distillerie, une brasserie (restant à confirmer), un centre d’accueil des visiteurs, un restaurant et des locaux commerciaux, mais l’ancien propriétaire de ROSEBANK, à savoir le géant DIAGEO, empêchera toute production de whisky avant 2017 pour des raisons liées à la vente des droits.

-KINGSBARNS, dans le comté de Fife (Highlands du Sud) : Propriétaire: Le négociant WEMYSS Malts. Objectif de production à moyen terme: 500 000 litres/an. Le projet de Doug Clement de 2009 (aidé du distillateur australien Bill Lark) va enfin prendre vie sous la houlette d’un négociant écossais.

-IMPERIAL II (nom provisoire), près du village de Carron, dans le Morayshire (Highlands de l’Est). Propriétaire: Pernod-Ricard. Objectif de production à moyen terme: 6 Millions de litres/an. Il s’agit d’un projet débuté en 2012 afin d’édifier une nouvelle distillerie sur le site de l’ancienne distillerie IMPERIAL, fermée en 1998. Le nom de la distillerie est encore à déterminer.

Par ailleurs il y a de nombreux projets de construction de distilleries encore en Ecosse (comme par exemple celui du français Jean Donnay nommé GARTBRECK, sur Islay-mais il y a au moins 10 autres projets), ils sont trop nombreux pour les citer dans ce cadre, et ils sont parfois incertains, aussi nous y reviendrons en temps voulu. De même que les projets initiés il y a parfois de nombreuses années et qui sont « en souffrance », généralement faute de capitaux, comme ceux de HUNTLY, le projet du négociant DUNCAN TAYLOR, ou ISLE OF BARRA, tous deux annoncés en 2008, ou pire encore ceux des distilleries PORT CHARLOTTE ou encore SLEAT, sur Skye cette fois, toutes deux annoncées depuis l’an 2000. Bon courage à tous ces projets.

 

PROJETS (AUTRES PAYS) : A suivre dans un autre sujet à venir…

 

5/ MOINS DE GARANTIES DE QUALITE, PLUS DE DEMESURE DES PRIX :

Par ailleurs, la concentration des moyens de production étant limitée par la loi dans une certaine mesure dans le monde anglo-saxon, notamment, certains rachats importants & récents vont entraîner la dispersion de sociétés qui ont acquis un statut historique, notamment dans le domaine de la création de blended-whiskies (je pense bien entendu à WHYTE & MACKAY, qui va être en partie démantelé-pour la logistique en tout cas) et la séparation de distilleries d’un même portefeuille qui étaient jusqu’alors les deux faces d’une même pièce, en quelque sorte (à savoir DALMORE & ISLE OF JURA), unies jusqu’ici bien sûr par le travail de promotion à la fois si théâtral et si sympathique de l’assembleur Richard Paterson (en effet, les distilleries de malt Isle of JURA, FETTERCAIRN et la distillerie de grain INVERGORDON sont à vendre). De manière moins « violente », la société de négoce Murray McDAVID, elle, ne sera plus gérée par la direction de la distillerie BRUICHLADDICH, mais par un de ses anciens cadres, le dynamique Eamonn Jones (qui m’avait délivré une information cruciale sur la distillerie, sur laquelle je reviendrais bientôt).

Une autre donnée à prendre en ligne de compte, est le repositionnement des hauts de gamme de nombreuses marques vers la catégorie de prix au dessus, avec des augmentations exponentielles se rapprochant de celles que peut prendre un tableau de grand maître (je ne parle pas du prix, entendons nous bien, mais de sa progression), ou le seul nom fait déjà fonctionner la table de multiplication…Je donnais récemment (sur la fiche de la distillerie BUNNAHABHAIN) l’exemple de la disproportion entre un 40 ans d’âge officiel (issu de nombreux fûts) vendues à plus de 2000 € et de certaines versions de négoce (en single-cask ou small batch) d’âge similaire, vendues, elles, à un peu plus de…200 € il y a encore peu de temps. Certes l’écart se resserre lorsqu’il s’agit de distilleries très cotées (comme ARDBEG, BRORA, PORT ELLEN-encore que selon moi la hausse de prix des 2 plus prestigieuses distilleries fermées écossaises soit plus logique que pour une distillerie active). L'exemple frappant de 2013 c'est que les prix de certains whiskies de négoce ont vraiment explosé jusqu'à presque rejoindre ceux des versions officielles (je pense par exemple à un PORT ELLEN 1979 de chez Gordon & MacPhail, à plus de 800 €, probablement la plus chère bouteille de négoce de cette distillerie jamais sortie?-en tout cas pour celles mises en bouteille récemment provenant de cette distillerie…et bien entendu les prix pratiqués (et les logiques de spéculation) par les sites de vente aux enchères n’arrangent pas les choses. Et je ne parle même pas de KARUIZAWA, de plus en plus spéculatif. Mais l’exemple n’est pas valable pour les distilleries qui, par exemple, ne vendent pas leur distillat ou leurs fûts à des tiers (comme The BALVENIE ou GLENMORANGIE), là impossible d’y couper, pas de version de négoce moins chère, il faudrait payer « plein pot » ! Il y aussi l'exemple illustré ci-dessous, de jeune distillerie comme KAVALAN, qui constitue à mon avis un record.

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 KAVALAN « Fino Sherry Cask », 57,8 % -Single-malt taïwanais d’environ 5 ans vendu en France à environ 280 €,

sans doute un record absolu en ratio âge/prix ?! (Photo © www.whisky.fr).

 

6/ PLUS D’EXCES, MAIS DES CONSOMMATEURS MOINS CREDULES, ON L’ESPERE :

Et même si pour le moment, les single-grains, blended-whiskies et blended-malts sont un peu épargnés (enfin, l’inflation a débuté il y a 3 ou 4 ans, mais ne touche pas encore trop les whiskies écossais par rapport aux whiskies japonais), l’industrie du whisky trouve toujours le moyen d’augmenter les prix, en faisant des éditions spéciales luxueuses de blended-whiskies (comme par exemple lorsque CHIVAS REGAL se voit redessiner son conditionnement en édition limitée pour le 18 ans par un célèbre carrossier italien, mais aussi avec son nouveau 25 ans, concurrent du GRANT’S 25 ans) comme de single-malts (je pense notamment aux éditions spéciales des YAMAZAKI 18 et 20 ans conçues par l’artisan Bill Amberg, mais il y a d’autres exemples), mais aussi en augmentant les prix du moindre single-malt dépassant les 15 ans d’âge. Là ou cela semble moins bien fonctionner, c’est dans les tentatives de susciter l’engouement d’un nouveau public vers les blended-whiskies de luxe de haut de gamme (officiels, s’entend). Les ventes suivent peut être, dans les zones duty-free des aéroports, mais guerre mieux. Le même sort (mais là l’on reviendrait au débat déjà évoqué) semble réservé pour les single-malts à un des initiateurs de l’abandon du compte d’âge, The MACALLAN.

