Vocabulaire francais du Whisky

 

VOCABULAIRE FRANCAIS GENERAL & TECHNIQUE DU WHISKY

© Grégoire SARAFIAN

 

Mise à jour :  04/04/2014

 

Vous trouverez ici quelques mots, expressions et termes techniques indispensables en français, pour mieux décoder les notes des ouvrages, revues, sites interne et même étiquettes sur le whisky, puis une sélection légèrement différente en anglais, la majorité des informations disponibles en France demeurant le plus souvent dans cette langue :

 

 

LES INGREDIENTS DE FABRICATION DU WHISKY:

 

L’ORGE: Quelle soit écossaise, européenne ou provenant d’autres pays, elle intervient comme base du whisky de malt et certaines de ses variétés, à rendement plus faible mais de meilleure qualité sont très prisées. Ainsi l’orge écossaise « Golden promise » (datant des années 60) a été longtemps et en grande partie l’unique type d’orge utilisée par la distillerie The MACALLAN. Plus généralement, les distilleries écossaises se sont toujours efforcées dans le passé d’utiliser de l’orge locale, comme par exemple la distillerie SPRINGBANK, avec ses étiquettes mentionnant « Local Barley ». Ce n’est plus vraiment le cas pour la plupart d’entre elles, et ce dès le XIX ème siècle, et a fortiori depuis les années 1980, ou l’on importe désormais de l’orge depuis la France, l’Irlande, le Danemark ou les pays de l’Est jusqu’en Ecosse. Les distilleries encore un tant soit peu traditionnelles, comme SPRINGBANK, THE BALVENIE, LAPHROAIG, BOWMORE ou HIGHLAND PARK, non seulement utilisent de l’orge écossaise (certes pas toutes majoritairement) mais tentent de malter cette orge en majorité sur place, histoire de pouvoir prétendre encore, et à juste titre, de produire une eau de vie de terroir, sur une base qui demeure artisanale à ce stade. Mais paradoxalement, les puristes retrouveront la  luxueuse variété d’orge « Golden promise » intégralement utilisée dans les single-malts de la distillerie japonaise KARUIZAWA. Parmi les variétés écossaises, citons également la plus courante et aussi l’une des plus anciennes, la « Bere » (d’où le Bere Barley de Michel COUVREUR). De nouvelles variétés d’orge apparaissent dans les années 1950, de meilleure qualité, comme l’ « Optic », dont l'utilisation s'est généralisée depuis.

 

 L’EAU: L’eau, quelle soit de source ou parfois de mer, intervient à plusieurs stades de la fabrication du whisky, et de manière primordiale. Il faut savoir qu’il faut plus de 6 litres d’eau pour obtenir un litre de whisky, sans parler de celle qui sera éventuellement utilisée pour le réduire à un pourcentage courant comme 40 %. L’eau, souvent puisée dans une rivière avoisinante, parfois amenée par de longs pipe-lines (comme celle de la distillerie SCAPA, par exemple), est filtrée, puis utilisée d’abord durant le brassage (l’eau est alors chauffée progressivement jusqu’à 90 °) pour extraire le maximum de sucres de la céréale, qui à ce stade est moulue telle une farine et nommée « grist ». Puis, une fois la fermentation effectuée, l’eau est indirectement utilisée durant la distillation pour refroidir les alambics, lorsque le l’alcool porté à haute température passe dans les serpentins des condenseurs. Ensuite, il reste deux étapes ou elle peut encore intervenir avant la mise en bouteille : Pour redescendre le cas échéant le titre alcoolique de 70 ° voire au delà à un titre conventionnel de  63,5 ° avant sa mise en fûts. Enfin, lorsqu’il ne s’agit pas d’un brut de fût, l’eau sera utilisée systématiquement (de l’eau distillée cette fois, sauf exceptions) pour réduire le titre alcoolique du whisky à 40, 43 voire 50 %. Pour ce qui est de la qualité de celle ci, elle peut être « dure » (riche en sels minéraux) comme « douce », ou « pure », avec peu d’impuretés, provenant de sources d’altitudes ou de régions davantage préservées. De manière plus exceptionnelle, et souvent propre à certaines distilleries de l’île d’Islay, l’eau peut ne pas être filtrée et colorée par le fort pourcentage de tourbe, ce qui influencera sans conteste le goût du whisky. C’est le cas par exemple chez BOWMORE ou LAGAVULIN.