Il semble que le marketing soit en train d’échouer encore une fois, avec la gamme des « Couleurs » (se substituant au compte d’âge pour une partie de ses références en tout cas), alors qu’il avait déjà sérieusement écorné la réputation de la distillerie avec le lancement (au succès très mitigé) de la gamme « Fine Oak ». HIGHLAND PARK, s’il n’y prend garde, subira probablement le même sort, pour ses gammes duty-free sans compte d’âge et au profil aromatique semble t’il sans grand rapport avec la thématique (virile et épique) avancée par le département marketing (je pense en cela à la gamme des « Warrior Series »). Depuis, GLENFIDDICH a annoncé elle aussi la sortie de trois références pour le même marché hors taxe.

 

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 GLENFIDDICH « Cask Collection », pour les boutiques hors-taxe (travel retail), 1 litre, 40 %. Lorsque les noms de whiskies laissent carrément perplexe (cask=fût, mais de quel fût s’agit il ? Un seul, non, peu, non plus; un brut de fût ? non plus, puis on parle de « réserve », etc… Idem pour la version "Vintage cask", sans ....vintage. Pour être équitable, on peut prendre d’autres exemples chez bien d’autres distilleries.

-Single-malt (Photo © Edinburgh whisky club).

 

Dernièrement, pour des raisons financières mais peut être aussi pour l’attrait de la nouveauté, nombre de consommateurs, et même des passionnés, se sont récemment détournés des whiskies pour aller vers d’autres types d’alcools bruns (vieillis en fûts) et d’alcools blancs : La Maison du Whisky ne s’y est pas trompée avec le tournant choisi 2010, lorsqu’elle a ajouté « …& Fine Spirits »  au nom de sa boutique et de son magazine, histoire d’embarquer dans l’aventure un nouveau type de public, plus jeune, festif, voire aisé, pour les initier à des alcools pour lesquels la marge de bénéfices est potentiellement bien plus grande à l’heure actuelle (et pour certains de coût inférieur de fabrication aux whiskies de malt, disons-le). Du coup, plus aucun magazine (papier) en France entièrement consacré au whisky. Ceci dit, certains d’entre nous apprécient beaucoup ces autres spiritueux, avec une préférence pour ma part pour les Cognacs naturels, les Rhums de dégustation et les belles eaux-de-vie de fruits. De là à renoncer aux whiskies, non.

Espérons cependant que la majorité des amateurs de whisky continuera à s’intéresser, parallèlement aux single-malts, aux blended-whiskies, qui demeurent, qu’on le veuille ou non, les locomotives de cette industrie, et empêchent certains de ses « wagons » (les distilleries de malt) de rester à quai.

 

Grégoire Sarafian, le 01/03/2014-révisé et augmenté le 29/03/14

 

(Sources : voir bibliographie papier et liens web, plus les sites web des futures distilleries ainsi que des journaux en ligne anglo-saxons comme le Caledonian Mercury, etc…).

 


Editorial No 4

 

 

GREG'S WHISKY GUIDE vous souhaite une...

 

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2014 !

 

 

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Non, il ne neige pas actuellement là ou je réside, et ce n'est pas une de mes bouteilles, mais celle d'un ami qui

vit en Belgique et la photo date de l'hiver dernier...J'ai dégusté ce sample durant les fêtes, une version réduite mais bien typée

de ma distillerie préférée...(Photo: © Denis), j'en profite pour le remercier ici et parler d'une ou deux choses plus bas...

 

 

 

GREG'S WHISKY GUIDE wishes you a ....

 

HAPPY NEW YEAR 2014 !

 

Chers lecteurs, j'espère que vos fêtes de fin d'année se sont bien déroulées et que vous avez pu profiter  de l'offre de whiskies que nous avons dans notre pays et au delà, via internet (de préférence avec modération et en privilégiant la qualité à la quantité). Au fait, en parlant de "modération", savez vous que ce site comporte, fait assez rare pour ne pas le souligner, une rubrique consacrée à la prévention contre les excès alcooliques? Je vous dit cela juste au cas ou cela vous intéresse....J'ai tenté de répondre à certaines questions récurrentes dans ce domaine et aux idées reçues (j'en parle aussi dans la rubrique F.A.Q.):

-voir ici: Prevention

Donc, si vous êtes encore là (je plaisante!) et en bon état (sinon, s'il vous plaît, soignez-vous), je vous souhaite une BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2014, en vous souhaitant de découvrir encore plein de choses cette année de cet univers passionnant et très riche qu'est le whisky. Au delà du whisky, ou en commençant par là, je voulais vous souhaiter aussi: SANTE, BONHEUR et PROSPERITE pour vous et vos proches, et, si vous le permettez, que je fasse mienne pour une fois (ou encore une fois!), la devise de John Glaser de Compass Box, "Above all, share and enjoy" (par dessus tout, sachez partager et apprécier). Je vous souhaite donc de beaux moments de découverte et de partage, avec un esprit d'ouverture, de curiosité, de prendre le temps et de bien vous entourer, avec les bons verres et les bonnes conditions de dégustation, car c'est cela aussi je pense l'esprit très spécifique de cette boisson, et j'espère que pour cela aussi mon site pourra vous y aider.

 

 

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Le fameux "motto" (ou devise en français) de John Glaser, au dessus de son bureau, haut sur le mur

(Photo : © Grégoire Sarafian).

 

 

Par ailleurs, le choix de cette photo et de cette bouteille, au delà de la légende que j'ai mise, n'est pas innocent...Le whisky représenté ici provient d'une distillerie fermée, Port Ellen, que j'adore, et il est ici mis en bouteille par le négociant Gordon & MacPhail, sauf erreur, dans une gamme nommée "Spirit of Scotland". La bouteille est légèrement penchée sur la photo, elle ne risque pas de tomber, mais elle peut subir des dommages... A l'image de ce whisky, je souhaitais utiliser cette métaphore pour rappeler qu'en cette époque de spéculation et de forte demande de la part de certains pays ou clientèles par forcément passionnés par le whisky (voire qui ne boiront jamais ce qu'ils achètent?), et de floraison de whiskies dits "technologiques" et sans compte d'âge (même si certains sont bons, attention), il était important de ne pas oublier le "Spirit of Scotland", autrement dit, l' "Esprit de l'Ecosse", je veux dire un certain esprit d'exigence, de qualité, d'authenticité aussi de la production de whisky, et des single-malts en particulier. Et si en plus ils sont produits de manière "verte"  (écologique et presque en auto-suffisance énergétique, et approvisionnant des locaux extérieurs à la distillerie), c'est tant mieux par les temps qui courent. J'aurais l'occasion d'y revenir, mais je déplore que cet esprit soit un peu en péril ces derniers temps, en Ecosse et ailleurs...

 

 

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Le whisky, c'est aussi savoir passer de bons moments dans un salon (ici au Whisky Live Paris 2013, votre serviteur, avec Dave Broom,

écrivain écossais  du whisky à ma gauche), ce...même quand votre verre est vide ! (Photo: © Constantin Sarafian).

 

Concernant le site internet, je suis en train de travailler avec la personne qui m'aide techniquement à un nouveau système de fiche de dégustation simplifié et moins fastidieux tant à lire pour vous qu'à remplir pour moi, système qui est proche de celui que j'avais souhaité utiliser dès le départ mais que nous n'avons pas pu mettre en place jusqu'ici. Cela me permettrait de poster davantage de notes de dégustation et d'avancer sur le traitement de la présentation des principales distilleries écossaises (au moins) et autres. Une version expérimentale est en ligne pour essai (cf Highland Park officiel 12 ans- Fiche TEST) car il y a encore des problèmes techniques à résoudre mais j'ai bon espoir de les solutionner, alors à suivre !

Mes excuses et salutations aux internautes canadiens ou amateurs de whiskies canadiens (et en particulier québécois et ontariens bien sûr!) car je n'ai pas pu encore traiter de l'histoire des whiskies de ce pays, mais je le ferais prochainement, c'est promis (voir aussi le bref mot posté à la rubrique "CANADA" ou je cite certains des whiskies de ce pays que je serais amené à chroniquer).

N'hésitez pas à m'écrire pour donner votre avis, vos suggestions ou donner des informations (si vous en avez de sûres, s.v.p.) sur l'actualité ou l'histoire des distilleries ou de tel ou tel whisky dont j'aurais déjà parlé.

 

(Please do not hesitate to write to me, even in english, to give your opinion or make

 suggestions about my web site).

 

Vous pouvez le faire avec le lien ci-dessous/you can write me with the link below:

Pour m écrire

Par ailleurs, je suis en train de préparer pour cette année certaines choses et reportages que j'espère voir aboutir mais pour lesquelles je n'ai pas encore de confirmation, notamment un voyage lointain pour visiter une distillerie qui est à l'honneur dans mon PALMARES DES MEILLEURS WHISKIES de l'ANNEE 2013, et une dégustation en région parisienne pour en honorer une autre, en espérant que cela aboutisse. Je vous tiendrais au courant de ces événements à venir dans un prochain "Editorial" ou à la rubrique "Evénements",dès que j'en aurais confirmation.

A Nouveau une EXCELLENTE ANNEE A VOUS TOUS ET A VOUS TOUTES (il n'y a pas assez de femmes dans l'univers du whisky, ajouterais-je à titre personnel, c'est dommage...). Et merci de votre fidélité, de vos encouragements mais aussi de votre regard critique, c'est tout cela qui aide à avancer.

 

Grégoire Sarafian, le 06-09/01/2014

 

 

Addendum "Whisky & Arts" (07/01/2014):

 

Un mot pour vous signaler qu'en attendant que tous les onglets du menu supérieur soient installés (oui, il y en a encore un autre à venir, avec plusieurs rubriques sur des sujets différents, dont "Whisky & Arts"), je voulais vous donner un bref aperçu d'une autre facette de mon activité, la création artistique, et pour la partie susceptible de vous intéresser ici, celle sur le thème du whisky.

En effet, suite à mon premier voyage en Ecosse en 2002 chez Glenmorangie (une célèbre distillerie des Highlands du Nord), un court séjour d'un week end que j'avais gagné à l'occasion d'un jeu, j'ai réalisé plusieurs séries de dessins avec différentes techniques (crayon, pastels gras, feutres-pinceaux, collages, etc...) au cours du séjour et par la suite, en 2002. Au delà ce ce voyage, le thème du whisky a suscité chez moi également quelques peintures, réalisées entre 2005 et 2008. Ce sujet demeure toutefois minoritaire dans ma pratique picturale générale qui est plus large, dans un style plutôt expressionniste abstrait, parfois géométrique mais aussi expressionniste figuratif, voire parfois néo-pop figuratif centré sur des paysages), et couvre une période allant de 1987 à 2013 avec différents types de supports & techniques, principalement sur toile, voire bas-relief, sculpture peinte ou encore parfois en installations.

Voici donc quelques exemples d’oeuvres, qui ont toutes figuré dans une exposition nommée « Peinture et Whisky » qui a eu lieu en 2008 dans le restaurant La Zygothèque, à Paris (un restaurant qui, pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, organise régulièrement dans l'année des repas complets au whisky-je précise proposés en quantités raisonnables par plat).

 

Ci-dessous un des dessins consacrés à mon voyage en Ecosse, dans les Highlands du Nord, au domaine de la distillerie Glenmorangie, en 2002. Ici une vue de la salle des alambics, intitulée « Glenmorangie, from the inside », réalisé aux feutres-pinceaux sur papier à en-tête de la distillerie (disponible dans les chambres du domaine à la « Cadboll House », à Tain) de format A4.

 

 

glenmorangie_ distillery_fr_the_inside_10.07.02.

 Photo: © Grégoire Sarafian

 

Ci-dessous un dessin d'une série plus "contemporaine" (avec récupération de papier pré-imprimé avec erreurs d'impressions, collage et diverses techniques mixtes) sur le thème de la distillerie Bruichladdich (réalisée en 2005). Ici le dessin « U.B. Series, 5 (For Real)", de format A4 et de technique mixte (collages divers matériaux, feutres-pinceaux, acrylique, coulure de vrai whisky Bruichladdich 15 ans, gommettes, etc…).

 

 

 

u.b._series.5_for_real_a4v_17.08.05

 Photo: © Grégoire Sarafian

 

Ci-dessous voici une oeuvre un peu ludique et semi-académique sur le thème des formes d'alambics écossais, voire japonais (réalisée en 2006). Je me suis inspiré pour ce dessin formellement des albums de sciences naturelles de type « Volumétrix » qui m’ont marqué dans mon enfance. Il s’agit d’un format A4 réalisé avec des stylos-feutres puis mis en couleurs avec des feutres-pinceaux.