 

LES LEVURES: Des levures de variété différentes sont utilisées pour la fabrication du whisky, et c’est un processus naturel. Mais il n’existe aucune certitude que des levures spéciales, parfumées, aromatisées, le soient artificiellement, comme peuvent l’être par exemple celles utilisées pour certains vins de grande consommation, comme le Beaujolais nouveau…toutefois la rumeur court, y compris chez certains fabricants et spécialistes. C’est un secret bien gardé. La seule quasi-certitude à ce sujet concerne la whisky de la distillerie Mavela ( « P &M »), en Corse. Il semble bien qu’elle ajoute de la farine de châtaigne à la levure ordinairement exclusivement utilisée. Autrement, la différence entre une distillerie artisanale ou spécialement exigente sur le choix de sa levure et une distillerie disons industrielle, c'est que la première utilisera des levures naturelles (assez fragiles et à faible rendement, mais plus authentiques) tandis que la seconde utilisera des levures de culture (utilisées en brasserie comme en distillerie, et à fort rendement, assez stables dans le temps-avec plus de possibilités d'influence sur le profil aromatique du whisky), mais certaines distilleries combinent les deux types de levure.
 
 
 
LA FABRICATION DU WHISKY ,  LES ETAPES SUIVANTES :
 

I / Fabrication du whisky:

 

- Séchage

- Maltage

- Broyage

- Brassage

-Distillation(s) (Wash+ Still)

 

(NDLR Per se : à reprendre entièrement en liaison avec l'autre entrée sur la fabrication)
 
 
 
II / La Maturation du whisky:
 
A NOTER : Lorsque je parlais de fûts, il s'agit bien entendu de la variété "chêne", les autres essences de bois n'ayant à ce jour pas donné les résultats escomptés par les producteurs de whiskies, en tout cas pas à la hauteur de ceux du chêne dans le temps...Des expériences ont pourtant été faites avec du bois de cerisier, notamment, mais ne se sont pas avérés concluantes. Par ailleurs, selon la loi écossaise, les fûts doivent avoir été complètement vidés avant vieillissement de distillat de futur whisky (on conserve souvent en effet, dans le cas de fûts de Sherry-Xérès-un peu de quantité de vin afin de ne pas dégrader ou assécher le fût avant usage et surtout durant la phase du transport) et bien rincé, ce qui n'est pas toujours fait.
 

"FUT","BARRIQUE" (en français), ou "BARREL","CASK","WOOD" (en anglais) sont les termes qui reviennent le plus souvent pour désigner un fût pour faire vieillir du whisky, ensuite viennent les précisions:


 

Principaux types de fûts de BOURBON utilisés pour la maturation :

 

BOURBON Barrel (or Cask) : (180 litres) Provenant des Etats-Unis, ou ils ont auparavant servi au vieillissement d’un Bourbon whiskey, ils sont démontés, une fois vidés de leur contenu, afin de les transporter à longue distance, et remontés douelle par douelle une fois arrivés en Ecosse, ou ils seront de nouveau brûlés (« charred ») plus ou moins fortement à l’intérieur…, ce afin de raviver les qualités extractives du bois (vanille, épices douces, esters). Dans une époque plus récente, l'on considère (les chefs de produit, les décideurs en vérité-surtout pour les distilleries non indépendantes) que plus le brûlage sera intensif, long et systématique (grand nombre de fûts concernés), plus on pourra parler de whisky "technologique".

1st fill BOURBON Cask (fût de premier remplissage) : Fût ayant contenu du Bourbon auparavant et servant pour la première fois (« 1st fill ») à faire vieillir du Scotch whisky. Dans ce premier cas, le contenu tirera de ce vieillissement davantage de saveurs, notamment d’épices, de vanille et de notes de fruits exotiques ou de bonbon anglais (regroupées sous le nom d’« esters »). 

Refill BOURBON Cask (2nd fill, ou « refill » sans autre précision) : Fût ayant contenu du Bourbon auparavant et servant pour la deuxième fois (« 2nd fill ») ou davantage (de 3 fois, ce qui est couramment le maximum, à jusqu’à 6 fois) à faire vieillir du scotch whisky. Dans le cas d’un fût de second remplissage (et plus encore à chaque nouveau remplissage), le contenu du fût tirera de ce vieillissement en fûts plus usagés moins de saveurs (au pire) ou préservera davantage le caractère de la distillerie (au mieux). Les professionnels interrogés s'accordent pour considérer qu'un fût ayant subi plus de 4 remplissages n'a quasiment plus d'influence sur le contenu, et s'avère plutôt médiocre.

 

Conclusion (types de fûts): Tout l'art du maître-assembleur (ou maître de chais pour les français) sera de doser la quantité de fûts de cette catégorie (premier remplissage/First Fill) et de la suivante (Refill...) pour donner du caractère au whisky, mais aussi pour conserver autant que possible la typicité du distillat de cette distillerie en particulier.

 

Types principaux de fûts de SHERRY utilisés pour la maturation :

 

SHERRY Oloroso

SHERRY Oloroso Seco

SHERRY Amontillado

SHERRY Amoroso

SHERRY Fino

SHERRY Los Dulces

SHERRY Manzanilla

SHERRY Mathusalem

SHERRY Pedro-Ximenez (parfois abrégé en « PX »)

 

 

Autres types principaux de fûts susceptibles d’être utilisés pour la maturation :

 

PORT PIPE (500 litres) : Fûts ayant auparavant contenu du PORTO et utilisés pour le vieillissement de scotch whisky, mais exclusivement, sans passage dans d’autres types de fûts. Assez rare.

 

RUM Barrel (RHUM) – voir plus loin

 

 

Capacité et/ou types de fûts utilisés pour la maturation :

 

BARREL, ou BOURBON Barrel , dit aussi AMERICAN BARREL  (180 à 200 litres, voire 225 litres): Il s’agit là typiquement du type de fûts destiné à faire vieillir du whisky écossais en général, et des whiskies provenant des régions des Highlands et de l’île d’Islay en particulier. Les whiskies étaient majoritairement élevés dans ce type de fût jusqu'à il y a quelques décennies à peine, ou le hogshead (fût reconstitué), moins cher, l'a supplanté. L’usage du fût de Bourbon permet de n'« interférer » qu’au minimum avec le typage (notion de terroir) ou le caractère d’un whisky, contrairement aux fûts de Sherry, qui en général, donnent un caractère vineux et épicé à tout whisky (mais il ne s’agit là que de considérations générales, il y a des nuances à apporter à cette généralité, et il y a des exceptions. Il existe par ailleurs de nombreux cas ou ce « mariage » respecte à la fois le caractère de la distillerie et le mets même en valeur, et cela dépend aussi bien entendu du nombre de fois qu'un fût a contenu du whisky auparavant).

 

Refill SHERRY Cask (1st fill ou 2nd fill  ou Refill): Désigne le nombre de fois au cours desquelles un fût (d’abord rempli avec du Bourbon ou du Sherry) a été utilisé pour faire vieillir du whisky. En général, cela s’arrête à trois fois maximum, mais je sais de bonne source (professionnelle) qu'il arrive que 6 passages soient effectués, et plus souvent qu'on le dit, 4 passages. Plus il y a d’utilisations, moins il y a d’influence du bois sur le distillat…(on parle de fût actif pour un ou deux passages, et de fût peu actif, voire fatigué pour davantage de passages, mais cela dépend aussi de l'état des douelles du fût).

 

SOLERA (Plus de 500 litres) : Grande cuve (plutôt que fût) en bois de chêne, ouverte et contenant du whisky parfois très vieux (en réalité un procédé utilisé pour faire vieillir par étapes le Xérès -dénommé « Sherry » en Grande-Bretagne). Le principe en est que l’on ajoute du whisky neuf ou jeune, à un contenu qui n’est vidé qu’au deux–tiers à chaque fois, ce qui fait que le fonds de la cuve bénéficie aux différents whiskies qui s’y succèdent, mais cela peut aussi parfois entraîner un boisé trop marqué.

 

PUNCHEON (500 à 520 litres, 545 selon d’autres sources) : Fûts réalisés à partir de chêne blanc américain, de grande qualité mais très coûteux, donc peu utilisés. Isl sont en général eux aussi re-brûlés avant maturation de scotch. Voir aussi le « DUMP PUNCHEON » (fût reconstitué de 460 litres).

 

BUTT (ou SHERRY BUTT) : (480 à 520 litres, 500 selon d’autres sources) -Un des types de fûts utilisés pour faire vieillir des whiskies écossais de la région du Speyside, lorsqu'ils sont élevés en fûts de Sherry, mais pas seulement. Les japonais, par exemple, en sont également de grands utilisateurs. Hélas, avec le temps et l'augmentation des prix des fûts, c'est plutôt le fût de type Hogshead qui domine le marché.

 

GORDA (ou BODEGA BUTT), 600 litres.