 

 

twenty_stills_a4_2008

 Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

Enfin ci-dessous une peinture semi-abstraite, allusive, sur le thème des alambics, dans la série "Spirit" (2006-série non close). Il s’agit de « Spirit,3 » (80 x 80 cm, technique acrylique sur toile, 2006).

 

 

 

spirit 3 80 x 80 cm acryl.t. 2006.

 Photo: © Grégoire Sarafian

 

 

En espérant que cela vous aura éventuellement intéressé. Merci d'avoir consacré quelques secondes

à quelque chose qui n'est pas uniquement lié à du whisky. Dès que cela me sera possible, j'inclurais une nouvelle

entrée dans le menu du haut avec une galerie photos...A suivre !

 

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Editorial No 3

 

 

EDITORIAL N°3 (Décembre 2013): « Tant que cela durera… ».

 

 

Presque trois mois déjà que le site est lancé…quelle aventure !…et quelle avalanche de dégustations, cette année encore, la scène du whisky est plus vivante que jamais, malgré la crise, y compris en France, et même si de sombres perspectives d’inflation et de spéculation s’annoncent, avec une production de whisky en « flux tendu » pour beaucoup de distilleries, et une généralisation de la production de whiskies sans compte d'âge de la part de distilleries anciennes, il y a des signes encourageants pour ceux qui « tiennent  bon », en France, en Ecosse et au delà, jusqu'à l'autre bout de la planète, le cap d’une production la plus authentique possible et la plus exigente…Ce sont ces approches là que j’ai voulu encourager autant que possible travers de mon premier...

 

...PALMARES DES MEILLEURS WHISKIES DE L’ANNEE 2013, que vous trouverez sur le site

dès aujourd’hui, en deux endroits du site, exceptionnellement:

 

http://www.gregswhiskyguide.com/actualites/les-evenements.html

 

http://www.gregswhiskyguide.com/qui-suis-je/palmares-awards.html

 

Je tenais aussi à remercier les internautes, inconnus ou amis, les professionnels aussi, pour leurs encouragements, ainsi que parfois aussi pour leurs critiques constructives. Je remercie aussi Frédérick, un proche, sans qui ce projet n’aurait pu démarrer et qui m’accompagne dans cette aventure. Nous essaierons tous deux autant que possible d’améliorer le site en 2014 pour vous donner plus ample satisfaction.

 

Cette année a été riche en dégustations, que ce soit dans un cadre amical (ou le partage demeure inestimable et avec un bon esprit de découverte) ou dans un cadre public (Salons, invitations diverses, etc…) ou d’autres belles choses ont pu se passer aussi. Il m’est difficile de reporter toutes les notes prises rien que cette année (une centaine) en plus des milliers (près de 1800) déjà comptabilisées et rédigées auparavant, de nombreuses devant être réactualisées et mises dans la forme très spécifique qui est celle choisie pour le site. Si je ne parviens pas à le faire plus vite, je prendrais d’autres options comme les articles par thème, avec des notes un peu plus en vrac, nous verrons…

 

Enfin, j’ai pensé, en vous souhaitant de passer de bonnes fêtes, terminer en listant quelques points susceptibles de vous intéresser en cette période et en tentant d’y apporter des réponses :

 

 

1/Vous souhaitez des Idées pour un Cadeau Whisky de Dernière Minute?

 

-Jetez un coup d’œil sur ma première LISTE THEMATIQUE de « DECOUVERTE du WHISKY

avec un BON RAPPORT QUALITE/PRIX ». Vous y trouverez 72 whiskies de moins de 60 €:

 

http://www.gregswhiskyguide.com/qui-suis-je/listes-thematiques.html

 

 

2/Vous aimeriez tenter durant ces fêtes des associations culinaires, en famille ou entre amis avec quelques bons « drams », alors voici quelques suggestions, dans un registre relativement classique.

 

Merci de vous rappeler que le whisky est un alcool fort, donc les quantités à servir seront plus faibles que pour un verre de vin, disons 2 à 3 centilitres de whisky par plat, en se limitant à quelques uns. Oubliez l’idée de prendre le volant après également…

 

1/ Apéritif:

Si vous voulez goûter des mets délicats ensuite, partez sur un whisky léger, un blend ou un single-malt pas trop âgé, pas ou peu tourbé, pas trop marqué par le Sherry non plus. Un GLENLIVET officiel 15 ans « French Oak », un BALBLAIR 1997 (la version à 46 %), un blend subtil (comme un DIMPLE 15 ans ou un GREAT KING STREET de Compass Box), ou, plus original, un PENDERYN « Sherry Cask », ou encore un ARMORIK « Classic ».

 

2/ Entrée:

-Avec une tranche de saumon fumé :

Plutôt un TALISKER 10 ans, un « PEAT MONSTER » de Compass Box, ou un jeune ARDMORE de négoce…

-Avec des coquilles Saint-Jacques juste poêlées:

Un TALISKER officiel un peu plus âgé, plus délicat, comme le 18 ans d’âge, ou un jeune CAOL ILA de négoce, ou encore un BOWMORE élevé en fûts de Bourbon (comme le « Tempest »). On peut aussi en verser légèrement dessus en marinade (car sinon il va vite s’évaporer) ou en spray. Ou, version de luxe, avec un PORT ELLEN, en version peu tourbée, très florale et un peu marine (comme un 25 ans Berry Bros & Rudd ou un 27 ans Douglas Laing/OMC).

-Avec du foie-gras:

A la place d’un vin de Sauternes, un whisky affiné en fûts de Sauternes, comme le GLENMORANGIE «Nectar d’Or», ou un Islay modéré (comme un BOWMORE 12 ans ou un KILCHOMAN élevé en fûts de Bourbon), ou encore, en contrepied, un MACKMYRA «Bruks whisky» ou un KORNOG (breton) dilué…si c’est une version élevée en fûts de Sauternes, c'est encore mieux. Un BALVENIE 17 ans, un GLEN MORAY 10 ans « Chardonnay finish », mais aussi un LAGAVULIN 16 ans pourraient être envisageables aussi.