 

HOGSHEAD (250 litres), nommé aussi « DUMP Hogshead » , ou « REMADE  Hogshead » : Fût reconstitué. Ex-fût de Bourbon déjà utilisé, mais dont certaines douelles abîmées  (jusqu’à 50 %) ont été remplacées par des douelles neuves, en général de chêne européen. Il est devenu aujourd’hui majoritaire pour les single-malts écossais.

 

PORT PIPE  (500 litres) : Fût ayant servi à la maturation du PORTO.

 

KILDERKIN  (ou KINKEN, en vieil écossais) -82 litres: Exemple, les single-malts HAZELBURN, LONGROW et SPRINGBANK "RUNDLETS & KILDERKINS" (de la même distillerie) mettant à l'honneur ces deux types de fûts autrefois utilisés pour les transporter plus facilement (variante du "Quarter Cask").

RUNDLETS, environ 60 litres: Voir explication ci-dessus.

 

SMALL Barrels  (45 à 90 litres, le chiffre peut varier) : « voir Quarter Cask »

 

QUARTER CASK , ou « FIRKIN », mentionné parfois en chiffres « ¼ Cask »  (45 à 80 litres) : Petits fûts conçus à l’origine pour être transportables à dos de cheval, pendant les périodes de contrebande, « prohibition oblige », puis on s’est aperçu que la taille de ces fûts augmentait la surface de bois en contact avec le whisky, et pouvait donner beaucoup plus de concentration aromatique.

 

QUARTAUT: Petit fût de capacité d'environ 56 ou 67 litres (pour le plus petit) à (tout de même!) 145 litres (suivant la région de provenance-attention c'est une mesure française). Il fut originellement destiné à contenir des céréales (froment, blé) au XIII ème siècle, puis le quartaut (au XVII et XVIII ème siècle) a peu a peu servi à contenir du vin, de la bière, puis d'autres alcools, pour les conserver, mais aussi pour les servir. Exemple: La distillerie française Glann Ar Mor vend en "primeur" des fûts de Quartauts de 56 litres de capacité.

 

ANKER : Petit fût de 40 litres.

 

OCTAVE  (22,5 litres) : Le plus petit fût recensé apparemment, rarement utilisé.

 

 

Traitements appliqués aux fûts ….et au whisky :

 

CHARRING : (« Brûlage ») Terme qui indique le procédé de brûlage préalable des fûts avant leur remplissage pour vieillissement du distillat (dont l’intensité peut varier « Heavily charred » indiquera par exemple un brûlage profond, donc plus de notes boisées, épicées). On utilise ordinairement un chalumeau spécial, et on ne brûle que l’intérieur du fût. Un brûlage maîtrisé évite en général une domination trop grande des notes boisés issues de la maturation en fûts de chêne, si celui ci était constitué de bois neuf. Il développe donc la vanilline contenue dans le bois et donne des notes plus ou moins épicées et caramélisées.

 

TOASTING : (Orge un peu plus grillée) Terme qui indique en général un usage un peu différent du « Charring », dans la mesure ou le brûlage est très faible et bref, mais ou l’on intervient cette fois au niveau de l’orge utilisée, en la grillant davantage. Cela amène en général des notes de torréfaction, de malt, et une sensation plus délicate de boisé.

 

HOGSHEAD (250 litres), nommé aussi « DUMP Hogshead » , ou « REMADE  Hogshead » : Fût reconstitué. Ex-fût de Bourbon déjà utilisé, mais dont certaines douelles abîmées  (jusqu’à 50 %) ont été remplacées par des douelles neuves, en général de chêne européen. Il est devenu aujourd’hui majoritaire pour les single-malts écossais. Ce n'est pas un traitement du fût à proprement parler, sauf qu'il induit une influence du fût potentiellement plus marquée par la présence de douelles neuves et d'un léger brûlage de l'intérieur des fûts qui s'en suit, donc cela revient au même.

 

RE–COOPERED CASKS : Fûts reconstitués à partir d’anciens fûts abîmés, démontés puis remontés en remplaçant les douelles trop usées par des douelles neuves ou en meilleur état. Le « Cooper » , ou tonnelier en français, est la personne qui assemble les douelles, les cintre et les brûle afin de les mettre à disposition pour un prochain remplissage.

 

REJUVENATED CASK ou "Fût rajeuni": Variante du terme ci-dessus impliquant un retrait partiel d'une partie de la surface intérieure du fût, raclé pour, après nouveau brûlage ou toastage léger, faire ressortir les composantes du bois recherchées (épices, vanille, boisé intense, etc..) pour tel ou tel whisky.