 

3/ Plat:

-Avec une dinde aux marrons ou une viande en sauce (champignons, etc..) pas trop prononcée :

Une approche Sherry modérée (le degré aussi) peut faire l’affaire, en choisissant par exemple la touche délicatement vineuse d'un GLENDRONACH 12 ans officiel, le caractère un peu acidulé d’un EDRADOUR 12 ans « Caledonia », ou encore la subtilité fruitée et chocolatée d’un GLENGOYNE 15 ans officiel, ou bien encore deux choix, un HIGHLAND PARK 15 ans officiel, ou un GLENFARCLAS officiel 12 ans…

 

4/ Fromage:

Avec du vieux comté:

-Un TALISKER 10 ou 18 ans est vraiment l’idéal. Ne pas hésiter à le diluer un peu.

Avec du Roquefort:

-Un LAGAVULIN 16 ans (donc subtilement tourbé) est l’association culinaire la plus explosive qui soit…si vous aimez les deux (la tourbe et le roquefort), il faut tester cela au moins une fois dans votre vie.

 

5/ Dessert:

Avec une bûche de Noël (marrons, chocolat, vanille):

-Le choix est délicat mais l’on peut accompagner le côté doux et sucré avec un ABERLOUR (12 ans Unchillfiltered), un MACALLAN 12 ans « Fine Oak », ou un GLENLIVET 18 ans, ou prendre le contrepoint avec quelque chose de différent comme un whisky de grain (par exemple le NIKKA « Coffey grain » réduit à 45 %).

Avec un fondant au chocolat:

-Là les single-malts ayant été élevés ou en deuxième maturation en fûts de Sherry de type Pedro-Ximenez font merveille (un GLENDRONACH « Cask Strength » par exemple, et même en version tourbée, le LAGAVULIN « Distiller’s Edition »), mais aussi les irlandais comme le TULLAMORE DEW 12 ans, le POWER’S 12 ans, le BUSHMILLS 16 ans « Matured in Three Woods » - très subtil- ou encore un JAMESON 18 ans, le choix est grand.

 

6/ Presque sacrilège…le pousse-café, dans la tasse avec le café tiède presque terminé:

-Un GLENFIDDICH 15 ans verra ses notes de poire mûre, de chocolat noir et de fleurs blanches exaltées et vous le fera voir différemment…bien sûr avec les whiskeys irlandais cités plus haut, c’est plus évident. Le fin du fin (à moins que vous ne préfèreriez le Calvados bien entendu) cela peut être aussi (si vous arrivez encore à en trouver) quelques gouttes de l'"ORANGERIE" de Compass Box, un subtil élixir artisanal aux vraies écorces d'orange et aux épices, mais sans sucre, en fait une "Scotch Whisky infusion" comme le dit John Glaser, donc pas réellement légalement du whisky, mais qui fait merveille associé à du chocolat ou même au fond d'un café (rigolez pas, j'ai même essayé cela devant John, qui ne connaissait pas cette pratique bien française, lors de ma visite à son QG en 2007).

 

 

Bon appétit, et bonne dégustation !

Voilà, merci de votre fidélité et à bientôt, passez de Bonnes Fêtes…

 

 

Santé,

Ou Slainthe, si vous préférez ! (en gaélique écossais)

 

 

Grégoire Sarafian, le 23/12/2013

Editorial No 2

 

EDITORIAL N°2: « Une rentrée chargée, de nouvelles tendances ».

 

« La rentrée » de septembre/octobre 2013 a été chargée pour moi comme pour d’autres, à commencer par les professionnels du whisky.

 

Beaucoup de salons en France et à l’Etranger, des salons ouverts au public comme aux professionnels comme le salon « Whisky Live Paris », qui fêtait ses 10 ans d’existence (eh, oui, déjà !) à la Maison de la Mutualité, fin septembre (voir le reportage illustré à la rubrique « Evénements ») et d’autres salons, professionnels non ouverts au public ceux-là, comme le salon « Club Expert » de la Maison Dugas en Octobre au Musée des Arts Forains à Paris Bercy (un lieu superbe et mystérieux). A l'occasion de ce dernier, j'ai pu constater la vitalité de certaines distilleries telle l'américaine Labrot & Graham qui produit le seul Bourbon distillé trois fois "Woodford Reserve" et qui proposait pas moins de 5 versions à la dégustation, toutes de qualité (dont le "Double Oaked", "Four Wood", "Double-Rye"). La distillerie écossaise Glen Moray présentait un 25 ans "Portwood" finish millésimé "1986" réduit à 43 % qui aurait pu être remarquable si la décision du barman de laisser la bouteille ouverte (pour raison de défaut ou odeur bizarre détectée) n'avait pas été lourde de conséquences (après un nez et une attaque en partie prometteurs, fruités malgré une note poussiéreuse (et typiquement "O.B.E."= Old Bottle effect) mais pas rédhibitoire pour autant si demeurant à petite dose, le whisky s'est vite cassé la figure à la dégustation, et j'ai eu l'impression qu'il aurait pu être meilleur). 

 

Glen_Moray_25_Portwood_finish_43

Le Glen Moray officiel 25 ans d'âge "Portwood finish", à 43 %, au salon Dugas (Photo : © Grégoire Sarafian)

 

 

J. & A. Mitchell présentait, entre autres, un advance-sample du dernier Springbank 9 ans (à 54 %) affiné en fûts de "Gaja Barolo", comme il y a quelque temps un Longrow. C'est une réussite, le vin est juste présent ce qu'il faut pour donner une teinte, une acidité, une "couleur" aromatique supplémentaire. Cependant il n'y avait pas toujours des nouveautés sur plusieurs stands importants hélas. La relativement bonne surprise fut d'avoir la possibilité (pas longtemps) de déguster deux collector's chacun, moi ce fut le Glen Moray puis le Bunnahabhain officiel 40 ans (à 41,7 %) et qui frise (ou dépasse, je ne sais plus) les 2500 € ! J'avoue que l'attaque du nez vaut son pesant d'or, c'est aérien, floral, presque évanescent, superbe, mais très vite le défaut de ce whisky ressort hélas, à savoir une présence écrasante du bois, mais un bois "vert" (cèdre, eucalyptus), mouillé, amer, et qui gâche un peu la fête. De là à dire qu'il était mauvais, non. Une affaire de goût d'une part (aimer le bois en excès) et de l'autre un choix de fûts (pour produire une certaine quantité de bouteilles) et un assemblage pas forcément assez judicieux.  J'ai été très heureux de déguster ce whisky, attention, là n'est pas la question, c'est une opportunité rare, mais le rapport qualité/prix est loin d'être à son avantage. A côté, le millésime "1968" de 41 ans d'Adelphi (issu de 3 fûts de sherry, titrage faible, là aussi, 41,2 %) sorti il y a quelques années pour un peu plus de 200 € (en 2010) fait preuve d'un équilibre parfait et d'une complexité semble t'il plus grande.

Côté négociants, je dois dire que j'ai vu beaucoup de médiocrité, surtout sur les affinages, souvent désastreux (qu'ils soient sur un profil ultra-vineux-ou pas) chez Ian McLeod (en nette perte de vitesse depuis un moment-seul le "Smokehead" 18 ans présent sur le stand a tiré son épingle du jeu, c'est assez bien fait. Heureusement que le négociant est propriétaire de la brillante distillerie Glengoyne, dont je connaissais déjà l'excellente nouvelle gamme, qui propose de très fins single-malts au profil sherry unique. Nouveau venu aussi dans le portefeuille du négociant, la distillerie Tamdhu, remise en selle côté single-malts, présentait son tout nouveau 10 ans d'âge à 43 % (avec sa bouteille en forme de flacon de parfum) d'une délicatesse à réserver aux (vrais) amateurs de whisky (pour vous donner une idée, il se situe entre la finesse d'un The Glenrothes "1987" et le caractère malté/sherry délicat du Glengoyne 18 ans). Les bas de gamme de chez Dun Bheagan (gamme qui appartient à Ian McLeod également) ne m'ont pas paru "passionnants" (hormis un joli et léger "Islay" 8 ans, générique-un Laphroaig de toute évidence-très buvable...et le Braeval 16 ans qui ne s'en tire pas trop mal, assez plaisant, même si j'ai dégusté bien meilleur de cette distillerie). Dommage, aucun haut de gamme (de bien meilleure réputation) n'était disponible sur le stand. Le négociant Duncan Taylor, lui, avait quelques jolies choses à présenter dont un Mortlach 17 ans (à 46 %) atypique, très rond, et un très fin et expressif (thé, fruits d'été) Strathmill 21 ans (un sherry cask à 55 %), tous deux dans la gamme "Dimensions".

Mais la véritable "vedette" chez les indépendants ce fut pour moi la réapparition au salon d'un stand dédié et vraiment à sa mesure du négociant Cadenhead's (tout de même le plus ancien négociant écossais à avoir proposé des single-malts en bruts de fût), venu en force via le dynamique nouvel ambassadeur Mark Watt (que j'avais déjà rencontré) avec pas moins de 4 mises en bouteille différentes dans la nouvelle gamme dite "Small batch" (ici un Fettercairn 19 ans à 54,1 %, Glenrothes 18 ans à 46 %, Clynelish 17 ans à 57,3 %, et enfin un Bowmore 14 ans à 46 %) mais hélas pas le déjà sold-out (ou presque?) Highland Park 25 ans* de très bonne réputation et qui fait déjà l'objet d'une certaine spéculation. Tous étaient intéressants chacun dans leur genre, sans doute la puissance était symbolisée par le Clynelish atypique (très sherry) tandis que la délicatesse l'était par les autres, et pour l'exubérance florale & fruitée plutôt par le Fettercairn, et dommage que le nez du Bowmore soit supérieur à la bouche. * = (Dernière minute, dégusté récemment ce H.P. m'a paru plutôt réussi et gourmand en fruits issu de l'élevage en fût de Sherry, mais au négatif il avait perdu nombre de marqueurs aromatiques de la distillerie, et c'est dommage).

 

Stand_Cadenheads_salon_Dugas_2013

Le stand Cadenhead's au Salon "Club Expert" Dugas 2013, avec 4 whiskies et un nouveau look (Photo : © Grégoire Sarafian).

 

Bruichladdich était là, eux aussi, avec notamment un "Scottish Barley" et un "Islay Barley 2006" jeunes et assez "fermiers" mais de qualité, bien sûr le nouvel "Octomore" (que je n'ai pas eu le temps de déguster finalement), et un 16 ans d'âge (gamme régulière) qui m'a laissé sur la fin. Rien à voir avec le P.C. 10, le "Peat Project" ou les "Octomore" précédents, références que je préfère désormais aux Bruichladdich désormais chez cette distillerie.

Et je ne parle pas des nombreux salons étrangers que je n'ai pu visiter cette année (mais nous serons amenés à en reparler plus tard).

 

Une rentrée chargée, donc, mais aussi de nouvelles tendances « world whisky »: 

Le mouvement de fond d’émergence pour certains, de consolidation pour d’autres continue: De « nouveaux » pays émergents du whisky comme Taïwan mettent en avant, grâce au distributeur français aussi, leur production (le single-malt Kavalan) au plus grand salon public du whisky de Paris, des pays inattendus pour la production de whisky comme l’Italie présentent leurs créations pour la première fois en France (comme la distillerie Puni), tandis que d’autres comme l’Inde reviennent enfin au Whisky Live, soit pour consolider leur position de leader en Europe (en tant que distillerie indienne) comme Amrut, de Bangalore, soit pour se faire connaître des français comme la distillerie Paul John, située à Goa. Encore plus loin de chez nous, les néo-zélandais de la distillerie fermée Willowburn sont enfin disponibles chez nous grâce à un négociant, produisant la gamme « The New Zealand Whisky ». Du côté de son voisin australien, moins de distilleries présentes en France dans les salons, hélas, et pour le moment pour moi le leadership est toujours tenu par la Tasmania distillery et leur single-malt Sullivans Cove, mais de nouvelles distilleries arrivent sur le marché local, donc c'est à suivre.

Pour revenir à l'Europe ça bouge également, avec la distillerie galloise Penderyn toujours en progrès. Il y a par ailleurs désormais pas moins de 9 distilleries en Suède, mais toujours une seule distribuée en France (Mackmyra), excellente, certes mais l'on est curieux des autres. Il en va un peu de même pour la France, avec les distilleries Warenghem (et les versions de plus en plus intéressantes de son single-malt Armorik), Bertrand (single-malt Uberach-hélas non testé cette année, désolé!), ou encore Glen Rozelieures ou P & M (on me permettra d'être bien moins enthousiaste sur les productions de ces deux dernières, jusqu'à preuve du contraire...), mais il en manque d'autres, qu'on aimerait voir plus présentes dans les boutiques parisiennes. Heureusement il y a le Domaine des Hautes Glaces (qui fait office de cadet) qui force le respect avec son approche "verte" et artisanale, et plusieurs nouveautés (dont presque un single-malt maintenant). Mais alors que les mises en bouteilles du new spirit l’an dernier étaient prometteuses, le « démon de l’affinage obligatoire » semble encore menacer l'équilibre de certaines versions et brouiller la lecture du style maison en plein devenir (un petit soucis à surveiller chez plusieurs distilleries, certaines, que je ne nommerais pas ici, s'acharnant à vouloir passer du côté obscur !). Le vrai bonheur, lui, vient de quelques sublimes exceptions, et là je pense à Glann Ar Mor, par exemple, avec encore de belles choses cette année. D'autres projets semblent être sur le point d'aboutir, en Ecosse, en Irlande, parfois même grâce à des français (à suivre d'ailleurs le projet d'ouverture de distillerie de Jean Donnay sur Islay, par exemple). 