 

ADDITIFS:

 

CARAMEL E 150 (a) : L’additif le plus répandu, est le caramel ajouté, non naturel. Sa visée première est la coloration du whisky (et d’autres spiritueux comme le Cognac, l’Armagnac et le Rhum, entre autres…) pour lui donner un aspect uniforme d’une bouteille ou d’un stock de bouteilles à l’autre, ce qui rassure la part de la clientèle, la plus importante, qui n’a aucune idée de la coloration réelle (variable d’un fût à l’autre et allant du très clair comme un vin blanc sec au plus foncé, presque noir) d’un whisky de malt. C’est une opération autorisée par la loi à raison de maximum 0,01 % du volume. L’ajout doit être indiqué sur l’étiquette (mais rien n’oblige à le mentionner en français, d’où les mentions suivantes, souvent en allemand ou hollandais, comme « Mit Farbstoff » , « Zucker color », ou « Met Karamel justeret »). Vous pouvez retrouver des colorants au caramel autant dans des blends courants ou ils sont souvent systématiquement utilisés, que dans un grand nombre de single-malts (certaines listes, parues sur internet il y a quelques années, font froid dans le dos tant les centaines de whiskies qui y figurent nous sont familiers). Cet additif est présent dans nombre de whiskies même de qualité, qu’ils soient officiels ou de négoce (dits aussi « indépendants »).

 

La question de savoir si cet additif influe sur le goût est délicate. Pour certains écrivains du whisky, mais aussi pour quelques producteurs de whisky (ces derniers étant minoritaires, hélas), c’est une évidence et une véritable plaie qui gâche régulièrement des single-malts délicats qui sont  potentiellement meilleurs sans additifs, soit parce qu’ils sont alors plus typés, soit que le goût varie plus naturellement selon l’année ou les fûts utilisés (qu ‘il s’agisse d’un fût unique ou non), et que la suppression du caramel est susceptible de restituer ces nuances. Personnellement, il me semble parfois éprouver la sensation qu’il est bien présent en bouche, et qu’il écrase la complexité du whisky, comme s’il y figurait à un pourcentage bien plus élevé, fait difficile à prouver et régulièrement démenti par les fabricants. Mais parfois, il ne me semble pas influer, ou bien de manière négligeable, sur le résultat final (surtout le "E 150 a" que les français utilisent, relativement neutre). Faites le test vous-même (avec du caramel de confiserie, qu’on trouve partout), ajoutez-le à un whisky notoirement non coloré, et vous verrez, c’est édifiant et souvent navrant. Attention, il y a parfois confusion entre l'apport supposé du caramel ajouté pour le goût et la présence éventuelle de sucre résiduel ou d'additifs ou encore des notes prononcées de caramel naturel, de boisé provenant des whiskies de grain (dans le cas d'un blended-whisky, par exemple), etc...La encore la langue de bois domine, comme pour la question de la dénaturation du goût d’un whisky de type single-malt par l’adjonction de glace…

 

ESSENCE DE BOISE : Officieusement non utilisée, elle peut parfois intervenir dans le cas de blends d’origine obscure ou de producteurs peu scrupuleux de whiskies de malt (souvent anonymes). Elle est interdite par la S.W.A. Elle semble monnaie courante dans le cas d’autres spiritueux (standards, s’entend, et bas de gamme) et a défrayé la chronique concernant son utilisation dans le monde du vin.

 

COPEAUX DE BOIS  ou DOUELLES NEUVES : Officieusement non utilisés, ces procédés  peuvent parfois intervenir dans le cas de blends d’origine obscure ou de producteurs peu scrupuleux. L’usage de bois neuf est interdit pour l’appellation scotch whisky par la S.W.A.. Cette interdiction a été parfois contournée à titre « expérimental et avoué » par certains (cf par exemple l’expérience du « THE SPICE TREE » du négociant Compass Box, qui avait en 2005 apposé des plaquettes de bois neuves (« staves ») contre les douelles intérieures du fût. Inutile de dire que la S.W.A. n’a guère apprécié. Depuis 2008, l’usage de bois neuf par certaines distilleries renommées, tant en Ecosse qu’au Japon, afin de proposer « de la nouveauté » dans certaines mises en bouteille, semble émouvoir beaucoup moins qu’avant, et même se généraliser.

 

SUCRE : Certains professionnels font état de la présence d’un additif sucré tel le saccharose brut dans le Cognac (ce qui est légal), voire dans le whisky (ce qui ne l'est pas pour ce qui est du whisky écossais). Il ne m’a pas été possible d’infirmer ou de confirmer cette rumeur. Cependant il apparaît qu’au goût, il subsiste dans certains whiskies un peu trop de « sucre résiduel » dans leur composition, après la distillation s’entend. Alarmant, non ?

 

Les Maturations multiples (doubles, triples) et les Affinages :

 

Les Affinages principaux (vins, spiritueux) les plus couramment utilisés jusqu’ici pour une durée allant de quelques semaines à plusieurs années, ou fûts utilisés pour une seconde maturation (outre les fûts de BOURBON et de SHERRY).

 

La distillerie GLENMORANGIE est la première, dans les années 90 à avoir lancé les affinages,  avec notamment l’affinage « PORTWOOD », en 1993, avant que cela soit devenu une mode, de plus en plus répandue depuis les années 2000. A noter, concernant les vins, il s’agit souvent d’A.O.C. prestigieuses, de vins de grande qualité, par contre les informations sont plus floues concernant les spiritueux éventuellement dans d’autres cas, des spiritueux semble t’il moins exceptionnels. Vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive de quelques noms - il y en a bien  davantage ! – de distilleries qui ont marqué les esprits par ces affinages, mais hélas ces dernières années ont vu plutôt une saturation du marché par ce procédé, et pas toujours à bon escient.

 

Nombre de whiskies devenant trop vineux, ce qui par ailleurs au-delà d’un certain point, risque en théorie de leur coûter l’appellation même de whisky officiellement si le goût initial du whisky n’est plus perceptible (cf la S.W.A., association écossaise qui gère les dénominations et redéfinit régulièrement les règles, au nom d’un grand nombre d’acteurs et connaisseurs du marché…).  :

 

Vins doux naturels, ou dits « mutés » (souvent plus sucrés que les autres):

 

PORTO (voir à GLENMORANGIE,  THE BALVENIE,  BOWMORE, SPRINGBANK….)

MADERE (MADEIRA)    (voir à GLENMORANGIE, BUSHMILLS,  PENDERYN, …)

 

 Et plus récemment (années 2000) :

 

BANUYLS (exemple  BRUICHLADDICH)

MALAGA (voir à, entre autres, GLENMORANGIE)

MARSALA (voir à ARRAN, EDRADOUR, CLYNELISH, et plus récemment même, SPRINGBANK)

 

 

Vins liquoreux ou moelleux (gras, également plus sucrés que les autres):

 

SAUTERNES (voir à, entre autres, GLENMORANGIE, EDRADOUR, ARRAN, BRUICHLADDICH, GLANN AR MOR)

MONTBAZILLAC (voir à, entre autres, GLENMORANGIE)

YQUEM (voir à, entre autres, GLENMORANGIE, EDRADOUR, ARRAN)

COTEAUX DU LAYON,  comme par ex. l’A.O.C. Quart de Chaume (voir à CAOL ILA)

MAURY (exemple récent LAPHROAIG, CAOL ILA)

 

 

Vins français, grands crus / A.O.C. (Rouges ET blancs):

 

BORDEAUX  (voir à, entre autres, GLENMORANGIE, BOWMORE, CAOL ILA)

CHARDONNAY (voir à, entre autres à GLEN MORAY, EDRADOUR)

MARGAUX (voir à, entre autres, GLENMORANGIE)

PINOT NOIR (voire à, entre autres, GLEN GARIOCH, BRUICHLADDICH, ISLE OF JURA)

 

 

Vins étrangers, grands crus / A.O.C. ou non (Rouges, Blancs, voire même Rosés):

 

BAROLO  (voir à, entre autres, LONGROW,  ISLE OF JURA)

SASSICAIA (voire à, entre autres, EDRADOUR, ARRAN)

TOKAJI (voir par exemple EDRADOUR, ARRAN, BENROMACH)

 

 

Vins pétillants et bruts (également assez sucrés):

 

CHAMPAGNE (voir à  ARRAN)


 

Spiritueux divers:

 

CALVADOS (voir à, entre autres, GLENMORANGIE, ARRAN, plus récemment SPRINGBANK)

COGNAC (voir à, entre autres, GLENMORANGIE)

RHUM (voir à, entre autres, BUSHMILLS, THE BALVENIE, GLENFIDDICH, SPRINGBANK, BENRIACH )

ARMAGNAC (voir à, entre autres, CELTIC CONNEXION)

 

 

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