 

Parmi les nouvelles tendances, arrivant bien entendu toujours un peu en retard en France par rapport au reste de l’Europe, figure l’émergence de nouvelles sociétés de négoce irlandaises, comme celle de Teeling Whiskey & co, dirigée par Jack Teeling, le fondateur de la distillerie Cooley (et qui a accès à une partie des stocks de la distillerie, même après son rachat par Beam Global brands l’an dernier) et la distribution française plus large semble t’il de « The IrishMan », gamme de pot still whiskeys et de single-malts proposée par la société du même nom de Paul Walsh depuis 1999 (pour le blend) et 2007 (pour le single-malt). Signalons l'excellente version "Cask Strength" de cet embouteilleur, assez réussie. Et encore il y a d’autres projets dans les cartons de plusieurs décideurs comme la création de plusieurs nouvelles distilleries irlandaises…

 

The_Irishman_C.S._2013

 

 

Avec "The Irishman" en version brut de fût, Paul Walsh propose une alternative inédite aux blends de la Midleton distillery

tout en s'approvisionnant chez eux mais sans ajouter de whiskey de grain (que du Pure Pot Still & du single-malt).

 

Du côté du site web de votre serviteur, dont beaucoup de choses sont encore à consolider et à compléter, je dirais que les premières réactions sont encourageantes, notamment celles des confrères, et que je tiens compte des critiques pour essayer d’avancer pour offrir un outil plus efficace à l’internaute passionné ou juste curieux du whisky…cela prend beaucoup de temps et d’énergie, j’y reviens pas plus que cela (voir l’éditorial N°1). Depuis le précédent numéro, j’ai étoffé la présentation des pays producteurs du whisky, il me reste un pays et un topo global à faire sur les (autres) pays producteurs européens et le plus gros sera de compléter petit à petit les notices descriptives & historiques des distilleries, maisons d’assemblage et de négoce écossaises (en priorité, puis irlandaises, japonaises, états-uniens, etc…) et bien sûr continuer de transférer sur le site peu à peu mes notes de dégustation. Un travail important, et de (très) longue haleine, autant le dire.

 

Vous trouverez ce mois-ci sur le site, outre un reportage illustré sur le dernier salon du whisky, le « Whisky Live Paris 2013 », une interview de Daryl Haldane, ambassadeur de la distillerie écossaise HIGHLAND PARK, un article sur l’Histoire du Whisky des Etats-Unis (« relativement exhaustif » sauf pour les micro-distilleries !), l’illustration de l’article sur l’histoire du Whisky japonais (récemment complété), celle à venir de la même rubrique mais pour l’Ecosse et l’Irlande, et quelques remarques pour aider à naviguer sur le site dans les rubriques ad hoc.

 

 Chris Maybin de Compass Box dans la pièce spéciale aménagée pour une présentation interactive (avec machine à voter!)

des nouveaux batches expérimentaux du "Great King Street", l'un tourbé, l'autre marqué par le sherry (Photo : © Constantin Sarafian).

 

 

Bonne lecture maltée !

 

Grégoire Sarafian, le 31/10/2013 (et modifié les 04/11 & 10/12//2013)

 

 

Editorial

 

 

EDITORIAL N°1: « Un nouveau site, une autre vision du whisky ».


2013, c’est pour moi, enfin, après des années de travail, la sortie de ce site internet consacré au whisky. Un site à la fois destiné aux nouveaux venus dans ce fascinant univers du spiritueux le plus complexe au monde (en tout cas j’aime à le penser comme tel) et aux passionnés, qui fréquentent déjà (et ce inlassablement!) la toile, voire même, pour ceux que cela intéresse, aux professionnels (distillateurs, négociants, barmen, cavistes, commerciaux), histoire d’avoir des retours et des opinions sur leurs productions ou de servir d'outil.

Ce site se veut donc à la fois un outil, un guide & un recueil d’opinions et d'informations sans tabous sur le monde du whisky et sur mes notes de dégustation. A terme, car cela m'est impossible pour le moment, j'espère aussi vous proposer une plus grande partie de mes notes, bientôt (si tout va bien) plusieurs centaines de notes sur plus de 1700 bouteilles déjà dégustées. Patience. Ces notes ont été rédigées par un passionné qui explore ce domaine depuis plus de dix ans, et de manière plus intensive depuis environ sept ans.

Ce  site tentera aussi de répondre aux questions suivantes que l’on se pose fréquemment ou périodiquement au sujet de ce breuvage quasi-médiéval :

Comment décrypter une étiquette ? Comment choisir son whisky pour le déguster, le collectionner, l’offrir ? Dans quels verres le servir, et avec quels mets l’associer ? Quelles sont les règles qui régissent le whisky écossais ? Qu’est-ce qu’une mise en bouteille officielle ? Qu’est-ce qu’une version de négoce ou indépendante ? Qu’est-ce qu’un assemblage ? Quel vocabulaire pour parler du whisky, et que veulent dire tous ces termes techniques ? Quels sont les fondamentaux pour appréhender cet univers complexe, et ce en quelques pages seulement ? Que disent certains professionnels (maîtres-distillateurs, négociants, assembleurs, cavistes, etc…) ou amateurs éclairés (collectionneurs, webmestres, « anoraks ») du whisky et de la situation actuelle ? Comment découvrir « les autres pays » du whisky si l’on n’a pas le temps ou les moyens de voyager à l’autre bout de la planète ? Comment sortir des sentiers battus et s’intéresser, tout en sirotant son whisky, à d’autres formes de « création » ? Y a-t-il une autre manière, poétique, par exemple, de parler du whisky ? Etc…

Ce sont quelques-unes des questions auxquelles nous tenteront de répondre ici, en espérant vous donner le goût et la patience de vous intéresser de plus près à ce sujet, de vous l’approprier, et aussi bien entendu, de comparer avec ce que l’on vous dira ici ou là. Dans la mesure du possible, l'auteur vous communiquera de temps à autre également des informations exclusives, que vous ne trouverez donc nulle part ailleurs et que l'on ne vous confirmera pas forcément officiellement par ailleurs...ce sera à vous de juger, et de me faire confiance ou pas...D'un autre côté, je ne vous le cache pas, avec l'expérience, une dégustation soigneuse, dans les règles de l'art, en dit parfois bien plus long sur votre whisky que les informations fournies par les producteurs ou les vendeurs, ou même l'étiquette.

Le plus important pour l’auteur, mais aussi pour les collaborateurs occasionnels qui viendront ici ou là intervenir pour vous parler d’une bouteille, d’une distillerie, d’un négociant, de leur collection, etc…c’est de vous amener à la dégustation, mais ensuite de vous aider à vous faire vous-même votre propre avis (voire votre collection), et développer ce faisant votre sens critique, au-delà du discours parfois convenu des professionnels et des marchands, mais aussi de certains amateurs dits « éclairés ». Car il s’agit d’une activité très personnelle…

 

Japanese whisky tasting Whisky Live Paris Sarafian

Dégustation de whiskies japonais sur la terrasse, préparation de prise de notes  (Whisky Live Paris 2009, Photo : Grégoire Sarafian ©)

 

En ce sens, les notes de dégustation, avec leurs précisions, nuances, doutes et remarques circonstancielles qui vont avec, sont pour moi plus importantes que les notes chiffrées ou les étoiles. Aucun système de notation n'étant parfait, peu de whiskies générant exactement les mêmes notes chez tous les journalistes ou observateurs reconnus du whisky, il m’a semblé opportun, il y a 6 ans environ, de développer mon propre système de notation, d’abord sur 20 points, ensuite sur 100 points. Je l’ai modifié au cours des années, pour arriver au système actuel (qui comprend 9 indices qualitatifs qui donnent un score total sur 100 points, et 22 indices quantitatifs notés de 0 à 5 en termes de présence de saveurs en bouche). J’y ai joint à l’occasion de la création de ce site un système de notation succinct par étoiles (de 1 à 10) pour des raisons de clarté et de visibilité plus grande pour les personnes peu au fait de ce genre de notation. Ce dernier système n’est pas tant destiné à être l’exacte transposition du système sur 100 que juste un indicateur synthétique facile à appréhender et suffisamment parlant pour les personnes qui n’auraient par exemple pas le temps de lire toute une critique.Au début, voire même par la suite, la grille de notation chiffrée et détaillée ne sera pas accessible en ligne, en tout cas pas pour tous les whiskies, elle est compliquée à transposer ici et risque d'être trop fastidieuse à mettre en oeuvre comme à lire, car il y a déjà un certain nombre d'informations par whisky.

(Dernière minute-Désolé, un soucis technique empêche le déploiement de ce système affichant un maximum de 10 étoiles. Nous tentons de réintégrer cela, merci de votre patience).

Il y a donc plusieurs niveaux de lecture de ces notes de dégustation, avec, autant que possible, une part informative sur la bouteille analysée, mais aussi sur la distillerie et/ou le négociant. J’ai bien conscience, pour l’avoir éprouvé au fil du temps des forces et faiblesses de ce système de notation (identique depuis environ 6 ans- pour maintenant plus de 1700 whiskies dégustés, il serait donc fastidieux d’attendre de le changer avant de sortir le site) et j’espère un jour prochain, lorsque le site sera suffisamment avancé, revoir ce système et le perfectionner.

La réalisation de ce site ayant nécessité un travail considérable et de grosses difficultés techniques pour transposer ces notes et refondre tout le contenu du projet (qui était destiné initialement à devenir un livre-guide), et ayant déjà été reportée de plus d’un an, il a fallu faire des choix. Encore une fois, merci donc de votre indulgence et de votre patience, car je ne pourrais pas mettre de suite ni même à moyen terme toutes mes notes (le choix pour les notes de dégustation d'une fiche individuelle au lieu d'un texte libre est assez contraignant) et toutes mes photos…mais l'essentiel y figurera peu à peuil y a là déjà je pense de la matière et quelques rubriques susceptibles de vous intéresser, en tout cas je l'espère.

Ainsi le premier « Gros plan «  (menu Haut, colonne « Actualités ») sera consacré à la prestigieuse distillerie écossaise HIGHLAND PARK, tandis que la rubrique « Coup de cœur » concernera une bouteille de single-malt….de la distillerie indienne de ce que je considère déjà comme une grande distillerie, à savoir AMRUT ! (menu haut, idem). Le ton est donné…:

De l'exigence, donc, mais pas de sectarisme, la reconnaissance de la qualité, de la curiosité, et l'envie de rencontrer aussi les personnes qui gravitent autour de ces whiskies, bref, poursuivre cette belle aventure entreprise il y a longtemps, mais un peu différemment désormais.

De la même manière, comme il est difficile voire impossible d’aborder tous les sujets liés au whisky de manière exhaustive, il y aura des sujets plus privilégiés que d’autres, plus complets que d’autres, en fonction du temps que je pourrais y consacrer (à côté d’un travail à plein temps sans aucun rapport !), des opportunités d’information, de dégustation aussi (le site est gratuit, or les dégustations ont un coût), des voyages, de l’actualité, bref, comme tout site vivant, il sera amené à évoluer, également en fonction de vos réactions, tout en essayant de garder les choix initiaux et la plus grande indépendance possible.

A cet égard, je vous invite à consulter les rubriques « Pourquoi ce site », ou «  Un passionné », ou encore "Invités" qui précisent le contexte de création du site, des détails sur son auteur, mais aussi la mention d’éventuelles collaborations avec le milieu professionnel (voir à la rubrique "Références") le cas échéant.

L’auteur est, comme nombre de passionnés, curieux de mieux connaître le milieu du whisky (et possède ses propres goûts-qu’il est en droit d’affirmer), or l’incursion « côté pro. » que j’ai pu avoir à certains moments, très ponctuels, m’a permis parfois d’ouvrir des portes intéressantes afin d’en savoir plus. Pour autant, l’auteur tient à préciser que ce site web, contrairement à certains autres, heureusement pas tous (voir les nombreux liens !) est un site personnel avant tout et exclusivement. Ce n’est pas un site publicitaire ou commercial classique déguisé pour telle ou telle marque ou groupe (si c'est le cas de manière effective, vous le saurez), mais bien l’œuvre d’un amoureux du (bon) whisky, qui vous dira ce qu’il pense, sans langue de bois, en bien ou en mal, même sur ses marques favorites !

 

Bon Voyage dans le Fabuleux Univers du Whisky !

 

Grégoire Sarafian, le 22/09/2013, à Paris-addendum le 10/10/13

 

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